Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Dialogue intercommunautaire au Cameroun : carnet de terrain au c?ur des voix qui se r?pondent

Dans un pays souvent d?crit comme une ? Afrique en miniature ?, le dialogue intercommunautaire ressemble parfois ? une grande palabre sous l?arbre ? palabres? sauf que l?arbre est plant? au croisement de la g?ographie, de l?histoire et de la politique Le jour se l?ve sur une cour de chefferie dans la r?gion du Centre. Ici, la ros?e s?accroche aux feuilles et aux toits de t?le des cases. Des bancs grincent tandis que des hommes et femmes arrivent par petits groupes, certains portants paniers de nourriture, d?autres documents symboliques. Les salutations se font par poign?e de main ou inclinaison de t?te. L?air est charg? d?odeurs de terre humide, de fum?e de cuisine et de caf? chaud. Un ancien murmure?: ??Parler, c?est d?j? ?viter la dispute??. Une femme ajoute : ??Si on ne discute pas, m?me les ch?vres voteront??. Un sociologue note?: ??Chaque geste et silence est porteur de sens??. Ici, le dialogue intercommunautaire ne se limite pas ? des mots?: il se lit dans les gestes, les regards et les silences, et chaque parole contribue ? l??quilibre social fragile. ? l?ombre d?un grand fromager, les voix se superposent, h?sitantes ou assur?es. Un chef trace une ligne dans la poussi?re?: ??Nos anc?tres avaient trouv? des accords simples??. Un jeune prend des notes?: ??La m?diation ici se vit, se respire??. Les r?cits ?voquent pluies difficiles, repas partag?s et tensions apais?es par les anciens. ??Le dialogue commence avec un th? et une oreille attentive??, commente un religieux. Les gestes, regards et silences r?v?lent confiance ou m?fiance, et chaque mot p?se dans l??quilibre social, d?montrant l?art subtil de la m?diation traditionnelle, o? l??coute prime sur la parole. Dans une salle communale orn?e de cartes et photographies ? Bonaberi (Douala), les participants ? une r?union intercommunautaire ?voquent des ?v?nements historiques qui influencent encore les relations actuelles. Le nom d?Achille Mbembe revient?: ??Comprendre le pass? ?claire le pr?sent??. T?moignages m?lant douleurs et solidarit?. Un chef ajoute : ??On ne construit pas l?avenir sans regarder derri?re soi??. Un sociologue pr?cise : ??La m?moire collective guide les n?gociations et pr?vient les conflits??. Les anecdotes illustrent alliances anciennes et compromis locaux, donnant aux ?changes densit? et apprentissage collectif, tout en ?clairant les r?gles tacites du vivre-ensemble. Dans un bureau administratif ? Yaound?, un responsable re?oit plusieurs d?l?gations avec dossiers et inqui?tudes?: conflits fonciers, acc?s ? l?eau, partage des routes. ??Mon r?le est d??couter avant d?agir??, explique-t-il. Les appels ? l?unit? nationale, rappel?s par les discours politiques se concr?tisent ici. Entre deux r?unions?: ??Parfois, il faut savoir ?couter longtemps??. Silences, regards et gestes r?v?lent tensions et confiance. Une sociologue observe?: ??La l?gitimit? d?pend autant de la parole que du contexte historique??. Dans ce microcosme, la politique se vit dans le quotidien, entre anecdotes, gestes et improvisations. Dans la fra?cheur d?une mosqu?e ou d?une ?glise, les fid?les se rassemblent apr?s la pri?re pour discuter. ??La paix commence par la fa?on dont on parle de l?autre??, rappelle un pasteur. Un imam ajoute : ??La foi nous donne un langage commun pour r?soudre nos diff?rends??. Les discussions m?lent conseils spirituels et arbitrage concret, comme la m?diation familiale ou la gestion des tensions fonci?res. Les gestes et regards renforcent la parole. ??M?me un sourire ou le partage d?eau a un sens immense??, note un chef traditionnel. La m?diation s?inscrit ainsi durablement dans la vie quotidienne et devient un pilier du vivre-ensemble. Dans une rue anim?e de Douala, klaxons, appels des vendeurs et grondement des motos forment un fond sonore constant. Dans un taxi partag?, passagers de quartiers diff?rents discutent actualit? et d?battent avant de rire ensemble. ??Ici, chacun apprend ? composer avec l?autre??, observe une sociologue. March?s et trottoirs deviennent lieux d?apprentissage, forgeant liens informels et r?gles implicites. ??Le dialogue urbain est spontan?, il forge une tol?rance qu?aucun bureau ne peut imposer??, ajoute un jeune chef de quartier, rappelant que la ville devient un laboratoire vivant du vivre-ensemble. Au march?, une plaisanterie entre deux commer?ants de communaut?s diff?rentes provoque un rire collectif. ??L?humour est notre langue commune??, dit une commer?ante. L??change d?tend, d?samorce tensions et renforce liens humains. Un pasteur ajoute?: ??La l?g?ret? pr?serve l??quilibre social??. Rires m?l?s ? gestes et mimiques cr?ent complicit?. Ces instants montrent que la convivialit? n?est pas accessoire, mais essentielle, o? la l?g?ret? devient un outil de m?diation silencieux mais puissant. Lors d?une r?union de m?diation ? Garoua, certains participants expriment impatience face ? la lenteur des solutions. ??Il nous faut des moyens concrets pour appliquer les accords??, souligne un chef traditionnel. Un jeune insiste : ??Ma g?n?ration doit ?tre impliqu?e pour que cela dure??. ?changes r?v?lant m?lange d?espoir, prudence et vigilance. Une sociologue note?: ??Chaque mot peut influencer la confiance??. Silences, gestes et regards sont des indicateurs que les d?cisions doivent ?tre prises avec soin, pour pr?server ?quilibre et cr?dibilit? des processus. ? la tomb?e de la nuit, lampes s?allument et discussions se poursuivent autour des repas et du feu. Les histoires circulent, d?cisions comment?es, perspectives ?voqu?es. ??Le dialogue ne s?arr?te jamais, il se poursuit dans chaque geste quotidien??, note un chef traditionnel. Entre gravit? et chaleur humaine, il se construit mot apr?s mot, rencontre apr?s rencontre. Les communaut?s inventent rituels, gestes symboliques et paroles partag?es pour maintenir coh?sion et pr?parer g?n?rations futures ? poursuivre la conversation, fragile mais indispensable ? l??quilibre social. Et parfois, quand m?me, quelqu?un murmure : ??Si tout le monde mettait autant d?enthousiasme ? discuter qu?? klaxonner dans la rue, on serait en paix tous les jours??. Bobo Ousmanou Mandants communautaires : entre voix du peuple et ?chos d?int?r?ts Ils jurent qu?ils portent la voix de leurs cong?n?res, mais sur le terrain, certains citoyens se demandent encore jusqu?o? cette voix voyage r?ellement. Entre plaidoyers sinc?res et promesses en suspens, la cr?dibilit? se joue d?sormais ? d?couvert. ? Mfou, dans un quartier populaire balay? par la poussi?re et les d?bats sans fin, Aloys Messi est une figure connue. On l?appelle pour transmettre une dol?ance, arbitrer un conflit de voisinage ou repr?senter le bloc lors d?une r?union avec la mairie. ? Je suis le trait

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Transhumance au Nord-Cameroun: Commerce, tensions et survie partag?e

Une ?tude men?e par l?Universit? de Maroua et Action contre la Faim avec l?appui de l?AFD r?v?le que les relations entre ?leveurs transhumants et populations s?dentaires sont ? la fois un moteur ?conomique et une source majeure de conflits. Entre compl?mentarit? marchande et comp?tition pour les ressources, l??quilibre reste fragile. Au Sahel camerounais, la cohabitation entre transhumants et s?dentaires n?est ni une guerre permanente ni une harmonie idyllique. C?est un syst?me complexe d??changes, de d?pendances et de tensions. Dans sa publication QDD n?100 (f?vrier 2026), l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD), en partenariat avec l?Universit? de Maroua et Action contre la Faim, dresse un constat nuanc? ? partir d?une enqu?te men?e aupr?s de 124 m?nages dans trois villages du Nord-Cameroun : 60 ?leveurs transhumants et 64 cultivateurs et agro?leveurs s?dentaires. Une ?conomie d?interd?pendanceLes r?sultats sont clairs : l??conomie locale repose sur une compl?mentarit? structurelle. Les transhumants vivent principalement de la vente de viande, de lait et de sous-produits (peaux, fumier), ainsi que de services pastoraux (garde d?animaux, croisement de races, interm?diation sur les march?s ? b?tail). Les s?dentaires, eux, commercialisent c?r?ales, r?sidus agricoles et parfois du lait, tout en d?veloppant progressivement leur propre ?levage. Le lait, longtemps autoconsomm?, devient un produit fortement mon?tis?. La viande progresse sur les march?s. Les r?sidus de r?colte acqui?rent une valeur marchande croissante. Les contrats de fumure et de p?turage se multiplient. Mais cette mon?tisation transforme les relations. L?entraide traditionnelle diminue au profit d??changes contractuels. L?acc?s ? l?eau, aux p?turages ou aux march?s devient payant, structur?, parfois discriminant. Des co?ts qui alimentent les tensionsL??tude identifie deux grandes sources de litiges : l?acc?s aux ressources (eau, p?turages) et l?acc?s aux services (march?s ? b?tail, infrastructures v?t?rinaires). Entre 80 % et 92 % des r?pondants d?signent l?eau comme principal facteur de conflit. Sa rar?faction et la privatisation progressive de certains points d?abreuvement alourdissent les charges, notamment pour les pasteurs mobiles. Les transhumants supportent en moyenne plus de 100 000 F CFA de co?ts par saison, soit pr?s d?un cinqui?me de leur revenu pastoral annuel. Leurs pertes d?passent 120 000 F CFA par m?nage, contre 92 000 F CFA pour les s?dentaires. Autre point sensible : les d?g?ts aux cultures. Pour 53 % ? 90 % des s?dentaires, le pi?tinement des champs constitue la forme la plus visible des litiges. En retour, 80 % des transhumants d?noncent des accusations injustifi?es et une stigmatisation syst?matique. La sant? animale accentue les in?galit?s : les pasteurs mobiles paient deux ? trois fois plus en soins v?t?rinaires, notamment parce qu?ils traversent davantage de zones ? risque et n?ont pas toujours acc?s aux subventions locales. Une gouvernance sous tensionLa d?fiance envers les autorit?s locales est marqu?e. Dans certains villages, pr?s de 90 % des s?dentaires jugent l?administration inefficace ; ailleurs, 88 % des transhumants d?noncent son favoritisme. Pourtant, les m?canismes coutumiers de m?diation restent largement pl?biscit?s, jug?s efficaces ? 70 %. N?gociation, indemnisation concert?e, r?paration symbolique : ces outils traditionnels limitent l?escalade. L??tude souligne que la croissance d?mographique et l?augmentation des troupeaux intensifient la pression sur les ressources. Sans cadre clair, la comp?tition ?conomique peut basculer vers la violence. Les chercheurs recommandent d?agir d?abord sur les leviers ?conomiques : s?curiser les points d?eau, baliser et prot?ger les couloirs de transhumance, moderniser les march?s ? b?tail et r?guler les co?ts d?acc?s aux infrastructures. Ils plaident ?galement pour une meilleure int?gration du pastoralisme dans les politiques publiques : reconnaissance ?conomique de ses apports (fumure, emploi, commerce), soutien ? la transformation des produits d??levage, encadrement juridique des contrats. Enfin, la cl? r?side dans une gouvernance inclusive : comit?s mixtes de gestion de l?eau et des p?turages, participation des transhumants aux instances locales, harmonisation des r?gles d?acc?s aux soins v?t?rinaires. Car au Nord-Cameroun, transhumants et s?dentaires ne sont pas condamn?s ? s?opposer. Leur ?conomie est d?j? profond?ment imbriqu?e.Reste ? savoir si les politiques publiques sauront transformer cette interd?pendance fragile en v?ritable moteur de d?veloppement partag?. Tom.

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R?gionales 2025 : Un scrutin pour rebattre les cartes du pouvoir local

Deux conceptions de la d?centralisation s?opposent et dessinent deux trajectoires possibles pour l?avenir institutionnel du Cameroun. Entre ambitions locales et contr?le central, le pays vit un tournant d?cisif de sa gouvernance. Deux visions qui s?affrontent ? ce moment crucial du scrutin, le d?bat national se cristallise autour d?un dilemme : quelle d?centralisation pour demain ? Deux mod?les s?opposent frontalement. D?un c?t?, la version institutionnelle, port?e par l??tat : une d?centralisation progressive, encadr?e, o? le pouvoir central conserve la main sur l?essentiel des d?cisions. De l?autre, la vision revendiqu?e par les acteurs locaux, qui voient dans les r?gions l?opportunit? de b?tir de v?ritables centres de d?cision autonomes, capables d?orienter le d?veloppement territorial selon les besoins du terrain. Pour le politologue Dr Wald? Enoc, l?enjeu est historique : ? le r?sultat de ce scrutin d?terminera si le Cameroun s?oriente vers une v?ritable r?gionalisation ou vers une simple d?concentration administrative renforc?e ?. Les coulisses d?une bataille d?influence Loin du regard du grand public, les tractations s?intensifient. Rivalit?s anciennes et strat?gies territoriales : la campagne se joue autant dans les r?unions discr?tes que dans les discours officiels. Car les futurs ex?cutifs r?gionaux seront des espaces de pouvoir d?terminants : contr?le des projets publics, arbitrage des ressources, influence sur les priorit?s d?am?nagement et capacit? ? peser dans la relation avec le gouvernement central. Tous les acteurs le savent : ceux qui contr?leront les r?gions contr?leront une partie de l?avenir territorial du pays. Un moment charni?re pour la gouvernance nationale Depuis la Constitution de 1996, jamais une ?lection r?gionale n?a port? autant d?espoirs, ni autant d?incertitudes. Longtemps retard?e, parfois vid?e de sa substance, la d?centralisation revient aujourd?hui au centre du jeu politique. Dans les zones rurales comme dans les centres urbains, les attentes sont fortes. A Moundouvaya, un village de l?Extr?me-Nord, une jeune ?tudiante r?sume l??tat d?esprit g?n?ral 😕 on ne sait pas ce que les r?gions vont changer. Mais on esp?re que ?a va am?liorer notre vie. C?est tout ?.Ce scrutin appara?t ainsi comme un test de confiance nationale : confiance envers les nouvelles institutions, confiance envers la capacit? de l??tat ? partager le pouvoir, et confiance envers les ?lus locaux pour transformer le quotidien. Un vote d?cisif pour l?avenir territorial Entre espoir, scepticisme et bataille silencieuse pour le contr?le du territoire, les ?lections r?gionales de ce dimanche d?passent le simple cadre ?lectoral. Elles cristallisent un enjeu fondamental : la mani?re dont le Cameroun veut organiser son espace, son pouvoir et son d?veloppement. Une chose est s?re : la page qui s?ouvrira apr?s ce vote pourrait red?finir durablement la dynamique de gouvernance locale ou consacrer, une fois de plus, la primaut? du pouvoir central. Tom.

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Un scrutin essentiel mais?entre promesses de d?centralisation et batailles d?influence

Alors que les ?lus locaux proc?dent ? l??lection des conseillers r?gionaux, une tension sourde traverse le pays. Officiellement, ce scrutin ambitionne d?acc?l?rer une d?centralisation promise depuis pr?s de trente ans. Mais derri?re l?apparente normalit? institutionnelle, se jouent des enjeux autrement plus complexes : redistribution du pouvoir, rapports de force territoriaux, autonomie ?conomique des r?gions, et contr?le politique du territoire. Une ?lection strat?gique mais peu visible Ce dimanche, les conseillers municipaux et chefs traditionnels, corps ?lectoral de ce scrutin, d?signent les prochains conseillers r?gionaux. Un vote que le gouvernement pr?sente comme ? un pas d?cisif vers la d?centralisation ?, mais qui peine ? mobiliser l?opinion. Pour Dr. Pierre Mba, analyste politique, cette discr?tion n?est pas anodine : ? les ?lections r?gionales sont essentielles pour l?avenir du pays, mais elles restent volontairement peu m?diatis?es. Leur importance politique d?passe largement leur visibilit? publique ?. Sur le terrain, le RDPC mise sur sa force territoriale pour verrouiller la majorit? des ex?cutifs r?gionaux. L?opposition, elle, est presqu?absente. Et pourtant, une d?centralisation sans contre-pouvoirs serait une coquille vide.Les ?lites traditionnelles et ?conomiques s?activent ?galement. Les chefferies et les maires, conscients du r?le que joueront les r?gions dans la distribution des ressources, cherchent ? consolider leur influence. Le r?le central mais m?connu des futurs conseillers r?gionaux Les conseillers r?gionaux, encore invisibles aux yeux du grand public, seront pourtant les futurs architectes du d?veloppement territorial. Leur mandat couvrira des missions cruciales dont la planification de l?am?nagement du territoire ; l?orientation des investissements r?gionaux ; la supervision des comp?tences transf?r?es, la coordination des politiques locales ; et l?arbitrage des tensions entre communes, ?lites administratives et populations.Mais leur efficacit? d?pendra d?un point : la r?alit? du transfert des moyens. Mme Gr?ce Abessolo, experte en gouvernance locale, pr?vient 😕 sans ressources financi?res cons?quentes, les r?gions ne pourront pas exercer leurs comp?tences. On risque de cr?er des institutions d?coratives, sans pouvoir r?el ?. Transferts de comp?tences : entre promesses et frustrations Sur le papier, l??tat a commenc? ? transf?rer certaines comp?tences (?ducation de base, sant? primaire, gestion de certaines infrastructures). Dans les faits, l?on d?nonce un transfert incomplet ou mal financ?. ? Yaound?, le discours reste optimiste. Mais dans les r?gions, le ton change. ? Garoua, Senna Abdoul, un ?lu local confie 😕 on nous transf?re des charges sans transf?rer les budgets. C?est une d?centralisation ? contraintes, pas une d?centralisation de d?veloppement ?. Un sentiment partag? par de nombreux ?lus. Le Dr. Arouna Issa, expert en finances publiques, r?sume : ? tant que la fiscalit? locale restera sous contr?le central, les r?gions n?auront qu?une autonomie administrative. Or la d?centralisation est d?abord une affaire d?argent ?. R?duire les fractures r?gionales Le Cameroun demeure marqu? par d?importants d?s?quilibres entre les zones urbaines et rurales, entre les r?gions littorales et septentrionales, entre les zones foresti?res et sah?liennes. Les nouvelles r?gions seront-elles capables de corriger ces in?galit?s ? Pour H?l?ne Kouam, urbaniste et observatrice nationale, la r?ponse d?pendra de leur libert? d?action 😕 les r?gions peuvent devenir de v?ritables moteurs de coh?sion territoriale, mais seulement si elles disposent de marges d?innovation et de financement ?. Les d?fis sont immenses : enclavement des zones rurales ; acc?s in?gal aux services publics ; urbanisation mal ma?tris?e ; conflits fonciers ; pressions climatiques dans le Nord ; et migrations internes croissantes. ? Tchollir?, un jeune ?leveur r?sume les attentes locales 😕 nous, on veut juste des routes, des ?coles, des v?t?rinaires, de l?eau. Si les r?gions peuvent faire ?a, alors oui, c?est une bonne chose ?. Une soci?t? civile vigilante, mais dubitative Les organisations citoyennes suivent le processus avec attention. Pour certaines plateformes citoyennes : ? cette ?lection est une opportunit? historique, mais elle risque d??tre confisqu?e par les ?lites politiques. Et pourtant, les populations doivent sentir qu?il s?agit d?un changement concret, pas d?une formalit? administrative ?. Plusieurs ONG d?plorent ?galement l?absence de communication publique et la faible information mise ? disposition des citoyens. Tom.

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Pr?ter serment sur un livre « saint » ne garantit ni la sinc?rit? ni la cr?dibilit? d?un intervenant

Lors de l??dition du 27 novembre 2025 de « La Quotidienne Info » sur NCI (Nouvelle cha?ne ivoirienne), Monsieur Demba Traor? est apparu sur le plateau avec un Coran ? la main. L?animateur, Ali Diarrassouba, a qualifi? la sc?ne ? d?in?dite ?, soulignant qu?un tel geste ne s??tait encore jamais produit dans un d?bat politique diffus? sur une cha?ne publique ivoirienne. Certains observateurs se sont demand? si un symbole religieux avait sa place dans un espace audiovisuel public, con?u pour repr?senter l?ensemble des citoyens, quelles que soient leurs croyances. D?autres ont rappel? que la recherche de la v?rit? et la d?fense d?une position politique ne n?cessitaient pas l?usage d?un livre « saint ». Selon ces points de vue, la force d?un argument devrait reposer sur les faits et la coh?rence du discours, plut?t que sur l?invocation d?un symbole religieux destin? ? renforcer la cr?dibilit? d?un intervenant. Enfin, certains analystes estiment que les tensions li?es au d?bat sur le d?sarmement des rebelles avant l??lection pr?sidentielle constituent le c?ur du d?bat, ind?pendamment de la port?e symbolique du Coran brandi sur le plateau. Les serments religieux dans la vie politique ouest-africaine Ces derni?res ann?es, plusieurs dirigeants ont pr?t? serment sur des textes sacr?s, souvent dans des contextes de transition ou de crise. Dans de nombreux cas, ces engagements n?ont pas ?t? suivis d?effets concrets.C?est le cas en Guin?e, avec Mamady Doumbouya, arriv? au pouvoir par un coup d??tat. Il avait publiquement jur? sur le Coran de ne pas se porter candidat ? la future ?lection pr?sidentielle. Pourtant, ? l?approche du scrutin, il est devenu l?une des figures majeures de la comp?tition politique, ce qui a relanc? le d?bat sur la valeur r?elle de tels serments.Au Mali, Assimi Go?ta avait jur? sur le Coran de conduire une transition courte avant de restituer le pouvoir aux civils. Les ?volutions ult?rieures de la transition ont montr? que ce serment n?avait pas suffi ? garantir le respect strict du calendrier initial. En C?te d?Ivoire, ? en croire Soro Guillaume, Alassane Ouattara avait pr?t? serment sur le Coran pour lui transmettre le pouvoir ? l?issue de son mandat. Non seulement le serment ne fut pas respect? mais o? Soro se trouve-t-il aujourd’hui? Ne m?ne-t-il pas une vie d?errance? N?est-il pas devenu persona non grata dans un pays ? la t?te duquel il a contribu? ? porter Ouattara?Certains mouvements extr?mistes ont, eux aussi, eu recours ? des serments religieux, parfois avant de commettre des actes violents. Tous ces exemples montrent que le fait de pr?ter serment sur un livre saint ne garantit ni la sinc?rit? ni la fid?lit? ? un engagement. Dans ce contexte, certains observateurs ivoiriens pensent que le d?bat actuel devrait davantage se concentrer sur des enjeux institutionnels: la gestion du d?sarmement, les responsabilit?s dans la s?curisation des ?lections, et les d?cisions politiques prises ? cette p?riode. Selon eux, l?utilisation d?un symbole religieux d?tournerait l?attention des questions essentielles, notamment:? la place du d?sarmement dans le processus ?lectoral,? les avantages accord?s ou refus?s ? certains acteurs arm?s,? les r?actions suscit?es par ceux qui demandaient l?application stricte des mesures de s?curit?.Le 24 novembre, Charles Bl? Goud? a jet? un gros pav? dans la mare en r?v?lant, entre autres choses, que, convoqu? chez Nady Bamba en 2009, il fut somm? de pr?senter des excuses ? Guillaume Soro pour avoir r?clam? le d?sarmement des rebelles avant l??lection pr?sidentielle de 2010. Laurent Gbagbo, Sidiki Konat? et M?it? Sindou ?taient pr?sents ? cette rencontre.M?me si on peut reprocher ? l?ancien « g?n?ral de la rue » certains choix politiques du pass?, dont son message de f?licitations adress? ? Alassane Ouattara lors de sa pseudo-r??lection, un geste qui avait surpris et parfois heurt? une bonne partie de la population, il semble hasardeux de lui imputer la division du FPI, d??affirmer qu?il a t?moign? contre Simone Gbagbo dans un proc?s dont on n?a jamais entendu parler ou de consid?rer que son intervention du 24 novembre visait ? salir et ? d?construire Laurent Gbagbo qui, de son propre aveu, est et demeure son mentor. Jean-Claude Dj?r?k?

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Afrique centrale : la course aux financements durables est lanc?e ? Yaound?

Le 26 novembre 2025, Yaound? a accueilli une r?union capitale pour l?avenir ?conomique de l?Afrique centrale. Les pays de la sous-r?gion se sont retrouv?s au Starland H?tel, sous l??gide du Bureau sous?r?gional de la Commission ?conomique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA), ? l?occasion de la Conf?rence r?gionale sur le th?me : ? Mobiliser le financement durable pour transformer l?Afrique centrale : capacit?s productives, commerce r?gional, ?conomie bleue ?. L?enjeu est clair : apprendre ? concevoir des projets de d?veloppement bancables, capables d?attirer les ressources financi?res internationales et de stimuler une croissance durable.La premi?re journ?e a ?t? consacr?e au renforcement des capacit?s des d?cideurs publics. Objectif affich? : permettre aux administrations de mieux comprendre les attentes des bailleurs et de structurer des projets qui r?pondent aux crit?res stricts de financement durable. Les participants ont suivi des ateliers pratiques et des sessions d??changes sur la mobilisation de fonds pour des projets productifs, le d?veloppement du commerce r?gional et l?exploitation durable de l??conomie bleue. La c?r?monie d?ouverture, pr?sid?e par le repr?sentant du ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire, a insist? sur l?importance strat?gique de cette initiative. ? Cet atelier offre aux pays de la sous-r?gion une occasion idoine pour approfondir leur compr?hension des exigences des bailleurs et am?liorer la qualit? de leurs projets ?, a?t?il soulign?. L?accent a ?t? mis sur la n?cessit? d?aligner les projets sur les objectifs de d?veloppement durable et de favoriser une int?gration ?conomique r?gionale renforc?e. Au-del? des formations et des ?changes, la conf?rence vise ? cr?er un effet d?entra?nement : encourager les ?tats membres de la CEMAC ? structurer leurs projets avec rigueur, professionnalisme et vision ? long terme. Dans un contexte o? les financements internationaux deviennent de plus en plus exigeants, cette initiative pourrait transformer la mani?re dont l?Afrique centrale mobilise les ressources pour ses ambitions ?conomiques. La sous-r?gion se pr?pare donc ? franchir un cap : la construction d?une nouvelle g?n?ration de projets durables et bancables, vecteurs de croissance inclusive et de r?silience ?conomique. Jean -Ren? Meva?a Amougou

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Cemac : Am?liorer l??tat-civil pour lib?rer la circulation des citoyens

R?unis ? Bangui du 24 au 28 novembre 2025, les ?tats membres de la CEMAC ont ouvert un chantier strat?gique longtemps rel?gu? au second plan : la modernisation des syst?mes d??tat civil et des statistiques vitales. ? travers cet atelier r?gional soutenu par la Banque mondiale et l?UNFPA, une ?vidence s?impose : sans identit? l?gale fiable, aucune int?gration sous-r?gionale ne peut r?ellement fonctionner. Dans une Afrique centrale qui ambitionne de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, l?existence d?un ?tat civil performant appara?t d?sormais comme une condition non n?gociable. Sans acte de naissance s?curis?, sans documents d?identit? fiables, le citoyen devient invisible pour l?administration, suspect aux fronti?res et marginalis? dans l?espace communautaire.L?enjeu d?passe la simple production de chiffres. Il touche au droit de se d?placer, de s?installer, de travailler et de commercer librement. Un ?tat civil d?faillant, c?est une int?gration qui patine, des contr?les arbitraires, des tracasseries et une d?fiance persistante entre ?tats. ? Bangui, experts et responsables sectoriels ont planch? sur des feuilles de route concr?tes pour fiabiliser l?enregistrement des naissances, des mariages et des d?c?s, mais aussi pour rendre les syst?mes interop?rables entre pays. En pla?ant l??tat civil au c?ur de l?agenda communautaire, la sous-r?gion s?attaque ? l?un des verrous silencieux de l?int?gration. Donner une identit? ? chaque citoyen, c?est aussi ouvrir les routes de l?Afrique centrale et rendre enfin effectif le droit de circuler librement. Derri?re les enjeux techniques se joue aussi une bataille de souverainet? et de confiance. Un syst?me fiable prot?ge les citoyens, s?curise les fronti?res et r?duit les fraudes. ? terme, il doit permettre ? chaque ressortissant communautaire de voyager sans ?tre trait? comme un ?tranger chez lui dans l?espace commun uni. R?my Biniou

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Cameroun, Gabon et Congo : t?tes de file des exportations

Selon le dernier rapport du Comit? de comp?titivit?, think tank du minist?re camerounais de l??conomie, en 2024, la hi?rarchie des exportations en Afrique centrale se resserre autour de trois pays : le Cameroun, le Congo et le Gabon. Avec 6,7 milliards de dollars de recettes, Yaound? recule au 19? rang africain et ne p?se plus que 1,1 % du commerce ext?rieur du continent. Une contre-performance d?autant plus visible que Brazzaville et Libreville, mieux positionn?s, confirment leur avance relative dans les volumes export?s. Le Congo, port? par la remont?e des prix du p?trole et la stabilit? de ses volumes, atteint la 16? place avec 1,4 % des exportations africaines. Le Gabon suit de pr?s au 17? rang avec 1,3 %. ? eux deux, ces pays rappellent le poids toujours d?cisif des hydrocarbures dans les ?quilibres commerciaux de la sous-r?gion. Le Cameroun, pourtant plus diversifi?, reste p?nalis? par la faiblesse de sa transformation industrielle, la lenteur de ses cha?nes logistiques et la volatilit? de ses recettes hors p?trole. Ce diff?rentiel de trajectoire a sein de la CEMAC souligne une d?pendance persistante aux mati?res premi?res. L? o? le Congo et le Gabon capitalisent sur des rentes p?troli?res concentr?es, le Cameroun supporte le co?t d?une ?conomie plus large mais moins comp?titive ? l?export. Le paradoxe est saisissant : la premi?re ?conomie en taille devient la troisi?me en performance commerciale.Au-del? des classements, l?enjeu est strat?gique. Tant que la transformation locale restera marginale et que les infrastructures resteront un frein, le Cameroun continuera de d?crocher face ? ses voisins. Le Congo et le Gabon, eux, restent expos?s au cycle des prix. Dans les trois cas, la souverainet? ?conomique passe d?sormais par une m?me urgence : sortir de la d?pendance brute et transformer davantage sur place. Sans ce virage productif, concurrence r?gionale s?intensifiera et ?carts de performance risquent de se creuser. Bobo Ousmanou

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CEMAC : Brainstorming autour du budget-programme

R?unie ? Malabo du 24 au 28 novembre 2025, la Commission de la CEMAC s?est engag?e dans un exercice aussi discret que d?cisif : repenser ses outils de pilotage ? l?aune de la performance. Sous la conduite du vice-pr?sident, le Dr Charles Assamba Ongodo, un atelier strat?gique sur la Planification strat?gique et la Gestion ax?e sur les r?sultats (GAR) marque une ?tape charni?re dans la modernisation de la gouvernance communautaire. Derri?re l?apparente technicit? des termes employ?s, l?enjeu est ?minemment politique et ?conomique. Il s?agit, pour l?institution communautaire, de se pr?parer ? pr?senter son premier budget en mode programme d?s 2027. Une r?volution culturelle dans un espace o? la gestion par les moyens a longtemps pris le pas sur la gestion par les r?sultats. Avec le futur Plan strat?gique 2026?2030, la Commission veut d?sormais aligner ses ressources sur des objectifs clairs, mesurables et orient?s vers l?impact. Encadr?s par les experts du cabinet Star Group Consulting, les participants travaillent ? l?appropriation des outils structurants de la GAR : cadre logique, indicateurs SMART, cha?nes de r?sultats. L?ambition affich?e est de b?tir une vision partag?e de la CEMAC ? l?horizon 2030, tout en d?finissant des axes strat?giques r?alistes, capables de r?pondre aux d?fis persistants de l?int?gration r?gionale. Au-del? de l?apprentissage, l?atelier se veut r?solument productif. Les travaux doivent aboutir ? une premi?re ?bauche des orientations strat?giques, ainsi qu?? une feuille de route op?rationnelle pour finaliser le plan entre janvier et juin 2026. Cette d?marche traduit la volont? de sortir des r?formes de fa?ade pour entrer dans une logique de transformation progressive mais structur?e. En filigrane, c?est la cr?dibilit? m?me de la CEMAC aupr?s de ses partenaires techniques et financiers qui se joue. Dans un contexte de raret? des ressources et de fortes attentes sociales, la capacit? ? d?montrer l?efficacit? de l?action communautaire devient un imp?ratif. L?extension annonc?e du budget-programme aux autres institutions d?s 2028 ach?vera de mesurer la port?e de ce virage strat?gique amorc? ? Malabo. Pour de nombreux observateurs, ce chantier constitue un test de maturit? institutionnelle. R?my Biniou

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Les maux de l?Afrique par les mots de la litt?rature africaine

« Ass?ze l?Africaine » (Calixthe Beyala), que j?ai rencontr?e ? Lom? il y a trois jours, dans le bar d?nomm? « En attendant le vote des b?tes sauvages » (Ahmadou Kourouma), m?a racont?, avec force d?tails, sa chaude discussion avec « Kocumbo l’?tudiant noir » (Ak? Loba). Celui-ci lui avait longuement parl? des « Crapauds-brousse » (Tierno Mon?nembo), ces dipl?m?s africains qui font de beaux discours sur la justice et la libert? autour d?une bouteille de vin mais qui n?ont pas le courage de prendre la rue pour protester contre la dictature. De passage ? Bamako, elle voulait acheter un peu de viande chez « Le boucher de Kouta » (Massa Makan Diabat?). Un jeune lyc?en surnomm? « L’enfant noir » (Camara Laye) l?avait accompagn?e au march?. Les affaires de ce boucher marchaient tr?s bien. On peut dire sans risque de se tromper qu’il avait r?ussi. Ce n??tait pas le cas de la mission du R?v?rend P?re Sup?rieur Drumont, « Le pauvre Christ de Bomba » (Mongo Beti). Le boucher leur demanda s?ils avaient lu « Le devoir de violence » (Yambo Ouologuem) qui montre que tout n??tait pas rose dans l?Afrique d?hier. Apr?s avoir r?pondu oui, Ass?ze sortit de son sac ? main « Les cigognes sont immortelles » (Alain Mabanckou), roman qui revient sur l?assassinat de Marien Ngouabi, le 18 mars 1977. Ceux qui ?t?rent la vie ? ce digne fils d?Afrique ont tellement appauvri et clocharis? les Congolais que la vie est devenue, ? Brazzaville, Pointe noire et ailleurs, semblable ? celle des personnages de « La vie et demie » (Sony Labou Tansi). Ass?ze confia au boucher que les Africains devraient cesser d??tre na?fs comme Meka dans « Le vieux N?gre et la m?daille  » (Ferdinand Oyono) et que ce qui lui ferait vraiment plaisir, ce serait une visite, non pas dans « La ville o? nul ne meurt » (Bernard Dadi?), mais ? Tombouctou o? fut cr??e l?universit? Sankor? au XVe si?cle. Elle ne voulait plus entendre parler de cette d?mocratie occidentale qui, d’apr?s elle, est « Un pi?ge sans fin » (Olympe Bh?ly-Quenum). Elle ?tait convaincue qu?avait commenc? « Le cr?puscule des temps anciens » (Nazi Boni), que point n??tait besoin de poss?der un « Gros plan » (Id? Oumarou) pour comprendre que les pays africains seraient pendant un bon moment encore « Sous l?orage » (Seydou Badian). Quant ? moi, je me contenterai d?ajouter que je ne voterai plus « Jusqu’? nouvel avis » (Guillaume Oyono Mbia). Ass?ze souhaitait ardemment que nous puissions agir comme « Le jeune homme de sable » (Williams Sassine) qui se r?volte contre son p?re en qui il voit le repr?sentant d?un r?gime qui s?oppose aux l?gitimes aspirations du peuple.Je suis pleinement d?accord avec elle quand elle estime que chaque Africain devrait se renseigner davantage sur comment la cit? ?tait g?r?e dans l?Afrique traditionnelle car, n?en d?plaise ? l?inculte Sarkozy, les Africains non seulement ?taient bien entr?s dans l?Histoire mais avaient une histoire. Jean-Claude Dj?r?k?

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