Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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RDC : centre-ville de Goma

GOMA (R?publique d?mocratique du Congo), 31 janvier (Xinhua) — Photo prise le 30 janvier 2025 montrant le centre-ville de Goma, province du Nord-Kivu, en R?publique d?mocratique du Congo (RDC). La RDC a rejet? jeudi tout dialogue avec le groupe arm? du Mouvement du 23 mars (M23), qui s’est d?clar? « ouvert ? un dialogue direct ». (Xinhua/Alain Uaykani)

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Centrafrique : trois personnes tu?es par des hommes arm?s dans le sud-est du pays

Trois civils ont ?t? tu?s jeudi par des hommes arm?s dans la pr?fecture de Basse-Kotto dans le sud-est de la R?publique centrafricaine (RCA), selon des sources locales concordantes. Trois civils, tous des bouchers, ont ?t? assassin?s pr?s d’Alindao, une des sous-pr?fectures de la Basse-Kotto, selon les m?mes sources. Les trois victimes ?taient parties acheter des b?ufs aupr?s des ?leveurs, mais c’est sur la route qu’elles sont tomb?s dans le filet des hommes arm?s qui les ont tu?s, ont rapport? les sources polici?res. Guy Mathurin Mbozoumon S?ss?, maire d’Alindao, a appel? sur les ondes d’une radio locale le gouvernement centrafricain ? d?ployer les Forces arm?es centrafricaines (FACA) ? Mingala, une commune de la Basse-Kotto, pour prot?ger les civils. BANGUI, 31 janvier (Xinhua)

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Tchad : la derni?re des trois bases fran?aises r?troc?d?e ? l’arm?e nationale

L’?tat-major g?n?ral de l’arm?e tchadienne a annonc? jeudi que la totalit? des trois bases militaires fran?aises au Tchad ?taient d?sormais enti?rement r?troc?d?es ? l’arm?e nationale, a-t-on appris de source officielle. La derni?re r?trocession, celle de la base Sergent Adji Kossei de N’Djamena, a eu lieu jeudi, marquant ainsi la fin d?finitive de la pr?sence militaire fran?aise sur le territoire tchadien, lit-on dans un communiqu? sign? par le directeur de communication de l’arm?e, le g?n?ral de brigade Chanane Issakha Acheikh. La r?trocession de cette base vient boucler d?finitivement la pr?sence des forces fran?aises au Tchad, conform?ment ? la volont? des autorit?s, au premier rang desquelles le pr?sident Mahamat Idriss D?by Itno, et du peuple tchadien, a indiqu? l’?tat-major g?n?ral. Le pr?sident D?by Itno avait annonc? le 31 d?cembre dernier le retrait d?finitif des troupes fran?aises du sol tchadien. N’DJAMENA, 30 janvier (Xinhua)

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La RDC promet une r?ponse « vigoureuse » face aux avanc?es des rebelles, une m?diation r?gionale en action (PAPIER GENERAL)

Le pr?sident de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), F?lix Tshisekedi, a promis mercredi soir une « r?ponse vigoureuse » face aux avanc?es de la r?bellion du Mouvement du 23-Mars (M23), tandis que plusieurs r?unions de crise au niveau r?gional se tiennent sous le signe de la m?diation. Dans une adresse t?l?vis?e ? la nation, le pr?sident congolais a assur? qu’une telle r?ponse ?tait « en cours » pour reprendre chaque centim?tre du territoire national, en r?f?rence aux avanc?es du M23, lequel a revendiqu? le contr?le de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est). M. Tshisekedi a affirm? que, outre le front militaire, avec le soutien de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en R?publique d?mocratique du Congo (MONUSCO) et de la Communaut? de d?veloppement de l’Afrique australe (SADC), la RDC demeurait ?galement engag?e sur le plan diplomatique, notamment ? travers le processus de Luanda, un m?canisme de paix pilot? par le pr?sident angolais Joao Louren?o, que M. Tshisekedi a rencontr? plus t?t dans la journ?e ? Luanda. Le pr?sident congolais a appel? ? l’unit? de tous ses compatriotes et promis de r?duire les d?penses publiques pour financer les op?rations militaires. Et de lancer : « La RDC ne reculera jamais! Je vous fais cette promesse : je ne vous abandonnerai jamais ». Depuis dimanche soir, des hostilit?s violentes ont ?t? observ?es dans toute la ville de Goma, qui compte environ un million d’habitants et plus de 700.000 d?plac?s vivant dans des conditions d?j? difficiles en p?riph?rie. Selon des sources au sein de la MONUSCO, le groupe rebelle a pris le contr?le de plusieurs infrastructures cl?s lundi, notamment l’a?roport, le port sur le lac Kivu et une base locale de l’arm?e congolaise. Le porte-parole du secr?taire g?n?ral de l’ONU, St?phane Dujarric, a d?clar? mercredi que la situation ? Goma ?tait plus calme, mais demeurait tendue. Alors que certaines violences entravent les op?rations humanitaires, des affrontements ont ?t? signal?s dans les zones environnantes, dont Sake, une cit? strat?gique au nord-ouest de Goma. Des sources au sein de la MONUSCO ont indiqu? que la fronti?re avec le Rwanda avait progressivement rouvert t?t mercredi. Des sources locales ont signal? que le M23 s’?tait par ailleurs avanc? vers la province voisine du Sud-Kivu, dont la capitale, Bukavu, est sous menace imminente de l’autre c?t? du lac Kivu. UNE MEDIATION REGIONALE EN ACTION Apr?s deux r?unions d’urgence du Conseil de s?curit? de l’ONU et une r?union minist?rielle extraordinaire de l’Union africaine, un sommet de crise de la Communaut? de l’Afrique de l’Est (CAE) s’est tenu virtuellement mercredi. Il a d?bouch? sur un appel ? un cessez-le-feu inconditionnel et ? un acc?s humanitaire facilit?. Ce sommet de crise rassemblant plusieurs dirigeants de la r?gion avait ?t? convoqu? par le pr?sident kenyan William Ruto, qui a exprim? son inqui?tude quant aux tensions sur le terrain en RDC et aux relations tendues entre Kinshasa et Kigali concernant le M23. La RDC accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, tandis que le Rwanda, qui d?ment ces all?gations, accuse en retour l’arm?e congolaise de collaborer avec les Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda (FDLR), un groupe accus? d’?tre responsable du g?nocide de 1994 au Rwanda. F?lix Tshisekedi n’a pas assist? ? la r?union de crise de la CAE en raison d’un « conflit d’agenda » et s’est rendu discr?tement ? la place en Angola, tandis que son homologue rwandais, Paul Kagame, y a particip? au c?t? d’autres dirigeants de la CAE, appelant ? un r?glement pacifique du conflit. Les dirigeants ont exhort? la RDC ? dialoguer directement avec toutes les parties prenantes, dont le M23 et d’autres groupes arm?s. En d?cembre dernier, un sommet de paix dans le cadre du processus de Luanda, o? un accord entre MM. Tshisekedi et Kagame ?tait esp?r?, avait ?t? annul? ? la derni?re minute. Kinshasa, qui a refus? toute n?gociation directe avec le M23 ? plusieurs reprises, a sugg?r? la r?activation du processus de Nairobi, un m?canisme de paix parall?le pilot? par l’ancien pr?sident kenyan Uhuru Kenyatta, dans lequel le gouvernement congolais avait dialogu? avec diff?rents groupes arm?s actifs en RDC. Le M23 a ?t? exclu du processus de Nairobi par Kinshasa en 2022. Les participants au sommet de la CAE ont ?galement plaid? pour la convocation d’un sommet conjoint avec la SADC, qui a d?ploy? une force r?gionale dans l’est de la RDC depuis fin 2023, afin de discuter des prochaines ?tapes. Un sommet extraordinaire de la SADC est d’ailleurs pr?vu ce jeudi ? Harare, capitale du Zimbabwe. UN IMPACT HUMANITAIRE Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a signal? mercredi que des violences et des pillages de d?p?ts humanitaires se poursuivaient ? Goma, impactant la capacit? des travailleurs humanitaires ? intervenir et les mettant en danger. L’OCHA a indiqu? que depuis l’escalade des combats, ses partenaires humanitaires ont enregistr? plus de 2.000 bless?s. Plusieurs corps jonchent les rues, tandis que l’approvisionnement en eau et en ?lectricit? est coup? depuis dimanche. « Nous appelons ? la reprise rapide de ces services, ainsi qu’? la protection des entrep?ts humanitaires et ? la facilitation des ?vacuations m?dicales des bless?s », a dit M. Dujarric. L’OCHA a soulign? que la fermeture de l’a?roport emp?chait l’arriv?e des cargaisons humanitaires et les rotations du personnel humanitaire. La plupart des routes reliant Goma au reste du pays sont ?galement ferm?es. Cependant, la fronti?re avec le Rwanda est ouverte, permettant l’arriv?e d’?quipes humanitaires suppl?mentaires en RDC. Bruno Lemarquis, coordinateur r?sident et coordinateur humanitaire de l’ONU en RDC, a appel? « toutes les parties ? respecter le droit humanitaire international et ? mettre fin aux violences ciblant les civils », a dit l’OCHA. « Il r?it?re son appel ? la cr?ation d’un corridor humanitaire s?curis? pour garantir un acc?s humanitaire sans entrave et ? l’?tablissement d’un point de passage frontalier pour faciliter les d?placements des personnes fuyant la violence. » Le secr?taire g?n?ral de l’ONU, Antonio Guterres, s’est d?clar? dimanche profond?ment pr?occup? par l’escalade des violences dans l’est de la RDC et a r?it?r? sa condamnation la plus ferme de l’offensive en cours du

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Centrafrique : la MINUSCA promet de renforcer sa pr?sence militaire dans certaines localit?s du sud-est du pays

La Mission multidimensionnelle int?gr?e pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) promet de renforcer la pr?sence de ses casques bleus dans certaines localit?s du sud-est du pays en proie ? l’ins?curit?, a annonc? mercredi Florence Marchal, porte-parole de la mission onusienne, au cours de la conf?rence hebdomadaire ? Bangui, capitale centrafricaine. Face au regain des violences arm?es ces derniers jours ? Mboki et ? Obo dans la r?gion du Haut-Mbomou (sud-est), la MINUSCA se dit pr?occup?e et promet de renforcer sa pr?sence militaire pour garantir la s?curit? de la population. A en croire Mme Marchal, la mission onusienne suit de tr?s pr?s la situation en recueillant les informations afin de d?ployer des ?l?ments de sa force qui vont y mener des patrouilles. « Nous suivons de pr?s les derniers d?veloppements dans le Haut-Mbomou. Evidemment, nous sommes pr?sents sur place et nous avons des coll?gues d?ploy?s sur le terrain, tant au niveau civil que militaire, et qui travaillent en collaboration avec les autorit?s nationales et locales pour un retour rapide au calme », a-t-elle pr?cis?. Pour rappel, les miliciens du groupe Azand? Ani Kpi Gb? (AAKG), actifs dans le Haut-Mbomou, multiplient des exactions ces derniers temps contre les populations civiles. BANGUI, 30 janvier (Xinhua)

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Culture africaine et afro-descendante: au-del? de l’exhibitionnisme st?rile

Pour une nouvelle approche de la c?l?bration de la Journ?e mondiale consacr?e ? la diversit? du patrimoine socio-culturel d’origine africaine, il faudrait d?passer les bling bling. ? Yaound?, le vent de Journ?e mondiale de la culture africaine et afro-descendante souffle ce 24 janvier 2025. « Pr?server et promouvoir les h?ritages ancestraux, un ?lan de fraternit? inter g?n?rationnel », c’est le th?me ? l’honneur. Pour Fran?ois Bingono Bingono, l’occasion est favorable pour se laisser ?merveiller par la splendeur des ?uvres culturelles, la finesse des mets traditionnels et l’incroyable diversit? du patrimoine africain et afro-descendant. Seulement, avise l’ancien journaliste de la CRTV, la m?me occasion sert d’instant de r?flexion en vue d’un changement de paradigme dans les flonflons de la c?l?bration.  » Il s’agit maintenant, dit-il, de ne pas se limiter ? la contemplation des objets et ?ventuellement de l?histoire de leur invention, leurs inventeurs. Il faut davantage se pencher sur des ensembles, la fa?on dont ils sont li?s entre eux, leurs origines, les transformations qu?ils subissent, leur interpr?tation, leur imbrication aux autres cultures « . Une pareille approche permettra de d?passer les orientations festives courantes, pour proposer une lecture du mode de (dys)fonctionnement des structures culturelles africaines et afro-descendante, comme type sp?cifique d?appropriation d?un syst?me anthropologique, qu?il faut d?crypter », poursuit-il.Sur le m?me canevas, Camille Mouthe ? Bidias, en sa qualit? de porte-parole du coll?ge des dignitaires traditionnels, estime que  » la Journ?e mondiale de la culture africaine et afro-descendante 2024 est le moment tout indiqu? de mettre en lumi?re la grande contribution au monde entier des cultures issues du continent ». Selon le directeur g?n?ral du Fonds national de l’emploi, c?est ?galement l?occasion de reconna?tre les d?fis auxquels se heurtent les communaut?s afro-descendantes dans de nombreuses r?gions du monde. Il soutient ? cet effet que les humains d?origine africaine ont apport? une contribution incroyable ? tous les aspects du monde contemporain et continuent de le faire jour apr?s jour. Qu’il s’agisse de la politique, de l’?conomie, des arts, de la musique, du sport ou de la science, leur histoire, leur vision et leur h?ritage font partie int?grante du patrimoine socio-culturel mondial « .L?ann?e 2024 est la derni?re de la D?cennie internationale des personnes d?ascendance africaine, proclam?e par les Nations Unies. Au Cameroun Dans gouvernement s’implique dans l’affaire. Ce ? travers l’appui aux organisations qui favorisent l?inclusion et c?l?brent l?apport des communaut?s noires et afro-descendantes. »Nous continuerons de soutenir les mesures visant ? promouvoir l’?galit? des chances et ? lutter contre le racisme afin de construire un monde plus juste, inclusif et respectueux des communaut?s originaires d?Afrique. Ensemble, nous pouvons c?l?brer la beaut? et la diversit? des cultures africaines et afro-descendantes, gage de paix et d?ancrage identitaire, dont plusieurs font partie du patrimoine immat?riel de l?UNESCO. Ce faisant, nous pourrons avancer vers un avenir o? la reconnaissance, le respect et l’?galit? seront les valeurs fondamentales qui guideront notre soci?t? et tous les continents » , postule le repr?sentant du minist?re camerounais des Arts et de la Culture. Bobo Ousmanou

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Influenceurs et influenceuses : les ?stars du web? vues hors de la toile

Un ouvrage collectif ? d?dicacer ce 28 janvier 2025, dans la salle des th?ses de l’Universit? de Yaound? II, brosse leurs portraits. Difficile d’y ?chapper. Impossible d?y ?chapper sur les r?seaux sociaux avec leurs vid?os sponsoris?es, o? se m?langent t?l?-r?alit? et publicit?. Les influenceurs sont partout: Instagram, Facebook, Snapchat, Twitter, YouTube? Ils ou elles sc?narisent les vid?os qu’ils ou elles postent sur la toile. Ils ou elles utilisent des logiciels de montage pour mettre en sc?ne un produit ou une situation, soigne l’?clairage et la pr?sentation du contenu, retouche ses selfies. Par ses avis et ses opinions post?s r?guli?rement, ils ou elles font vivre leurs comptes et cherchent ? augmenter leur nombre de followers avec lesquels il leur faut interagir r?guli?rement. Se renouveler est une n?cessit? pour l’influenceur ou l’influenceuse qui doit inspirer et divertir son public, afin de continuer ? lui plaire. Plus sa notori?t? est grande, plus son influence pourra ?tre reconnue par des marques susceptibles de lui apporter une r?tribution. Chouchous des internautes pour leur pouvoir de persuasion sur leurs dizaines de milliers d’abonn?s, ils ont su d?velopper un v?ritable business. Ce qui ?tait il y a quelques ann?es un simple hobby s?est mu? en un m?tier attrayant aux rouages peu connus. D?sormais occup?es ? plein temps, les influenceuses doivent cultiver leur popularit?, jouer avec les codes et m?me s’improviser gestionnaires d’?quipes. Bref, ?influencer?, c’est leur quotidien. Mais influencer qui, comment et pourquoi? Qui sont-ils vraiment? Quel est leur impact sur la soci?t?? Quels sont les enjeux et les d?fis li?s ? cette nouvelle forme de pouvoir? La r?ponse ? ses interrogations est contenue dans l’ouvrage collectif intitul? ?Influenceur ou influenceuse, une position socio-num?rique en d?bat?. Pr?sentationR?parti en deux volumes subdivis? en 31 chapitres, fruit de la collaboration de 32 auteurs internationaux, ?cet ouvrage riche explore les dynamiques des influenceurs en Afrique, avec un focus particulier sur le Cameroun. Il offre une analyse multidisciplinaire, s’appuyant sur les sciences sociales et les sciences du langage, pour ?tudier l’impact ?conomique, social et juridique de l’influence num?rique?, expliquent les auteurs. Ils ajoutent: ?Le premier volume d?voile tour ? tour les regards des sciences du langage, des sciences de l’information et de la communication. Le deuxi?me volume relaie les perspectives des sciences sociales. Consid?r?e comme une posture socionum?rique en d?bat, six d?bats sont ?voqu?s dont trois pour les sciences du langage le probl?me clarification des notions d’influence et de d’e-influenceur(euse), la n?cessit? de mettre en lumi?re les diff?rentes controverses et malentendus discursifs/signifiants du ph?nom?ne d’influence et de e-influenceur(euse) dans sa rencontre avec le social, les enjeux que charrient l’e-influence ? partir de ses diff?rentes manifestations comme outil de strat?gie ? l’usage des acteurs?. Ce 28 janvier 2025, dans la salle des th?ses de l’Universit? de Yaound? II, la d?dicace de l’ouvrage sera anim?e par ses deux ?minents co-directeurs: le Pr Viviane Ondoua Biwole et le Pr Alphonse Joseph Tonye sous la mod?ration du Pr Donatienne Moskolai Doumagay. Ces experts partageront leur vision unique des enjeux li?s ? l’influence num?rique et engageront un dialogue enrichissant avec le public. Ils tenteront notamment de r?pondre ? des questions cl?s sur la r?gulation de cette profession et sur les opportunit?s qu’elle offre pour le d?veloppement socio-?conomique du continent africain. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Mise en ?uvre du syst?me Licence-Master-Doctorat (LMD) : arr?t sur ce qui bloque

Pr?sent depuis de nombreuses ann?es sur le march? de l’enseignement sup?rieur, le syst?me LMD s?est impos? dans les pays de l?espace Cemac. Mais lorsqu?on ?voque la question de l’adoption de cycles de formation communs ? toute la sous-r?gion, des obstacles divers contrarient le processus. Amorc? depuis 2024, dans l?intention de cr?er un espace sous r?gional d?enseignement sup?rieur commun aux pays membres de la Cemac, ledit processus est ? la peine. A ce jour, les diff?rents dispositifs universitaires de formation au sein de l?espace communautaire ne sont toujours pas harmonis?s. ?Nous avons constat? qu?il n?y avait pas une harmonisation et une harmonie au niveau des syst?mes. Qu?entre pays, il y avait des diff?rences dans l?application du syst?me LMD. Et puis, m?me qu?? l?int?rieur de chaque pays, d?une universit? ? une autre, on ne parlait pas du m?me syst?me. On parle du syst?me LMD, mais le contenu n??tait pas le m?me?, a constat? Fulgence Likassi-Bokamba, Commissaire en charge de l??ducation, de la recherche et du d?veloppement social charg? des droits de l?homme et de la bonne gouvernance, ? la Commission de la Cemac. ?Il y a des responsables qui ?taient plus conservateurs et qui n?ont pas voulu introduire cette r?forme. D?autres se sont dit: ?pourquoi pas! ?a viendra demain, pourquoi ne pas commencer aujourd?hui et d?autres qui attendent l?imposition et qu?on les mette devant le fait accompli d?introduire la nouvelle r?forme?, souffle un expert ayant requis l?anonymat. ExamenAlors, il faut faire le diagnostic de la situation. D?o? la tenue ? Douala, de l?atelier de restitution et de validation des r?sultats de l??valuation de l??tat de la mise en ?uvre du syst?me. Etal?s du 23 au 26 janvier 2025, les travaux de Douala visent non seulement ? ?valuer le chemin parcouru, mais ?galement ? marquer un temps d?arr?t autour des d?fis persistants, en vue d?une acc?l?ration du processus. A cet effet, repr?sentants des ministres en charge de l?Enseignement sup?rieur et de la Recherche scientifique des pays de la Cemac et responsables des institutions communautaires de formation s?emploient ? un examen approfondi des contraintes et des enjeux en vue de l?adaptation des universit?s aux exigences des nouveaux standards ?conomiques internationaux. ?C?est-?-dire r?fl?chir sur comment faire en sorte que ce syst?me respecte les normes de LMD, et ensuite que les Etats encourent un maximum de profit?, a ajout? le Pr Jean-Fran?ois Owaye, expert ? la cellule LMD-Cemac/Gabon. Selon des sources proches du dossier, ?les r?sultats de cette r?flexion permettront de mieux comprendre les raisons des difficult?s rencontr?es dans la mise en ?uvre du syst?me LMD et d??laborer une strat?gie sous-r?gionale pour une harmonisation plus pouss?e?. Cette strat?gie, apprend-on, sera soumise aux plus hautes autorit?s de la Communaut? pour examen et adoption.

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Sommet de Davos: une cagnotte de 42 millions d?euros pour la RDC

Ces fonds sont mobilis?s en vue du financement d?un projet de protection des for?ts tropicales du Bassin du Congo. La R?publique d?mocratique du Congo s?en tire ? bon compte ? la r?union annuelle du Forum ?conomique mondial de Davos. Ce pays d?Afrique centrale y est parvenu ? mobiliser 42 millions d?euros pour son projet de cr?ation d?une r?serve foresti?re tropicale dans le Bassin du Congo. Cet engagement de l?Union europ?enne constitue le premier pallier des fonds que l?institution entend mettre ? la disposition de la RDC ?Le couloir vert Kivu-Kinshasa?, long de 108 000 kilom?tres carr?s, a su capter l?attention lors des assises tenues du 20 au 24 janvier 2025. C?est ainsi que le commissaire europ?en aux partenariats internationaux, parmi tant d?autres personnalit?s, a r?pondu favorablement ? l?appel du pr?sident Felix Tshisekedi pour ?des partenariats solides et ?quitables ? l??chelle internationale. La coop?ration ne doit pas prendre la forme d?aum?ne mais de collaboration strat?gique, durable et gagnant-gagnant?.Le mercredi 22 janvier 2025, Felix Tshisekedi s?est exprim? devant un parterre de 5000 personnalit?s, parmi lesquelles des patrons des multinationales, des repr?sentants d?organisations internationales et la soci?t? civile, des investisseurs, des d?cideurs politiques et des partenaires multilat?raux, ? des fins de marketing. Etant attendu que le Forum ?conomique mondial est connu pour ?tre un haut lieu de lobbyisme et des affaires. ?Cette initiative va bien au-del? de la simple conservation environnementale. Elle constitue une strat?gie globale pour revitaliser notre ?conomie, renforcer nos communaut?s locales et promouvoir une paix durable dans notre province orientale longtemps touch?e par la pauvret?, les conflits arm?s et l?instabilit?. Ce projet am?liorera la vie de plus de 31 millions de personnes, prot?gera pr?s de 108 000 km2 de for?t vierge et cr?era plus de 500 000 emplois dont au moins 20 000 sp?cifiquement d?di?s aux jeunes hommes et femmes d?mobilis?s de groupes arm?s?, indique Felix Tshisekedi. Le Couloir vert Kivu-Kinshasa est lanc? l?an dernier par le gouvernement RD Congolais dans le but de transformer des zones conflictog?nes en p?les ?conomiques; tout en s?appuyant sur l??co tourisme et le d?veloppement de centrales hydro?lectriques, solaires et ?oliennes. ?En rempla?ant les activit?s illicites par des chaines de valeur agricoles et min?rales durables, nous ?rigerons une ?conomie respectueuse de l?humain et de la nature. Il s?agit d?un droit fondamental et d?une solution pragmatique pour ?radiquer les revenus ill?gaux qui financent les conflits dans l?Est de la RDC, o? trois d?cennies de guerre ont injustement ?t? la vie ? plus de 6 millions de nos compatriotes. Cette trag?die est une menace globale. Si nous ?chouons ? prot?ger nos for?ts, c?est l?avenir de la plan?te qui sera compromis. Cette transition repr?sente ? la fois un d?fi et une opportunit? que nous sommes d?termin?s ? saisir?, mart?le-t-il.Au d?tour du parc de Virunga ? l?Est de la RDC, des for?ts de l?Ituri, du fleuve Congo et Kinshasa, les infrastructures routi?res attach?es au Couloir vert Kivu-Kinshasa permettront d?assurer la s?curit? alimentaire des populations. Ceci, au travers de l?acheminement d?une tonne de nourriture du Kivu vers Kinshasa chaque ann?e, informe la pr?sidence de la R?publique. Louise Nsana

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S?rie sur les h?ros africains?: Patrice Lumumba, le Congo d?abord?

M?me devant la mort, Lumumba se montra digne et courageux comme en t?moigne la lettre qu?il adressa ? son ?pouse Pauline. En voici un extrait: ?Mort ou vivant, libre ou en prison par ordre des colonialistes, ce n?est pas ma personne qui importe. Ce qui est important, c?est le Congo, notre peuple pauvre dont l?ind?pendance a ?t? transform?e en cage, avec des gens qui nous regardent de l?ext?rieur des barreaux, parfois avec une compassion charitable, parfois avec joie et plaisir.  Lumumba, en mettant Mobutu ? c?t? de lui, fit-il preuve de na?vet?? Eut-il eu tort de lui faire confiance? Avant de rendre l??me, regretta-t-il de l?avoir nomm? chef d??tat-major de l?arm?e congolaise et d?avoir fait appel aux Nations Unies? Quelles pens?es avait-il quand Mobutu le fit arr?ter en d?cembre 1960 et le livra en janvier 1961 aux rebelles katangais de Tshombe qui l?assassineront le 17 janvier ? Elisabethville (aujourd?hui Lubumbashi)? On ne le saura jamais. La seule chose certaine, c?est qu?il n?aura gouvern? le Congo que durant trois mois, ce que C?saire appelle une saison (cf. ?Une saison au Congo?). Mais cette saison est probablement la plus importante, celle dont les Congolais se souviendront toujours. Pourquoi? Parce que, le 30 jour 1960, Patrice Emery Lumumba, dont la fin ressemble ?trangement ? celle du roi Christophe, avait prononc? un grand discours, avait eu des mots forts. Il disait, par exemple, que le Congo traiterait d?sormais avec ?la Belgique, pays ami, d??gal ? ?gal?, que ?c?est par la lutte que [l?ind?pendence fut] conquise, une lutte de tous les jours, une lutte dans laquelle nous n?avons m?nag? ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang?. Cette lutte, ?qui fut de larmes, de feu et de sang?, Lumumba pensait que tout Congolais devrait en ?tre fier ?car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin ? l?humiliant esclavage, qui nous ?tait impos? par la force?. Occident Des historiens soutiennent que Lumumba avait sign? son arr?t de mort en s?exprimant de la sorte, que Baudoin, le roi belge, avait per?u son discours comme une humiliation publique. En r?alit?, c?est tout l?Occident que Lumumba s??tait mis ? dos, c?est tout l?Occident qui s?estimait provoqu? et d?fi? en entendant que le Congo voulait traiter sur un pied d??galit? avec l?ancien colonisateur belge car, pour les Occidentaux, le Noir n?est qu?un enfant, un ?tre inf?rieur, un sauvage, etc. Mais l?Occident en voulait-il ? Lumumba, uniquement parce qu?il avait subi un affront le jour de l?ind?pendance du Congo? Non. Il y a d?autres raisons, ? mon avis. La premi?re, c?est que l?Occident ne tol?rait pas la proximit? du Premier ministre congolais avec les communistes. N?oublions pas que, ? cette ?poque, c??tait la comp?tition entre l?Ouest et l?Est. Chacun cherchait ? ?tendre son influence au-del? de ses fronti?res, voulait avoir le maximum de pays dans son camp. La seconde raison est ?conomique. L?Ouest savait d?j? que le Congo poss?dait d?immenses richesses dans son sol et sous-sol. Les ?tats-Unis, la Belgique, la France et leurs alli?s avaient int?r?t ? avoir ? la t?te du Congo leur homme, c?est-?-dire un homme mall?able et corv?able ? merci, un b?ni-oui-oui, un inconscient et un irresponsable, bref un homme qu?ils utiliseraient pour piller les ressources naturelles du Congo. Et Mobutu ?tait celui qui pouvait jouer ce triste r?le. Malheureusement, le r?gne des vendus et des valets n?a pas pris fin avec la mort de Mobutu. Je voudrais le r?p?ter: l?Occident, m?me dans l??glise catholique, n?a jamais aim? les Africains qui refusent de lui ob?ir au doigt et ? l??il. Il a toujours ?t? ? l?aise avec les larbins et aplaventristes, avec les m?diocres, avec les Noirs qui disent du mal de leur continent et des r?sistants africains, avec les Noirs qui ne d?noncent jamais la Fran?afrique.  Fran?afrique De ceux-l?, on est pr?t ? pardonner tous les crimes, p?ch?s, abus et d?rives. J?ai vu comment Engelbert Mveng, Pierre Meinrad Hebga et Jean-Marc Ela furent trait?s par les soi-disant missionnaires europ?ens qui sont au Cameroun: non seulement on disait des m?chancet?s sur eux mais ils n??taient pas autoris?s ? enseigner ? l?universit? catholique d?Afrique centrale. La Compagnie de J?sus et le Vatican ont-ils jamais cherch? ? savoir qui a assassin? le P?re Mveng? J?ai vu ce que l?Occident fit contre Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Ces Occidentaux, qui c?l?brent les r?sistants et insoumis chez eux mais les diabolisent en Afrique, ne pouvaient que d?tester Lumumba qui ?tait ?contre la domination, les injustices et les abus? et affirmait que ?les injustices et l’idiot complexe de sup?riorit? qu?affichent des colonialistes, sont ? la base du drame de l?Occident en Afrique?. Lumumba ne pouvait vivre longtemps parce qu?il d?sirait ?commencer une nouvelle lutte qui va mener notre pays ? la paix, ? la prosp?rit? et ? la grandeur?, parce qu?il avait l?intention de ?faire du Congo le centre de rayonnement de l?Afrique tout enti?re?, parce qu?il r?vait de ?montrer au monde ce que peut faire l?homme noir lorsqu?il travaille dans la libert??. Difficile de ne pas avoir de l?estime et du respect pour cet avocat du mouvement panafricaniste qui soutenait que ?la brutalit?, les s?vices, les tortures ne m’ont jamais amen? ? implorer la gr?ce, parce que je pr?f?re mourir la t?te haute?. Difficile de ne pas admirer cet homme qui voulait, comme les autres membres du groupe de Casablanca (Ghana, Guin?e, Mali, ?gypte, Libye, Tanzanie), une Afrique ayant sa propre monnaie, sa propre banque centrale et sa propre arm?e.  Mobutu Apr?s l?assassinat de Lumumba, le Congo n?a plus jamais connu la paix. C?est comme si une mal?diction pesait sur le pays. Tout le monde sait comment Mobutu termina sa vie: chass? du pouvoir par Laurent-D?sir? Kabila, c?est au Maroc qu?il d?c?da le 7 septembre 1997. C?est l?-bas qu?il fut inhum?. Certains diront que la mani?re dont il traita son bienfaiteur Lumumba ne pouvait que lui attirer une telle fin. Comme quoi, le mal fait au juste ne reste jamais impuni.  M?me devant la mort, Lumumba se montra digne et

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