Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

ARTICLE DE BLOG

Coop?ration polici?re CCPAC-OCCPAE: le Cameroun ratifie l?accord

Il ne reste plus qu?un pas avant la ratification par le Cameroun de l?accord de coop?ration entre le Comit? des Chefs de Polices d?Afrique Centrale (CCPAC) et ceux de l?Afrique de l?Est (OCCPAE) sur la lutte contre la criminalit? transfrontali?re, l?extr?misme et le terrorisme violent. L?Assembl?e nationale a adopt? dimanche, le projet de loi autorisant le pr?sident de la R?publique ? proc?der ? cette ratification. ?Cet accord est entr? en vigueur le 15 novembre 2021. Sa ratification par les pays signataires et qui du reste, a accus? un retard consid?rable, lui donnerait une force probante et permettrait d??largir, sur le plan g?ographique le champ d?action des pays membres su CCPAC, afin de leur permettre de coop?rer ais?ment avec les polices d?Afrique de l?Est?, mentionne le texte d?fendu par le ministre de l?Administration territoriale, Paul Atanga Nji, ? l?occasion de la session ordinaire du Parlement du mois de novembre. L?urgence d?en finir avec le processus tient du champ de possibilit? qu?ouvre en mati?re d?interpellation des criminels d?une r?gion ? une autre. ?Son adoption est fond?e sur la n?cessit? d?adapter la coop?ration en la mati?re aux r?alit?s des parties et de tenir compte de la proximit? g?ographique entre les deux sous-r?gion?, lit-on. Ledit m?canisme identifie les axes de coop?ration polici?re entre les deux parties ; d?finit les orientations des m?canismes op?rationnelles entre les parties; pr?voit un cadre de formation conjointe des agents de police ; Il sp?cifie par ailleurs la proc?dure de remise de police ? police, des criminels pr?sum?s, des pi?ces ? conviction et des missions ? l??tranger. Cet ?lan de rapprochement n?est pas le seul entrepris par le CCPAC. Depuis 2018, elle peaufine un projet de coop?ration similaire avec le Comit? des chefs de police d?Afrique de l?Ouest (CCPAO). L? aussi, la ratification de l?accord de coop?ration reste attendue. Le secr?taire g?n?ral ? la pr?sidence de la R?publique du Cameroun en a fait son cheval de bataille au cours du 25e Forum des ministres en charge des questions de s?curit? en Afrique centrale. Il y a appel? ? l?organisation, dans les plus brefs d?lais, ?d?une r?union bilat?rale entre les pr?sidents en exercice du CCPAC et du CCPAO et leurs secr?taires permanents afin de relancer le processus de signature de l?accord de coop?ration entre les deux sous-r?gions?, d?clarait Ferdinand Ngoh Ngoh. Louise Nsana

ARTICLE DE BLOG

ISSEA: une ?cole quarantenaire en f?te

A l?aube des festivit?s de ses 40 ans, une conf?rence de presse s?est tenue dans ses locaux le 22 novembre 2024. Le th?me retenu pour ce 40eme anniversaire est ?ISSEA, 40 ans au service de l?int?gration sous-r?gionale ? travers la formation et la recherche en statistique et en ?conomie appliqu?e?. L?ISSEA organise du 2 au 6 d?cembre 2024 ? l?h?tel Mont Febe un colloque international sur la promotion de la statistique appliqu?e pour la prise de d?cision et le d?veloppement en Afrique CIPSA?2024. Ce colloque r?unira des experts scientifiques de renomm?e mondiale, des d?cideurs politiques et des repr?sentants du secteur priv?, ? l?effet d??changer sur l?importance des statistiques dans le processus d?cisionnel pour un d?veloppement durable en Afrique. P?le d?excellenceL?ISSEA est aujourd?hui l?un des principaux centres d?excellence pour la formation statistique en Afrique, servant ? renforcer les capacit?s techniques pour le d?veloppement ?conomique et social du continent. A retenir du propos de circonstance du patron de l?ISSEA, Dr Marcel Opoumba: ?c?est avec plaisir et une grande fiert? que je vous accueille aujourd?hui en ces lieux ? l?aube d?un ?v?nement historique de notre institution ; l?Institut sous-r?gional de statistiques et d??conomie Appliqu?e (ISSEA) qui c?l?bre cette ann?e son 40eme anniversaire ; un jalon marquant son engagement pour la formation et le d?veloppement?. A en croire le patron de l?institut de formation, ?pour entrer ? l?ISSEA, il faut non seulement avoir une t?te bien faite, mais aussi bien pleine ; l?on n?y entre par hasard, mais parce que nous sommes excellents et nous avons de la valeur?. L?Institut sous r?gional de statistiques et d??conomie appliqu?e c?l?bre son quarantenaire. Cr??e le 19 d?cembre 1984, par un acte additionnel de la conf?rence des chefs d?Etat de l?Union douani?re des Etats de l?Afrique centrale (UDEAC), aujourd?hui CEMAC, l?ISSEA est une institution sp?cialis?e avec pour missions: la formation initiale, la formation continue et la recherche appliqu?e. Au cours des quatre derni?res d?cennies, l?ISSEA a jou? un r?le crucial dans la formation des statisticiens et dans le domaine de la recherche appliqu?e, tant pour les pays membres de la CEMAC que pour l?ensemble du continent africain. Vianney Ndzana (stagiaire)

ARTICLE DE BLOG

Contre les crises au Cameroun? la CNPB use de la cl? de la pri?re au Hilton h?tel

Dans sa d?marche, l?association dirig?e par le r?v?rend Jean Libom Li likeng cultive foi et engagement contre toutes choses qui contrarie la marche du pays. S?il y a une pratique chr?tienne de la m?ditation, c?est toujours dans la perspective d?une attention port?e par le croyant ? la pr?sence de Dieu. Dans cette attitude contemplative, l?attention ne porte pas sur des id?es, ni sur la pr?sence elle-m?me mais bien sur la pr?sence de Dieu, en tant que personne. Le 21 novembre dernier, dans les salons d?un h?tel de la capitale camerounaise, l?attention port?e par le pasteur Jean Libom Li Lkeng et son ?quipe se trouve facilit?e par l??nonciation du th?me de la 15e ?dition de la CNPB: ?Dieu, l’esp?rance qui transcende les crises?. Telle qu?elle est formul?e, la pens?e plante un d?cor auquel sont suspendus le pr?sent et l?avenir du Cameroun. Les sujets de pri?re ?lev?s au Seigneur sont relatifs aux multiples probl?mes du Cameroun, notamment la crise s?curitaire dans les r?gions du Nord-ouest et du Sud- Ouest. ?Nous prenons toutes nos r?f?rences et tous les exemples des choses ? faire dans la Bible. Vous savez que dans la Parole de Dieu, il est bien ?crit que le peuple d?Isra?l a fait tomber les forteresses de J?richo uniquement par des louanges. Nous pensons que marcher sur cette route o? d?autres personnes ne partageant pas nos intentions mais qui posent aussi leurs pieds peut renverser les forteresses dans notre pays. C?est pourquoi nous invitons les personnes ? marcher dans un esprit de pri?re, en disant ? Dieu ce que nous voulons pour notre pays?, a soulign? le pasteur Jean Libom Lilikeng. Ayant indiqu? des raisons th?ologiques plaidant en faveur de la pri?re pour les dirigeants, Lekunze Richard Tekott, coordonnateur de la 15e ?dition de la CNPB, l?ve vers le ciel une pri?re pour le couple pr?sidentiel du Cameroun, les ministres et autres autorit?s. Mme Libom li Likeng, ministre des Postes et T?l?communications, dans une voix suppliante et ?mouvante a implor? l’?ternel ?afin qu’il nous donne de fuir l?impudicit?, d’?tre de bon adorateurs. Qu’? travers nos actes et notre conduite, nous soyons vus et connus?. Elle a aussi pri? pour ?la paix et la s?curit? au Cameroun, dans le golfe de Guin?e et aussi pour l’unit? africaine?. Au milieu des chants tenus par la chorale Saint Fran?ois de Sales de la paroisse de Mimboman Don-Bosco (Yaound?), des awards ont ?t? donn?s par le r?v?rend pasteur Libom li Likeng. En rappel, la CNPB est une association de droit camerounais, regroupant en son sein l??lite chr?tienne, sur des bases non eccl?siales et non partisanes et qui, dans une expression sinc?re et fervente, se rassemble chaque ann?e, pour implorer et confier dans la pri?re, le Cameroun et ses Leaders, ? la Gr?ce du Dieu Tout-Puissant. Marie-No?lle Etoungou (stagiaire)

ARTICLE DE BLOG

Comp?tences en Anglais : ? l?international, les Camerounais paient cher leurs lacunes

Ils sont 60% ? reconna?tre qu’ils ont rat? une opportunit? professionnelle ? cause de leurs d?faillances dans la langue de Shakespeare. O? en sommes-nous exactement avec le niveau d?Anglais des Camerounais? Le barom?tre EF 2024 permet de faire un point circonstanci?. R?alis? par Education First (EF), sp?cialis? dans l’apprentissage des langues, il montre que le Cameroun se situe au 97e rang sur 116 pays not?s au niveau mondial. Dans le classement 2024 de l?indice de comp?tence en anglais en Afrique, le pays de Paul Biya pointe ? la 16? position sur 24 pays class?s. Pour r?aliser cette ?tude, pilot?e par Kate Bell, quelques 2,2 millions de personnes dans 113 pays ont ?t? soumises ? un test. L’?ge moyen des participants ?tait de 28 ans, pour 55% de femmes. Le score obtenu par le Cameroun (pays officiellement bilingue) le place dans une zone dite de ?comp?tence faible?. Loin des tr?s bonnes performances r?colt?es par des pays africains qui n?ont pas l?anglais pour langue officielle. C?est le cas de la Tunisie, du Maroc ou m?me encore de Madagascar. Toutefois, le rapport sur cet indice publi? par EF souligne que la comp?tence en anglais des Camerounais a connu une l?g?re augmentation compar?e au niveau de 2017. Ce rapport r?v?le aussi que la r?gion du Sud-Ouest est celle o? la comp?tence en anglais est la plus ?lev?e. De m?me, Douala arrive en t?te du classement des villes du pays. La situation est-elle pr?occupante?Oui, sans conteste. Selon Narcisse Edzoa, curriculum-adviser dans une structure locale sp?cialis?e dans l?immigration, ils sont 60% ? reconna?tre qu’ils ont rat? une opportunit? professionnelle ? cause d’un anglais d?faillant. L’?ventail de ces opportunit?s manqu?es est large: ce peut ?tre une promotion, un contrat, une expatriation, un poste de manager? 45 ans apr?s la r?unification (en 2005, lors du 3e Recensement G?n?ral de la Population et de l?Habitat (RGPH)), sur la population totale ?g?e de 15 ans et plus, seuls les 12% ?taient bilingues en fran?ais et en anglais. Le niveau d?illettrisme relativement aux deux langues officielles, repr?sentant les personnes qui ne peuvent lire ou ?crire ni le fran?ais ni l?anglais, s??levait ? 30% de la population portant ainsi ? 70% le pourcentage de camerounais devant encore apprendre la seconde langue. Cependant, le pourcentage de ceux qui peuvent lire ou ?crire exclusivement le fran?ais ou l?anglais s??l?ve ? 58% de la population totale. Les personnes monolingues (celles qui peuvent faire usage d?une langue officielle, mais pas de l?autre) s??l?ve ? 83% de la population camerounaise officiellement lettr?e. C?est dire qu?en 2005, 45 ans apr?s la r?unification, seul 1 camerounais lettr? sur 5 avait appris l?autre langue officielle. Et pourtant??L?enseignement de l?anglais aux ?l?ves francophones dans le premier cycle du secondaire g?n?ral dispose d?une charge horaire non n?gligeable: 4 heures hebdomadaires de cours d?anglais. C?est la m?me enveloppe horaire qui est allou?e au second cycle francophone des s?ries litt?raires. Elle est r?duite ? 2 heures par semaine dans les classes scientifiques et techniques?, explique Kimbeng Julius Neba. Selon cet inspecteur p?dagogique ? la retraite, ?les pratiques de classes d?anglais dans l?enseignement/apprentissage ne permettent pas v?ritablement aux ?l?ves d?exercer l?oral. On ne devrait donc pas s?attendre ? ce qu?ils communiquent couramment au sortir du lyc?e et m?me de l?universit??. Pourtant, chez les ?l?ves francophones, l?administration met tout en ?uvre pour int?resser ceux-ci ? l?apprentissage de l?anglais: on marque les absences aux cours qui sont sanctionn?es; on impose un coefficient tr?s ?lev? qui varie souvent entre 3 et 4; aucun ?l?ve francophone ne peut r?ussir ? un examen officiel comme le BEPC, le Probatoire ou le Baccalaur?at avec une note ?liminatoire de 05 sur 20 en anglais?. Bobo Ousmanou

ARTICLE DE BLOG, Sport

Encadrement de la Femme et de la jeune : FNUAP et Cie ? hauteurde la vision du Cameroun

A travers le huiti?me Programme qui engage les deux parties jusqu?en 2026, le Fonds des Nations unies pour la Population (Fnuap) met en sc?ne ses partenaires. A la repr?sentation du FNUAP au Cameroun ces derniers jours, c?est la mise en ?uvre du 8?me Programme de Coop?ration Cameroun-FNUAP (2022-2026) qui se taille une bonne part de l?actualit?. Dans le cadre de ladite mise en ?uvre, le FNUAP et ses partenaires d?ex?cution ?taient r?unis ? Douala la semaine derni?re. Au centre des ?changes: la planification des interventions pour l?ann?e 2025. Dans une communication faite la semaine derni?re, le FNUAP explique que cet agenda est adoss? au Plan Cadre de Coop?ration Cameroun-Nations-Unies (2022-2026) pour la r?alisation des Objectifs de D?veloppement Durable (2015-2030). Il est align? au Plan strat?gique du FNUAP (2022-2025) afin de contribuer ? la r?alisation des trois r?sultats transformateurs que sont: z?ro besoin non satisfait en planification familiale, z?ro d?c?s maternel ?vitable, z?ro violence bas?e sur le genre et pratiques culturelles n?fastes. Compte tenu du volume consid?rable des actions ? mener sur le terrain, une vingtaine de repr?sentants de pays donateurs, d’institutions internationales et du secteur priv? sont d?j? aux c?t?s du FNUAP. Il s?agit pr?cis?ment de l?Allemagne, la Chine, de la Banque Islamique de D?veloppement (BID), de la Banque africaine de d?veloppement et de l?Union Europ?enne. Le 8?me Programme de Coop?ration Cameroun-UNFPA (2022-2026) est dot? d?un budget de 61 millions de dollars pour les 5 ann?es de sa dur?e. 20 millions de dollars seront couverts par un financement r?gulier de UNFPA et le reste devra ?tre mobilis? tout au long de la p?riode de mise en ?uvre par la mise en ?uvre d?une strat?gie efficace et innovante de mobilisation de ressources y incluses les ressources nationales. Le Programme s’engage ? ?d’ici 2026, augmenter de dix pour cent la proportion des accouchements assist?s par du personnel de sant? qualifi? dans les r?gions cibl?es?, contribuant ainsi ? la r?duction des d?c?s maternels ?vitables. L’atteinte de cet engagement passe par la r?alisation de 5 produits interconnect?s relatifs ? la qualit? des soins et des services en mati?re de planification familiale et de sant? maternelle; l?autonomisation des adolescents et des jeunes; l??limination des in?galit?s de genre et des violences faites aux femmes et aux filles; l?acc?s aux donn?es sur les changements de population. Ongoung Zong Bella

ARTICLE DE BLOG

Notation du Cameroun: Fitch rating penche pour un B

L?agence am?ricaine de notation Fitch Rating a reconduit le 15 novembre 2024 la notation de cr?dit ?B? pour le Cameroun, avec une perspective. Ce qui de fait, marque une stagnation de la perception des risques au cr?dit que repr?sente le pays. Les experts de cette agence ?voquent ainsi des faiblesses dans la planification et l?ex?cution du budget, ainsi que dans la gestion de la dette, des retards dans les paiements du service de la dette; entre autres. Mais pour cette ?dition de la dette, la notation garde une connotation n?gative du fait principalement ? des risques politiques li?s ? d??ventuels probl?mes de succession et aux faiblesses structurelles de la gestion des finances publiques ; mises en ?vidence par une mauvaise gestion des liquidit?s, des retards de paiement de la dette ext?rieure et une accumulation d?arri?r?s int?rieurs?, souligne l?agence Fitch Rating. Sur le cas des tensions politiques, les pr?occupations de Fitch Rating portent sur le d?roulement de la prochaine ?lection pr?sidentielle ? l?horizon 2025. ?Le pr?sident Paul Biya, ?g? de 92 ans, au pouvoir depuis 1982, se pr?sentera probablement ? l’?lection pr?sidentielle pr?vue en octobre 2025. Les tensions sociales et politiques pourraient s’intensifier ? l’approche de l’?lection, augmentant ainsi les inqui?tudes sur la stabilit? politique du Cameroun, la continuit? politique et l’engagement en faveur des r?formes (qui sous-tendent le soutien bilat?ral). L?absence de plan de succession ainsi que les divisions et rivalit?s politiques au sein du parti au pouvoir exacerbent le risque d?une transition d?sordonn?e du pouvoir?, souligne l?agence am?ricaine. Celle-ci pr?voit cependant une croissance ?conomique mod?r?e de 3,7% dans le pays en 2024 contre 3,2% en 2023 ; du fait notamment de l?apport de l?agriculture, la construction, l?entr?e en service de nouvelles infrastructures. Louise Nsana

ARTICLE DE BLOG

?Economie du m?contentement? en Afrique: arr?t sur la question de fond

?En Afrique, l??conomie du m?contentement gagne du terrain?. Dans un article paru sur son site internet ce 20 novembre 2024, le quotidien le Monde propose de revenir sur le tr?s vaste mouvement de protestations et de revendications qui agite quelques pays africains ces derniers temps. Selon le journal fran?ais, ?les cons?quences de deux ans de crise inflationniste ?prix hauts, Etats surendett?s, aides en baisse? alimentent une col?re sociale de plus en plus forte sur le continent africain, une potentielle source de troubles politiques?. ?Cette col?re sourde et diffuse s?est amplifi?e ? tel point que, dans ses derni?res perspectives ?conomiques consacr?es ? l?Afrique subsaharienne, publi?es fin octobre, le Fonds mon?taire international (FMI) s?est inqui?t?, pour la premi?re fois, d?une mont?e de l??agitation sociale?, explique Le Monde. En poursuivant la lecture, l?on se persuade que le m?dia fran?ais trace son sillon dans ?un continent o? les d?penses sociales sont amput?es par le remboursement d?une dette de plus en plus co?teuse, et o? les hausses de prix se taillent dans le pouvoir d?achat et aggravent la malnutrition, les conditions de vie sont de plus en plus pr?caires?. En quelques mots, la situation se r?sume: sous la pression des m?contentements accumul?s, le couvercle de la marmite est en train de se soulever violemment dans les pays africains. Ce n?est pas tout. En mati?re de n?gociation sociale, nous sommes au bout d?un syst?me d?pass? qui produit davantage des d?saccords, des crispations aupr?s des peuples r?sign?s ? ne plus discuter que de compromis de gestion boiteux, faute de mieux. ?Economie du m?contentement?, l?expression finit alors par donner son nom ? ce qu?il faudrait appeler non pas une impasse, mais un mod?le social pris dans l?impasse. Ce constat n?est pas en soi une exag?ration. Il fait simplement part d?un mod?le social impos? aux Africains par le syst?me ?conomique international mis en place par une poign?e de pays dits industrialis?s, ? la merci desquels se trouvent la finance internationale. Quels que soient les mots pour le dire, il y a une mani?re de faire jouer la perfidie de ces pays dont les strat?gies d??criture du r?cit ?conomique mondial puisent dans le d?ni et l?oppression des peuples hors de leur cercle. Depuis toujours, ces pays ne font que renforcer un processus ant?rieur, en lui donnant des moyens suppl?mentaires de coercition et d?exploitation. S?il est d?sormais accept? que la violence structurelle de l?injustice ?conomique internationale se donne beaucoup plus ? voir en Afrique, il y a lieu de dire que la fronde sociale actuelle dans certains pays du continent ne sort pas du cadre de la question d?un processus mis en ?uvre depuis des lustres par quelques pays auto-proclam?s ?ma?tres du monde?. On nous reprochera peut-?tre de rester prisonniers d?un discours qui reproduit, par les concepts qu?il actionne, la pr?carisation ? l?infini des Africains. C?est la raison pour laquelle ces ?crits sonnent l?exigence de la revalorisation des Africains comme acteurs de l?Histoire. La question de fond est alors de refuser de faire des pays industrialis?s les seuls agents de cette Histoire. C?est d?abord un sentiment, difficilement transposable en paroles, et sans doute trop intime pour ?tre expos? publiquement sans embarras. D?une certaine fa?on, c?est ainsi que les choses se r?gleront. Nous, Africains, sommes des acteurs de l?Histoire et vous autres, tous les autres, serez simplement l? pour ?tudier ce que nous faisons! Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

? l??cole africaine de la d?fense populaire : les comit?s de vigilance dans la lutte contre Boko Haram dans l?Extr?me ? Nord du Cameroun

Par Docteur TOM, Expert des probl?mes de d?fense et de s?curit? dans le bassin du lac Tchad. A cette p?riode cruciale o? la lutte contre Boko Haram bat son plein dans le Bassin du Lac Tchad, l?Extr?me-Nord du Cameroun est de plus en plus marqu?e par une prolif?ration de factions et groupes terroristes. Les populations locales tentent, tant bien que mal, de s?adapter ? la menace. ? la survenue du ph?nom?ne en 2009, une r?ponse locale s?est imm?diatement mise en place pour limiter les d?g?ts imm?diats dans plusieurs villages frontaliers. Il faut avouer que depuis quelques ann?es, il ne se passe pas des jours sans qu?une incursion ou qu?une embuscade des combattants de Boko Haram ne cause de victimes. Si l?on s?en tient d?ailleurs aux r?centes donn?es de l?Armed Conflict Location and Even Data (ACLED), une organisation internationale ? but non lucratif, ind?pendante et impartiale qui collecte des donn?es sur les conflits violents et les manifestations dans tous les pays et territoires du monde, depuis 2020 la courbe annuelle des victimes de la secte va crescendo. On est pass? du simple au triple. De 307 villageois tu?s en 2020 ? 961 morts en 2024. Cette statistique ne prend en consid?ration que les incidents qui surviennent entre les mois de janvier ? septembre de chaque ann?e. ?La d?fense populaire au Cameroun?, un livre du g?n?ral Mahamat Ahmed Kotoko explore les dynamiques entre civils et militaires et l?importance de r??valuer ce mod?le face aux d?fis s?curitaires contemporains. Par d?fense populaire, on entend la dissuasion impliquant la participation active de la population, tant civile que militaire. La d?fense populaire est un syst?me qui vise ? renforcer la s?curit? nationale en int?grant les citoyens dans les questions de d?fense, tout en promouvant un sentiment de patriotisme et d?engagement collectif. A l?Extr?me-Nord du Cameroun, les groupes d?autod?fense qui interviennent dans la lutte contre Boko haram sont commun?ment appel?s ?Comit?s de Vigilance?. Plusieurs actes de bravoure leurs sont imputables. A titre d?illustration, un fait suscite notre attention. Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, alors qu?il est 22 heures et 45 minutes, le village Mouzoua, pr?cis?ment le quartier Ziler, dans le d?partement du Mayo-Tsanaga, est attaqu? par des combattants de Boko Haram. Pr?venus la veille par les agents du Comit? de Vigilance dudit village, les populations avaient d?j? pris la peine de d?serter leurs cases. Cette nuit-l?, ils avaient tous dormis dans la brousse. A l?arriv?s des ravisseurs, aucun villageois n??tait pr?sent. Toutes les cases de ce quartier ont ?t? vandalis?es par les insurg?s. Des effets vestimentaires, des vivres alimentaires et divers objets ont ?t? emport?s. Mais le pire a ?t? ?vit? de justesse, puisqu?il n?y a pas eu de bilan humain. Veiller, alerter et renseigner, telles sont les missions qui sont assign?es ? ces agents des comit?s de vigilance pr?sents dans les villages recul?s. Localement bien renseign?s, ces hommes et femmes jouent un r?le d?terminant dans la lutte contre Boko Haram. Ils forment des mouvements collectifs de citoyens qui partagent l?objectif d?assurer la s?curit? et la protection au sein de leurs communaut?s sans revendiquer une certaine autonomie ou un quelconque programme insurrectionnel. C?est un important dispositif local qui soutient les Forces de D?fense et de S?curit? sur le terrain de la lutte contre Boko Haram. Ce sont des entit?s informelles sur lesquelles les autorit?s publiques camerounaises ont un droit de contr?le. Il faut admettre que malgr? le renforcement du dispositif s?curitaire dans la r?gion, les attaques de Boko Haram dans les zones recul?es, principalement ? la fronti?re avec le Nigeria et dans la zone du Lac Tchad sont r?currentes. ? l?Extr?me-Nord du Cameroun, elles ont principalement lieu dans les d?partements du Mayo-Sava, le Mayo-Tsanaga et le Logone-et-Chari. Ces circonscriptions administratives ont totalis? plus de 700 attaques de Boko Haram en 2023. Il ressort de nos observations qu?au cours de l?ann?e ?coul?e, plus de 300 personnes civiles ont ?t? tu?es et 400 autres bless?es. Environs 200 personnes ont ?t? victimes des prises d?otages. Plus de 500 personnes ont d? quitter les iles les plus recul?es du Lac Tchad pour trouver refuge ailleurs. Depuis 2013, l?Extr?me-Nord du Cameroun est la cible de l?organisation terroriste Boko haram. Les attaques se d?roulent la nuit et sont concentr?es sur les populations civiles. La situation s?curitaire est de plus en plus pr?caire. Aujourd?hui, Boko Haram repr?sente sans doute la menace la plus s?rieuse ? la s?curit? et ? la stabilit? de cette r?gion. Les autorit?s camerounaises, apr?s avoir pris la pleine mesure du danger, ont pris le risque de miser sur l?apport des populations autochtones afin de participer ? l??radication de la menace. Il faut admettre que les entrepreneurs du terrorisme, eux aussi, misent sur un soutien populaire pour faire asseoir leur autorit?. Le plus souvent ils concentrent leurs recrutements sur les populations autochtones. Ils sont friands d?individus qui maitrisent le terrain et les dialectes locaux. De Boko, ?cole (en haoussa) et de haram, interdit (en arabe), Boko Haram, mouvement insurrectionnel et terroriste, d?inspiration salafiste ? ses d?buts, est n? ? Maiduguri, au Nigeria, vers 2002 sous le nom de Jama?atu Ahlus Sunna Lid Da?awati Wal Jihad (JAS), traduction fran?aise de ?Groupe des Sunnites pour la Pr?dication et le Combat?. Sous la direction de Muhammad Yusuf, le mouvement a d?velopp? une id?ologie radicalisante visant ? r?former la soci?t? en rejetant les valeurs occidentales et en promouvant le recours aux valeurs islamiques. ? la mort de son fondateur, ses disciples sont pourchass?s. La branche extr?miste conduite par Abubakar Shekau s?installe dans la for?t de Sambisa et transforme la secte en une sanglante organisation terroriste. Elle multiplie des attentats suicides, des attaques de mosqu?es et de villages, des incendies d??difices religieux chr?tiens et d??coles formelles de type occidental, des enl?vements d??trangers, d??coliers, de villageois et d?autorit?s, avec un bilan humain effroyable qui en a fait l?une des organisations terroristes les plus meurtri?res au monde. En 2016, une scission divise les combattants de Boko Haram en partisan d?Abubakar Shekau et d?Al Barnawi, ce dernier sera par la suite reconnu par l??tat

ARTICLE DE BLOG

Douala : usine cherche espace ? Kendeck

Deux familles, dans cette localit? situ?e dans l?arrondissement de la Dibamba, d?partement de la Sanaga-maritime, r?gion du Littoral, se disputent un lopin de terre appel? ? accueillir les installations d?une manufacture. A l?origine, un litige foncier oppose la chefferie de Kendeck ? Bertrand Kamgo, propri?taire du chantier d?installation d?une usine. ?Le terrain, nous l?avons pratiquement depuis 15 ans. On y a effectu? des coutumes et il y avait une maison d?habitation. On s?est r?solu ? r?habiliter le site et ? l?am?nager ? d?autres fins. Mais, il se trouve que pendant l?ex?cution des travaux, il y a un certain monsieur qui est venu servir une convocation comme quoi le chef ordonne l?arr?t des travaux. On a essay? d?aborder le chef ? notre niveau, afin d?avoir les raisons de la sommation. Il s?est retrouv? qu?il ne nous a rien dit de concret. On a acquis le terrain ? partir d?une famille villageoise qui existe de ce c?t??, a expliqu? Panewe Tchinda, porte-parole de Bertrand Kamgo.Ici, la cohabitation entre les habitants et les ma?ons dudit chantier n?est pas des plus conviviale. Les voix se font entendre. ?On me dit qu?il y a un chantier qui est ouvert. Comme il ne vient pas me voir, j?ai ?crit une note pour ordonner l?arr?t des travaux?, rapporte sa majest? Joseph Hel?s Tedga, chef du village Kendeck. Apr?s cet ?clat de voix, le chef du village et deux jeunes charg?s de la s?curit? ont ?t? convoqu?s par les forces de maintien de l?ordre. ?Ils disent que mon fr?re et moi serons en garde ? vue, le chef est rentr? sous garant. Nous autres allons y rester. J?ai entendu parler d?une histoire d?argent, qu?ils viennent avec 1.500.000 FCFA quelque chose comme ?a. Nous lui avons dit que chef, vous nous appelez pour une convocation on veut r?pondre, et ?a devient la prison. Il m?avait lanc? une parole: quand le terrain veut te prendre tu crois que c?est le jeu, mais quand ?a te prend tu crois que c?est la sorcellerie?, raconte Jean Eric Ntogue, un jeune du village. Du c?t? de Bertrand Kamgo, on reconna?t avoir saisi les forces de maintien de l?ordre apr?s l?incident. ?A partir du moment o? on s?est rendu compte qu?il y avait des oppositions, on a interpell? les forces de l?ordre pour qu?elles viennent essayer de mettre la lumi?re l?-dessus. Et ? partir de l?, quand on a retenu deux sujets, cela veut dire que ces deux ?l?ments y ?taient pour quelque chose. Ce n?est pas nous qui faisons la loi?, a expliqu? le porte-parole de M. Kamgo. Bras de ferPour d?fier son challenger, le chef du village Kendeck a, lui aussi ? son tour, saisi plusieurs autorit?s comp?tentes ? savoir: le ministre des Affaires fonci?res, le gouverneur de la r?gion de Littoral, le pr?fet de la Sanaga maritime qui a brill? par son absence ? une concertation ordonn?e par le ministre des Affaires fonci?res avec document ? l?appui. Bertrand Kamgo, propri?taire de l?usine en construction, d?tient en effet un titre foncier num?ro 5454 sur cette parcelle de terrain. Un titre foncier contest? par le chef qui parle d?un terrain communautaire. ?Quand c?est non titr?, c?est pour le village, on appelle domaine national. Quand c?est libre c?est la communaut??, explique le chef du village Kendeck. En plus, le terrain, selon le chef de Kendeck, est bel et bien situ? dans son territoire au regard des limites des deux villages. ?C?est le chef de Missol? qui aurait fait ce titre foncier. Mais l?, on est ? Kendeck et non Missol?. La limite avec Kendeck et Missol?, c?est le cours d?eau qu?on appelle Missol?, comment il vient faire le travail chez moi ?? interroge sa majest? Hel?s Tedga. Le propri?taire du titre foncier accuse ?galement le chef du village Kendeck de tribalisme. Un argument que le village balay? d?un revers de la main, ? travers le t?moignage d?un ressortissant de l?Ouest qui est chef de bloc et notable de ladite chefferie. ?Il y a beaucoup de peuple venant de l?Ouest, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et du Nord. Comme tu connais mieux cette culture-l?, je ne voudrais plus que certains probl?mes d?ordre culturel arrivent chez moi. Il est mieux que toi tu puisses g?rer ce secteur. C?est comme ?a qu?il me met sur ce dossier. Et en plus, je suis notable ? la chefferie?, indique Landry Kenmogne. Malgr? la barri?re en mat?riaux provisoires ?rig?e par le chef du village Kendeck, les travaux ne sont pas en arr?t dans ce chantier. Entre-temps, le village Kendeck par la voix de son chef a le regard tourn? vers la justice qui est appel?e ? remettre chacun dans son droit. Diane Kenfack

ARTICLE DE BLOG

Section camerounaise de UPF : un deuxi?me mandant pour Evelyne Mengue A Koung et son ?quipe

La pr?sidente ?lue entend travailler davantage en faveur des meilleures conditions de travail des journalistes pour une presse cr?dible. L?assembl?e g?n?rale ?lective de l?Union internationale de la presse francophone, section camerounaise, a pl?biscit?, le 22 novembre dernier ? Yaound?, la liste conduite par Evelyne Mengue A Koung ? la t?te de l?ex?cutif UPF- Cameroun. Un suffrage de 100% en pr?sence de Jean-Lambert Nang, repr?sentant du ministre de la Communication (Mincom), et de Thibaut Dalteroche, repr?sentant de l?ambassadeur de France au Cameroun.Pour la nouvelle ?lue l?che, le nouveau mandat de trois ans 2024 – 2027 est celui de l?action, car ?le bureau ?lu est celui de la revitalisation de l?association?. Le propos de l??lue du jour ? l??gard du bureau ex?cutif a pour encrage le bilan du dernier mandat. Et d?annoncer la poursuite de nombreux chantiers pour l?am?lioration du cadre de travail des journalistes. ?Nous allons poursuivre l??dification ou l?am?nagement de la maison de la presse. Nous allons essayer de mobiliser les ?nergies, qu?elles soient du priv? ou du gouvernement, pour que les conditions de travail et de vie des journalistes soient meilleures, qu?ils aient acc?s ? l?information, et des formations pour faire face aux fake news et aux les r?seaux sociaux. Nous allons essayer de g?rer bien ?galement cette d?perdition et ce d?faitisme qui animent les journaliste?, indique Evelyne Mengue ? Koung, pr?sidente de l?UPF-Cameroun. Elle dit vouloir ressusciter le r?ve radieux au m?tier de journalisme, ?face aux questions qui triturent l?esprit des aspirants ? la pratique du journalisme?. La pr?sidente rassure: ?cela est possible ? condition de baliser le terrain et que l?on ait une presse cr?dible, vivante, une presse qui fait r?ver et qui joue pleinement son r?le social?, souligne avec emphase et assurance Evelyne Mengue ? Koung. Ech?ances ?lectoralesJean-Lambert Nang, le repr?sentant du ministre du de la Communication, interpelle le nouveau bureau ex?cutif sur les d?fis ? venir, en l?occurrence la couverture m?diatique des futures ?ch?ances ?lectorales: pr?sidentielle, l?gislative et municipale. ?En ce moment marqu? par les fakes news, la d?sinformation, et la m?sinformation? Soyez les pionniers, les portes- drapeaux de la presse cr?dible qui rassemble, qui sait prendre le pouls des choses pour ?viter le pire, et qui pr?serve notre pays des mauvais assauts?. Et de continuer: ?les journalistes en cette p?riode aussi n?vralgique que sensible ne doivent pas se muer en prestidigitateur des informations, ils doivent rapporter les faits tels que v?cus et entendus?. Ainsi, ?l?UPF-Cameroun restera ? l?avant-garde de cette mission cardinale, elle pourra d?ailleurs compter sur le ministre de tutelle?, conclut le repr?sentant de Ren? Emmanuel Sadi. Andr? Gromyko Balla

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut