Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Accord de transit Tchad-Guin?e Equatoriale: solutions entre guillemets

L?accord de transport maritime et terrestre entre le Tchad et la Guin?e Equatoriale est act? depuis le 13 d?cembre 2024. Et pour en donner un cadre mat?riel, les ports de Bata et d?Ebibeyin sont d?sign?s pour accueillir les produits d?exportation et d?importation tchadiens sur une p?riode de cinq ans. Ce qui devrait affecter les ?changes entre le Cameroun et son voisin. Notamment par une r?duction des ?changes entre ces deux parties. Ce qui pourrit g?n?rer une r?duction substantielle des revenus douaniers au port de Kribi o? 25% des recettes douani?res sont tir?es du commerce tchadien. Il faut ?galement compter des r?percussions sur l?activit? des transports le long du corridor Douala-Ndjamena. Ainsi que la rentabilit? des infrastructures telles le Port autonome de Kribi dont les travaux de construction ont cout? plus de 1000 milliards FCFA. A l??vidence, l?accord de transit augure une perte de la position strat?gique du Cameroun comme plaque tournante ?conomique de la sous-r?gion. Pour le Tchad cependant, le pari n?est pas gagn? d?avance. Le pays ne partageant aucune fronti?re terrestre avec la Guin?e Equatoriale, le d?tour pour Bata ou Ebibeyin vaut son pesant d?or; la distance entre Bata et Ndjamena est longue de plus de 2000 km contre environ 1800 km de distance avec le Port de Douala. Des obstacles suppl?mentaires se dressent du fait de l?absence d?un corridor bien ?tabli entre la Guin?e Equatoriale et le Tchad. De plus, une tentative pour ?viter le transit par le Cameroun conduirait ? l?itin?raire Guin?e Equatoriale-Gabon-Congo-RCA-Tchad. Louise Nsana

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Arri?r?s de la dette: Banque mondiale et BAD ? dos du Gabon

Les relations entre la Banque mondiale (BM) et le Gabon ne sont pas au beau fixe. L?institution de Bretton Woods a proc?d? le 13 janvier 2025 ? la suspension de ses financements en faveur de ce pays. De sources m?diatiques gabonaises, le pays ploie depuis trois mois sous des sanctions de la Banque africaine de d?veloppement (BAD). La raison ?voqu?e tient de l?accumulation des arri?r?s de la dette ?tablis au 10 janvier ? 17 milliards FCFA en ce qui concerne la BM. Cette situation n?est pas nouvelle pour le pays d?Oligui Nguema. La premi?re suspension de ce genre est survenue courant juillet 2024 pour un montant de 10 milliards FCFA. ?La situation ponctuelle tient ? plusieurs facteurs: l?insuffisante mobilisation sur le march? international de ressources pr?vues dans la Loi des finances. La prise en charge volontariste de mesures sociales additionnelles fortes, particuli?rement attendues depuis de longues par les populations?, s?est expliqu? Libreville par le biais du minist?re des Comptes publics. Cette sortie, par voie de communiqu?, met en lumi?re des tensions de tr?sorerie du pays dans un contexte de pressions sociales accrues. Ces difficult?s sont partag?es par l?ensemble des pays de la zone de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC). Ce qui a conduit ? l?organisation d?un sommet extraordinaire des chefs d?Etats ? Yaound? le 16 d?cembre dernier; celui-ci a envisag? des mesures pour optimiser la mobilisation des financements sans toutefois faire exploser les dettes des Etats, en l?occurrence le recours aux pr?ts concessionnels au d?triment des march?s financiers. Le gouvernement gabonais se veut cependant rassurant quant ? la mise en ?uvre de mesures pour r?tablir l?ordre. ?A fin novembre 2024, l?Etat a effectu? des paiements pour 1210 milliards de FCFA au titre de la dette. Dans cette continuit?, toutes les dispositions n?cessaires sont mises en ?uvre pour apurer dans les meilleurs d?lais les arri?r?s en questions?, souligne le d?partement minist?riel. Louise Nsana

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CEMAC: l?inflation baisse ? 4,5% ? fin 2024

L?inflation a suivi une tendance baissi?re au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) tout au long de l?ann?e de l?ann?e 2024. De r?centes donn?es de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) la fixent au d?part de l?ann?e ? 6,2% pour toute la r?gion (le plus haut pic d?inflation durant l?ann?e ?coul?e) avant un fl?chissement de la courbe ? 4,5% ? fin septembre. Malgr? cet embellissement, les performances enregistr?es restent ?lev?es par rapport ? la norme communautaire de 3%; de m?me les prix ? la consommation des m?nages sont rest?s sup?rieurs ? ceux pratiqu?s dans d?autres r?gions du monde, notamment au sein de l?Union ?conomique et mon?taire ouest africain (UEMOA) o? le taux d?inflation ?tait de 3,4% et la zone Euro son pourcentage de 2,5%. ?Le niveau encore ?lev? de l?inflation dans les pays de la CEMAC est en lien, entre autres, avec les effets des changements climatiques, notamment les inondations, les co?ts encore ?lev?s des intrants agricoles, la pression de plus en plus forte de la demande au Tchad suite ? l?afflux de r?fugi?s soudanais, ainsi que les effets des r?visions ? la hausse des prix des carburants ? la pompe au Cameroun et au Tchad?, souligne le dernier rapport sur la politique mon?taire publi? en d?cembre dernier. Dans l?espace communautaire, l?inflation est tir?e par les produits alimentaires et boissons non alcoolis?es (5,9% ? fin septembre); les boissons alcoolis?es, tabac et stup?fiants (3,1%); les articles d?habillement et chaussures (2,9%); et les logements, eau, ?lectricit?, gaz et autres combustibles (3,2%). Des pays comme le Tchad (7% ? fin septembre) et le Cameroun (4,9%), portent l?inflation dans la sous-r?gion. Le Gabon et la RCA marquent pour leur part de bons points en registrant des baisses ? moins de deux pour cent. Bobo Ousmanou

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Bases militaires fran?aises au Tchad: d?j? trois moins deux

Le processus de d?mobilisation des troupes fran?aises au Tchad tire ? sa fin. Ce 31 janvier 2025, marquera la date de retrait des 172 soldats, des avions cargo et autres mat?riels logistiques fran?ais d?ploy?s ? la base militaire de Ndjamena, conform?ment au chronogramme fix? par le gouvernement de ce pays d?Afrique centrale. A Ab?ch?, au camp Capitaine Michel Croci, dans la r?gion du Ouadda?, le drapeau fran?ais qui tr?nait depuis une soixantaine d?ann?es ne s?y trouve plus. Il a ?t? remplac? le samedi 11 janvier 2025 par celui du Tchad ? la faveur de la c?r?monie de r?trocession de cette base et du d?part des troupes fran?aises. 90 soldats sur les 120 qui s?y trouvaient ont d?coll? en direction de Ndjamena. Pour ent?riner la r?trocession de cette infrastructure, un accord a ?t? sign?. Le d?part des troupes fran?aises concerne quelques 1000 hommes d?tach?s au Tchad par le minist?re fran?ais des Arm?es. Au mois de d?cembre d?j?, un contingent de 120 soldats fran?ais a quitt? Ndjamena ainsi que des avions de chasse stationn?s dans ce pays d?Afrique centrale depuis des d?cennies. Ce qui avait donn? suite ? la lib?ration de la base militaire de Faya dans le nord d?sertique, moins d?un mois apr?s l?annonce surprise de la rupture des accords de d?fense qui liaient les deux parties. Le Tchad constituait le dernier point d?ancrage de la pr?sence militaire fran?aise dans le Sahel apr?s le d?part du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Le S?n?gal et la C?te d?Ivoire ont eux aussi manifest? leur intention de rompre toute collaboration militaire avec Paris. ?Les relations de la France avec les pays concern?s ne se limitent pas aux questions de d?fense. Cependant, elles sont caract?ris?es per des partenariats denses, des liens humains et culturels profonds que nous renfor?ons et continuerons de renforcer au cours des mois ? venir?, d?clare Thani Mohamed-Soilihi, ministre d?l?gu? charg? de la Francophonie et des Partenariats internationaux de la France, en pr?lude ? l??v?nement de Ndjamena. Louise Nsana

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Un faussaire ? la t?te de la France?

Candace Owens, proche du pr?sident Donald Trump, promet de publier, le 30 janvier 2025, des preuves que Brigitte Macron n?est pas une femme mais un homme qui s’appelle Jean-Michel Trogneux.Si la journaliste am?ricaine arrive ? nous convaincre (on esp?re qu?elle nous convaincra), cela voudra dire que le pr?sident fran?ais est un faussaire et que tout ce qu’il a dit et fait jusqu’ici rel?ve du faux. Pensons, par exemple, aux vaccins et aux injustes mesures impos?s au peuple fran?ais pendant le Covid 19. Pensons aussi ? la confiscation de la victoire de la Gauche aux l?gislatives de juillet 2024 et ? la formation d?un gouvernement de revenants dont le seul talent reconnu est soit la tra?trise, soit la roublardise.Et c?est cet adepte du faux qui ose traiter de faux intellectuels les Africains qui ? juste titre d?noncent l?arrogance fran?aise, le franc CFA, le deux poids, deux mesures ? l??gard des militaires au pouvoir en Afrique, la pr?sence des bases militaires fran?aises dans certains pays africains. ? ses yeux, seuls les Africains inconscients, indignes et complex?s qui soutiennent que la politique de France en Afrique s’est am?lior?e ces derni?res ann?es seraient les vrais intellectuels. Et c?est ce fieff? menteur qui se permet d’accuser d?ingratitude l?Afrique dont des centaines de fils perdirent la vie quand il fallut aider la France ? chasser l?envahisseur nazi.Peut-?tre Macron ne pondrait-il pas pareille stupidit? s?il n?y avait pas chez lui la crasse ignorance qu’il partage avec Nicolas Sarkozy. Et c’est ce « gamin m?galomane et narcissique » (Luc Ferry) qui, le 19 d?cembre 2024, n??tait pas g?n? de dire aux habitants de Mayotte qu?ils seraient 10 000 fois plus dans la merde s?ils n??taient pas en France.Etant donn? que « qui se ressemble s?assemble », personne ne devrait plus s’?tonner que Macron sentende bien avec certains Africains dont les noms ne m?ritent pas d??tre cit?s ici. Jean-Claude Dj?r?k?

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S?rie sur les h?ros africains Julius Nyerere, l?enseignant et le politique

Il savait remettre ? sa place quiconque osait le d?fier. Ainsi, en 1979, il contribua au renversement d?Idi Amin Dada qui, une ann?e plus t?t, avait occup? une partie du territoire tanzanien. En 1985, il quitte le pouvoir, de son propre chef, parce qu?il a compris que nul n?est indispensable et qu?il faut partir quand on a atteint ses limites pour permettre ? d?autres de servir le pays avec leurs id?es et m?thodes. Au cours de ses ?tudes ? Makerere College, universit? situ?e dans la capitale de l?Ouganda (1943-1945), il s?int?resse ? la politique et n?a qu?un r?ve : contribuer, avec d?autres ?tudiants nationalistes, ? la lib?ration de son pays colonis? par les Britanniques. Le certificat d?enseignement en poche, il retourne au Tanganyika pour enseigner. ? l??cole catholique de Tabora, il ouvre une branche de l?African Association (AA), association pour la protection sociale fond?e en 1929. Rapidement, il met cette association au service de la conqu?te de l?ind?pendance du Tanganyika et du panafricanisme. De 1949 ? 1952, il retourne sur les bancs de l??cole pour pr?parer une ma?trise en ?conomie politique et en histoire ? l?Universit? d??dimbourg (?cosse). Pendant son s?jour ?cossais, il milite dans Fabian Colonial Bureau, un mouvement socialiste et anticolonial bas? ? Londres, et suit attentivement la lutte des ressortissants de la Gold Coast pour l?autonomie. Mais la prise de conscience politique ne lui semble pas aussi avanc?e dans son pays qu?au Kenya o? les Mau-Mau se sont soulev?s contre la colonisation britannique. Il prend alors la direction de la Tanganyika African Association (TAA) en avril 1953. Cette association devient en juillet 1954 l?Union nationale africaine du Tanganyika (TANU en anglais), un parti politique qui pr?ne l?ind?pendance dans la non-violence. L?ann?e suivante, Nyerere abandonne l?enseignement pour s?engager pleinement en politique. Au nom de la TANU, il prendra la parole devant le Conseil de tutelle des Nations Unies successivement en 1955 et en 1956. En 1958, la TANU participe aux ?lections l?gislatives mais conteste la tricherie des Britanniques. Aux ?lections l?gislatives d?ao?t 1960, la TANU obtient 70 des 71 si?ges au Parlement. Le Tanganyika acc?de ? l?ind?pendance le 9 d?cembre 1961. Une ann?e apr?s, Nyerere est ?lu pr?sident de la nouvelle R?publique du Tanganyika. La fusion avec l??tat de Zanzibar donnera naissance ? la R?publique de Tanzanie, le 29 octobre 1964. Nyerere a gouvern? en adoptant le swahili comme langue nationale dans l?administration et dans les ?coles, en assurant l?alphab?tisation de masse et l??cole gratuite pour tous, en s?inspirant du style traditionnel pour la prise de d?cision qui consiste ? organiser plusieurs r?unions au cours desquelles chacun a la possibilit? de s’exprimer avant que le groupe ne parvienne ? un consensus, en soutenant les mouvements qui combattaient le colonialisme (l?ANC, la ZANU, le FRELIMO, le MPLA, la SWAPO), en accueillant les Lumumbistes du Congo, des Ghan?ens proches de Nkrumah apr?s la chute de ce dernier, en cr?ant avec les pr?sidents ougandais et Kenyan la communaut? d?Afrique de l?Est. Nyerere n??tait pas repli? sur son pays. Il souffrait quand un autre pays africain ?tait confront? ? des difficult?s. Pourquoi ? Parce que, chez lui, nationalisme et panafricanisme allaient de pair mais aussi parce qu?il croyait que ?sans unit?, les peuples d?Afrique n?ont pas de futur, sauf comme perp?tuelles et faibles victimes de l?imp?rialisme et de l?exploitation?. Il savait remettre ? sa place quiconque osait le d?fier. Ainsi, en 1979, il contribua au renversement d?Idi Amin Dada qui, une ann?e plus t?t, avait occup? une partie du territoire tanzanien. En 1985, il quitte le pouvoir, de son propre chef, parce qu?il a compris que nul n?est indispensable et qu?il faut partir quand on a atteint ses limites pour permettre ? d?autres de servir le pays avec leurs id?es et m?thodes. Avec l?Ujamaa, vocable swahili qui peut se traduire par ?famille? ou ?communaut??, Nyerere voulait instaurer une soci?t? solidaire, ?galitaire, autonome (self-reliant) et comptant sur ses propres moyens ou forces pour se d?velopper. L?Ujamaa ?tait l??l?ment central de la D?claration d?Arusha adopt?e en f?vrier 1967.  Le premier pr?sident n??tait pas un catholique b?ni-oui-oui? Non seulement il ?tait en mesure d?interpeller la hi?rarchie catholique de son pays mais il ne tournait pas autour du pot quand il s?adressait ? elle. Le 16 octobre 1970, il pronon?a une importante conf?rence devant les religieuses de Maryknoll de New York. Il convient de se r?f?rer ? cette conf?rence pour conna?tre sa position sur la mission de l??glise catholique en Afrique. Pour lui, l??glise a ?t? ?tablie pour servir l?homme. Telle est aussi la conception du Concile Vatican II (1962-1965) qui pr?sente l??glise comme ?un moyen de l?union intime avec Dieu? (cf. ?Lumen gentium?, n. 1). Si l??glise n?est pas une fin en elle-m?me mais un moyen au service de l?homme et de sa dignit?, alors elle doit, selon Julius Nyerere, ?combattre toute organisation ou structure ?conomique, sociale ou politique qui opprime les hommes?. Il aurait donc appr?ci? la prise de position de Mgr Michel Russo. En octobre 2012, l?ancien ?v?que de Doba avait critiqu? la mauvaise gestion du p?trole tchadien par le gouvernement, une critique qui amena le dictateur Idriss D?by ? l?expulser, quelques jours plus tard. Il aurait applaudi les propos tenus d?but janvier 2018 par le cardinal Laurent Monsengwo contre le refus de Joseph Kabila de partir apr?s ses deux mandats ? la t?te du pays : ?Il est temps que les m?diocres d?gagent et que r?gnent en RDC la paix et la justice !? Nyerere, qui voulait que l??glise ne soit pas passive devant l?injustice et le crime, se serait r?joui d?apprendre que l?archev?que de N?Djamena, Mgr Edmond Djitangar, ?tait parmi les marcheurs qui protestaient pacifiquement, le 15 f?vrier 2022, contre la tuerie de Sandana. Nyerere disait aussi que l??glise doit s?occuper de toute la personne (se soucier des ?mes est aussi important que lutter contre les structures qui affament et avilissent les corps), ce que Paul VI a appel? le ?d?veloppement int?gral (cf. ?Populorum progressio?, lettre encyclique, 26 mars 1967). Pour cet homme, qui fut un des p?res fondateurs de

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La RDC agit?e par l’assaut des rebelles dans l’est et des manifestations ? Kinshasa (PAPIER GENERAL)

Les tensions demeurent vives mardi matin en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), alors que les assauts de la r?bellion se poursuivent dans la grande ville de l’est, Goma, et que des manifestations civiles se sont invit?es dans la capitale, Kinshasa. Apr?s une nuit relativement calme, les hostilit?s ont repris ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu et hub urbain r?gional attaqu? depuis dimanche soir par la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23). Des sources locales ont d?clar? ? Xinhua que des combats intenses se d?roulent depuis la matin?e entre l’arm?e congolaise et la r?bellion pr?s de l’a?roport, un point strat?gique autrefois tomb? aux mains des rebelles. A Kinshasa, la ville s’est de son c?t? r?veill?e dans l’agitation, alors que la soci?t? civile a d?cr?t? une « ville morte » et que la population se mobilise pour protester contre l’inaction de la communaut? internationale envers les violences ? Goma. Des manifestants ?taient visibles sur les principales art?res de la capitale, ralentissant la circulation et bloquant les activit?s commerciales tout en br?lant des pneus et en scandant des slogans devant les ambassades des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, ainsi que le si?ge de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Depuis dimanche soir, de violentes hostilit?s ont ?t? signal?es dans toute la ville de Goma, qui abrite environ un million d’habitants et plus de 700.000 d?plac?s vivant en p?riph?rie dans des conditions d?j? d?sastreuses. Le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi, s’appr?te ? s’adresser ? la nation ? la lumi?re de la crise humanitaire et des avanc?es significatives r?alis?es par la r?bellion dans l’est du pays, a annonc? Vital Kamerhe, pr?sident de l’Assembl?e nationale, sans pr?ciser l’heure exacte du discours du chef de l’Etat ? la nation. L’arm?e uruguayenne, qui contribue ? la MONUSCO, a d?clar? t?t mardi que les factions bellig?rantes avaient conclu un accord de cessez-le-feu facilit? par la mission onusienne. Cet accord entrera en vigueur « ? 19H00 heure locale, pour une cessation compl?te des hostilit?s ». Cependant, ni le gouvernement de la RDC ni la MONUSCO n’ont publi? de d?claration concernant ce cessez-le-feu. Des sources locales ont indiqu? ? Xinhua que depuis lundi matin, les combats se sont intensifi?s dans plusieurs quartiers de Goma, notamment dans des zones proches de la fronti?re rwandaise. « Des zones de combat actives se sont ?tendues ? tous les quartiers de la ville », a dit lundi Bruno Lemarquis, envoy? adjoint des Nations Unies et responsable humanitaire en chef en RDC, lors d’une conf?rence de presse. La situation ? Goma continue « d’?voluer rapidement », a-t-il ajout?. Dans son dernier communiqu? publi? t?t lundi, le M23 a annonc? que « la lib?ration de la ville est compl?te » et que « la situation est sous contr?le ». Selon des sources au sein de la MONUSCO, le groupe rebelle a pris lundi le contr?le de plusieurs installations cl?s, notamment de l’a?roport, du port sur le lac Kivu et d’une base locale de l’arm?e congolaise. M. Kamerhe avait assur? lundi soir que l’arm?e congolaise continuait ? « tenir certaines positions dans la ville de Goma ». Jean-Pierre Lacroix, secr?taire g?n?ral adjoint de l’ONU aux op?rations de maintien de la paix, a reconnu lundi soir que la capacit? des casques bleus, qui ont d? chercher abri, ?tait limit?e et que « la situation sur le terrain reste ?videmment volatile et dangereuse ». Il a d?crit les d?fis humanitaires comme redoutables. Selon lui, « il est certain que les risques d’une catastrophe humanitaire de grande ampleur sont tr?s ?lev?s. Nous voulons ?galement ?viter le risque d’une guerre g?n?ralis?e ». Le chef des op?rations de maintien de la paix a rappel? que trois casques bleus avaient ?t? tu?s, deux Sud-Africains et un Uruguayen, et que 12 autres avaient ?t? bless?s. KINSHASA, 28 janvier (Xinhua)

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RDC : plusieurs ambassades endommag?es au milieu de la « ville morte »

Plusieurs ambassades ? Kinshasa, capitale de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), ont ?t? endommag?es, m?me incendi?es et pill?es au milieu de manifestations massives de la population locale ? travers la ville contre l’inaction de la communaut? internationale face ? l’assaut de la r?bellion et ? la violence dans la partie est du pays, a observ? Xinhua sur place. A Kinshasa, o? la population s’est mobilis?e pour protester contre la violence ? Goma et l’inaction de la communaut? internationale, la ville s’est r?veill?e en ?moi alors que la soci?t? civile a d?clar? une campagne « ville morte ». Des manifestants ont ?t? vus sur les principales art?res de la ville, ralentissant la circulation et bloquant les activit?s commerciales tout en br?lant des pneus et en scandant des slogans devant les ambassades des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, ainsi que devant le si?ge de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Une partie de l’ext?rieur de l’ambassade de France a ?t? incendi?e par les protestants. Des d?tonations ont ?t? entendues dans les quartiers o? se trouvent l’ambassade du Rwanda et le service consulaire des Etats-Unis, a constat? un journaliste de Xinhua. Aucune communication n’a ?t? fournie par les autorit?s locales. Mardi matin, apr?s une nuit relativement calme, les hostilit?s ont repris ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu et centre urbain r?gional, sous attaque depuis dimanche soir par la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23). KINSHASA, 28 janvier (Xinhua)

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L?esp?rance n?est pas passive

? l?entr?e de l?enfer, Dante avait grav? la formule suivante : »Vous qui entrez ici, abandonnez toute esp?rance. » De nombreux jeunes quittent chaque jour le continent, parfois au p?ril de leur vie, parce qu’ils ont fini par consid?rer ce continent comme l?enfer sur terre. J?ai eu l’occasion de rencontrer 5 d?entre eux, ce samedi 25 janvier 2025. Leur avocat voulait que je fasse un travail de traduction pour eux. Originaires de Guin?e, ils avaient travers? la Turquie, le Nicaragua, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et Texas. Ils avaient ?t? bastonn?s et tortur?s en prison. Leurs r?cits me rappelaient ce que j’avais entendu en juillet 1986 quand je visitais le tristement c?l?bre camp Boiro de Conakry. Bref, Diallo et les autres avaient fui la mort. Ces jeunes esp?rent trouver aux ?tats-Unis ce qui manque chez eux: la libert? d?opinion, d’expression et de circulation, du travail pour se prendre en charge et envoyer quelque chose aux parents. S?ils esp?rent trouver une vie meilleure dans le pays de Donald Trump, cela signifie que, pour l?homme, renoncer ? l?esp?rance est quelque chose de difficile, que vivre sans espoir ?quivaudrait ? vivre dans « un monde irrespirable » (Andr? Malraux).Mais qu’en est-il des jeunes qui sont rest?s sur le continent? Si on veut reprendre la question d?Emmanuel Kant dans « La critique de la raison pure », on peut se demander ce qui leur est permis d?esp?rer. Ces jeunes diablement dipl?m?s ont toujours esp?r? que les politiciens qui ne se souviennent d’eux qu?? l?approche des ?lections construiraient pour eux des h?pitaux o? ils peuvent se soigner, des ?coles ?quip?es de biblioth?ques, de salles de classe, de laboratoires et de wifi, des routes r?guli?rement entretenues, qu’on leur permettrait de travailler. Ils avaient aussi cru ? des ?lections justes et transparentes, au respect de la Constitution qui n?autorise pas plus de deux mandats mais ils n?ont vu aucune de ces choses. Malgr? tout, ils gardent espoir. Comme Abraham qui, esp?rant contre toute esp?rance, crut » (Rm 4,18), ils continuent d?esp?rer en un avenir meilleur. Mieux encore, ils sont persuad?s que l?esp?rance ne trompe pas (Rm 5,5). Faut-il les bl?mer pour cette esp?rance t?tue? Non. Il faut simplement leur dire qu?une h?r?sie de l?esp?rance est le qui?tisme qui est l?attitude de ceux qui se d?sint?ressent de ce qu’il faut accomplir pour recevoir le salut. On trouve ce qui?tisme m?me chez des chr?tiens. Or l?esp?rance chr?tienne exige que l?homme m?ne le combat de la charit? et de la justice dans la Cit? terrestre. En d?autres mots, l?esp?rance en la cit? c?leste, loin d??tre d?mobilisatrice, devrait ?tre un stimulant pour l?action humaine dans la Cit? terrestre. Je reprends ici une lumineuse id?e du th?ologien fran?ais Bernard Sesbou? dans « Christus », no 206, avril 2005.Si esp?rer en Dieu signifie refuser de se bouger ou attendre que le Cr?ateur fasse les choses ? notre place, alors nous risquons de donner raison ? Chamfort, qui au XVIIIe si?cle pr?sentait l?esp?rance comme « un charlatan qui nous trompe sans cesse ». Dans « Spes non confundit », la bulle du jubil? de 2025, c’est ? juste titre que Fran?ois affirme que « se mettre en marche est la caract?ristique de celui qui va ? la recherche du sens de la vie ». C’?tait d?j? la position de l?Allemand Ernst Bloch: la vraie esp?rance n?est pas une attente passive mais pousse ? agir. Et est venu le temps d’agir ensemble et avec intelligence contre ceux qui, en confisquant nos libert?s et les fruits de la croissance, sont en train d?hypoth?quer l?avenir de nos pays. Jean-Claude Dj?r?k?

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Intelligence artificielle (IA): une strat?gie nationale annonc?e

Elle vise ? maximiser l?utilisation de cette technologie ? travers le Cameroun. Le Cameroun, pionnier de l?innovation d?ici quelques ann?es. C?est l?une des lignes de la feuille de route 2025 pour le secteur des postes, t?l?communications et technologies de l’information et de la communication (TIC). Faisant suite ? cette vision, le minist?re des Postes et t?l?communications (Minpostel) annonce l??laboration d?une strat?gie nationale de l?IA. L?un des objectifs majeurs assign?s ? la strat?gie concerne l’am?lioration du niveau de comp?tences global de la nation camerounaise en mati?re d’IA. ? court et moyen terme, apprend-on de sources cr?dibles au Minpostel, il sera donc question de former en data science et dans d’autres disciplines li?es ? l’IA, puis de d?ployer, des femmes et hommes capables de d?velopper des solutions d’intelligence artificielle pertinentes pour divers secteurs d’activit?. Construire une industrie nationale de l?IA ? l?horizon 2030Pour cela, depuis d?but ao?t dernier, un appel ? manifestation d?int?r?t visant ? mettre en place des p?les d?excellence pour la formation et la recherche a ?t? lanc?. Au Minpostel, l?on indique que cette d?marche a pour ambition de structurer les communaut?s de recherche autour de d?fis scientifiques stimulants et de faire ?merger des technologies de rupture b?n?ficiant ? l?ensemble des acteurs camerounais du domaine. La finalit? ultime est de b?tir un ?cosyst?me capable d?une part de favoriser une utilisation large de l?IA au niveau national et, d?autre part, de cr?er les conditions pour le d?veloppement, d?ici 2030, d?une industrie nationale de l?IA, en encourageant la cr?ation et le d?veloppement de startups et d?entreprises innovantes, avec le soutien des investissements nationaux et internationaux. Cet ?cosyst?me devrait favoriser le d?veloppement des produits et services potentiellement exportables, en veillant ? assurer une utilisation ?thique et responsable de l?IA dans tous les secteurs. Le Cameroun occupe la 153e position mondiale parmi 193 pays en termes de pr?paration ? l?adoption ? grande ?chelle de l?IA dans le secteur public, avec un score de 30,2 sur 100. Les d?faillances sont notables ? tous les niveaux des piliers ?valu?s. Toutefois, des projets prometteurs montrent que le pays commence ? exploiter cette technologie pour am?liorer ses services de sant?, optimiser la production agricole et faciliter l’acc?s aux services bancaires.

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