Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Oser quitter les sentiers battus

?Nous allons provoquer l?effondrement de l??conomie russe ? travers les sanctions ?conomiques?, pr?disait arrogamment un certain Bruno Le Maire. C??tait le 1er mars 2022. Il n?est pas inutile de rappeler que, avant d?aller ? la soupe, Le Maire avait violemment ?trill? Emmanuel Macron, consid?rant celui-ci comme un homme sans projet parce que sans conviction. Mais l??conomie russe s?est-elle effondr?e? La v?rit? est que la Russie n?a jamais gagn? autant d?argent que durant les fameuses sanctions.La v?rit? est que le gaz am?ricain transport? par bateaux co?te aujourd?hui plus cher ? l?Europe que le gaz russe qui ne traverse plus le territoire ukrainien.La v?rit? est que le pays de Macron a ?labor? et adopt? dans la douleur le budget 2025. La v?rit? est que Trump a ?cart? les Europ?ens des discussions sur l?Ukraine.Comme si cela n??tait pas suffisant, JD Vance, le vice-pr?sident am?ricain, affirmait ? la 61e conf?rence de Munich sur la s?curit?, le 15 f?vrier 2025, que la libert? d’expression ?tait en recul et en danger en Europe o? les citoyens sont de plus en plus surveill?s et musel?s par leurs dirigeants. Qui ne se souvient en effet de la fermeture sans autre forme de proc?s de « Russia Today » et de « Sputnik?? Les pr?tendus pays d?mocratiques avaient rendu les m?dias russes inaccessibles parce qu’ils voulaient nous emp?cher d?entendre un autre son de cloche sur l?Ukraine. Qui ignore que ce sont les dictateurs et esclavagistes europ?ens qui sont intervenus aupr?s du patron de Facebook pour restreindre la visibilit? de nos messages sur ce r?seau social?En tous les cas, ces fieff?s menteurs et pseudo-d?fenseurs des droits de l?homme ont trouv?, cette ann?e, un homme qui est d?cid? ? leur mener la vie dure et ? mettre fin ? leurs conneries. On peut ne pas approuver certaines annonces de Trump comme l?id?e d?envoyer les Palestiniens en ?gypte ou en Jordanie pour prendre le contr?le de la bande de Gaza mais comment ne pas se r?jouir que le successeur de Joe Biden soit en train de remettre les Europ?ens ? leur place? Qui se plaindrait des humiliations qu?il a commenc? ? infliger aux ridicules gueulards de l?Europe?Les Africains devraient profiter du retour de Donald Trump au pouvoir pour s’?manciper totalement de ces gens sans foi ni loi. ? mon avis, ce n?est plus le moment de tergiverser ni de se demander si une seconde chance peut ?tre accord?e ? la France dont la pr?sence ne nous a apport? que mis?re, d?solation et mort. Il s’agit plut?t de fermer certaines portes, de laisser partir les moments qui ont atteint leur fin. Nous devons nous dire que ce qui est arriv? est arriv? et que le moment est venu de l?cher prise, de rompre les amarres car il serait absurde de maintenir des liens avec ceux qui n’ont jamais montr? qu’ils souhaitaient ?tre li?s ? nous. S’il est av?r? que la gr?ce de Dieu passe mais ne repasse pas, alors les autres pays africains doivent mettre ? profit la Pr?sidence de Trump pour oser quitter les sentiers battus et se r?inventer comme le Mali, le Burkina et le Niger sont en train de le faire. Jean-Claude Dj?r?k?

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Yaound?: Il pleut des larmes?de pluie

A certains endroits de la capitale, le ciel est tomb? sur la t?te de quelques promoteurs de petites affaires. Ce vendredi matin Fortune, jeune m?re habitant le quartier Barri?re ? Yaound?, maudit le ciel face ? son poulailler ravag? par la pluie de la veille. ?C?est 35 poules et coqs du village, d’une valeur de plus de 700.000 FCFA, qui sont partis?, ?value-t-elle. Et cette ?norme perte tombe au moment de liquider une commande de 7 poules faite par un naturopathe. ?Qu’est-ce je vais dire ? mon client? Et comment je fais pour honorer les autres commandes??, s’interroge la dame en sanglots. Elle qui donne les poussins aux autres est d?sormais oblig?e de redemander la souche puisqu?il ?faut au moins 3 ans pour reconstituer un tel poulailler?.Autres endroits Ina, ressortissante de la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, a perdu son espace de vente de Bili – Bili (breuvage traditionnel de l?Extr?me-Nord du Cameroun fait ? base de ma?s). La faute au vent pluvieux du jeudi 20 f?vrier 2025, qui a emport? le hangar nouvellement construit. ?J’inaugure mon petit bar le 11 f?vrier, en moins de dix jours, tout est parti. C’est quelle malchance?? Pour autant, la commer?ante ne se d?courage pas. Sa capacit? de r?silience est dop?e par l’enthousiasme qu’elle affiche pour remettre sur pied sa structure. Cette apr?s-midi du vendredi 21 f?vrier, elle d?barque avec des t?les neuves. Elle veut voir son ?affaire? red?marrer. ?Mes clients ne doivent pas chercher o? boire le Bili – Bili?, confie- t-elle aux personnes venues voir ce qui s?est pass?. A Nkongoa, ?Main coup?e? le Burundais et Yves le charpentier d?montent la toiture qui prot?ge le conteneur de sa compagne. ?L?eau de pluie stagne au-dessus du conteneur et s’infiltre dans la boutique?, dit-il. Les d?g?ts sont importants: alv?oles d’?ufs, trois sacs de farine, de sucre et de lait en poudre sont tremp?s. C’est avec une mine grave que ces ressortissants Burundais parlent des pertes de leur boutique. Selon ?Main coup?e?, ?les pertes financi?res sont de 600.000 FCFA au minimum?. Pour ne pas subir les m?mes d?sagr?ments, Yves le technicien ?tablit des besoins de l?ordre de 300.000 FCFA. Andr? Gromyko Balla

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Pass? colonial de l?Afrique et ?conomie in?galitaire : lourd tribut pour l?Afrique

Les lacunes des syst?mes ?conomiques, juridiques et judiciaires mis en ?uvre ? l?aune des orientations des supers puissances ne sauraient ?tre d?un grand b?n?fice pour l?Afrique. La r?alit? est mise en exergue dans le cadre des assises de pr?sentation de la Nouvelle pens?e africaine. Le probl?me des r?parations li?es ? l?esclavage et la colonisation devient in?vitable en Afrique. Alors que pour certaines communaut?s hors du continent la question est r?gl?e depuis des d?cennies, le continent noir peine ? se faire r?tablir dans ses droits. Une dynamique a lieu ces derni?res ann?es; en France notamment, o? la d?classification des archives a permis de donner de la vigueur aux travaux de recherche sur le pass? colonial des territoires jadis annex?s par la France. Les premiers r?sultats de ces travaux de recherches sur la p?riode 1945-1971 sont disponibles au Cameroun, o? une commission mixte franco-camerounaise a ?t? constitu?e ? cette fin sous l??gide de Paris. Et comme pour en acc?l?rer les processus similaires sur l?ensemble du continent, l?Union africaine a donn? de sa voix au concert des revendications le 15 f?vrier dernier, ? l?occasion du 38e sommet organis? sur le th?me: Justice pour les Africains et les personnes d?ascendance africaine par le biais des r?parations. La d?marche souscrite par l?institution continentale pour parvenir ? cet id?al consiste ? la fois ? des compensations financi?res et des politiques de r??quilibrages ?conomique, ?ducatif et social. L?id?al de justice recherch?e laisse cependant des doutes, notamment chez le Professeur gabonais Gr?goire Biyogo, de l?universit? panafricaine de la renaissance de Paris. ?Qui dit le conflit? Qui le d?dit? Qui met un terme au conflit? C?est celui qui a la puissance technologique. On voit bien ici que ce n?est pas n?cessairement la conception intrins?que de la justice que nous d?ployons?, ?nonce-t-il. Lire aussi : Depuis Yaound?: la Pens?e africaine se r?ajuste Pour ce dernier, la justice ? laquelle a droit l?Afrique reste sous le contr?le de l?Occident qui d?tient toujours sous sa coupe une partie des archives. ?J?ai appris qu?une communaut? d?historiens venaient au Cameroun pour r??crire la m?moire d?un acte inaudible. Comment peut-on penser que pour redire cet acte abominable, un regard ext?rieur puisse un tant soit peu ?tre pr?sent. Il s’agit de dire l’une des plus hautes abominations des temps coloniaux et aujourd’hui les chercheurs doivent automatiquement poser l’?quation d?s que l’abomination est ?tablie. Il faut donner sa traduction juridique et judiciaire. Et eux en arrivant ici ont pour objectif pr?cis d’anticiper pour amoindrir les enjeux judiciaires. Or, amoindrir la gravit? judiciaire c’est toujours aggraver l’horreur de la port?e financi?re de cette abomination, de cette infamie?, expose-t-il au rang des injustices et in?galit?s subies par l?Afrique dans sa position d?inf?riorit?. Il ?tend cette r?alit? aux aspects ?conomiques qui lient le continent au reste du monde; alors m?me que la voix de la mondialisation s?est impos?e ? l?Afrique, sur fond d?esp?rance de retomb?es positives. ?L??conomie mondiale ne se soucie pas d’?quilibrer, de redistribuer les richesses, les trouvailles. Or, le 20eme si?cle nous racontait qu’il avait fait un bond dans la conception unitaire de l’habitation du monde. On parlait du village-monde. Mais on avait compris que chaque ?conomie tient d’abord ? sup?rioriser sa partie et non pas ? redistribuer pour que le village-monde soit moins paup?ris?, soit une autre chose dans son unit?, dans sa multiplicit?. D’o? cette exigence que nous avons de repenser et de red?finir ce soi. Deuxi?me topique, les r?appropriations de soi. Il est donc important de comprendre que le premier enjeu qui est le n?tre, qui se dresse devant nous comme un geyser, c’est l’autod?finition de soi. Non pas un soi extatique, contemplatif, mais un soi ouvert?, souligne le scientifique, abordant l?int?r?t de la Nouvelle pens?e dont il est l?un des d?positaires. Le proc?d? conduisant ? cette finalit? ne semble cependant pas de tout repos tant l?ali?nation d?nonc?e est profonde. ?Depuis les traites n?gri?res, vous voyez comment ?a fonctionne, comment l’esclavage nous a d?sincarn?s totalement, puis la colonisation, et aujourd’hui, le n?ocolonialisme, nous n’avons pas de descriptions pertinentes de soi. Elles sont biais?es, elles sont d?pr?ci?es. Il nous faut nous red?crire autrement. Avec un horizon possible, capable de d?gager autrement ce qu’est l’homme, ce qu’est la pens?e, ce qu’est vivre ensemble, ce qu’est la relation ? la nature, ce qu’est la relation ? l?environnement?, d?clare-t-il avant d?appeler ? une refonte des relations commerciales entre l?Afrique et l?Occident. Louise Nsana Une mission pour les prochaines g?n?rations La jeunesse (actuelle et future) est appel?e ? perp?tuer la Nouvelle pens?e africaine dans les faits, gr?ce au d?veloppement des qualifications, savoirs et comp?tences. Relancer l?Afrique alors que tout semble jouer en d?faveur de l??mergence du continent. Tel est le mandat dont est investie la jeunesse du continent face aux contexte politique, macro?conomique en d?gradation. Et pour y arriver, l?universitaire C?cile Dolisane Ebosse appelle la jeunesse ? tenir le flambeau du savoir, via l??ducation. ?Th?ophile Obenga demande aux jeunes africains de s’inscrire dans la connaissance, et d’avoir le d?fi de la connaissance. Donc, la connaissance qui permet justement d’appr?hender les situations, d’appr?hender l’environnement, d’appr?hender l’ensemble des outils qui permettent de transformer son discours?, mart?le-t-elle. Le challenge pour les g?n?rations futures ? son sens consiste ? sortir de la diplomite pour progresser vers l?innovation, la cr?ation et le d?passement de soi. En termes de savoir, rappelle-t-on ? Yaound?, toutes les disciplines se valent. ?Voil? les grands d?fis exprim?s ? travers cette revue. Qui repr?sentent une manne d?opportunit? pour les jeunes g?n?rations qui devraient ?voluer d?sormais entre l’afrocentrisme et l’afro futurisme?, indique C?cile Dolisane Ebosse.La recherche du savoir ici pr?n?e touche la dimension plurielle des avoirs acad?miques et professionnelle que des aspects culturels sp?cifiques ? l?Afrique.?Donc, toutes les disciplines, les humanit?s, les sciences sociales et les exp?rimentales doivent se conjuguer, se croiser et s’encroiser. En r?cup?rant l?intelligence ancestrale, cela nous permet d’agir sur certains probl?mes contemporains. Comment cette intelligence ancestrale informe les questions sur le changement climatique ou sur le d?fi de l’intelligence artificielle?, questionne la savante qui rappelle dans la foul?e que la mission attendue de la jeune g?n?ration sera

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Depuis Yaound?: la Pens?e africaine se r?ajuste

Au commencement Il y a 28 mois, en octobre 2022, le monde entier vibrait au rythme des ?chos d?une conf?rence internationale organis?e au palais des Congr?s de Yaound? par le Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola). In?dites, les assises travaillaient pour une nouvelle pens?e africaine. Les statistiques de pr?sence donnent ? constater une participation de pr?s de 1400 personnes venues des quatre coins de la plan?te et de plusieurs horizons scientifiques, disciplinaires et culturels. Les travaux furent sanctionn?s par la d?claration du 28 octobre 2022; qui porta sur ses fonds baptismaux un v?ritable mouvement aux contours plan?taires baptis?e Nouvelle pens?e africaine. La d?claration de Yaound? recommandait notamment de densifier la r?flexion engag?e, d?en ?largir les termes de r?f?rence, de diss?miner les r?sultats des recherches, d?organiser leur application en multipliant les partenaires, les acteurs et les synergies; d?en g?n?raliser les pratiques afin de doter l?Afrique et le monde d?une impulsion intellectuelle soutenue, capable de structurer ses r?volutions silencieuses et de porter ses projections de changements transformationnels dans tous les domaines de la vie. Ensemble, les participants missionn?rent le Cerdotola ? mettre en place un outil et un vecteur conceptuel enti?rement d?di? ? la renaissance africaine au sens le plus fort et le plus int?gral. En d?autres termes, ils invitaient ? capitaliser les id?es, les actions et les projections ?parses dans diverses initiatives pour r?inventer l?Afrique par les Africains du continent et de la diaspora. Un certain nombre de t?nors se rang?rent imm?diatement en ordre de bataille pour faire avancer cette ?uvre collective pharaonique appelant d?urgence la mobilisation permanente de l?esprit et du g?nie africain, cl?s indispensables pour que cette ?volution soit consolid?e de mani?re efficace et inclusive. Cette histoire, racont?e par le Pr Charles Binam Bikoi le 19 f?vrier 2025, a pr?c?d? la pr?sentation de la Revue internationale des sciences, cultures et patrimoines ?Nouvelle pens?e africaine? dont la pr?sente production ?ditoriale fait l??conomie. Louise Nsana L?Afrique prend son destin en main. Les signes avant-coureurs de cet aboutissement se profilent progressivement. Le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont ouvert le bal en cr?ant une s?paration profonde et sans pr?c?dent avec la France. Avant eux, le pr?sident Paul Biya du Cameroun mettait un terme ? certains accords historiques secrets avec le colonisateur d?antan. Comment passer sous silence la verve de plusieurs chefs d?Etats africains face ? ?l?attitude m?prisante? du pr?sident Emmanuel Macron en janvier dernier. Tout cela est de bons augures pour d??minents savants africains. R?unis ? Yaound? le mercredi 19 f?vrier 2025, sous l??gide du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola), une vingtaine d?intellectuels profilent une pens?e africaine d?tach?e des th?ories dites dominantes sous lesquelles le continent a longtemps ploy?. La Revue internationale des sciences, cultures et patrimoines sur la ?Nouvelle pens?e africaine?, parue la semaine derni?re en premier num?ro, en trace le sillon. ?En ce qui concernent les enjeux, ils sont les m?mes que ceux pour lesquels le Cerdotola a convoqu? et convoquera d?sormais la convention de la Nouvelle pens?e africaine. A savoir: outiller l?Afrique de la nouvelle dynamique conceptuelle th?orique et in-th?orique afin de soutenir les projections de transformation et les orientations des actions indispensables pour faire face aux d?fis du 21e si?cle qui commencent ? ressembler ? un si?cle du retour ? la loi du plus fort. Ces d?fis tournent autour de la transition de puissance, pour ceux qui exercent la puissance, et de la construction de la puissance?, souligne Charles Binam Bikoi, directeur de la revue. D?construction et constructionLes ?lites intellectuelles du continent et de la diaspora s?engagent ? la d?construction – construction. Autant dans l?esprit de la loi, qui a permis de fa?onner des si?cles de d?pendance aux puissances mondiales, que dans le pragmatisme d?une action visant ? faire renaitre l?Afrique ? partir de ses cendres.?Les histoires de la proclamation des ind?pendances, l?organisation de l?unit? africaine et les droits des afro-am?ricains ont ?t? suivies par une ?clipse. Cette ?clipse s?est caract?ris?e par une atomisation nationaliste, individualiste, ?conomiciste, endog?n?iste violente et partisane de la pens?e. C?est ainsi que la pens?e africaine a sombr? dans une quasi-absence de mouvements cons?quents d?id?es et de cr?ativit?. Qui mettra en doute que les d?cennies perdues pour le d?veloppement pass?es sous la dictature exog?niste de l?ajustement structurel auront ?t? les manifestations de la r?cession de la pens?e?, questionne le Pr Charles Binam Bikoi. Il est suivi dans cette logique par le philosophe Camerounais Ebenzer Njoh Mouelle: ?La nouvelle pens?e africaine ? mettre ? jour ne devrait pas ?tre une pens?e d?amphith??tre s?entretenant avec elle-m?me. Mais au contraire, elle devrait interpeller le politique et le pouvoir d?Etat. Convaincu de cette pr?occupation, le directeur de la revue, le Pr Charles Binam Bikoy, invite ? relancer les efforts inaboutis notamment en ce qui concerne le panafricanisme et la r?alisation d?une authentique unit? africaine en faveur de laquelle Kwame Nkrumah avait ardemment milit? jusqu?au coup d?Etat savamment orchestr? par ceux-l? m?mes qui continuent de combattre le projet de faire ?merger une vraie puissance politique africaine au niveau du continent?, explique le philosophe camerounais, Ebenezer Njoh Mouelle, pr?sentant mercredi une note de lecture de la Revue. Pour lui, nul doute que la pens?e ? que porte ?galement les Professeurs Jacques Fame Ndongo de l?Universit? de Yaound? I, Theophile Obenga de l?Universit? Marien Ngouabi de Brazzaville, Achille Mbembe de l?Universit? de Witwatersrand de Johannesburg, Seloua Luste Boulbina de l?Universit? de Paris, C?cile Dolisane Ebosse de l?Universit? de Yaound? I et Urbain Amoa de l?Universit? Charles Louis de Montesquieu en c?te d?Ivoire, entre autres – doit conduire ? un repositionnement de l?Afrique dans le concert des nations. ?Une deuxi?me chose sur laquelle l?on devrait mettre l?accent est l?acc?s au stade de puissance financi?re, de puissance ?conomique, de puissance militaire. Souvenez- vous que toutes ces trois puissances se trouvent au Nord par rapport au Sud. La puissance technologique aussi pour l?exploitation de nos minerais. Qui est-ce qui va sous terre? Ce n?est pas nous. Nous nous contentons de donner des

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Immigration vers le Canada : Tour de vis en pr?paration

Lors de sa visite au Cameroun, la semaine derni?re, la sous- ministre adjointe des Affaires internationales et R?ponses aux Crises, Immigration, R?fugi?s et Citoyennet? du Canada a discut? de m?canismes mis en ?uvre par Yaound? pour dissuader les voyageurs ? rejoindre ce pays d?Am?rique du Nord. Avec un volume de pr?s de 6.000 Camerounais qui ont immigr? au Canada de janvier ? avril 2024, le Cameroun est le deuxi?me pays au monde pourvoyeur de main d??uvre au Canada, juste derri?re la France. In fine, cela atteste de la forte pr?sence de la communaut? camerounaise dans ce pays. Et du coup, voil? qui donne de l?importance ? l?enjeu de gestion de ladite communaut?. Alors, Jennifer Maclntyre (sous- ministre adjointe des Affaires internationales et R?ponses aux Crises, Immigration, R?fugi?s et Citoyennet? du Canada) a fait le d?placement de Yaound? la semaine derni?re. Au minist?re camerounais des Relations ext?rieures, o? elle s?est rendue le 17 f?vrier 2025, bien qu?ayant soulign? l?ouverture de son pays aux ressortissants d?autres pays, Jennifer Maclntyre a (? en croire nos sources), fait la promotion de l?approche canadienne de privil?gier ?les retours au pays?. D?o? son soutien au Programme d?aide au retour et ? l?insertion des jeunes de la diaspora (PARI-JEDI) plac? sous l?autorit? du minist?re de la Jeunesse et de l?Education Civique. PlafondLa Canadienne insiste sur l?importance de trouver un ?quilibre entre les avantages de l??migration, notamment en termes de comp?tences et d?exp?riences, et les d?fis qu?elle pose au Cameroun, notamment la fuite des talents dans des secteurs cl?s comme la sant? et les nouvelles technologies. A ce propos, apprend-on, Jennifer Maclntyre sugg?re au Haut-Commissaire du Canada au Cameroun, Lorraine Anderson, de fixer des cibles annuelles d??mission de visas de r?sident permanent en fonction de la r?partition et du rythme de l?immigration les plus susceptibles de contribuer ? la satisfaction de ces objectifs. Pour d?crire cela, la sous- ministre adjointe des Affaires internationales et R?ponses aux Crises, Immigration, R?fugi?s et Citoyennet? du Canada parle de la s?curisation des migrations des Camerounais et de son processus, c?est-?-dire le processus par lequel les migrations sont int?gr?es dans un syst?me de s?curit? qui met l?emphase sur le contr?le. En ce sens, l?approche soutenue par la visiteuse canadienne est surtout orient?e vers une ?valuation des m?canismes camerounais propres ? favoriser la limitation des d?parts. Ongoung Zong Bella

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C’est Dieu seul qui nous garde

Dis-moi o? tu manges et je te dirai comment et avec quels ingr?dients sont concoct?s tes repas. L?, nous parlons de ce que nous consommons dans la rue, o? la proximit? et l?abondance des plats donnent le tournis. Par?s de leurs plus beaux atours, les menus se donnent la main dans une farandole infernale. Et leur s?duction est d?autant plus irr?sistible qu?ils portent tous dans un coin de notre t?te le label ?nourriture de chez nous?. Nos grands app?tits sont les r?v?lateurs ?clatants de notre rapport ordinaire ? la nourriture du terroir, marqu?e par le bin?me ?quantit?-prix?, auquel peu d?entre- nous ?chappent. Tyrannie de la pauvret? oblige, la liste de gros plats que nous commandons ? vil prix s?allonge en m?me temps que des histoires in?dites. Ces derniers temps, l’opinion publique nationale d?gaine sur la communaut? des restaurateurs. Ces derniers sont ?pingl?s et pilonn?s dans les r?seaux sociaux o?, de fa?on syst?matique, il est accept? que des choses pas tr?s bonnes se d?roulent dans nos cuisines. Depuis quelques semaines, le Cameroun s?est pris ? entendre tout au sujet d?une jeune restauratrice qui, dans l’une de nos grandes villes, s’est offert un curieux plaisir. Parce que la description de ce plaisir heurte les ?pith?tes et les attributs dont se servent les personnes polies, on dira tout simplement que ce plaisir est sadique. Sadique sur le plan moral, sadique sur le plan nutritionnel, sadique sur le plan commercial. Vous l’aurez devin?, nous parlons de cette jeune restauratrice qui, pour des raisons que nous ignorons, mixe dans une marmite des urines avec un aliment destin? ? la consommation humaine.Mais seulement voil?! Ce n?est pas le premier cas. A Douala, ? la fin des ann?es 90, une dame avait ?t? arr?t?e par la police de la ville. Elle avait ?t? accus?e d?avoir pr?par? et vendu des l?gumes dans lesquels se trouvait un placenta. A Bonab?ri, toujours ? Douala, en mars 2001, un homme pris en flagrant d?lit d?utilisation et de vente de coca?ne dans du vin de palme avait publiquement ?t? molest? ? mort par ses clients. Ces quelques histoires rappellent ce que beaucoup d’entre nous ?vitons de nommer, au nom du principe selon lequel ?c’est Dieu seul qui nous garde?. Et parce que Dieu nous garde justement, faut-il croire que ces pratiques n?ont plus rien d?in?dit? La question oblige ? analyser avec beaucoup d’?quilibre les multiples facettes du probl?me: aspects moraux, dimensions sanitaires, ?l?ments anthropologiques? Et le cas que nous ?voquons suffit pour nous interroger sur les conditions d’hygi?ne tout autour de ce que nous consommons dans la rue, dans les ?tourne-dos?, restaurants et h?tels, o? aucun miracle n?est cens? nous prot?ger des recettes taboues de ceux qui veulent faire du chiffre ? tous les prix. Sont donc taboues des choses auxquels nous nous interdisons de croire en temps normal, mais que nous d?vorons avec app?tit. C?est un cercle vicieux: plus ces choses sont ?puissantes?, plus le restau marche, plus le tenancier ne fait que nous rendre plus proches de lui, donc plus d?pendants de ce qu?il nous propose ? son menu, et plus les r?sultats d?vastateurs sont ignor?s jusqu?au moment o? elles sont mises ? nu. Bien entendu, il n’est pas dit ici que partout ces conditions d’hygi?ne sont plus proches de z?ro. Non! Ce que nous disons est strictement traduisible selon le contexte que nous avons d?clin? ? savoir l?entrecroisement sensible entre la morale, le commerce, la dignit? du commer?ant et celle du client, ainsi que la dignit? humaine. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Petit m?tier : le moule ? parpaings nourrit son homme

Beaucoup y trouvent leur compte, malgr? l??puisement des muscles. ?Il n’y a pas de sot m?tier, il n’y a que des sottes gens?. Cette maxime s?applique ? Isidore. Le train de vie du ?frappeur de parpaings? n’est pas diff?rent de celui d’un fonctionnaire. Par son talent et son abn?gation dans la production des parpaings, Isidore, comme une machine, utilise en moyenne dix sacs de ciment par jour. Ce qui lui permet de gagner 20.000 FCFA par jour de travail, soit 120.000 FCFA par semaine et 480.000 FCFA par mois. Cet argent lui garantit une vie d?cente. Ses enfants fr?quentent un coll?ge hupp? de la capitale. M?me si sa villa de 4 pi?ces n’est pas achev?e, Isidore est content de ne pas ?tre en location. ?Avoir quatre enfants ?tudiant dans un coll?ge confessionnel et habiter dans sa propre maison, ce n?est pas donn??, se satisfait-il. Pour aboutir ? ce r?sultat, Isidore doit se r?veiller t?t et se rendre ? la fabrique qui sollicite son expertise. Les propri?taires de fabrique de parpaings se disputent ses services. Mais, il y a un d?tail important, il travaille sur rendez-vous. Une forte sollicitation inattendue. Le dipl?m? de l’enseignement sup?rieur a d? se faire violence pour mettre les mains dans le b?ton. Il a d? descendre de son ?pi?destal? en rangeant sa licence en sociologie dans les tiroirs, ?apr?s avoir rat? plusieurs concours?. ?Et aujourd’hui, ? 35 ans, je m??panouie. Je suis m?me ? six ann?es de cotisations sociales ? la CNPS?, confesse-t- il. Le parpaing, pierre d?angle d?une vieMessi, ancien agent de ma?trise dans une scierie, devient fabricant de parpaings apr?s son licenciement. Pour subvenir aux besoins de ses proches, ce chef de famille est oblig? d’attraper le moule ? parpaing. Tr?s vite, il s’adapte et se retrouve avec de quoi garder son honneur. ?Mon licenciement m’avait affaibli. Ma femme mena?ait de partir si je ne ramenais pas de l’argent ? la maison. Je me suis lanc? dans la fabrique des parpaings parce que je n’avais pas de choix. Petit ? petit, j’ai pris go?t. Au d?but, j?utilisais 4 ? 5 sacs de ciment par jour, aujourd’hui je suis d?j? ? mesure de frapper 8 parfois 11 sacs?, dit-il. Gr?ce ? ce nouvel emploi, Messi s’est achet? 300 m? de terrain ? Nkoabang. Actuellement, il suit l’?volution de son dossier technique au service d?partemental du cadastre de Mfou. ?Apr?s la sortie de celui-ci, j’engagerai les constructions. Je veux avoir mes papiers pour ne pas me retrouver au tribunal de Mfou. ? Ngona, dans le 5e arrondissement de Yaound?, Guillaume et Jean, sont des jumeaux orphelins. Ces derniers ont ? peine la vingtaine, et n’ont personne sur qui compter. Pour ne pas int?grer la p?gre, ils sont oblig?s de mettre ? contribution leurs muscles dans la fabrique des parpaings. Ces deux machines ? produire les parpaings et autres accessoires de construction se prennent en charge et comblent leurs besoins. Ils commencent ? r?ver grand. Ils songent d?j? ? avoir leurs propres fabriques. ?En trois ans de travail dans les fabriques, nous connaissons d?j? les rouages de ce m?tier. Nous pouvons d?j? avoir notre fabrique?, estiment les jumeaux. Andr? Gromyko Balla

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Dr. Adama Ekberg Coulibaly : ?Les zones ?conomiques sp?ciales de nouvelle g?n?ration vont nous permettre d?acc?l?rer l?int?gration de nos ?conomies?

Le chef des initiatives sous r?gionales du bureau sous r?gional pour l?Afrique central de la CEA pr?sente les avantages et la situation des Zones ?conomiques sp?ciales de nouvelles g?n?ration pour les pays de la sous-r?gion Afrique Centrale. C?est quoi une zone ?conomique sp?ciale (ZES)? Et comment en est-on arriv? aujourd?hui au concept de Zone ?conomique sp?ciale nouvelle g?n?ration (ZESNG)?Les ZES sont des espaces, des territoires bien pr?cis qui b?n?ficient de tous les avantages (incitation, privil?ge) qu?il faut consacrer pour cr?er un ?cosyst?me le plus favorable possible pour les op?rateurs ?conomiques de pouvoir se concentrer sur les chaines des valeurs, mais qui sont des chaines des valeurs ? fort potentiel d?int?gration, ? fort potentiel d?expansion, et ? fort potentiel d?innovation.Lorsqu?on parle de chaine de valeur de nouvelle g?n?ration, ce sont des chaines de valeurs qui sont taill?es sur mesure pour pouvoir v?ritablement int?grer nos Pme et Pmi dans des zones bien d?limit?es pour leur permettre de pouvoir transformer leur production sur place en des produits de qualit?. D?un c?t?, pouvoir les exporter sur les niches de march?s mondiaux, mais aussi ? partir de ces lieux pr?cis exporter leurs produits sur le march? de la Zlecaf (Zone de Libre-?change continentale africaine). Nous devons utiliser cet instrument comme un moyen de promotion et d?expansion. Nous avons aussi dans la notion de ZESNG la notion d?innovation. C?est-?-dire que nous devons d?sormais valoriser les produits qui sont issus de nos terroirs. Il nous faut partir de nos r?alit?s dans les campagnes pour faire en sorte qu?on puisse construire les ZES qui ?pousent les r?alit?s de nos bassins de production. Dans l?innovation, nous voulons connecter nos Pme, nos millions de producteurs qui sont dans le secteur agricole, nous voulons passer ? une agriculture de pr?cision (c?est-?-dire, utiliser des dr?nes) pour pouvoir accompagner d?sormais les jeunes et les femmes qui veulent aller dans l?agro-industrie. L?Innovation voudrait dire que si nous devons financer ces ZES sur mesure, il faudrait qu?on puisse le faire sans augmenter l?endettement. C?est faire preuve d?imagination, utiliser des instruments qui se tournent vers des actifs strat?giques que nous avons dans le bassin du Congo pour faire de ce capital naturel le premier instrument pour financer le projet de ZENGNouvelle g?n?ration veut dire encore qu?apr?s 50 ans, nous n?avons pas r?ussi v?ritablement ? maitriser la conceptualisation et la mise en ?uvre de ce concept au niveau de l?Afrique centrale. Du coup, le symposium que nous venons de boucler apr?s 3 jours nous permet d?sormais d?avoir une compr?hension commune du concept de ZESNG. Ce sont des ZES qui vont nous permettre d?acc?l?rer l?int?gration de nos ?conomies, acc?l?rer la promotion de nos exportations, mais aussi booster le commerce intracommunautaire en mati?re de produit manufactur?s. Quelles sont les chaines de valeurs prioritaires que vous avez choisies avec la strat?gie du plan directeur d?industrialisation ?conomique?Nous avons cibl? 5 chaines de valeurs prioritaires. La premi?re, c?est la chaine de valeur p?trole-produit raffin?-engrais; la deuxi?me, c?est la chaine de valeur for?t-bois-meuble; la troisi?me chaine de valeur c?est la chaine de valeur mine-m?tallurgie; la quatri?me, c?est l?agroalimentaire-pharmaceutique; et la cinqui?me, rel?ve du domaine des services. Ce sont des chaines de valeurs ? fort potentiel d?int?gration. Cela permettra ? deux ou trois pays de se mettre ensemble pour commencer la transformation surplace des mati?res premi?res strat?giques ou des minerais critiques comme l?or, ou des produits alimentaires comme le ma?s, l?huile de palme. Aussi dans les domaines comme le fer, c?est de pouvoir le transformer pour aller jusqu?? la fin de la chaine des valeurs pour produire l?acier, et faire de l?Afrique centrale un p?le industriel, ? travers surtout le projet qu?il y a de cr?er une ZES dans la zone du triangle Edea-Kribi-Douala. Ce sont des chaines de valeur qui nous aident ? bien d?finir la notion de ZESNG. L?Afrique centrale dispose de combien de Zones ?conomique aujourd?hui?En Afrique centrale, nous n?avons pas beaucoup d?exemples. Le seul exemple que nous pouvons qualifier d?exemple r?ussit, c?est la zone de Kok, au niveau du Gabon, qui, ? partir de 2010 a traduit la volont? du pays de pouvoir mettre en ex?cution une mesure d?interdiction du bois de grume sur les march?s ?trangers. Aujourd?hui, le Gabon a fait de grandes avanc?es en mettant sur le march? les produits de premi?re transformation du bois. C?est le seul pays qui est sur la voie de pouvoir ? la deuxi?me et ? la troisi?me transformation de bois. Nous avons d?autres outils utilis?s en Afrique centrale depuis 1970, mais le r?sultat ne nous permet pas de dire que nous avons r?ussi ? utiliser cet instrument qui sert ? promouvoir des exportations, de d?velopper les chaines de valeurs locales, nationales et puis de pouvoir s?ins?rer dans les chaines de valeurs r?gionales et mondiales. Quel est l?impact de l?op?rationnalisation des Zones ?conomiques sp?ciales de nouvelles g?n?rations (ZESNG) sur les ?conomies africaines?Nous sommes aujourd?hui ? la crois?e des chemins pour ce qui est de l?objectif de passer par les voies les plus courtes pour pouvoir industrialiser nos ?conomies. Donc cet instrument qu?on appelle la ZES a ?t? l?instrument utilis? par les ?conomies naissantes, industrialis?es au niveau de l?Asie du Sud-Est. C?est cet instrument qui a ?t? la recette la plus efficace pour leur permettre de passer du niveau d??conomie de rattrapage continu ? un niveau d??conomie industrialis?e. Je veux citer ici l?exemple de l?Indon?sie, de la Malaisie et la Tha?lande, qui ont utilis? cet instrument pour ?tre tr?s attractif au point que le Vietnam mobilise ? lui seul plus d?investissement direct ?tranger que tous les pays, toutes les ?conomies de l?Afrique centrale r?unies. L?Afrique centrale doit mettre leur ?conomie ensemble pour s?armer d?un outil qui va leur permettre d?exporter plus de produits industrialis?s et aussi se pr?parant pour pouvoir mettre sur le march? des produits manufactur?s pour ?changer entre eux. Il y a beaucoup d?approches qui ont ?t? mises en place, mais vous privil?gez l?approche Cemac, d?ploy?e dans la mise en ?uvre de la strat?gie d?industrialisation durable de la fili?re bois dans le bassin du Congo et celle du Plan strat?gique de

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8e??DITION?DE?MINING?ON?TOP?AFRICA?2025 : 2???3?juillet?2025,?Paris,?France

Le?rendez-vous?incontournable?de?la?communaut??mini?re?africaine?pour?nouer?des?contacts?et?d?velopper?des?partenariats internationaux La 8e ?dition de l??v?nement Mining on Top Africa (MOTA) se tiendra ? nouveau ? Paris, en France, du 2 au 3 juillet 2025, ? l?h?tel Meli? Paris La D?fense. L?industrie mini?re ?volue pour s?adapter ? la transition mondiale vers la neutralit? carbone, des pratiques durables et desavanc?es technologiques. Avec environ 40 % des r?serves mini?res mondiales, l?industrie mini?re africaine doit sestructurer et progresser sur l?ensemble de la cha?ne de valeur pour devenir le p?le minier de demain. Cela impliqued?adopter de nouvelles approches, en int?grant la durabilit?, la technologie et des partenariats pour des pratiques mini?res ? forte valeur ajout?e. L?Afrique cherche ? mobiliser les fonds n?cessaires pour fournir des donn?es compl?tes sur sa richesse min?rale et garantir la production ainsi que la transformation locale pour les acteurs des march?s mondiaux. Durant l??dition 2025, les d?bats porteront notamment sur les moyens de rassurer les investisseurs et de prot?ger leur capital, y compris en casde crise politique. Ils aborderont ?galement les initiatives ? mettre en place entre l?Europe et l?Afrique afin de favoriser une coop?ration mini?re mutuellement b?n?fique, que ce soit par le partage de capacit?s de production et de technologies,l?am?lioration de l?acc?s aux g?odonn?es pertinentes ou encore la mise en ?uvre de cadastres miniers pour renforcer latransparence, attirer davantage d?investissements et offrir une vision claire du potentiel d?exploration et d?exploitation desmin?raux et m?taux. Cet ?v?nement, port? par l?industrie, examinera ?galement comment l?Afrique peut r?pondre aux exigences des mandatsmondiaux et aux besoins d?approvisionnement tout en soutenant et en d?veloppant les ?conomies locales. MOTA 2025, sous le th?me ? S?unir pour la prosp?rit? : maximiser les b?n?fices des ressources g?ologiques de l?Afrique ?, vise ? dresser un ?tat des lieux r?aliste du secteur minier africain et ? montrer ce que ce dernier peut accomplir gr?ce ? des partenariats strat?giques solides. Des dirigeants gouvernementaux, des compagnies mini?res majeures et juniors, des investisseurs et d?autres experts du secteur se r?uniront ? Paris pour d?battre de sujets cl?s tels que : les investissements tout en veillant aux responsabilit?s sociales et environnementales. ? la transformation. L??dition 2025 accueillera ?galement une table ronde minist?rielle, r?unissant un panel exceptionnel de ministres africainset de leurs repr?sentants, qui pr?senteront leurs plans strat?giques pour valoriser les minerais du continent au service de lacroissance ?conomique. Ils aborderont aussi la n?cessit? de concilier les besoins de l?Afrique et les enjeux mondiaux en mati?re d?approvisionnement et de demande. L??v?nement proposera en outre des pr?sentations sur plusieurs paysafricains, des interventions de dirigeants de grandes compagnies mini?res, ainsi que des temps de r?seautage prolong?s pour permettre aux participants de nouer des partenariats strat?giques et d?influer sur l?avenir de l?industrie mini?re africaine. MOTA est l??v?nement incontournable pour obtenir les derni?res informations sur le secteur minier africain, acc?der auxopportunit?s offertes par la cha?ne de valeur mini?re et rencontrer chaque ann?e des acteurs de haut niveau. Pour plus d?informations sur la conf?rence, y compris les d?tails concernant l?inscription, le sponsoring et le programme complet,veuillez consulter le site : miningontop-africa.com. ? propos d?AME Trade Ltd Nous sommes une entreprise ind?pendante de premier plan, d?di?e au d?veloppement du commerce et de l?investissement ? travers l?organisation de conf?rences et de salons professionnels, enrichis par la publication de rapports d?information sectorielle, de programmes de formation et de services de marketing digital. Forts de plus de 20 ans d?exp?rience dans 29 pays, nous b?n?ficions d?une expertise in?gal?e dans l?organisation d??v?nements dans les pays en d?veloppement. Nous connaissons et respectons les besoins sp?cifiques de nos partenaires danschaque r?gion. Nos ?v?nements, rapports, formations et webinaires sont con?us pour informer, encourager l?innovation etaider ? ?tablir des contacts professionnels de qualit? sur les march?s africains, en pleine croissance et en constante ?volution. www.ametrade.org Suivez AME Trade sur les r?seaux sociaux : LINKEDIN | TWITTER | FACEBOOK Contactez AME Trade : AME Trade Ltd, Bureau 403, 4e ?tage, Hamilton House, Mabledon Place, Londres, WC1H9BB marketing@ametrade.org

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Le nouveau pr?sident de la BAD entre en fonction

asato Kanda, ancien diplomate mon?taire japonais, est entr? lundi en fonction en tant que 11e pr?sident de la Banque asiatique de d?veloppement (BAD), a annonc? le pr?teur international. M. Kanda, ancien vice-ministre japonais des Finances pour les affaires internationales, a succ?d? ? Masatsugu Asakawa, ?galement ancien haut fonctionnaire du minist?re japonais des Finances. Fond?e en 1966, la BAD, bas?e ? Manille, poss?de 69 membres, dont 49 venus d’Asie et du Pacifique. MANILLE, 24 f?vrier (Xinhua)

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