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Des mains qui cr?ent, des voix qui s’?l?vent : L?ARREF et le CMPJ s?unissent contre les VBG ? Yaound?

Yaound? Cameroun, 6 mars 2026. Des femmes et jeunes filles d?ici et d?ailleurs en Afrique Centrale, se sont rassembl?es au quartier Obili, pour une journ?e de dialogue et d’action contre les violences bas?es sur le genre(VBG), en pr?lude ? la comm?moration de la 41e ?dition de la Journ?e Internationale de la Femme (JIF 2026). Les acteurs principaux de cette initiative sont : l?Association pour la Recherche et l’?ducation sur les Femmes (ARREF), et le Centre Multisectoriel de Promotion des Jeunes (CMPJ) D?partemental du Mfoundi, en collaboration avec les Associations ? Women Empowerment in Africa ?, et l?AHBEMC.? Les femmes et les filles ont des droits. Et nous faisons face de plus en plus, ? des cas de f?minicides. Ce qui est de plus en plus choquant. Madame la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille( MINPROFF), Marie Th?r?se ABENA ONDOA epse OBAMA, est sortie ?galement au cr?neau afin de d?noncer ces crimes. Et au niveau du Minist?re de la Jeunesse et de l’?ducation Physique, le Ministre a aussi fait appel pour davantage de sensibilisation tant des femmes que d’hommes. Nous allons continuer d’intensifier avec la sensibilisation, afin de permettre ? la femme d’?tre autonome, car le fait pour la femme de ne pas travailler, la rend davantage vuln?rable et ? la merci de l’homme dominant ?, A d?clar? Madame AYOB n?e BABITH Brigitte, Chef CMPJ D?partemental du Mfoundi, ? l?issue de cette journ?e. En effet, environs 39% des femmes camerounaises ont subi une forme de VBG au cours de leur vie. En 2024, 69 cas de f?minicide, ont ?t? recens?s, selon les donn?es officielles du minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille(MINPROFF).Le ph?nom?ne des feminicides n?est pas une anecdotique : au Cameroun, des regroupements civils et m?dias ont recens? des dizaines de femmes tu?es par leur partenaire ou un proche au cours des derni?res ann?es.? La 41e ?dition de la journ?e internationale de la femme, se c?l?bre au sein de l’ARREF, par cette table ronde, et des ateliers de formation sur les activit?s g?n?ratrices de revenus, en occurrence la fabrication du lave main et du lave-vaisselle. Au terme de cette journ?e, les participantes ont retenu les origines des violences bas?es sur le genre (VBG), les obstacles ? la paix entre les deux genres, et le cadre juridique. Nous allons formuler des recommandations adress?es ? l’?tat visant all?ger l?autonomisation des femmes. ?, explique la Pr?sidente de l?ARREF, Dr FIOKO Marthe. ? l??chelle mondiale, pr?s de 1 femme sur 3 a d?j? subi une violence physique ou sexuelle au cours de sa vie, et environ 51 100 femmes et filles ont ?t? tu?es en 2023 par leur partenaire ou un membre de leur famille selon les donn?es des Nations Unies.(UNFPA Cameroon). Les actions men?es par l?ARREF en disent plus.? J’ai d?couvert ARREF grace aux activit?s organis?es par l’Association des m?res c?libataires, car ayant b?n?fici? des dons qu’elle distribue aux r?fugi?s et femmes m?res?etc. Je suis tr?s contente pour la formation d’aujourd’hui, qui va me permettre d’?tre autonome et d?sormais en connaissant mes droits, je saurai comment r?agir juridiquement face aux abus et violences. Je suis victime de ces abus dans mon travail de m?nag?re, et je pourrais aussi ?tre autonome ? mon propre compte. ?, T?moigne NELE ALIAH Od?line, jeune femme c?libataire de Nationalit? Centrafricaine, refugi?e et r?sidente au Cameroun. De plus, des enqu?tes sociologiques montrent que pr?s de la moiti? des Camerounais consid?rent la violence contre les femmes et les filles comme fr?quente dans leurs communaut?s, et qu?une part importante d?entre eux justifient parfois l?usage de la force contre son/sa partenaire. Ce contexte souligne la n?cessit? d?un dialogue public, d?un acc?s ? l?information juridique et d?actions socio-?conomiques concr?tes pour prot?ger les droits des femmes et des filles. Cette 41e ?dition de la journ?e internationale des droits des femmes, plac?e sous le th?me : Pour toutes les femmes, Droits, Justice et Action repr?sente une occasion id?ale pour ?changer au cours de ce fl?au et proposer des solutions concr?tes visant ? r?duire les cas de violences faites aux femmes. Ces chiffres, pr?sent?s lors de la table ronde, soulignent l’urgence d’agir. Les lois existent, mais l’acc?s ? la justice reste un d?fi.Dans un atelier pratique, des femmes ont appris ? fabriquer des lave-mains et du d?tergent pour vaisselle.? Ces formations et tables rondes m’ont davantage ?quip?es. Et d?sormais je serai autonome en mettant en pratique tout ce que j’ai appris ?, r?agi une autre participante ? ces ateliers de formation, Mme ASTADIKO Halima, avec un air rempli de satisfaction et reconnaissance. Les participantes ont demand? plus de protection, de justice et d’action aux autorit?s. Un rapport contenant ces recommandations sera adress? aux autorit?s et partenaires.Obili, carrefour de l’espoir. Ensemble, pour un avenir sans violence, au c?ur de l?Afrique Centrale.

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Dialogue intercommunautaire au Cameroun : carnet de terrain au c?ur des voix qui se r?pondent

Dans un pays souvent d?crit comme une ? Afrique en miniature ?, le dialogue intercommunautaire ressemble parfois ? une grande palabre sous l?arbre ? palabres? sauf que l?arbre est plant? au croisement de la g?ographie, de l?histoire et de la politique Le jour se l?ve sur une cour de chefferie dans la r?gion du Centre. Ici, la ros?e s?accroche aux feuilles et aux toits de t?le des cases. Des bancs grincent tandis que des hommes et femmes arrivent par petits groupes, certains portants paniers de nourriture, d?autres documents symboliques. Les salutations se font par poign?e de main ou inclinaison de t?te. L?air est charg? d?odeurs de terre humide, de fum?e de cuisine et de caf? chaud. Un ancien murmure?: ??Parler, c?est d?j? ?viter la dispute??. Une femme ajoute : ??Si on ne discute pas, m?me les ch?vres voteront??. Un sociologue note?: ??Chaque geste et silence est porteur de sens??. Ici, le dialogue intercommunautaire ne se limite pas ? des mots?: il se lit dans les gestes, les regards et les silences, et chaque parole contribue ? l??quilibre social fragile. ? l?ombre d?un grand fromager, les voix se superposent, h?sitantes ou assur?es. Un chef trace une ligne dans la poussi?re?: ??Nos anc?tres avaient trouv? des accords simples??. Un jeune prend des notes?: ??La m?diation ici se vit, se respire??. Les r?cits ?voquent pluies difficiles, repas partag?s et tensions apais?es par les anciens. ??Le dialogue commence avec un th? et une oreille attentive??, commente un religieux. Les gestes, regards et silences r?v?lent confiance ou m?fiance, et chaque mot p?se dans l??quilibre social, d?montrant l?art subtil de la m?diation traditionnelle, o? l??coute prime sur la parole. Dans une salle communale orn?e de cartes et photographies ? Bonaberi (Douala), les participants ? une r?union intercommunautaire ?voquent des ?v?nements historiques qui influencent encore les relations actuelles. Le nom d?Achille Mbembe revient?: ??Comprendre le pass? ?claire le pr?sent??. T?moignages m?lant douleurs et solidarit?. Un chef ajoute : ??On ne construit pas l?avenir sans regarder derri?re soi??. Un sociologue pr?cise : ??La m?moire collective guide les n?gociations et pr?vient les conflits??. Les anecdotes illustrent alliances anciennes et compromis locaux, donnant aux ?changes densit? et apprentissage collectif, tout en ?clairant les r?gles tacites du vivre-ensemble. Dans un bureau administratif ? Yaound?, un responsable re?oit plusieurs d?l?gations avec dossiers et inqui?tudes?: conflits fonciers, acc?s ? l?eau, partage des routes. ??Mon r?le est d??couter avant d?agir??, explique-t-il. Les appels ? l?unit? nationale, rappel?s par les discours politiques se concr?tisent ici. Entre deux r?unions?: ??Parfois, il faut savoir ?couter longtemps??. Silences, regards et gestes r?v?lent tensions et confiance. Une sociologue observe?: ??La l?gitimit? d?pend autant de la parole que du contexte historique??. Dans ce microcosme, la politique se vit dans le quotidien, entre anecdotes, gestes et improvisations. Dans la fra?cheur d?une mosqu?e ou d?une ?glise, les fid?les se rassemblent apr?s la pri?re pour discuter. ??La paix commence par la fa?on dont on parle de l?autre??, rappelle un pasteur. Un imam ajoute : ??La foi nous donne un langage commun pour r?soudre nos diff?rends??. Les discussions m?lent conseils spirituels et arbitrage concret, comme la m?diation familiale ou la gestion des tensions fonci?res. Les gestes et regards renforcent la parole. ??M?me un sourire ou le partage d?eau a un sens immense??, note un chef traditionnel. La m?diation s?inscrit ainsi durablement dans la vie quotidienne et devient un pilier du vivre-ensemble. Dans une rue anim?e de Douala, klaxons, appels des vendeurs et grondement des motos forment un fond sonore constant. Dans un taxi partag?, passagers de quartiers diff?rents discutent actualit? et d?battent avant de rire ensemble. ??Ici, chacun apprend ? composer avec l?autre??, observe une sociologue. March?s et trottoirs deviennent lieux d?apprentissage, forgeant liens informels et r?gles implicites. ??Le dialogue urbain est spontan?, il forge une tol?rance qu?aucun bureau ne peut imposer??, ajoute un jeune chef de quartier, rappelant que la ville devient un laboratoire vivant du vivre-ensemble. Au march?, une plaisanterie entre deux commer?ants de communaut?s diff?rentes provoque un rire collectif. ??L?humour est notre langue commune??, dit une commer?ante. L??change d?tend, d?samorce tensions et renforce liens humains. Un pasteur ajoute?: ??La l?g?ret? pr?serve l??quilibre social??. Rires m?l?s ? gestes et mimiques cr?ent complicit?. Ces instants montrent que la convivialit? n?est pas accessoire, mais essentielle, o? la l?g?ret? devient un outil de m?diation silencieux mais puissant. Lors d?une r?union de m?diation ? Garoua, certains participants expriment impatience face ? la lenteur des solutions. ??Il nous faut des moyens concrets pour appliquer les accords??, souligne un chef traditionnel. Un jeune insiste : ??Ma g?n?ration doit ?tre impliqu?e pour que cela dure??. ?changes r?v?lant m?lange d?espoir, prudence et vigilance. Une sociologue note?: ??Chaque mot peut influencer la confiance??. Silences, gestes et regards sont des indicateurs que les d?cisions doivent ?tre prises avec soin, pour pr?server ?quilibre et cr?dibilit? des processus. ? la tomb?e de la nuit, lampes s?allument et discussions se poursuivent autour des repas et du feu. Les histoires circulent, d?cisions comment?es, perspectives ?voqu?es. ??Le dialogue ne s?arr?te jamais, il se poursuit dans chaque geste quotidien??, note un chef traditionnel. Entre gravit? et chaleur humaine, il se construit mot apr?s mot, rencontre apr?s rencontre. Les communaut?s inventent rituels, gestes symboliques et paroles partag?es pour maintenir coh?sion et pr?parer g?n?rations futures ? poursuivre la conversation, fragile mais indispensable ? l??quilibre social. Et parfois, quand m?me, quelqu?un murmure : ??Si tout le monde mettait autant d?enthousiasme ? discuter qu?? klaxonner dans la rue, on serait en paix tous les jours??. Bobo Ousmanou Mandants communautaires : entre voix du peuple et ?chos d?int?r?ts Ils jurent qu?ils portent la voix de leurs cong?n?res, mais sur le terrain, certains citoyens se demandent encore jusqu?o? cette voix voyage r?ellement. Entre plaidoyers sinc?res et promesses en suspens, la cr?dibilit? se joue d?sormais ? d?couvert. ? Mfou, dans un quartier populaire balay? par la poussi?re et les d?bats sans fin, Aloys Messi est une figure connue. On l?appelle pour transmettre une dol?ance, arbitrer un conflit de voisinage ou repr?senter le bloc lors d?une r?union avec la mairie. ? Je suis le trait

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Transhumance au Nord-Cameroun: Commerce, tensions et survie partag?e

Une ?tude men?e par l?Universit? de Maroua et Action contre la Faim avec l?appui de l?AFD r?v?le que les relations entre ?leveurs transhumants et populations s?dentaires sont ? la fois un moteur ?conomique et une source majeure de conflits. Entre compl?mentarit? marchande et comp?tition pour les ressources, l??quilibre reste fragile. Au Sahel camerounais, la cohabitation entre transhumants et s?dentaires n?est ni une guerre permanente ni une harmonie idyllique. C?est un syst?me complexe d??changes, de d?pendances et de tensions. Dans sa publication QDD n?100 (f?vrier 2026), l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD), en partenariat avec l?Universit? de Maroua et Action contre la Faim, dresse un constat nuanc? ? partir d?une enqu?te men?e aupr?s de 124 m?nages dans trois villages du Nord-Cameroun : 60 ?leveurs transhumants et 64 cultivateurs et agro?leveurs s?dentaires. Une ?conomie d?interd?pendanceLes r?sultats sont clairs : l??conomie locale repose sur une compl?mentarit? structurelle. Les transhumants vivent principalement de la vente de viande, de lait et de sous-produits (peaux, fumier), ainsi que de services pastoraux (garde d?animaux, croisement de races, interm?diation sur les march?s ? b?tail). Les s?dentaires, eux, commercialisent c?r?ales, r?sidus agricoles et parfois du lait, tout en d?veloppant progressivement leur propre ?levage. Le lait, longtemps autoconsomm?, devient un produit fortement mon?tis?. La viande progresse sur les march?s. Les r?sidus de r?colte acqui?rent une valeur marchande croissante. Les contrats de fumure et de p?turage se multiplient. Mais cette mon?tisation transforme les relations. L?entraide traditionnelle diminue au profit d??changes contractuels. L?acc?s ? l?eau, aux p?turages ou aux march?s devient payant, structur?, parfois discriminant. Des co?ts qui alimentent les tensionsL??tude identifie deux grandes sources de litiges : l?acc?s aux ressources (eau, p?turages) et l?acc?s aux services (march?s ? b?tail, infrastructures v?t?rinaires). Entre 80 % et 92 % des r?pondants d?signent l?eau comme principal facteur de conflit. Sa rar?faction et la privatisation progressive de certains points d?abreuvement alourdissent les charges, notamment pour les pasteurs mobiles. Les transhumants supportent en moyenne plus de 100 000 F CFA de co?ts par saison, soit pr?s d?un cinqui?me de leur revenu pastoral annuel. Leurs pertes d?passent 120 000 F CFA par m?nage, contre 92 000 F CFA pour les s?dentaires. Autre point sensible : les d?g?ts aux cultures. Pour 53 % ? 90 % des s?dentaires, le pi?tinement des champs constitue la forme la plus visible des litiges. En retour, 80 % des transhumants d?noncent des accusations injustifi?es et une stigmatisation syst?matique. La sant? animale accentue les in?galit?s : les pasteurs mobiles paient deux ? trois fois plus en soins v?t?rinaires, notamment parce qu?ils traversent davantage de zones ? risque et n?ont pas toujours acc?s aux subventions locales. Une gouvernance sous tensionLa d?fiance envers les autorit?s locales est marqu?e. Dans certains villages, pr?s de 90 % des s?dentaires jugent l?administration inefficace ; ailleurs, 88 % des transhumants d?noncent son favoritisme. Pourtant, les m?canismes coutumiers de m?diation restent largement pl?biscit?s, jug?s efficaces ? 70 %. N?gociation, indemnisation concert?e, r?paration symbolique : ces outils traditionnels limitent l?escalade. L??tude souligne que la croissance d?mographique et l?augmentation des troupeaux intensifient la pression sur les ressources. Sans cadre clair, la comp?tition ?conomique peut basculer vers la violence. Les chercheurs recommandent d?agir d?abord sur les leviers ?conomiques : s?curiser les points d?eau, baliser et prot?ger les couloirs de transhumance, moderniser les march?s ? b?tail et r?guler les co?ts d?acc?s aux infrastructures. Ils plaident ?galement pour une meilleure int?gration du pastoralisme dans les politiques publiques : reconnaissance ?conomique de ses apports (fumure, emploi, commerce), soutien ? la transformation des produits d??levage, encadrement juridique des contrats. Enfin, la cl? r?side dans une gouvernance inclusive : comit?s mixtes de gestion de l?eau et des p?turages, participation des transhumants aux instances locales, harmonisation des r?gles d?acc?s aux soins v?t?rinaires. Car au Nord-Cameroun, transhumants et s?dentaires ne sont pas condamn?s ? s?opposer. Leur ?conomie est d?j? profond?ment imbriqu?e.Reste ? savoir si les politiques publiques sauront transformer cette interd?pendance fragile en v?ritable moteur de d?veloppement partag?. Tom.

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CAMEROUN/FRANCE: Femmes et Interculturalit? ? l’UPAC

L’Institut Universitaire Protestante d’Afrique Centrale (UPAC) ? Yaound?, Cameroun, accueille une conf?rence internationale de haut niveau, en recevant l’Institut Protestante de Th?ologie(IPT), sous le Partenariat de la CEVAA(Communaut? d’?glises en Mission), du 17 au 20 f?vrier 2026. Le th?me de cette rencontre est « Femmes et Interculturalit? : Perspectives Africaines et Europ?ennes ». La c?r?monie d’ouverture s’est tenue ce 17 f?vrier 2026, en pr?sence d’une ?quipe de quatre venue de la France, plus particuli?rement de l’IPT, et constitu?e entre autres de la Doyenne de cette Institution de Th?ologie, Dr Anna VAN DEN KERCHOVE. » Au nom de l’IPT avec ses deuxsites(Montpelier et Paris), de mes coll?gues ici pr?sents, nous remercions toute l’?quipe de l’Institut Protestante Universitaire pour cet accueil, ainsi qu’? Mme Brigitte DJESSOU, Coordonnatrice du projet, merci! Et pour toute l’organisation qu’un tel s?minaire implique. Et une mention sp?ciale pour Mme DJESSOU, car si je ne r?pondais pas rapidement aux e-mails, elle me relan?ait, ce qui a permis ? ce s?minaire de se tenir dans les d?lais raisonnable. Je remercie ?galement la CEVAA sans laquelle ce s?minaire aurait eu du mal ? se tenir avec les moyens que nous avons autant ici qu’? Paris. Nous sommes tr?s contents de collaborer autour de ce th?me : Femme interculturalit?: Perspectives Africaines et Europ?ennes. »,A-t-elle d?clar?, lors de sa prise de parole ? l’ouverture de ces quatre jours d’intense activit?s autour de la femme et interculturalit?. Ainsi, cette conf?rence vise ? explorer les dynamiques interculturelles entre les femmes africaines et europ?ennes. Et ? promouvoir la compr?hension mutuelle, telque le dialogue entre les cultures. C’est ce que r?affirme une fois de plus, Pr. Brigitte DJESSOU, Coordonnatrice de ce magnifique projet.  » _En effet, en vue d?approfondir la dimension interculturelle de leurs formations, les ?tudiants et les Enseignants des Facult?s de Th?ologie Protestante ? l?Universit? Protestante d?Afrique Centrale (UPAC), et ? l?Institut Protestant de Th?ologie (sites de Paris et Montpellier) proposent de r?fl?chir aux r?les que les femmes jouent dans les pratiques et les r?flexions interculturelles dans l??glise et dans la Th?ologie, dans des contextes diff?rents. Dans ce but, l?UPAC et l?IPT organisent un s?minaire de formation sur la th?matique ? Femmes et interculturalit? : perspectives africaines et europ?ennes ? dont la premi?re phase se d?roule ici ? l?UPAC du 17 au 20 F?vrier 2026 et la deuxi?me phase du 14 au 21 Novembre 2026 ? l?IPT Paris. Dans ces activit?s, Ce s?minaire r?pond aux pr?occupations de la Cevaa, et s?inscrit dans la continuit? de la rencontre des Facult?s des pays d?Afrique et de Polyn?sie, membres de la Cevaa qui a eu lieu au Lazaret ? S?te (France), du 11 au 15 Septembre 2023″. Pendant la pause du deuxi?me jour, une participante camerounaise n’a pas manqu? de nous partager une histoire ?mouvante : « Lors d’un voyage en Europe, j’ai ?t? surprise par une question simple : ‘Comment faites-vous pour cuisiner le ndol? sans ?pinards ? J’ai r?pondu : ‘C’est comme demander comment respirer sans oxyg?ne !’ Le ndol?, c’est notre identit? culinaire ! » Le s?minaire a deux buts principaux :-Identifier les ressources propos?es par les diff?rentes disciplines (biblique, historique, syst?matique, pratique) pour penser l?interculturalit?.-Identifier et comparer les d?fis auxquels les femmes font face dans leur formation th?ologique dans des contextes culturels diff?rents, et proposer une d?marche interculturelle pour faire face ? ces d?fis. Un programme plut?t riche et intense pour les quatre jours Les intervenants du s?minaire sont des Enseignants de l?UPAC et l?IPT Paris et Montpellier. Il s?agit : Pour l’UPAC de laTr?s R?v?rende Professeure DJESSOU Brigitte, Th?ologienne et Sp?cialiste du Nouveau Testament et Disciplines Assimil?es, Enseignante ? la Facult? de Th?ologie Protestante et des Sciences Religieuses (FTPSR) de l?UPAC ;puis, du Professeur Marcel NGIRINSHUTI, Th?ologien et sp?cialiste de l??coth?ologie, Enseignant ? la facult? de Th?ologie Protestante et des Sciences Religieuses (FTPSR) de l?UPAC ;et du Docteure Jeanne AGNILA, Journaliste et sp?cialiste de la Communication pour la Paix, Enseignante ? la Facult? des Sciences Sociales et des Relations Internationales (FSSRI) de l?UPAC. Pour l’Institut Protestant de Th?ologie (IPT) Paris et Montpellier qui ont intervenu ? la premi?re phase:-Docteure Anna VAN DEN KERCHOVE (Histoire Ancienne, IPT Paris): ? Femmes et interculturalit? dans le monde antique ?. -Docteur Rodrigo FRANKLIN DE SOUSA (Ancien Testament, IPT Montpellier): ? Penser l?ex?g?se biblique aujourd?hui: enjeux herm?neutiques, transformations acad?miques et d?fis interculturels ?-Docteur J?r?me BORD (IPT Montpellier): ? La place des femmes en philosophie: de Diotime ? Sophie Oluwole ?-Docteur Axel B?HLER (Ancien Testament, IPT Paris): ? Les mariages mixtes dans la Bible h?bra?que: entre acceptation et refus de l?interculturalit?? Cette ?quipe venue de France t?moigne d’une int?gration r?ussie sur la terre camerounaise.« Nous sommes bien arriv?s et la nuit ? ?t? douce, malgr? le bruit des grenouilles. Nous sommes contents d’?tre ici. », d?crivent t-ils, d?s la premi?re journ?e d’ouverture. De plus, l’UPAC fond?e en 1959, est une institution d’enseignement sup?rieur priv?e et confessionnelle qui forme des cadres comp?tents dans divers domaines, notamment la th?ologie, les sciences sociales, les technologies de l’information et les sciences de la sant?. Cette conf?rence est une opportunit? pour les participants de partager leurs exp?riences, leurs perspectives et leurs connaissances sur les questions de genre et d’interculturalit?. Les discussions s’articulent autour des d?fis et des opportunit?s li?s ? la promotion de l’?galit? des sexes et de la diversit? culturelle, selon l’histoire biblique de l’ancien au nouveau testament, sans oublier le contexte actuel. Le rendez-vous est pris pour le mois novembre 2026, o? l’?quipe camerounaise se rendra du c?t? de l’IPT en France, pour la suite du projet.

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?lections des D?l?gu?s du Personnel au Cameroun : le MINTSS sourit aux clics

Selon Gr?goire OWONA, transparence, ?galit? et tra?abilit? sont les trois muses du vote digital ayant guid? les ?lections des D?l?gu?s du Personnel (DP) cette ann?e au Cameroun. Institu?s par le Code du travail, les DP restent le lien pr?cieux entre employeurs et salari?s, et cette fois, le num?rique a donn? un souffle nouveau ? ce fil d?or. Gr?ce ? la plateforme Piges, chaque ?tape, de l?inscription des ?lecteurs ? la proclamation des r?sultats, a ?t? trac?e, suivie et certifi?e. Les clics ont remplac? les bulletins papier, mais la po?sie du scrutin est rest?e intacte.Depuis l?arr?t? minist?riel du 1er octobre 2025, les outils num?riques sont devenus des alli?s incontournables. Au cours d?un point de presse anim? le 28 janvier 2026, le MINTSS s?est f?licit? de leur adoption massive. ? en croire Gr?goire Owona, ces innovations ont permis de r?duire les d?lais, s?curiser les donn?es et garantir un d?roulement fluide des op?rations, dans un contexte o? la pr?cision est reine.Du c?t? des syndicats, quelques fr?missements persistent : acc?s in?gal ? la plateforme ou petites maladresses techniques. Mais le MINTSS est rest? confiant : la majorit? des entreprises ont respect? la loi, et celles en retard ont ?t? rappel?es ? l?ordre. Le message est clair : le train du progr?s num?rique ne s?arr?te pas, et chaque voix compte.? l?or?e du nouveau mandat des DP, pr?vu pour le 1er f?vrier 2026, la satisfaction du ministre plane comme une po?sie l?g?re sur des urnes digitales. Les clics ont chant?, les voix ont ?t? compt?es, et le MINTSS a souri : un satisfecit officiel pour un scrutin r?ussi. Jean -Ren? Meva’a Amougou

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Un d?part qui bouleverse

Ao?t 1997. J??tais arriv? ? Paris en provenance de Rome. ? cette ?poque, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » me semblait encore cr?dible parce qu?il critiquait les dictateurs africains qui ne se g?naient pas pour l?interdire dans leurs pays, parce qu?il donnait la parole aux opposants africains. Je dois l’avouer: l?hebdomadaire me fascinait, me faisait r?ver. C??tait un plaisir de lire les articles de Siradiou Diallo, Francis Kpatinde, Sennen Andriamirado, Jean-Paul Guetny, Jean-Pierre Ndiaye, Abdelaziz Dahmani, Assou Massou, Tshitenge Lubabu? Et que dire des ?ditoriaux de B?chir Ben Yamed? Un vrai d?lice. Je les d?vorais parce qu?ils ?taient bien ?crits et parce qu’ils ?taient toujours instructifs. Quand je le pouvais, j?y faisais para?tre des billets dont certains faillirent me cr?er des ennuis comme celui sur Mobutu en 1988 ou un autre o? j?appelais les peuples africains ? prendre leurs responsabilit?s comme en Roumanie apr?s la chute du mur de Berlin. J??tais au Tchad et les proches de Hiss?ne Habr? n?avaient pas du tout aim? mon papier sur le parti unique. Bref, « Jeune Afrique » ?tait pour moi comme une seconde bible.Par cons?quent, il e?t ?t? incompr?hensible que je ne profite pas de mon s?jour parisien pour visiter les locaux o? l’hebdomadaire ?tait con?u et fabriqu?. Vers 16h, j?appelai la r?ception de JA. Apr?s m’?tre pr?sent?, je demandai si je pouvais parler ? B?chir Ben Yamed. Quand on me le passa, il m’informa qu’il y avait la r?union hebdomadaire, le lendemain, pour critiquer le num?ro qui venait de sortir et que j??tais le bienvenu si je voulais y participer. Je r?pondis que ?a m’int?ressait et que je ferais tout pour ?tre pr?sent ? cette r?union. Le lendemain, je m??garai un peu avant d?arriver au 57 bis, rue d?Auteuil dans le 16?me arrondissement. Une gentille secr?taire me fit rencontrer le patron de « Jeune Afrique ». Inutile de dire que j??tais heureux et ?mu. Au moment o? nous nous appr?tions ? quitter son bureau, B?chir me r?v?la que Laurent Dona Fologo participerait aussi ? la r?union et qu?il ?tait probable qu’il succ?de ? Charles Donwahi, le pr?sident de l?Assembl?e nationale qui venait de tirer sa r?v?rence. Nous nous dirige?mes ensuite vers une salle. C?est l? que je vis Albert Bourgi. ? la fin de la r?union, je l?approchai pour ?changer avec lui. Car j?avais lu certains de ses articles sur Laurent Gbagbo et la C?te d?Ivoire. Il avait le verbe haut et les id?es claires. C?est au cours de cet entretien que je d?couvris qu?il enseignait le droit public ? l?universit? de Reims Champagne-Ardenne. Je fus imm?diatement conquis par cet esprit libre et brillant. Si cela ?tait possible, je serais rest? des heures ? ?couter Bourgi mais chacun de nous avait des choses ? faire. C’est donc la mort dans l??me que je pris cong? de lui et des locaux de « Jeune Afrique ». Albert ?tait un ami de longue date de Laurent Gbagbo. On comprendra donc sa peine quand l?ami fut bombard?, puis d?port? ? La Haye. « La CPI est influenc?e par les grandes puissances », d?clarera-t-il en f?vrier 2014 en r?ponse ? une question de Fran?ois Soudan, le dernier des Mohicans de la belle ?poque de « Jeune Afrique ». Cela n’emp?cha pas Albert de se battre, de remuer ciel et terre, pour la lib?ration de son ami. Et, Dieu ayant le dernier mot, Laurent fut acquitt?, le 15 janvier 2019. On peut imaginer la joie qui inonda le c?ur d?Albert Bourgi, ce jour-l?. Malheureusement, la maladie dont il souffrait ces derni?res ann?es ne permit pas aux deux amis de se revoir. Apprendre qu’il nous a pr?c?d?s dans l?autre monde me plonge dans une grande tristesse. Jean-Claude Dj?r?k?

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Centrafrique : lancement d’une op?ration militaire contre un groupe arm? dans le nord-est du pays

Le minist?re centrafricain de la D?fense nationale a annonc? lundi le lancement d’une op?ration militaire ayant permis de d?manteler un groupe arm? actif dans le nord-est de la R?publique centrafricaine (RCA). Selon le ministre de la D?fense, Claude Rameaux Bireau, cette op?ration intervient dans un contexte de d?gradation de la situation s?curitaire dans la pr?fecture de la Vakaga, o? des hommes arm?s venus du Soudan sont accus?s de commettre des exactions contre les populations civiles. « Cette op?ration fait suite au signalement r?cent d’attaques meurtri?res perp?tr?es pr?s de la ville de Birao, chef-lieu de la pr?fecture de la Vakaga. La menace a ?t? totalement ?limin?e ? l’issue de l’intervention des forces de d?fense », a indiqu? M. Bireau. Il a ajout? que les forces de d?fense et de s?curit? d?ploy?es sur le terrain maintiendront leur position afin de pr?venir d’?ventuelles contre-attaques et de garantir le retour durable de la paix dans la r?gion. Le ministre a soulign? que l’objectif de l’op?ration ?tait de neutraliser les capacit?s de nuisance des groupes arm?s op?rant dans la zone. Pour rappel, une attaque men?e dimanche dernier par des hommes arm?s pr?s de Birao a fait deux morts et deux bless?s, poussant plusieurs habitants ? se r?fugier dans la brousse, selon des sources locales.

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Congo : le chef de l’Etat rencontr? en avant la coop?ration multilat?rale et le panafricanisme

Le pr?sident de la R?publique du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a plaid? mardi, ? l’occasion de la c?r?monie d’?change de v?ux avec le corps diplomatique accr?dit? dans son pays, en faveur de la coop?ration multilat?rale, qu’il a qualifi? de levier essentiel pour r?pondre aux d?fis contemporains de plus en plus mondialis?s. « Les questions d’envergure mondiale, telles que le maintien de la paix, la lutte contre la faim et les changements climatiques, la pr?vention et la riposte aux crises sanitaires, la r?duction de la pauvret? ou encore le d?veloppement des infrastructures, ne peuvent ?tre r?solues en autarcie par un pays seul », a d?clar? le chef de l’Etat congolais. Consid?rant le multilat?ralisme comme une voie de sortie des crises et des tensions entre les nations, ? travers des espaces strat?giques de dialogue et de solidarit?, Denis Sassou-Nguesso regrette que l’ann?e 2025 ait ?t? marqu?e par des menaces r?currentes et des conflits persistants ? travers les continents, une situation qu’il a jug?e contraire aux valeurs port?es par la Charte des Nations Unies. Evoquant les rivalit?s enregistr?es et les alliances qui se font et se d?font sur la sc?ne internationale, il a augment? que ces ?volutions augurent d’un r?ajustement, voire d’une recomposition probable des ?quilibres mondiaux. Selon lui, cet environnement en pleine mutation nourrit le doute et les incertitudes quant ? l’avenir de l’humanit?, m?me si l’optimisme demeure pour l’av?nement d’un monde plus apais?, juste, ?quitable et solidaire. Par ailleurs, mettant en avant les atouts du continent africain, notamment sur les plans d?mographiques, des ressources naturelles, ainsi que du potentiel hydrographique et ?nerg?tique, le pr?sident congolais a invit? les Etats africains ? promouvoir le panafricanisme. « J’exhorte les Etats ? vivifier ce mouvement, appel? ? renforcer davantage la profondeur, le soutien et la valeur des liens d’amiti? et de coop?ration intra-africaine », at-il d?clar? devant le corps diplomatique. BRAZZAVILLE, 6 janvier (Xinhua)

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Route nationale n?1 : apr?s la gr?ve, le choc ?conomique qui ?touffe le Grand Nord

La circulation a repris, mais l??conomie du Grand Nord vacille. Apr?s la gr?ve des transporteurs et l?intervention muscl?e des forces de l?ordre, une onde de choc traverse villages, march?s et champs du Septentrion. La route rouverte, les plaies b?antes? Meiganga dans le Mb?r?, la Nationale n?1 d?roule son ruban d?asphalte sous un trafic redevenu dense. Pourtant, ? quelques m?tres, des camionneurs ?valuent les d?g?ts. ? On nous a somm?s de d?gager co?te que co?te ?, raconte Abdoulaye, chauffeur depuis quinze ans. ? Mon camion a ?t? endommag? lors du d?guerpissement. Il est immobilis?. Personne ne nous parle d?indemnisation ?. Dans les villages riverains, le ressentiment est palpable. ? Ngaound?r?, Hassana, chef de groupement r?sume en fufuld? : ? l??tat a gagn? la route, mais il a perdu le c?ur des populations ?. Pour beaucoup, l?intervention a r?tabli l?ordre sans r?parer les torts. March?s asphyxi?s, prix affol?s? Yaound? et Douala, les march?s de vivres tournent au ralenti. Les commer?antes d?noncent des circuits d?approvisionnement toujours gripp?s. ? La route est ouverte, mais le commerce ne respire pas ?, l?che Nad?ge, vendeuse d’ails. Retards, surco?ts de transport, peur d?un nouveau blocage : la cha?ne commerciale est fragilis?e. Les ?tals sont moins fournis, les prix plus volatils. ? Ce qui vient du Nord arrive tard et cher ?, explique un grossiste du march? Mokolo. La confiance, elle, s?effrite. Dans les champs, l?angoisse des producteursDans le Mayo-Tsanaga, le Diamar? et le Mayo-Kani, la crise frappe plus fort encore. Les produits agricoles destin?s aux grandes m?tropoles restent bloqu?s. ? Watir, Souzal Yakoubou, producteur de ma?s, ne d?col?re pas : ? Nous ne comprenons pas ? quoi jouent nos dirigeants. J?ai investi plusieurs millions dans le ma?s. Aujourd?hui, je ne peux pas ?couler ma production ?. Le choc est double : flamb?e des co?ts logistiques et effondrement des d?bouch?s r?gionaux. ? Nos clients nig?rians ne viennent plus. Les ?changes transfrontaliers sont en berne ?, poursuit-il. Dans les villages, les sacs s?entassent, les dettes aussi. Quand le transport co?te autant que la marchandiseLe chiffre fait l?effet d?une gifle : 7 000 francs CFA. C?est le prix d?un sac de ma?s au march? local. C?est aussi, d?sormais, le co?t exig? pour transporter? un seul sac. ? Nous sommes entre l?enclume et le marteau ?, r?sume Yakoubou. ? ? Douala et Yaound?, nos produits arrivent plus chers que ceux import?s du Br?sil ?. Pour le Dr. Samuel Habaga, ?conomiste agricole, ? la Nationale n?1 est une art?re vitale. La perturber, m?me bri?vement, a des effets multiplicateurs d?vastateurs ?. Il pointe ? l?absence de m?canismes de stabilisation des co?ts et de protection des producteurs locaux ?. Agriculture vant?e, producteurs abandonn?sDepuis des ann?es, les discours officiels vantent l?agriculture comme pilier de la souverainet? alimentaire. Sur le terrain, le sentiment est inverse. ? Il n?existe aucune politique protectionniste pour les petits producteurs ?, d?plore Yakoubou. Endett?s, engag?s par des cr?dits et des factures, beaucoup se sentent pi?g?s. Pour Mireille Djakba, analyste politique locale, ? cette crise r?v?le une gouvernance par ?-coups : on r?agit par la force, sans amortisseurs sociaux ?. Elle ajoute : ? les populations ont le sentiment de payer les cons?quences des batailles politiciennes qui les d?passent ?. Une route lib?r?e, un Nord sous surveillanceL??tat a r?tabli la circulation. Mais pas la confiance. ? On nous a montr? la force, pas la solution ?, l?che un transporteur de Guider. Camions endommag?s, march?s fragilis?s, producteurs ?trangl?s : la Nationale n?1 devient le symbole d?un d?s?quilibre plus profond. La question hante d?sormais villages et march?s : apr?s l?ordre impos?, quand viendront la r?paration, l?accompagnement, et surtout, la protection de ceux qui nourrissent le pays ? Tom.

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R?gionales 2025 : Un scrutin pour rebattre les cartes du pouvoir local

Deux conceptions de la d?centralisation s?opposent et dessinent deux trajectoires possibles pour l?avenir institutionnel du Cameroun. Entre ambitions locales et contr?le central, le pays vit un tournant d?cisif de sa gouvernance. Deux visions qui s?affrontent ? ce moment crucial du scrutin, le d?bat national se cristallise autour d?un dilemme : quelle d?centralisation pour demain ? Deux mod?les s?opposent frontalement. D?un c?t?, la version institutionnelle, port?e par l??tat : une d?centralisation progressive, encadr?e, o? le pouvoir central conserve la main sur l?essentiel des d?cisions. De l?autre, la vision revendiqu?e par les acteurs locaux, qui voient dans les r?gions l?opportunit? de b?tir de v?ritables centres de d?cision autonomes, capables d?orienter le d?veloppement territorial selon les besoins du terrain. Pour le politologue Dr Wald? Enoc, l?enjeu est historique : ? le r?sultat de ce scrutin d?terminera si le Cameroun s?oriente vers une v?ritable r?gionalisation ou vers une simple d?concentration administrative renforc?e ?. Les coulisses d?une bataille d?influence Loin du regard du grand public, les tractations s?intensifient. Rivalit?s anciennes et strat?gies territoriales : la campagne se joue autant dans les r?unions discr?tes que dans les discours officiels. Car les futurs ex?cutifs r?gionaux seront des espaces de pouvoir d?terminants : contr?le des projets publics, arbitrage des ressources, influence sur les priorit?s d?am?nagement et capacit? ? peser dans la relation avec le gouvernement central. Tous les acteurs le savent : ceux qui contr?leront les r?gions contr?leront une partie de l?avenir territorial du pays. Un moment charni?re pour la gouvernance nationale Depuis la Constitution de 1996, jamais une ?lection r?gionale n?a port? autant d?espoirs, ni autant d?incertitudes. Longtemps retard?e, parfois vid?e de sa substance, la d?centralisation revient aujourd?hui au centre du jeu politique. Dans les zones rurales comme dans les centres urbains, les attentes sont fortes. A Moundouvaya, un village de l?Extr?me-Nord, une jeune ?tudiante r?sume l??tat d?esprit g?n?ral 😕 on ne sait pas ce que les r?gions vont changer. Mais on esp?re que ?a va am?liorer notre vie. C?est tout ?.Ce scrutin appara?t ainsi comme un test de confiance nationale : confiance envers les nouvelles institutions, confiance envers la capacit? de l??tat ? partager le pouvoir, et confiance envers les ?lus locaux pour transformer le quotidien. Un vote d?cisif pour l?avenir territorial Entre espoir, scepticisme et bataille silencieuse pour le contr?le du territoire, les ?lections r?gionales de ce dimanche d?passent le simple cadre ?lectoral. Elles cristallisent un enjeu fondamental : la mani?re dont le Cameroun veut organiser son espace, son pouvoir et son d?veloppement. Une chose est s?re : la page qui s?ouvrira apr?s ce vote pourrait red?finir durablement la dynamique de gouvernance locale ou consacrer, une fois de plus, la primaut? du pouvoir central. Tom.

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