Pays africains : ce qui garrotte la croissance

De l?avis de la CNUCED, les faibles niveaux d’internalisation technologique, la r?duction des investissements en recherche et d?veloppement, les co?ts commerciaux ?lev?s, les sources limit?es de capitaux et les faibles capacit?s de production, telles que refl?t?es par une infrastructure ?conomique m?diocre, sont parmi les raisons les plus cit?es pour expliquer le faible degr? d’int?gration des pays africains dans les cha?nes de valeur mondiales.

?Les pays ?conomiquement vuln?rables tombent souvent dans un pi?ge d?instabilit? lorsqu?ils sont frapp?s par des chocs endog?nes, ce qui affaiblit encore leurs capacit?s productives et commerciales et limite leurs perspectives de d?veloppement ?quitable et durable. Cependant, les possibilit?s d??conomies d??chelle et d?expansion commerciale offertes par l?agglom?ration des march?s int?rieurs au sein d?un bloc commercial r?gional pourraient inciter les pays ?conomiquement vuln?rables ? ?tablir des liens plus ?troits avec les pays voisins et ? jeter des bases solides pour un commerce transfrontalier dynamique et des opportunit?s de retomb?es de croissance?. En constatant que les pays africains sont ?conomiquement vuln?rables, le Rapport 2024 sur le d?veloppement ?conomique en Afrique publi? le 10 f?vrier 2025 par la Conf?rence des Nations unies sur le commerce et le d?veloppement (CNUCED) insiste sur des sujets de vuln?rabilit? ?conomique dans les principaux agendas pour le d?veloppement en Afrique. Pour cela, le rapport recense d?abord les causses structurelles et conjoncturelles. Ensuite, il appelle au d?veloppement d?outils permettant d?identifier et de mieux g?rer les situations de vuln?rabilit? en y apportant des r?ponses selon les besoins sp?cifiques du continent. C?est tout le focus du pr?sent zoom.

De nombreux pays africains d?pendent beaucoup du commerce international, et en particulier des exportations vers les pays industrialis?s. C?est sans doute le canal qui p?se le plus dans la contagion de la crise ?conomique sous laquelle ploie le continent. La chute des ?changes internationaux est sans pr?c?dent depuis 1930 et le continent africain semble plus touch? que les autres. On peut alors se demander pourquoi les exportateurs africains sont plus vuln?rables aux crises financi?res des pays vers lesquels ils exportent. C?est la question ? laquelle se propose de r?pondre le rapport de la CNUCED. Son diagnostic est clair: ?Les faibles niveaux d’internalisation technologique, la r?duction des investissements en recherche et d?veloppement, les co?ts commerciaux ?lev?s, les sources limit?es de capitaux et les faibles capacit?s de production, telles que refl?t?es par une infrastructure ?conomique m?diocre, sont parmi les raisons les plus cit?es pour expliquer le faible degr? d’int?gration des pays africains dans les cha?nes de valeur mondiales?.


Pour la CNUCED, cela indique que les pays de la r?gion n’ont pas ?t? en mesure d’?largir efficacement leurs gammes de produits ? valeur ajout?e ou leurs partenaires, malgr? une augmentation du volume net des biens existants. Plus important encore, cela met en lumi?re une proportion croissante de d?sengagement dans les cha?nes de valeur de certains pays de la r?gion par rapport ? ceux qui y participent, en raison d’une d?pendance accrue vis-?-vis des march?s nationaux et/ou extracontinentaux pour leurs intrants interm?diaires. ?Tandis que la majeure partie des exportations de l’Afrique vers le reste du monde est soit brute, soit semi-transform?e, les produits transform?s et semi-transform?s repr?sentent 61% des exportations intra-africaines et sont plus diversifi?s. Les principaux risques associ?s ? la plupart des r?seaux d’?change de valeur ajout?e ont trait ? l’insuffisance des infrastructures, ce qui accro?t l’impact n?gatif de la distance?, explique l?institution onusienne?, r?v?le le rapport.


Or, en capitalisant sur les opportunit?s d’une int?gration r?gionale plus approfondie, les pays africains poss?dent un grand potentiel pour moderniser et diversifier leurs exportations et am?liorer leurs chances d’une meilleure int?gration au march? mondial. Par cette voie, ?on s’attend g?n?ralement ? des cha?nes de valeur r?gionales plus viables et mieux int?gr?es avec une int?gration plus pouss?e, car cela augmente les chances d’un engagement plus rentable dans les r?seaux mondiaux de production et d’approvisionnement pour les pays concern?s?, ?claircit le rapport de la CNUCED.


Entre les lignes logistiques
Bien que les pays africains aient b?n?fici? d?une r?duction des tarifs gr?ce ? des accords commerciaux bilat?raux et multilat?raux, les barri?res non tarifaires restent ?lev?es dans la r?gion. Au sein des communaut?s ?conomiques r?gionales, les programmes de facilitation des ?changes incluent des initiatives telles que les postes fronti?res uniques, qui visent ? rationaliser et ? simplifier le commerce ainsi que la circulation des biens et des personnes entre pays voisins. Seulement, ?les lacunes dans les principales composantes logistiques ? travers l’Afrique compromettent le potentiel de diversification des cha?nes d’approvisionnement et pr?sentent un risque majeur pour le renforcement de la r?silience?. Bien plus, ?la faible performance de la plupart de ces pays dans l’indice constitue un frein potentiel au d?veloppement de cha?nes d’approvisionnement et de valeur viables dans la Zone de libre-?change continentale africaine?.


Bon mais difforme
La forte concentration des march?s d’intrants interm?diaires, la d?pendance marqu?e envers une gamme limit?e de produits d’exportation primaires et la faiblesse des infrastructures ?conomiques limitent leurs capacit?s ? exploiter les avantages comparatifs pour participer de mani?re rentable aux cha?nes de valeur r?gionales et mondiales. De plus, les co?ts commerciaux non tarifaires restent un obstacle majeur ? la circulation des personnes et des biens au sein et entre les communaut?s ?conomiques r?gionales. En moyenne, les co?ts commerciaux non tarifaires repr?sentent pr?s de trois fois la valeur des biens ?chang?s en Afrique, ce qui affaiblit potentiellement la capacit? de la plupart des pays ? participer efficacement aux cha?nes de valeur r?gionales?. Toutes les composantes de l’Indice de D?veloppement des Infrastructures en Afrique de la Banque Africaine de D?veloppement sont faibles dans la plupart des pays africains, ce qui cr?e un obstacle ? la productivit? industrielle et ? la croissance?, analyse la CNUCED.

Pourquoi les Fran?ais ont-ils mis trop de temps ? embo?ter le pas aux Am?ricains, Anglais et Canadiens ? Pour certains, la France a du mal ? regarder en face son pass? colonial. C?est le cas de l?historienne fran?aise Christelle Taraud qui explique que l??tat fran?ais a choisi la glorification de la colonisation, le d?ni des crimes et massacres, le r?cit officiel selon lequel la France s?est lib?r?e toute seule de l?occupation nazie entre 1940 et 1944. Or, poursuit-elle, ?des tirailleurs s?n?galais et alg?riens, des goumiers marocains, des soldats indochinois, malgaches, antillais, avaient ?t? au c?ur de la lib?ration de la France? (cf. C. Taraud, « Id?es re?ues sur la colonisation. La France et le monde: XVI-XXIe si?cles », Paris, Le Cavalier bleu, 2022 ).


L?on sait aussi que la 2e Division Blind?e du g?n?ral Philippe Leclerc commen?a en Afrique, que Brazzaville fut la capitale de la France libre et que le gouverneur guyanais F?lix ?bou? fut parmi les premiers ? se rallier ? Charles De gaulle qui, ? partir de Londres, appela le peuple fran?ais ? la r?sistance. Enfin, il est de notori?t? publique qu?Africains et Antillais particip?rent ? la construction des ?Trente Glorieuses?. Cr??e par Jean Fourastier, cette expression d?signe ?une p?riode exceptionnelle de croissance qui profite ? quasiment tous les pays industrialis?s, durant une trentaine d?ann?es, de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu?au premier choc p?trolier, soit de 1945 ? 1973? (cf. J. Fourastier, ?Les Trente Glorieuses ou la r?volution invisible?, Fayard, Paris, 1979). H?g?sippe Jean L?gitimus, ?lu d?put? de la Guadeloupe en 1898 ? 28 ans, le boxeur s?n?galais Battling Siki, qui devint champion du monde en battant Georges Carpentier en 1922, le Guyanais Gaston Monnerville, qui dirigea le S?nat fran?ais de 1958 ? 1968, le chanteur guyanais ? succ?s Henri Salvador, le grand po?te martiniquais Aim? C?saire, le joueur de tennis camerounais Yannick Noah qui remporta le tournoi de Roland-Garros de 1983 ? l??ge de 23 ans, le Guadeloup?en Lilian Thuram dont les deux buts permirent aux Bleus d??tre sacr?s vainqueurs de la Coupe du monde, le 8 juillet 1998, l?ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Rama Yade ou la d?put?e guyanaise ChristianeTaubira qui porta le projet de loi l?galisant le mariage gay en 2013 font partie de ces Africains et Antillais qui jou?rent un r?le majeur en France. Ce n?est ni en gardant le silence sur ces hommes et femmes, ni en criminalisant la repentance, ni en refusant d?assumer un pan peu glorieux de son histoire, ni en faisant l?apologie de la colonisation qui ne fut pas civilisation mais?barbarie et chosification [parce qu?elle] arracha des millions d?Africains ? leurs dieux, ? leur terre, ? leurs habitudes, ? leur vie, ? la vie, ? la danse, ? la sagesse? (Aim? C?saire, ?Discours sur le colonialisme?, Paris, Pr?sence Africaine, 1950) que la France aura des relations apais?es avec les descendants des colonis?s.


Emmanuel Macron, en qualifiant en 2017 la colonisation de crime contre l’humanit? et en confiant, le 24 juillet 2020, ? l?historien d?origine alg?rienne Benjamin Stora une mission sur la m?moire de la colonisation et la guerre d’Alg?rie, voulait-il signifier qu?il en avait pris conscience ? Ma r?ponse est ?non? car, ? regarder les choses de pr?s, on s?aper?oit que rien ne distingue la politique africaine de Macron de celle de ses pr?d?cesseurs et que tous les pr?sidents de la Ve R?publique ont en commun les tares suivantes: maintien des bases militaires fran?aises en Afrique, ?loge du franc CFA, vol des mati?res premi?res, soutien aux dirigeants incomp?tents et autoritaires qui servent les int?r?ts de la France, renversement ou assassinat des pr?sidents africains qui refusent de se soumettre ? l?ancienne puissance colonisatrice, immixtion dans les affaires internes des pays africains, etc.
Bref, l?histoire et l?apport des Noirs au progr?s et au rayonnement de la France sont volontairement occult?s parce que, dans le subconscient des Fran?ais, les Afro-Antillais restent ?des Fran?ais enti?rement ? part et non des Fran?ais ? part enti?re? selon la belle formule d?Aim? C?saire, parce que la France a ?d?colonis? sans s?auto-d?coloniser (Achille Mbembe), parce qu?elle ?a ?crit son histoire de fa?on monochrome? (ce sont les mots de Pascal Blanchard dans ?Noirs de France?, le documentaire r?alis? par lui avec Juan G?las en 2012).
Ce n?est pas tenir un discours victimaire que d?affirmer que, m?me si ?aucu

ne institution, aucun organisme, aucune loi [ne] pr?ne la s?gr?gation raciale, [force est d?admettre que], quand les Africains arrivent en France, la R?publique les met dans des d?partements, des quartiers o? ils se regroupent, nous n’agissons pas bien avec eux? (Kofi Martin Yamgnane, Franco-Togolais et ancien secr?taire d??tat aux Affaires sociales et ? l?Int?gration, dans ?Le Point? du 13 juin 2020). La France peut-elle rectifier le tir, c?est-?-dire faire en sorte que les Fran?ais d?origine africaine et antillaise ne soient plus per?us et trait?s comme des citoyens de seconde zone? Le bon sens et la justice le lui recommandent si elle d?sire ?viter les pires convulsions. Comme le r?sume bien l?universitaire S?verine Labat, ?faute de donner une place ? ces nouveaux Fran?ais dans notre r?cit national, la situation ne peut que perdurer et alimenter violences urbaines et tensions communautaires? (cf. « Le Monde » du 26 juin 2010).


Il est vrai que les Noirs continuent d??tre victimes du racisme au Canada et aux ?tats-Unis, comme on l?a vu le 25 mai 2020 avec l?assassinat de l?Afro-Am?ricain George Floyd par le policier blanc Derek Chauvin. N?emp?che que c?l?brer l?histoire et la contribution des Noirs en f?vrier a conduit toute la soci?t? vers plus de reconnaissance de l?apport des Afro-Antillais dans l?Histoire de ces deux pays et vers plus de consid?ration ? leur ?gard. Autant dire qu?il ne suffit pas d?appeler les Africains ? tourner la page de la colonisation. Encore faut-il prendre soi-m?me le temps de bien lire et de bien comprendre cette page.


Ongoung Zong Bella

Gr?ce au commerce, ? l’investissement et ? l’int?gration r?gionale

L?Afrique a un grand pouvoir et un grand destin

Selon la CNUCED, le continent peut transformer ses vuln?rabilit?s ?conomiques en opportunit?s.

Le Rapport 2024 sur le d?veloppement ?conomique en Afrique, pr?sent? lundi par la Secr?taire g?n?rale de l?ONU commerce et d?veloppement (CNUCED), Rebeca Grynspan, et le ministre ivoirien du commerce, de l’industrie et de la promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, souligne comment des r?formes politiques audacieuses et des investissements strat?giques peuvent renforcer la r?silience de l’Afrique face aux chocs mondiaux et cr?er de nouvelles opportunit?s ?conomiques. ?L’Afrique est confront?e ? de graves d?fis, qu’il s’agisse de la volatilit? des march?s mondiaux, du co?t ?lev? de la dette ou des d?ficits d’infrastructures?, a d?clar? Rebeca Grynspan. ?Mais ces d?fis sont aussi l’occasion de remodeler l’avenir ?conomique du continent. Gr?ce ? des r?formes audacieuses, ? des investissements et ? la mise en ?uvre int?grale de la Zone de libre-?change continentale africaine (ZLECAf), l’Afrique peut en sortir plus forte, plus r?siliente et plus comp?titive?. Sur ce chapitre, il y a des leviers ? actionner. Dans son rapport, la CNUCED les a identifi?s.


1- R?duire la d?pendance vis-?-vis de march?s volatils


Pour les experts du d?membrement onusien, pr?s de la moiti? des pays africains d?pendent du p?trole, du gaz ou des min?raux pour au moins 60% de leurs recettes d’exportation, ce qui les expose aux fluctuations des prix. Toujours selon les experts de la CNUCED, les lacunes en mati?re d’infrastructures dans les domaines des transports, de l’?nergie et des technologies de l?information et de la communication (TIC) rendent le commerce 50% plus cher que la moyenne mondiale, ce qui limite la comp?titivit?, en particulier pour les pays enclav?s. De m?me, constatent encore les m?mes sp?cialistes, les petites et moyennes entreprises (PME) fournissent 80% des emplois en Afrique, mais sont confront?es ? la faiblesse des infrastructures, ? la volatilit? des devises et ? un acc?s limit? aux instruments de financements abordables.


Et pour contrecarrer la d?pendance vis-?-vis des march?s volatils, la CNUCED plaide premi?rement pour ?la diversification des exportations et l’augmentation du commerce intra-africain susceptibles de cr?er des flux de revenus plus stables?. Deuxi?mement, ?il faut investir dans la logistique et la connectivit? num?rique pour d?bloquer la croissance. Troisi?mement, ?il y a urgence de s?int?resser ? l’expansion du cr?dit, des outils de gestion des risques et des cha?nes d’approvisionnement r?gionales en vue de renforcer leur r?silience?.


La d?pendance de l’Afrique ? l’?gard des exportations de produits de base, les co?ts ?lev?s du commerce et la faiblesse des infrastructures la rendent tr?s vuln?rable aux chocs ext?rieurs. Face aux crises, les pays africains y sont particuli?rement sensibles car beaucoup d?entre eux d?pendent principalement des exportations. Ensuite un effet de destruction: la crise financi?re perturbe les relations commerciales et agit comme une augmentation des co?ts du commerce. Les pays africains ont d? subir un effet en valeur, ? travers la chute des cours des mati?res premi?res au cours de l?ann?e 2009. La volatilit? de ces cours constitue aussi une difficult? pour un d?veloppement stable en Afrique. Non seulement les pays d?Afrique subsaharienne sont plus touch?s par la crise (avec des diff?rences importantes selon les pays), mais les cons?quences de cette crise sont bien plus dramatiques pour leurs habitants.
Le rapport identifie les principaux domaines d’action:


2-Lib?rer le potentiel du commerce r?gional
?Le commerce intra-africain reste l’une des plus grandes opportunit?s du continent, mais il ne repr?sente que 16% des exportations totales, la plupart des ?changes ?tant toujours dirig?s vers l’ext?rieur du continent?, ?tablit la CNUCED. Pour cette derni?re, la mise en ?uvre int?grale de la ZLECAf pourrait cr?er un march? de 3.400 milliards de dollars. Mais pour lib?rer ce potentiel, il faut investir dans les infrastructures en d?veloppant les r?seaux de transport, d’?nergie et de TIC, en rationalisant les politiques et les processus commerciaux tels que les douanes et en soutenant l’industrialisation gr?ce, par exemple, ? des all?gements fiscaux incitatifs et ? des pr?ts ? taux d’int?r?t abordables pour stimuler la production industrielle et r?gionale.


3-Des mesures politiques pour un avenir meilleur
Le ?Rapport sur le d?veloppement ?conomique en Afrique 2024? de la CNUCED insiste sur les incitations ? l?industrialisation. Avec notamment des all?gements fiscaux, des co?ts d?investissement r?duits et des pr?ts ? taux d’int?r?t abordables pour les entreprises qui investissent dans l’industrie manufacturi?re et la production pour les march?s r?gionaux.


Il ne faut pas oublier des m?canismes de gestion des risques. Cela passe, selon la CNUCED par ?la mise en place de fonds r?gionaux et de syst?mes d’alerte pr?coce pour les risques li?s au commerce, la mise en commun des ressources publiques et priv?es pour la planification d’urgence et l’assurance?.


Sur la liste, figurent aussi des m?canismes de r?ponse aux crises. Il s?agit de ?cr?er des m?canismes de financement du commerce pour soutenir les entreprises touch?es par les chocs mondiaux, les aider ? se tourner vers les march?s r?gionaux et ? pr?server les emplois?.


Selon la CNUCED, avec les bonnes politiques, l’Afrique peut renforcer sa r?silience ?conomique, r?duire sa d?pendance vis-?-vis des march?s ext?rieurs et stimuler une croissance inclusive. La voie ? suivre consiste ? transformer les vuln?rabilit?s en opportunit?s durables gr?ce ? des r?formes audacieuses, ? la collaboration r?gionale et aux investissements strat?giques.


Ongoung Zong Bella

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