Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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RDC : l’ONU appelle ? la r?ouverture urgente de l’a?roport de Goma

Les Nations Unies ont appel? mardi ? la r?ouverture urgente de l’a?roport de Goma, point d’acc?s crucial ? l’aide humanitaire dans cette ville de l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), dont la r?bellion du M23 revendique le contr?le. Apr?s les combats d’une intensit? que la r?gion n’avait pas connue depuis des d?cennies et au lourd bilan humain, Goma fait face ? une urgence humanitaire, a averti le coordonnateur humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis, notant que l’a?roport de Goma est « une ligne de vie ». « J’appelle toutes les parties ? prendre leurs responsabilit?s et ? tout mettre en ?uvre pour une r?ouverture urgente de l’a?roport. Chaque heure perdue met davantage de vies en p?ril », a-t-il not?, soulignant que l’?vacuation des bless?s graves, l’acheminement des fournitures m?dicales et la r?ception des renforts humanitaires ?taient paralys?s. Des tensions violentes sont enregistr?es depuis le 26 janvier ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, qui abrite environ un million d’habitants et plus de 700.000 d?plac?s et o? le M23 a d?cid? jeudi dernier d’?tablir « une administration civile ». L’entr?e du groupe arm? dans cette ville a aggrav? la situation humanitaire, avec une saturation des h?pitaux et structures sanitaires, avait averti dimanche l’Organisation mondiale de la sant?. La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en R?publique d?mocratique du Congo (MONUSCO) s’est ?galement dite pr?occup?e par l’avanc?e signal?e du M23 vers Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. La r?bellion a cependant annonc? lundi soir dans un communiqu? ne pas avoir l’intention de contr?ler Bukavu, tout en d?cr?tant un cessez-le-feu unilat?ral ? partir de ce mardi pour des raisons humanitaires. Le gouvernement congolais n’a pas encore fait de commentaire sur ces annonces. Le secr?taire g?n?ral de l’ONU, Antonio Guterres, s’est d?clar? profond?ment pr?occup? par l’escalade des violences dans l’est de la RDC et a r?it?r? sa condamnation la plus ferme de l’offensive en cours du M23. Il a appel? ce dernier ? cesser imm?diatement toute action hostile et ? se retirer des zones occup?es. Plus de 400.000 personnes ont ?t? d?plac?es depuis le d?but de l’ann?e dans cette r?gion, selon l’ONU. KINSHASA, 4 f?vrier (Xinhua)

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Tchad : d?mission du gouvernement et du PM (primature)

Le premier ministre tchadien, Allamaye Halina, a remis mardi sa d?mission, ainsi que celle de son gouvernement, au pr?sident de la R?publique du Tchad, a annonc? la primature sur sa page officielle sur la plateforme internet Facebook. « Cette d?cision s’inscrit dans le respect de la tradition r?publicaine suite ? la mise en place officielle de la nouvelle l?gislature, la 4?me de notre ?re d?mocratique », a expliqu? M. Halina dans sa lettre de d?mission. Cet ancien ambassadeur en Chine a ?t? nomm? ? la t?te du gouvernement le 24 mai 2024, peu de temps apr?s l’investiture du pr?sident Mahamat Idriss D?by Itno pour un mandat de cinq ans. Le chef de l’Etat devra, dans les prochains jours, reconduire son Premier ministre ou nommer un autre. La d?mission du gouvernement intervient quelques heures apr?s l’installation des nouveaux d?put?s, ?lus le 29 d?cembre dernier. Ali Kolotou Tcha?mi, cadre du Mouvement patriotique du salut (MPS, parti au pouvoir depuis 1990) a ?t? ?lu pr?sident de la nouvelle Assembl?e nationale, majoritairement domin? par le parti au pouvoir. N’DJAMENA, 4 f?vrier (Xinhua)

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RDC : la ville de Goma occup?e en crise, les humanitaires craignent la flamb?e des ?pid?mies (ONU)

La ville de Goma occup?e est en crise alors que les humanitaires luttent contre le risque d’?pid?mies tout en fournissant de l’assistance, a d?clar? mercredi une responsable onusienne ? Goma, en R?publique d?mocratique du Congo (RDC). « A Goma, nous restons sous occupation; la situation est encore tr?s volatile, avec un risque persistant d’escalade », a not? Vivian van de Perre, repr?sentante sp?ciale adjointe du secr?taire g?n?ral de l’ONU, lors d’une visioconf?rence avec les journalistes. Elle a soulign? que les rebelles du M23 et les Forces rwandaises de d?fense (FRD) continuaient de consolider leur contr?le sur Goma et la plupart des territoires de la province du Nord-Kivu pr?c?demment saisis par le groupe arm?. « Toutes les routes de sortie de Goma sont sous leur contr?le, et l’a?roport, aussi sous le contr?le du M23, est ferm? », a indiqu? Mme van de Perre. « L’escalade de la violence a conduit ? d’immenses souffrances humaines, ? des d?placements et ? une crise humanitaire croissante ». Selon Mme van de Perre, la mission de l’ONU en RDC, connue sous le nom de MONUSCO, op?re ?galement dans un environnement tr?s difficile. Ses principaux sites dans ce centre r?gional sont submerg?s par du personnel de l’ONU ainsi que des Congolais cherchant refuge. Les installations de l’ONU n’?taient ni con?ues ni dot?es de ressources pour des h?bergements ? grande ?chelle et de longue dur?e. Elle a ajout? que la pression sur les ressources essentielles — telles que l’eau, la nourriture, l’assainissement et les abris — ne cessaient de cro?tre. « Malgr? ces obstacles, la MONUSCO continue de prot?ger le personnel de l’ONU et d’abriter les populations vuln?rables conform?ment au droit humanitaire international », a poursuivi Mme van de Perre. « Le personnel international et national non essentiel de l’ONU a ?t? relocalis?, tandis que le personnel essentiel de la MONUSCO et les humanitaires restent pour assurer la protection et l’aide ». Elle a fait part que selon la derni?re ?valuation de l’?quipe de l’ONU dans le pays, environ 2.000 corps ont ?t? retrouv?s dans les rues, tandis que plus de 900 autres corps sont dans les morgues. Parall?lement, de nombreux cadavres en d?composition n’ont pas encore ?t? r?cup?r?s. En plus des inqui?tudes li?es aux ?pid?mies, les responsables s’inqui?tent de l’?clatement de violences ethniques. Mme van de Perre a affirm? que les sites pour les d?plac?s internes au nord de Goma ont ?t? abandonn?s. Les occupants ont emport? leurs effets personnels. Elle ne savait pas si ces d?plac?s avaient ?t? encourag?s ? partir, mais les sites ont ?t? enti?rement d?mantel?s. NEW YORK (Nations Unies), 5 f?vrier (Xinhua)

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RDC : plus de 2.000 victimes du conflit ? Goma

Le personnel de sant? transf?re les corps des victimes ? Goma, en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), le 5 f?vrier 2025. Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, reste en proie aux troubles apr?s que les rebelles du M23 ont affirm?, le 26 janvier, avoir pris le contr?le de la ville, une revendication que le gouvernement congolais n’a pas reconnue. « Il y a plus de 2.000 corps ? enterrer », a d?clar? lundi soir Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement de la RDC, lors d’un point de presse ? Kinshasa, la capitale du pays d’Afrique centrale, en faisant r?f?rence aux cons?quences des hostilit?s ? Goma. GOMA, 6 f?vrier (Xinhua)

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Daniel Nkomba : ?Tous les pays de la Cemac sont des partenaires oblig?s mais leur rivalit? et leur m?fiance r?ciproque se nourrissent d?une m?me ambition: le leadership?

L?internationaliste camerounais brosse le tableau des rapports de forces dans la sous-r?gion, fait le bilan du leadership ?conomique du Cameroun et ?labore des perspectives. A la lecture des actualit?s sous r?gionales les plus r?centes, peut-on parler de crise de leadership entre les pays de la Cemac?Afin de parvenir ? une d?finition plus claire du leadership au sein de l?espace Cemac, nous dirons qu?il d?signe la capacit? d?un pays ? favoriser au sein de la communaut? internationale la r?alisation d?objectifs communs sp?cifiques, par l?exercice de son influence et avec l?appui d?autres protagonistes. En sa qualit? d?unique superpuissance de la Cemac, le Cameroun a d?ploy? tous les efforts possibles pour asseoir un ordre sous r?gional plac? sous son autorit?. Cette position quasi naturelle lui a permis d?exercer un pilotage dans des domaines distincts, ou sur diverses questions g?opolitiques qu?on ne saurait ?num?rer ici. C?est dire que, par des voies de la diplomatie formelle ou informelle, le Cameroun s?emploie ? d?finir les buts communs en fonction de sa propre exp?rience, de ses valeurs et int?r?ts bien compris, tandis que le second met l?accent sur une d?finition collective de l?objectif ? affecter aux actions communes, en fonction de l?exp?rience des diff?rents ?tats, de leurs valeurs et de leurs int?r?ts partag?s. En effet, le Cameroun a pris l?habitude de d?finir l?objectif commun ? tous les six Etats de la Cemac, en fonction de ses propres pr?f?rences et int?r?ts. Mais lorsqu?un tel objectif ne correspond pas aux int?r?ts des autres pays, cette forme de leadership, me semble-t-il, ?choue ? r?soudre les probl?mes de la Cemac. Insinuez-vous que le leadership du Cameroun commence ? ?tre contest??De notre point de vue, la question de savoir si le Cameroun devrait ou non assumer une plus grande responsabilit? internationale et un r?le moteur ne se pose plus. La puissance dirigeante est-elle reconnue par les autres membres de la Cemac? La question est essentielle. Un niveau ?lev? de reconnaissance, c?est la garantie d?un soutien volontaire et affirm? de la part des autres acteurs, ce qui se traduira par une plus grande efficacit?. Une faible reconnaissance, ? l?inverse, g?n?rera moins de coop?ration de la part des autres protagonistes: la capacit? du leader ? diriger s?en trouvera amoindrie. Pour asseoir sa l?gitimit?, le leader doit int?grer les int?r?ts et les aspirations de ses suiveurs lorsqu?il fixe l?objectif de son leadership. Il aura de surcro?t int?r?t ? adopter, pour l?essentiel, une m?thode de leadership attrayante et un style non hi?rarchique. C?est pourquoi il ne faut pas se demander si le Cameroun doit ou non tenir un r?le de leader ?conomique de la Cemac, mais quelle est la meilleure mani?re, pour lui, de d?finir ce r?le et de l?assumer. Il ne faut pas perdre de vue que le leadership, en fait, revient ? une question d?influence, et ? la fa?on dont on l?utilise. Quand les ?tats-Unis, pour influencer, utilisent leur pouvoir d?attraction, leur leadership gagne en popularit?. L?ouverture de leur vaste march? int?rieur ? leurs partenaires commerciaux constitue de longue date l?une des cl?s de leur attractivit? et de leur influence dans le monde. En revanche, lorsque les ?tats-Unis emploient des m?thodes coercitives, qu?elles soient militaires ou ?conomiques, leur r?putation et la l?gitimit? de leur leadership s??moussent.Autre question ? prendre en consid?ration: l?ampleur de la responsabilit? et du co?t ? assumer par le leader. A-t-il atteint l?objectif pr?alablement d?fini? C?est la r?ponse ? cette question qui devrait servir ? ?valuer son action. Pour juger efficace le leadership international, il est imp?ratif qu?il ait rempli son objectif. Dans un monde de plus en plus complexe, les populations s?attendent ? ce que les dirigeants internationaux rel?vent ces d?fis. Et le leader doit trouver la meilleure fa?on d?am?liorer l?efficacit? de son leadership. L?id?al, c?est un leadership international qui r?ussisse ? r?gler les probl?mes et ? parvenir au d?veloppement durable.En jetant le regard sur le rapport de force qui semble opposer le Cameroun ? d?autres pays de la Cemac, il ne faut pas perdre de vue que ce sont des partenaires oblig?s mais leur rivalit? et leur m?fiance r?ciproque se nourrissent d?une m?me ambition, le leadership dans la Cemac. Toutefois, en zone Cemac, le ph?nom?ne n?appara?t pas encore aussi ?vident qu?il peut l??tre ailleurs. Cette situation est-elle le r?sultat de la crise ?conomique qui tourmente les pays de la Cemac?L?ascension de la puissance ?conomique du Cameroun constitue l?un des faits majeurs des vingt derni?res ann?es. La r?silience de l??conomie camerounaise est un s?rieux crit?re ? prendre en compte, ? rebours de l?image trompeuse, mais renforc?e par la crise, d?un Cameroun affaibli et glissant inexorablement vers un d?clin programm?. Bien s?r, la crise ?conomique affecte tr?s durement le Cameroun et s?ajoute, dans une sorte de ?double peine?, ? la crise de gouvernance locale. Pour autant, le pays conserve de remarquables atouts; l?analyse des futurs ?quilibres en zone Cemac doit donc les prendre pleinement en compte, sans c?der au ?d?clinisme? qui oppose trop souvent un Cameroun an?mi? et vieillissant ? d?autres pays vus comme dynamiques et conqu?rants. Ne pensez-vous pas que compte tenu de la fragilit? des sc?narios ?conomiques ? court terme, la puissance ?conomique du Cameroun pourrait devenir bien modeste par rapport ? son poids strat?gique dans la zone Cemac?Oui! On pourrait l?envisager puisque de ces sc?narios ?conomiques d?pendront les ?quilibres g?opolitiques de demain. Il s?agit de l?interaction entre l??conomie et la strat?gie, car chaque ?tat qui a domin? dans un ensemble sous r?gional s?est efforc? d?accro?tre sa richesse et sa puissance, de devenir ? la fois riche et fort, ou de le rester. Puisqu?on y est, au-del? des formules, quelles sont les implications de ces logiques de puissance pour la future configuration ?conomique et strat?gique de la Cemac?Partenaires ?conomiques oblig?s mais rivaux strat?giques, les pays de la Cemac restent divis?s par le poids du pass? mais surtout par leurs ambitions. Aucun ne peut pr?tendre pour l?instant ? une supr?matie globale dans la r?gion. Est-il illusoire ou pr?matur? d?envisager que le leadership puisse ?tre partag? dans un v?ritable partenariat qui contribuerait grandement ? la prosp?rit? et ? la stabilit?

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Man?uvres : la Cemac en ?clats unis

En surface et en souterrain, chronique des quelques rixes de leadership dans la sous-r?gion. Sc?nes de positionnementSelon un article paru le 27 janvier 2025 dans les colonnes d?Afrique Intelligence (AI), le Cameroun a renonc? ? pr?senter une candidature pour la pr?sidence de la BAD (Banque africaine de d?veloppement). Yaound? a jet? l??ponge. ?Une situation qui permet d’?viter ? Paul Biya de se retrouver en porte-?-faux avec son homologue tchadien. A en croire le journal confidentiel fran?ais. D?sormais, soutient AI, le Tchad montre au grand jour sa d?marche de positionnement sur la sc?ne continentale. La revue ? la baisse des ambitions camerounaises pour la pr?sidence de la BAD peut se lire de diff?rentes fa?ons. D?une part, intervenue apr?s des n?gociations ardues au plus haut niveau, la d?cision de Yaound? est marqu?e du sceau de l?apaisement dans l?ambiance surchauff?e entre le Tchad et le Cameroun ces 12 derniers mois. D?autre part, cette d?cision consacre le jeu d?cisif de Ndjamena ? mettre ? jour son agenda de son positionnement dans la sous-r?gion?, commente l?internationaliste camerounais Daniel Nkomba. Pour parler le langage des g?ostrat?ges, on pourrait dire qu?en termes d?enjeux, ?c?est le grand jeu?. Cela est valable pour tous les pays de la Cemac. Des observateurs signalent que, depuis, chaque Etat de la Cemac vit une sensation d??tre toujours sous la pression de l?autre. C?est ce que mettent en exergue diff?rents niveaux d?analyse. De fa?on g?n?rale, l?ambition du pr?sent zoom n?est pas de revenir sur l?ensemble de ces observations. Il s?agit plut?t de montrer comment l’?volution rapide des ?sc?nes de positionnement? en zone Cemac met celle-ci devant de nouveaux d?fis. Bobo Ousmanou Les organisateurs du Sommet extraordinaire des chefs d?Etat de la Cemac en d?cembre dernier le savaient: Ni Mahamat Idriss D?by Itno, ni Denis Sassou Nguesso ne feront le d?placement de Yaound?. Si la machine organisationnelle a plut?t bien support? le ?stress? li? ? ces absences, elle n?avait pas anticip? sur la port?e et le sens du coup de gueule de l??conomiste tchadien Ousmane Elhadj Sali Haril. Lors d?une conf?rence tenue ? Ndjamena le 8 novembre 2024, cet intellectuel proche du pr?sident tchadien d?clarait vertement qu? ?il ne nous para?t pas n?cessaire d?aller encore conseiller des gens qui ne nous ?coutent pas depuis 2016!?. 1-Les APE de tous les malheurs?En choisissant de ne pas venir au Cameroun pour discuter de la situation ?conomique de l?espace Cemac, les pr?sidents tchadiens et congolais ont opt? pour une absence concert?e dans le but d?assurer ? leurs pays respectifs la prise de contr?le de certains dossiers plut?t puants pour le Cameroun. Le premier a trait ? la signature en en 2014 un accord int?rimaire avec l’Union europ?enne. Brazzaville et Ndjamena voit en Yaound? le responsable des effets n?fastes qui n?en finissent pas de fragiliser ?conomiquement l?ensemble de la sous-r?gion?, postule Pr Belinga Zambo. Selon le politologue camerounais (tr?s introduit dans les c?nacles diplomatiques africains), ?toute la rh?torique, tous les arguments mobilis?s jadis, ont ?t? convoqu?s pour l?occasion en des termes inchang?s. Ces sch?mes n?ont jamais ?t? ruin?s ou discr?dit?s, surtout que ce contre quoi on les invoquait est devenu r?alit?. Alors, ils sont inlassablement ressortis des tiroirs o? ils avaient ?t? provisoirement remis?s et r?activ?s pour faire barrage ? la main tendue du Cameroun. On observe ? cet effet que l?absence du Congo, par exemple, reconstruit la logique dans laquelle s??tait inscrit ce pays depuis une d?cennie. Il faut signaler que c?est suite au rapport de Congolais Pierre Moussa, DG de la CAMWATER. ? son excellence Sassou Nguesso que ce dernier avait d?p?ch? son ministre des Affaires ?trang?res et de la Coop?ration de l??poque, Jean-Claude Gakosso, ? Yaound?. Ce monsieur ?tait arriv? dans la capitale camerounaise dans la nuit, juste pour transmettre au pr?sident camerounais le message selon lequel les Accords de partenariats ?conomiques mettraient ? mal les ?conomies de tous les pays de la Cemac?. Malgr? le temps pass?, les archives de la Commission de la Cemac sous l??re Blaise Moussa tiennent le m?me langage: ?Afin d?assurer la mise en ?uvre de cet engagement et garantir la consolidation des instruments de l?Union douani?re dans la r?gion, la Conf?rence recommande aux autorit?s camerounaises de surseoir au d?marrage du processus de d?mant?lement tarifaire pr?vu le 4 ao?t 2016 et ce, jusqu?? la conclusion d?un accord r?gional?. 2-Casse-t?te diplomatiqueEn explorant d?autres possibilit?s d?analyse articul?e des formes verbales et non directement verbales, Pr Belinga Zambo met sur la table des dispositifs de r?futation et de ralliements mis en ?uvre. Exemple: ?Pour le cas du Tchad notamment, il saute aux yeux que la crise diplomatique avec son voisin camerounais au sujet de la co-gestion du pipeline Tchad-Cameroun ne s?est pas totalement dissip?e du fait du maintien d?une certaine ?quipe manag?riale ? la t?te de l?entreprise camerounaise charg?e de suivre le dossier. Si l?on passe en revue les ?l?ments qui peuvent ?tre consid?r?s comme des indicateurs de conflit dans les proc?dures, Ndjamena ne semble toujours pas convaincu de la sinc?rit? camerounaise?, avance l?universitaire. 3-Leadership jeuneSi le sc?nario de l??lection pr?sidentielle de 2025 au Cameroun suscite une certaine anxi?t? partout dans l?espace communautaire, il autorise d?j? une r?flexion sur les transformations possibles du contexte sociopolitique sous r?gional. ?Certains pays n?h?sitent plus ? d?fendre ouvertement leurs int?r?ts nationaux; cette approche d?complex?e est essentiellement li?e au changement g?n?rationnel souhait? ou en cours. L?on remarque, par exemple, qu?une dynamique port?e par Brice Oligui Nguema et Mahamat Idriss D?by Itno est en cours au Gabon et au Tchad?, souligne Daniel Nkomba. ?Ag?s respectivement de 50 et 41 ans, les dirigeants gabonais et tchadiens sont en train de dessiner des dominantes g?opolitiques dans la sous-r?gion?, soutient Jean Calvin Messi Mekongo, ?A leurs arriv?es au pouvoir, poursuit l?analyste politique camerounais, ils ont tous parl? de vent de fra?cheur, de renouveau, voire de r?volution, dans une sous-r?gion o? le pouvoir politique est domin? par des personnes ?g?es. Cet ancien monde, les jeunes chefs d?Etat promettent de le d?passer?. ?Par ce qu?ils font, ils laissent entendre que les all?geances et autres identifications politiques sont termin?es. A bien l??couter, ce regard

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S?rie sur les h?ros africains?: Modibo Ke?ta, le pharaon moderne

Ce panafricanisme assum? mais aussi sa volont? de traiter d??gal ? ?gal avec la France et son soutien au Front de lib?ration nationale alg?rien sont mal vus ? Paris et ? Abidjan mais Modibo Ke?ta n?en a cure. Il critique les essais nucl?aires men?s par la France dans le Sahara. Sur le plan interne, il donne au Mali une monnaie, utilise l?argent du Prix Lenine qui lui a ?t? d?cern? en 1963 pour offrir ? Bamako son premier Centre de protection maternelle et infantile (PMI). Modibo Ke?ta voit le jour le 4 juin 1915 ? Bamako. Le pays ne s?appelle pas encore Mali mais Soudan fran?ais. De 1925 ? 1931, il commence sa scolarit? ? l??cole primaire urbaine de Bamako. C?est ensuite le lyc?e Terrasson de Foug?re (devenu depuis lyc?e Askia Mohamed) qui l?accueille en 1931. Trois ans plus tard, il entre ? l??cole normale sup?rieure William Ponty de Dakar don?t il sort major de sa promotion. Il d?bute sa carri?re d?instituteur en septembre 1938. Son bulletin portait les observations suivantes : ?instituteur d??lite, tr?s intelligent mais anti-fran?ais, agitateur de haute classe ? surveiller de pr?s.?  Modibo Ke?ta ?tait-il vraiment anti-fran?ais ? Non. Il ?tait plut?t anti-colonialiste et nationaliste, C??tait un homme digne qui souffrait de voir l?Afrique sous domination coloniale. ? cette ?poque, les Africains ne sont pas autoris?s ? faire de la politique. Modibo Ke?ta va contourner l?obstacle en cr?ant avec Mamadou Konat? l?Association des lettr?s du Soudan. Dans ?L??il de K?n?dougou?, journal qu?il met sur le march? en 1943, il ne se prive pas de critiquer le pouvoir colonial. Que ce soit ? Bamako ou ? Sikasso, il attaque l?assimilation coloniale, ?veille les consciences. Avec son coll?gue et ami, le Volta?que Ouezzin Coulibaly, il cr?e le syndicat des enseignants de l?Afrique occidentale fran?aise (AOF). Les colons, qui le voient comme un homme dangereux, ne tardent pas ? l?arr?ter. Modibo Ke?ta est condamn? ? six mois d?emprisonnement. Il purge la moiti? de sa peine ? la prison de la Sant? (Paris) en 1946. L?ann?e suivante, il devient le secr?taire g?n?ral du premier bureau de la section soudanaise du RDA (Rassemblement d?mocratique africain). En 1956, il est ?lu maire de Bamako. C’est dans la m?me ann?e qu?il int?gre l’Assembl?e nationale fran?aise. Il en sera le premier vice-pr?sident africain. Il participe alors ? l’?laboration de la loi-cadre Defferre. En juin et en novembre 1957, il est secr?taire d’?tat dans les gouvernements Bourg?s-Maunoury et Gaillard. En 1958, il devient pr?sident de l’Assembl?e constituante de la F?d?ration du Mali qui comprend le S?n?gal et le Soudan fran?ais, puis le chef de gouvernement de la f?d?ration du Mali, le 20 juillet 1960. Mais des divergences naissent entre Modibo Ke?ta et Senghor. Elles conduiront ? la mort de la f?d?ration. Le 22 septembre 1960, le Soudan fran?ais acc?de ? l?ind?pendance et change de nom. Modibo Ke?ta est le tout premier pr?sident de la nouvelle R?publique du Mali. L??chec de la f?d?ration du Mali ne le d?courage pas. Avec S?kou Tour? et Kwame Nkrumah, il fonde l?Union des ?tats Africains (UEA), participe ? la constitution du Groupe de Casablanca qui milite pour une monnaie, une banque centrale et une arm?e communes. Mieux encore, il fait inscrire dans la Constitution que le Mali est dispos? ? abandonnner partiellement ou totalement sa souverainet? pour l?unit? de l?Afrique. Ce panafricanisme assum? mais aussi sa volont? de traiter d??gal ? ?gal avec la France et son soutien au Front de lib?ration nationale alg?rien sont mal vus ? Paris et ? Abidjan mais Modibo Ke?ta n?en a cure. Il critique les essais nucl?aires men?s par la France dans le Sahara. Sur le plan interne, il donne au Mali une monnaie, utilise l?argent du Prix Lenine qui lui a ?t? d?cern? en 1963 pour offrir ? Bamako son premier Centre de protection maternelle et infantile (PMI). En 1966, il c?de ? la jeunesse malienne son champ de Moribabougou. Son salaire mensuel est de 62 500 F CFA. On lui doit une quarantaine de soci?t?s et entreprises d??tat. Les Programmes d?ajustement structurel (PAS) les feront dispara?tre toutes. Modibo Ke?ta avait coutume de reverser au Tr?sor public le reste de ses frais de mission. Le 20 janvier 1961, il demande l??vacuation des troupes fran?aises du territoire malien. C?est l?affront de trop pour Paris qui organise un coup d??tat contre lui le 19 novembre 1968 et installe Moussa Traor? ? la t?te du pays. Modibo Ke?ta est conduit au camp de Kidal (au Nord-Est du pays). Les conditions dans lesquelles il est d?tenu sont ?pouvantables. Il y rendra l??me, le 16 mai 1977. Ses ge?liers auraient empoisonn? la bouillie de mil qu?il avait r?clam?e ? sa ni?ce et un m?decin, Faran Samak?, lui aurait administr? de force une piq?re. Le m?decin en question se donnera la mort en 1978, emportant son secret avec lui. Modibo Ke?ta ?tait ?cout? sur la sc?ne internationale. Il ?tait estim? et respect? par son peuple parce qu?il ?tait int?gre, digne et patriote, parce qu?il vivait simplement. L?Afrique digne et combattante se souviendra toujours de lui parce que la souverainet? du continent lui tenait ? c?ur. Pour Issoufou Sa?dou Djermakoye, ancien secr?taire g?n?ral adjoint de l’ONU et ex ministre nig?rien de la Justice, Modibo ?s’inscrit parmi les g?ants de l’histoire de l’ind?pendance africaine?. Il ajoute que ?l’Afrique reconnaissante ne l’oubliera jamais, qu?elle continuera toujours ? raconter ses hauts faits et le sacrifice qu’il a consenti pour qu’elle aspire ? de meilleures destin?es?. Pour sa part, Mamadou Dia, ancien pr?sident du conseil de gouvernement du S?n?gal, le pr?sente comme ?un de nos pharaons modernes, qui aura consacr? toute son intelligence et toute son ?nergie ? la grande ?uvre de reconstruction de l’unit? africaine?. De l? o? il se trouve, il doit certainement ?tre fier d?Assimi Go?ta et de Choguel Ma?ga qui tiennent courageusement t?te ? la France et sont d?termin?s ? conqu?rir la vraie ind?pendance de leur pays. Jean-Claude DJEREKE?

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Bassin du Lac Tchad: dans les d?dales d?une coop?ration militaire alambiqu?e

La 5e r?union des gouverneurs du Bassin du Lac Tchad s?est tenue ? Maidougouri, dans l?Etat du Borno au Nigeria, du 29 au 31 janvier 2025, autour des enjeux de stabilisation, de rel?vement et de r?silience des zones affect?es par la secte terroriste Boko Haram; tel que d?finis par la Strat?gie r?gionale adopt?e subs?quemment par l?Union africaine en 2018. Les ?changes auxquels prennent part le Cameroun, le Nigeria, le Tchad, le Niger et les partenaires institution aux ont donn? une visibilit? ? la r?alit? de l?action militaire dans la r?gion. Et pour en d?crire l?incoh?rence, le gouverneur de la province tchadienne du Lac, le g?n?ral Saleh Tidjani Haggar, a eu force de parole dans le panel de discussion et devant la presse. ?Il faut mobiliser les forces de d?fense et de s?curit?, coordonner les actions et partager les informations. Boko Haram vient pour nous attaquer et repart. Ils viennent d?o?? Qui leur donne des mat?riels? Le Force mixte, c?est toujours les forces arm?es nationales tchadiennes. Mais o? sont les autres? Le long de la fronti?re, il y a des ?les qui s?parent le Tchad du Nigeria et du Cameroun. Nos ?les sont occup?es par nos forces de d?fense et de s?curit? mais de l?autre c?t?, les iles ne sont pas contr?l?es. Elles sont laiss?es aux mains de Boko Haram. Boko Haram se ravitaille sur ces ?les?, indique-t-il. Le Bassin du Lac Tchad est en proie aux exactions de Boko Haram depuis une quinzaine d?ann?es des milliers d?hommes et de femmes y ont perdu la vie et quelques six millions sont d?plac?s. Apr?s un moment d?affaiblissement gr?ce aux efforts de la Force multinationale mixte (FMM), la secte a repris du z?le, d?gradant le contexte humanitaire d?j? mis ? mal par des chocs climatiques; et annihilant les progr?s enregistr?s apr?s une dizaine d?ann?es de combat et d?initiatives tous azimut. La sortie du g?n?ral Saleh Tidjani Haggar remet ainsi au go?t du jour un vieux grief port? fait aux forces arm?es de la r?gion; notamment celle du Cameroun dont l?implication aux initiatives de paix a significativement contribu? ? faire reculer Boko Haram. D?j? d?bord?e par les op?rations de s?curisation dans la r?gion de l?Extr?me-Nord, l?arm?e camerounaise est confront?e depuis 2016 ? une insurrection s?paratiste dans les r?gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. C?t? Nigerian, de nombreuses contraintes continuent de dicter la loi; au nombre desquels l?insuffisance des effectifs mobilis?s contre la secte. Soit environ 100 000 hommes, si l?on s?en tient au chiffre avanc? courant 2020 par le gouverneur de l?Etat du Borno. Louise Nsana

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Dette ext?rieure de la Cemac: encourt ? 25% du PIB

L?encourt de la dette ext?rieure de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) garde une tendance baissi?re. Il est de 25% du Produit int?rieur brut (PIB) en 2024 contre 28% un an plus t?t et 29% en 2022, r?v?le le dernier rapport de politique mon?taire de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC). Celle-ci est principalement port?e par le Congo, avec un niveau d?endettement ext?rieur de 35,5% du PIB; ainsi que le Gabon (30,9%) et la Centrafrique (23,5%). Le Cameroun pour sa part est sur une pente baissi?re. Le pays de Paul Biya enregistre un taux d?endettement ext?rieur de 26,1% de son PIB, contre 27,6% en 2023 et 31,3% en 2022. Guin?e Equatoriale et Tchad observent les niveaux les plus bas en la mati?re. Soit respectivement 11,6% et 13,9%. A contrario de cette embellie, le service de la dette ext?rieure a connu une augmentation significative entre 2022 et 2024. Elle passe ainsi de 10% en 2022 ? 13% en 2023, puis ? 14% l?ann?e ?coul?e. M?me si cette hausse est observ?e en la mati?re, le recours des Etats de la Cemac aux institutions multilat?rales pour des emprunts a fortement contribu? ? all?ger le service de la dette. Banque mondiale, Fonds mon?taire internationale (FMI), Banque africaine de d?veloppement (BAD) figurent en la mati?re au top des cr?anciers multilat?raux. Louise Nsana

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Dar Es Salaam: 3 500 milliards de FCFA engag?s pour l??lectrification de l?Afrique

Le Sommet africain de l??nergie, tenu en Tanzanie les 27 et 28 janvier 2025, s?ach?ve sur de bonnes perspectives pour ?La Mission 300?; du nom de l?initiative port?e par la Banque africaine de d?veloppement (BAD) et la Banque mondiale afin de connecter 300 millions de personnes ? l??lectricit? en Afrique centrale et de l?Ouest ? l?horizon 2030. Les deux institutions s?en sortent avec des engagements de l?ordre de 54 milliards de dollars environ (Soit 3409,405 milliards de FCFA. La plus grande part des financements concern? sera issue des deux institutions, soit 48 milliards de dollars. L?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD) a pour sa part fait la promesse d?un montant d?1 milliard de dollars. Un montant similaire ? celui qui devra provenir du fonds OPEP pour le d?veloppement international. D?autres engagements sont pris par la Banque asiatique d?investissement pour les infrastructures (AIIB) en vue de soutenir la Mission 300; Ceux-ci se chiffrent de 1 ? 1,5 milliards de dollars tandis que pour le Groupe de la Banque islamique de d?veloppement (BID), ce sera 2,65 milliard de dollars pour la Mission 300 et le soutien ? l??nergie en Afrique dont sont priv?es 600 millions de personnes. Le sommet africain de l??nergie a accompli ses missions en mati?re d?impulsion d?une dynamique de r?formes. 30 chefs d?Etats et de gouvernements africains s?y sont engag?s ? mener des r?formes et des actions concr?tes pour ?largir l?acc?s ? l??nergie, ? moindre co?t. ?12 pays ? le Tchad, la C?te d?Ivoire, la RDC, le Lib?ria, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, el S?n?gal, la Tanzanie, et la Zambie ? ont pr?sent? des pactes nationaux pour l??nergie d?taill?s qui fixent des objectifs pour ?largir l?acc?s ? l??lectricit?, accroitre l?utilisation des ?nergies renouvelables et attirer des capitaux priv?s suppl?mentaires?, rapporte la BAD. Louise Nsana

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