Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Tchad : trois personnes tu?es lors d’une attaque de Boko Haram dans la province du Hadjer-Lamis

Trois personnes ont ?t? tu?es dans la nuit du 22 au 23 f?vrier par le groupe terroriste Boko Haram dans la province du Hadjer-Lamis, ont rapport? des m?dias locaux. Faisant le bilan de cette attaque, les m?dias locaux ont mentionn? qu’? l’issue de l’attaque men?e par le groupe terroriste Boko Haram au village de Karga, situ? dans la sous-pr?fecture de Karal, on comptait trois personnes tu?es et quatre autres prises en otage. Selon les m?mes sources, cette attaque intervient moins d’une semaine apr?s la fin de l’op?ration militaire de l’arm?e tchadienne dans cette zone, d?nomm?e « Op?ration Haskanite » qui visait ? an?antir Boko Haram. Cette attaque met en ?vidence la persistance de la menace de Boko Haram dans la r?gion du lac Tchad, malgr? les efforts des plus hautes autorit?s tchadiennes, a conclu les sources. N’DJAMENA, 24 f?vrier (Xinhua)

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RDC: suspension temporaire des exportations de cobalt

La R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a annonc? lundi une suspension de quatre mois des exportations de cobalt afin de r?guler l’offre en raison des craintes de surproduction sur le march? mondial. Dans un communiqu?, l’Autorit? de R?gulation et de Contr?le des March?s des Substances Min?rales Strat?giques (ARECOMS), un organisme public d?pendant du minist?re des Mines, a d?clar? que la suspension s’applique ? toutes les op?rations mini?res, dont la production industrielle, semi-industrielle, artisanale et ? petite ?chelle. Une ?valuation sera men?e apr?s trois mois pour d?terminer s’il convient de modifier ou de lever la suspension, selon le communiqu?. L’ARECOMS, cr??e en 2019, joue un r?le cl? dans la gestion et la r?gulation des ressources strat?giques de la RDC, ayant l’objectif de stabilisation du march? et de formalisation du secteur artisanal qui est particuli?rement important dans un pays o? l’exploitation mini?re informelle repr?sente une part significative de l’activit? ?conomique. Selon Global Data, une soci?t? d’analyse de donn?es et de conseil bas?e ? Londres, la production de cobalt de la RDC devrait atteindre 244 kilotonnes en 2024. Le pays est le plus grnd producteur de cobalt au monde, fournissant plus de 80 % de la production mondiale. Le cobalt est une mati?re premi?re essentielle utilis?e dans diverses industries, notamment dans la production de batteries rechargeables pour v?hicules ?lectriques, smartphones et autres appareils ?lectroniques. L’industrie mini?re du cobalt en RDC est principalement concentr?e dans la r?gion du Katanga, o? les op?rations mini?res industrielles et artisanales sont pr?dominantes. KINSHASA, 24 f?vrier (Xinhua)

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??Surmonter les d?fis et les obstacles du vivre-ensemble au Cameroun?: la contribution de la discipline Langues et cultures nationales (LCN) dans les lyc?es et coll?ges du Cameroun.??

Le Cameroun, un pays caract?ris? par une grande diversit? linguistique et culturelle, fait face ? de nombreux d?fis et obstacles lorsqu’il s’agit de promouvoir le vivre-ensemble. En effet, la coexistence harmonieuse des diff?rentes communaut?s ethniques, linguistiques et culturelles n’est pas une t?che facile. Cependant, les langues et les cultures nationales peuvent jouer un r?le crucial dans la surmont?e de ces d?fis. 1. La diversit? linguistique et culturelle du Cameroun Le Cameroun compte plus de 250 langues et plusieurs groupes ethniques, avec deux langues officielles, le fran?ais et l’anglais. Cette diversit? linguistique et culturelle peut parfois engendrer des tensions, des malentendus et des conflits, mais elle repr?sente ?galement une richesse unique. La gestion de cette diversit? requiert une approche inclusive et un respect des particularit?s de chaque groupe. 2. Les d?fis du vivre-ensemble au Cameroun Les d?fis principaux auxquels le Cameroun fait face en mati?re de vivre-ensemble sont : 3. Le r?le des langues et cultures nationales Les langues et les cultures jouent un r?le d?terminant dans la promotion du vivre-ensemble. Voici quelques-unes des contributions possibles des langues et cultures nationales dans ce processus : a. Favoriser la communication et la compr?hension mutuelle Les langues sont des outils essentiels de communication. En encourageant l?apprentissage des langues locales en plus du fran?ais et de l?anglais, le Cameroun faits rapprocher ses communaut?s. Ceci favorise non seulement la communication mais aussi une meilleure compr?hension des valeurs et traditions de chaque groupe. De plus, la promotion des langues locales dans l’?ducation et les m?dias pourrait renforcer la reconnaissance des cultures locales et encourager un sentiment d?appartenance ? la nation. b. Renforcer le respect des diff?rences culturelles Les cultures camerounaises sont riches et vari?es. Chaque groupe ethnique poss?de des coutumes, des danses, des musiques et des arts uniques. En valorisant cette diversit? ? travers des programmes culturels nationaux, des festivals ou des initiatives ?ducatives, le pays encourage non seulement la pr?servation de son patrimoine mais aussi favorise le respect mutuel entre les diff?rentes communaut?s. Par exemple, des festivals culturels qui mettent en valeur la musique, la danse et les traditions des diff?rents groupes ethniques comme le Ngondo chez les sawa et le Nguon chez les Bamoun jouent un r?le cl? dans la r?duction des st?r?otypes et des pr?jug?s. c. Encourager l?unit? dans la diversit? L?un des principes fondamentaux de la politique nationale du Cameroun est l?unit? dans la diversit?. Les langues et les cultures aident ? v?hiculer ce message ? travers des programmes ?ducatifs, des ?v?nements interculturels et des campagnes m?diatiques qui soulignent l?importance de l’unit? tout en c?l?brant les diff?rences. L’utilisation des symboles culturels communs, comme le drapeau, l?hymne national et d?autres ?l?ments culturels partag?s, permet de renforcer ce sentiment d?unit? nationale. d. L?int?gration des langues nationales dans l??ducation L’enseignement des langues nationales dans les ?coles camerounaises jouent un r?le cl? dans la promotion de la coh?sion sociale. En plus d?am?liorer la compr?hension linguistique entre les jeunes g?n?rations, ceci aussi leur permet de d?velopper un respect plus profond pour les valeurs culturelles de leurs pairs.  e. M?diation des conflits ? travers les langues et les cultures Dans certaines situations de conflit, les langues et les cultures sont utilis?es comme un moyen de m?diation. Les leaders traditionnels et culturels jouent souvent un r?le cl? dans la r?solution des conflits au sein des communaut?s. En faisant appel ? ces autorit?s respect?es, les groupes ethniques peuvent trouver des solutions pacifiques aux tensions, en s?appuyant sur les valeurs culturelles communes. 4. Le r?le de la discipline Langues et Cultures Nationales (LCN) La discipline des LCN joue un r?le cl? dans la promotion du vivre-ensemble, car elle permet de valoriser la diversit? culturelle et linguistique tout en encourageant une meilleure compr?hension entre les peuples du Cameroun. Voici quelques contributions possibles de cette discipline : Conclusion Le vivre-ensemble au Cameroun, bien qu’il fasse face ? de nombreux d?fis, peut ?tre consid?rablement renforc? par une gestion proactive des langues et des cultures nationales. Ces derni?res ne sont pas seulement des instruments de communication, mais aussi des vecteurs d’identit? et de coh?sion sociale. L?enseignement des Langues et Cultures Nationales (LCN) au Cameroun est essentiel pour surmonter les d?fis du vivre-ensemble. En mettant l?accent sur la diversit? linguistique et culturelle, cette discipline contribue ? renforcer les liens sociaux, ? pr?venir les conflits et ? encourager une meilleure compr?hension. En valorisant la diversit? linguistique et culturelle, le Cameroun peut b?tir une nation plus unie et plus r?siliente, capable de surmonter les obstacles sociaux, ?conomiques et politiques tout en pr?servant son h?ritage unique. De Jean Herv? NJANGAN NDJEMBA

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Pays africains : ce qui garrotte la croissance

De l?avis de la CNUCED, les faibles niveaux d’internalisation technologique, la r?duction des investissements en recherche et d?veloppement, les co?ts commerciaux ?lev?s, les sources limit?es de capitaux et les faibles capacit?s de production, telles que refl?t?es par une infrastructure ?conomique m?diocre, sont parmi les raisons les plus cit?es pour expliquer le faible degr? d’int?gration des pays africains dans les cha?nes de valeur mondiales. ?Les pays ?conomiquement vuln?rables tombent souvent dans un pi?ge d?instabilit? lorsqu?ils sont frapp?s par des chocs endog?nes, ce qui affaiblit encore leurs capacit?s productives et commerciales et limite leurs perspectives de d?veloppement ?quitable et durable. Cependant, les possibilit?s d??conomies d??chelle et d?expansion commerciale offertes par l?agglom?ration des march?s int?rieurs au sein d?un bloc commercial r?gional pourraient inciter les pays ?conomiquement vuln?rables ? ?tablir des liens plus ?troits avec les pays voisins et ? jeter des bases solides pour un commerce transfrontalier dynamique et des opportunit?s de retomb?es de croissance?. En constatant que les pays africains sont ?conomiquement vuln?rables, le Rapport 2024 sur le d?veloppement ?conomique en Afrique publi? le 10 f?vrier 2025 par la Conf?rence des Nations unies sur le commerce et le d?veloppement (CNUCED) insiste sur des sujets de vuln?rabilit? ?conomique dans les principaux agendas pour le d?veloppement en Afrique. Pour cela, le rapport recense d?abord les causses structurelles et conjoncturelles. Ensuite, il appelle au d?veloppement d?outils permettant d?identifier et de mieux g?rer les situations de vuln?rabilit? en y apportant des r?ponses selon les besoins sp?cifiques du continent. C?est tout le focus du pr?sent zoom. De nombreux pays africains d?pendent beaucoup du commerce international, et en particulier des exportations vers les pays industrialis?s. C?est sans doute le canal qui p?se le plus dans la contagion de la crise ?conomique sous laquelle ploie le continent. La chute des ?changes internationaux est sans pr?c?dent depuis 1930 et le continent africain semble plus touch? que les autres. On peut alors se demander pourquoi les exportateurs africains sont plus vuln?rables aux crises financi?res des pays vers lesquels ils exportent. C?est la question ? laquelle se propose de r?pondre le rapport de la CNUCED. Son diagnostic est clair: ?Les faibles niveaux d’internalisation technologique, la r?duction des investissements en recherche et d?veloppement, les co?ts commerciaux ?lev?s, les sources limit?es de capitaux et les faibles capacit?s de production, telles que refl?t?es par une infrastructure ?conomique m?diocre, sont parmi les raisons les plus cit?es pour expliquer le faible degr? d’int?gration des pays africains dans les cha?nes de valeur mondiales?. Pour la CNUCED, cela indique que les pays de la r?gion n’ont pas ?t? en mesure d’?largir efficacement leurs gammes de produits ? valeur ajout?e ou leurs partenaires, malgr? une augmentation du volume net des biens existants. Plus important encore, cela met en lumi?re une proportion croissante de d?sengagement dans les cha?nes de valeur de certains pays de la r?gion par rapport ? ceux qui y participent, en raison d’une d?pendance accrue vis-?-vis des march?s nationaux et/ou extracontinentaux pour leurs intrants interm?diaires. ?Tandis que la majeure partie des exportations de l’Afrique vers le reste du monde est soit brute, soit semi-transform?e, les produits transform?s et semi-transform?s repr?sentent 61% des exportations intra-africaines et sont plus diversifi?s. Les principaux risques associ?s ? la plupart des r?seaux d’?change de valeur ajout?e ont trait ? l’insuffisance des infrastructures, ce qui accro?t l’impact n?gatif de la distance?, explique l?institution onusienne?, r?v?le le rapport. Or, en capitalisant sur les opportunit?s d’une int?gration r?gionale plus approfondie, les pays africains poss?dent un grand potentiel pour moderniser et diversifier leurs exportations et am?liorer leurs chances d’une meilleure int?gration au march? mondial. Par cette voie, ?on s’attend g?n?ralement ? des cha?nes de valeur r?gionales plus viables et mieux int?gr?es avec une int?gration plus pouss?e, car cela augmente les chances d’un engagement plus rentable dans les r?seaux mondiaux de production et d’approvisionnement pour les pays concern?s?, ?claircit le rapport de la CNUCED. Entre les lignes logistiquesBien que les pays africains aient b?n?fici? d?une r?duction des tarifs gr?ce ? des accords commerciaux bilat?raux et multilat?raux, les barri?res non tarifaires restent ?lev?es dans la r?gion. Au sein des communaut?s ?conomiques r?gionales, les programmes de facilitation des ?changes incluent des initiatives telles que les postes fronti?res uniques, qui visent ? rationaliser et ? simplifier le commerce ainsi que la circulation des biens et des personnes entre pays voisins. Seulement, ?les lacunes dans les principales composantes logistiques ? travers l’Afrique compromettent le potentiel de diversification des cha?nes d’approvisionnement et pr?sentent un risque majeur pour le renforcement de la r?silience?. Bien plus, ?la faible performance de la plupart de ces pays dans l’indice constitue un frein potentiel au d?veloppement de cha?nes d’approvisionnement et de valeur viables dans la Zone de libre-?change continentale africaine?. Bon mais difformeLa forte concentration des march?s d’intrants interm?diaires, la d?pendance marqu?e envers une gamme limit?e de produits d’exportation primaires et la faiblesse des infrastructures ?conomiques limitent leurs capacit?s ? exploiter les avantages comparatifs pour participer de mani?re rentable aux cha?nes de valeur r?gionales et mondiales. De plus, les co?ts commerciaux non tarifaires restent un obstacle majeur ? la circulation des personnes et des biens au sein et entre les communaut?s ?conomiques r?gionales. En moyenne, les co?ts commerciaux non tarifaires repr?sentent pr?s de trois fois la valeur des biens ?chang?s en Afrique, ce qui affaiblit potentiellement la capacit? de la plupart des pays ? participer efficacement aux cha?nes de valeur r?gionales?. Toutes les composantes de l’Indice de D?veloppement des Infrastructures en Afrique de la Banque Africaine de D?veloppement sont faibles dans la plupart des pays africains, ce qui cr?e un obstacle ? la productivit? industrielle et ? la croissance?, analyse la CNUCED. Pourquoi les Fran?ais ont-ils mis trop de temps ? embo?ter le pas aux Am?ricains, Anglais et Canadiens ? Pour certains, la France a du mal ? regarder en face son pass? colonial. C?est le cas de l?historienne fran?aise Christelle Taraud qui explique que l??tat fran?ais a choisi la glorification de la colonisation, le d?ni des crimes et massacres, le r?cit officiel selon lequel la France s?est lib?r?e toute seule de l?occupation nazie entre 1940 et

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Indice de perception de la corruption (IPC) 2024 : la Cemac toujours assise au banquet de la corruption

Les diff?rentes places occup?es par les 6 Etats de l?espace communautaire en disent long sur la pr?gnance du fl?au. 1-Guin?e Equatoriale: Pas brillant et tr?s inqui?tantC?est le type d?appr?ciation qu?on pourrait retrouver sur le bulletin de la Guin?e Equatoriale, concernant son classement ? l?Indice de perception de la corruption 2024. Moins quatre places, pour aboutir au 173e rang mondial sur 180 pays, 38 derri?re le Gabon (135e mondial), et bien loin des autres pays de la zone Cemac les mieux c?t?s ? savoir le Cameroun (140?), la Centrafrique (149?), la R?publique du Congo (151?) et le Tchad (158?). C?est dire! ?Cette baisse est sans pr?c?dent?, pointe l?ONG qui classe d?sormais le pays de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo dans la cat?gorie de ceux ?risquant de perdre le contr?le de la corruption?. Que s?est-il pass?? Selon l?analyse de Transparency International elle t?moigne d?une multiplication des atteintes ? la probit? en Guin?e Equatoriale dans un contexte de r?cession tr?s forte depuis 2023. Selon la Banque africaine de d?veloppement, le PIB ?quato-guin?en s?est contract? de 5,7 % apr?s avoir augment? de 3,7 % en 2022, en raison de la baisse du PIB p?trolier de 12,8 % en 2023 apr?s avoir augment? de 1,7% en 2022. Depuis au moins deux ans dans ce pays, renseigne TI, d?importants revenus p?troliers financent des modes de vie somptueux pour une petite ?lite et la mauvaise gestion des fonds publics et les all?gations cr?dibles de corruption de haut niveau perdurent. Et plus r?cemment encore, le plus ?sale? est survenu avec le scandale politico-sexuel mettant en sc?ne Baltasar Ebang Engonga, directeur g?n?ral de l’Agence nationale d’investigation financi?re de Guin?e Equatoriale, l?organisme en charge de la lutte contre la criminalit? financi?re et la corruption. 2- Tchad: retour sur mai 2024Le rapport 2025 de l?ONG Transparency international attribue au Tchad 21 points sur 100. Le pays pointe ? la 158e place sur 180 pays et territoires ?tudi?s. TI a gard? en m?moire des soup?ons de corruption en marge de la construction du Grand H?tel de N?Djam?na par l?entreprise CFE, et la tentative de r?cup?ration de l?immense cr?ance de l?Etat tchadien pour ce chantier (plus de 50 millions d?euros encore ? ce jour, d?apr?s la soci?t? de construction elle-m?me). Une affaire r?v?l?e par Le Soir, De Standaard et Mediapart au mois de mai 2024, et d?nonc?e aux justices belge et fran?aise par un consultant fran?ais. 3-RCA: au vu et au su de tousSelon TI, la corruption a infiltr? tous les niveaux de la soci?t? centrafricaine, des plus hautes sph?res de l??tat jusqu?aux ?chelons les plus bas de l?administration. Il pointe du doigt un syst?me o? les pots-de-vin sont devenus la norme, o? les d?tournements de fonds publics se font au vu et au su de tous. C?est le cas de la s?rie d?irr?gularit?s relatives au processus de d?p?t des dossiers de candidature pour le recrutement au sein de la Fonction publique en 2024. Face ? ce scandale, les rapports de la Haute Autorit? de la Bonne Gouvernance sont rest?s lettre morte, sugg?rant que certains hauts responsables pourraient avoir int?r?t ? ?touffer ces affaires. TI estime ?galement qu?en 2024, la passation des march?s publics a ?t? l?activit? des pouvoirs publics centrafricains la plus expos?e au risque de corruption. Elle s?est surtout manifest?e par le recours aux dessous de table, des pots-de-vin, des collusions etc. 4- R?publique du Congo: gabelous ?pingl?sAu-del? du niveau institutionnel, la pratique de la corruption se r?pand aussi dans les pratiques quotidiennes, ? travers le paiement de pots-de-vin pour acc?der aux services publics. Parmi les citoyens qui ont sollicit? certains services publics au cours de l’ann?e pr?c?dente, des majorit?s disent avoir d? verser des pots-de-vin pour obtenir un document d?identit? ou l’assistance de la police, ?viter des probl?mes avec la police ou b?n?ficier de services dans un ?tablissement m?dical public. ?Parmi les secteurs qui ont subi de plein fouet la corruption en 2024, il y a la douane qui repr?sente 37%, les march?s publics sont ? 30%, le syst?me judiciaire repr?sente pr?s de 30%. La corruption est devenue end?mique au Congo. Il y a des cons?quences au niveau de la vie des populations, tous les indicateurs sont alarmants, et le niveau de pauvret? est ? 50%?, r?v?le TI-Congo. 5-Cameroun: Glencore toujours en m?moireLe pays de Paul Biya recule selon TI. Malgr? les efforts des autorit?s, il reste encore d?importants efforts ? faire afin de rendre plus efficace la lutte contre la corruption. Le fl?au continue de faire des ravages dans notre soci?t?. D?o? l?augmentation du nombre de d?nonciations re?ues ? la CONAC et qui s??l?ve ? 7 548 pour l?ann?e 2023 contre 7 061 en 2022. Soit une augmentation de 487 d?nonciations en valeur absolue et de 6,45% en valeur relative.Le pr?judice financier subi par l?Etat du Cameroun ? l?issue des missions d?enqu?te de la Conac est quant ? lui ?valu? ? pr?s de 69 290 676 621 F CFA. Entre temps, l?affaire Glencore continue d?influencer le classement du Cameroun sur le fichier de TI. L?ONG a eu ?galement un gros ?il et une grande oreille sur l?avis de la Chambre des comptes de la Cour supr?me. Elle qui avait donn? une opinion d?favorable sur la tenue des comptes publics dans son rapport de 2023 publi? en fin d?ann?e derni?re, d?non?ant au passage une panoplie d?irr?gularit?s. 6- Gabon: avis au CTRIBien que tr?nant comme pays de la Cemac le moins corrompu en 2024, le pays du g?n?ral Brice Oligui Nguema aurait occup? un meilleur classement n?eut ?t? la grosse t?che noire laiss?e par des d?tournements de fonds publics, ? la man?uvre desquels ont ?t? cit?s des responsables de la distribution des produits p?troliers et de la caisse d?assurance maladie. Malgr? la conscience de l?ampleur du probl?me de la corruption dans le pays, la lutte pour l?endiguer ne semble pas ais?e pour les Gabonais. Plus de neuf citoyens sur 10 (91%) affirment qu?ils risquent des repr?sailles ou d?autres cons?quences n?gatives s?ils d?noncent des faits de corruption alors que seulement 9% affirment pouvoir le faire sans peur. Pour TI, si depuis le

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Jeunes dipl?m?s au ch?mage : entre siens et loups

Si la plupart des indicateurs ?conomiques brandis par le pr?sident Paul Biya dans son message ? la jeunesse le 10 f?vrier dernier sont au vert, la r?alit? n?en finit pas d??gorger et d?ensabler plusieurs r?ves. De fa?on insistante, des ?conomistes soulignent le cas des millions de jeunes camerounais vendeurs ? la sauvette. ?Apr?s des ann?es d’?tudes, beaucoup de jeunes se retrouvent confront?s ? une r?alit? implacable: les offres d’emploi sont rares, les exigences des employeurs souvent ?lev?es, et les r?seaux professionnels n?cessaires pour d?crocher un poste demeurent inaccessibles. Ils sont pour la plupart nantis des dipl?mes du secondaire et de l’Enseignement sup?rieur, qui exercent dans ce secteur informel pour r?pondre ? leurs probl?mes existentiels?, expose Denis Zanga, ?conomiste et consultant aupr?s d?un cabinet d?insertion socio-professionnelle des jeunes bas? ? Yaound?. Selon lui, ?cette situation d?sastreuse pr?vaut depuis tr?s longtemps sans qu’aucune politique, aucun plan pour l’emploi, ne soit parvenu ? l’am?liorer?. G?rard, vendeur de chemises de seconde main au lieu-dit Poste centrale t?moigne: ?Nous avons tout essay?, j’ai essay? plusieurs concours au pays, rien ne marche, mes parents sont ? la retraite, il y a urgence aujourd’hui de l’assumer?. Dans un contexte o? le ch?mage des jeunes est un fl?au persistant, le soup?on s’installe ? l’encontre des ch?meurs: font-ils bien tout ce qu’il faut pour s’en sortir, recherchent-ils activement un emploi, veulent-ils vraiment travailler? Si certains per?oivent la vente ? la sauvette comme une forme de r?silience, d’autres affrontent de diverses mani?res cette exp?rience qui prend pour eux des significations contrast?es et y voient un tremplin vers des opportunit?s ?conomiques plus stables. Entre temps, beaucoup sont r?volt?s contre le gouvernement. Ceux-l? sont aux prises avec une col?re assourdissante. ?Malgr? mes comp?tences, je peine ? d?crocher un emploi. Quarante-neuf ans, je commence ? trouver cet ?ge trop vieux. Vous comprenez pourquoi ma confiance s’?tiole, mes amis s’?loignent, mon foyer prend de l’eau. Tout ce dont je r?vais est pass?. Dans cette posture, on a mille combats: Un combat face ? la conjoncture actuelle, un combat face au regard des autres, contre l’image que l’on renvoie, contre soi, surtout?, se lamente Justin, dipl?m? en informatique. Actuellement, il compte sur la cr?ation de march?s encadr?s, la fourniture de formations professionnelles ou l’octroi de micro-cr?dits qui pourraient transformer son quotidien. Marie No?lle Etoungou (stagiaire)

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Cache-nez Plus belle vie ? la morgue

Le commerce de ce gadget s??panouit lors des lev?es de corps. ?Un cache-nez? c’est ce qu?il vous faut pour voir le corps?. Ceux qui vous le disent ? l?entr?e de la morgue sont des enfants et des femmes. Pour eux, la foule immense d?sireuse d’assister ? ces lev?es, constitue un gros march?. Pour la petite Naomi,10 ans, le recul du Covid-19 au Cameroun n?a pas r?ussi ? g?cher la vie du cache-nez. ?C?est ici qu?il se vend mieux?, balance la gamine. Plut?t que d’enlever la tenue de classe, elle met une autre robe au-dessus. Dans le sac de classe, se trouvent des paquets de cache-nez. Pour proposer sa marchandise, la fillette court dans tous les sens ? l?entr?e de la morgue d?Ekounou ?100 – 100 le cache-nez!?. Sa cible: les parents qui viennent d?poser ou retirer un corps. BusinessSelon les dires de Naomie, ses ventes caracolent ? 20 000 FCFA chaque vendredi. Gr?ce ? cette vente de cache-nez, Naomi est un poids lourd ?conomique au sein de sa famille, ?c’est avec la vente des cache-nez que je soutiens ma m?re et ma scolarit? est aussi assur?e?, pr?cise la jeune commer?ante. Pour Augustin, un gar?on d?environ 10 ans, ses gains d?pendent du nombre de d?p?ts et de retraits de cadavres ? la morgue. ?Les jours o? il y a beaucoup de mouvements, je pr?f?re travailler de 8 h ? 12 h, car c?est la p?riode o? il y a le plus de fr?quentation et l?, je vends bien?. Dans cet endroit o? ne grouille pas moins de 20 vendeurs de cache-nez, Suzanne adopte une autre strat?gie pour ?couler ses caches nez: celle des packs. Elle ajoute subrepticement 1 000 FCFA dans la facture des gerbes de fleurs. Une fois la facture pay?e, le client re?oit les 10 cache-nez avec la gerbe. Apr?s cette ?tape, elle explique: ?pour entrer ? la morgue, les militaires exigent le port du cache-nez et nous nous anticipons pour faciliter la t?che?.N’ayant pas le temps de se rendre au march? central de Yaound? pour s’en procurer, Jean, haut cadre dans l’administration publique camerounaise ? la sant? fragile, ach?te ces artefacts de protection ? l?entr?e de la morgue militaire d?Ekounou. ?Je passe fr?quemment par ici pour me rendre au travail. J’ai donc constat? une forte pr?sence des vendeurs de cache-nez. Je ne me suis pas rendu compte que je suis devenu un gros client?, assure Jean.Le fonctionnement est diff?rent du c?t? de l’h?pital Central de Yaound?. L’on retrouve les cache-nez dans n’importe quelle ?choppe, dans les secr?tariats bureautiques et les ?coles de formation environnantes. Georges, un g?rant de secr?tariat, affirme avoir ses meilleures recettes les jeudis et vendredis, jour o? l’on a le plus grand nombre de lev?es de corps. ?Je dois toujours m’assurer que mon stock de cache-nez est en place. Il me faut 10 paquets par semaine?, dit-il. Il renseigne alors qu’il existe tr?s souvent des clashs entre les g?rants et propri?taires de secr?tariat: ?les boss ayant compris qu’il y a beaucoup d’argent dans la vente des cache-nez, cherchent parfois ? contr?ler le business et les g?rants ne l’acceptent pas. Parce que c’est le petit b?n?fice qu’il peuvent avoir?, assure-t-il. Ainsi, si la morgue a ?t? construite pour conserver les cadavres, elle est aussi devenue une opportunit? pour certains de se faire un peu d?argent, profitant des besoins imm?diats des familles endeuill?es. Andr? Gromyko Balla

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Journ?e Internationale de la femme 2025: le pagne se rar?fie

A quelques jours de la c?l?bration, le gadget reste inaccessible du fait de son co?t et de sa disponibilit?. Les astuces se multiplient parmi les femmes. Rose, jeune dame d’environ 35 ans est tr?s remont?e cet apr?s-midi du jeudi 13 f?vrier 2015. Ayant fait le tour des enseignes les plus r?put?es de Yaound?, elle se d?sole: ?Pour trouver le pagne m?me ici c?est compliqu?!?. ?On m’a pourtant rassur?e que les pagnes ?taient d?j? disponibles ? ces endroits. J’y arrive, il n?en est rien?, dit-elle. Sa col?re est d?autant plus vive qu’elle se fait accoster par une dame qui la renvoie chez un d?marcheur. Elle est loin d’?tre un cas isol?. Nombreuses sont les femmes qui veulent arborer ce pagne le jour-J, mais qui sont confront?es ? la raret? et ? la sp?culation. Bernadette, couturi?re, connait aussi le m?me d?sagr?ment. Pour garder la main aupr?s de sa client?le, elle va acheter les tissus ? la place de celle-ci. Dans les grandes surfaces de la capitale, le pagne est absent des ?tals. Pour avoir le nombre de pagnes qu’elle veut, elle doit proposer gros. C’est ? dire acheter le tissu aupr?s des interm?diaires au prix fort. ?Ils vendent le tissu ? 17 000 FCFA alors qu’il doit co?ter 7500 FCFA. Que vais-je dire ? ces dames? Elles me prendront comme une voleuse?, s’insurge la couturi?re. Pour ne pas avoir de soucis de tissus, Angel, institutrice r?cup?re les restes de tissu de cette ?dition, aupr?s de sa belle-s?ur et les adjoint un ? un ? un autre tissu ordinaire. Elle parle de deux tons, ?Je ne complique pas mon 8 mars. Chercher le tissu est trop compliqu?. En plus les deuxi?mes versions ne sont pas souvent de bonnes qualit?s. Mieux j’associe les chutes des femmes qui ont les premiers tissus?, pr?f?re cette enseignante du primaire. L’option de Denise tranche avec la tactique d’Ang?le. M?me si elle aurait souhait? avoir l’?toffe maintenant, elle dit attendre la derni?re semaine pour avoir la robe (Kaba). Selon elle, les derniers jours, on verra les Kaba d?j? confectionn?s. Plus encore, ?les prix seront non seulement r?duit, mais ils seront visibles dans tous les coins du Cameroun. Je ne me g?ne plus lors des 8 mars?, se justifie-t-elle. Andr? Gromyko Balla

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Tony Obam Bikou? : touch?, pas coul?

Pendant qu?une partie de la pi?ce se joue dans les r?seaux sociaux, le capitaine d?industrie, acteur principal oblige les spectateurs enrhum?s ? se moucher. Le chant du cygne et les bruits de la cur?e ont beau couvrir son aura en cette mi-f?vrier 2025, il reste quelque chose du destin de Tony Obam Bikou?: ?tre cit? en exemple par le pr?sident de la R?publique. Obtenir solennellement des galons de capitaine d?industrie, c?est l?exploit accompli pour ce natif du d?partement de l?Oc?an (r?gion du Sud) le 10 f?vrier dernier devant tout le pays. ?Sa place, il a d? la gagner. Un jeune dont le nom orne un discours pr?sidentiel, cela vaut forc?ment une visibilit?, une reconnaissance aupr?s de l?establishment politico-m?diatique national et international. Et par l?, nous voyons un mod?le: celui d?un nouveau tycoon de l?entreprenariat jeune?, r?sume un proche. Bon client m?diatiqueInvit? du magazine Club d??lites sur la cha?ne de t?l?vision priv?e Vision 4 ce 16 f?vrier 2025, Tony Obam Bikou? n’a pas d?rog? ? cette r?putation. Se sachant tr?s regard?, il se pr?sente comme le reflet d’une ?poque qui ?rige le travail et l?endurance comme valeurs premi?res. Et il est tout ? fait clair sur ce point lorsqu?il d?clare ?tre de la trempe de ces grands capitaines d’industrie dont le Cameroun a le secret, voire le monopole. Faisant preuve d?une envie de bien dire des choses d?un bout ? l?autre de son entretien avec le pr?sentateur Bruno Bidjang, Tony Obam Bikou? man?uvre avec finesse pour distraire son image de jeune entrepreneur flamboyant et charismatique, au profit de celle li?e autant ? sa passion pour les affaires et ? une incurable envie de se surpasser h?rit?e de l?enfance. De quel type de ?jeune capitaine d?industrie? Tony Obam Bikou? est-il le nom ? Quels sont les regards qui sont port?s sur lui et de quelle fa?on faut-il le regarder ? R?fl?chir ? ces questions se r?v?le une t?che redoutable, tant l?expression court depuis peu sous la plume des observateurs et des acteurs de la vie ?conomique, des journalistes, des influenceurs et autres biographes de toutes les farines. De l?, il est sans doute opportun de rappeler la carte de visite de l?homme. Grand Prix ?Agri-d?Afrique?; Prix de l?Excellence Manag?riale 2023; tout-premier b?n?ficiaire du Programme triennal sp?cial jeunes; ambassadeur du Youth Connect; Mascotte nationale du patriotisme et du civisme; tout premier Coordinateur de la ceinture agricole autour de la ville industrialo-portuaire de Kribi; porte-fanion du Programme de r?volution agricole du pr?sident Paul Biya; tout-premier pr?sident national de l?Association nationale des acteurs de la fili?re banane-plantain du Cameroun; directeur g?n?ral et PCA de plusieurs soci?t?s; d?fenseur des grandes causes morales comme la solidarit?? ?C?est long comme le bras?, soupire l?une de ses connaissances. Et au concern? de le confirmer ce 16 f?vrier 2025 sur le plateau d?Actualit?s Hebdo diffus? sur la CRTV: ?Tony Obam est dans est dans l?incubation, Tony Obam est dans l?immobilier, Tony Obam est dans la production du poulet, Tony Obam est dans l??v?nementiel, Tony Obam est dans le Centre d?incubation de r?f?rence internationale FBPC de Kribi ? Mb?b??. Comp?tencesEn tout cas, Tony Obam Bikou?, du haut de sa stature passe-partout, g?re au quotidien l?extraordinaire champ de complexit?s et de coups qui entoure un tel profil. Certains le consid?rent m?me comme un ma?tre dans l?art de faire converger vers lui diff?rents acteurs pour mieux ma?triser des contraintes bien souvent divergentes pour ses affaires. D?autres disent qu?il ?uvre inlassablement ? la recherche de consensus. D?autres encore, le plus souvent, confinent son nom dans des m?taphores: ?homme aux mille vies?, ?entrepreneur conqu?rant qui sait se mettre dans la poche de l?establishment politico-diplomatico-?conomique?. Et il y en a qui, pour parler de Tony Obam Bikou?, font fleurir sa vision, sa passion, son sens de l??coute. ?Bref, un homme qui, loin des t?tonnements strat?giques, sait fa?onner et r?inventer continuellement autant les ressources mobilis?es que les opportunit?s saisies?, r?sume le journaliste Z?phyrin Koloko, l?un de ses amis. Et Armelle Kenmogne (ing?nieur commerciale bas? ? Douala) d?appuyer: ?Tony, c?est un ensemble de comp?tences reposant sur la mobilisation de ressources ? port?e de main, la recombinaison des ressources vers de nouveaux buts, la capacit? ? d?nouer une situation et la facilit? ? lever des contraintes importantes dans un contexte de ressources financi?res limit?es?. Le cr?dit que l?on accorde ? ce qui est ainsi dit tient sur le fait que Tony Obam Bikou? est d?sormais ? la t?te d?immenses capitaux, gr?ce ? la fili?re banane-plantain. Au sein de celle-ci, il a conduit lui-m?me un parcours exceptionnel dont les p?rip?ties font aujourd?hui l?objet d?une mise en r?cit exploitable. ?Lorsque le pr?sident de la R?publique demande de s?inspirer d?un parcours, c?est clair que ce parcours est positif et inspirant?, postule le ministre Gr?goire Owona. ?Tony Obam Bikou? fait partie de ces jeunes Camerounais ? l?esprit primesautier qui ont tr?s vite saisi les opportunit?s qu?offrent la terre et la transformation des produits de la terre. N?est pas agro-industriel qui veut, mais est agro-industriel qui peut. Et, il est de notori?t? publique que le Pr?sident National de l?Association nationale des acteurs de la fili?re banane-plantain au Cameroun, s?illustre brillamment dans ce secteur pour lequel il a consacr? sa vie?, ?crit Z?phyrin Koloko. Mise au pointDans ce cas, Tony Obam Bikou? est ce jeune qui, depuis la vingtaine, s?est propos? de tailler ? sa mesure la conception ang?lique, mais inop?rante que l?on se fait encore de l?entrepreneur dans le monde acad?mique. ?Il est l?incarnation de la pratique des affaires?, souligne Armelle Kenmogne. Et dans la ?pratique des affaires? justement, il y a des hauts et des bas. A en croire Gr?goire Owona, il n?est pas commode de se r?fugier dans des poncifs par paresse intellectuelle. Plus clairement: ?Ne vous braquez pas sur les incidents de parcours consubstantiels ? toute vie d?entrepreneur, mais sur l?ensemble et sur les r?sultats obtenus et ? venir?. Plus clairement encore, il n?y a pas lieu de consid?rer que les conditions d’un d?p?t de bilan ?taient r?unies autour de l?empire du pr?sident national de l?Association nationale des acteurs de

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Edouard Epiphane Yogo : ?Une n?gociation entre la RDC et le M23 pourrait reporter le probl?me sans le r?soudre d?finitivement?

Le politologue et chercheur principal au Bureau des ?tudes strat?giques (BESTRAT) soul?ve les r?sultats mitig?s que pourrait produire un dialogue entre Kinshasa et le Mouvement du 23 mars (M23), avec un risque d?effet boule de neige sur d?autres groupes arm?s. Les r?cents sommets r?gionaux et la session extraordinaire du Conseil des droits de l?Homme de l?Onu sur la situation en RDC nous ont-ils conduits ? une ?volution dans la recherche de la paix ? l?Est de la RDC?Les r?cents sommets r?gionaux et la session extraordinaire du Conseil des droits de l?Homme de l?ONU sont des initiatives importantes dans la recherche de la paix ? l?Est de la RDC. Cependant, de d?fis majeurs persistent quant ? la mise en ?uvre effective des r?solutions adopt?es. La r?union conjointe des chefs d??tat de la Communaut? des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communaut? de d?veloppement de l’Afrique australe (SADC) du 8 f?vrier 2025 a permis d?unifier les approches diplomatiques en consolidant les processus de Luanda et de Nairobi. L?appel ? un cessez-le-feu imm?diat, au retrait des forces ?trang?res non invit?es et ? la s?curisation des zones strat?giques comme Goma constitue un signal fort de l?engagement des ?tats voisins ? ?uvrer pour la stabilit? de la r?gion. Toutefois, la viabilit? de ces engagements d?pendra de la volont? r?elle des parties prenantes ? respecter les accords conclus et ? ?viter toute interf?rence ext?rieure susceptible de raviver les tensions. Parall?lement, la session extraordinaire du Conseil des droits de l?Homme de l?ONU du 7 f?vrier 2025 a mis en lumi?re la dimension humanitaire et les violations des droits de l?homme commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La cr?ation d?une commission d?enqu?te ind?pendante pour documenter ces exactions et exiger des comptes aux auteurs des crimes est une avanc?e significative. En condamnant le soutien militaire ?tranger aux groupes arm?s, notamment le M23, l?ONU a renforc? la pression internationale sur les acteurs impliqu?s et r?affirm? la n?cessit? d?un acc?s humanitaire sans entrave pour les populations affect?es. Cependant, le succ?s de cette d?marche repose sur la coop?ration des ?tats concern?s, en particulier le Rwanda, dont l?implication dans le conflit reste une source majeure de tension diplomatique. Ces initiatives montrent une prise de conscience accrue et une volont? d?agir, mais restent des ?tapes pr?liminaires dans un processus de pacification exigeant des efforts soutenus. Leur efficacit? d?pendra du suivi rigoureux, de la sanction des violations et de la mise en ?uvre effective des d?cisions. Bien qu?encourageants, ces d?veloppements ne garantissent pas encore la paix ? l?Est de la RDC, qui demeure un d?fi ? long terme n?cessitant une mobilisation continue au niveau r?gional et international. Y-a-t-il dans le fond une r?elle ?volution du dossier depuis la tenue du mini-sommet de la paix ? Luanda le 23 novembre 2022 ; qui pr?nait l?usage de la force en cas de refus du M23 de se d?sengager et de lib?rer les territoires occup?s ? compter du 25 novembre 2022?Depuis le mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022, qui avait fix? un ultimatum au M23 pour son retrait des territoires occup?s sous peine d?intervention militaire, l??volution du dossier reste mitig?e. Si cette rencontre marquait un tournant en pr?nant une approche plus ferme ? travers l?usage de la force en cas de non-respect des engagements, les dynamiques sur le terrain n?ont pas n?cessairement suivi les r?solutions annonc?es. Certes, des retraits symboliques ont eu lieu ? certaines p?riodes sous une pression diplomatique, mais le M23 a continu? ? mener des offensives et ? occuper des zones strat?giques, notamment autour de Goma, rendant l?application effective des d?cisions prises ? Luanda particuli?rement complexe. L?un des principaux obstacles ? l??volution du dossier r?side dans le manque d?une r?ponse militaire coh?rente et coordonn?e contre le M23. Malgr? l?annonce d?une intervention militaire en cas de refus du d?sengagement, les forces r?gionales de l?EAC ont ?t? d?ploy?es tardivement et avec des mandats ambigus, ce qui a r?duit leur efficacit?. Par ailleurs, la mont?e en puissance des forces de la SADC et l?implication plus marqu?e de cette organisation ? partir de 2024 ont red?fini les ?quilibres strat?giques, notamment avec l?envoi de troupes angolaises, sud-africaines et tanzaniennes en appui aux FARDC. Cette nouvelle dynamique a renforc? la pression sur le M23, mais n?a pas suffi ? inverser le rapport de force sur le terrain. Sur le plan diplomatique, la r?union conjointe de l?EAC et de la SADC du 8 f?vrier 2025 marque une volont? de relancer une approche concert?e face au blocage du processus de Luanda. L?unification des cadres de n?gociation, jusque-l? fragment?s entre les initiatives de Nairobi et de Luanda, pourrait permettre une meilleure efficacit? diplomatique et militaire. De m?me, la condamnation du soutien ?tranger au M23 lors de la session extraordinaire du Conseil des droits de l?homme de l?ONU du 7 f?vrier 2025 constitue une ?volution notable, en ce qu?elle place la question sous une attention internationale plus soutenue. Toutefois, malgr? ces avanc?es diplomatiques et les ajustements militaires en cours, la situation s?curitaire ? l?Est de la RDC demeure instable. Le M23 conserve des positions strat?giques, et la persistance de l?implication du Rwanda, bien que de plus en plus d?nonc?e, continue d?alimenter les tensions. L??volution du dossier depuis Luanda est donc contrast?e : bien que des m?canismes de pression aient ?t? renforc?s, leur mise en ?uvre sur le terrain reste encore incompl?te et tributaire des rapports de force r?gionaux et internationaux. Peut-on s?attendre ? ce que le pr?sident Felix Tshisekedi se r?solve ? un dialogue avec le M23, selon les recommandations de l?UA, l?ONU, la SADC et la CAE? Y?aurait-il des b?n?fices ? tirer d?un tel dialogue pour la RDC quand on connait la longue histoire entre les deux parties?L?hypoth?se d?un dialogue entre l?Etat et les groupes rebelles est propre aux pays fragiles comme la RDC. Cependant, bien que pr?conis?e par l?UA, l?ONU, la SADC et la CAE, un dialogue entre le pr?sident F?lix Tshisekedi et le M23 demeure hautement controvers?e et difficilement envisageable ? court terme. Depuis le d?but de son mandat, Tshisekedi a adopt? une posture

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