Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

ARTICLE DE BLOG

Ceeac: la chaloupe de l?int?gration en eaux troubles

Sans utiliser les m?mes vocables, la th?se doctorale du Dr Daniel Pascal Elono trace la sinueuse trajectoire de l?institution communautaire, de sa cr?ation en 1983 ? ce jour. Le Dr Daniel Pascal Elono met un sceau ? son engagement pour des recherches sur les organisations r?gionales d?int?gration en Afrique centrale. Apr?s la publication d?un article scientifique sur la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique (Cemac), ce dernier fait une contribution sur les probl?mes d?institutionnalisation de la Ceeac. C?est au travers d?une th?se doctorale ? La Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (Ceeac) et la construction de l?int?gration r?gionale en Afrique centrale : analyse d?une institutionnalisation difficile? dont il a d?livr? la teneur ce 14 novembre 2024 devant un jury de cinq professeurs tri?s parmi des experts du droit communautaire, entre autres. Cette th?se raconte chronologiquement l??volution de la Ceeac de sa cr?ation en 1983 jusqu?? ce jour. De ce r?cit, elle extirpe des ?v?nements anecdotiques tels que la perte du trait? constitutif de la Communaut? ; et m?me le processus de cr?ation de cette institution en se conformant ? l?actualit? en Afrique de l?Ouest. Un regard sondeur est dans le m?me temps port? sur des contraintes g?opolitiques et g?o-?cologique de la r?gion et les diff?rentes crises dans les Etats qui ont eu des r?percussions sur l??volution de la communaut?. On le comprend tout de suite, le reste de l?histoire n?est qu?une succession de d?convenues, de pertes de rep?res, de projets non aboutis, etc. Une situation qui s?ajoute aux difficult?s financi?res de l?organisation. ?Notre Afrique centrale a proc?d? ? un suivisme des autres organisations telles que la Cedeao (Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique de l?Ouest) sans jamais r?ussir ? faire au moins ce que cette organisation a r?ussi ? faire dans leur espace. Notamment en mati?re d?institutionnalisation et en mati?re d?adaptation. La Ceeac n?a v?ritablement r?ussi ? mettre en place aucune des ?tapes que tout le monde a l?habitude de voir dans les ?tudes ? savoir la zone de libre-?change, l?Union douani?re, le march? commun, l?Union ?conomique et mon?taire?, explique ce dernier.Tr?s concern? par le sort de l?institution dont il retrace la trajectoire, le Dr Daniel Pascal Elono use de connaissances acquises tout au long de sa carri?re au sein de l?institution ; o? il exerce en qualit? d?ambassadeur de la Ceeac en R?publique d?mocratique du Congo. Il en donne un aper?u s?agissant des raisons de la faible institutionnalisation de la Ceeac. ?Sur le plan th?orique, notre ?tude a mis ? l??preuve des classiques de l?int?gration r?gionale, notamment le n?o-fonctionnalisme, l?inter-gouvernementalisme et le transactionnalisme, et on est arriv? ? la conclusion selon laquelle aucune de ces th?ories ne cadre de mani?re pertinence pour pouvoir ?tudier une organisation r?gionale comme la Ceeac?, d?clare le chercheur. Dans sa lanc?e, aucun des aspects n?est laiss? pour comptes. Car si l?avenir de la Ceeac dans une organisation partag?e avec la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) est envisag? sur de bons auspices, tous les nuages autour ne sont cependant pas blancs. ?Au d?part, ni la Cemac, ni la CEPGL n??taient associ?s au processus de rationalisation. C?est en 2016 que la rationalisation a ?t? d?cid?e ? Brazzaville. Nous sommes aujourd?hui en 2024. Presque sept ans et on arrive pas ? avancer. Beaucoup de r?unions techniques ont ?t? tenues jusque-l?. Beaucoup d?acteurs y compris des Etats qui adh?raient ? ce processus au d?part, semblent h?siter aujourd?hui ? s?engager. L?autre paradoxe c?est que le processus de rationalisation a ?t? engag? et au m?me moment on a d?cid? de la r?forme institutionnelle approfondie de la Ceeac. Il y a donc une forme d?incoh?rence entre cette rationalisation et la r?forme institutionnelle?, d?clare-t-il ? une interpellation du jury. Lequel, ouvrant le champ large aux r?flexions autour de la faible communautarisation plut?t qu?institutionnalisation, d?cerne la mention tr?s honorable pour ce travail de recherche. Bobo Ousmanou

ARTICLE DE BLOG

Dr Daniel Pascal Elono: ?La plupart des probl?mes de la CEEACn?ont pas ?t? r?solus depuis 40 ans?

L?embellie de la situation de cette institution communautaire reste n?anmoins possible. Vous venez de pr?senter une th?se sur la CEEAC, peut-on avoir un condens? de la th?matique d?velopp?e ?Ce que nous pouvons retenir de cette th?se c?est que, premi?rement la CEEAC est une institution, la plus grande, la plus repr?sentative d?Afrique centrale. Depuis qu?elle a ?t? cr??e, de 1983 jusqu?? nos jours, elle existe mais elle connait des difficult?s et ces difficult?s m?ritent d??tre mieux ?tudi?es et maitris?es de mani?re approfondies, afin d?y trouver des solutions durables. L?int?r?t de cette th?se c?est d?apporter une contribution pour pouvoir amener cette organisation ? se p?renniser, se stabiliser et s?institutionnaliser. Vous utilisez une image pour parler de la CEEAC. Vous la d?crivez comme un b?b? pr?matur? qui a toujours besoin de soins d?urgence. Pouvez-vous d?crire les probl?mes de cette institution ?C?est une image que j?ai utilis? dans mon argumentaire pour dire que cette institution a ?t? cr??e dans des conditions difficiles. Elle est d?ailleurs n?e avec beaucoup de probl?mes et la plupart de ces probl?mes n?ont jamais ?t? r?solues jusqu?? pr?sent. En suivant l?actualit? de la sous-r?gion, on se rend bien compte que la CEEAC a des probl?mes institutionnels ; qui se traduisent notamment par des difficult?s d?appropriation de l?essence de cette organisation par les Etats-membres et par les populations de la r?gion. Ensuite il y a les probl?mes de fonctionnement et de financement. Le financement de ses activit?s est un gros probl?me alors m?me que les Etats et les peuples de la r?gion attendent beaucoup de cette organisation. Mais elle a des difficult?s ? pouvoir atteindre ses objectifs compte tenu de ses limites financi?res. Parlant des finances de la CEEAC. Comment comprendre que pr?s de 40 ans plus tard, le m?canisme de fonctionnement de cette institution peine ? se mettre en place ?C?est l?un des aspects de cette th?se. Essayer d??tudier pourquoi, ? un moment donn?, le m?canisme de financement qui a ?t? choisi par les Etats-membres en 2004 n?est pas appliqu? de mani?re totale par ces m?mes Etats-membres ; au point o? l?organisation d?pende en grande partie des partenaires. Or les partenaires, quand, ils financent une organisation, ont leurs conditionnalit?s et tout ?a fait que c?est tr?s difficile pour l?organisation d?atteindre ses objectifs. Que doit-on finalement attendre d?une organisation qui peine elle-m?me ? survivre ? Peut-on croire ? une int?gration port?e par elle ?Bien s?r puisque les textes pr?voient d?j? tout ?a mais c?est la mise en ?uvre qui pose un probl?me. D?j? l?int?gration r?gionale est une variable par laquelle les Etats doivent passer pour r?aliser leur d?veloppement ?conomique. L?int?gration est d?j? ?tablie ainsi comme une voie pour atteindre le d?veloppement ?conomique et social de nos Etats. Or, comment comprendre dans ces conditions que l?organisation qui a le plus grand mandat ait autant de difficult?s depuis 41 ans environs, et que ces m?mes difficult?s, depuis 83 ne soient pas r?solues. On ne doit cependant pas d?sesp?rer m?me si la situation ne manque pas d??tre inqui?tante. La CEEAC n?est d?ailleurs pas la seule organisation qui a ce genre de probl?mes dans la r?gion. C?est pourquoi il faut travailler l?-dessus. Quelles pistes de solutions explorez-vous dans votre th?se ?La premi?re id?e c?est la bonne appropriation de l?int?gration r?gionale parce qu?on a parfois l?impression qu?elle est parfois consid?r?e comme une option. Or c?est une voie. Le monde m?me dans lequel nous vivons est r?gionalis? et c?est pourquoi les acteurs au d?veloppement traitent dor?navant plus avec les r?gions. Il faut d?abord s?approprier et ensuite ?riger l?int?gration r?gionale en priorit? dans les politiques publiques de nos Etats. Cela n?est pas encore totalement le cas. Voil? pourquoi nous proposons d?inscrire, comme cela se fait ailleurs, l?int?gration r?gionale dans les constitutions comme une politique publique de nos Etats. C?est cela la constitutionnalisation de l?int?gration. Vous appelez par ailleurs ? la r?actualisation de la CEEAC mais la rationalisation des communaut?s en constitue une voie. Comment comprendre sa r?serve face ? ce processus ?La rationalisation a ?t? initi?e par la CEEAC. Souvent l?on a tendance ? l?oublier et quand les gens en parlent ils font comme si ce processus est ext?rieur ? la CEEAC ; sauf qu?il est important de bien conduire ce processus avec une approche qui prend en compte toutes les positions des acteurs dans la r?gion, notamment de tous les Etats. C?est tr?s important. Aucun Etat dans la r?gion ne devrait ?tre mis de c?t?. L?id?al pour le dossier de la rationalisation c?est que tous les Etats-membres adh?rent sans h?sitation parce que dans le cas contraire, la rationalisation elle-m?me peut connaitre les m?mes probl?mes que les organisations r?gionales actuelles connaissent. C?est ?a le probl?me de la CEEAC parce qu?il y a une diff?rence entre le fait d?instituer et le fait d?institutionnaliser. L?institutionnalisation est un processus qui prend du temps. Voil? pourquoi il est important m?me dans le cadre de la rationalisation que l?approche, la m?thode soit tr?s intelligente et globalisante. Et qu?elle prenne en compte toutes les id?es possibles afin de ne pas retomber dans les m?mes travers. Je le disais tant?t, la CEEAC n?est pas la seule dans la r?gion ? connaitre ces probl?mes institutionnels. Si on ne r?gle pas ces probl?mes de fonds, on risque de cr?er une nouvelle communaut? et de connaitre les m?mes difficult?s. Certains Etats qui ne veulent pas s?engager r?ellement dans l?int?gration r?gionale, qu?est-ce qui garantit qu?ils le feront ? la cr?ation d?une seule communaut? ? Rien du tout. Interview men?e parLouise Nsana

ARTICLE DE BLOG

Colonel Jacques Didier Lavenir Mvom : ?Des projets et programmes s?curitaires sont en suspens?

Ancien expert en charge des questions de d?fense et s?curit? ? la CEEAC, ce sp?cialiste des relations internationales partage son exp?rience de l?impact des difficult?s financi?res sur le fonctionnement de l?institution communautaire. La CEEAC fait face ? des difficult?s financi?res qui s?accentuent avec le temps. Qu?est-ce qui en est ? l?origine ?Toute organisation internationale vit de l?apport en contribution de ses membres ? titre principal. Il y a aussi la possibilit? que des apports financiers lui proviennent des coop?rations bilat?rales ou multilat?rales ? titre secondaire. Ceux qui cr?ent ou sont membres de l?organisation en question, doivent donc la faire vivre. Comme on dit, ?l?argent est le nerf de la guerre?, les onze membres qui composent la CEEAC sont les principaux bailleurs de fonds de cette organisation. C?est cela le principe. Cependant, il y a une permanence des difficult?s financi?res ? la CEEAC. L?origine pourrait ?tre tout d?abord politique. En effet, si les ?tats-membres de la CEEAC n?ont pas tous la foi en cette institution, son financement ne sera pas pour eux une priorit?. Ils sont membres sans trop y croire pour des raisons qu?ils auraient pour avoir cette posture. L?appartenance de certains ?tats-membres de la CEEAC ? plusieurs regroupements communautaires les conduit, du fait de plusieurs contributions importantes ? verser dans ces diverses organisations, ? privil?gier celles dans lesquelles ils pensent trouver plus de b?n?fices politiques, ?conomiques et s?curitaires. Ensuite, la capacit? ?conomique des ?tats de la CEEAC est faible et malgr? les dispositions prises pour apporter des contributions autour d?une cl? de r?partition qui fait que dans un esprit de solidarit?, tout le monde ne contribue pas ? la m?me hauteur, certains connaissent des arri?r?s et les moins sollicit?s peinent toujours ? honorer ces contributions. Enfin, la Commission semble ne pas faire suffisamment de pression sur les ?tats pour remplir cette obligation, ce qui est pourtant son r?le. Quel est l?impact que ces difficult?s financi?res ont eu de votre temps, sur le fonctionnement de l?institution et la mise en ?uvre des projets port?es par la CEEAC ?Cette situation a eu pour cons?quence que la r?gle de principe que je viens d?indiquer est plut?t devenue l?exception. Cela signifie que la CEEAC attend beaucoup plus des partenaires ext?rieurs au d?veloppement pour combler son budget ? titre principal. C?est ainsi que l?on voit par exemple l?Union Europ?enne au premier plan du financement de la CEEAC, et certains autres contributeurs bilat?raux ext?rieurs, contribuer largement au budget de la CEEAC. Mais dans le m?me temps, certains Etats-membres n?arrivent m?me pas ? le faire. Il est par cons?quent ?vident que dans ce contexte, les projets et programmes mont?s par la CEEAC souffrent d?inertie, et qu?ils soient faits sans aller jusqu?au bout. Ce qui a un fort impact sur le travail de la CEEAC au profit de ses populations. Si l?on rentre sp?cifiquement sur le volet s?curitaire, quel en a ?t? l?impact ?De mon temps, et relativement au volet s?curitaire, il faut tout d?abord faire un petit rappel de la situation. Comme on le sait, la CEEAC avait ?t? cr??e en 1983, comme une communaut? visant v?ritablement ? ?voluer dans ce sens lorsque la guerre froide se termina. Elle n?aura pas les priorit?s ?conomiques comme ressort du d?veloppement de ses ?tats membres. Mais, contrairement ? l??re de paix souhait?e, l?Afrique et particuli?rement l?Afrique centrale est rentr?e dans un cycle de violences dans les ?tats, ce qui n?a donn? aucune chance ? la mise en ?uvre des projets ?conomiques. La CEEAC voyait ? cette ?poque, 7 de ses ?tats membres sur 11 emp?tr?s dans des conflits internes. Constatant cela, lors d’une r?union des chefs d’?tat et de gouvernement tenue ? Brazzaville en mai 2007, il avait ?t? d?cid? de consid?rer comme priorit? num?ro1 les questions de paix et de s?curit?, puisque le constat avait ?t? fait qu’il ne peut pas avoir de d?veloppement sans la paix et que la paix conditionne le d?veloppement. Cependant, puisque l’organisation sortait d’une p?riode de l?thargie ou d’hibernation entre 1986 ? pratiquement 1999 ? peu pr?s, elle n’avait pas les moyens de monter cette dimension. C’est alors que l’Union Europ?enne est intervenue, ? la faveur de la cr?ation d?un Conseil de Paix et de S?curit? en Afrique centrale (COPAX). Il est n? en 1999 et est inclus dans la CEEAC en 2000, pour aider ? la mise sur pied du D?partement de l’int?gration Humaine, Paix, S?curit? et Stabilit? (DIHPSS). L’entendement ?tait que l’Union Europ?enne devait financer le recrutement des personnels et des activit?s sur trois ans, et que pendant ce temps, la CEEAC devait commencer ? constituer un fonds devant venir en remplacement de la contribution de l’UE pour la continuation du fonctionnement de ce domaine paix et s?curit?. Ceci n’ayant pas ?t? fait selon l’entente entre les deux parties, l’UE a reconduit ? deux reprises sa coop?ration financi?re dans ce domaine, mais n’a plus accept? de le faire par la suite. L’impact de cette situation a ?t? majeur. En effet, ce d?partement a commenc? ? fonctionner normalement en menant des activit?s de programmes et de projets qui ont apport? une visibilit? ? la CEEAC dans les Pays de la sous-r?gion. Cependant, les aspects li?s ? la lutte contre la prolif?ration des Armes L?g?res et de Petit Calibre (ALPC), du D?sarmement, D?mobilisation et R?int?gration (DDR), ainsi que celui sur la Politique de la CEEAC sur les Fronti?res (PF/CEEAC) et la R?forme des Secteurs de S?curit? (RSS), qui ?taient v?ritablement porteurs d’espoir pour la paix et la s?curit? en Afrique centrale, se sont ?vanouis du jour au lendemain. Puisque sans l’appui de l’Union Europ?enne rien de tout cela ne pouvait plus prosp?rer. Ainsi, tous les cadres experts ont ?t? remerci?s, tout a disparu jusqu’? ce jour, malgr? la r?forme institutionnelle de l’organisation, intervenue en 2019. Donc, ? ce jour, des projets et des programmes initi?s d?j? dans ce domaine sont en suspens. A quelle condition peut-on esp?rer un embellissement de la situation financi?re de la CEEAC ?Il me semble que la premi?re mesure est que les Etats regardent de pr?s comment est

Sport

Au Mbog Liaa 2024 : Le sacre de l?union fraternelle

L?ouverture de la 6eme ?dition du festival a jet? les bases d?une refondation des rapports entre ressortissants du peuple Bassa-Mpoo-Bati. Il souffle un vent nouveau sur le festival culturel du peuple Bassa-Mpoo-Bati, le ?Mbog Liaa?. Celui-ci revient apr?s un long temps d?arr?t avec des valeurs davantage resserr?es autour de l?unit? au sein de ce groupement ethnique. Union, solidarit?, amour, concordes en sont les principaux ?l?ments de langage, sans lesquels la c?l?bre caricature du Bassa n?aimant pas son fr?re continue de faire sens. ?Le message est que le peuple Bassa-Mpoo-Bati est debout. Il y a eu un temps d?h?sitation, un temps de latence. Depuis 2023, l?assembl?e g?n?rale de la refondation a mis une ?quipe nouvelle, un cadre op?rationnel nouveau et les premiers fruits commencent ? se faire voir ?, d?clare le pr?sident de l?Association Mbog Liaa, Mb?mbok Malet Ma Njami Mal Njam ; L?acte 6 du Mbog Liaa (rassemblement de la famille en langue Bassa) tient d?s l?entame, ses promesses dans la poursuite de cet objectif. Depuis vendredi, 22 novembre, presque tous les cantons sont repr?sent?s ? cette grand-messe qui se tient ? Pouma, localit? de la Sanaga maritime. Babimbi 1, Babimbi 2, Babimbi 3, Bikok, Adi?, Bakoko, etc y tiennent le flambeau de la culture aux c?t?s d?une trentaine de chefs traditionnels et des ?lites. ?Le peuple Bassa-Bati-Mpoo est une identit? forte qui est au c?ur de la nation et qui tend les mains ? toutes les communaut?s pour retrouver ce qui fait sa force et qui le hisse au niveau de l?universel. Tu es toi. Tu es toi avec l?autre. Tu es toi comme l?autre mais l?autre se retrouve en toi. Voici le Bassa, voici le Mpoo, voici le Bati?, d?clare Mb?mbok Malet Ma Njami Mal Njam dans une ?loge faite vendredi ? la fraternit?. Une cinquantaine de Mb?mbok communie avec le peuple. Dans une posture dualiste, ces guides spirituels assurent le bon d?roulement des festivit?s actuelles tout en scellant au-del? du visible et de l?entendement les vell?it?s du rassemblement du peuple Bassa-Mpoo-Bati. C?est dire tout le r?le qui est le leur dans cette entreprise. ?Les Ba Mb?mbok (au pluriel, Ndlr) c?est l??me profonde du peuple Bassa-Mp?o-Bati. C?est l?incarnation de l?identit? Bassa-Mpoo-Bati. Si ce fermant est consolid?, est fort et percutant, le reste ne peut que suivre. Nous pouvons ? partir du sol, nous ouvrir au monde sans aucun probl?me et en toute coh?rence. Il y?en a qui laissent croire que les Bassas ont perdu le nord. Il y?en a m?me qui ont pr?dit qu?il y aura un festival ? Pouma sans un seul Mb?mbok. Mais voir avec les yeux d?passe les on-dits (traduction fran?aise du propos original, Ndlr) ; Ceux qui ?taient ici ont vu que l?heure est venue pour nous de garder ce qui est ? nous, pour nous d?abord, nos enfants, notre pays le Cameroun?, souligne le d?tenteur du savoir ancestral Bassa.Des maux ?Pourquoi cela d?range les gens qu?il y?ait l?entente entre nous ? Nous qui sommes ici, porter le message aux absents, au Cameroun et ? toute la terre que nous avons d?cid? que, monte ou descend, nos peuples vont r?solument s?unir?, mart?le-t-il. Les maux du pr?sident de l?association Mbog Liaa pour lever tout obstacle ? la dynamique en marche est la fin des actes de sorcellerie et des complots dirig?s contre son fr?re et la r?appropriation des valeurs traditionnelles. C?est la raison pour laquelle jusqu?au 30 novembre, le festival Mbog liaa ouvre la voie ? la r?appropriation de l?histoire du peuple, ? la consolidation du patrimoine, ? des r?flexions sur la gouvernance patrimoniale et traditionnelles, le d?veloppement ?conomique, le r?le de la diaspora. Louise Nsana Que mange le Mbog Les Ba Mb?mbok scellent dans un destin funeste toux ceux qui constitueront un obstacle pour le rel?vement des Bassa-Mpoo-Bati ? Tel est le sens ? donner ? un rituel de b?n?diction tenu ? l?ouverture de la 6e ?dition du festival Mbog Liaa. Vendredi, 22 novembre 2024, sous un soleil ardent, un homme marche, pieds nus, au milieu des tentes o? sont rassembl?s divers participants ? la c?r?monie protocolaire d?ouverture du Mbog Liaa. Son air est magistral. Sa chevelure est abondante sous un chapeau noir et sa barbe fournie, longue et entrem?l?e. Il arbore une tenue travaill?e par des artisans ? base de paille et tient, accroch? ? son ?paule, un sac en paille que sa main va fouiller de temps ? autres sans rien en sortir. Il est ?nigmatique et pittoresque. Une impression que renforce, et ce malgr? son jeune ?ge, son statut de Mb?mbok. Lequel est fortement attach? dans les consciences africaines ? la maitrise de r?alit?s physiques et m?taphysiques mais ?galement ? des rapprochements r?guliers avec des ?tres immat?riels; dont proviennent, pour le Bassa-Mpoo-Bati, le pouvoir de faire et de d?faire. Son nom est Mb?mbok Ntamack, du canton Bikok (localis? entre Pouma et Som Mbengu?). Il pr?side ? la c?r?monie du ?Y?k Kul?, la pri?re traditionnelle de b?n?dictions par les guides spirituels du peuple Bassa-Mpoo-Bati. Dans un Bassa pur, celui-ci s?insurge contre tout acte visant ? emp?cher le rel?vement de ce grand groupe ethnique. Il pr?dit un avenir funeste aux acteurs des agissements d?cri?s. ? Au nom des anc?tres, si quelqu?un dit que les Bassas sont finis, qu?ils ne se rassembleront pas, alors que les Mb?mbok ont leur accord, quel que soit cette personne, qu?elle soit m?me Mb?mbok o? qu?elle se trouve et qu?elle r?pande cela, qu?elle vienne de n?importe quel pays, que la nature la mange. Mais s?il dit que cette tribu n?ira pas de l?avant, ils ne s?entendent pas, que la nature la mange. Et si des gens sont partis de loin et qu?ils sont arriv?s ici et que d?autres les m?prisent, qu?ils les attaquent mystiquement, se moquent d?eux, que la nature les mange. Ce que je dis, c?est ce qui se fera et c?est ce qui sera ; Ceux qui doutent que ce rassemblement se fera, que la nature les mange. Si moi-m?me Mb?mbok Ntamack, je me tiens ici et que parti d?ici, je m?en vais changer mes positions,

ARTICLE DE BLOG

F?te du Christ, roi de l?univers

De la r?ponse de J?sus ? Pilate qui voulait savoir ce qu?il avait fait pour qu’il soit livr? ? lui, on peut retenir 3 choses. 1) J?sus dit qu’il est n? et venu dans le monde. Plus tard, il demandera au P?re de pr?server ses disciples du mal et non de les ?ter du monde (Jn 17, 15). Le chr?tien vit dans le monde. Il n?a donc pas ? le fuir sous pr?texte que ce monde serait dangereux ou pourri.On fuit le monde quand on passe tout son temps ? l??glise ou au temple, quand on se d?sint?resse de ce qui se passe dans la Cit?, quand on refuse de participer ? la recherche de solutions qui pourraient rendre meilleur le vivre-ensemble. Comment peut-on transformer le monde si on le fuit, si on est insensible ? ses cris et pleurs? 2) J?sus ne dit pas ?tre venu dans le monde pour enseigner la v?rit?, encore moins pour l?imposer, mais pour lui rendre t?moignage. Celui qui a ?t? t?moin d?une injustice, d’une pers?cution, d’une discrimination ou d’une expropriation doit parler comme J?sus a parl? clairement aux scribes et pharisiens assoiff?s de pouvoir et d?honneurs, aux hommes hypocrites qui voulaient qu?il condamne la femme prise en flagrant d?lit d’adult?re. Celui qui se tait sur ce qu’il a vu ou entendu sauvera peut-?tre sa peau mais il se sera fait complice de ceux qui affament, exploitent, volent, violent ou tuent. 3) Rendre t?moignage ? la v?rit?, t?moigner de ce qu’on a vu ou entendu peut exposer au rejet, ? la pers?cution, voire ? la mort. C?est pr?cis?ment ce qui arriva ? J?sus. Le Nazar?en p?rit comme un malfaiteur parce qu’il parlait haut, fort et clair, parce qu?il refusait de s’accommoder du mal et du faux. Un t?moin n’est jamais ? l?abri du martyre. C?est tout le sens du mot grec « ???????? » (marturos): t?moin et martyr. Ceux qui sont rois ou qui aspirent ? diriger doivent le comprendre: le vrai chef est celui qui accepte de rendre t?moignage ? la v?rit? et de souffrir pour cette v?rit?. Bon dimanche!Jean-Claude Dj?r?k?

ARTICLE DE BLOG

Polices d?Afrique centrale : place aux unit?s sp?cialis?es d?enqu?teurs en cybercriminalit?

Vingt-cinq (25) stagiaires issus des six pays de la C?mac sont en session de formation (niveau1) ? Yaound?. L?initiative du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale (CCPAC) vise ? renforcer leurs capacit?s dans les domaines ci-apr?s : l?investigation num?rique (digital, forensique), le processus d?extraction et de collecte, de pr?servation et d?analyse de preuves num?riques dans le cadre d?une enqu?te criminelle ou civile. Le portrait-robot du policier en zone C?mac (Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale) se peint dans la capitale camerounaise depuis le 25 novembre 2024. Ce policier, dans ses grands traits, sera en mesure de relever les d?fis li?s aux infractions (toujours croissantes) commises dans le cyberespace, notamment des usurpations d?identit?, des vols de donn?es, des escroqueries, des fraudes par courrier ?lectronique, des harc?lements, etc. ? Ces actes qui peuvent avoir des multiples cons?quences dramatiques pour les victimes ont fait l?objet d?une tr?s grande pr?occupation au regard des connexions ?videntes qui existent entre la cybercriminalit? et les autres formes de criminalit? organis?e, tels que le terrorisme et divers trafics ?, indique le Secr?taire permanent du CCPAC, Esa?e Ovono Eyi Mezui. Au terme de la formation de cinq jours, les stagiaires auront acquis des connaissances pointues dans quatre modules de base n?cessaires dans la lutte efficace contre les cybercriminels. Primo la saisie des donn?es num?riques qui passe par l??laboration d?une fiche de saisie des mat?riels tels que le disque dur, la cl? USB ou l?ordinateur portable. Secundo la cr?ation d?images avec le logiciel FTK imager. Tertio l?analyse des donn?es avec les logiciels Volatility et Autopsy. Quarto la r?daction de proc?s-verbal d?exploitation technique. Dans un monde de plus en plus interconnect?, les forces de s?curit? sont appel?es ? s?adapter ? ces diff?rents outils, pour bien adresser les nouvelles formes de criminalit? en relation avec le cyberespace. A noter, le stage r?gional de formation sur la lutte contre la cybercriminalit? s?inscrit dans le cadre de la mise en ?uvre des recommandations du deuxi?me Conseil du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale et du vingt-deuxi?me Forum des Ministres en charge des questions de s?curit? en Afrique centrale. Lors de ces travaux statutaires, tenus les 08 et 09 septembre 2022, consacr?s ? l??valuation annuelle de la situation s?curitaire en Afrique centrale, plusieurs ph?nom?nes criminels avaient ?t? relev?s, notamment le terrorisme, les trafics divers, la cybercriminalit?, etc. Le stage r?gional de formation sur l?analyse forensique num?rique sera suivi par deux autres stages sur des th?matiques compl?mentaires ? d?terminer par le CCPAC et ses partenaires. Objectif : des unit?s de polices sp?cialis?es imbattables dans la lutte contre la cybercriminalit? dans toutes ses formes. Avis aux criminels num?riques.  Thierry Ndong Owona Ils ont dit Esa?e Ovono Eyi Mezui, lieutenant ? colonel de police, Secr?taire permanent du CCPAC ? Le CCPAC prend ses responsabilit?s contre les cybercriminels ? Nous avons la charge de la s?curit? dans toute la zone C?mac. En 2022, une r?union des chefs de police a fait l??tat de la s?curit? dans la r?gion. Il en ressort que la cybercriminalit? est l?une des criminalit?s les plus importantes en Afrique centrale. Aussi le CCPAC a pris ses responsabilit?s pour organiser cette session de formation ? l?intention de nos officiers de police et de gendarmerie en charge des investigations dans le domaine de la cybercriminalit?.  Parmi les techniques au menu de la formation, il y a la collecte et la conservation des donn?es ? mettre ? la disposition de la justice dans le cadre d?une enqu?te polici?re. La forensique, c?est la police technique et scientifique. C?est le domaine dans lequel nous renfor?ons les capacit?s de nos officiers de police. Ismaila Ngom, Expert et formateur en cybercriminalit? ? Collecter, interpr?ter et analyser les donn?es ? l?effet d?avoir des ?l?ments de preuve ? La cybercriminalit? n?est rien d?autre que l?ensemble des techniques bas?es dans le domaine des t?l?communications et de l?informatique pour commettre une infraction. En tant qu?expert de la cybercriminalit?, notre objectif principal est de rechercher ces personnes-l? par des outils sophistiqu?s l?galement reconnus. Pour la police comme ailleurs, il y a toujours un besoin de formation suppl?mentaire. Car les cybercriminels ont souvent une longueur d?avance sur les forces de l?ordre et de s?curit?. Ces forces ont donc besoin d??tre outill?es, avec des formations et des ?quipements pointus, pour pouvoir traquer ces criminels dans le cyberespace. La formation est focalis?e sur les investigations l?gales ? partir des ordinateurs, des serveurs et des clouds. Elle est bas?e sur tout ce qui recueille et collecte les informations sur l?ordinateur d?une personne interpell?e pour soup?on ou identification. L?investigateur doit ?tre en mesure de collecter des donn?es, de les interpr?ter et les analyser, ? l?effet d?avoir des ?l?ments de preuve. Cela peut concerner une personne physique ou une entit? telle qu?une entreprise ou une banque.

ARTICLE DE BLOG

Centrafrique : au moins dix civils tu?s par des hommes arm?s au centre du pays

Au moins dix civils ont ?t? tu?s lundi par des hommes arm?s dans la pr?fecture de la Ouaka au centre de la R?publique centrafricaine (RCA), a-t-on appris mardi aupr?s des sources locales concordantes. Plusieurs conducteurs de mototaxis en provenance de Yppi, sous-pr?fecture de la Ouaka, ?taient tomb?s lundi au d?but de la soir?e dans une embuscade tendue par des hommes arm?s non identifi?s ? environ 60 km de Bria, chef-lieu de la pr?fecture de la Haute-Kotto, selon les m?mes sources. Selon Jean Robestin Yamand?, commandant de la compagnie de la gendarmerie de la Haute-Kotto, le bilan officiel de cette attaque fait ?tat de dix civils morts.Il a pr?cis? que les victimes transportaient des religieux qui revenaient d’une rencontre ayant lieu ? Bria et que c’?tait ? leur retour qu’ils ?taient tomb?s dans le filet des hommes arm?s qui les ont assassin?s BANGUI, 26 novembre (Xinhua)

ARTICLE DE BLOG

RCA : les pays membres de la CEMAC r?fl?chissent aux strat?gies de s?curit? sanitaire dans leur r?gion

Les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont d?marr? mardi ? Bangui, capitale centrafricaine, une r?union pour r?fl?chir aux strat?gies adopt?es pour la s?curit? sanitaire dans leur r?gion, a-t-on appris mercredi dans une d?claration faite par le ministre centrafricain de la Sant?, Pierre Soms?. Selon M. Soms?, cette rencontre a eu lieu ? la demande de la commission de la CEMAC, pr?occup?e par la s?curit? sanitaire dans leur union communautaire. « Cette r?union vise ? r?fl?chir ? des strat?gies permettant d’avoir un budget ad?quat pour investir dans des recherches ?pid?miologiques afin de garantir la s?curit? sanitaire dans notre communaut? », a pr?cis? le ministre. A l’issue de cette rencontre, les pays de la CEMAC vont r?fl?chir ? la mise en place d’un plan r?gional de recherche sur les ?pid?mies comme le mpox, la dengue et la COVID-19, a-t-il conclu. La rencontre s’est ouverte mardi et prendra fin le 28 novembre avec l’adoption d’un plan de s?curit? sanitaire r?gionale dans les pays de la CEMAC, ? savoir la R?publique centrafricaine, le Cameroun, le Tchad, la R?publique du Congo, le Gabon et la Guin?e ?quatoriale

ARTICLE DE BLOG

Cameroun : au moins six personnes tu?es dans un accident de la circulation dans la r?gion du Centre

Un accident de la route survenu mercredi matin sur l’axe Bafoussam-Yaound? dans la r?gion du Centre du Cameroun, a co?t? la vie ? au moins six personnes, selon des sources concordantes. L’accident, survenu en milieu de matin?e, a eu lieu non loin du pont d’Ebebda au village de Nkol-Eba?, lorsqu’un bus de l’agence de transport interurbain Leader Voyage est entr? en collision avec un camion, selon les informations transmises ? Xinhua. Les circonstances exactes du drame restent ? ?lucider, mais des t?moins ?voquent un possible exc?s de vitesse ou une d?faillance technique.Selon le minist?re de l’Administration territoriale, plus de 3.000 accidents de la route ont ?t? enregistr?s au Cameroun, causant 256 d?c?s au premier semestre de l’ann?e en cours Yaound?, 27 novembre (Xinhua)

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut