Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

ARTICLE DE BLOG

Banque mondiale-Cameroun: plus d?emplois, d?institutions inclusives? la Nouvelle donne

Les deux partenaires viennent d?adopter un nouveau cadre de partenariat financier ax? sur deux volets et pr?vus de 2025 ? 2029. Engag? dans la r?alisation de la Vision 2035, le Cameroun n?a pour seule ambition majeure que de devenir ?un pays ?mergent, d?mocratique et uni dans sa diversit??. Pour y parvenir, l??tat envisage une transformation ?conomique de grand impact sur sa population. En cela, le ?pays-continent? peut compter sur le Groupe de la Banque mondiale. Celle-ci vient d?annoncer l?adoption d?un nouveau cadre de partenariat financier (CPF) avec le Cameroun. Pr?vu de 2025 ? 2029, le CPF porte sur deux objectifs majeurs. Il s?agit des emplois plus nombreux et de meilleure qualit?, et des institutions de prestation de services plus efficaces et plus inclusives, tout en accordant une attention particuli?re aux enjeux du climat et de la fragilit?, pr?cise l?institution financi?re internationale. EmploisSelon Cheick F. Kant?, cela est li? non seulement aux efforts du Cameroun, mais ?galement ? sa place pr?pond?rante dans la r?gion de l?Afrique centrale. ?Nous reconnaissons le r?le de premier plan jou? par le Cameroun en tant que promoteur de la stabilit? et moteur ?conomique de la r?gion. L?un des axes principaux de notre collaboration est de cr?er des emplois plus nombreux et de meilleure qualit?, en particulier pour les jeunes, permettant ainsi d’am?liorer les conditions de vie de la population camerounaise dans son ensemble et de pr?server la coh?sion sociale?, explique le directeur des op?rations de la Banque mondiale pour le Cameroun. De mani?re pratique, le CPF doit am?liorer la connectivit? des principaux corridors de transport pour accro?tre la productivit? et am?liorer la prestation des services publics. Il y a ?galement la promotion de l??galit? des sexes et la r?silience climatique du Cameroun, question d?intensifier les efforts contre les causes de la fragilit?. Durant ces quelques ann?es, le Groupe de la Banque mondiale promet d?apporter plus de 2 milliards de dollars de financements sous forme de pr?t. Lesquels vont s?ajouter aux 4,2 milliards de dollars d’engagements en cours. Mais il faut une grande implication des priv?s, de l?avis de Dahlia Khalifa. Pour la directrice r?gionale de l?IFC pour l?Afrique de l?Ouest anglophone et centrale ?le secteur priv? est appel? ? jouer un r?le cl? dans l?expansion des solutions d??nergie renouvelable, l?am?lioration de la productivit? agricole, la r?duction du d?ficit d?infrastructures et l?augmentation des financements pour les micro, petites et moyennes entreprises au Cameroun, ajoute Aujourd?hui plus que jamais, IFC [Soci?t? financi?re internationale Ndlr] est d?termin?e ? aider le secteur priv? camerounais ? r?aliser pleinement son potentiel et ? tirer ainsi la croissance ?conomique du pays?. Joseph Julien Ondoua Owona

ARTICLE DE BLOG

Bac ESG 2024: au-del? de la ?mention peu honorable, avec d?nigrement du jury pr?sid? par l?opinion publique?

Une campagne de presse tr?s dure a ?t? men?e, peu avant la session du baccalaur?at de l?enseignement secondaire g?n?ral (BESG) de mai 2024 au Cameroun. Globalement, les attaques journalistiques se sont d?ploy?es pour jeter le doute sur la confidentialit? des ?preuves de litt?rature s?rie A4 et celle d?informatique s?ries C et D, quelques heures avant le d?but de l?examen ? travers le territoire national. Acc?l?r?s par les nouvelles technologies, la vitesse et le volume de cette information avaient d?j? pr?par? le terrain ? un bac ?mention peu honorable, avec d?nigrement du jury pr?sid? par l?opinion publique?. Ce qui revient, faut-il le rappeler, ? lui refuser d?embl?e toute dignit? intellectuelle! C?est pourtant cette m?me presse qui, au moment des r?sultats le 19 juillet 2024, s??tonne du mauvais cru du BESG session de cette ann?e. Taux de r?ussite: 27,55% seulement. Le chiffre ne donne pas du bonheur. Selon de nombreux analystes, statistiquement, il est l?un des plus faible (apr?s 24,25% en 1992; 13,39% en 1994; 13,78% en 1995; 26,96% en 1996 et 21,73% en 2002) enregistr?s au Cameroun. En tant qu?indicateur synth?tique des performances des candidats, ce taux de r?ussite convoque un autre d?bat: celui relatif aux m?thodes d??valuation pratiqu?es par les enseignants. Elles sont tenues pour scandaleuses lorsqu?elles sont trop exigeantes, mais elles sont tacitement reconnues lorsqu?elles semblent plus g?n?reuses. Cette ann?e, comme ? chaque fois, les situations sont bien croqu?es et font sourire. En vrac, les recal?s disent avoir ?t? constern?s par les mots mal?fiques des ?pouvantables sujets dont ils n’avaient qu’une id?e tr?s approximative. Parents et enseignants s?attardent sur les rat?s de la politique ?ducative, notamment sur la pr?carisation des seigneurs de la craie. Parmi tous, il y en a qui grommellent des impr?cations sur l?Office du baccalaur?at du Cameroun (OBC). L?on devine alors que ce dernier soit particuli?rement ulc?r? par les campagnes de d?nigrement qui s?attaquent ? ce qui rel?ve de sa comp?tence, et se montre ainsi tr?s hostile ? l??gard de ceux qui la discr?ditent soit pour se r?jouir des r?sultats obtenus, soit pour d?noncer un suppos? laxisme. Hier comme aujourd?hui, ce sont les m?mes marronniers. Le moins que l?on puisse dire, c?est que chaque session du bac au Cameroun, sans ?tre une machine ? angoisse, fait surtout le lit d?une actualit? difficile nourrie par des pol?miques p?dantesques. Et pourquoi? Premi?re r?ponse: pour beaucoup d??l?ves et de parents, le bac repr?sente la fin de l?histoire en termes d?efficacit? mat?rielle et de confort psychologique. C?est alors, comme on dit, l? o? on descend du train de la contrainte. Rester dans ledit train rend tr?s amer. On comprend, d?s lors, que la tentation soit grande de requalifier la situation de fa?on ? limiter sa part de responsabilit?. La voie la plus courante est d?imputer ses d?boires ? une ?adversit?? implacable, quasi cosmique: ?le monde est mal fait?, ?le monde est injuste?. La strat?gie est de transformer l??chec au bac en d?faite imm?rit?e, c?est-?-dire de l?imputer ? la malveillance d?un adversaire invent? pour la circonstance.Deuxi?me r?ponse: Le bac est d’abord un ?monstre administratif? par le co?t de son organisation. Centaines de milliers d??l?ves; millions de copies; ?preuves; corrections; risques de fuites? Il faut bien g?rer tout la cha?ne. Et puis, il faut s?assurer que le bac qu?obtient un candidat n’est pas de la fausse monnaie. Il doit correspondre effectivement au niveau du postulant. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

Savoir-faire artisanal : traits tr?s tunisiens ? Yaound?

Artisans dou?s dans le recyclage des peaux de poisson en chaussures, la conversion des fleurs en huiles parfum?es, l?ajustement du coton biologique ? la taille et ? la silhouette de toutes les femmes, ils continuent de marquer le Salon international de l?artisanat du Cameroun (Siarc) ? Yaound?. En prenant pour sujet les images phares de la 8e ?dition du Salon international de l?artisanat du Cameroun (Siarc) qui se d?roule jusqu?au 31 juillet 2024, comment ne pas voir l?impressionnante pr?sence tunisienne au Mus?e national de Yaound?? A bien regarder le programme, on saisit que la Tunisie est l?invit?e de marque du Siarc. D?o? cet enthousiasmant espace d?exposition anim? par des plusieurs artisans venus de Tunis. Ici, on ne doit surtout pas se priver de visiter tous les stands, tant ceux-ci rec?lent une inventivit? d?autant plus offerte ? la curiosit? que l?entr?e est gratuite. Bien pr?sents dans le vestimentaire, la maroquinerie et la parfumerie, les exposants tunisiens trouv?s sur place sont bien incapables de signifier autre chose qu?eux-m?mes. ?C?est-?-dire des artisans n?s pour r?aliser inventer des choses belles?, d?apr?s Fakhri Attia, jeune exposante tunisienne.Pour le Charg? d?affaires ? l?ambassade de Tunisie au Cameroun, Mohamed Amine Ameur, les artisans de son pays ne sont pas venus ? Yaound? pour p?rorer dans le vide. Plut?t de ?transmettre au public les traits tr?s fins du savoir-faire artisanal dont ils sont les d?positaires?. ?La Tunisie a cumul? une riche exp?rience dans les diff?rentes fili?res artisanales au fil des d?cennies. Le Cameroun, l?Afrique en miniature est un pays qui dispose un immense h?ritage culturel et civilisationnel. Les artisans tunisiens sont venus pour promouvoir notre artisanat, mais aussi pour partager avec les homologues Camerounais leurs exp?riences et savoir-faire dans le secteur aussi important?, explique Mohamed Amine Ameur. A ce titre la Tunisie a r?alis? des ?volutions en ce qui concerne la digitalisation de son artisanat?, rappelle le Charg? d?affaires ? l?ambassade de Tunisie au Cameroun. En outre les tunisiens sont l? pour ?d?couvrir la beaut? de l?artisanat camerounais?, poursuit-il.Dans la m?me veine, le ministre de Pme de l??conomie sociale et de l?artisanat fait savoir que ?la Tunisie a r?ussi son arrimage au num?rique qui est le fil conducteur de la huiti?me ?dition du Siarc?. Pour ce faire, il s?agit de ?s?enrichir de l?exp?rience tunisienne, mais ?galement ? travers les ateliers de s?informer sur tout ce qu?il y a comme avanc?e, et surtout de s?impr?gner des applications pratiques du num?rique dans le secteur de l?artisanat, la Tunisie nous sert de mod?le, il est ?vident que les projecteurs soient braqu?s sur ce pays?, pr?cise Achille Bassileken III. Olivier Mbessit? Ils ont dit? Le Siarc vu par quelques participants ?trangers Pare Ali Badra, Directeur de la promotion et du d?veloppement des villages artisanaux (Burkina-Faso) ?Nous allons profiter de l?exp?rience de la Tunisie en avance sur le num?rique? Nous sommes venus au Siarc avec une d?l?gation d?artisans pour exposer les produits du terroir, ? l?instar du pagne tiss? traditionnel, le chapeau, il y a ?galement les artisans de l?agroalimentaire, qui expose le beurre de karit?, le miel. Nous sommes l? tous pour partager notre exp?rience avec le Cameroun et d?autres artisans venus des autres pays. Notre objectif c?est le partage d?exp?rience, les relations d?affaires, montrer la cr?ativit? des artisans. Par rapport au th?me de la huiti?me ?dition, nous comptons profiter de l?exp?rience de la Tunisie pays d?honneur qui a une longueur dans l?usage du num?rique. Ils ont su s?approprier le num?rique dans la production artisanale, c?est une opportunit? pour nous de voir comment ils ont mut? vers le num?rique. Nous au Burkina Faso, le num?rique est utilis? pour des raisons de marketing de nos produits, mais la production n?est pas d?velopp?e. On est l? depuis le 20 juillet, les Camerounais sont accueillants, il y a beaucoup d?affluence dans les stands du Burkina Faso. Nous esp?rons que cet engouement va se poursuivre jusqu?? la fin du Salon international de l?artisanat du Cameroun (SIARC). Nous sommes tr?s contents de d?couvrir les saveurs du Cameroun. Agn?s Cadetk, promotrice de Mada-Afrika, groupe d?artisans du Nord et Est de Madagascar ?Je suis d??ue. Il n?y a pas d?affluence, il y a beaucoup ? am?liorer dans l?organisation? Je suis venue au Siarc parce que j?ai une tr?s belle exp?rience en 2014. C??tait ma premi?re fois de participer et j?ai ?t? touch?e par l?accueil, l?hospitalit? des Camerounais et des organisateurs. Ce sont ces beaux souvenirs qui m?ont motiv? de revenir ? cette huiti?me ?dition. Dans le groupe, il y a des tisserands de raphia, il y a ceux qui confectionnent les chapeaux de d?coration. Il y a des d?corations faites ? base des cornes des b?ufs. En termes de digitalisation, j?esp?re avoir des formations pour plus de lumi?re. Je viens de temps en temps au Cameroun. Pour cette ?dition je suis un peu d??ue, il n?y a pas de visiteurs, il n?y a pas d?affluence, il y a aussi beaucoup ? am?liorer dans l?organisation, l?on note un peu de d?sordre. Il n?y a pas eu suffisamment de publicit?, lorsque je circule en ville, mais au niveau des m?dias. On d?pense plus pour arriver au Cameroun, je paie le visa, le billet d?avion, l?exc?dent de bagages, les frais de d?douanement, l?h?tel, ce qui est le contraire aux Siarc organis?s auparavant. Je m?attendais ? avoir le stand gratuit ? mon arriv?e, on nous contraint tout payer. Fakhri Attia, exposant tunisien ?On est venu chercher les partenariats ? long terme? Je suis venu pr?senter au Cameroun les produits de beaut?, notamment les parfums. La journ?e de la Tunisie est une occasion de d?couvrir la culture Camerounaise, d?couvrir les artisans locaux. On est venu chercher les partenariats ? long terme, on va continuer ? multiplier de telles rencontres. La Tunisie va inviter ?galement le Cameroun pour d?couvrir le savoir-faire Tunisien. L?objectif est de renforcer la coop?ration Sud-Sud pour le d?veloppement de l?Afrique.

ARTICLE DE BLOG

Un dignitaire indigne

Boga Sivori, ancien militant du Front populaire ivoirien (FPI) et ex-journaliste ? ?Notre Voie?, quotidien pro-Gbagbo fond? le 25 mars 1998, est le tout nouveau chef central du d?partement de Gagnoa situ? au Centre-Ouest de la C?te d?Ivoire.Au cours de son intronisation, qui s?est d?roul?e le 25 juillet 2024 devant deux ministres de Ouattara (Anne Ouloto et Belmonde Dogo), Boga a affirm? que Gagnoa aime Dramane Ouattara et soutient ses actions. Boga, qui a ?crit en 2010 l?ouvrage ?Alassane Dramane Ouattara, le drame de la C?te d?Ivoire?, est donc d?accord avec les actes pos?s par Ouattara depuis 1993.Quels sont ces actes? Il s?agit, en plus de la construction des ponts et routes de pacotille, de sa tentative de s?emparer ill?galement du pouvoir apr?s la mort d?Houphou?t en 1993, du coup d??tat contre le pr?sident B?di? (24 d?cembre 1999), des tentatives de coup d??tat contre le g?n?ral Robert Gue? et Laurent Gbagbo (2000 et 2001), de l?attaque et de la division de la C?te d?Ivoire (18-19 septembre 2002), de l?embargo sur les m?dicaments, de la fermeture des banques, du bombardement de la r?sidence pr?sidentielle, du massacre des populations ? Du?kou?, Guitrozon, Nahibly, Adebem, de la d?portation de Laurent Gbagbo ? Korhogo puis ? La Haye (2010-2011), de l?impunit? dont b?n?ficient les d?tourneurs de fonds publics, de la drogue qui a envahi tout l?espace, du rattrapage ethnique, des march?s gr? ? gr? octroy?s exclusivement aux entreprises fran?aises, marocaines et burkinab?, de la corruption par l?argent des chefs traditionnels et de certains guides religieux.Quand ce r?gime sera balay?, et il le sera in?luctablement car tout passe, Boga devra assumer.Pour l?heure, on peut simplement constater que certains Africains sont vils et indignes. Est vil et indigne celui qui se croit oblig? de mentir pour remplir sa panse avec les miettes qui tombent de la table d?un ?anarchiste notoire? (les mots sont de Boga Sivori)Celui-ci a-t-il oubli? que les chefs traditionnels sont soumis ? une obligation de r?serve et de neutralit?? Qu?est-ce qui n?a pas march? pour qu?il retourne sa veste? Laurent Gbagbo ou un proche de ce dernier l?aurait-il frustr?? ? supposer que ce soit le cas, est-ce une raison pour qu?il chante aujourd?hui les louanges d?un homme qu?il accusait hier d?avoir d?truit l??cole ivoirienne et d?avoir apport? la guerre qui a d?figur? la C?te d?Ivoire et appauvri les Ivoiriens? Est-il le seul ? avoir des griefs contre les Refondateurs?Certes, on doit se garder de g?n?raliser car tous les Bh?t?s ne sont pas affam?s ni abonn?s ? l?indignit?, mais il est tout de m?me curieux que ceux et celles qui s?adonnent ? ce jeu ignoble, les Rapha?l Lakp?, Louis Dacoury-Tabley, Eug?ne Allou Wanyou, Alcide Dj?dj?, Patrick Zasso Dagrou, Koukougnon Yvon alias Johny Patcheco et Boga Sivori, viennent tous de la m?me r?gion. Ont-ils conscience du tort qu?ils font ? leur descendance et ? la terre des Biaka Boda, Dignan Bailly et Kragb? Gnagb?? Jean-Claude Dj?r?k?

ARTICLE DE BLOG

Bloc 5 Awae Escalier (Yaound? 4e): la pauvret? au millim?tre carr?

Visages d?un quartier o? les sous-produits de la mis?re se livrent un duel ?pique. ?Comment je fais pour vivre?? En choisissant ces mots, Barthelemy F. ne se limite pas ? nous retourner une question impos?e ce 19 juillet 2024. On dirait m?me que notre ?change sert de combustible ? une litanie. ?Comment pouvez-vous demander ? un Camerounais, p?re de 5 enfants, comment fait-il pour vivre??, insiste cet habitant du quartier Awae Escalier (Yaound? 4e). Pour la suite, il s?invente une langue ouverte ? la b?ance de sa vie: ?Ce que je vois, je fais, ce que je ne vois pas, je ne fais pas. C?est comme ?a depuis 2014?. En insistant sur cette derni?re pr?cision, Barthelemy F. ne manque pas de convoquer un fond d?images aux relents honteux. ?Ma vie est pire que celle d?un animal. Pour faire manger mes enfants, je fouille dans les immondices ? la recherche de bouts de plantain crus jet?s par les vendeurs de vivres au march? d?Ekounou?, renseigne-t-il, assis ? la v?randa de sa bicoque d?saffect?e. D?un ton rieur, il nous invite ? une forme de d?couverte ??merveill?e? dans un rayon d?environ 100 m?tres. De l?infime et du globalSous nos yeux se d?ploie un tableau improbable. Ici et l?, nous d?terminons ais?ment l??chelle de vie des habitants. L?un d?eux nous propose de l?eau ? boire aux couleurs chamarr?es. ?C?est dans le puits que vous voyez l? que nous la puisons?, confie-t-il. La sc?ne offerte ? notre regard est anim?e par une eau dans laquelle vit joyeusement une faune ? l?aspect tropical, dont on ne sait si elle rel?ve d?une excroissance des esp?ces marines ou d?une variation de certains sp?cimens. De l?infime et du global, tout s?inscrit dans un registre qui, ? la fois, traduit de nouveaux agencements homme-nature et cristallise la pauvret?.Il est 13 heures ce 19 juillet 2024. Par une fen?tre ouverte, on entend la radio nationale. Le speaker annonce pour les 23 et 24 juillet 2024, le lancement de la session de pr?paration du budget pour le compte de l?exercice 2025. L??nonc? fait rire un groupe d?amis occup?s ? s?enfiler des whiskies en sachets ? quelques m?tres d?un centre de sant?, ? l?entr?e duquel tr?nent des d?jections de chiens. Des bribes de conversation avec le promoteur de la minuscule structure, l?on apprend que plusieurs parents d?enfants malades ?vacu?s ici peinent ? acheter une plaquette d?antipalud?ens. ?On n?en peut plus de vivre de mani?re entrav?e, o? tout ce qui peut sembler normal ailleurs, comme le simple fait de soigner nos enfants ou avoir de l??lectricit? 7 jours sur 7, est source de complications?, lance un homme qui revendique le statut de ?fonctionnaire depuis 30 ans?. Il se d?sole de ne pas pouvoir payer de grandes ?tudes ? son fils a?n?. ?Il est brouettier au march? d?Ekounou?, signale-t-il, r?activant du m?me coup le th?me de la ?soci?t? bloqu?e par l?extr?me pauvret??.R?sum? par une m?taphore qui ?vite d?utiliser de gros mots, ce th?me n?a rien d?anecdotique ici au bloc 5 d?Awae Escalier. Ici, c?est une m?re qui vend ? d?autres enfants des bonbons tri?s par son fils tuberculeux. L?, c?est quelques jeunes femmes. De loin, leurs strings ? rayures sont ? la merci de notre regard. Point?es comme des vendeuses de sexe par quelques voisins, un pasteur d?une ?glise r?veill?e les endort ? l?aide d?un sermon articul? autour de ?la transformation du quartier en un paradis d?ici quelques jours?. Plus loin, des journaliers pay?s au noir d?chargent de la terre d?un camion. ?Je n?ai pas vu 2000 FCFA depuis deux semaines. Voil? pourquoi je suis venu ici, car depuis je ne mange que 5 beignets et quelques grains de haricot avant de dormir?, confesse l?un d?eux. Sans le dire ouvertement, il nous apprend qu?il vit avec 100 FCFA par jour.Plus loin encore, le football est roi. Il semble bien qu?en le pratiquant, des jeunes du quartier exorcisent leurs vies caboss?es en r?vant de devenir des Samuel Eto?o. Plus on avance, plus on se persuade de la tr?s grande improbabilit? qu?un rayon de soleil puisse percer cet univers de mis?re o? les sous-produits de la mis?re se livrent un duel ?pique.?Nos vies sont un condens? de ce que le gouvernement ne sait plus voir?, abr?ge Sandra Mfegue, la cheffe du bloc 5 du quartier Awae Escalier. En construisant un champ d?affects impersonnels, la jeune dame op?re un rapprochement du proche et du lointain: ?2035, c?est dans 10 ans. Mais nous, ici, nous ne pouvons pas nous identifier servilement ? ceux qui vont atteindre l??mergence? Jean-Ren? Meva?a Amougou ??mergence en 2035? : l?ivresse du slogan se dissipe Des chiffres prouvent qu?au fil du temps, les strat?gies de lutte contre la pauvret? n’ont pas prise sur le quotidien des Camerounais. ?Il fut un temps o?, ? tout-va, et comme dans une nouvelle sorcellerie, l?on scandait 2035 comme l?ann?e de toutes les volupt?s aux Camerounais. Pour entretenir cette illusion, le gouvernement n’a d’autre choix que de se livrer ? une surench?re en termes de promesses aussi d?magogiques qu’intenables?, ironise Dr Jude Batoum. ?Or la r?alit? actuelle met clairement en vedette des protocoles distanc?s de 2035?, postule l??conomiste. ? l?en croire, ?par rapport ? 2035, le Cameroun est entr? dans une errance de pauvret? infinie telle que l?expliquent de nombreux chiffres?. ExemplesCeux-ci viennent de la Banque mondiale (BM). R?cemment, dans ses projections, l?institution de Bretton Woods a estim? que si les tendances actuelles se maintiennent, le taux d?extr?me pauvret? pourrait grimper ? 25 % d?ici 2026 au Cameroun. Huit millions de citoyens pourraient en ?tre affect?s directement. Usant de quelques ?l?ments de contexte plus profonds, la BM a ?tabli que, depuis 2001, la population vivant dans l?extr?me pauvret? a d?j? augment? de plus de 2 millions et d?passe d?sormais les 6 millions, soit 23%.Dans la foul?e, l?on ne peut se garder de rappeler autres chiffres alarmistes publi?s le 24 avril 2024 par l?Institut national de la statistique (INS). Inspir?s de la 5e Enqu?te camerounaise aupr?s des m?nages (ECam5), lesdits chiffres soulignent une augmentation de l?incidence de la pauvret? au

ARTICLE DE BLOG

?Calling calling? : alerte sur une anarque financi?re au t?l?phone

Une nouvelle technique d’escroquerie se propage. Cette fraude, relativement simple, repose sur une usurpation d’identit?. La technique est rod?e. ? tel point que les op?rateurs de t?l?phonie mobile bas?s au Cameroun la redoutent. Celle-ci permet ? un escroc qui se pr?sente comme un agent du fisc ou des t?l?communications d’avoir acc?s au compte bancaire ou ?lectronique de la victime. Pour ce faire, le pseudo-agent fait croire ? la personne appel?e qu’une fraude est en cours sur son compte. La victime communique alors ses codes d’acc?s ? l’escroc pour stopper la fraude? et le tour est jou?! Autre m?thode efficace: l’escroc indique que la carte bancaire de la victime a ?t? identifi?e ou que l’on est en train d’effectuer des achats gr?ce ? son compte? m?me r?sultat. Son travail consiste ? passer des appels frauduleux ? des personnes peu m?fiantes pour leur extorquer de l’argent. Ces appels peuvent prendre plusieurs formes. La plus connue consiste ? vous dire que votre colis est arriv? et qu’il faut faire un d?p?t via Momo ou Orange pour vous l’apporter. L?arnaqueur tend un hame?on ou un app?t pour amener des victimes peu m?fiantes ? taper des codes et ? faire des d?p?ts. Face ? ce type d’attaque, il est recommand? d’?tre tr?s vigilant. Se faisant passer pour des gens honn?tes, ils r?ussissent parfois ? extorquer d’importantes sommes d’argent au t?l?phone. Madame veuve Ewan? confie: ?j’ai re?u un appel o? on m’informait que mon num?ro avait ?t? tir? au sort et que j’?tais l’heureuse gagnante de la somme de 400.000 FCFA, mais que pour rentrer en possession de mon d?, je devais faire un d?p?t de 12.000 FCFA. Alors, je leur ai tout simplement demand? de d?duire cette somme sur mon argent et de m’envoyer bien s?r le reste. Chose curieuse jusqu’? ce jour, je n’ai rien re?u?. Les amateurs de fraudes de ce type n’en sont pas ? leur premier coup d’essai; d’autres pratiques de fraudes ont en effet ?t? rapport?es par les services de s?curit?s et les compagnies de t?l?phonie mobile. Par exemple de faux sites administratifs peuvent vous proposer, contre de l’argent, de faciliter telle ou telle d?marche administrative (demande de permis de conduire, de carte grise, d’acte de naissance) mais aussi de vous renseigner sur la mise en ?uvre de r?glementations sp?cifiques (traitement automatis? de fichiers de donn?es ? caract?re personnel, accessibilit? des ?tablissements recevant du public) ? travers de faux courriels notamment. Marie-No?lle Etoungou (stagiaire)

ARTICLE DE BLOG

Foncier ? Yaound? : ? l?affut du mar?cage

Apr?s avoir brad? la terre ferme, les autochtones jettent leur d?volu sur les zones mar?cageuses. Pour Philippe, la loi de 1974, faisant des zones mar?cageuses des domaines priv?s de l’?tat, n’est pas au-dessus de celle de ses anc?tres. Au Village Minkan, sur les bordures de la rivi?re Mefou, ce natif du coin proc?de au remblai du mar?cage d?une superficie, estim?e selon lui, ? 4 hectares. ?Il faudra d?bourser au minimum 40 000 FCFA le M2 pour parler avec moi?, pr?vient le promoteur immobilier. Le terrain mar?cageux a la m?me valeur financi?re voir plus que celui situ? sur de la terre ferme. M?me s?il connait les retomb?es que cela peut impliquer, il ne s?en pr?occupe gu?re. Ce qui l?int?resse plus que tout, c?est le profit qu?il peut en tirer.Au lieudit Sun City ? Yaound?, des vrombissements de moteur se font entendre ? longueurs de journ?e. Des camions, des Caterpillar et des compacteurs dictent leur loi. L’auteur de ce concert, s’appelle Aubin M. Il proc?de au remblai du mar?cage se trouvant derri?re la concession familiale. Au vu de l’?tendue de l?espace, ses voisins subiront ces vacarmes pendant aux moins 3 semaines. ? peine exploitable, l?espace en cours de pr?paration pour la construction des habitations et autres attire d?j? la convoitise de ses cousins, Thierry et Jean. ?Ce mar?cage est la propri?t? de tous nos parents. Alors nous devons nous asseoir pour trouver une solution?, lance Jean, le chef de l’une des familles. Ce discours ne passe pas aupr?s d’Aubin. Il a investi son argent pour rendre le mar?cage exploitable. Pour lui, c?est un sacrifice qui lui donne tous les droits sur les lieux. ?Ce mar?cage se trouve derri?re la maison de mes parents. Vous ?tes ? 200 m?tres d?ici??, r?torque Aubin. Il a d?j? ?labor? le partage avec ses partenaires. Ces derniers occupent de hautes fonctions dans l’administration camerounaise. ?Je donne 50% de la superficie ? mes soutiens et financiers. Dans nos 50%, j’aurais 30%. Mon fr?re et mes s?urs prendront le reste?, murmure celui qui se dit propri?taire dudit mar?cage.? Mekenseur, le mar?cage est ?galement au menu des d?bats entre membres d?une m?me famille, mais l?ambiance trahit une sc?ne d’hostilit?. Il s?agit d?un conflit ouvert, obligeant les forces de l’ordre ? intervenir. ? l?origine, le partage du mar?cage ?appartenant? ? la famille A. Les trois filles de la famille estiment avoir ?t? oubli?es dans le partage du mar?cage. Pour emp?cher le passage des camions transportant la terre, elles se couchent sur la route emm?nag?e pour la circonstance. Ce qui perturbe fortement le processus de remblai ce jeudi 18 juillet 2024. ?La location d’engins co?te 1.300.000 FCFA la journ?e. Vous allez rembourser cette journ?e perdue?, pr?viens le chef de chantier furibond. Il est contraint d’appeler la s?curit?. Pour ne pas envenimer la situation, une solution provisoire est trouv?e. Les membres de la famille s’accordent ? laisser les travaux continuer. Mais des s?ances de discussion sont annonc?es pour r?gler le diff?rend familial. Andr? Gromyko Balla

ARTICLE DE BLOG

Commerce ill?gal de bois : le sable comme moyen de transport

Le mat?riau de construction est r?guli?rement utilis? par les exploitants v?reux pour d?jouer les vigilances des policiers en charge des produits forestiers. Face aux multiples contr?les d?agents des Eaux et for?ts, les exploitants de bois ont trouv? une bou?e de sauvetage aupr?s des transporteurs de sable. ?Il y a de cela trois mois, tout mon argent allait dans les contr?les. Je ne savais quoi faire?, confie J?r?my, exploitant forestier dans les coins les plus recul?s de la ville de Mfou. Mais un jour, mon fils a trouv? la solution. Selon lui, le processus est simple. Il suffit de mettre les planches en dessous et le sable au-dessus.Depuis plus de trois mois, le trafic d’arbres de J?r?my est l?abri des gardiens du patrimoine forestier. Pourtant, il a d? revoir les co?ts de sa marchandise. ?Je d?pense doublement, parce que je dois payer le transport du sable et je dois attendre que le v?hicule qui le transporte aille d?charger le sable pour obtenir mes planches. De plus, je dois payer ceux qui d?chargent ledit sable et je paye ? nouveau ceux du d?p?t. Donc une planche que je dois vendre ? 2500 FCFA, je la vends ? 3 500 FCFA?, explique- t-il.Ce cas est loin d’?tre isol?. Herv? ?y?b? change le lieu de d?charge. Ce dimanche 14 juillet dernier, il fait d?charger sa cargaison des trois camions commun?ment appel?s ?10 roues?. Nous sommes ? Nkolo II, une bourgade du quartier Nkoa-Abang. Dans chacun des v?hicules, il y a 100 planches savamment dissimul?es sous une couche de sable peu ?paisse. Dans l’un, l?on trouve les planches en bois blanc. Les autres semi-remorques contiennent le bois dit dur (Moabi, Bubinga). ?Je suis soulag?e de voir que le bois est arriv?. ?a fait une semaine que j’essaie de le faire sortir depuis la for?t de Kamba?, dit-elle. Cette marchandise est estim?e ? pr?s d’un million de FCFA. Mais avant les r?jouissances de l’exploitant forestier, place au payement des camions de sable. Les chauffeurs exigent la prime de risque qu’ils estiment ? 20.000 FCFA pour chaque camion. ?Si on arr?te le camion parce qu’il transporte le bois, le propri?taire risque de me licencier. Surtout que nous avons ?chapp? belle ? Nkilzock (village situ? ? 5 km de Mfou) o? on a failli se faire arr?ter?, explique Achille, un des conducteurs. Sur le coup, l?exploitant forestier se retrouve dos au mur? MalchanceLa chance n?est pas au rendez-vous pour dame Ngono ce m?me dimanche. Sa cargaison de bois est stopp?e net par les ?l?ments des Eaux et for?ts, ? l’entr?e de la ville de Mfou, au lieu-dit lyc?e bilingue. La cargaison en partance pour une soci?t? de fabrication de meubles de luxe ? Yaound? n?est pas conforme. Les responsables europ?ens de la structure sont oblig?s d’envoyer de l’argent pour obtenir leur marchandise. C?est un triomphe pour les contr?leurs. L?un d?eux d?voile la technique de d?tection des camions suspects: ?quand l’eau ne coule pas d?un camion de sable, cela suppose qu?il y a quelque chose sous ce sable, il faut donc v?rifier?, pr?vient-il. Andr? Gromyko Balla

ARTICLE DE BLOG

Tchad: recul du taux d?extr?me pauvret?

Le taux d?extr?me pauvret?, mesur? au seuil international de 2,15 dollars par personne et par jour, est en recul au Tchad. Selon un article publi? sur le blog de la Banque mondiale, celui-ci connait une baisse de 1,1 point de pourcentage en 2023 pour s??tablir ? 29,7%. Le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvret? reste cependant ?lev? dans le pays, 5,4 millions d?individus. Deux ans plus t?t, la frange de la population affect?e par ce probl?me ?tait de 42%, soit 6,5 millions de personnes, rapporte la quatri?me enqu?te sur les conditions de vie des m?nages et la pauvret? au Tchad (Ecosit 4); laquelle se base sur le seuil national annuel de 242 094 FCFA.Outre la pr?carit? rampante au sein de sa population, le Tchad accueille pr?s de 1,1 million de r?fugi?s, principalement issus du Soudan. Ce qui accroit les vuln?rabilit?s dans le pays. ?Cette situation met ? rude ?preuve les ressources limit?es du pays, en particulier dans les provinces de l?Est et du Sud, entrainant une augmentation de la pauvret?, de l?ins?curit? alimentaire et une pression accrue sur les services de base?, mart?le l?institution. L?ins?curit? alimentaire est un volet de la vuln?rabilit? ? laquelle est expos?e une partie de la population au Tchad. Elle reste un probl?me majeur pour le pays, 2,1 millions de personnes affect?es, soit 11,5%. La situation est d?autant plus pr?occupante au sens de la Banque mondiale qu?elle ne trouve pas d?am?lioration malgr? une baisse de l?inflation (dont celle alimentaire). Les prix ? la consommation des m?nages ont pourtant recul? ? 4,1% en 2023, contre 5,8% un an plus t?t. Louise Nsana

Sport

Adama Ekberg Coulibaly : ? 97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards ?

Au sortir de l?atelier de Douala, le chef des initiatives du bureau sous r?gional de l’Uneca propose la mise en place d?institutions de contr?le de la qualit? dans la sous-r?gion Afrique centrale pour favoriser les ?changes intracontinentaux, ainsi qu?avec l?Europe? Vous avez fait une pr?sentation sur les normes et qualit?s, vous faisiez savoir que le monde est dirig? ? 97% par les normes et qualit?s. Qu?est-ce qui peut justifier que l?Afrique centrale soit ? peine ? 3% ?Ce qu?il faut comprendre aujourd?hui dans l?enjeu plan?taire, c?est que, dans le continent nous avons la position unique de tirer profit du fait que l?Afrique va devenir, le centre de gravit? d?mographique. Cela veut dire que l?Afrique aura pr?s de 1 milliard 400 millions d?habitants que je peux aussi appeler des consommateurs, des transformateurs ou des exportateurs tr?s prochainement. Nous avons la possibilit? maintenant de pouvoir d?finir les r?gles du jeu de la production, de la transformation, de la commercialisation.Lorsque vous avez une telle position, ?tre l??picentre de gravit? d?mographique, la d?mographie est celle qui d?termine pour l?essentiel au moins la demande. Un des facteurs moteurs de la demande, c?est la population. Lorsque vous avez une population de 1 milliard 400 millions, vous n?avez plus besoin de chercher des march?s distants, des d?bouch?s. Parce que vous devez vous pr?occuper de voir comment nourrir cette population. C?est la r?gion de l?Afrique qui sera la seule r?gion o? le facteur d?mographique peut ?tre un ?l?ment d?terminant ? prendre en compte en termes de disposition du march? et de formation de la population productive. D?s lors que vous avez des personnes productives, vous pouvez impacter l?agriculture. Et lorsque nous avons des producteurs, agriculteurs, des jeunes entrepreneurs agricoles de nouvelle g?n?ration, ces jeunes vont r?soudre la probl?matique du ?comment rendre l?agriculture productive?. Avec le fait que l?Afrique est le continent le plus vaste en termes de largeur et de longueur, c?est le seul continent dot? de ce carrefour d?opportunit?s. Faire le bon choix pour devenir le continent dot? d?une vaste population pour les former, les rendre productifs et pour qu?on puisse r?aliser sur le continent une transformation du secteur agricole r?ussie. D?s lors que le p?le de l?agriculture sera un p?le qui va devenir une agriculture moderne, ce circuit va permettre de mettre ? la disposition de l?industrie et du secteur des services, une main d??uvre qualifi?e, bien ?quip?e avec les outils de la technologie pour que ces personnes puissent permettre aussi d?impacter et d?enclencher une dynamique qui permettra de faire en sorte que le p?le industriel dispose d?une main-d??uvre bon march?. Il y a 15 ? 20 ans, la Chine ?tait dans cette position d?avoir la main d??uvre la plus ?tendue et bien form?e qu?elle pourra mettre ? la disposition de son industrie. L?Afrique peut aussi avoir sa chance de devenir l?atelier du monde. l?Afrique peut-elle compter sur sa population dans l?espoir de devenir la plaque tournante du monde dans l?avenir?Cela ne peut se faire que si nous avons un co?t de facteur main d??uvre tr?s bas; et donc permettre de capitaliser sur le fait que nous produisons nous-m?mes de la nourriture que nous devons consommer. Nous aurons la possibilit? de transformer nos produits agricoles et de pouvoir r?aliser pour notre agro-industrie un secteur agro-industriel qui est tr?s comp?titif, parce que nous aurons une main d??uvre abondante, ?quip?e avec les nouveaux outils de la technologie. ?a va permettre au secteur agricole, combin? avec le secteur manufactur? ou le secteur industriel, de pouvoir enclencher ce processus qui ne s?est jamais encore produit en Afrique. Nous ne pouvons pas comp?tir actuellement avec l?agro-industrie de la Tha?lande ou du Vietnam parce que la productivit? de notre secteur agricole est tr?s basse. Nous r?alisons pour le riz par exemple une tonne ? l?hectare, alors que eux ils r?alisent l?-bas 10 tonnes ? l?hectare. Dans le contexte actuel de la Zlecaf, quelle est la plus-value des standards et des normes?97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards. C?est-?-dire que lorsque vous voulez produire un bien ou un service, que vous allez sur le march? pour le vendre, vous devez respecter un certain nombre de standards et de normes. Ce qui fait que, comme nous dans le cas particulier de l?Afrique centrale n?avons pas encore mis en place une infrastructure qualit?, C?est comme si vous achetez la caisse de l?ordinateur et ne mettez pas les logiciels dessus. L?infrastructure qualit? ce sont les laboratoires, les r?f?rences o? il faut aller faire les essais, v?rifier si ce que nous fabriquons remplit les conditions de qualit?. Eux, ils ont des crit?res, ils disent non, si vous devez nous envoyer ici du caf? ou du cacao, il faut qu?il respecte les crit?res. Ces r?gles sont d?j? en place l?-bas. C?est-?-dire, ce sont des march?s qui sont ouverts ? ceux qui sont ? niveau. C?est-?-dire qui ont les m?mes standards, les m?mes normes, qui peuvent satisfaire aux exigences de consommation de leur pays. Il y a 8 piliers de la qualit? qui ne sont pas respect?s par la sous-r?gion. Quels sont ces piliers ?Il s?agit de l?ensemble du dispositif du syst?me de normalisation, qu?on appelle les r?gles Iso. C?est une organisation internationale des normes et des standards qui est bas?e ? Gen?ve, qui d?finit un cahier de charge bien pr?cis. Vous ?tes une entreprise et vous produisez du caf? ou du cacao, on vous demande ce que votre entreprise produit, votre processus de fabrication, votre environnement, il y a tout un ensemble de standards et de normes appliqu?es aux personnes qui travaillent dans votre entreprise. Ces normes ont ?t? d?finies de telle sorte qu?il y a huit piliers. Il y a un pilier qui regarde tout ce qui est instrument de mesure. Un autre pilier est tout ce qui concerne le cadre r?glementaire. Un autre pilier concerne les laboratoires et les agences de normalisation, le pilier de l?accr?ditation. Par exemple, l?Anor, est-ce qu?elle est reconnue comme une agence accr?dit?e pour pouvoir recevoir un produit, pour ?tre habilit?

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut