Grande interview

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BENJO DILINGER Feat PRINCESS PIER (Mon refuge)

Dans cette nouvelle ?dition de Grande Interview sur la webradio camerounaise Radio Int?gration , nous recevons deux artistes camerounais r?unis autour d?une m?me sensibilit? musicale : chanter l?amour avec sinc?rit? et ?motion. Princesse Pier et Benjo Dilinger nous ouvrent les portes de leur univers artistique ? travers leur collaboration sur le titre ? Mon refuge ? , une chanson qui ?voque la confiance, la protection et la fid?lit? dans une relation. Au cours de cet entretien, les deux artistes reviennent sur leurs parcours, leur rencontre musicale, leurs inspirations et la place qu?occupe l?amour dans leurs cr?ations. Ils partagent ?galement leurs projets et leur regard sur la musique actuelle. Une conversation riche, authentique et pleine d??motion ? d?couvrir d?s maintenant sur Radio Int?gration .

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C’est un programme ?conomico-culturel qui vous offre l?opportunit?, de vous faire connaitre ? nos auditeurs et de pr?senter ? nos nombreux partenaires, vos activit?s et vos besoins.L?Afrique ?tant une opportunit? diversifi?e, nous vous donnons la possibilit? d?int?gr? uncercle d?int?grateur, qui gr?ce ? votre RadioInt?gration, vous donne l?opportunit? de promouvoir, de vendre et de financer vos projets.

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Comment et ou trouver le financement? L?Afrique ?tant une opportunit? diversifi?e,nous vous donnons la possibilit? d?int?gr? uncercle d?int?grateur, qui gr?ce ? votre Radio Int?gration, vous donne l?opportunit? depromouvoir, de vendre et de financer vos projets.

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INVESTIR AVEC LE GROUPE « BILANAISE & CO » Sarl

Comment trouver une solution au probl?me d?eau en zones rurales. Ce programme ?conomico-culturel vous offre l?opportunit?, de vous faire connaitre ? nos auditeurs et de pr?senter ? nos nombreux partenaires, vos activit?s et vos besoins.L?Afrique ?tant une opportunit? diversifi?e,nous vous donnons la possibilit? d?int?gr? un cercle d?int?grateur, qui gr?ce ? votre Radio Int?gration, vous donne l?opportunit? de promouvoir, de vendre et de financer vos projets. 1.comment avez-vous v?cut la situation que vivent les populations rurales au regard du manque d?eau dont celles-ci souffrent ? 2. Comment vos partenaires techniques et financiers pensent-ils trouver une solution ? ce probl?me qui persiste malgr? les efforts des autorit?s camerounaises ? Rencontrez vos partenaires techniques et trouver le financement grace au groupe BILANAISE & CO Sarl au Cameroun sur www.radioint?gration.com.Une ?mission pr?sent?e par BILANE MAELSI WILSON avec l’aide de Josu? NABRAL ? la technique.

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L?onard Eyoum Ngangue:?m?me pour les plus loyaux, il est difficile de maintenir un enthousiasme constant??

Le socio-politiste camerounais d?crypte les scores obtenus par Paul Biya de 2011 ? 2025. Merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, comment interpr?tez-vous les r?sultats ?lectoraux de Paul Biya en 2025, avec 53,66 % contre 77,99 % en 2011 et 71,28 % en 2018?? Ah, les chiffres? ils ont cette capacit? ?trange de raconter des histoires que les mots seuls ne peuvent traduire. Si l?on observe ces trois scrutins, il y a un glissement constant, presque dramatique : on passe d?un sommet ?clatant ? un sommet plus modeste. 77,99 %, c??tait l??poque o? la victoire semblait un tsunami. 71,28 %, en 2018, laissait deviner des remous sous la surface. Et 53,66 % en 2025 ?voque un courant plus tranquille, moins imposant, mais toujours suffisant pour garder la rive. C?est une ?rosion lente mais certaine, reflet ? la fois de la soci?t? et du temps qui passe.  Certains observateurs soulignent que cette baisse pourrait signaler une contestation populaire. Partagez-vous cet avis?? Absolument. Ce score plus ? humain ? que les pr?c?dents n?est pas anodin. Il refl?te un contexte de m?contentement, notamment dans les r?gions anglophones et chez les jeunes urbains. La population camerounaise a chang??: elle est plus jeune, plus connect?e, plus exigeante. Les manifestations post-?lectorales, m?me limit?es, sont le signe d?une soci?t? qui demande plus de transparence et d?inclusion. Si les urnes peuvent parler, elles chuchotent aujourd?hui l? o? autrefois elles hurlaient ? victoire ?. Peut-on parler d?une perte de l?gitimit? pour Paul Biya?? Le mot ? l?gitimit? ? est d?licat. Paul Biya reste majoritaire et ses scores lui assurent une continuit? incontestable du pouvoir. Mais le consensus qui l?entourait autrefois s?amenuise. Le symbole d?un pr?sident ? vie reste puissant, mais la montagne semble s?user ? force de vent et de pluie?: le sommet est toujours l?, mais il est plus fragile qu?avant. C?est une l?gitimit? qui tient par la force des institutions et par la m?moire collective, plut?t que par l?enthousiasme unanime.  Comment expliquer alors que le pr?sident continue de gagner malgr? cette ?rosion?? Plusieurs facteurs. D?abord, le syst?me politique camerounais favorise stabilit? et continuit??: contr?le des institutions, influence m?diatique, ancrage dans les r?gions rurales. Ensuite, le vote urbain ou contestataire reste minoritaire en pourcentage du corps ?lectoral global. Enfin, il y a une dimension symbolique?: Paul Biya incarne un certain ordre, et pour une partie de la population, l?alternance ?voque davantage l?inconnu que l?espoir. Le pr?sident n?a pas seulement une base ?lectorale?: il a un socle historique et institutionnel. Peut-on parler d?une ?volution du paysage politique camerounais??  Oui, ind?niablement. La baisse r?guli?re du score est le t?moin d?une diversification politique. L?opposition gagne du terrain, m?me si elle reste fragment?e. Les jeunes votent diff?remment, les m?dias sociaux influencent l?opinion, et les crises locales deviennent des facteurs de vote. Le paysage politique ne change pas de pr?sident, mais il se transforme dans ses attentes et ses revendications. Il y a une tension subtile entre continuit? et transformation, o? chaque ?lection devient un miroir des ?volutions sociales et culturelles du pays.  Certains analystes ?voquent un ? effet de l?usure du pouvoir ?. Comment le d?finiriez-vous dans ce contexte?? L?usure du pouvoir, c?est ce m?lange de fatigue et de routine qui ronge l?image d?un dirigeant. Paul Biya est au sommet depuis plus de quarante ans. M?me pour les plus loyaux, il est difficile de maintenir un enthousiasme constant. L?usure ne signifie pas la fin, mais elle modifie le rapport entre le pr?sident et son peuple, impose des ajustements et n?cessite une communication renouvel?e. C?est un peu comme un vieux fleuve?: il continue de couler, mais ses rives se modifient avec le temps. La chute des scores a-t-elle une dimension r?gionale?? Oui, et c?est fondamental. Dans les r?gions anglophones, par exemple, la contestation est plus marqu?e. Dans les grandes villes comme Douala et Yaound?, le vote est plus critique, davantage orient? vers l?opposition. Mais dans les campagnes, les r?sultats restent largement favorables au pr?sident. La fracture urbaine-rurale devient donc un facteur d?terminant pour comprendre ces chiffres. Chaque r?gion a son histoire et ses attentes, et l??rosion du score global refl?te la complexit? de ce tableau. Quelles le?ons peut tirer le pouvoir de cette dynamique?? Plusieurs. Il est clair que la communication doit ?tre repens?e, que les politiques publiques doivent r?pondre aux pr?occupations des jeunes et des zones urbaines, et que la transparence devient un imp?ratif. L?histoire montre que l??rosion des scores n?est pas seulement un indicateur de contestation?: c?est un signal pour ajuster, adapter, et anticiper. Ignorer ces signaux serait dangereux. Que peut-on attendre des prochaines ?lections?? Si la tendance se confirme, les scrutins futurs pourraient ?tre plus serr?s et plus disput?s. L?opposition pourrait capitaliser sur l?urbanisation, les r?seaux sociaux et le d?senchantement d?une partie de la population. Mais il faut rappeler que Paul Biya sait naviguer dans la complexit? politique, ajuster ses alliances et pr?server une base fid?le. C?est une danse subtile entre continuit? et concessions, o? chaque mouvement compte. Un dernier mot pour nos lecteurs, qui observent cette chute apparente des scores avec inqui?tude ou fascination??  Les chiffres racontent une histoire, mais ils ne disent pas tout. Derri?re 53,66 %, il y a un pays qui change, des aspirations nouvelles, et une d?mocratie en mutation. Paul Biya reste au pouvoir, oui, mais le paysage autour de lui s?anime et se transforme. Pour paraphraser un po?te?: ? M?me la montagne la plus ancienne sent le vent du temps et voit les nuages passer ?. Il faut lire ces urnes non seulement comme un triomphe ou une d?faite, mais comme le miroir d?une soci?t? en mouvement, o? chaque citoyen devient acteur d?un r?cit encore en ?criture. Propos recueillis par Jean Ren? Meva’a Amougou

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Jean-Paul Ngwem: ? quand la marmite est vide, la macro?conomie devient une langue morte ?

Un score, une strat?gie. D?cryptage du politologue. 35 % pour Tchiroma, c?est un score historique. Qu?est-ce que cela r?v?le selon vous ? C?est un tremblement de terre politique. Le Cameroun n?a pas l?habitude des surprises ?lectorales, surtout venant d?un homme que beaucoup voyaient comme quelqu?un en panne d?arguments apr?s avoir d?missionn? juste quelques mois avant le scrutin du 12 octobre 2025. Vous parlez de vote ? ventral ? ? Oui ! Les Camerounais n?en peuvent plus des discours sur les taux de croissance ou les autoroutes. Tchiroma a su transformer le d?sespoir collectif en capital ?lectoral. Le peuple a vot? avec son ventre, pas avec les bilans. Quand la marmite est vide, la macro?conomie devient une langue morte. Tchiroma a su parler ce langage oubli? : celui de la faim. Il a fait de la pauvret? un sujet noble et de la mis?re un drapeau. C?est ? la fois tragique et brillant.Comment expliquez-vous son immense succ?s aupr?s de la diaspora ?Il a retourn? la question de la double nationalit? ? son avantage. L? o? certains y voyaient une trahison, il en a fait un symbole d?ouverture. La diaspora s?est reconnue en lui parce qu?il est un pont entre deux mondes : celui du Cameroun des embouteillages et celui des papiers administratifs europ?ens. Pour une fois, les Camerounais de l??tranger ont eu le sentiment que leur voix comptait. Issa Tchiroma a souvent ?t? moqu? pour son style burlesque. Ce ton l?ger a-t-il jou? pour lui ? Absolument. Le Cameroun adore le rire, surtout quand tout va mal. Tchiroma a compris que l?humour est une arme politique redoutable. Il s?est pr?sent? comme un candidat du bon sens, celui qui dit tout haut ce que tout le monde chuchote. Le peuple s?est dit : ? Au moins, lui, il nous comprend ?. C?est de la communication ?motionnelle ? l??tat pur.Peut-on parler d?un vote de rupture ?Oui, mais pas id?ologique. C?est une rupture de patience. Les Camerounais ne veulent plus qu?on leur parle de b?ton, ils veulent du bouillon. Ce vote est une gifle symbolique adress?e au pouvoir central : ? vos routes sont belles, mais nos marmites sont vides ?. 35 %, c?est un bulletin d?humeur national. Comment r?agit le ? syst?me ? ? ce s?isme ? Avec incr?dulit?, comme vous pouvez l?imaginer. On fait semblant de ne pas comprendre, on cherche des causes techniques. Mais le message est clair : il existe un foss? entre la politique officielle et la r?alit? quotidienne. Tchiroma a mis le doigt ou la cuill?re dans la plaie. Et sur le plan sociologique ? Ce score r?v?le un ?lectorat en mutation. Les jeunes, les pr?caires, les citadins d?brouillards, la diaspora : ils ont trouv? en Tchiroma une figure anti-syst?me, mais joyeuse. Il ne promettait pas le paradis, juste de quoi survivre avec dignit?. C?est ce r?alisme qui a s?duit. Certains disent que c?est un vote de la d?rision. Vous ?tes d?accord ? Oui, mais attention : la d?rision n?est pas la b?tise. C?est la sagesse du peuple quand il a tout essay?. Quand on rit du pouvoir, c?est qu?on n?en a plus peur. Le burlesque de Tchiroma, c?est une forme de r?sistance douce. Derni?re question : que reste-t-il apr?s ce s?isme ? Une ?vidence. Le Cameroun n?a pas chang? de pr?sident, mais il a chang? de conversation. On ne parle plus d?inaugurations, on parle de survie. Et ?a, c?est d?j? une r?volution silencieuse. Propos recueillis par JRMA

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Maurice Simo Djom: ? face aux manifestants dans la rue, que les militaires et les policiers pensent ? leurs propres enfants ?

Le fondateur de la revue internationale de g?opolitique africaine L?Etat de l?Afrique ?voque quelques th?mes de l??dition 2025, notamment l?analyse g?opolitique de la pr?sidence perp?tuelle et de la succession dynastique en Afrique centrale. Votre ouvrage s?intitule L?Etat de l?Afrique 2025. Port? ? ce jour, l?Afrique est-elle sur la trajectoire que vous annonciez ? En cr?ant cette revue en 2023, je la voyais comme un miroir, un thermom?tre et une boussole. Comme miroir, c?est une base de donn?es assez dense qui nous montre o? nous sommes, nous, Africains. En tant que thermom?tre, les analyses contenues dans la base de donn?es indiquent comment nous allons. Et en tant que boussole, les donn?es et les analyses tracent le chemin de l?avenir. Contrairement ? ce qu?on croit, la prospective n?est pas la science qui ?tudie les sc?narii du futur, c?est plut?t l?art de pr?parer l?avenir. Vous comprendrez qu?il est t?t pour dire si ce que je voulais en 2023 s?est r?alis?. C?est plut?t ? moi de souhaiter rester dans la m?me trajectoire et de pers?v?rer. A cet effet, oui, je reste dans la trajectoire de donner ? l?Afrique un outil d?introspection et de prospective pour agrandir ses marges de man?uvres dans le jeu mondial. Vous parlez de ? successions dynastiques et de pr?sidences perp?tuelles ? l??preuve des ruptures g?opolitiques en Afrique centrale. Est-ce l??chec des dirigeants, des institutions ou d?un mod?le postcolonial impos? ? Je ne vois pas cela comme un ?chec, mais comme une dynamique. La m?thode d?analyse que j?utilise est emprunt?e ? l?Ecole des Annales, c?est l?histoire de la longue dur?e. En utilisant cette m?thode, j?ai constat? que la pr?sidence perp?tuelle est une combinaison savante entre des ambitions personnelles de dirigeants locaux et une logique de d?colonisation en trompe-l??il, o? les puissances mondiales veulent garder la main en jouant sur des figures parentales aussi longtemps qu?elles le peuvent. C?est pourquoi, lorsque la pr?sidence perp?tuelle tend ? s?essouffler, la succession dynastique est tout trouv?e en tant que facteur de pr?servation du statu quo. Mais cette dynamique est ? l??preuve des ruptures g?opolitiques et les puissances occidentales n?ont plus le monopole de la planification et de la projection. S?ouvre alors un horizon int?ressant o? plusieurs nouveaux acteurs s?invitent dans le jeu : les peuples, ? travers l?appropriation politique par le bas, les puissances anticoloniales, notamment asiatiques et latino-am?ricaines, porteuses d?agendas concurrents et enfin des profils politiques porteurs de rupture. La prospective sugg?re que la pr?sidence perp?tuelle et la succession dynastique ont un avenir incertain. Dans le contexte politique camerounais actuel, pensez-vous que le processus politique en cours ouvre la porte aux perspectives d?une ouverture d?mocratique v?ritable ? Ce processus politique est une ?ni?me occasion pour les populations camerounaises de devenir un peuple. Vous savez que le Cameroun en tant qu?Etat est n? de la volont? des conqu?rants. A plusieurs reprises, les Camerounais ont essay? de reprendre la main mais ils se sont heurt?s ? des difficult?s fortes. L?UPC avait cr?? un moment de construction d?un contrat social et d?une nation, mais elle a perdu la guerre de d?colonisation, une guerre d?autant plus curieuse et in?gale qu?elle ?tait cach?e. Depuis lors, les populations camerounaises tentent en vain de faire ce qu?il faut pour poser des bases solides. Nous avons eu plusieurs constitutions, mais aucune d?elle ne vient v?ritablement de nous. Elles ne refl?tent ni nos r?alit?s ni nos aspirations. En plus, d?s que de faibles consensus ont ?t? d?gag?s, l?autocratie a tout fait pour les d?tricoter.Ce moment offre aux populations une nouvelle possibilit? d?essayer. Peut-?tre que cette fois sera la bonne pour faire les deux choses qui vaillent : tourner la page de l?autoritarisme et ?crire un contrat social. J?insiste sur le fait que tourner la page ne suffit pas. Il faut poser les bases et d?finir comment nous voulons vivrons ensemble. Car finalement, peu importe comment le Cameroun a ?t? constitu? initialement, maintenant la question c?est le contrat social : comment les Camerounais veulent-ils vivre ensemble ? Sommes-nous une monarchie ou une r?publique ? Si nous nous accordons pour ?tre une monarchie, alors r?digeons un contrat de monarchie et le roi restera l? comme au Maroc, ? vie. Mais si nous sommes une r?publique, le contrat social devra garantir que chacun de nous fasse ce qui est n?cessaire pour que ce contrat soit respect?. Votre livre ?voque la bataille de Tinzaouat?ne. De quoi s?agit-il ? C?est un ?v?nement, une bataille qui a eu lieu au nord du Mali en juillet 2024. Tinzaouat?ne est une localit? du Mali qui a son pendant de l?autre c?t? de l?Alg?rie (dont la graphie est Tinzawat?ne), un peu comme Kolwezi en RDC qui a son pendant sym?trique en Zambie (Solwezi). En 2023, le fait marquant de l?ann?e, c??tait la bataille de Niamey, mais je parlais alors d?une bataille qui n?a pas eu lieu car le porte-avion fran?ais ? Mistral ? avait certes mouill? au large du golfe de Guin?e, mais il ?tait reparti sans avoir propuls? le moindre avion de guerre en direction de Niamey. Contrairement ? la bataille de Niamey qui n?avait pas eu lieu, la bataille de Tinzaouat?ne, elle, a bel et bien eu lieu. C?est le fait marquant de l?ann?e 2024. L?ouvrage analyse le contexte, les combats, les bellig?rants directs et indirects et les enjeux. Le r?le de chacun est d?crypt? : les mercenaires internationaux, les FAMa, l?Ukraine, l?OTAN, le S?n?gal, l?UA, etc. L?analyse offre l?occasion de comprendre le jeu mondial en Afrique et l?absence de projection africaine au sujet de ce jeu. Vous parlez de ? l?int?gration r?gionale qui entre dans une zone de turbulence, avec la sortie consomm?e de trois pays de la CEDEAO ?. A quoi ressemblerait, concr?tement l?Afrique du XXIe si?cle, selon Maurice Simo ? Absolument, l?ann?e 2025 marquait le cinquantenaire de la CEDEAO, mais l?anniversaire n?a pas ?t? c?l?br?. Pourtant c?est la CER [Communaut? Economique R?gionale] qui enregistre le plus d?avanc?es en mati?re d?int?gration. La sortie du Burkina Faso, du Niger et du Mali de la CEDEAO n?est pas une bonne nouvelle. L?Afrique que je souhaite ? C?est un continent

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ITIE/CRADEC: QUAND L?OPACIT? NOURRIT L?IN?GALIT? DU GENRE

Le niveau de risque encouru par les femmes dans le secteur de la mine artisanale est ?lev?, surtout face ? l?in?galit? existente, ? cause de l’opacit? des donn?es. M?me les gains qu?elles ont dans leurs activit?s, ne leur permettent pas d’atteindre un niveau d’?panouissement durable. De plus, d’apr?s les ?tudes r?alis?es par certaines organisations de la soci?t? civile, notamment FODER et AFEMIC, les projets utilis?s pour l’extraction et le traitement de l’or est nocif et tr?s dangereux pour la femme dont l’essentiel du corps est constitu? d’organes ouverts, accentuant les possibilit?s d’absorption des produits toxiques pour l’organisme. Une compr?hension des enjeux du secteur explicit?s par des donn?es fiables permettrait ? la gent f?minine de mieux se positionner par rapport aux activit?s du secteur. ?coutez les d?tails dans cette ?dition de GRANDE INTERVIEW, avec Madame PENKEN ELISABETH EPSE NKOLO, vice presidente d’AGAGES, et Membre Actif de la Soci?t? civile, sur la question du genre et de la norme ITIE au Cameroun. C’est au micro de Nina Prisca MEKAM, en collaboration avec LOUISE NSANNA et Josu? NABRAL ? la Technique, sur Radio Int?gration.

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Interview : la lumi?re des femmes perce les t?n?bres de la guerre, d?clare une experte de l’ONU sur le genre en RDC

Il y a pr?s de 20 ans, Charlotte Songue arrivait ? Kisangani, capitale de la province de la Tshopo, ? l’est de la R?publique d?mocratique du Congo. C’?tait une jeune avocate camerounaise anim?e par des r?ves de justice et de solidarit?. Aujourd’hui conseill?re principale pour la protection des femmes et coordinatrice des questions de genre au Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC, son nom est devenu synonyme d’empathie, de d?termination et de force tranquille, des qualit?s qu’elle incarne dans l’une des missions humanitaires les plus exigeantes de l’ONU. ? J’avais une vingtaine d’ann?es lorsque j’ai commenc? en 2006 ?, se souvient-elle lors d’un r?cent entretien avec Xinhua dans son bureau de Kinshasa. ? Le monde professionnel ?tait majoritairement masculin, mais j’ai vite appris que le professionnalisme n’a pas de genre. ? D?s son plus jeune ?ge, Songue a ressenti une vocation pour le service international. ? D?s le lyc?e, je savais que je voulais travailler dans les relations internationales ?, a-t-elle d?clar?. Apr?s des ?tudes de droit au Cameroun et de droits humains en France, elle a rejoint le syst?me des Nations Unies comme volontaire et a ?t? d?ploy?e en RDC, un pays sortant d’une guerre mais pourtant tr?s r?silient. ? En tant que femme africaine, je me suis sentie oblig?e de servir mes fr?res et s?urs au-del? de mes fronti?res ?, a-t-elle d?clar?. ? Travailler ici m’a offert l’opportunit? de faire une r?elle diff?rence pour les survivantes de violences sexistes et de contribuer ? la reconstruction de la justice. ? Son bureau documente les violations des droits, assiste les victimes, forme les autorit?s et d?fend l’?galit? des sexes ? un travail qu’elle d?crit comme ? collectif et profond?ment humain ?. ? Nous collaborons avec le gouvernement congolais et la soci?t? civile pour garantir le respect des droits de chacun ?, a-t-elle d?clar?. Ces id?aux ont ?t? mis ? l’?preuve dans certaines des r?gions les plus difficiles du pays. Songue se souvient encore des pistes boueuses de Lemera, des for?ts denses de Shabunda et de Baraka, et des villages incendi?s d’Enyele apr?s des affrontements intercommunautaires. ? Se rendre l?-bas ?tait un d?fi ? la fois logistique et ?motionnel ?, a-t-elle confi?. ? Pourtant, je savais que notre pr?sence ?tait porteuse d’espoir. ? Il y a eu des moments o? le fardeau ?tait presque insupportable. ? Apr?s avoir entendu des t?moignages horribles ou appris la mort d’un coll?gue, je me sentais parfois impuissante ?, a-t-elle confi?. ? La nuit, lors des missions sur le terrain, je restais allong?e dans mon lit, sachant que non loin de l? o? je dormais, la violence et le sang continuaient de couler. ? ? Mais ma foi et ma famille m’ont donn? la force de continuer. Mes enfants me rappellent que la pers?v?rance compte ?, a-t-elle ajout?. Ce qui l’a le plus soutenue, ce sont les r?sultats tangibles : une survivante retrouvant sa dignit? ou une prisonni?re injustement d?tenue lib?r?e. ? Chacune de ces petites victoires me montre que ce que nous faisons ici n’est pas vain ?, a-t-elle ajout?. Au fil des ann?es de travail sur le terrain, Songue a coordonn? des projets de soutien aux victimes et d’autonomisation ?conomique des femmes. ? Ce qui me frappe le plus, c’est leur capacit? ? transformer la douleur en pouvoir ?, a-t-elle d?clar?.Une survivante m’a dit : « Je peux ? nouveau me tenir debout. » Ces mots restent grav?s dans ma m?moire. Elle s’exprimait avec fiert? en ?voquant la fa?on dont elle avait aid? des femmes ? assumer des r?les de leadership dans des zones autrefois inaccessibles. Dans la r?gion de Ruzizi, au Sud-Kivu, 57 femmes ont ?t? nomm?es chefs de quartier pour la premi?re fois gr?ce ? un projet similaire. ? Lorsque les femmes acc?dent ? la gouvernance locale, les d?cisions refl?tent les besoins de toute la communaut? ?, a-t-elle d?clar?. ? Investir dans le leadership f?minin profite ? tous. ? ? ses yeux, lutter contre les violences bas?es sur le genre implique l’engagement de toute la soci?t?, en particulier des hommes et des gar?ons. ? Les hommes doivent passer de la parole aux actes : signaler les abus, soutenir les survivantes et remettre en question les normes n?fastes. Il ne s’agit pas d’une guerre des sexes, mais d’un effort collectif pour une soci?t? plus juste ?, a-t-elle d?clar?. ?tant elle-m?me une femme, Songue a d?clar? que la question du genre ?tait ? l’essence m?me ? de sa mission. ? Comment rester insensible ? la douleur d’une adolescente agress?e par un groupe arm? ou d’une m?re rejet?e apr?s un viol ? ?, a-t-elle demand?. ? Ce qui me motive, c’est de les voir gu?rir et redevenir des leaders. Leurs victoires sont ma plus grande joie. ? Tourn?e vers l’avenir, Songue envisage des progr?s, mais aussi des d?fis : renforcer l’?tat de droit, mettre fin ? l’impunit? et prot?ger les libert?s civiques. ? La paix et la justice doivent progresser ensemble ?, a-t-elle d?clar?. Alors que la R?union mondiale des dirigeants sur les femmes se tient en Chine, son message a une port?e bien au-del? de la RDC. ? Le monde a besoin de cette force f?minine pour construire la paix ?, a-t-elle d?clar?. ? Votre lumi?re finit toujours par percer les t?n?bres de la guerre ?, a-t-elle ajout?, faisant r?f?rence ? ses s?urs dans les r?gions en proie ? des conflits. Songue a exprim? l’espoir que chaque fille d’Afrique puisse grandir dans un monde o? le genre ne constitue pas un obstacle. ? Je r?ve d’une Afrique o? ?tre une femme est une force, pas un risque. Qu’une fille n?e demain ? Kinshasa ou ? Yaound? ait la m?me ?ducation, la m?me libert? et les m?mes opportunit?s que n’importe quel gar?on. ? Fin? Comment rester insensible ? la douleur d’une adolescente agress?e par un groupe arm? ou d’une m?re rejet?e apr?s un viol ? ?, a-t-elle demand?. ? Ce qui me motive, c’est de les voir gu?rir et redevenir des leaders. Leurs victoires sont ma plus grande joie. ? Tourn?e

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Dr Sylvie Mbarga: ?les efforts combin?s des pays cr?ent un environnement favorable ? l??mergence d?un march? num?rique solide??

Selon l?experte en ?conomie num?rique, l?Afrique centrale a tout pour se mettre r?solument au diapason de l?e-commerce. ? Pour commencer, quel est l??tat actuel du e-commerce en Afrique centrale ? Le e-commerce en Afrique centrale progresse, mais il reste encore embryonnaire compar? ? d?autres r?gions d?Afrique. Dans la zone CEMAC ? Cameroun, Gabon, Guin?e ?quatoriale, R?publique Centrafricaine, Tchad et Congo ? le taux de p?n?tration d?Internet varie entre 20 % et 40 %, et la population qui fait confiance aux paiements en ligne est encore minoritaire. Le march? est fortement concentr? dans les grandes villes comme Douala, Yaound? ou Libreville, o? l?acc?s ? Internet mobile est plus r?gulier et les services financiers num?riques sont plus d?velopp?s. Le e-commerce y prend diff?rentes formes : certains op?rateurs ciblent le B2C, d?autres le B2B, notamment pour l?import-export de biens manufactur?s et de produits agricoles. Cette croissance est encourageante, mais elle masque encore des disparit?s importantes entre zones urbaines et rurales. Les projections indiquent que le march? pourrait tripler d?ici 2030 si les infrastructures et la r?gulation s?am?liorent, ce qui ferait de la CEMAC un hub r?gional encore sous-exploit?. Douala semble ?tre un point n?vralgique. Pouvez-vous nous d?tailler les initiatives qui y sont mises en place ? Douala est effectivement le moteur ?conomique et num?rique du Cameroun, avec son port et son a?roport international qui facilitent l?import-export et le e-commerce transfrontalier. Plusieurs start-ups locales, en partenariat avec des investisseurs internationaux, d?veloppent des plateformes de vente de produits alimentaires, v?tements, ?lectroniques et biens de consommation courante. L?innovation logistique est ?galement au c?ur de ces initiatives : des entrep?ts automatis?s commencent ? appara?tre, et des solutions de livraison ?last mile? par moto ou mini-camionnettes permettent de desservir des quartiers jusque-l? isol?s. La ville exp?rimente aussi des syst?mes de paiement mobile int?gr?s, souvent en partenariat avec des banques locales et des fintechs, pour s?curiser et acc?l?rer les transactions. Ces solutions permettent non seulement de traiter des paiements en ligne classiques, mais aussi de g?rer des micro-transactions et des abonnements r?guliers, adapt?s ? la r?alit? ?conomique des consommateurs urbains. Douala b?n?ficie ?galement d?un ?cosyst?me dynamique d?incubateurs et de hubs technologiques, comme Douala Tech Hub et Silicon Mountain East, qui offrent mentorat, formation et acc?s ? des financements pour les jeunes entrepreneurs du num?rique. Ces initiatives ont un impact direct sur l??conomie locale : elles cr?ent des emplois, modernisent la cha?ne logistique et favorisent l??mergence d?un march? de consommation num?rique. De plus, elles servent de mod?le pour d?autres villes de la CEMAC, qui observent de pr?s les succ?s de Douala pour adapter leurs propres strat?gies. Enfin, les autorit?s locales ont commenc? ? faciliter l?installation de data centers et ? moderniser les infrastructures ?lectriques et Internet dans les zones industrielles, ce qui renforce encore le r?le de Douala comme hub num?rique r?gional. Quels sont les principaux obstacles au d?veloppement du commerce ?lectronique dans la r?gion ? Les obstacles sont multiples et souvent interd?pendants. Le premier est l?infrastructure num?rique : malgr? les progr?s, la couverture Internet haut d?bit reste irr?guli?re, surtout dans les zones rurales et semi-urbaines. Le co?t de l?acc?s ? Internet est encore prohibitif pour une grande partie de la population. Le deuxi?me obstacle est logistique : les routes en mauvais ?tat, le manque d?adresses standardis?es et l?inefficacit? des services de livraison compliquent la distribution des marchandises. Ensuite, la r?gulation et la fiscalit? sont h?t?rog?nes au sein de la CEMAC, ce qui complique le commerce transfrontalier. Certains pays imposent des taxes ?lev?es sur les ventes en ligne ou sur les produits import?s, rendant les plateformes moins comp?titives. Enfin, le facteur humain est crucial : beaucoup de consommateurs restent m?fiants vis-?-vis des paiements en ligne, et les comp?tences num?riques des commer?ants et clients sont limit?es. Ces obstacles doivent ?tre surmont?s simultan?ment pour que le e-commerce devienne r?ellement inclusif et durable dans la sous-r?gion. Face ? ces d?fis, quels leviers sont actuellement explor?s par les acteurs locaux et les autorit?s ? Plusieurs leviers sont activement explor?s. Les autorit?s publiques travaillent ? renforcer l?infrastructure Internet et mobile, notamment ? Douala et ? Libreville, pour r?duire la fracture num?rique. La CEMAC envisage un cadre harmonis? pour simplifier la fiscalit?, uniformiser la TVA et la douane, et faciliter les transactions transfrontali?res. Les start-ups locales d?veloppent des solutions logistiques adapt?es : centres de distribution r?gionaux, partenariats avec des transporteurs locaux, suivi des livraisons en temps r?el et paiement ? la livraison lorsque n?cessaire. Il y a aussi des initiatives de formation des jeunes entrepreneurs et commer?ants pour d?velopper leurs comp?tences num?riques et am?liorer la qualit? du service client. Enfin, certains programmes pilotes visent ? sensibiliser la population ? l?usage du e-commerce et ? renforcer la confiance des consommateurs via des plateformes s?curis?es et transparentes. Ces efforts combin?s cr?ent un environnement favorable ? l??mergence d?un march? num?rique solide. Peut-on citer des exemples concrets d?initiatives r?ussies dans la sous-r?gion ? Absolument. ? Douala, certaines plateformes alimentaires ont mis en place des entrep?ts connect?s ? une application mobile permettant de suivre les commandes et de g?rer les stocks en temps r?el, r?duisant les ruptures de produits et am?liorant la satisfaction client. Au Gabon, des start-ups d?veloppent des services e-commerce adapt?s aux zones rurales, utilisant SMS ou USSD pour passer des commandes, afin de pallier le faible acc?s Internet. Au Cameroun et au Congo, des accords bilat?raux facilitent d?sormais la circulation des marchandises entre les deux pays, avec des proc?dures douani?res simplifi?es pour le e-commerce. En R?publique centrafricaine et au Tchad, des initiatives de commerce ?lectronique B2B permettent aux commer?ants de s?approvisionner plus facilement en produits import?s. Ces projets illustrent comment l?innovation et l?adaptation locale peuvent surmonter des d?fis majeurs et stimuler l??conomie num?rique. Quel r?le joue la confiance des consommateurs dans cette ?quation ? La confiance est essentielle. Un consommateur doit ?tre s?r que son paiement est s?curis?, que la commande arrivera dans les d?lais et que le service apr?s-vente est fiable. Dans la CEMAC, beaucoup h?sitent encore ? utiliser les cartes bancaires en ligne ou les portefeuilles mobiles, surtout dans les zones rurales. Les plateformes investissent

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