Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Bassin du Congo: CAFI sort le ch?que pour les communaut?s locales

La ville de Brazzaville a abrit? du 27 au 29 janvier 2025 ? la Conf?rence interminist?rielle internationale sur le d?ploiement des paiements pour services ?cosyst?miques en Afrique centrale. Ces ?changes ont abouti ? la validation d?une feuille de route pour la mobilisation politique et financi?re. ?Nous venons de poser un acte qui fera ?cho tant ? l??chelle de nos pays ainsi qu?? l??chelle internationale, mettant ? contribution la collaboration plus pouss?e de nos experts avec l?initiative pour la for?t de l?Afrique centrale pour d?rouler les aspects techniques de la feuille de route de Kinshasa. Le paiement pour services environnementaux (PSE) suscite beaucoup d?espoir tant pour la conservation des ?cosyst?mes naturels que pour la croissance ?conomique et la r?duction de la pauvret? dans les pays du Bassin du Congo?, souligne Arlette Soudan-Nonault, ministre RD Congolaise de l?Environnement, du D?veloppement durable et du Bassin du Congo.L?Initiative pour la for?t d?Afrique (Cafi) a d?velopp? les PSE dans le but de r?mun?rer, sur la base de r?sultats mesurables, les acteurs et les communaut?s locales qui adoptent des techniques d?utilisation des terres respectueuses de l?environnement. Six secteurs d?activit? sont concern?s par cette initiative: l?agroforesterie, la reforestation, les cultures p?rennes, la r?g?n?ration, la gestion durable des for?ts et la conservation.Louise Nsana

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Il y a 5 ans, l?arnaque de l?ECO

De l?Ivoirien Nicolas Agbohou au Camerounais Martial Ze Belinga, en passant par le S?n?galais Ndongo Samba Sylla, les ?conomistes africains avaient s?v?rement critiqu? la d?claration faite par Emmanuel Macron sur le franc CFA ? Abidjan le 21 d?cembre 2019. Comparant les changements annonc?s par le pr?sident fran?ais (d?part de la France du Conseil d?administration de la Banque Centrale des ?tats de l?Afrique occidentale et retrait des r?serves en devises du Tr?sor public fran?ais) ? une vraie arnaque, ils estimaient que la France, une fois de plus, nous avait roul?s dans la farine, tout comme elle avait fait croire jadis ? Meka qu?une d?coration de pacotille faisait de lui l?ami des Blancs dans ?Le Vieux N?gre et la m?daille? de Ferdinand Oyono car la « nouvelle » monnaie, dont le nom a ?t? vol? ? la Communaut? ?conomique des ?tats d?Afrique occidentale, sera toujours fabriqu?e ? Chamali?res (dans le Puy-de-D?me) et contr?l?e par la France. ? ces critiques, qui me paraissent fond?es, je voudrais ajouter 4 remarques. La premi?re, c’est que, comme l?ECO concerne 8 pays de l’Afrique de l’Ouest, il e?t ?t? plus respectueux et plus logique que la d?claration sur cette monnaie se fasse avec les chefs d’?tat des 8 pays et non uniquement avec Dramane Ouattara qui chaque jour donne l?impression qu?il est heureux d??tre le plus grand valet du gouvernement fran?ais. Ce que fit Macron lors de sa visite dans la capitale ?conomique ivoirienne n’est rien d’autre qu’un foutage de gueule. Jacques Chirac s??tait comport? de la m?me mani?re en convoquant, ? Abidjan le 19 juillet 1995, Alpha Oumar Konar? mais le pr?sident malien refusa d?obtemp?rer sans que le ciel ne lui tombe dessus. Deuxi?mement, quand Macron dit que les r?serves de change des pays de la zone franc ne seront plus domicili?es au Tr?sor public fran?ais, on aimerait conna?tre le montant de ces r?serves (14 milliards d?euros, selon Fran?ois Asselineau, candidat ? l??lection pr?sidentielle de 2017 et pr?sident de l?Union populaire et r?publicaine) et on aimerait savoir si la France compte les rendre aux Africains et quand. Troisi?mement, les peuples des 8 pays africains ne sont point d?sireux d?une petite et ridicule r?forme du franc CFA. Ce qu?ils exigent, c?est la disparition pure et simple d?une monnaie que certains qualifient ? juste titre de monnaie nazie, tant les m?thodes de Charles de Gaulle dans ce domaine sont similaires ? celles d?Adolf Hitler. En d?autres termes, ce qui int?resse les Africains, ce n?est pas le changement du nom de la monnaie mais la rupture. Le d?put? belge, Laurent Louis, l?a bien exprim? le jour o? il s?adressait au pr?sident fran?ais au Parlement europ?en en ces termes: ?Si vous voulez aider l?Afrique, Monsieur Macron, foutez-le camp de ce continent, laissez les Africains g?rer leurs richesses naturelles au lieu de les spolier et surtout mettez un terme ? ces aides au d?veloppement qui en r?alit? ne servent qu?? arroser des Occidentaux qui font semblant d?aider les peuples via des ONG qui en r?alit? ne s?aident qu?elles-m?mes quand elles ne reviennent finalement pas dans les valises diplomatiques pour financer secr?tement ceux qui les ont d?cid?es. Le vrai probl?me de l?Afrique, Monsieur Macron, c?est vous et vos semblables qui dirigent ce monde et pour qui l?Afrique n?est qu?un hard discount ? ciel ouvert o? vous pouvez vous servir all?grement !? Quatri?me et derni?re remarque : la cr?ation d’une nouvelle monnaie au service de l?Afrique concerne uniquement les Africains qui ont les experts et les id?es qu?il faut pour mener ? bien l?op?ration. Nous voulons nous occuper nous-m?mes de notre monnaie dans l?Afrique dite francophone comme les anciennes colonies anglaises s?occupent des leurs car jamais la classe dirigeante fran?aise ne s?est montr?e honn?te, ni juste, ni sinc?re avec nous. ?L?heure de nous-m?mes a sonn?? (Aim? C?saire) et nous voulons ?reprendre possession de nous-m?mes? (Alexandre Lizotte). Un sondage d?opinions montrerait ais?ment que les Africains francophones sont fatigu?s de cheminer avec un pays qui a toujours rus? avec ses propres principes et dont l?unique but, en transformant le franc CFA en ECO, est de ?torpiller le projet de la CEDEAO ou de le retarder le plus longtemps possible, de couper l?herbe sous le pied des critiques en ?liminant les symboles qui f?chent sans toucher au fond du probl?me? (Demba Moussa Demb?l?). Seuls les peuples, ? travers des soci?t?s civiles vraiment ind?pendantes et ne travaillant que pour l?int?r?t g?n?ral, sont mieux plac?s pour faire aboutir le combat de la monnaie africaine qui d?buta en 1987. C?est ? eux qu?incombe d?sormais la t?che de trouver et de mettre assez rapidement en ?uvre les moyens de pression qui conduiront le gouvernement fran?ais ? l?cher prise sur la monnaie qui, rappelons-le, est un ?l?ment de la souverainet? nationale car nos chefs d??tat, corrompus, dociles et peureux, ne sont pas en mesure de tenir t?te ? la France. Il est temps que les mouvements de la soci?t? civile se mobilisent et se fassent entendre car, comme le dit bien l??conomiste togolais Kako Nubukpo, ?on ne peut pas en m?me temps revendiquer notre ind?pendance et attendre que ce soit l?ancien colonisateur qui nous donne l?autorisation d?agir?. Jean-Claude DJEREKE

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Centrafrique : trois personnes tu?es par des hommes arm?s dans le sud-est du pays

Trois civils ont ?t? tu?s jeudi par des hommes arm?s dans la pr?fecture de Basse-Kotto dans le sud-est de la R?publique centrafricaine (RCA), selon des sources locales concordantes. Trois civils, tous des bouchers, ont ?t? assassin?s pr?s d’Alindao, une des sous-pr?fectures de la Basse-Kotto, selon les m?mes sources. Les trois victimes ?taient parties acheter des b?ufs aupr?s des ?leveurs, mais c’est sur la route qu’elles sont tomb?s dans le filet des hommes arm?s qui les ont tu?s, ont rapport? les sources polici?res. Guy Mathurin Mbozoumon S?ss?, maire d’Alindao, a appel? sur les ondes d’une radio locale le gouvernement centrafricain ? d?ployer les Forces arm?es centrafricaines (FACA) ? Mingala, une commune de la Basse-Kotto, pour prot?ger les civils. BANGUI, 31 janvier (Xinhua)

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Congo-Brazzaville : une conf?rence sur l’assainissement en milieu urbain se tient ? Brazzaville

Une conf?rence sur les enjeux de l’assainissement urbain destin?e ? am?liorer la salubrit? des principales villes du pays s’est ouverte lundi ? Brazzaville, capitale de la R?publique du Congo. Selon le ministre de l’Assainissement urbain, du D?veloppement local et de l’Entretien routier, Juste D?sir? Mondel?, la conf?rence a pour objectif d’inciter les populations, avec l’implication des maires d’arrondissements, ? participer activement ? la collecte des d?chets dans les quartiers. La conf?rence vise ? trouver des solutions durables sur les moyens ? mettre en place pour collecter les d?chets, mais aussi ?tudier les m?canismes du processus de toute la cha?ne, ? savoir du ramassage ? la transformation jusqu’? la cr?ation d’une valeur ajout?e ? donner aux d?chets m?nagers, selon les organisateurs. Pour le gouvernement, la r?solution de la probl?matique de l’assainissement consiste ? envisager une transformation profonde et structur?e en y int?grant les exigences des objectifs de d?veloppement durable. « L’assainissement urbain ne peut se faire efficacement sans l’implication des populations, en particulier dans la gestion des infrastructures, des d?chets et la sensibilisation aux bonnes pratiques », a indiqu? le ministre. BRAZZAVILLE, 3 f?vrier (Xinhua)

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Barth?lemy Boganda, l??lu de Dieu et l??lu du peuple

D?fenseur du panafricanisme, il r?ve des ?tats-Unis de l?Afrique latine qui devaient comprendre les pays de l?Afrique ?quatoriale fran?aise plus l?Angola et le Congo belge mais son projet suscite peu d?enthousiasme. Youlou et les autres y ?taient oppos?s. Partisan des grands ensembles f?d?raux, il accepte que le MESAN participe, en juillet 1958, au congr?s de Cotonou qui aboutit, sous l?impulsion de Senghor, ? la naissance du Parti du regroupement africain (PRA). Barth?lemy Boganda a termin? sa vie comme il l?a commenc?e, c?est-?-dire de mani?re tragique. Nous sommes dans la moiti? des ann?es 1910. Boganda n?a pas encore 10 ans. Les populations africaines sont soumises aux travaux forc?s organis?s par les colons et les soci?t?s concessionnaires fran?aises pour la collecte du caoutchouc. Quiconque s?y soustrait ou n?apporte pas ce qui est exig? par le colon est s?v?rement ch?ti?. C?est ce qui arrive aux parents du jeune Boganda. Ils sont battus ? mort par des miliciens de la Compagnie foresti?re Sangha-Oubangui (CFSO) pour n?avoir pas apport? suffisamment de caoutchouc.   Devenu orphelin, Boganda est recueilli par le lieutenant Meyer, administrateur de Mba?ki (Sud-Ouest de Centrafrique). Il atterrit ensuite chez Gabriel Herriau, pr?tre spiritain dont le champ d?apostolat allait jusqu?? Mba?ki. Apr?s ses ?tudes primaires ? Mba?ki, Boganda est envoy? au petit s?minaire de Kisantu (Congo belge). En octobre 1931, il arrive au Cameroun pour poursuivre sa formation au grand s?minaire Saint-Laurent de Mvoly?-Yaound?. Il y aura pour compagnons Andr?-Marie Mbida, futur Premier ministre camerounais, et l?abb? Fulbert Youlou qui sera le premier pr?sident du Congo-Brazzaville. L?ordination sacerdotale de Boganda a lieu en 1938. Il est, ? 28 ans, le premier pr?tre autochtone d?Oubangui-Chari. ? Bambari, il va s?appliquer ? d?montrer en actes que l??vang?lisation est ins?parable de l??ducation et de l?action sociale. Les actes qu?il pose en faveur des populations attirent de plus en plus de monde dans son ?glise. Ce ?succ?s? n?est pas vu d?un bon ?il par les spiritains fran?ais de Bambari, parce que Boganda est en train de r?ussir l? o? eux ont lamentablement ?chou?. Cette jalousie vient s?ajouter au racisme des pr?tres blancs qui pr?f?raient voir Boganda manger ? la cuisine avec le cuisinier plut?t qu?? leur table. Les m?mes pr?tres blancs ne se privaient pas de l?appeler ?sale cochon de n?gre?. En juin 1946, il quitte Grimary pour la mission Saint-Pierre-Claver de Bangassou. Cette affectation, qui ressemble ? une sanction, avait ?t? d?cid?e par les PP. Hemme et Morandeau dont tout le monde connaissait les accointances avec les milieux coloniaux. C?est le d?but de la rupture de Boganda avec les spiritains install?s en Oubangui. Mgr Marcel Grandin, qui a vite per?u chez lui la volont? d?am?liorer les conditions de vie des populations, l?encourage ? se lancer en politique. En novembre 1946, Boganda se pr?sente aux ?lections l?gislatives du 2e coll?ge ? l?Assembl?e de l?Union fran?aise sous l??tiquette du Mouvement r?publicain populaire (MPR). C?est l?abb? Pierre (Henri Grou?s de son vrai nom) qui l?accueille dans le groupe parlementaire d?mocrate chr?tien du MPR. Il est ?lu d?put?. ? l?Assembl?e, il d?fend les int?r?ts des indig?nes tout en critiquant la politique coloniale fran?aise en Afrique. Mais la politique fran?aise en Outre-Mer ne change pas. Boganda d?cide alors de cr?er la Soci?t? coop?rative de l?Oubangui-Lobaye-Less? (Socoulol?) dont le but est d?obtenir une meilleure r?mun?ration des produits des indig?nes. Les d?put?s et administrateurs coloniaux font bloc contre ce projet. En 1949, Boganda cr?e son propre parti politique, le MESAN, qui ambitionne de ?nourrir, v?tir, gu?rir, instruire, loger? les Africains. La hi?rarchie catholique locale et le monde politique fran?ais commencent ? s?inqui?ter de la forte personnalit? et de l?influence grandissante de ce jeune pr?tre. En 1947, Mgr Grandin trouve la mort dans un accident de la circulation. Mgr Cucherousset lui succ?de. Tr?s vite, Boganda se rend compte qu?il ne peut s?entendre avec le nouvel ?v?que. Boganda adresse au Vatican un long courrier o? il attaque le c?libat des pr?tres. Il estime notamment que maintenir cette r?gle dans les ?glises africaines est ? la fois absurde et dangereux. Mgr Pietro Parolin, ambassadeur du Vatican au Venezuela et futur num?ro deux du Saint-Si?ge donnera raison ? Boganda en affirmant, dans ?El Universal? du 11 septembre 2013, que le c?libat des pr?tres ?n’est pas un dogme mais un pr?cepte dont il est possible de discuter car c’est une tradition eccl?siastique qui date du XIIe si?cle?. En 1949, il fait part ? ses sup?rieurs de son intention d??pouser son assistante parlementaire, la Fran?aise Michelle Jourdain. Le 25 novembre 1949, Mgr Joseph Cucherousset le sanctionne de la peine de suspense a divinis qui lui interdit d?exercer tout minist?re presbyt?ral et de porter la soutane. La rupture avec le dioc?se est consomm?e. La r?ponse de Boganda ? Mgr Cucherousset ne se fait pas attendre. Dans une missive, il consid?re que la d?cision prise contre lui est politique, raciste et arbitraire. Il ajoute que ?vivre avec une femme est plus digne que faire un v?u auquel on manque constamment?. La missive se termine par ces mots : ?L?habit ne fait pas le moine, la soutane ne fait pas l?ap?tre ni le pr?tre. Je reste l?ap?tre de l?Oubangui et de l??glise.? En 1950, Barth?lemy Boganda prend ses distances avec le MRP. En 1956, il devient maire de Bangui. Bien que le MESAN ait rafl? la totalit? des 50 si?ges, il refuse d?entrer dans le premier gouvernement local issu de ce scrutin. L?ann?e suivante, il est r??lu d?put? par 31631 voix sur les 65641 suffrages exprim?s, loin devant les 21637 voix du candidat du Rassemblement du peuple fran?ais (RPF) soutenu par l?administration et les missions catholiques. Commentant sa victoire, Boganda fera remarquer que ?l?administration, l??glise et les colons s’acharnent contre lui, afin de l’emp?cher de d?noncer les injustices et les abus dont sont victimes les Oubanguiens?. Son journal ?Terre africaine?, ?dit? ? Bangui, d?noncera aussi les fraudes commises par l?administration pendant le scrutin pour faire gagner son adversaire.  D?fenseur du panafricanisme, il r?ve des ?tats-Unis de l?Afrique latine qui devaient comprendre les pays de l?Afrique ?quatoriale fran?aise plus l?Angola et le Congo

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Prise en charge du diab?te : plaidoyer pour une ?cole sp?cialis?e

Une ?quipe de m?decins sollicite le soutien du minist?re de la Sant? publique, pour la mise en ?uvre de ses recherches innovantes dans la pr?vention de la maladie et ses complications au Cameroun. Class? parmi les enjeux sanitaires majeurs par le minist?re de la Sant? publique (Minsant?), le diab?te r?siste au Cameroun ? cause du manque d?acc?s aux soins de sant?, d??ducation et de sensibilisation sur la maladie et ses facteurs ? risque. Il est donc important d?agir, pour faire face ? cette maladie qui fait partie des quatre principales maladies non transmissibles, qui causent le plus grand nombre de d?c?s pr?matur? et d?invalidit? au Cameroun, selon le Minsant?. ArgumentsPour toutes ces raisons, une ?quipe de m?decins camerounais ambitionne d?ouvrir ?cole de sant? publique ? Nanga Eboko (localit? situ? ? environ 175 km de Yaound?). ?C?est une initiative qui s?inscrit dans une perspective de renforcement des capacit?s locales, et qui viendra s?ajouter aux onze cliniques sp?cialis?es dans la prise en charge du diab?te, d?j? existantes. Cette ?cole pourra permettre de mieux comprendre les facteurs ? risque du diab?te et d?velopper des strat?gies efficaces pour la pr?vention et la gestion de la maladie. Elle pourra aussi aider ? d?velopper des programmes de pr?vention du diab?te qui ciblent les populations ? risque. Le Cameroun ?tant un pays ? revenu interm?diaire, il peut y avoir un manque de ressources pour financer les programmes de pr?vention et de traitement du diab?te Une ?cole de Sant? publique peut d?velopper des partenariats avec les communaut?s pour mieux comprendre leurs besoins et d?velopper des programmes de pr?vention adapt?s ? leurs besoins?, renseigne Dr Martin Akoumou, m?decin-chercheur et membre de l??quipe de palidoyer. Il indique que le projet pourra aussi servir ? sensibiliser et ?duquer les populations sur les facteurs ? risque du diab?te et les moyens de pr?vention. En 2023, le Cameroun comptait environ 2,5 millions de malades diab?tiques, soit une pr?valence qui variait entre 6 et 8% (adultes et enfants), avait relev? le Minsant?, Manaouda Malachie. En plus de ce taux de pr?valence, avait-il observ? pour le d?plorer, pr?s de 80% de la population camerounaise ignore leur statut diab?tique. Bobo Ousmanou

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Dans les morgues : L?ubuesque hors protocole

A travers le territoire national, il ne se passe pas de semaine sans qu?on ait droit ? des situations empreintes d??sot?risme, avec de forts accents m?taphysiques qui interrogent les fronti?res entre la vie et la mort. ?Tout ce qui concerne la morgue est nimb? de myst?re et de magie?. Les mots ont encore pris tous leurs sens ? l?h?pital central de Yaound? le 31 janvier dernier. Ce jour-l?, ? la morgue de cette institution sanitaire, on a grimac?. On a frissonn?. Et on a ?galement souri face ? la disparition de la d?pouille de Honorine Ngono Ayina (86 ans) des casiers mortuaires. Sur le coup, les proches de la d?funte ont pris sur eux d??crire une ?paisse chronique: morgue bloqu?e et planning des lev?es de corps longuement perturb?. Ce 1er f?vrier 2025, alors que l’on est toujours sans nouvelle de la d?pouille de Honorine Ngono Ayina, Paulette Ngah, petite-fille de la disparue confie ? Int?gration que ?la famille a d?cid? d’organiser quand m?me des obs?ques?. ?On est tous effondr?s. On n?a pas d’autre choix. Elle ?tait d?j? morte. Les obs?ques ?taient d?j? pr?vues. M?me sans le corps, nous allons faire le deuil ? Talla, par Monat?l??, explique-t-elle, signalant la tenue d?un office religieux. ?L??glise a toujours connu de telles situations particuli?res. Il arrive que le corps d?un d?funt soit absent parce qu?il a disparu et que l?on n?a pu le retrouver?, reconnait l?abb? Jo?l Mongo, cur? de la Paroisse d?Alam (L?ki?).Pour les personnes non concern?es, ?a n’a l’air de rien. Mais Paulette Ngah qui ne retrouve pas la d?pouille de sa grand-m?re subit, pour ainsi dire, la deuxi?me mort de celle-ci. Un tel supplice, d?autres l?ont v?cu en d?but juillet 2023 ? la morgue de l?h?pital Laquintinie de Douala. Cette fois-l?, c??tait le corps de l?avocate Yvette Chantal Tchoumba qui avait disparu des casiers, avant d??tre rep?r?e chez un particulier. ?Nos morgues sont devenues des th??tres de r?cits aussi cocasses que surr?alistes?, pointe un officier de police. ?A Yaound?, par exemple, il ne se passe pas de semaine sans qu?on ait droit ? de telles situations. Toutes sont tous empreintes d??sot?risme et certaines ont de forts accents m?taphysiques, interrogeant bien souvent les fronti?res entre la vie et la mort?, appuie le flic. AfficheEn ?voquant des cas qui ont fait l?objet d?enqu?tes polici?res, l?anthropologue Matthieu Nlep estime que ?de plus en plus, la morgue devient non pas une enseigne tr?s s?re, mais un lieu o? s??crivent des histoires de cadavres ? la fois sordides, path?tiques et tragiques?. Dans son fond, un tel propos est significatif de nombreux faits divers enregistr?s ici et l? dans quelques morgues du pays. ?A Bafoussam (r?gion de l?Ouest), au mois d?ao?t 2020, ? quelques jours d?intervalle, deux d?c?s constat?s ? domicile avaient donn? lieu ? l?ouverture par le parquet d?enqu?tes aux fins de recherche des vraies identit?s de deux femmes d?c?d?es et dont les corps avaient ?t? d?pos?s dans une morgue. Les noms de famille de ces femmes ?taient identiques et les pr?noms tr?s semblables, sans qu?il existe un lien entre elles, et leurs d?pouilles ?taient des d?pouilles putr?fi?es, rong?es par des souris?, raconte Matthieu Nlep.Pour avoir r?guli?rement investigu? ? la suite des plaintes d?pos?es par des familles, Ma?tre G?r?me Kita Bouba faits part ?des incidents quotidiens, parfois tragiques, parfois hilarants, qui font que chaque jour est diff?rent du pr?c?dent?. ?Tr?s souvent, il y a des vol?es de bois verts entre des familles endeuill?es et des pr?pos?s de morgue. Ces derniers, voulant para?tre comme des dieux vivants dans leur sp?cialit?, se montrent irascibles, intransigeants, arrogants?, d?crit l?avocat au barreau du Cameroun. Ongoung Zong Bella

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Emploi des ?trangers au Cameroun: lois et r?glements au clair

Consacr?e aux chefs de missions diplomatiques et assimil?s, une session d?explication du dispositif juridique r?gissant le travail des ?trangers sur le territoire camerounais s?est tenue ? Yaound? le 24 janvier 2025. Au Cameroun, les minist?res du Travail et de la S?curit? sociale, de l?Administration territoriale et des Relations ext?rieures ont comptabilis?, r?gion par r?gion, pr?s de 60 000 expatri?s en activit?. Majoritairement originaires d’une quinzaine de pays, ces personnes sont pour la plupart install?es dans les r?gions du Littoral et de l’Est qui regroupent ? elles seules pr?s de 10 000 travailleurs (tous niveaux de qualification confondus) de nationalit? ?trang?re. ?Il faut bien que les uns et les autres soient brief?s sur les contours et les implications de la l?gislation applicable ? l’emploi des ?trangers au Cameroun?, a d?clar? Chinmoun Oumarou. Pour le secr?taire g?n?ral du minist?re camerounais des Relations ext?rieures, c?est tout le sens de la premi?re r?union de sensibilisation des missions diplomatiques et postes consulaires accr?dit?s au Cameroun. Tenue ? Yaound? le 24 janvier 2025, ladite r?union a contribu? ? renforcer la compr?hension de la partie h?te sur les lois et r?glements aff?rents au dispositif juridique r?gissant le travail des ?trangers sur le territoire camerounais. ?L?objectif ?tait de proposer une ressource dont la lecture exhaustive permet de comprendre l?ensemble du contexte juridique de l?activit? professionnelle des ressortissants ?trangers, ses logiques et les ?tapes de sa mise en ?uvre, mais ?galement un outil pratique dont chaque paragraphe est compr?hensible pris isol?ment, et au sein duquel il est facile de trouver la r?ponse ? la question pr?cise que l?on se pose ? un moment donn?. Alors, il fallait bien pr?senter aux chefs de missions diplomatiques et assimil?s ce qui est interdit par la loi, Les exceptions autoris?es par la loi, les modalit?s de d?p?t des demandes d?autorisation de travail, a expliqu? Chinmoun Oumarou. Au-del??Il s?agissait d?expliquer les dispositions de la loi de finances 2025. Celle-ci, dans son chapitre consacr? au travail des ?trangers au Cameroun, impose des frais de visa par an de 5% du montant des honoraires aux contrats de travail des consultants individuels et experts ?trangers. ?En renfor?ant ce dispositif, le gouvernement entend am?liorer la collecte de cette recette non fiscale, dont le montant s’?l?ve ? 5 milliards FCFA en 2024, pour un objectif affich? de 14 milliards FCFA?, rel?ve le Minrex. Ongoung Zong Bella

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Candidat unique de l?opposition: pourquoile profil est si rare?

La petite annonce pourrait s’intituler ?opposition recherche candidat unique?. Sur le papier, les propositions sont all?chantes, porteuses d?un projet commun. Seulement, le profil est rare. Il s?agit l? d?un constat ancien: au-del? du poncif sur ?l?int?r?t sup?rieur du pays?, chacun s’accroche ? son programme et peu de forces politiques semblent pr?tes ? trouver des compromis. En effet, tout se passe comme si les ambitions des uns et des autres ne peuvent susciter, de la part des partis dits de l?opposition, qu?un comportement syst?matique, radical et st?rile. On pourrait presque soutenir qu?au sein de de l?enceinte de ces formations politiques, l?on se bat moins contre un pouvoir bien en place que contre les ?camarades? et, au-del?, contre soi-m?me. Personne ne cherche ? assouplir le carcan dans lequel il est enserr?, en gommant les aspects les plus excessifs de son ?go. On ajoutera que voil? qui facilite l?abaissement du seuil requis pour constituer une coalition. Il en r?sulte une situation assez in?dite o? l?opposition est dispers?e dans son r?le. On peine ainsi ? identifier le chef de l?opposition et de sp?cifier les limites organisationnelles et temporelles de ce r?le. Au Cameroun, en cette veille de la pr?sidentielle, l?opposition se ment ? elle-m?me comme ?tant capable de pr?parer et d?incarner l?alternance. Elle se ment ? elle-m?me d?agir de mani?re pos?e et constructive. De mani?re plus g?n?rale, le bilan para?t bien d?cevant et le renouveau de l?opposition politique camerounaise bien modeste, non seulement parce qu?elle refuse de jouer le jeu, mais aussi parce qu?elle sait que ses tentatives de s?unir n?ont aucune chance d??tre adopt?es. Il semble donc essentiel de se pencher sur les outils et strat?gies mis en place aux diff?rents niveaux afin de d?terminer si ce n?est pas l?opposition camerounaise qui construit son ?chec, parce que chaque ?curie politique oscille entre volont? d?autonomie et d?sir d?alliance avec des formations plus importantes. On assiste ainsi, dans l?opposition actuelle, ? des prises de position diverses: radicalement autonomiste, ambigu? ou ouverte ? la discussion. Comme par le pass?, l?opposition politique camerounaise est ?parpill?e alors qu?elle sait pertinemment que seule la coop?ration pourrait l?avantager. Elle est min?e par des querelles d?ego et de personnalit?s inutiles qui occasionnent des sentiments d?hostilit? et de la comp?tition malsaine entre ses diff?rents membres. Et avec ce que l?on observe, on dira qu?elle ne s?active plus bruyamment que lors de l??lection pr?sidentielle et, par cons?quent, elle a tendance ? se focaliser sur des questions symboliques ou secondaires plut?t que de s?int?resser aux questions essentielles ou de r?gler ses querelles ? l?avance et ? distance des enjeux ?lectoraux. A l??vidence, une telle d?marche entra?ne, chez nos ?opposants?, des alt?rations psychologiques qui se traduisent par des illusions de grandeur et des attitudes narcissiques et irresponsables. Ces illusions constituent un syndrome d?hubris politique, qui fait que ces dirigeants estiment savoir toujours mieux que les autres et jugent que les r?gles de la coalition ne sauraient s?appliquer ? eux. Cet ?tat des choses comporte de s?rieuses implications pour la qualit? de notre d?mocratie. Pour ces diff?rentes raisons, il manque ? l?opposition camerounaise une force politique structurante; personne ne dispose de la capacit? d’entra?nement n?cessaire et tous les partis de cette opposition sont toujours l? ? jouer le coup d’apr?s. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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RDC : le gouvernement rejette tout dialogue avec le M23 (ministre de la D?fense)

La R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a rejet? jeudi soir tout dialogue avec la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23), cette derni?re s’?tant auparavant dite « ouverte au dialogue direct ». « J’ai ordonn? que tous les plans et instructions concernant un pr?tendu dialogue avec les terroristes du M23 (…) soient compl?tement br?l?s imm?diatement », a annonc? le Ministre congolais de la D?fense nationale, Guy Kabombo, s’adressant aux Forces arm?es de la RDC. La r?bellion du M23 a annonc? jeudi sa volont? de dialoguer directement avec le gouvernement congolais, apr?s avoir affirm? avoir pris le contr?le de Goma, une ville importante de l’est de la RDC. Corneille Nangaa, chef politique de l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe politico-militaire alli? au M23, a fait ces remarques lors d’une conf?rence de presse tenue au centre-ville de Goma. M. Nangaa a d?clar? que le M23 et l’AFC « sont ouverts au dialogue direct » entre « nous et le r?gime ». Le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi, a promis mercredi soir une « r?ponse vigoureuse » aux avanc?es du M23. Dans son discours ? la t?l?vision nationale, M. Tshisekedi a d?clar? qu’ »une r?ponse rigoureuse est en cours » pour reconqu?rir chaque centim?tre carr? du territoire de la RDC. Jeudi, ? Kinshasa, M. Tshisekedi a re?u le ministre fran?ais des Affaires ?trang?res Jean-No?l Barrot. Les deux parties n’ont pas fourni de d?tails pr?cis sur la r?union. M. Barrot est ensuite arriv? ? Kigali. En raison de la question du M23, les relations du Rwanda avec la RDC sont au bord du gouffre. Samedi dernier, le gouvernement de la RDC a annonc? le rappel de ses diplomates du Rwanda et a demand? aux diplomates rwandais de cesser toute activit? consulaire dans les 48 heures. La RDC a accus? le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, une accusation que le Rwanda nie. Kigali accuse l’arm?e de la RDC de soutenir et de collaborer avec les restes des Forces d?mocratiques pour la lib?ration du Rwanda, un groupe qui serait responsable du g?nocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Des efforts de paix ont ?t? mis en ?uvre par plusieurs groupes r?gionaux pour ?viter une escalade des hostilit?s dans l’est de la RDC, alors que le M23 s’avance dans la province voisine du Sud-Kivu, selon les sources locales. KINSHASA, 30 janvier (Xinhua)

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