Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Crise s?curitaire en RDC : visages d?un conflit qui remue le couteau dans la paix en Afrique centrale

Les actions diplomatiques men?es par la R?publique D?mocratique produisent des r?sultats mitig?s. A force de plaidoyers, la cause de la RDC a captiv? l?indignation de tous. M?me des plus taiseux comme les leaders de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale (CEEAC). Bien connus pour s?abstenir de toute ing?rence dans les affaires des Etats voisins ? moins d?y ?tre contraints, ces derniers brisent le sort pour s?aligner sur les initiatives de paix. La Conf?rence des chefs d?Etats de la Ceeac (? laquelle appartiennent le Rwanda et la RDC) a reconnu et condamn? l?implication du Rwanda dans les ?v?nements s?curitaires en cours dans ce pays de plus de 100 millions d?habitants. ?Nous condamnons fermement le groupe arm? M23 soutenu par le Rwanda, et l?enjoignons de cesser imm?diatement son offensive et de quitter les territoires occup?s ill?galement et de respecter les couloirs humanitaires. Nous ordonnons un retrait imm?diat des forces de d?fense rwandaises sur le territoire congolais, y compris la normalisation de l?a?roport de Goma, en vue de favoriser le retour des membres du M?canisme de v?rification ?tendu renforc? et du M?canisme de v?rification ?tendue de la conf?rence internationale sur la r?gion des Grands lacs?, ont-ils d?clar? ? l?occasion de la 6e session extraordinaire de la conf?rence des chefs d?Etat et de gouvernement r?unis dans le cadre du Conseil de paix et s?curit? de l?Afrique centrale. Bien plus que des mots utilis?s pour une simple prise de position, ladite d?claration ouvre la voie ? une implication active de la Communaut? aux initiatives de paix ? venir. Aussi les chefs d?Etats se montrent-ils ouverts ? un sommet impliquant la Communaut? d?Afrique de l?Est (CAE), la Communaut? de d?veloppement de l?Afrique australe (SADC) et la Conf?rence internationale sur la r?gion des Grands lacs (CIRGL). Une telle rencontre serait alors une premi?re depuis le sommet quadripartite tenue ? Luanda en juin 2023 entre la CEEAC, la CAE, la SADC et la CIRGL sur la coordination des initiatives de paix ? l?Est de la RDC, sous l??gide de l?Union africaine et des Nations unies. SADC et CAETr?s attendu par Kinshasa, le Sommet conjoint SADC-CAE, tenu ? Dar Es Salaam les 7 et 8 f?vrier, n?est parvenu ? aucune condamnation ni sanction contre le Rwanda; tel qu?escompt? par la RDC; Tout au contraire, la SADC (? laquelle appartiennent la RDC et l?Angola) et la CAE (y inclus le Rwanda) ? ont lanc? un appel en faveur d?un dialogue entre les bellig?rants.?Le sommet conjoint a exig? la reprise des n?gociations et du dialogue directement avec l?ensemble des parties ?tatiques et non ?tatiques (militaires et non militaires), y compris le M23, et ce dans le respect du processus de Luanda/Nairobi?, appellent les deux communaut?s qui se sont souvent but? au refus cat?gorique de Kinshasa d?entretenir quelque dialogue avec le Mouvement du 23 mars (M23), d?une part, et le d?ni de Kigali d?entretenir un quelconque lien avec ce groupe rebelle. Elles appellent ? un cessez-le-feu imm?diat et sans condition; au r?tablissement des services publics essentiels et des voies d’approvisionnement en denr?es alimentaires et autres produits essentiels de base; ainsi qu?? la r?solution pacifique du conflit par le biais des processus de Luanda et de Nairobi. Nations uniesAu Conseil des droits de l?homme des Nations unies (OHCHR), le probl?me est pris ? bras le corps. Une session extraordinaire s?est tenue ? Gen?ve le vendredi 7 f?vrier, sur demande du gouvernement RD Congolais. L?instance ?condamne avec la plus grande fermet? toutes les violations persistantes des droits de l?homme et atteintes ? ces droits, et les violations du droit international humanitaire et du droit international des r?fugi?s commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en particulier les violences sexuelles et celles bas?es sur le genre li?es au conflit, les ex?cutions sommaires, les enl?vements, les disparitions forc?es, et les bombardements de sites de personnes d?plac?es ainsi que des h?pitaux et des ?coles; Condamne l?exploitation illicite des ressources naturelles, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, et exige que des mesures strictes soient prises pour mettre fin au pillage de ces ressources qui alimente le conflit et finance les groupes arm?s; Condamne fermement l?appui militaire et logistique de la Force de d?fense rwandaise au Mouvement du 23 mars, qui continue d?entra?ner de nombreuses victimes civiles, de nouveaux d?placements et un traumatisme important au sein de la population?, renseigne la d?claration sanctionnant lesdits travaux. RDC et RCA sur le grilLes r?cents ?v?nements survenus en R?publique d?mocratique du Congo (RDC) ont pour effet d?accentuer une crise humanitaire des plus marquantes dans le pays. ?Dans l?Est de la R?publique D?mocratique du Congo en particulier, les violences incessantes ont non seulement co?t? la vie ? des millions de personnes, mais ont ?galement forc? des milliers de familles ? fuir, en majorit? des femmes et des enfants particuli?rement vuln?rables aux violations graves de leurs droits fondamentaux. ? ce jour, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime que plus de 21 millions de personnes, dont la moiti? sont des enfants, ? travers la RDC, ont un besoin urgent d?assistance; tandis que pr?s de 1 million de r?fugi?s ont cherch? refuge dans les pays voisins. La persistance des hostilit?s, en particulier au Nord et au Sud-Kivu, engendre des souffrances incommensurables?, soutient Abdou Abarry. Sur le terrain, le renversement de la ville de Goma, la fermeture de son a?roport et des voies routi?res d?approvisionnement entrave l?acheminement de l?aide humanitaire. Ce qui a pour cons?quence d?accroitre la fragilit? de ces populations fortement d?pendantes de l?aide humanitaire. La R?publique centrafricaine est elle aussi enlis?e dans un conflit qui contribue ? d?grader les conditions de vie des populations. En 2025 dans ce pays, l?Ocha pr?voit d?apporter assistance ? 1,8 millions de personnes parmi les plus vuln?rables. Cependant, l??tendue des besoins y enregistr? tourne autour de 2,4 millions de personnes. En Centrafrique comme dans le reste de la sous-r?gion, les diff?rentes crises sanitaires enregistr?es ces derni?res ann?es, ainsi que des al?as climatiques ont ?galement contribu? significativement ? d?grader le contexte humanitaire. ?De janvier ? octobre 2024, les acteurs humanitaires

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Hydrocarbures : La SNPC ? la qu?te de 100 milliards FCFA pour la construction de 22 nouveaux puits p?troliers

C?est le montant que compte collecter la soci?t? nationale du p?trole du Congo (SNPC), ? travers une ?mission d?obligation par appel public ? l??pargne d?nomm? ?SNPC 6,5% net 2024-2029?. C?est le montant que compte collecter la soci?t? nationale du p?trole du Congo (SNPC), ? travers une ?mission d?obligation par appel public ? l??pargne d?nomm? ?SNPC 6,5% net 2024-2029?.Cette op?ration de la SNPC vise ? construire les forages sur permis p?troliers de Naga (90,2 milliards FCFA), et de Kouakouala (17,3 milliards FCFA), et ainsi entretenir ceux qui existent d?j?. Tout ceci pour un co?t total estim? ? 107,6 milliards FCFA. ?Notre programme de travail consiste ? faire des op?rations de forage. Cette ann?e, nous envisageons ? peu pr?s 22 puits ? forer. Et ces op?rations n?cessitent un compl?ment de 100 milliards FCFA. Cette somme va nous aider ? r?aliser les forages sur permis p?troliers de Nanga, Kouakouala? Nous devons faire la maintenance des puits existants, et forer des puits suppl?mentaires, pour augmenter notre capacit? de production?, a expliqu? Maxime Raoul Ominga, directeur g?n?ral de la SNPC. A la conqu?te des investisseursDe Brazzaville (Congo), ? Douala (Cameroun) en passant par Libreville (Gabon), le Directeur g?n?ral de la SNPC dans le cadre d?un roadshow du 10 au 12 f?vrier 2025, a sillonn? les villes de la sous-r?gion, dans le but de conqu?rir les investisseurs. La compagnie p?troli?re d?Etat qui g?re les ressources p?troli?res et gazi?res du Congo est pr?sente sur le march? financier sous r?gional depuis la fin du mois de d?cembre 2024, pour mobiliser ? travers une ?mission d?obligations par appel public ? l??pargne, une enveloppe de 100 milliards FCFA. D?nomm? ?SNPC 6,5% net 2024-2029?, l?op?ration a une maturit? de 5 ans, avec un prix nominal fix? ? 10.000 FCFA et une souscription de 150 obligations. L?initiative a obtenu le visa de la Commission de surveillance du march? financier de l?Afrique centrale (Cosumaf) le 18 d?cembre 2024, sous le num?ro COSUMAF-APE-06/24. ?Nous avons pour habitude de recourir ? d?autres modes de financement, mais nous pensons l?gitimement que nous devons int?resser la sous-r?gion Cemac. C?est notre fa?on aussi de communiquer sur notre activit??, a affirm? le DG de la SNPC.Pour piloter ce placement, un consortium de soci?t? de bourses a ?t? retenu avec comme chef de file LCB Capital, une filiale du groupe marocain BMCE Bank. BGFI Bank, quant ? elle en sa qualit? d?acteur majeur sur les march?s financiers, apportera son savoir-faire dans les activit?s de march? et de placement. A ses c?t?s, une soci?t? de Bourse congolaise Premium Capital Securities accompagnera dans l?interm?diation sur le march? mon?taire, financier et boursier de la Cemac agr?e par la Cosumaf. Diane Kenfack

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Import-substitution : Ndangueng transformera bient?t de la patate

Dans cette localit? enfouie dans le d?partement de la Mefou-et-Afamba (r?gion du Centre), un projet de production de farine d?riv?e de ce tubercule et une boulangerie sera bient?t impl?ment?. A Ndangueng, sur une assiette fonci?re d?un peu plus de 1000 m?, l?Union des groupes des promoteurs agropastoraux Bene de Mfou (UGAPBM) compte mettre sur pied une installation de production sur mesure, adapt?e aux besoins locaux et aux r?alit?s du terrain. ?Le projet a ?t? s?lectionn? et a eu un financement de 50 millions FCFA par le biais de la mairie qui a ?t? notifi?e par le Fonds Sp?cial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (Feicom) en novembre 2023. ? ce jour, le lancement du projet a d?j? eu lieu ? la mairie de Mfou avec les ing?nieurs des travaux et une descente tripartite Feicom-mairie et le b?n?ficiaire que nous sommes pour la visite du site. Le d?marrage des travaux de construction est imminent?, explique Yollande Etoundi Mbarga, la coordonnatrice de l?UGAPBM. D?apr?s cette derni?re, le projet consiste en la construction d?un b?timent qui abritera une usine pour transformation de la patate en farine et une boulangerie pour la pr?paration du pain. Le mod?le propos? par l?UGAPBM ? ses partenaires repose sur un accompagnement complet, dit ?cl? en main?. ImpactSi l?aspect industriel est au c?ur du projet, son impact humain et ?conomique ne saurait ?tre sous-estim?: cr?ation d?emplois locaux, formation des ?quipes ? des m?tiers techniques, ainsi que la stimulation de l??conomie locale par la production, la mise en ?uvre des champs t?moins, et le renforcement des capacit?s des femmes dans la production de la patate. ?Ce projet qui compte fournir une expertise technique et une approche industrielle structur?e ne se contente pas d?am?liorer les conditions ?conomiques imm?diates; il pr?pare ?galement Ndangueng et ses environs ? un avenir o? l?industrie agroalimentaire sera au c?ur du d?veloppement?, projette Yollande Etoundi Mbarga. ?Nous participons ? l?histoire du Cameroun, en soutenant des initiatives qui ont un impact r?el sur les populations locales et en contribuant ? la transformation du Groupement Mvog-Amoug II?. Un engagement aux multiples facettes, port? par une vision de long terme et un pragmatisme sans faille. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Lutte contre la cybercriminalit? : Kaspersky fait la le?on ? Yaound?

Sous le couvert du minist?re camerounais des Postes et T?l?communications (Minpostel), l?entreprise russe sp?cialis?e dans la cybers?curit? a anim? une conf?rence de sensibilisation sur les diff?rentes vuln?rabilit?s et les m?thodes pr?ventives de protection des syst?mes d?information. Au Cameroun, on enregistre 19 millions de cyberattaques contre les entreprises et les institutions en 2024. Selon des donn?es collect?es et compil?es par Kaspersky, la situation est pr?occupante. Elle r?v?le par ailleurs que, comme partout ailleurs, les syst?mes d?information au Cameroun sont aujourd?hui confront?s ? des menaces de plus en plus sophistiqu?es. Piratage de donn?es, ran?ongiciels, attaques par d?ni de service, et bien d?autres. De plus en plus, ces vuln?rabilit?s des syst?mes d?information sont multiples et ?volutives. D?apr?s le constat des experts, elles peuvent provenir de failles techniques, de l?utilisation de logiciels obsol?tes, de la n?gligence des utilisateurs, ou encore de l?absence de politiques de s?curit? robustes. Ces faiblesses sont exploit?es par des acteurs malveillants. D?o? la tenue le 13 f?vrier 2025 ? Yaound? de la conf?rence de sensibilisation sur les diff?rentes vuln?rabilit?s et les m?thodes pr?ventives de protection des syst?mes d?information. AnticiperOrganis?e ? l?initiative de Kaspersky, la rencontre a permis de d?crire ?une menace impr?cise, pr?te ? surgir ? tout moment?. Cela est aussi vrai pour les structures qui ont ?t? pirat?es et celles qui ne savent pas qu’elles l’ont ?t?. Aussi, l?accent a ?t? mis sur les enjeux actuels et futurs de la cybers?curit?, les nouvelles menaces, les tendances technologiques et les solutions innovantes pour prot?ger les infrastructures num?riques des entreprises, des administrations et des particuliers. ?Un ?v?nement cl? pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances en cybers?curit?, anticiper les risques et d?couvrir des solutions innovantes pour prot?ger leurs syst?mes d’information?, a d?clar? Mohamadou Saoudi, repr?sentant du Minpostel, ? l?ouverture des travaux. Pour le secr?taire g?n?ral du Minpostel, ?le Gouvernement du Cameroun a pris conscience de l?urgence de la situation. La cybers?curit? n?est plus consid?r?e dans notre pays comme une simple question technique, mais comme un enjeu strat?gique pour sa souverainet? num?rique. Face ? ces d?fis, la pr?vention est notre meilleure arme. Les m?thodes pr?ventives de protection des syst?mes d?information doivent ?tre au c?ur de nos strat?gies de cybers?curit??. D?marcheEt pour accompagner le gouvernement dans sa d?marche, Kaspersky proc?de par ?tapes. La premi?re est la sensibilisation et la formation: ?Les utilisateurs sont souvent le maillon faible dans la cha?ne de s?curit?. Il est donc crucial de les sensibiliser aux bonnes pratiques, comme la gestion des mots de passe, la d?tection des emails de phishing et la s?curisation des appareils connect?s?, pr?conisent ses experts.Comme seconde ?tape, Kaspersky ?voque la mise ? jour des syst?mes. Selon l?entreprise russe, ?les logiciels obsol?tes sont une porte ouverte aux cyberattaques. Il est imp?ratif de maintenir les syst?mes ? jour et d?appliquer r?guli?rement les correctifs de s?curit??. Troisi?me et quatri?me ?tapes: l?adoption de solutions de s?curit? robustes et la mise en place de politiques de s?curit?. ?Les pares-feux, les antivirus, les syst?mes de d?tection d?intrusion et les outils de chiffrement sont des ?l?ments cl?s pour prot?ger nos infrastructures. Chaque organisation doit disposer d?une politique de s?curit? claire, incluant des proc?dures de gestion des incidents, des audits r?guliers et des plans de continuit? des activit?s?, avisent les experts de Kaspersky. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Election pr?sidentielle au Gabon:les choses se pr?cisent

?Les d?clarations de candidature ? l??lection du pr?sident de la R?publique du 12 avril 2025 seront re?ues du 27 f?vrier au 08 mars 2025 de 08 heures ? 18 heures?, peut-on lire dans le communiqu? final du Conseil des ministres tenu le 13 f?vrier dernier ? Libreville. Plac? sous la pr?sidence du G?n?ral de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, ledit conclave a adopt? plusieurs autres projets de d?crets en pr?lude ? l??lection pr?sidentielle du 12 avril 2025. Selon l’Agence de presse gabonaise (AGP), il est arr?t? que ?la campagne ?lectorale s?ouvrira le samedi 29 mars 2025 ? z?ro heure et se cl?turera le vendredi 11 avril 2025 ? minuit?. Par ailleurs, ?tous les candidats ou candidates d?sireux de postuler pour l??lection pr?sidentielle ont dix jours pour se d?clarer. Ces derniers devront remplir certaines conditions ?dict?es par le nouveau code ?lectoral. Ils doivent ?tre n?s gabonais avec au moins un parent lui-m?me n? gabonais. De plus, seule la nationalit? gabonaise est admise: ?un candidat qui aurait acquis une autre nationalit? doit y renoncer au moins trois ans avant l??lection?, a pr?cis? le communiqu? du Conseil des ministres. Un bulletin de vote unique sera utilis? pour cette ?lection. Il affichera les noms, pr?noms et photographie de chaque candidat, ainsi que des signes distinctifs permettant d?identifier les candidats ind?pendants et ceux soutenus par des partis politiques ou des groupements l?galement reconnus. Le d?cret impose aux candidats, listes ou partis politiques de pr?senter un compte pr?visionnel de campagne d?taillant leurs ressources et d?penses pr?vues. Ce document, ?tabli sur un imprim? officiel, doit ?tre d?pos? aupr?s de la Cour des Comptes ou de la chambre provinciale comp?tente, quatorze jours avant le scrutin. L??lection pr?sidentielle au Gabon, pr?vue initialement en ao?t prochain, marquera la fin de la transition et favorisera une recomposition du paysage politique du pays. Bobo Ousmanou

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Activit? de change dans la zone Cemac: ce qui fait probl?me

Entreprises du Commerce ext?rieur, bureaux de change, assurances, ?tablissements de cr?dit et de microfinance, experts financiers et ?conomiques de la sous-r?gion se sont r?unis le 5 f?vrier dernier ? Douala. A l?invitation du minist?re camerounais des Finances (Minfi), ils sont venus d?battre du renforcement de la conformit? des op?rateurs ?conomiques ? la r?glementation en vigueur dans la zone Cemac, en vue de pr?server les r?serves de change de la sous-r?gion et d?assurer une stabilit? mon?taire durable. A en croire une note d?information publi?e le 12 f?vrier 2025 par le Minfi, ?le respect de cette r?glementation des changes est confront? ? de multiples obstacles. Parmi les probl?matiques pr?sent?es, il y a l?approvisionnement des bureaux de change en devises aupr?s des ?tablissements de cr?dit?. ?Ici, poursuit le document du Minfi, les probl?mes identifi?s se situent au niveau des r?glementations strictes et des quotas d?approvisionnement. Les ?tablissements de cr?dit sont soumis ? des r?glementations restrictives en mati?re de quotas de devises qu?ils sont autoris?s ? vendre aux bureaux de change. Ces limitations peuvent entra?ner une insuffisance de liquidit?s en devises disponibles pour les bureaux de change?. Autres probl?mes identifi?s: le taux de commission ?lev?, les diff?rences entre les besoins des bureaux de change et les disponibilit?s des ?tablissements de cr?dit. ?Les besoins des bureaux de change en devises ne correspondent pas toujours aux montants que les ?tablissements de cr?dit sont pr?ts ? fournir. Les devises disponibles sur le march? peuvent ne pas r?pondre aux demandes sp?cifiques des bureaux de change, surtout dans le cas de devises rares ou peu demand?es. Les banques ? cet ?gard ne donnent g?n?ralement que les Euros?, explique la note du Minfi. Last but not the least, il y a ?galement ?le manque de transparence et de flexibilit?, les ruptures d?approvisionnement et les d?lais de livraison, le non affichage du num?ro d?agr?ment des bureaux de change. Bon ? savoir: la rencontre de Douala r?pondait ? l?une des recommandations formul?es lors de la derni?re conf?rence des chefs d?Etat de la Cemac ? Yaound?. Ils avaient alors r?affirm? la n?cessit? imp?rieuse de renforcer les mesures de reconstitution et de pr?servation des r?serves de change. Parmi ces mesures, figurent l?application stricte de la r?glementation des changes, le rapatriement effectif des recettes d?exportation et une gestion optimis?e des flux financiers. Bobo Ousmanou

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Financements des projets int?grateurs: l?appel de balle de la Cemac ? ses partenaires

Une mission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) a effectu? une tourn?e en Scandinavie et ? Paris du 3 au 9 f?vrier 2025; laquelle avait pour objectif la promotion des opportunit?s d?investissement en Afrique centrale, en lien principalement avec la poursuite des projets int?grateurs. C?est d?ailleurs dans ce sens que la d?l?gation conduite par le pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o a mis le cap en scandinavie; en vue de conclure l?int?r?t manifest? par des institutions nordiques autour de cinq projets int?grateurs. A l?occurrence: le projet d?appui au d?veloppement int?gr? de la fili?re bois dans le Bassin du Congo; le projet de construction du port sec de Ngueli (Tchad-Cameroun); le projet de construction du prolongement du chemin de fer entre Ngaound?r? et Ndjamena; et le projet des am?nagements fluviaux et portuaires sur le fleuve Congo et ses affluents en RCA et au Congo. M?me son de cloche ? Paris, o? la d?l?gation de Baltasar Engonga Edjo?o a eu des ?changes avec des responsables du Groupe Wagas, Lequel avait annonc? des engagements financiers de l?ordre de 400 millions d?euros pour le renforcement de l?offre d??nergie, au travers du March? de l??lectrification dans la zone des trois fronti?res, et des projets d?urbanisation touchant la ville de Ndjamena au Tchad. La mission d?roul?e en pr?sence du commissaire en charge du march? commun, Ngabo Mbogo Seli, s?en tire ? bon compte avec entre autres: ?le fonds danois d?investissement et d?exportation qui souhaite ?tablir un partenariat avec la Banque de d?veloppement des Etats d?Afrique centrale (BDEAC). Le Conseil nordique, ainsi que les ministres des Affaires ?trang?res du Danemark et de la Norv?ge se sont engag?s ? mobiliser les investisseurs priv?s et publics scandinaves pour soutenir financi?rement les projets de la Cemac?, rev?le la Cemac sur ses plateformes sociales. Louise Nsana

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S?rie sur les h?ros africains?: Samora Machel, le pr?sident r?volutionnaire et panafricaniste

Samora Mois?s Machel est n? le 29 septembre 1933 dans une famille de fermiers. Quoique baptis? dans l??glise protestante, il est inscrit dans l??cole catholique la plus proche. Apr?s la mort de son fr?re dans une mine en Afrique du Sud, il r?alise qu?il ne pourra pas faire de longues ?tudes. Pour sa survie, il est oblig? de suivre une formation d’infirmier. Une fois la formation termin?e, il est embauch? ? l’h?pital de Louren?o-Marqu?s (aujourd?hui Maputo). L?, il ne tarde pas ? protester contre les bas salaires des infirmiers noirs. En 1961, il rencontre Eduardo Mondlane, un intellectuel mozambicain engag? dans la lutte contre le colonialisme portugais au Mozambique. En 1962, se sentant surveill? par la police portugaise, il abandonne son ?pouse pour rejoindre le Front de lib?ration du Mozambique (FRELIMO) dans la Tanzanie de Julius Nyerere. Le mouvement d?clenche, le 25 septembre 1964, la lutte arm?e contre le Portugal. En 1966, Machel devient secr?taire ? la D?fense du FRELIMO, poste qu?occupait Filipe Magaia, mort au combat. En 1968, il entre au comit? central du FRELIMO avec le grade de commandant en chef des forces arm?es.. Pendant deux ans, Eduardo Mondlane discute avec le gouvernement colonial, mais les discussions ne donnent rien. Mondlane d?cide alors de transformer le FRELIMO en un mouvement arm?. Il b?n?ficie, pour cela, du soutien de l?Union sovi?tique, de la Chine et de Cuba qui lui fournissent des armes. Ses hommes sont militairement form?s en Alg?rie. Depuis la Tanzanie, Mondlane lance sur le Nord du Mozambique son arm?e qui inflige de lourdes pertes aux Portugais. Ceux-ci ripostent en commettant de nombreux crimes contre l?humanit?. Malheureusement, Mondlane meurt dans un attentat ? la bombe en 1969. Samora Machel lui succ?de et prend la direction du FRELIMO. Avec une grande intelligence, il continue l?offensive et s?approche progressivement du Sud. Le mouvement finira par franchir le fleuve Zamb?ze. ? Lisbonne, le r?gime dictatorial du pr?sident Salazar est renvers? en 1974 lors de la r?volution dite des ?illets. Machel n?gocie l?ind?pendance et obtient le d?part de la minorit? blanche. Depuis la Tanzanie, il entre dans le pays sous les ovations du peuple mozambicain. Chef de l??tat En 1975, il est ?lu pr?sident de la R?publique. En bon communiste, il nationalise l??conomie et restitue aux Mozambicains les terres que les Portugais leur avaient vol?es. Il rend la sant? gratuite, d?veloppe l??ducation et permet aux Noirs de prendre possession des appartements qui ?taient occup?s par les Portugais au centre-ville. Toutes ces mesures sont ?videmment bien accueillies par les Mozambicains. Mais Machel sait aussi se montrer s?v?re, voire sans piti?, avec les tra?tres ? la nation car ?notre guerre de lib?ration n?a pas ?t? men?e pour remplacer l?injustice portugaise par l?injustice mozambicaine, l?injustice europ?enne par l?injustice africaine et l?injustice ?trang?re par l?injustice nationale?. Avec la Tanzanie et la Zambie, il forme la ligne de front qui apporte son soutien ? l?ANC d?Oliver Tambo, ? la ZANU de Robert Mugabe et ? la SWAPO de Sam Nujoma. La ligne de front n?avait pas d?autre but que de d?barrasser l?Afrique australe de la colonisation anglaise et hollandaise. Il va sans dire que l?engagement et les actions de Machel ne pouvaient que lui attirer l?ire des Blancs. Ces derniers vont donc cr?er la R?sistance nationale mozambicaine (RENAMO) constitu?e de Portugais et de Mozambicains. Lorsque la guerre ?clate entre la RENAMO et le FRELIMO, Machel est oblig? de signer un accord de non-agression avec l?Afrique du Sud. L?accord, qui exige que le Mozambique ne soutienne plus l?ANC, ne fait cependant pas dispara?tre l?hostilit? de Samora Machel envers le gouvernement raciste de Pretoria. Ses liens avec Moscou et Cuba aggravent l?inimiti? des tenants de l?apartheid ? son ?gard. C?est en revenant d?une r?union en Zambie, o? il ?tait question de demander ? Mobutu (Za?re) et ? Kamuzu Banda (Malawi) de l?cher l?apartheid et ses alli?s locaux, que Samora meurt dans un accident d?avion. Le Tupolev 134, qui avait ? son bord 35 passagers, survolait l?espace a?rien sud-africain. Nous sommes le 19 octobre 1986 et Machel n?a que 53 ans. C?est la fin d?une belle aventure avec le Mozambique. La guerre entre le FRELIMO et la RENAMO, elle, continue jusqu?en 1992, faisant environ 1 million de morts. Des unit?s d’?lites de l?arm?e sud-africaine et des membres de l?ex?cutif se rendent imm?diatement sur le lieu du crash. Le Mozambique ne sera inform? que dix heures plus tard. L’URSS et le Mozambique exigent une enqu?te internationale. Finalement, l?enqu?te sera men?e par l?Afrique du Sud. En janvier 1987, elle rend son rapport qui incrimine l??quipage sovi?tique qui n?aurait pas demand? les v?rifications d’usage. Les Sovi?tiques, qui rel?vent certaines contradictions dans le rapport, penchent pour la th?se de l?assassinat. Puisque les Sud-Africains avaient refus? de remettre la bo?te noire de l?avion aux autorit?s mozambicaines.  Hommage Thomas Sankara avait une grande estime pour Machel. Il lui rendit hommage en ces termes: ?Il ne s?agit pas pour nous de pleurer, pour ne pas nous confondre avec tous ces hypocrites, ces crocodiles et ces chiens qui ici et ailleurs font croire que la mort de Samora Machel provoque en eux la tristesse. Nous savons tr?s bien qui est triste et qui se r?jouit de la disparition de ce combattant. Nous ne voulons pas tomber dans cette comp?tition de cyniques qui d?cr?tent par-ci, par-l? tant et tant de jours de deuil, chacun essayant d?affirmer et d?afficher son abattement par des larmes que nous r?volutionnaires devons interpr?ter ? leur juste valeur. Samora Machel est mort. En tant que r?volutionnaires, cette mort doit nous ?difier, nous fortifier en ce sens que les ennemis de notre r?volution, les ennemis des peuples nous ont d?voil?s une fois de plus une de leurs tactiques, un de leurs pi?ges. Nous avons d?couvert que l?ennemi sait abattre les combattants m?me quand ils sont dans les airs. Nous savons que l?ennemi peut profiter d?un moment d?inattention de notre part pour commettre ses odieux crimes. De cette agression directe et barbare qui n?a pour seul but que de d?sorganiser la direction politique du FRELIMO et

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Supervision des Caisses de d?p?ts et consignations et modalit?s de r?gulation des fonds en d?sh?rence: on verra plus clair en mars prochain

A Yaound?, le 12 f?vrier 2025, dans les services centraux de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac), s?est tenue la r?union du Groupe de travail charg? de formuler des propositions consensuelles pour la supervision des activit?s des Caisses des D?p?ts et Consignations (CDC) et la gestion des avoirs en d?sh?rence dans la Cemac. Sous la pr?sidence de Yvon Sana Bangui, le Gouverneur de la Banque centrale, les travaux ?taient tenus de fixer le cadre d?examen des deux avant-projets de r?glement Cemac ?labor?s par le secr?tariat g?n?ral de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). D?apr?s le communiqu? de presse consult? par Int?gration, il s?agit de ?l’avant-projet de r?glement Cemac relatif aux conditions d’exercice et ? la supervision des CDC et l’avant-projet de r?glement Cemac relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en d?sh?rence dans les livres des ?tablissements assujettis ? la Cobac?. Au terme d’?changes ?tr?s fructueux et constructifs?, les propositions pertinentes ont ?t? approuv?es et seront int?gr?es dans les nouvelles versions des avant-projets de textes. Les discussions vont se poursuivre afin de finaliser la r?flexion sur les points se rapportant notamment aux diff?rentes options de supervision des caisses de d?p?ts et consignations ainsi qu’aux modalit?s de r?gulation des fonds en d?sh?rence. Les nouvelles propositions seront examin?es lors d’une ultime r?union pr?vue au mois de mars 2025, avant de soumettre les projets de textes aux organes comp?tents de la Cemac. En rappel, ce groupe de travail pilot? par la Beac, regroupant l’ensemble des parties prenantes (Beac, Cobac, CDEC, APECCAM) a pour mission d’identifier des pistes de convergence et de formuler des recommandations concr?tes pour lever les obstacles et renforcer la confiance des acteurs de la place financi?re. L?on se souvient ?galement qu?il y a quelques mois, suite ? des d?saccords avec la banque centrale, Richard Evina Obam, le directeur g?n?ral de la Caisses des D?p?ts et Consignations du Cameroun (CDEC), avait r?affirm? l’engagement de son institution ? collaborer ?troitement avec les autres parties prenantes pour parvenir ? un consensus et tout ceci avec l’id?e de pr?server la stabilit? du syst?me financier de la Cemac dans un esprit de coop?ration. Ongoung Zong Bella

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PRODESV II : le Feicom red?ploie ses ailes sur Babadjou

La Banque des collectivit?s territoriales d?centralis?es au Cameroun y a fourni des infrastructures commerciales afin de dynamiser l??conomie locale. Le Fonds sp?cial d??quipement et d?intervention intercommunal (Feicom) poursuit la mise en ?uvre de la 2e phase du Programme de d?veloppement ?conomique et social des villes secondaires expos?es ? des facteurs d?instabilit? (PRODESV II). Cet ?v?nement a eu lieu dans la ville de Babadjou dans le d?partement du Bamboutos ? l?Ouest du Cameroun. Apr?s la mise en service d?un mini r?seau d?alimentation en eau potable en ao?t 2024, l?accent est cette fois mis sur la r?silience ?conomique des populations et de la commune via des infrastructures commerciales. ? Les populations de Babadjou vont b?n?ficier d?un projet de construction de 20 boutiques. Cet ouvrage r?alis? avec le concours de la KFW sera prochainement ouvert pour la plus grande joie du maire et de nos concitoyens ?, a annonc? l?instance le 7 f?vrier dernier. Voil? qui remplit le cahier de charges du PRODESV II lanc? en 2021 sur un financement de 8,6 milliards de FCFA de la Kreditanstalt fur Wiederaufbau (KfW). Lequel vise ? apporter un appui substantiel ? huit communes du Littoral et de l?ouest pour leur hospitalit? ? l??gard des populations d?plac?es du fait de la crise s?curitaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les villes de Babadjou, Dibombari, Mbanga, Nkongsamba V et Melong (dans la r?gion du Littoral) et Nkong-zem, Babadjou, Galim et Bangourain (dans la r?gion de l’Ouest) font preuve d?exemplarit?. Elles ont accueilli plus de 35 000 personnes en 2021, selon des donn?es compil?es par les agences humanitaires et le minist?re de l?Administration territoriale. A ce jour, le nombre de personnes d?plac?es originaires de cette partie du pays est estim? ? environ 700 000. De fait d?une crise s?curitaire qui s??ternise et face ? une aide humanitaire insuffisante, ces populations sont confront?es ? des d?fis li?s ? la r?silience ?conomique, l??ducation, l?acc?s aux ressources naturelles et autres. Le PRODESV entend r?pondre ? ces besoins, tout en renfor?ant les capacit?s d?accueil des communes. C?est ? ce titre que 50 salles de classe et 30 blocs de latrines ont pu ?galement ?tre construits et quelques 1800 tables-bancs fournis ? des ?coles depuis 2021 dans le cadre de cette 2e phase. Par ailleurs, le nombre d?emplois temporaires cr??s ? ce jour s??l?ve ? 2248 dont 876 pour les femmes et 404 pour les r?fugi?s. De m?me, 48 GICs ont re?u des accompagnements dont 48% sont des structures de transformation agricole, 17% des projets agricoles. A cela, il faut ajouter l?impl?mentation de 172 projets infrastructures. Louise Nsana

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