Yaound?, colline de Djoungolo. La brume matinale se l?ve ? peine sur l?Universit? Protestante d?Afrique Centrale (UPAC), mais l?effervescence, elle, est d?j? ? son comble. Entre les murs charg?s d?histoire de la Facult? de Th?ologie de l’UPAC, une voix fine et chaleureuse, avec un accent particulier fran?ais s??l?ve: Celle du DR ANNA VAN DEN KERCHOVE, Doyenne de l’Institut Protestante de Th?ologie (IPT). Nous sommes le 17 f?vrier 2026, et ce qui s?ouvre ici n?est pas un simple colloque : c?est un pont jet? au-dessus de l?Oc?an Atlantique.Un decor humain au rythme de l’interculturalit? Afrique/ Europe, assorti d’un pagne-symbole, marquant cette immersion culturelle en marche. Raison fond?e, que chaque participant en arbore, suspendu ? son ?paule. L’ambiance de ce mariage se d?gage depuis cette somptueuse salle de conf?rence de la Facult? des Sciences de la Sant? de l’UPAC. Le Repr?sentant du Recteur d?clare officiellement ouvert les 4 jours d’intense activit?s, autour du th?me « Femmes et Interculturalit? : Perspectives Africaines et Europ?ennes ». L??quipe de l?Institut Protestant de Th?ologie, (IPT) Campus Paris et Montpellier, a quitt? les rives europ?ennes pour rejoindre la terre camerounaise. Sous l’?gide de la CEVAA(Communaut? d’?glises en Mission ), l’interculturalit? n’est plus un concept abstrait dans un dictionnaire; elle a un visage. Ou plut?t, elle a des visages : ceux des femmes. Oui ils ont travers? la M?diterran?e avec, dans leurs bagages, bien plus que des th?ses : mais une soif de dialogue. ? la t?te de cette d?l?gation de l?Institut Protestant de Th?ologie, le DR ANNA VAN DEN KERCHOVE, Doyenne de ladite institution. Leur regard p?tille, autant que leur passion de d?couvrir une nouvelle culture.C’est une ?quipe d’Experts europ?ennes, venue de plusieurs nationalit?s. Ils ne sont pas venus donner une le?on en Afrique Centrale, mais pour co-?crire une page d’histoire. Entre deux sessions sous le soleil de Yaound?, nous avons retenu pour vous leurs impressions, surtout en ce qui concerne leur int?gration au Cameroun?. « Femmes et interculturalit? : Perspectives Africaines et Europ?ennes ». Le th?me claque comme un d?fi. Durant quatre jours, l?UPAC est devenue le laboratoire d?une pens?e nouvelle.Dans la salle abritant ce s?minaire intercontinental, le silence est religieux. Lorsque la Coordonnatrice du projet de nationalit? ivoirienne, prend la parole. Le discours de la Professeure DJESSOU Brigitte, fait jaillir l’?tincelle, car elle ne parle pas seulement de th?ologie, mais de rencontre. Elle prend la parole pour planter le d?cor. Comment ?tre femme, croyante, et porteuse d?une culture ? Paris, Montpellier ou ? Douala, Yaound? aujourd?hui ? Comment nos h?ritages respectifs s’adaptent-ils ? notre lecture de la Bible? Si le c?ur du s?minaire battait au rythme de la recherche, son cadre, lui, a ?t? solennellement trac? par l?institution h?te. En prenant la parole au nom du Recteur de l?UPAC, son Repr?sentant a rappel? que l?universit? ne se contente pas d?h?berger des id?es, mais elle les couve. Son message a retenti comme un acte d’engagement : l?UPAC restera ce carrefour o? l?Afrique s?ouvre au monde pour penser la place de la femme ». Le Dr Jeanne AGNILA, nationalit? beninoise, Journaliste et sp?cialiste de la Communication pour la Paix, Enseignante ? la Facult? des Sciences Sociales et des Relations Internationales (FSSRI) de l?UPAC, a appuy? le mot d’ouverture du Recteur en insistant une fois de plus sur le caract?re mixte que rev?t l’interculturalit? et de la place de la femme aucours de l’histoire. Dans les couloirs, pendant les pauses, on y croise des ?tudiants Doctorants en Th?ologie, carnet ? la main, d?battant passionn?ment avec les professeurs venus d’ailleurs. On y entend l’accent chantant du Cameroun se m?ler aux inflexions europ?ennes. C?est cela, la « mission » version 2026 : un dialogue d??gal ? ?gal, une hospitalit? de l’esprit.Les « parties prenantes » ne sont pas que des signataires de documents officiels ; ce sont des artisans qui, sous le soleil de Yaound?, tissent une toile o? la femme est le fil conducteur de la paix et de la compr?hension mutuelle. C’est d’ailleurs l’impression que donne la Theologienne DUSERE, l’une des participante ? ce rendez-vous interculturel, venue de l’EEC(?glise ?vang?lique du Cameroun). Le 20 f?vrier, alors que le s?minaire se referme, l?air semble plus l?ger ? l?UPAC. On repart avec des questions, certes, mais surtout avec une certitude : l?interculturalit? n’est pas un long fleuve tranquille, c’est un fleuve puissant qui nourrit les deux rives. Le rendez-vous est pris pour le mois de novembre 2026. Cette fois, l’?quipe de l’UPAC ira du c?t? de la FRANCE, pour la suite des r?flexions interculturelles.