Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

ARTICLE DE BLOG

Autoroute Douala-Yaound?: les mille et une nuits d?un projet alambiqu?

L?ouvrage encore en cours de r?alisation connait d?j? des d?gradations, r?v?le une correspondance du ministre de l?Administration territoriale ce 21 ao?t 2024. Un nouveau narratif a cours au Cameroun en lien avec la construction d?une autoroute entre Yaound? et Douala, les deux capitales du pays. Il concerne l?interdiction de circulation appos?e aux conducteurs d?engins lourds par le ministre de l?Administration territoriale. Dans une correspondance ce 21 ao?t 2024, Paul Atanga Nji saisit le gouverneur du Centre de l?impl?mentation de cette instruction sur le tron?on Yaound?-Boumnyebel. Lequel constitue ? ce jour la voie la plus rapide pour rallier la capitale politique ? cette localit?, soit une trentaine de minutes. La raison: ces derniers sont semble-t-il ? l?origine de la ?d?gradation de l?ouvrage encore en cours de r?alisation et pas encore r?ceptionn??, ?voque le membre du gouvernement.En cours de r?alisation. L?expression peine ? fixer l?intervalle de temps mis ? la construction de cette infrastructure routi?re longue de 196 km. Laquelle a d?but? en 2014 pour une dur?e initiale de quatre ans et un co?t de 339 milliards de FCFA. Il a fallu attendre 2021 pour l?ouverture des 60 premiers kilom?tres, soit le tron?on Yaound?-Bibodi, ? la circulation. En outre, si le montant estim? avait fait couler beaucoup d?encre quant ? sa valeur sup?rieure ? des projets similaires dans d?autres contr?es – la deuxi?me phase, Bibodi-Edea, 136 kilom?tres – est entam?e pour une enveloppe de 812,8 milliards FCFA.Cette sortie du ministre Paul Atanga Nji s?ajoute et compl?te la liste des ?pisodes ?piques de cette aventure infrastructurelle. Comment oublier dans ce cas la pol?mique n?e en 2020 autour de la progression de ce chantier. Le pot-aux-roses est alors mis en ?vidence par les m?dias fran?ais TV5 Monde. ?La puissante compagnie chinoise du BTP en charge du projet dit ne pas avoir l?argent n?cessaire pour poursuivre les travaux?, apprenait-on au d?tour d?un reportage sur les retards accus?s par dans l?ex?cution des travaux. De quoi raviver la flamme d?un d?bat populaire apr?s deux prolongations des d?lais de 12 et 14,5 mois. Les raisons officielles ?voqu?es pour calmer l?ardeur populaire ont concern? la survenue de la crise sanitaire de Covid-19 et son lot de perturbations, la lente lib?ration des emprises. Ce dernier point, on ne l?ignore point, a souvent ?t? le corolaire d?une gestion opaque des indemnisations des populations affect?es par le projet. Elle a constitu?, dans ce cas pr?cis, un rebondissement dans le narratif de la construction de l?autoroute Douala-Yaound?. Depuis 2023, des riverains de cet axe routier r?clament leurs indemnisations. Certains de ces frondeurs sont localis?s d?s les premiers kilom?tres du lin?aire am?nag?. ?Nous tournons autour de 2,196 milliards FCFA. On a d?j? pay? une bonne partie en direction des b?n?ficiaires qui ?taient sur la partie utile des travaux. Les populations qui ?taient en retrait n?en n?ont pas b?n?fici?. Mais le prochain exercice, c?est pour les d?sint?resser?, d?clarait Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des travaux publics, ? l?occasion d?une rencontre avec les populations en octobre 2023. Malgr? les assurances du membre du gouvernement, un nouveau soul?vement populaire a eu lieu en janvier dernier. Louise Nsana

ARTICLE DE BLOG

Steve Akam?: v?rit?s qui mentent??

Loup ou agneau, l?activiste r?cemment happ? au Gabon est cuisin? par le tribunal militaire de Yaound?. Portrait. ? Ramon Cotta ?. D?embl?e, c?est rigide. ?a sonne difficilement camerounais. Pour beaucoup, ?a n?appartient pas au lexique courant des patronymes locaux. Tant et si bien que son emploi m?taphorique est per?u comme une ?tiquette que reprennent ? leur compte les services sp?ciaux d?ici et d?ailleurs. C?est que, sous ? Ramon Cotta ?, se cache un r?f?rent et un trait de singularisation d?un homme qui s?appelle ? la fois Yves Kibouy Bershu et Steve Akam. Autour de lui, la chronique bruit. Son parcours s?emprunte comme on emprunte un layon en for?t. Seul celui ? qui cela est racont? peut s?en amuser. D?abord, parce qu?il ?coute une histoire mettant en sc?ne un modeste tenancier d?un d?bit d boissons au march? Mont-Bou? ? Libreville ; ensuite et surtout parce que la m?me histoire parle de quelqu?un qui revendique un s?jour au Gabon depuis bien avant 2009. Il a ?t? garde du corps pour Andr? Mba Obame, d?c?d? aujourd’hui et candidat ? la pr?sidentielle de cette ann?e-l?. Mari? ? une Gabonaise avec qui il a des enfants, il ?tait profond?ment int?gr? dans son pays d’accueil. Cette histoire, d?aucuns sugg?rent de l?interpr?ter comme ?l?ment de r?f?rence permettant de tisser les fils invisibles avec son arrestation. Celle-ci, l?ensemble des lignes et ?l?ments qui la recouvrent offre un flot incessant de fabulations, d?anecdotes, qui trament un cercle opaque et enchant? autour de l?homme aux trois noms.  Au Gabon (o? il a ?t? cueilli le 17 juillet dernier) et au Cameroun, le personnage inspire une terreur ubuesque aux services de renseignements. En d?autres termes plus aust?res, la seule silhouette de Steve Akam a le don de maximaliser des craintes. Notamment celles de son avocat, Me Hyppolite Meli. Pour le juriste, des traumatismes divers ont ?t? inflig?s ? son client. Et les s?quelles sont visibles, d?plore-t-il. ? Il a le c?t? gauche en voie de paralysie ; il a des troubles visuels dus au fait qu?il avait re?u des projecteurs de lumi?re tr?s vive ; sans oublier des blessures dues au fait qu?il avait ?t? menott? aux pieds et aux mains ?, d?balle Me Hyppolite Meli Tiakouang. Entre-temps? Il se raconte que c?est une ?me mue par un instinct de d?stabilisation des institutions de son pays. Des donn?es fournies ici et l?, l?on apprend que cela suffit pour insister sur la dimension d?exigence et de r?clamation polici?re. S?appuyant sur la m?moire de ce qui a pr?c?d? l?arrestation de Steve Akam, les enqu?tes d?veloppent encore un peu plus ce qu’il en est des grandes affaires et des secrets dont on parle depuis longtemps : Insurrection, tentative de coup d?Etat, outrage au chef de l?Etat, financement du terrorisme, trafic d?armes, et appel ? la r?bellion. Pour ? Ramon Cotta ?, rien de vrai.  Rien de faux Ainsi s?ouvrent des fonds de dossiers m?connus. Des plus lointains aux plus proches, ceux-ci ne manquent pas de pr?senter des anecdotes inattendues qui jalonnent la vie d?un homme d?abord soumis ? la d?ambulation compulsive et ? l?errance et puis ? la captivit?. Et surtout, voil? qui suscite des discours interpr?tatifs de toutes sortes. En fait, on ne sait avec quels mots et sur quelle tonalit? d?crire Steve Akam. Certains engagent leur conviction qu?au milieu du bruit et de la fureur polici?re, quelques implications ou complicit?s peuvent ?tre d?pli?es. Il s?agit, croit-on, d?un ?l?ment cl? dans un syst?me plus subtil car moins visible. Et dans ce cas, l?homme succomberait trop ? la suspicion. Et ? partir de l?, d?autres assurent que rien n?exclut qu?il puisse ?tre de m?che avec quelques opposants au r?gime de Yaound?. Entre ces derniers et Steve Akam, soutient-on, il pourrait y avoir congruence d?int?r?ts afin de cr?er de nouvelles positions d?stabilisatrices. Et selon que cet ensemble est saisi au niveau de sa dynamique interne ou de ses effets pr?sum?s, la force de ? Ramon Cotta ? ne serait pas nulle, semble dire Etoudi. Elle pourrait m?me, au nom de tous, de quelques-uns ou d?un seul, d?ployer une s?rie de menaces ? partir des r?seaux sociaux qu?il ma?trise. Via cette agora technologique, chaque jour, il bourdonne ? l?oreille d?Etoudi. Pour peu que l?on s?int?resse ? ses d?clarations sur la toile et dans le vacarme des boites, bars et snacks bar rep?r?s dans la capitale gabonaise, il serait en train de mettre en place une sph?re militairement fonctionnelle sur laquelle il exercerait un contr?le efficient de plans mafieux. Dans la pratique, peut-?tre ? cause des d?lais g?opolitiques et du temps qu?exige leur ex?cution, il y a tout lieu de consid?rer que l?homme est s?rieux. A ?couter Steve Akam, on dirait qu?il existe une v?ritable charte ? partir de laquelle il ?labore son cycle quotidien. Plus fondamentalement, l?on pourrait statuer que sa mentalit? et ses ambitions sont, non seulement des caract?ristiques inn?es, mais des plis de pens?e fa?onn?s par l?usage d?un certain outillage subversif.  Ainsi, comme une ?toile dont on per?oit seulement la lueur, ce projet rel?verait toujours d?une forme d?obsession auto-entretenue qui semble vou?e ? se frotter aux r?cifs de Yaound?. Selon la presse gabonaise, ceux qui suivent Steve Akam dans ses ? envol?es ? voient en lui ? un activiste au mental rigide et capable de mener une gu?rilla au profit de l?opposition camerounaise et de contribuer ? accro?tre un processus de d?fiance g?n?ralis?e ?. Plus loin, il est clairement indiqu? que ? Ramon Cotta ne m?nage aucun effort pour parvenir ? son objectif. Initi? ? la pratique du sport, il s?y exerce tous les matins, en encha?nant, sous le regard p?trifi? des passants, des mouvements physiques hors du commun pour des personnes de sa tranche d’?ge. Et du coup, rares sont les personnes qui contestent son caract?re peu avenant ?. Dans un sens comme dans tout autre, l?image que l?on colle ? Steve Akam suffit ? d?montrer qu?il est une menace. ? Tout semble en effet concourir ? produire artificiellement l?apparence d?un individu pr?t ? mettre la stabilit? du Cameroun en p?ril ?,

ARTICLE DE BLOG

Suzanne Kala Lob??: l?art de parler vrai quand ?a dit n?importe quoi

Difficile de minimiser. Le coup re?u par la grande famille du journalisme au Cameroun est bien rude. Suzanne Kala Lob? est morte et repose d?sormais ? Bali (Douala). Autour de la disparition de la journaliste camerounaise, des hommages de grande ampleur. Des t?moignages vertigineux que l?on a pu entendre lors de ses obs?ques, l?on retient surtout que son esprit revendiquait une ?rudition sophistiqu?e de l?Histoire du Cameroun. En imposant, ? titre posthume, une galerie de ses portraits, ??Maa Sue?? a inspir? une polyphonie de t?moignages pour son talent. De sorte que, quiconque pouvait se montrer r?fractaire ? toute anthropologie de l?admiration, se laisse aujourd?hui convaincre par la mani?re dont s??tait constitu?e la vie de Suzanne Kala Lob?. Femme ? la parole d?complex?e, affranchie de certaines contraintes, elle balisait, chaque jour, sa fa?on de tout dire. En suivant l?itin?raire m?diatique de Suzanne Kala Lob?, cela se dit avec une clart? particuli?re. Partout o? elle est pass?e, ? Maa Sue ? faisait le proc?s d?un ordre des choses totalement d?prav?, dans une soci?t? camerounaise ?branl?e, n?gociant des certitudes qu?elle cherche ? se donner d?elle-m?me. Elle s?en prenait vertement aux ?cheveaux touffus politiques, client?listes et affairistes qui ?cument le pays. Selon elle, quelques-uns parmi ses compatriotes s?cr?tent beaucoup d?anticorps pour att?nuer, voir an?antir, toute tentative d?alternance. Invariablement, elle d?non?ait ceux qui souillent le peuple de concepts branch?s, et ceux qui recyclent les bienfaits de l?imp?rialisme occidental. D?apr?s quelques indiscr?tions, la journaliste articulait une angoisse int?rieure qui faisait rage, pleurait et sanglotait en elle. Cela s?observait lorsqu?elle abordait des th?mes comme la corruption et la violation des droits de l?homme. La Camerounaise r?sumait v?h?ment cette affaire en une s?rie de brigandages ?hont?s et de crimes impunis. Elle ne cessait de convoquer le comment et le pourquoi tout cela a ?t? soigneusement organis? gr?ce ? l?addition de plusieurs cerveaux camerounais. C??tait elle, Suzanne Kala Lob?. Toujours pr?te ? ne pas brader sa prose pour claironner ceux qui, aur?ol?s d?un certain pouvoir, escamotent toute perspective de changement. Jamais, elle ne s??tait d?tach?e de cette posture ? la fois raide et aust?re. En tout cas, cette dame occupait la place qui ?tait la sienne, celle d?un preux chevalier qui ne cherchait pas ? se d?ifier, mais qui ?voluait modestement sous l?aile de ses convictions. Ceux qui ne la connaissaient pas pourraient avoir affaire avec une frondeuse n?e, si son air convivial ne venait pas d?mentir cette impression. Toujours ?tait-il que Suzanne Kala Lob? ?tait au centre de quelques proc?s tenaces instruits par des comparses qui, ? tort ou ? raison, jalousaient sa pugnacit?. Seulement, comme un legs ? la post?rit?, ? Maa Sue ? estimait que, pour que son pays puisse fonctionner, il faut bien que tous les citoyens soient ? la fois fid?les et capables de produire d?heureuses conditions de d?veloppement. Et dans sa logique, Suzanne Kala Lob? croyait que, dans cette d?marche, il n?y a pas que la seule expertise des hommes politiques qui tienne la rampe. Il y a aussi et surtout le peuple. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

84? anniversaire: comment le Cameroun est devenu ind?pendant le 27 ao?t 1940

Voici le texte qui proclame l’ind?pendance du Cameroun:?Ce matin 27 Ao?t 1940, sur le sol d’Afrique et dans un territoire fran?ais, la France, avec ses propres armes, continue la lutte et rentre dans la seconde guerre mondiale, aux c?t?s de la Grande-Bretagne et de ses alli?s. Elle sera pr?sente ? l’heure de la victoire apr?s les combats dans l’honneur. Le Cameroun reprend son ind?pendance ?conomique et politique. Il adh?re ? la France libre. Vive la France. Vive le Cameroun libre? [2].Il faut le dire: le statut du Cameroun de territoire sous Mandat interdisait l?organisation et la pr?sence de troupes militaires, il ?tait INTERDIT ? la France de se doter de troupes militaires dans notre pays. Le Mandat de la Soci?t? des Nations sur le Cameroun dans son article 3 stipulait: [1]- Ruben Um Nyobe; ?crits sous maquis, Ed. L?Harmattan, Paris 1989[2]- Enoh Meyomesse; Le Coup d??tat du colonel Leclerc ? Douala puis ? Yaound?, Communication priv?e[3]- Aaron Alain Claude Essome Mbenda; La condition Militaire au Cameroun 1894-2000, Editions Universitaires Europ?ennes, 2019[4]-La pr?sence fran?aise au Cameroun (1916-1959) https://presses-universitaires.univ-amu.fr/presence-francaise-au-cameroun-1916-1959-colonialisme-ou-mission-civilisatrice.[5] https://www.charles-de-gaulle.org/les-activites/grand-public/expositions/de-gaulle-lamitie-franco-africaine-70eme-anniversaire-de-lafrique-francaise-libre-

ARTICLE DE BLOG

84? anniversaire : comment le Cameroun est devenu ind?pendant le 27 ao?t 1940

?Ce matin 27 Ao?t 1940, sur le sol d’Afrique et dans un territoire fran?ais, la France, avec ses propres armes, continue la lutte et rentre dans la seconde guerre mondiale, aux c?t?s de la Grande-Bretagne et de ses alli?s. Elle sera pr?sente ? l’heure de la victoire apr?s les combats dans l’honneur. Le Cameroun reprend son ind?pendance ?conomique et politique. Il adh?re ? la France libre. Vive la France. Vive le Cameroun libre?. ? mon oncle maternel Tina Kissaga de l’?lite nationaliste autour du commandant Makanda Pouth, et ? ses compagnons d’armes, qui ont lib?r? la France et l?Europe du nazisme allemand, et qui ont ?t? massacr?s dans les maquis lors de la guerre pour la R?unification et l’Ind?pendance.?C’est la m?me chanson tout le temps, une v?ritable maladie infantile, les up?cistes sont toujours en train de pointer la France comme la source de leurs interminables probl?mes. On dirait m?me que c’est la France qui a demand? ? Um Nyobe de revendiquer la R?unification et l’Ind?pendance tout en excluant l’option de la guerre? Lorsqu’ils sont accul?s et oblig?s de reconna?tre leurs flagrantes erreurs, eh bien au lieu de les assumer pleinement, ils les r?duisent globalement ? une infiltration de leurs organisations par les services secrets fran?ais et camerounais, comme si elle seule pourrait expliquer toute la l?thargie up?ciste qui se vit aujourd’hui??. Voici r?sum?es, les principales critiques faites aux up?cistes. Visiblement, les cons?quences douloureuses du colonialisme et du n?ocolonialisme continuent d?affecter les soci?t?s africaines aujourd?hui. L?h?ritage de l?exploitation coloniale persiste sous diff?rentes formes. Cependant, pour surmonter ces s?quelles, il faut plus que de maigres et simples gestes symboliques de remords et d?expiation. Dans les relations officielles avec les anciennes colonies et territoires sous mandat, les rapports de force in?gaux perdurent, perp?tuant ainsi les mentalit?s coloniales et les hi?rarchies supr?matistes.

ARTICLE DE BLOG

Zlecaf : des tarifs pr?f?rentiels sp?cifiques pour les femmes et les jeunes

L?objectif poursuivi est d?am?liorer la participation de ces couches ? l?initiative continentale. Un projet de r?glement minist?riel sur l?acc?s pr?f?rentiel des femmes et des jeunes ? la Zone de libre-?change continentale (Zlecaf) est en cours de pr?paration. Il sera soumis, apr?s consultations des parties prenantes ? l?initiative, au Conseil des ministres pr?vu en octobre prochain. Son ?laboration est li?e au protocole consacr? ? la pleine participation de ces couches au commerce transfrontalier. Lequel propose une approche inclusive des accords commerciaux en pr?voyant des dispositions sp?cifiques aux r?alit?s des femmes et des jeunes dans les affaires. ?Ce que l?on retient, c?est que dans certaines communaut?s ?conomiques r?gionales, il y a des avanc?es. Un peu comme dans le Comesa (March? commun pour l?Afrique de l?Est et du Sud) et la CAE (Communaut? d?Afrique de l?Est). Il y a des m?canismes et des programmes d?j? impl?ment?s et qui marchent. Quelques ?tats ont d?j? commenc? ? travailler dans les postes fronti?res. Ils ont mis en place des postes de gestion et de facilitation des proc?dures, des tarifs pr?f?rentiels pour les femmes et les jeunes. On esp?re que la CEEAC va s?arrimer pour pouvoir emboiter le pas et booster les ?changes?, d?clare Danielle Nlate, pr?sidente du R?seau des femmes entrepreneures d?Afrique centrale (Refac), d?l?gu?e du Cameroun ? ce Comit?.La question a largement ?t? d?battue lors de la 8e r?union du Comit? y d?di? tenu 20 au 23 ao?t 2024 ? Maputo au Mozambique. L?issue des ?changes en dit long sur la complexit? du sujet. ?La r?union n?a pas pu aboutir ? un consensus sur la question de savoir si les produits ?ligibles au r?gime pourraient ?tre exempt?s de certificat d?origine ? des fins de d?douanement ou s?ils pourraient utiliser la d?claration simplifi?e des marchandises?, r?v?le le rapport des travaux consult?s par Int?gration. Un autre point critique des ?changes a port? sur les crit?res de d?finition du seuil. ?Certains ont fait valoir que la fixation d?un seuil trop bas de 5000 dollars pourrait exclure par inadvertance certains n?gociants qui b?n?ficieraient davantage du r?gime commercial simplifi?. Ils ont soutenu qu?un seuil plus ?lev? de 10 000 dollars permettrait de mieux cibler les b?n?ficiaires vis?s?, poursuit le m?me rapport.Durant les assises de Maputo, alors que l?accent est mis sur les moyens d?optimiser la participation des femmes et des jeunes au march? communs continentaux; d?autres pr?occupations sont ?lev?es. Notamment le probl?me du harc?lement de ces derniers aux diff?rentes fronti?res et des infrastructures tenant compte de la dimension genre dans les postes fronti?res. Des m?canismes concrets de r?paration sont attendus pour r?pondre ? ces pr?occupations. Louise Nsana

ARTICLE DE BLOG

Conseil de Paix et de s?curit? de l?Union africaine : vingt ans apr?s, entre le marteau et l?enclume

Entre bilan mitig?, autorit? sap?e et multiples tensions sur le continent, l?institution demeure fragile, vint ans apr?s sa mise en place effective. C?est confirm?. Le Cameroun abritera en septembre 2024 la prochaine session du Conseil de Paix et de S?curit? de l?Union africaine (CPS). L?annonce a ?t? faite le 19 aout 2024 ? Douala par Son Excellence Bankole Adeoye, commissaire aux Affaires politiques, ? la Paix et ? la S?curit? de cette organisation panafricaine. C?est d?ailleurs en pr?lude ? cet ?v?nement que le Nig?rian s?est rendu au Cameroun pour la premi?re fois. Vingt ans apr?s sa cr?ation, l?organe d?cisionnel permanent de l?Union africaine pour la pr?vention, la gestion et le r?glement des conflits pr?sente encore des points de fragilit?. ? l?origine, les objectifs du CPS sont nobles: anticiper et pr?venir les diff?rends et conflits, ex?cuter des fonctions de consolidation de paix, d?cider de sanctions chaque fois qu?un changement de gouvernement non conforme ? la constitution a lieu dans un ?tat membre? Autorit?Seulement, en ?tablissant la cartographie des conflits, coup d??tat et autres crises s?curitaires qu?a connu le continent Noir ces derni?res ann?es, se pose le probl?me de l?application de ces dispositions. Mais Cela n?a rien ? voir avec l?inertie de ceux qui la dirigent. Le Conseil de paix et de s?curit? de l?Union africaine souffre de plusieurs maux. L?un d?eux est un d?faut de ressources financi?res et humaines, m?me si, a indiqu? S.E Bankole Adeoye dans les colonnes de Jeune Afrique du 6 mai 2024, ?le financement des op?rations de paix s?am?liore en Afrique?. Et ce n?est pas tout. Il y a ?galement que, l?autorit? et la volont? de fer de cette institution sont r?guli?rement pi?tin?es. Selon S.E Moussa Faki Mahamat, certaines entit?s tant ? l?int?rieur qu?? l?ext?rieur de l?Afrique s?amusent ? ignorer et ? violer les d?cisions du Conseil de paix et de s?curit? de l?Union africaine. Le pr?sident de la Commission de l?Union africaine ?voquait cette regrettable situation en f?vrier 2024, lors de l?ouverture du sommet l?Union africaine. OptimismePlut?t que de capituler face ? ce lot de difficult?, l?institution reste optimiste et fait de son mieux pour un meilleur avenir dans le continent Noir. C?est d?ailleurs gr?ce ? son courage qu?elle a pu ?viter l?escalade des tensions entre le Soudan et le Soudan du sud en 2012. Depuis cette victoire, le CPS continue de s?investir pour pr?venir les conflits en Afrique. Et pour mener ? bien cette noble mission, ses dirigeants vont r?guli?rement s?entretenir avec ceux du Conseil de Paix et de s?curit? des Nations unies qui, lui aussi, n?a pas que des victoires. ? la t?te de cette mouvance depuis son ?lection en f?vrier 2021, S.E Bankole Adeoye n?est pas pr?t ? quitter son poste. En septembre prochain, le Nig?rian envisage de postuler une fois de plus pour mener ? bien la mission du CPS. Ce sera au Cameroun. Joseph Julien Ondoua Owona

ARTICLE DE BLOG

Croire en nous-m?mes et livrer bataille

Il y a chez certains (individus et peuples) une foi capable de braver les obstacles de toutes sortes dress?s sur leur chemin.C’est le cas, par exemple, de l?aveugle Bartim?e (Mc 10, 46-52) et de la Canan?enne dont la fille ?tait tourment?e par un d?mon (Matthieu 15, 22-28). Pourquoi leur foi est-elle si fascinante?Parce que Bartim?e ne se laisse pas impressionner par la foule qui fait tout pour le r?duire au silence, parce que la Canan?enne ne se d?courage pas en entendant les dures et m?prisantes paroles de J?sus ? son endroit (?Il n?est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens?). La tentation de faire marche arri?re n?a pas de prise sur les deux personnages. Le peuple malien ne succomba point ? cette tentation bien que les forces de l?ordre fissent onze morts et 124 bless?s parmi les hommes et femmes qui manifestaient dans les rues de Bamako, le 10 juillet 2020. Les protestataires maintinrent ?les dix commandements de la d?sob?issance civile? qui consistaient, entre autres, ? bloquer pacifiquement les rues, ponts et b?timents publics. Emmen? par l?imam Mahmoud Dicko, le peuple malien organisa au moins trois grandes manifestations en moins de deux mois avant d??tre rejoint dans la rue par un groupe d?officiers de l?arm?e malienne. Inutile de pr?ciser que ceux-ci font partie int?grante du peuple et qu?ils ne peuvent pas rester indiff?rents ou regarder ailleurs quand le peuple est affam?, opprim? et pi?tin? par ceux-l? m?me dont la t?che essentielle est de servir et non de se servir. C?est la raison pour laquelle on devrait parler, non pas de putsch militaire, mais de r?volution populaire. En d?autres termes, le renversement d?Ibrahim Boubacar Ke?ta (IBK), le socialiste qui n??tait pas g?n? de voler et de dilapider l?argent du peuple avec sa famille et ses petits copains, est l?aboutissement d?une r?volution d?clench?e et conduite courageusement par le peuple malien. L?arm?e ne fit que terminer le travail du peuple, le 18 ao?t 2020. La chute d?IBK, c?est d’abord au peuple malien que nous la devons. Et cette chute, il est n?cessaire d?affirmer qu?elle eut lieu parce que le peuple malien y crut du d?but ? la fin, parce qu’il eut foi en sa capacit? ? obtenir le changement auquel il aspirait, parce qu’il ?tait convaincu qu’aucun r?gime, aussi puissant soit-il, ne peut vaincre un peuple d?termin? et courageux. En un mot, ce qui sauva le Mali de l?immobilisme et de la d?liquescence, c’est d?avoir cru et montr? que le peuple reste le seul et vrai souverain et que le dernier mot lui revient. L?enseignement majeur qui ?merge de cette r?volution populaire malienne est celui-ci : le d?faitisme, le d?couragement et la r?signation n’ont jamais sauv? un peuple. Un peuple qui refuse de prendre des risques et de se battre ; un peuple qui pr?f?re mettre les mains dans les poches ou prendre part ? d?inutiles d?bats dont l?unique objectif est de le d?tourner des vrais probl?mes ; un peuple qui ne croit pas en lui-m?me, un peuple qui se d?courage vite, un peuple qui ne peut terminer ce qu’il a commenc?, est un peuple qui a dit adieu ? sa libert? et ? sa souverainet?. Un tel peuple ne m?rite pas que l?on s?apitoie sur son sort, ni que l?on vole ? son secours. Le peuple ivoirien doit comprendre qu?? travers Dramane Ouattara, c?est la France raciste, imp?rialiste et affairiste qui lui livre la guerre depuis le 19 septembre 2002. Pour le dire autrement, nous avons, en face de nous et contre nous, ? la fois une marionnette et un marionnettiste. Voil? pourquoi on devrait prendre au s?rieux le boycott des produits fran?ais et d?autres mesures contre les int?r?ts fran?ais. Tout comme il est important d?envisager la l?gitime d?fense quand les marches pacifiques contre le viol de notre Constitution sont syst?matiquement attaqu?es par les milices criminelles de Ouattara. Car il existe une diff?rence entre ?pacifique? et ?pacifiste?. L?homme pacifique veut la paix mais ne s?interdit pas de se d?fendre, ni de d?fendre les siens quand ceux-ci sont agress?s. Le pacifiste est, lui aussi, pour la paix. Mais, contrairement au pacifique, il refusera de riposter ou de se battre, se laissera frapper sans se d?fendre, si un coup lui est port? par l?adversaire ou l?ennemi. Gandhi, partisan de la non-violence, n??tait pas pour autant un pacifiste puisqu?il disait : ?L?id?e ne nous viendrait pas que la souris est cl?mente parce qu?elle se laisse d?vorer par le chat?. Quant ? Nelson Mandela, il nous a laiss? ces paroles pleines de bon sens : ?La r?sistance passive non-violente est efficace tant que notre adversaire adh?re aux m?mes r?gles que nous. Mais, si la manifestation pacifique ne rencontre que la violence, son efficacit? prend fin.? Umkkonto we Sizwe, la branche militaire de l?ANC qui organisait des sabotages ? la bombe, fut cr??e en 1961 parce que l?augmentation de la r?pression, les violences polici?res et de l’?tat, avaient convaincu Mandela et ses camarades que des ann?es de lutte non violente contre l’apartheid n’avaient apport? aucune avanc?e. Nous menons un combat de lib?ration. Nous voulons nous lib?rer de la France qui occupe et exploite notre pays depuis 6 d?cennies ? travers des hommes cupides et ?go?stes. Si nous souhaitons vivre libres et debout, alors nous devons nous battre. Cela suppose que nous tournions le dos ? la fausse id?e de participer ? une ?lection qui sera truqu?e par le RDR. Cela suppose aussi que nous ne nous laissions pas intimider par les ridicules menaces et fanfaronnades des partisans Ouattara qui sont les signes d’un r?gime qui est saisi par le doute et la peur. Jean-Claude DJEREKE

ARTICLE DE BLOG

La mission du chr?tien

« Mission » vient du verbe latin  » mittere » qui veut dire « envoyer ». Le chr?tien est envoy? par le Christ pour b?tir avec d?autres hommes un monde plus humain, plus juste et plus libre. Il est envoy? comme J?sus qui dit avoir ?t? envoy? pour « renvoyer libres les opprim?s, rendre la vue aux aveugles, gu?rir ceux qui ont le c?ur bris? et proclamer la d?livrance aux captifs » (Lc 4, 16-21). Vue sous cet angle, la foi est engagement. Celui qui croit en Dieu croit aussi que le chr?tien doit s’engager dans la soci?t? et que la foi est morte si elle n’est pas accompagn?e d??uvres. Par-dessus tout, le chr?tien croit que, au jour du jugement, il lui sera demand?, non pas s’il allait ? la messe ou au culte, s’il je?nait, s’il est all? en p?lerinage ici ou l?, s’il ?tait pape, ?v?que, cur?, mod?rateur ou berger, s’il faisait partie de telle chorale ou de tel mouvement, s’il parlait en langues, s’il a chass? mauvais esprits et d?mons, etc., mais s’il a aim? concr?tement, s’il a agi en faveur de l’homme priv? de pain, de toit, de connaissance, de justice, de libert?, de consid?ration, etc. Le chr?tien est envoy? dans le monde, pas pour le contempler, pas pour regarder les m?chants et les inconscients le d?truire, mais pour le transformer. Pour cela, il peut avoir besoin de la pri?re qui n’est utile que si elle d?bouche sur l’action. Si le chr?tien se contente de prier, s’il n’agit pas, il n’est plus missionnaire mais d?missionnaire. Jean-Claude DJEREKE

ARTICLE DE BLOG

Bilan inattaquable?

Les partisans d?Alassane Dramane Ouattara (ADO) affirment que le bilan de ce dernier ? la t?te du pays (2011-2024) est inattaquable parce qu?il aurait construit routes, ponts et ?coles. Nous pr?f?rons employer ici le conditionnel pass? parce qu’il y aurait beaucoup ? dire sur ces r?alisations dont la solidit? est fort discutable et pour le remboursement desquelles plusieurs g?n?rations devront se saigner. En tout ?tat de cause, on peut se demander d?o? les « Adorateurs » tiennent la certitude que Ouattara a travaill? mieux que tous ses pr?d?cesseurs et s’ils vivent dans la m?me C?te d’Ivoire que les Ivoiriens oblig?s de dormir ? la belle ?toile ou dans des cimeti?res depuis que leurs maisons et petits commerces ont ?t? d?truits et leurs quartiers, ras?s.Pour nous, non seulement ce bilan est attaquable mais celui qui l’a produit devrait en avoir honte. Pourquoi?Ouattara avait promis une r?conciliation semblable ? celle de l?Afrique du Sud o? Nelson Mandela travailla avec les Blancs, o? les bourreaux reconnurent leurs crimes et exactions contre les victimes devant la Commission « V?rit? et R?conciliation » pr?sid?e par Mgr Desmond Tutu. A-t-il r?concili? les Ivoiriens? Non. Au contraire, les pro-Gbagbo ont ?t? soit emprisonn?s, soit pouss?s ? l’exil. Tous ?taient incapables de se soigner parce que leurs comptes bancaires ?taient bloqu?s. En outre, les recommandations faites par les auteurs du rapport de la CDVR qui co?ta plusieurs millions au contribuable n’ont jamais ?t? appliqu?es par lui.Il avait promis de s’installer et d?envoyer une bonne partie des minist?res ? Yamoussoukro. L’a-t-il fait? Non.Il avait promis de construire des logements sociaux? L’a-t-il fait? Non.Il avait promis de former un gouvernement non pl?thorique. L’a-t-il fait? Non puisque, le 4 septembre 2019, on ?tait ? 41 ministres et 7 secr?taires d’?tat.Il avait fait le serment d’?tre au service de tous les Ivoiriens? L’a-t-il respect?? Non. Il a plut?t lanc? et mis en pratique le concept de « rattrapage ethnique ».Il avait promis de faire un seul mandat, ce qui signifie qu’il devait s’arr?ter en 2015. Apr?s avoir roul? Henri Konan B?di? dans la farine en 2015 et apr?s avoir viol? la Constitution en 2020, ne s’appr?te-t-il pas ? briguer un quatri?me mandat?Il avait promis une gestion transparente et rigoureuse des biens publics. Est-ce le cas depuis que Sarkozy a sorti Gbagbo et l’a install? dans le fauteuil pr?sidentiel? Les voleurs de milliards ont-ils jamais ?t? arr?t?s et incarc?r?s? Non.Quand on se pr?vaut d’un bilan inattaquable, on ne craint pas de s’asseoir autour d?une table avec son opposition pour parvenir ? un consensus sur le d?coupage e?lectoral, les listes ?lectorales et la composition de la commission ?lectorale.On ne peut pas se vanter d?avoir un bilan inattaquable et se rendre en France toutes les deux semaines pour ?tre soign?. Celui qui se soigne chez les autres reconna?t implicitement que les dispensaires et h?pitaux de chez lui sont des mouroirs.On ne peut pas attribuer un bilan inattaquable ? un individu qui, en collant des peines farfelues ? ses adversaires, montre qu’il a peur de les affronter dans une ?lection juste et transparente.En conclusion, parler de bilan inattaquable, c’est ou bien ne pas conna?tre la signification des mots, ou bien parler pour le plaisir de parler, c’est-?-dire parler pour ne rien dire. Jean-Claude Dj?r?k?

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut