Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Noces d?or du Feicom : le temps du bilan

Le tableau affiche un soutien continu au d?veloppement local d?une part, et une bonne aura ? l?international d?autre part. 1974-2024, 50 ans de maturit?, que le Fonds Sp?cial d?Equipement et d?Intervention Intercommunale (Feicom) est aux c?t?s des Collectivit?s territoriales d?centralis?es (CTD). Cela se retrouve dans la d?signation du th?me: ?50 ans du financement du d?veloppement local pour contribuer ? l?am?lioration du cadre et des conditions de vie des populations?. Ce 24 juillet 2024, sur la sc?ne de la 13e ?dition du Salon de l?action gouvernementale (Sago) ? Yaound?, le directeur g?n?ral du Feicom entend populariser l?action de la structure dont il a la charge. A travers une d?marche ? la fois r?trospective et prospective, Philippe Camille Akoa en profite pour caract?riser la vision du Feicom. ?On ne peut ne pas continuer de grandir sans s?interroger sur son bien-fond?, son bilan, et appr?cier le chemin parcouru. Nous pensons que le bilan du Feicom est satisfaisant. Tout en restant dans l?am?lioration, nous pensons qu?il y a des choses ? parfaire?, dit-il. Et de poursuivre: ?Nous entendons faire des collectivit?s territoriales d?centralis?es un lieu o? il fait bon vivre, ?tre aux c?t?s du gouvernement pour effectivement am?liorer les conditions de vie de nos concitoyens?. RayonnementFort de son ancrage ? rendre les communes plus attractives, le Feicom suscite de l?int?r?t ? l??chelon international. ?Nous recevons les d?l?gations ?trang?res qui viennent s?inspirer du mod?le Camerounais sur la d?centralisation dans le cadre de son financement. D?ailleurs nous nous appr?tons ? recevoir une d?l?gation ?trang?re qui viendra de la Guin?e Conakry, en d?but d?ann?e nous avons eu le passage de deux d?l?gations venues du Burkina-Faso, et du Togo, et l?ann?e derni?re, nous avons re?u la d?l?gation du Gabon?, laisse entendre le Directeur g?n?ral du Feicom. PlaidoiriesNonobstant les bons points enregistr?s par le Feicom dans l?accompagnement des CTD Augustin Tamba, pr?sident de l?Association des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) dans sa plaidoirie attire l?attention de la tutelle, le minist?re de la D?centralisation et du D?veloppement Local (MINDDEVEL). ?Les fonds du Feicom ne peuvent pas ?tre s?questr?s, ils doivent ?tre libres pour avoir un statut sp?cial ? l??re de la d?centralisation. Nos fonds doivent rester disponibles, parce qu?ils sont faits pour r?gler les probl?mes au quotidien avec une flexibilit??, mart?le-t-il. Il conclut en la f?licitant ?pour les am?nagements mis en place pour que le Feicom h?berge les fonds d?riv?s de la diplomatie internationale de la coop?ration pour lui permettre d?avoir une capacit? d?intervention de terrain redoutable, et efficace pour l?am?lioration des conditions de vie de nos populations?. Olivier Mbessit?

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Fonds en d?sh?rence dans les banques camerounaises : la CDEC ne se laisse pas distraire par la Cobac

La Caisse des d?p?ts et consignations continue de recevoir les transferts des fonds. Son directeur g?n?ral apporte des ?clairages sur les dispositifs l?gaux de gouvernance mis en ?uvre par l?entreprise de d?p?t et de consignation. ?Les int?r?ts corporatistes ne peuvent pas ?tre au-dessus de l?int?r?t g?n?ral. Le processus de transfert se poursuivra conform?ment ? la l?gislation et ? la r?glementation en vigueur. Il s?agit d?une r?forme instaur?e par l?Etat du Cameroun de mani?re souveraine, destin?e ? introduire un nouvel instrument de financement l?alternatif centr? sur l?int?r?t g?n?ral pour soutenir le d?veloppement de l??conomie camerounaise?, d?clare Richard Evina Obam dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune (?dition en ligne du 22 juillet 2024). Objectif de cette sortie m?diatique, apporter des ?clairages suite ? la lettre circulaire du 11 juillet dernier, dans laquelle le secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire de l?Afrique centrale (Cobac) Marcel Ondele invitait les ?tablissements de cr?dit, les ?tablissements de microfinance et les ?tablissements de paiement au Cameroun ? surseoir au processus des transferts des avoirs en d?sh?rence au profit de la Caisse des d?p?ts et consignations du Cameroun (CDEC). Car selon lui, il n?existe pas de cadre r?glementaire communautaire qui d?finit les modalit?s de ces transferts. Sous sa casquette de directeur de la CDEC, Richard Evina Obam indique que la Cobac est charg?e de garantir le respect, par les ?tablissements de cr?dits, des dispositions l?gislatives et r?glementaires ?mises par les autorit?s nationales. Il poursuit,?La Cobac n?a pas le droit de s?immiscer dans un domaine souverain en demandant le report de l?application d?un d?cret du Premier ministre chef du gouvernement, pris en application d?une loi vot?e par le parlement camerounais sous le pr?texte de l?absence d?une r?glementation dans un domaine qui ne rel?ve pas de comp?tence communautaire?. Selon la Cobac, ces transferts dont les montants se chiffrent en dizaine de milliards de FCFA voire plus, vont vider les banques et probablement perturber la stabilit? financi?re du Cameroun. Pour Richard Evina Obam, cet argument est compl?tement inexact. Pour lui, les autorit?s camerounaises ont pris toutes les dispositions pour garantir la stabilisation du secteur bancaire ?le d?cret du Premier ministre a donn? la possibilit? aux ?tablissements de cr?dit, de micro-finance et de paiement, ainsi qu?aux autres acteurs d?tenteurs des ressources d?volues ? la CDEC, de recourir aux modalit?s particuli?res de transferts en cas de fragilit? financi?re ou de risque d?exposition au non-respect de certains ratios. Ces modalit?s permettent aux ?tablissements bancaires de proc?der aux transferts des fonds dans un compte ouvert dans leurs livres au nom de la CDEC? pr?cise-t-il. Pour faire preuve de clart?, Richard Evina Obam rassure les populations que ce nouveau mod?le de financement se distingue grandement des id?es re?ues v?hicul?es par certains protagonistes, dans l?imaginaire collectif. La CDEC se singularise des autres personnes morales de droit public par le fait qu?elle est un ?tablissement public de type particulier cr?? par une loi, d?tenant le privil?ge du Tr?sor et dont toutes les op?rations b?n?ficient de la garantie de l?Etat. La CDEC n?est pas une soci?t? ? capital public, mais elle fonctionne comme une entreprise publique, avec une gestion financi?re et comptable ob?issant aux r?gles de comptabilit? priv?e. Jo?lle Effa (Stagiaire)

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Cameroun: la dette publique ? 43,3% du PIB

Selon la CAA, c?est l?administration centrale qui porte le gros du pactole ? la fin du premier semestre 2024. La dette publique du Cameroun a grimp? ? 13?070 milliards FCFA ? fin juin 2024. Selon la Caisse autonome d?amortissement (CAA), cet encours repr?sente environ 43,3% du PIB du pays. Dans sa note de conjoncture mensuelle de la dette publique publi?e le 19 juillet 2024, la CAA souligne qu?? ? la fin du premier trimestre 2024, l’endettement public du Cameroun a augment? de 0,8% par rapport au trimestre pr?c?dent. Les ?sanctuaires de l?endettement?D?apr?s les donn?es de la CAA, l?encours de la dette de l?administration centrale repr?sente ? elle seule, 40,4% du PIB au 30 juin 2024, soit une valeur de 12 219 milliards FCFA. Il est en augmentation de 1,04% par rapport au trimestre pr?c?dent et de 5,7% par rapport ? juin 2023. Il est constitu? ? 67,5% de la dette ext?rieure et de 32,5% de la dette int?rieure. Baisse de la dette directe des entreprises et ?tablissements publicsPar rapport ? la m?me p?riode l?ann?e derni?re, la dette directe des entreprises et ?tablissements publics est en r?gression de 5,6% et de 1,3%% en glissement trimestriel. ?Cette dette est due ? 58,7% ? des cr?anciers ext?rieurs et ? 41,3% ? des partenaires nationaux?, lit-on dans la note. La Conjoncture mensuelle.? la m?me p?riode, les passifs conditionnels de l??tat, statistiques disponibles depuis plusieurs mois, sont estim?s ? 4 901 milliards FCFA, soit 16,2% du PIB, dont 99,9% constitu? des Partenariats publics-priv?s (PPP) et 0,1% de dette garantie par l?administration centrale.Quoiqu?en hausse, notons que la dette du Cameroun reste viable. Elle est en-de?? du seuil communautaire qui est de 70%. Elle repr?sente ? fin juin 2024 moins de 45% du PIB. Mais ? cause la faiblesse des recettes d?exportations, le pays s?expose ? un risque de surendettement. 5 578 milliards FCFA entre 2024-2026Pour la seule ann?e 2024, le Cameroun a des besoins d?endettement de 1 723 milliards FCFA, soit 5,5% du PIB. Ceux-ci seront couverts ?? travers la mobilisation de 1 041 milliards FCA, d?emprunts ext?rieurs (soit 60%) dont 907 milliards FCFA de pr?ts projets et 134 milliards FCA d?appuis budg?taires, et 681 milliards FCFA d?emprunts int?rieurs (soit 40%), dont 450 milliards de FCFA d?obligations de tr?sor et un encours des BTA de 231 milliards FCFA ? fin 2024?, selon la CAA. Entre 2024-2026, le pays aura besoin de 5.578 milliards FCFA. Au cours des quatre premiers mois de l?ann?e 2024, le pays avait d?j? mobilis? 199 milliards FCFA aupr?s des bailleurs de fonds ext?rieurs, pour un taux d?ex?cution des d?caissements ext?rieurs de 19% par rapport au montant de 1 041 milliards de FCFA attendu pour l?ann?e en cours. Joseph Julien Ondoua Owona

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Fonction publique : 6 000 personnels absent?istes bient?t licenci?es au Cameroun

C?est ce que l?on retient du Conseil de cabinet qu?a pr?sid? le Premier ministre Joseph Dion Ngute le 25 juillet dernier ? Yaound?. Au Cameroun, plusieurs fonctionnaires abandonnent r?guli?rement et d?lib?r?ment leurs postes de service. Ce qui accentue les lenteurs administratives et ralentit l?atteinte des objectifs fix?s en amont. Dans les h?pitaux, les minist?res, les ?tablissements scolaires et autres, cette r?alit? est chose commune pour les populations. Et la situation ne pouvait plus durer. D?apr?s les clauses du Conseil de cabinet du 25 juillet 2024, le vocable ?fonctionnaire? au Cameroun sera d?sormais dissoci? de l?absent?isme injustifi? et non sanctionn?. ? l?origine, un expos? muscl? de Joseph L?, ministre de la Fonction publique et de la R?forme administrative sur ?l’obligation de pr?sence des personnels de l’?tat ? leurs postes de travail: cadre g?n?ral et implications dans le sens de l?effectivit? du service public sur l?ensemble du territoire national?.Selon lui, les employ?s de l??tat doivent en finir, au plus vite, avec l?absent?isme. Auquel cas, assure-t-il, ils encourent des sanctions, conform?ment aux articles 27, 29 alin?a 2, 36 et 105 du d?cret no 94/199 du 07 octobre 1994 portant statut g?n?ral de la fonction publique, modifi? et compl?t? par le d?cret no 2000/287 du 12 octobre 2000. Lequel indique clairement que ?tout agent de l’?tat est appel? ? servir et ? se consacrer personnellement au service, ?tant entendu que la r?mun?ration allou?e est la contrepartie de sa prestation professionnelle. Dans ce sillage, l’absence irr?guli?re au poste constitue une faute susceptible de sanction.? Et la responsabilit? d?y veiller ou d?engager la proc?dure du constat de l?absence irr?guli?re revient aux responsables de la cha?ne administrative, rappelle-t-on.Ils ne sont d?ailleurs pas les seuls. En prenant la parole sur le sujet, Paul Atanga Nji ?qu?aux termes des dispositions du d?cret no 2008/377 du 12 novembre 2008 fixant les attributions des chefs de circonscriptions administratives et portant organisation et fonctionnement de leurs services, le gouverneur, le pr?fet et le sous-pr?fet sont investis des pouvoirs de coordination et de contr?le du bon fonctionnement des services publics ?tablis dans leurs unit?s de commandement, ? l’exception de ceux relevant de la justice, de la d?fense et de la s?ret? nationale?. Le ministre de l?Administration territoriale promet donc d?instruire ? ses collaborateurs d?effectuer des contr?les et de sanctionner les absent?istes, conform?ment ? la r?glementation en vigueur. Strat?gieL?absent?isme au sein de la Fonction publique n?a que trop dur?, estime Joseph L?. Et pour lui tordre le cou, il pr?conise le contr?le m?ticuleux des effectifs et la fermet? des sup?rieurs hi?rarchiques, qui devraient ?tre suivis, le cas ?ch?ant, d’une action cons?quente devant le Conseil permanent de discipline de la Fonction publique. D?ailleurs, pr?cise le Minfopra, la cl?ture de la phase d’apurement des instances disciplinaires enregistr?es dans le cadre de l’op?ration de Comptage physique des personnels de l??tat (COPPE) tire ? sa fin. Et elle va permettre d?extirper six mille agents publics des rangs des employ?s de l??tat. Les dossiers de licenciement ou de r?vocation sont presque pr?ts, assure-t-il. Pour le moment et selon les cas, il est question de sensibiliser les personnels, de constater les absences irr?guli?res et d’initier des proc?dures r?pressives. Joseph Julien Ondoua Owona

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Hebga, Mveng et Eboussi, ne les oublions pas !

Tous les j?suites et anciens j?suites se souviendront du fondateur de la compagnie de J?sus, Ignace de Loyola (1491-1556), ce mercredi 31 juillet. Mes pens?es ne vont pas uniquement ? ce Basque espagnol qui fut un ardent promoteur de la r?forme catholique. J?ai aussi une pens?e pour 3 j?suites africains qui influenc?rent ma foi et ma vision de l??glise et de l?Afrique. Ils ont contribu? ? ma mani?re de voir et de penser.Il s?agit d?abord de Pierre Meinrad Hebga, l’homme dont la perruque inspirait « crainte et tremblement ». La?cs et pr?tres africains devraient lire ou relire son ouvrage ? ?mancipation d??glises sous tutelle ? publi? par Pr?sence Africaine en 1976. Il est aussi l?un des premiers pr?tres africains ? avoir men? une r?flexion pointue sur la sorcellerie et le minist?re de d?livrance et de gu?rison. Au milieu des ann?es cinquante d?j?, avec Robert Sastre du B?nin, G?rard Bissainthe d?Ha?ti, Anselme Sanon de l?ex-Haute Volta et d?autres, il s??tait positivement illustr? en portant sur la place publique le souci des pr?tres noirs de cette ?poque : poser les jalons d?une lib?ration sans couper les ponts avec Rome (cf. ? Des pr?tres noirs s?interrogent?, Paris, Cerf, 1956).Vient ensuite Engelbert Mveng. Auteur d’une imposante « Histoire du Cameroun », peintre et th?ologien, Mveng forgea le concept de ? pauvret? anthropologique ? qui, d?apr?s lui, ? s?enracine dans la trag?die de la traite n?gri?re et la colonisation. Car le propre de ces deux trag?dies consiste ? d?pouiller l?homme de son essence, de son identit?, de sa culture, de sa dignit?, de son histoire, de ses droits fondamentaux, de sa cr?ation, de sa cr?ativit?, de tout ce qui fait sa dignit?, son originalit?, son irrempla?able unicit? ? Et il ajoute : ? Il n?y a pas de personnalit? africaine l? o? il y a paup?risation anthropologique ?. Mveng ne lutta pas seulement contre la paup?risation anthropologique. Il abhorrait la pens?e unique comme en t?moignent les lignes ci-apr?s : ? Une des choses qui me font pleurer, je le dis tout haut, c?est que l?Afrique sacrifie chaque jour les meilleurs de ses enfants sous pr?texte qu?un tel a dit qu?il n?est pas d?accord avec tel chef d??tat. Je ne peux pas comprendre qu?on condamne un homme ? mort pour ses opinions. ? Je garde grav?e dans ma m?moire la question qu?il nous posa en 1989 lors d?une conf?rence ? l?Institut Saint Pierre Canisius de Kimwenza-Kinshasa : ? Les j?suites africains apporteront-ils quelque chose de d?cisif ? la Compagnie de J?sus et au continent africain ou bien se contenteront-ils de vivre de la gloire des Teilhard de Chardin, Jean Dani?lou, Henri de Lubac, Karl Rahner et autres ? ? Mveng fut assassin? en avril 1995 apr?s avoir organis? ? Yaound? un colloque sur « Mo?se l’Africain ».The last but not the least, je voudrais rendre hommage ? Fabien Eboussi Boulaga, le p?re de ? La crise du Muntu ?, de ? Christianisme sans f?tiche. R?v?lation et domination ? mais aussi l’auteur de l?article ?La de-mission ? qui parut en 1974 dans la revue Spiritus et qui mit en ?moi nombre de missionnaires occidentaux car Eboussi y d?non?ait, ? juste titre d?ailleurs, cette mission qui ne finit pas, ni ne responsabilise les Africains. La phrase qui choqua le plus les bons p?res et les bonnes s?urs venus de l?Europe et d?Am?rique pour ? sauver ? les Africains de l?enfer et de la ? barbarie ? est celle-ci : ? La mission des temps modernes est, structurellement parlant, une colonisation. Elle est donc un syst?me violent qui ne peut prendre fin que par un processus violent? Que l?Europe et l?Am?rique s??vang?lisent elles-m?mes en priorit?, qu’on planifie le d?part en bon ordre des missionnaires d’Afrique ! ?Ces trois g?ants avaient plusieurs choses en commun : ils venaient d?un m?me pays, le Cameroun, dont les leaders nationalistes furent assassin?s par la France, ?taient des universitaires accomplis et respect?s (Hebga et Mveng enseign?rent ? l?Universit? de Yaound?, Eboussi ? l?Universit? d?Abidjan, puis ? l?Universit? de Yaound?), prirent au s?rieux le d?cret 4 de la 32e congr?gation g?n?rale des J?suites sur la lutte pour la justice ainsi que l?appel du P. Pedro Arrupe ? se solidariser avec les d?favoris?s et ? explorer des horizons nouveaux, avaient ?crit plusieurs articles et ouvrages, s?int?ressaient aux probl?mes et d?fis de l?Afrique (ils ?taient toujours l? o? les Africains cogitaient pour mieux positionner leur continent), avaient une forte personnalit?, ce qui ne plaisait pas beaucoup aux j?suites fran?ais d?Afrique qui n?ont d?estime que pour les Africains m?diocres. J’appelle Africains m?diocres, les Africains b?ni-oui-oui, les Africains superficiels, les Africains obs?d?s par des choses futiles (habillement, voyages, titres, postes et f?licitations du Blanc), incapables de prendre le moindre risque pour l’Afrique et ayant peur de critiquer l’ing?rence de la France dans nos affaires. Or, disait Nelson Mandela, » le nouveau monde ne sera pas construit par ceux qui restent ? l’?cart, les bras crois?s, mais par ceux qui sont dans l’ar?ne, les v?tements r?duits en haillons par la temp?te et le corps mutil? par les ?v?nements. L’honneur appartient ? ceux qui jamais ne s’?loignent de la v?rit?, m?me dans l’obscurit? et la difficult?, ceux qui essayent toujours et qui ne se laissent pas d?courager par les insultes, l’humiliation ou m?me la d?faite ».Mveng et Hebga nous ont quitt?s respectivement en 1995 et en 2008. Eux qui prirent part ? tous les combats de l?Afrique (N?gritude, lutte pour la d?colonisation et la fin de l?apartheid, d?nonciation de la dictature d?Ahidjo et de Paul Biya, soutien ? Mongo Beti, etc.), on peut dire qu?ils ont ? combattu le bon combat ? (1 Timoth?e 4, 7). Eboussi, le vrai Muntu, les a suivis en 2018. Il avait 84 ans. Avec Hebga et Mveng, il est un des rares intellectuels camerounais et africains ayant r?sist? ? la tentation de rejoindre la mangeoire des dictateurs. Honneur ? ces trois dignes fils du continent qui se d?pens?rent sans compter ? ad majorem Dei gloriam ?! Jean-Claude DJEREKE

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Int?gration de l?Afrique?: l??ducation aux couleurs des pr?occupations africaines

Les journ?es de l??ducation organis?es par l?Universit? Panafricaine (UPA) mettent l?accent sur le d?veloppement du capital humain. Du   30 au 31   juillet 2024, au Palais des Congr?s de Yaound? se tiennent les  journ?es de l??ducation de l?Universit? panafricaine (UPA). Elles r?unissent les  experts et enseignants, partenaires, venus de diff?rents Etats de l?Afrique pour penser  une ?ducation adapt?e aux r?alit?s socioculturelles et politiques de l?Afrique. Le fil conducteur des assises a pour th?me : ? Eduquer une Afrique adapt?e au 21? si?cle : Construire  des syst?mes ?ducatifs r?silients pour un acc?s accru ? un apprentissage inclusif, tout au long de la vie, de la qualit? et pertinent en Afrique ?. A travers cette th?matique le Pr Joseph Vincent Ntunda Ebode et conf?rencier de l??v?nement pense qu?il s?agit de construire la meilleure Afrique, tel qu?on aimerait qu?elle soit. ? Cela exige la transformation de  ce projet en programme afin de l?inculquer  ? la g?n?ration future. Pour p?renniser ce qu?on veut que l?Afrique soit en 2063, il faut que cela cadre avec les curricula de l??ducation secondaire et universitaire ?, explique-t-il. Il poursuit : ? Il y a des choses ? apprendre et aussi des choses ? chercher pour qu?on puisse transmettre les r?sultats des trouvailles. L?Universit? apparait comme un cadre de diss?mination ? la fois des d?sid?ratas de l?agenda 2063, mais aussi des r?sultats  de la science qui a un rapport avec ce nous voulons ?tre en 2063. Cela dit, la seule  Universit? enti?rement d?di?e ? cette mission c?est l?Universit? Panafricaine en raison du fait que les Universit?s nationales mettent l?accent sur les priorit?s  nationales, en revanche,  l?Union Africaine a cr?? une universit?  qui  travaille dans le sens de la mise en ?uvre  du projet panafricain, et de l?int?gration du continent d?ici 2063 ?. Selon le Pr Mohammed Belhocine, Commissaire ? l?Education, les Sciences et technologies et Innovation-Union Africaine, le Cameroun h?berge l?Institut de l?Universit? Panafricaine pour la Gouvernance, les Sciences humaines et sociales et le rectorat de l?UPA. Pour ce qui est de chiffres  ? il enregistre 2000 ?tudiants form?s en master  et 500 ?tudiants au cycle  doctorat. L?Universit? Panafricaine s?assigne pour devoir d?offrir une ?ducation qui donne les comp?tences  ? la fois humaine et  technique ?. Objectifs L?Universit? Panafricaine cr??e par d?cision de l?Assembl?e des chefs d?Etat et de gouvernement de l?Union Africaine, lors de la 15? session ordinaire en juillet 2010 ? Kampala (Ouganda) poursuit plusieurs objectifs. A savoir  produire une nouvelle g?n?ration de dirigeants responsables qui stimulent l?int?gration panafricaine, de g?n?rer les connaissances africaines de pointe, des innovations et de la recherche appliqu?e pour r?soudre les d?fis de l?Afrique, promouvoir un r?seau africain d?excellence pour la production des connaissances et l?innovation et contribuer au discours scientifique international d?un point de vue africain, enfin encourager l?esprit d?entreprise et les innovations commerciales transcontinentales pour la cr?ation d?emplois en Afrique. La mission de l?Union Africaine qui se d?gage est de fournir ? un enseignement du 3? cycle, de qualit?, orient? vers la r?alisation des objectifs  d?une Afrique prosp?re, int?gr?e et pacifique ?, confirme Jacques Fame Ndongo, ministre d?Etat, ministre de l?Enseignement Sup?rieur. Il conclut ? En se positionnant comme un r?seau d?instituts universitaires phares, l?Universit? Panafricaine ambitionne produire des ressources humaines de haute qualit? internationale ?. Olivier Mbessit?

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Industries extractives?: la bonne mine du Cameroun

Le pays est en passe de devenir le premier d?Afrique subsaharienne ? disposer d?une chaine compl?te de mise en valeur de la fili?re bauxite-alumine-aluminium.  Ci-dessus, la repr?sentation de tous les ?l?ments constitutifs du processus de transformation de la bauxite. ? Du point de d?part ? celui d?arriv?e, ce processus sera impl?ment? au Cameroun d?ici quelques ann?es ?, a annonc? le ministre camerounais par int?rim des Mines, de l?Industrie et du D?veloppement Technologique (MINMIDT), ce 30 juillet 2024 ? Yaound?. Selon Fuh Calistus Gentry, le Cameroun va bient?t entrer dans le cercle des pays producteurs de bauxite. Suivant les clauses d?une convention sign?e avec l?Etat camerounais, Camalco S.A, (filiale camerounaise de l?Australien Canyon Resources Ltd) va se lancer dans l?exploitation industrielle des r?serves prouv?es de 99, millions de tonnes de bauxite (51,6 % d?alumine et 2,4% de Silice) avec une cadence de production d?environ cinq millions de tonnes de bauxite par an, sur une p?riode de 20 ans. Ladite exploitation se fera sur une assiette fonci?re 499 km2 dans arrondissements de Tibati, Ngaoundal et Martap (d?partements du Djerem et de la Vina, r?gion de l?Adamaoua).  A en croire le MINMDT, le projet vise l?exploitation optimale du gisement de bauxite (extraction, traitement de la bauxite en alumine, transport de ces produits via l?infrastructure ferroviaire existante Ngaound?r?-Yaound?-Douala et exportation au Port de Douala ou au terminal min?ralier du Port Autonome de Kribi). ? Les ?changes en cours entre le partenaire de la soci?t? Camalco S.A j?ai nomm? la soci?t? Eagle Eye Asset Holding et la soci?t? Alucam aboutiront j?en suis s?r, dans les prochaines ann?es, ? la mise en place d?une plate-forme faisant du Cameroun le premier pays d?Afrique subsaharienne ? disposer d?une chaine compl?te de mise en valeur de la fili?re Bauxite-Alumine-Aluminium ?, a d?clar? Selon Fuh Calistus Gentry lors de la c?r?monie de signature de convention ? laquelle a pris part Rana Pratap Singh, le directeur g?n?ral de Camalco S.A. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Sommet Afrique-France: deux ans apr?s, Yaound? suit les traces de Montpellier

Le? Conseil de jeunes africains et fran?ais mis en place sous l??gide du pr?sident Emmanuel Macron impl?mente l?exp?rience de la refondation d?une relation entre les deux parties.? Deux apr?s Montpellier, le Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France (CNSAF) poursuit sa mission sur le terrain diplomatique de co-construction d?une nouvelle dynamique de coop?ration entre le continent noir et ce pays d?Europe. Si l?id?e d?une nouvelle formule de la plateforme historique de n?gociations entre l?Afrique et la France a su trouver sa place dans les consciences collectives, le Conseil mettant en ?uvre les jeunes et la soci?t? civile a suscit? des craintes. L?envers du d?cor est pr?sent?  par l?ambassadeur de France au Cameroun, Thierry Marchand, dans un bilan de la 1ere mandature de cette plateforme. ?Je voudrais rendre hommage au Conseil sortant. Ce que vous avez fait, c’est en fait le succ?s de la survie parce que le Conseil est au d?part un dispositif g?nant. Et ?a  je crois qu?ils l?ont tr?s bien fait  parce que le travail de d?part a ?t? d?essayer de convaincre tout le monde que le Conseil n??tait dangereux pour personne. Qu?il ?tait quelque chose qui n?allait pas remettre en cause un certain nombre d?acquis que certains auraient pu consid?rer comme mis en danger. Et c?est ?a qu?a fait Jacques Jonathan Nyemb (pr?sident sortant du Conseil) au bout de deux ans. Vider compl?tement cette m?fiance?, D?clare le diplomate. Pour mesurer toute la teneur de ce propos tenu sous fond d?improvisation, Thierry Marchand fait une incursion dans le contexte ? l?heure de la premi?re mandature. ?Au d?part, il n?y avait pas de doctrine pr??tablie. on peut prendre du temps pour essayer de construire progressivement une sorte de m?thodologie qui caract?rise cette d?marche?, souligne?t-il.   Cameroun, terreau fertile Deux ann?es apr?s Montpellier, le Conseil du Nouveau Sommet Afrique-France a su mobiliser des troupes. Il repose aujourd?hui sur un ?cosyst?me de 7 000 jeunes entre l?Afrique et l?Europe et d?un budget de 612,425 millions de FCFA pour mener diff?rents projets en lien avec la trajectoire fix?e d?accord-partie. Mais pour Thierry Marchand, le bilan peut aussi encadrer l?alignement id?ologique des parties prenantes. ?Le Cameroun ouvre les voies parce que c?est le pays o? la greffe a le mieux pris. L?id?e au d?part ?tait de semer dans les pays d?Afrique la m?me semence. Nous devons l?admettre, le Cameroun a ?t? une terre f?conde o? cette id?e a trouv? le plus de sels min?raux qui ont permis ? ce Conseil de bien commencer. Il y a bien d?autres histoires qui montrent qu?ici au Cameroun il y a un app?tit. Toute une s?rie de projets qui ont ?t? lanc?s depuis quatre cinq ans ont pour la plupart prosp?r?. Le Cameroun est clairement identifi? ? Paris, et j?en suis le t?moin, comme un pays pour lequel on peut continuer ? investir?, d?clare-t-il.  Ere nouvelle Aujourd?hui le Conseil se dote de nouveaux leaders. Dr Myriam Hemes Njimegne Nkwa, 30 ans, ?pid?miologiste de terrain, en est la nouvelle pr?sidente depuis le mardi 23 juillet 2024. Elle devra pr?sider ? la destin?e de l?instance pour la p?riode 2024-2026, en remplacement? de l?avocat Jacques Jonathan Nyemb. Cette deuxi?me mandature, apprend-on, s?inscrit dans la pr?servation des acquis enregistr?s depuis le 8 octobre 2021. A savoir la mobilisation des jeunes ? travers les deux continents autour de centres d?int?r?ts partag?s. Cette ligne d?horizon est guid?e par la feuille de route de la nouvelle promue. ?Durant les deux prochaines ann?es, nous continuerons ? placer les jeunes au centre de cette coop?ration? C?est notre mission de mettre en avant les femmes et les jeunes et de mettre en lumi?re les probl?matiques qui touchent les femmes, les jeunes, les personnes vuln?rables?, a?t-elle d?clar? ? l?issue de la c?r?monie d?installation dans ses nouvelles. Lancer le fonds d?innovation pour la d?mocratie; b?tir la maison des mondes africains et des diaspora; enclencher le programme campus nomade; initier le forum euro-africain sur les migrations; lancer la ?Plateforme? de d?bats Afrique-France; relancer la dynamique de restitution et exp?rimenter les mus?es de demain ; accompagner la jeunesse africaine vers l?emploi; cr?er une commission intercontinentale sur la transparence ?conomique; d?velopper le programme Start-up Africa-France, constituent les actions prioritaires de la nouvelle dirigeante. Celle-ci ambitionne par ailleurs de faire entendre la voix de l?Afrique sur le climat et la biodiversit? et transformer l?aide publique au d?veloppement. Sur le m?me sujet: Jacques Jonathan Nyemb : ?Le d?fi c?est de montrer que la jeunesse peut apporter sa voix sur des questions sensibles? Louise Nsana 

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Zone Cemac: le syst?me LMD sous-r?gional au scanner

La question ?tait au c?ur d?un conclave du 24 au 26 juillet 2024 ? Douala. L?impl?mentation du syst?me Licence, Master, Doctorat (LMD) dans la plupart des universit?s de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) peine ? atteindre les r?sultats escompt?s. Les Syst?mes d?enseignement sup?rieur (SES) de la sous-r?gion ?prouvent d??normes difficult?s ? s?adapter aux exigences internationales et aux besoins de contextualisation des formations. Le diagnostic de SES montre ? suffisance l??tendue des contraintes qui entravent leur arrimage effectif au syst?me LMD. ?Il y a un exercice qui a ?t? fait en 2021 et qui a montr? que les r?sultats n??taient pas tr?s satisfaisants. Les diff?rents ?tats de la communaut? ne sont pas au m?me niveau. En plus de cela, les objectifs qui sont assign?s dans le cadre de la mise en ?uvre du syst?me LMD, semblent ne pas ?tre vraiment atteints?, regrette Fulgence Likassa-Bokamba, Commissaire en charge du d?partement de recherche et du d?veloppement social charg? des droits de l?homme et de la bonne gouvernance (DERDS). L?atelier de validation de la m?thodologie et des outils de collecte des donn?es en vue de dresser l??tat de mise en ?uvre du syst?me LMD dans l?espace Cemac, tenu du 24 au 26 juillet 2024 ? Douala est une recommandation de la conf?rence des recteurs des universit?s et des centres de recherches de la zone Cemac. Il est question lors de ces assises, comme l?indique le th?me, de ?rapprocher les ?tablissements d?enseignement sup?rieur du march? de l?emploi, et faire des syst?mes d?enseignement sup?rieur des Etats membres de la Cemac, un v?ritable outil d?int?gration r?gionale?. Cette rencontre est organis?e pour pr?parer les enqu?tes de terrain qui se feront tr?s prochainement dans les pays concern?s. Aussi bien dans les universit?s que dans les centres de recherches pour mesurer le niveau d?ex?cution de la mise en ?uvre du syst?me LMD. ?L? o? il y a besoin de renforcement, que cela soit identifi? pour qu?au sein de nos r?gions, on identifie aussi les structures capables de pouvoir assurer ces renforcements de sorte que nos Etats aillent de fa?on coh?rente et harmonis?e dans la mise en ?uvre de ce syst?me LMD qui est un ?l?ment important d?int?gration sous r?gionale?, pr?cise le DERDS. Les r?sultats des travaux seront pr?sent?s ? la conf?rence des recteurs des universit?s pour qu?une analyse et des conclusions soient tir?es. A partir de ce moment, des ?l?ments conduiront probablement ? une r?union des ministres de l?Enseignement sup?rieur pour proposer des actions concr?tes afin d?amener la sous-r?gion ? ?tre ? un niveau acceptable. Diane Kenfack Ils ont dit? Pr. Cyriaque-Rufin Nguimalet, expert syst?me LMD-Cemac RCA ?Nous avons initi? des enqu?tes pour essayer les faiblesses en vue d?y palier? Le syst?me LMD a d?marr? en Centrafrique aux alentours de 2005 apr?s qu?il eut des r?unions ? l??chelle r?gionale. C?est vrai que ?a fait un peu plus de 10 ans que ce syst?me est op?rationnel, mais il y a des imperfections, des lacunes dans l?op?rationnalisation. Et m?me d?j? ? l??chelle nationale, nous avons initi? des enqu?tes en cours pour essayer de voir les faiblesses en vue d?y palier. L?atelier auquel nous sommes pr?sentement ? Douala vient comme un chapeau pour essayer de mieux cerner les difficult?s, et pour qu?on d?finisse les moyens du point de vue m?thodologique et technique afin que globalement chaque pays essaye de participer ? cet ?tat des lieux ? l??chelle r?gional, pour voir quelles sont les faiblesses par pays et ? l??chelle de l?espace Cemac. Qu?est-ce qu?il faut faire? Par quels organes ou institutions on peut s?appuyer pour essayer de cr?er un ?quilibre, de renforcer les capacit?s pour qu?? l??chelle r?gionale nous puissions avoir de l?efficience dans l?op?rationnalisation et surtout dans la semi pr? officialisation de la formation du syst?me LMD pour aider les jeunes bien form?s ? avoir la possibilit? de s?int?grer dans la vie sociale. Pr. Jean-Fran?ois Owaye, expert syst?me LMD-Cemac Gabon ?Il faut aller vers une harmonisation probante? Nous sommes partis d?un constat: c?est que depuis 2005 que le syst?me LMD a ?t? impl?ment? dans la zone Cemac, il y a beaucoup de retard et aujourd?hui le syst?me n?est pas v?ritablement harmonis?. Donc il faut aller vers une harmonisation probante. C?est pour cette raison que nous nous sommes retrouv?s ici ? Douala pour mettre en ?uvre les outils d?une enqu?te globale au sein de la sous-r?gion. De tirer les enseignements qui puissent nous permettre de trouver des solutions pour essayer de remettre ? flot le syst?me LMD dans notre r?gion. Pr. Aim? Christian Kayath, repr?sentant ministre ESRS, R?publique du Congo ?Aller vers une harmonisation au niveau sous r?gional? Les travaux que nous avons men?s ici ont ?t? d?une importance capitale. Cet atelier nous a permis de revisiter le logiciel strat?gique du syst?me LMD au niveau de la zone Cemac. Cette r?union est d?autant plus importante que ses r?sultats permettront aux ?quipes pluridisciplinaires d?aller sur le terrain, d??valuer et de ramener les r?sultats afin de pouvoir les harmoniser au sein de la sous-r?gion Afrique centrale. Avant, il y avait une certaine r?sistance au niveau de nos universit?s de la zone Cemac. Aujourd?hui il ne s?agit plus de r?sister, ni de se retenir pour pouvoir ?tre contre ce syst?me LMD, mais plut?t aller vers une harmonisation au niveau sous r?gional. Pr. Madjindaye Yambaidje, expert syst?me LMD-Cemac Tchad ?Il faut d?velopper des outils qui permettent une bonne application du syst?me? C?est une opportunit? pour le Tchad parce que le syst?me LMD y est appliqu? depuis 2008. Mais de nos jours, on constate toujours qu?il y a des disparit?s dans l?application d?une institution ? une autre. Nous avons une vingtaine d?institutions d?enseignement public. L?application pose probl?me, et lorsque nous nous retrouvons ici au niveau de la zone Cemac, c?est l?occasion pour mettre toutes nos difficult?s ensemble afin de chercher les voies et moyens pour r?gler ce qu?il y a ? r?gler et de faire en sorte que nous puissions parler le m?me langage. Il faut d?velopper des outils qui permettent une bonne application de ce syst?me qui permet ? l?enseignement sup?rieur de

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Jacques Jonathan Nyemb : ?Le d?fi c?est de montrer que la jeunesse peut apporter sa voix sur des questions sensibles?

Le pr?sident sortant du Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France met en perspective les r?sultats obtenus au cours de sa mandature par rapport aux objectifs. Vous avez proc?d? ? la passation de t?moin ? la nouvelle ?quipe dirigeante du Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France. Pouvez-vous nous parler de l?instance que vous avez dirig?e pendant deux ans?Le Conseil est une plateforme d??change, de plaidoyer, de participation qui rassemble 80 acteurs engag?s et qui aujourd?hui repr?sentent un ?cosyst?me de pr?s de 400 000 personnes sur le continent et aussi en Europe et qui a pu, ? travers un certain nombre d?actions, d?initiatives, de programmes, ?uvrer ? recentrer les relations entre le Cameroun et la France, l?Afrique et l?Europe dans un certain nombre de d?fis communs; parce que pour construire une coop?ration ?quilibr?e, nous avons eu la conviction qu?il fallait d?j? engager, au-del? des d?cideurs fran?ais et camerounais la jeune soci?t? civile fran?aise dans ce changement de paradigmes. Nous avons men? diff?rentes initiatives. Je pense notamment au Projet Actions citoyennes qui vise ? encourager la r?flexion et l?action autour des questions de participation citoyenne au Cameroun et en France. Le projet de la soci?t? civile au c?ur de la transition ?cologique qui visait ? former, sensibiliser et accompagner les acteurs de la soci?t? civile. Bien d?autres projets ont permis au Conseil de mener ? bien ces deux missions qui consistent ? susciter l?int?r?t pour l?Afrique et l?Europe de reconstruire une nouvelle relation; parce que l?enjeu est simple. L?Afrique doit r?inventer le monde. Le Conseil de suivi des recommandations du nouveau sommet Afrique-France a pour vocation le suivi des 13 r?solutions pris ? Montpellier en 2021. Se rapproche-t-on de cet objectif?Je pense qu?en deux ans, nous avons r?ussi d?j? ? mobiliser les jeunesses fran?aises et europ?ennes mais aussi camerounaises et les d?cideurs publics camerounais dans cette entreprise de refondation de nos relations. Je crois aussi que nous avons r?ussi ? montrer que la coop?ration ne peut marcher que si on sort de la logique de l?assistanat et de la main tendue et que nous nous devons nous concentrer sur les d?fis communs qui permettent de construire une relation ?quilibr?e. Et ?a c?est fait par exemple par l?accent mis sur les enjeux de transition ?cologique; et de participation citoyenne parce qu?aujourd?hui on le voit, il y a eu des ?lections partout en Europe et il y?en aura bient?t au Cameroun. La question de la participation des jeunes est une question centrale. Comment est-ce que nous pouvons ?uvrer pour davantage encourager la participation des citoyens? Donc nous travaillons sur un ensemble de d?fis communs que nous avons plac? au centre. Notamment sur la question du volontariat, nous avons contribu? ? la signature en 2022 d?un partenariat entre France volontaire et le minist?re de l?Education civique pour promouvoir le volontariat des jeunes; parce qu?il n?y a pas de participation sans sentiment d?appartenance, sans patriotisme, sans volont? de servir l?int?r?t g?n?ral. Donc je pense que ce conseil ? travers ses exp?rimentations, mais aussi ses plaidoyers autour des questions de m?moires et d?innovations vertes a pu apporter une modeste contribution ? la refondation des recommandations. Il y a encore beaucoup qui reste ? faire. Le chemin est encore long mais je crois que la premi?re chose c?est d?y croire, la deuxi?me chose c?est de convaincre davantage et puis ensuite, il faudra avoir un impact syst?mique dans nos actions. On parle l? de reconstruire les relations entre la France et le Cameroun, l?Europe et l?Afrique, suivant un nouveau mod?le; mais la jeunesse peut-elle r?ussir l? o? les d?cideurs n?ont pas eu de r?sultats?Je crois que ce qui ?tait important c??tait de dire que dans le monde qui se reconstruit aujourd?hui, la soci?t? civile sera un acteur d?cisif aux c?t?s des d?cideurs publics et je crois que c?est ?a le sens de l?engagement du Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France; en particulier quand il s?agit du Cameroun, de l?Afrique, cette soci?t? civile est d?abord jeune parce que la jeunesse repr?sente 60% de la population. Le d?fi est donc de montrer que la jeunesse et la soci?t? civile peuvent apporter leur voix sur des questions sensibles et importantes comme celle de la diplomatie. Et une fois qu?on a dit ?a, je pense que lorsqu?on voit aujourd?hui les actions qui ont pu ?tre men?es par le Conseil, qui rassemble de jeunes acteurs de la soci?t? civile, on peut penser que oui c?est possible de changer la donne; c?est possible d?inverser la tendance, d?apporter une contribution ? la transformation de notre pays. Aujourd?hui gr?ce au Conseil pour le d?veloppement des m?moires, nous avons les pr?mices d?un Institut Afrique-Europe pour l?innovation verte. Nous avons un engagement qui aujourd?hui est r?ciproque pour des questions de volontariat. Nous avons un ensemble d?initiatives qui est men? sur le terrain pour permettre de refonder ces relations. Dans ses activit?s, comment est-ce que le Conseil encadre la perception des jeunes, vers qui est dirig? le regard fran?ais et europ?en, de ce projet qui est mis en ?uvre?Je pense que notre jeunesse aujourd?hui se questionne mais elle a n?anmoins une volont? ferme qui est celle de ne pas ?tre un simple spectateur mais d??tre un acteur de son destin. Je crois donc qu?une initiative comme celle-l?, m?me si elle a pu susciter au d?part des pr?occupations, des inqui?tudes, aujourd?hui est per?ue comme un levier pour permettre aux soci?t?s civiles, ? la jeunesse de se former, d?apprendre de nouvelles m?thodes de collaboration, de se rassembler et de se connecter; Parce que derri?re ce sont des communaut?s d?int?r?ts, des synergies d?acteurs, des nouveaux projets qui naissent entre les acteurs des soci?t?s civiles fran?aises, camerounaises, africaines et europ?ennes. Et qui permet aussi ? ces soci?t?s civiles de voir comment elles peuvent davantage influer. Je crois que ce Conseil est per?u comme un outil d?exp?rimentation, un laboratoire qui peut permettre ? la jeunesse d?exp?rimenter une nouvelle fa?on de collaborer et de r?ver ? une nouvelle Afrique et ? un monde nouveau.

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