Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Pr?paratifs de la rentr?e scolaire : le m?tier de parent d??l?ves ? rude ?preuve

Chacun dit pourquoi son c?ur se soul?ve et proteste si fort avant le 9 septembre 2024, jour de la reprise des classes au Cameroun. ?C?est l’heure des longues journ?es?. Face ? une dame qui raconte sa fa?on de pr?parer la rentr?e scolaire, la phrase r?v?le une chose: voici venu le moment o? l?exp?rience parentale est, en tous sens, parcourue par l?anxi?t?. ?C?est l?instant pendant lequel je chronique beaucoup?, renseigne Paul Fran?ois Abega. Le propos de ce fonctionnaire tient largement au souci de satisfaire tous ses huit enfants avant le 9 septembre prochain. ?Je ne sais pas par o? commencer eu ?gard aux temps qui courent. Si Dieu ne r?de pas ? nos c?t?s, on est mort cette ann?e?, dit-il. Les termes du probl?me sont tr?s clairs lorsqu?ils ?voquent les revenus disponibles. ?Un salaire de cat?gorie B de la fonction publique est bien d?risoire et ne cesse de relancer la conviction que pr?parer la rentr?e scolaire au Cameroun rel?ve d?une exp?rience bien difficile?, laisse entendre Paul Fran?ois Abega. L?affaire devient insaisissable quant au sujet de la rentr?e scolaire, s?accompagne, de mani?re tout ? fait paradoxale, celui de la culpabilisation g?n?ralis?e. ?Nous sommes tous responsables de tout: nous avons ? assumer nos responsabilit?s en tant que parents alors que nos modalit?s d?action nous semblent quasi inop?rantes, voire inexistantes. Ce qui accro?t encore, en la d?bordant, la sph?re des difficult?s li?es au devenir de nos enfants?, grommelle le fonctionnaire. InflationS?il en est ainsi, ? travers le pays, les pr?paratifs de la rentr?e scolaire renvoient ? un quotidien parental structurellement habit? par de nombreuses incertitudes. En effet, devenue simultan?ment ?lieu commun? et ?lieu du commun?, l??ch?ance de la reprise des classes au Cameroun se trouve n?cessairement li?e ? la dilation subite et massive des responsabilit?s. ?En plus de les nourrir, je dois acheter de nouveaux uniformes, de nouveaux livres et cahiers et m?me de nouveaux cartables ? tous mes enfants?Et rien n?est abordable en termes de prix?, confie dame Eug?nie Malongo. Ce dont t?moigne cet agent de l??tat bas? ? Yaound?, c?est l?inflation. ?Partout, les prix ont augment?. C’est clair que cette ann?e, ?a sera tout un d?fi pour moi d’?tre capable d?acheter toutes les fournitures pour mes quatre enfants?, pense-t-elle. Il va de soi que le propos s?enracine dans le constat que, sur le march?, aucun bouclier tarifaire n?est appliqu?. Selon Emmanuel Nzeukou, taximan ? Yaound?, la progression des indices de prix des fournitures scolaires d?passe largement celle observ?e ces derni?res ann?es. ?J?ai constat? que les grandes surfaces qui affichaient des prix sold?s, ont toutes augment? les prix des sacs. Les augmentations varient entre 1 000 FCFA et 5 000 FCFA?, raconte-t-il. ChamboulementsEt dans un contexte actuellement marqu? par des blocages au niveau des cha?nes de distribution de certaines fournitures scolaires (les livres notamment), le coup de froid est perceptible chez de nombreux parents. ?On ?changeait les livres dans la rue, mais avec le chamboulement des programmes, cela n?est pas possible cette ann?e. Les familles qui vivent dans la pauvret? ?prouvent de la difficult? ? payer leur loyer et ? nourrir leurs enfants. Comment vont-elles se concentrer sur certains livres qui se font d?ailleurs rares?? s?interroge Theresa Engamba, restauratrice au lieu-dit Awae-Escalier (Yaound? 4?).? en croire d?autres parents, l?achat des cahiers rime d?sormais avec une facture major?e de 50 FCFA, parfois d?un peu plus. ?M?me si l?augmentation semble insignifiante, il est ?vident que le parent qui ach?te 100 cahiers pour ses quatre ou cinq enfants se retrouve ? payer 5 000 FCFA de plus. Ce qui est tout de m?me important?, se plaint Eug?nie Malongo. Et la situation n?est pas synonyme de bonne nouvelle pour Cyrille Martial Etoundi qui s?appr?te ? inscrire ses deux jumeaux ? la petite section dans une ?cole maternelle publique de Mfou. ?L?-bas, en plus des crayons, des gouaches, des rames de papiers, des articles de sport et des cahiers sp?ciaux, on me demande 50 000 FCFA par enfant?, souligne-t-il. Plus loin, le jeune paysan nous apprend ce qui pr?c?de n?est qu?un aper?u de la g?ographie des charges qui l?attendent. ?Avant le 9 septembre 2024, il faut bien que ces jumeaux soient circoncis. C?est une exigence de l??cole. Et s?il faut d?bourser 5 000 FCFA ? l?h?pital pour chacun des enfants, je devrais ?galement m?assurer du suivi qui n?cessite ?galement l?achat de quelques produits pharmaceutiques.?, liste Cyrille Martial Etoundi. Rires contre pleursDans les all?es du march? Mokolo ? Yaound? ce 13 ao?t 2024, quelques parents sont inquiets, m?contents, impuissants et m?me frustr?s face ? l?augmentation g?n?ralis?e des prix. Ici, outre les cahiers et les sacs de classe, les prix des chaussures, manteaux, gourdes ont augment?. En pr?visionnistes professionnels, de nombreux commer?ants se saisissent du pr?texte de la rentr?e scolaire pour faire du chiffre ?Avant, je vendais les tennis ? 2 000 FCFA ou 3 000 FCFA. Les clients achetaient, mais ?taient exigeants sur la qualit?. Aujourd?hui, ils ont la pression. Je taxe ? 6 000 FCFA, parfois 8 000 FCFA, et ils ach?tent?, raconte Yann, un jeune vendeur ambulant de chaussures. Pour lui, le ph?nom?ne n?est pas nouveau. ?Chaque ann?e, quand la rentr?e scolaire approche, j?augmente les prix. Parce que je sais que les parents ont la pression. C?est comme ?a?, conclut le jeune vendeur. ? la recherche de solutions, Eug?nie Malongo propose de jongler avec tout et d’esp?rer un compromis avec ses enfants. ?Avec eux, on va faire la course aux rabais ou encore, regarder ce qui restait des fournitures de l?ann?e derni?re, ce qui peut ?tre encore utilis??, assure-t-elle. Pour ce faire, le mode d?action le plus commode est de d?finir les priorit?s. Dans l?ordre, de nombreux parents rencontr?s ? Yaound? choisissent d’abord de r?duire les quantit?s au strict n?cessaire. ?Il y a une semaine, mes cinq enfants et moi avons fait l?inventaire de ce qu?ils poss?dent d?j??, ?tablit Paul Fran?ois Abega. ?Et jusque-l?, cela ne suffit pas pour faire baisser drastiquement la note?, se d?sole-t-il, en signalant qu? ?en ce qui concerne les livres, il faut tout acheter, car tout a chang? dans les programmes

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Le pr?sident Paul Biya ? Boulouris Saint-Rapha?l lors du 80?me anniversaire de la comm?moration du d?barquement de Provence

Un d?but de victoire pour le peuple camerounais et les africains en g?n?ral ! Un infime pas vers la v?rit?, vers la v?ritable histoire de l?Afrique noire francophone spoli?e de sa m?moire, mais une victoire quand m?me ! Ce 15 ao?t, le Pr?sident Paul Biya ?tait invit? ? la comm?moration du 80?me anniversaire du d?barquement de Provence. Une comm?moration bien timide au regard du tintamarre fait pour le d?barquement de Normandie, le 06 juin dernier. Le Chef de l?Etat camerounais y a fait une d?claration o? ?taient abord?es des questions internationales en pr?sentant la posture du Cameroun. En dehors de quelques aspects positifs de l?analyse sur la situation internationale, il a pour la premi?re fois dans l?histoire du Cameroun publiquement parl? de Douala et du 27 ao?t 1940, de son importance capitale dans la victoire des Alli?s de la Deuxi?me Guerre Mondiale. Nous pouvons comprendre cette amn?sie qui a dur? plus de 64 ans, car c?est depuis 1958 que la famille politique issue du BDC-UC-UNC-RDPC du Pr?sident Paul Biya est au pouvoir au Cameroun. Le Pr?sident parle ouvertement de la date et du lieu historique Douala le 27 ao?t 1940. On serait amen? ? dire qu’il vaut mieux tard que jamais si le Pr?sident Paul Biya n?avait pas une approche essentiellement n?ocoloniale sur cette date historique pour le Cameroun, pour l?Afrique, pour la France, l?Europe et le Monde.Cette sortie opportune du pr?sident Paul Biya, il faut le dire, rejoint un petit ?l?ment du ?contentieux historique Afrique?France? pron? par les dirigeants up?cistes et non-up?cistes de l?Alliance Patriotique, (A.P.). Ce sont eux qui, depuis plusieurs ann?es ont initi? la bataille pour la reconnaissance et la valorisation des ?v?nements du 27 ao?t 1940 ? Douala. Ce que le pr?sident Paul Biya n’a pas dit?Il n?est pas juste de parler de ralliement du Cameroun puisque le 27 ao?t 1940 est le jour de la naissance effective et mat?rielle ? Douala de la France Libre, avec la proclamation de l?ind?pendance politique et ?conomique du Cameroun ! Avant cette date, la France Libre n?avait ni territoire, ni troupes, ni moyens mat?riels, financiers et ?conomiques pour la guerre. Lorsque le g?n?ral Charles de Gaulle d?clarait que ?le Cameroun vient de prendre une belle d?cision?, il parlait d?une d?cision d?un Cameroun ind?pendant ! Ne pas ?voquer ces ?l?ments fondamentaux sur ?Douala, le 27 Ao?t 1940?, c’est ne pas rappeler au Pr?sident Emmanuel Macron son amn?sie et son m?pris pour le peuple camerounais, puisqu’il a d?marr?, ? dessein sa ?Commission M?moire? en 1945, alors que la France est officiellement au Cameroun depuis le Mandat de la Soci?t? des Nations en juillet 1922. De ce fait, le Cameroun n?a jamais ?t? une colonie de la France et le territoire Cameroun sous Mandat ne pouvait pas se doter de troupes militaires. Ce n?est donc un Cameroun ind?pendant qui pouvait avoir des troupes militaires !C’est le non-respect de cette ind?pendance du Cameroun qui est ? l?origine de la cr?ation de l?Union des Populations du Cameroun (UPC) le 10 Avril 1948. C?est ? cause de la participation d?cisive des camerounais dans la Deuxi?me Guerre Mondiale que le Secr?taire G?n?ral de l?UPC, Ruben Um Nyobe avait d?clar? que l?UPC n?avait plus ? prendre des armes pour conqu?rir l?ind?pendance du Cameroun, puisque les camerounais l?avaient d?j? conquise en lib?rant la France et l?Europe du fascisme hitl?rien. Il faudrait le marteler, sans ?Douala, le 27 ao?t 1940?, la France n?aurait jamais ?t? ce qu’elle est devenue aujourd’hui ! Une amn?sie coupable !Ce qui est tout aussi incompr?hensible dans cette d?claration du pr?sident camerounais, c’est l?omission sur la cruaut? et l?ingratitude des Alli?s et de la France sur ce qui s’est r?ellement pass? apr?s ce d?barquement, contre les Noirs africains (tirailleurs S?n?galais). Il ne peut avoir de v?ritable comm?moration sur le D?barquement de Provence sans percer l?abc?s purulent et f?tide sur ce comportement ignoble. Heureusement, la v?rit? et la justice sont in?vitables d?sormais, ce, avec les incontournables r?parations.Un petit rappel sur l?ingratitude et l?amn?sie criminelle ? l?encontre des tirailleurs s?n?galais qui avaient lib?r? les 2/3 de la France.Le d?barquement de Provence, ?galement connu sous les noms de code Anvil puis Dragoon, s?est d?roul? le 15 ao?t 1944. Cette op?ration militaire a ?t? men?e par les troupes alli?es dans le Sud-Est de la France, entre Toulon et Cannes.Forces en pr?sence : R?le des troupes d?Afrique: Dr Daniel YAGNYE TOMRepr?sentant Sp?cial de l?UPCEn Afrique Centrale et AustralePr?sident de l?Alliance Patriotique

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Tirailleurs s?n?galais ? la deuxi?me Guerre mondiale : de nouvelles munitions sur le front de la reconnaissance

Entre le 15 ao?t 1944, date ? laquelle les troupes alli?es menaient le d?barquement en Provence pendant la Deuxi?me Guerre mondiale et le 15 aout 2024, il s?est ?coul? 80 ans. C?est pour comm?morer, pour la 80? fois, cet ?v?nement m?morable que les chefs d?Etat, les militaires et autres se sont r?unis ? la n?cropole de Boulouris (D?partement du Var). Elle survient deux mois apr?s la comm?moration du d?barquement de Normandie. Sur invitation du pr?sident fran?ais Emmanuel Macron, Paul Biya, tout comme cinq autres chefs d??tat africains (Faure Gnassingb? (Togo), Faustin-Archange Touad?ra (Centrafrique), Azali Assoumani (Comores) et Brice Oligui Nguema (Gabon), y a pris part. Et c?est au nom de ses pairs, le pr?sident de la R?publique du Cameroun a pris la parole. Le patron d?Etoudi en a profit? pour magnifier la bravoure des combattants africains, sans qui, aucune victoire n?aurait ?t? possible. Le pr?sident camerounais a par ailleurs invit? la communaut? internationale ? s?inspirer de ces valeureux combattants pour d?fendre la paix et la justice dans le monde. Je voudrais de prime abord, remercier le Pr?sident Emmanuel MACRON, pour l?invitation qu?il a bien voulu m?adresser afin que je prenne part au 80?me anniversaire du D?barquement de Provence. Je voudrais le remercier ?galement, pour l?accueil chaleureux qui nous a ?t? r?serv?, ma d?l?gation et moi.Je salue ensuite, votre pr?sence ici, vous tous qui avez effectu? ce d?placement pour vous retrouver en ce lieu inaugur? en 1964 par le G?n?ral de Gaulle, alors Pr?sident de la R?publique, en pr?sence de nombreux combattants de France et d?Afrique, ? l?occasion du 20?me anniversaire de ce m?me D?barquement de Provence. ?Nous avons ensemble combattu c?te ? c?te. Cette vision ?tait respectueuse de nos diff?rences, respectueuses de l?infinie diversit? des hommes, des cultures, des religions, des civilisations? La N?cropole nationale de Boulouris est un endroit charg? d?histoire, un lieu du souvenir, un lieu de douleur, un lieu de recueillement qui nous parle et nous interpelle sur l?avenir du monde. De nombreux soldats ont ici ? Saint- Rapha?l, comme sur les autres terres de Provence, comme en Normandie et comme ailleurs en Europe, donn? de leur vie pour combattre l?occupation, pour sauver la libert?, en formant une formidable chaine de solidarit?. Aujourd?hui encore, nous sommes l? pour nous souvenir de leur vaillance, pour convoquer le souvenir d?une guerre du pass? pour la libert? et rendre ? ces h?ros un hommage appuy?. Les milliers d?hommes qui sous la direction du G?n?ral de Lattre de Tassigny, ont combattu avec bravoure ?taient pour un grand nombre, originaires de tout l?empire colonialfran?ais. Ils venaient entre autres, de l?Afrique subsaharienne. C?est dire que la contribution de l?Afrique a ?t? significative pour rompre les chaines de l?occupation allemande. Une occupation dure, une occupation liberticide dont les troupes avaient re?u ordre de tenir jusqu?? la derni?re cartouche.Le ralliement des territoires de la France libre a en effet constitu? un enjeu majeur dont l?apport ? la victoire finale a ?t? significatif. C?est, entre autres, dans le but de lever les troupes en Afrique, alors consid?r?e comme base potentielle d?une reconqu?te de l?Europe, que le Colonel Leclerc est missionn? au Cameroun. Le ralliement du Cameroun, l?un des tout premiers, est aussit?t obtenu d?s le 27 Ao?t 1940, ce qui a fait dire au G?n?ral de Gaulle et je cite que ?le Cameroun vient de prendre une belle d?cision et de donner un exemple magnifique?. La rapidit? de ces ralliements permet au G?n?ral de Gaulle de d?montrer ? ses alli?s, la r?alit? d?une France combattante. Les troupes dont le Colonel Leclerc prend ainsi le commandement comptent beaucoup d?hommes issus de l?Afrique Equatoriale fran?aise et du Cameroun. C?est de la ville de Douala que partent les exp?ditions qui plus tard ont constitu? la colonne Leclerc. Les faits d?armes de cette colonne sont nombreux. Ils passent par la Tunisie d?s 1942, puis par la Sicile en Italie et par la Corse ensuite, sans omettre le Tchad. Partout o? les combats les ont men?s, ces valeureux soldats venus de l?Afrique Occidentale ou de l?Afrique Equatoriale, de Madagascar ou de l?Oc?an Indien se sont magnifiquement illustr?s. Ils ont en revanche pay? un tr?s lourd tribut pour la victoire. Des combattants exemplaires, souvent h?ritiers des traditions guerri?res imm?morables, admirables de courage, d?audace et de loyaut?, ils ont ?t? les artisans de la victoire. Leur sang est ? jamais m?l? ? d?autres sangs pour que l??tendard de la France et de ses alli?s soit d?finitivement couronn? de gloire. En ce jour du souvenir nous leur devons un immense respect. Il n?y aurait pas eu de victoire alli?e sans l?alliance sacr?e des volont?s, sans la contribution des autres peuples, sans les ?trangers, sans les noirs et autres tirailleurs. Cette lutte a ?t? men?e ensemble pour d?fendre les valeurs et les id?aux universels de paix et de justice. Elle exprimait une vision de l?homme et du monde qui nous est commune. Au nom de celle-ci nous avons ensemble combattu c?te ? c?te. Cette vision ?tait respectueuse de nos diff?rences, respectueuses de l?infinie diversit? des hommes, des cultures, des religions, des civilisations. Cette vision-l?, reconnait ? chacun de nous un droit ?gal ? la dignit?. La solidarit? exemplaire qui a ainsi pr?valu, reste et demeure une le?on pr?cieuse que nous devons perp?tuer et transmettre aux g?n?rations futures, afin d??viter les erreurs commises par le pass?. J?ai, pour ma part, la conviction que la solidarit? internationale, et une meilleure prise en compte des attentes des int?r?ts d?autres pays, particuli?rement ceux du sud, ram?nerait dans le monde d?aujourd?hui, une plus grande paix. C?est aussi cela, le sens de notre pr?sence ici.Nous nous retrouvons en Provence vous le savez, pour convoquer le souvenir d?une guerre du pass?, et pour rendre hommage aux h?ros de notre histoire. Seulement, la guerre que l?on pensait ? jamais ?loign?e, frappe de nouveau aux portes de l?Europe. Elle est d?sormais plus proche de nous. Des hommes se battent ? nouveau ? quelques heures d?ici. C?est dire que les Organisations Internationales et le syst?me mis en place aux lendemains des deux guerres mondiales

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Couverture Sant? Universelle : Bilan mi-figue , mi-raisin au Cameroun

L?association des journalistes et communicateurs pour la promotion de la sant? (AJC-Prosant?) plaide pour un cadre juridique pour l?expansion de la politique de sant? pour tous au pays. Lanc?e le 12 avril 2023 dans la r?gion de l?Est Cameroun (Mandjou), la Couverture Sant? Universelle (CSU) fait l?objet du  bilan de la phase I  par l?Association des journalistes et communicateurs pour la promotion de la sant? (AJC-Prosant?).C?est ? l?occasion de la rencontre autour du caf? scientifique, suivie de la d?claration, organis?e le 14 ao?t dernier ? Yaound?, auquel ont pris part les professionnels des m?dias. La quintessence que l?on retient de ces assises, est que la (CSU), fait face  ? de nombreux ?cueils. ? La (CSU) rencontre  de nombreux goulots d??tranglements dans sa pratique. Au terme du caf? scientifique AJC-Prosant?, appelle l?Assembl?e Nationale et le Senat ? examiner la loi sur la Couverture Sant? Universelle et ? la voter, pour que l?on puisse avoir un cadre juridique qui permette une r?elle expansion ?, constate  Joseph Mbeng Boum, pr?sident national d?AJC-Prosant?. Il poursuit : ? Le probl?me de fond   qui paralyse ou plombe  l?impl?mentation de la (CSU) c?est le manque des ressources financi?res. Pour ce faire,  on appelle le gouvernement, les partenaires techniques  et financiers, le secteur priv?, et la m?me la soci?t?  civile ? se mobiliser pour lever  les fonds en faveur de la Couverture Sant? Universelle ?. Joseph Mbeng Boum, appelle ainsi ? la responsabilit? des hommes des m?dias. ? Les femmes et hommes des m?dias ont pour r?le de  s?approprier  la th?matique, et mettre l?emphase sur les questions de sant?, et sur la (CSU),  nous pensons que  si nous tous nous mettons l?accent, nous pouvons faire de la politique couverture  sant? universelle une r?alit? ?, pense-t-il et  l?optimisme. Impacts Nonobstant les ?cueils, les populations ?pousent la politique sur  la CSU. Les impacts et les chiffres sont fort ?vocateurs. Pr?s de 4 millions de personnes sont  pr?-enr?l?es dans le syst?me, d?passant l?objectif fix? pour cette p?riode, la distribution des suppl?ments des vitamines A ? plus de 1 million d?enfants de 0? 11 mois et pr?s de 400000 enfants de 12 ? 59 mois, promotion de l?allaitement pr?coce plus de 120000 nouveau-n?s mis au sein dans l?heure suivant leur naissance. Pour ce qui est du volet curatif,  les consultations gratuites sont faites pr?s de 900000 enfants de 0? 5 ans , le traitement gratuit du paludisme simple et grave pour plus de 440000 enfants de 0 ? 5 ans , prise en charge des consultations pr?natales et de  l?accouchement pour plus de 590000 femmes enceintes, avec un ticket mod?rateur de seulement 6000 FCFA. La CSU a permis de r?aliser plus de 170000 accouchements et 7000 c?sariennes ? un co?t abordable. Prise en charge des s?ances de dialyse pour plus de 1200 personnes, avec  une contribution annuelle de 15000 FCFA  au lieu de 520000 FCFA avant la CSU. Elle a permis le traitement antir?troviral pour pr?s de 500000 personnes vivant avec le VIH,  le traitement gratuit de la tuberculose est ? plus de 25000 patients. Pour plus d??cho sur le triangle national,  l?extension en 2024  de la CSU se poursuit dans les r?gions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, pour le bien-?tre des populations notamment des femmes et des enfants, pour l?atteinte des Objectifs du d?veloppement durable (ODD).

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Fiscalit? et douane : L?Unipace plaide pour plus de fluidit?

La Commission de la Cemac et le secteur priv? ont au cours d?un atelier tenu vendredi 9 ao?t 2024, ? Douala, ?chang? sur la probl?matique de la fiscalit?. La ville de Douala a abrit? la rencontre entre les membres de l?Union des patronats d?Afrique centrale (Unipace) et ceux des administrations fiscales et douani?res des pays de la communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Au cours de l??v?nement, s?est tenu un atelier que pr?sidait Doumapi Taingam, directeur g?n?ral de l??cole Inter-arm?e des douanes de la Cemac. Selon Baltasar Engonga Edjo, pr?sident Commission de la Cemac, cet atelier avait pour objectif de mener des r?flexions en vue du d?veloppement harmonieux et de la r?alisation concr?te du march? communautaire de la zone Cemac. Au cours de ces ?changes, les pr?occupations relatives aux questions fiscales et douani?res; et sur les questions transversales ont ?t? ?voqu?es. Concernant les pr?occupations fiscales et douani?res, les experts ont tabl? sur l?application du minimum de perception assis sur les chiffres d?affaires et non sur le b?n?fice; la neutralisation de la TVA dans l?espace intracommunautaire; l?absence de tra?abilit? des montants pay?s sur les contrats de transport ? l?occasion du transit intra-Cemac l?imposition des revenus locatifs et plus-values immobili?res des organismes de placement collectif immobilier (OPCI) ? l?imp?t sur les soci?t?s. L?Unipace estime que c?est ? cause de ces d?faillances qu’il n’y a pas de fluidit? de la circulation sur les corridors douaniers.Sur le plan transversal, il est question de la repr?sentativit? des organisations de femmes entrepreneures sur la table des concertations du secteur priv? avec les administrations fiscales et douani?res. Aussi, les difficult?s li?es aux transferts financiers internationaux.? ces pr?occupations, quelques recommandations ont ?t? formul?es. Il est question de mettre en place un taux r?duit du tarif ext?rieur commun pour les logiciels import?s; harmoniser la fiscalit? relative aux valeurs mobili?res dans les ?tats membres de la Cemac, en s?inspirant du mod?le de l?Union ?conomique et mon?taire Ouest africaine (UEMOA); envisager de mettre en place un r?gime fiscal sp?cial destin? aux organismes de placement collectif immobilier. Il s?agit notamment de l?exon?ration des droits d?enregistrement pour les apports en nature et en num?raire, pour ne citer que ceux-l?. Il est ?galement question pour les administrations fiscales et douani?res de la Cemac de s?approprier et d?acc?l?rer la mise en ?uvre des conclusions de la r?union des chargeurs tenue ? Ndjamena du 11 au 13 juillet 2024, et portant sur l?inscription sur le titre de transit (T1) et tout autre titre de transport, du prix du transport, de la d?signation commerciale et de l?esp?ce tarifaire des marchandises transport?es. D?o? les clarifications qu?a apport?es Edwin Fongod Nuvaga. Selon le directeur g?n?ral des douanes du Cameroun, ces clarifications reposent sur des bases l?gales de la taxation en douane des logiciels import?s et les engagements pris par les administrations douani?res du Tchad et du Cameroun lors du forum des chargeurs de Ndjamena, en vue de la fluidification du transit conventionnel en zone Cemac.Les questions transversales quant ? elles mettent l?accent sur l?accroissement de la repr?sentativit? des organisations de femmes entrepreneures dans les concertations du secteur priv? avec les administrations fiscales et douani?res. L?assouplissement des proc?dures relatives ? l?application de la r?glementation des changes. Ils ont dit? Beauclair Ngakam, pr?sident du syndicat des transporteurs routiers Cameroun?Continuit? ? amplifier au niveau de la zone Cemac? ? la Cop Tchad tenu ? Ndjamena, comme c??tait la grande premi?re, beaucoup de r?solutions ont ?t? prises et sur lesquelles on a davantage tabl? ici ? Douala. Il s?agirait du transport multimodal. C?est une innovation. Cela dit, en ce qui concerne le transport, nous conna?trons d?sormais la quantit? de cargaison lorsqu?elles arrivent. Elles seront ainsi r?parties par secteur, ? savoir le BNF qui est le Tchad, le BAG qui est la R?publique Centrafricaine et le BGFT qui est le Cameroun avec chacun, la quantit? qui lui est due. Maintenant, c?est nous qui fournissons d?sormais les camions pour pouvoir transporter. Si on nous dit que Ndjamena a 500 cargaisons, nous aurons la facilit? de mettre ? leur disposition les 500 mat?riels roulants pour pouvoir transporter la marchandise. Nous avons ?galement les dispositions de s?curit? et de contr?le. Et par cons?quent, ce syst?me que nous sommes en train d?apporter pour harmoniser le secteur des transports permettra qu?il y ait une fluidit?. C?est-?-dire quand vous partez de Ndjamena pour le Cameroun, nous avons le contr?le s?il y a les marchandises ? porter, vous transporterez pour arriver au Cameroun. Il n?y aura plus d’exactions que le chauffeur avait l?habitude de faire. Je voudrais dire que ce n?est qu?une amplification de ce que l?on a fait par le pass? au niveau du Tchad. C?est la continuit? qu?on amplifie au niveau de la zone Cemac aujourd?hui. Eric Boumah, inspecteur g?n?ral des imp?ts (Gabon)?Des efforts pour aider le secteur priv? ? se d?velopper? Comme l’a dit le vice-pr?sident de la Commission de la Cemac, c??tait un peu difficile de pouvoir r?unir le secteur priv? et l?administration fiscalo-douani?re. Nous esp?rons vivement qu?avec toutes ces recommandations, nos diff?rents ?tats pourront les mettre ? ex?cution. L?int?gration sous r?gionale est quelque chose de tr?s important dans nos pays. Il y a encore certaines lenteurs que nous devons combattre. Nous voulons ? travers cette grande commission qui a ?t? r?unie ici ? Douala faire en sorte que toutes les recommandations qui ont ?t? faites soient mises en pratique afin que nous ayons effectivement avanc? lors de la prochaine rencontre. Nous esp?rons que chacun de nous rentre dans son pays respectif pour mettre en ?uvre ce qui a ?t? dit. Ce qui me tient ? c?ur, c?est surtout certains avantages pour soutenir le secteur priv?, sur la r?duction de certains imp?ts et taxes; sur la mani?re de revoir certaines lois afin de pouvoir faciliter le secteur priv?. Parce que sans ce secteur, nous ne pouvons fonctionner. Il faudrait que l?administration fasse des efforts pour aider le secteur priv? ? se d?velopper. Benjamin Evita Oma, pr?sident patronat Guin?e ?quatoriale?Eliminer toutes les barri?res? Nous savons que depuis la cr?ation de la Cemac, le contexte ?conomique

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Promotion de l?artisanat africain : pour la cr?ation de la richesse

C?est le fil conducteur de la 11? conf?rence minist?rielle qui s?est tenue le 12 ao?t dernier, ? Brazzaville, au Congo. Le comit? de coordination pour le d?veloppement et la promotion de l?artisanat africain (Codepa) a tenu sa 11? conf?rence des ministres, dans la capitale congolaise. La grand-messe s?est tenue en marge de la 2? ?dition de la foire internationale de l?artisanat du Congo. Objectif, mettre en place des m?canismes pour am?liorer le secteur de l?artisanat africain. La session a connu la participation des experts du R?seau des experts et des professionnels de l?artisanat de l?Afrique centrale (Reparac); de la conf?d?ration des petites entreprises et de l?artisanat de l?Afrique centrale (Cepeac); de la conf?d?ration des artisans de l?Afrique de l?Ouest (CAAO); du r?seau Ouest africain des femmes artisanes (Resofa); du R?seau des salons et foires africains (RSFA); des chambres de m?tiers de l?artisanat des communaut?s ?conomiques r?gionales (CER); de la Commission de l?Union africaine (UA). Cette conf?rence a permis d?examiner et d?adopter les textes fondamentaux de l?institution; de proc?der ? la r?affirmation par l?adh?sion des ?tats membres; de d?finir les nouvelles sources de financement autre que les cotisations statutaires des ?tats. Il y sera ?galement examin? les difficult?s que rencontrent les artisans de mani?re g?n?rale: manque d?encadrement, d?infrastructures et d?acc?s aux cr?dits. Anatole Collinet Makosso, premier ministre congolais a profit? de cette occasion pour rappeler le r?le pr?pond?rant de la cr?ation artistique dans la diversification des ?conomies des ?tats et la n?cessit? de lib?rer le g?nie cr?ateur de l?homme noir pour cr?er des emplois et de la richesse. Outre les r?formes des textes statutaires du Codepa envisag?es, les travaux de Brazzaville verront Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des petites et moyennes entreprises et de l?artisanat du Congo, prendre la t?te de la conf?rence minist?rielle du Codepa, l?instance d?cisionnelle de l?institution qui ambitionne de devenir l?Union africaine (UA). Le Codepa compte ? ce jour 28 pays membres r?partis sur Cinq r?gions d?Afrique. Diane Kenfack

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Recettes fiscales au Cameroun: l??quation ? deux variables

Comment proc?der pour accroitre les recettes fiscales au Cameroun? Voil? l??quation que tente de r?soudre la Banque mondiale (BM) dans sa Revue des finances publiques du Cameroun pr?sent?e ? Yaound? ce 6 ao?t 2024. Elle s?attaque directement aux insuffisances en mati?re de mobilisation de recettes fiscales. Lesquelles restent inf?rieures au seuil de 15% requis pour soutenir les services publics de base, car elles ne repr?sentent que 11,3% du PIB en 2021. La situation d?crite fait ?tat d?une fiscalit? directe stagnante et faible (3% du PIB) (principalement l?imp?t sur le revenu), de faibles performances en mati?re de taxe sur le commerce international, d?imp?t sur l?activit? foresti?re et la propri?t? fonci?re. La TVA continue de repr?senter la principale source de revenus fiscaux du pays avec 41% des entr?es y aff?rentes.La Revue de la Banque mondiale tranche par ailleurs le d?bat sur l??quit? de la r?partition des charges fiscales des entreprises au Cameroun. L?institution financi?re internationale confirme les revendications du principal groupement patronal du pays, qui n?a de cesse de d?crier les facilit?s fiscales octroy?es par le gouvernement. ?Une part substantielle des recettes fiscales non p?troli?res provient d?un petit groupe de gros contribuables, les 0,5 % d?entreprises les plus riches contribuant ? 73 % de ces recettes?, apprend-on. La BM en appelle ? la r?duction des exon?rations fiscales, l??largissement de l?assiette fiscale, l?am?lioration du contr?le de la conformit?. Des mesures qui font en ce moment l?objet de mise en ?uvre par le gouvernement. ?Pour am?liorer la mobilisation des recettes int?rieures, le Cameroun devrait envisager de mettre en ?uvre une Strat?gie de Recettes ? Moyen Terme (SRMT). Cette strat?gie devrait donner la priorit? ? des mesures telles que la r?duction des d?penses fiscales, la rationalisation de l?administration fiscale, l?am?lioration des services aux contribuables, le renforcement de la gestion des risques de non-conformit? et l?am?lioration de la gestion des arri?r?s?, pr?conise le bailleur de fonds. Louise Nsana

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Fronti?re Tchad-RCA: Bangui mise sur l?am?lioration des ?changes

Le gouvernement centrafricain marque d?sormais sa pr?sence dans les zones frontali?res du pays. C?est dans cette optique qu?a eu lieu ce 8 ao?t 2024, le lancement des travaux de construction du premier poste mixte du pays. Celui-ci est situ? dans la localit? de Bemb?r?, dans la pr?fecture de Lim Pend?. Il devra ? terme contribuer ? fluidifier et contr?ler la circulation des biens et des personnes entre la Centrafrique et le Tchad. Au-del? des opportunit?s qu?un tel chantier repr?sente pour le contr?le et le d?veloppement des activit?s ?conomiques autour des ressources naturelles foresti?res, fauniques et mini?res, la Centrafrique marque ainsi un grand pas en mati?re de s?curit?. Et pour cause, ?Ces zones frontali?res sont souvent per?ues comme des foyers d?ins?curit??, rapportaient la cheffe de la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), Valentine Rugwabiza. Le syst?me des Nations unies pour le maintien de la paix donne une meilleure visibilit? du probl?me. ?La RCA, pays enclav?, partage ses fronti?res avec Le Tchad, le Soudan, le Soudan du Sud, le Congo, la RDC et le Cameroun. Toutefois, leur porosit? favorise des activit?s criminelles transfrontali?res, entrainant une ?vasion des revenus nationaux vers des r?seaux criminels?, mart?le l?institution. C?est pour faire face ? cette sombre r?alit? que le gouvernement, sous l?accompagnement de la Minusca, a rendue op?rationnelle sa politique de gestion et de s?curisation des fronti?res (2023-2034). L?ouvrage en cours ? Bemb?r? en est le premier acte pour un co?t de 400 000 dollars (238,664 millions FCFA). Louise Nsana

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Justice gabonaise: le temps du recadrage

Conform?ment aux dispositions constitutionnelles, le g?n?ral Brice Clotaire Oligui Nguema, pr?sident du Conseil sup?rieur de la magistrature, a pr?sid? le 14 ao?t 2024 ? Libreville, une r?union des gestions du fonctionnement des juridictions et des carri?res des magistrats. Le g?n?ral Brice Clotaire Oligui Nguema, pr?sident du conseil sup?rieur de la magistrature, a pr?sid?, le mercredi 14 ao?t 2024, une r?union ?tablie sur la gestion du fonctionnement des juridictions et des carri?res des magistrats. C??tait l?occasion pour le chef de l??tat de saluer les efforts, la d?termination et la volont? de certains magistrats dans l?accomplissement de leurs missions.Le pr?sident de la R?publique gabonaise a tenu ? interpeller sur les nombreuses r?criminations des populations et des op?rateurs ?conomiques contre les d?cisions rendues par ces derniers.?Il me plait de souligner que la justice que vous exercez quotidiennement doit ?tre un facteur de d?veloppement ?conomique et social. Elle doit rassurer nos citoyens, au nom desquels elle est rendue, et les conduire en tant que r?gulateur de la vie en soci?t? vers la f?licit? voulue par nos anc?tres. Elle doit ?galement rassurer les hommes d?affaires et non les effrayer?, a-t-il d?clar?.Dans le m?me d?ordre d?id?e, le g?n?ral Brice Clotaire Oligui Nguema s?est r?joui des d?cisions prises au cours du dernier conseil sup?rieur de la magistrature statuant en mati?re disciplinaire qui a prononc? des sanctions exemplaires ? l?encontre de certains magistrats. Il a pour ce fait rappel? l?inspection g?n?rale des services judiciaires et le secr?tariat permanent du conseil sup?rieur de la magistrature ? jouer pleinement leur r?le. Le chef de l??tat a ainsi donn? des directives pour que les promotions, les affectations, les mutations et les sanctions reposent sur les principes de m?ritocratie. LN

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?lections ? l?UA: 14 ressortissants d?Afrique centrale en lice

Plus que six mois et le Tchadien Moussa Faki Mahamoud quittera son poste de pr?sident de la Commission de l?Union africaine (UA). C?est ? la faveur du renouvellement des organes de l?institution continentale par voie de vote en f?vrier 2025. Suivant le principe de rotation en vigueur, l?Afrique centrale ne pr?sente aucun candidat ? cette haute fonction pour la prochaine mandature. Le privil?ge revient ? l?Afrique de l?Est tandis que la vice-pr?sidence de l?institution est d?volue ? l?Afrique du Nord, suivant la liste des candidatures arr?t?e au 6 ao?t 2024. De ce fait, le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf (58 ans), le Kenyan Raila Odinga (79 ans) et le Mauricien Anil Gayang (76 ans) entrent en comp?tition. Toutefois, l?Afrique centrale est partie prenante ? cette op?ration de renouvellement des organes de l?UA. En effet, 14 ressortissants de la sous-r?gion briguent les postes de commissaires. Le Burundais Sanctus Niragaira et le Congolais Honore Tabuna marquent ainsi leur int?r?t pour la Commission de l?agriculture, le d?veloppement rural, l??conomie bleue et le d?veloppement durable. Sur les sept candidatures re?ues pour le poste de Commissaire au d?veloppement ?conomique, commerce, tourisme, industrie et minerai, quatre proviennent de la sous-r?gion. Notamment du Burundais Liberat fumukeko, du Tchadien Ahmat Abdelkrim, du Congolais Daniel Ngassiki et l??quato-guin?en Rafael Tung Nsue Bilongo. Pour ce qui est du futur Commissaire en charge de l??ducation, la science, la technologie et l?innovation, le Congo met en lice trois noms face ? un ressortissant d?Afrique de l?Ouest et deux d?Afrique du Sud. Le Cameroun tient le flambeau r?gional ? l??lection du Commissaire en charge des infrastructures et l??nergie; tandis que la Centrafrique et le Tchad veulent s?atteler aux affaires politiques, ? la paix et la s?curit?. Des cinq r?gions du continent, seule l?Afrique de l?Ouest mise sur un candidat unique par si?ge. Louise Nsana

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