Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Pr Pierre Titi Nwel : enfin le jour git!

?vocation de la vie de l?homme multidimensionnel. Le Professeur Mbombog a ?t? inhum? le 22 f?vrier dernier ? Matom, son village natal. C?est une question qui a d?sormais une r?ponse ?vidente. Lors de l??lection pr?sidentielle de 2025 au Cameroun, Pr Pierre Titi Nwel apportera-t-il encore son expertise au sein du Conseil ?lectoral de Elections Cameroon (Elecam)? Non! Depuis l?annonce de la mort du sociologue ?m?rite le 17 janvier 2025, c?est une m?moire de 85 ans qui s??croule et s?ensevelit. Une biblioth?que qui br?le. On pourrait s?arr?ter l?. Seulement, n?y a-t-il pas une autre fa?on de dire ces choses? Et les mots pour raconter le Pr Pierre Titi Nwel ne servent plus ? simplement informer qu?il est mort ? 85 ans. Ils vont jusqu?? le recr?er et ? le c?l?brer, ?puisque c?est au c?ur de la vie et non pas dans un autre monde que cet homme a laiss? son empreinte?, comme le souligne Pr Belinga Zambo. Selon le politologue camerounais, ?m?me si le temps accomplit son ?uvre de s?lection de l?essentiel et de l?accessoire, on ne court pas le risque d??tre d?menti en affirmant que Pr Pierre Titi Nwel reste un monument?. D?finir ce que recouvre ce terme, le fixer dans le temps, voil? qui permet d??voquer une r?f?rence construite de son vivant, ? la fois par l?homme lui-m?me et la soci?t? dans laquelle il d?ploie une activit? ?tonnante. Le journaliste Serge Pouth r?sume: ?pour c?l?brer aujourd?hui la diversit? des talents du Pr Pierre Titi Nwel, il faudrait que le monde entier d?ploie toute sa voix, car enfin le jour git!?, Et Mgr Samuel Kleda de commenter: ?il est temps de nourrir les encyclop?dies avec les r?flexions de cet homme?. L?archev?que de Douala poursuit: ?J?ai un exemplaire de Thong Likeng, un ouvrage qu?il a ?crit. L?-dedans, Pierre Titi Nwel construit quelque chose de neuf ? partir aussi bien des cultes traditionnels que de son exp?rience propre. S’agit-il d’un syncr?tisme? Un syncr?tisme pour le moins honorable puisqu’il traduit ? la fois l’impossibilit? de pr?tendre cr?er quoi que ce soit sans tenir compte de la richesse culturelle de l’humanit? et l’effort de quelqu’un qui veut prendre chez les autres ce qu’il trouve bon pour soi?. L?archev?que, revenant dans son ?l?ment, poursuit: ?Pour quelqu?un qui a un pr?nom biblique, on peut bien faire un rapprochement aujourd?hui. Pierre, porte-parole des douze, se d?marque dans les ?vangiles. Chaque fois que les hommes sont r?pertori?s, le nom de Pierre est le premier. Lui, Jacques et Jean formaient le cercle restreint des compagnons les plus proches de J?sus. Ces trois seuls ont eu le privil?ge de vivre la transfiguration, ainsi que quelques autres r?v?lations extraordinaires de J?sus. Et ? partir de l?, on peut comprendre pourquoi il a offici? comme Coordonnateur du Service National ?Justice et Paix ? la Conf?rence ?piscopale nationale du Cameroun?. Grand t?moin de son ?poqueLe 7 juillet 2011, ? la faveur d?un d?cret pr?sidentiel, il est fait membre du Conseil de l?organe en charge des ?lections au Cameroun. Et le 15 juillet de la m?me ann?e, l?enseignant r?pond pr?sent ? cet appel de la nation. Durant de nombreuses ann?es, il consacre son ?nergie ? l?am?lioration des dispositions ?lectorales au Cameroun. Il a ?uvr? dans le cadre de la transparence des processus ?lectoral au cours des ?lections pr?sidentielles de 2011 et celles de 2018. Il a ?galement travaill? lors des s?natoriales, l?gislatives, r?gionales et municipales. L?, on voit Pierre Titi Nwel prendre pour sujet aussi bien de la politique que des ?volutions culturelles en Afrique. ?Mais il faut se garder des simplifications trompeuses, et dans ses explications, Pierre Titi Nwel ne semble pas toujours faire de distinguo bien net entre ce qu?un ?v?nement peut avoir de singulier, d?unique, et son caract?re repr?sentatif d?une r?alit? plus large, voire intemporelle et universelle. Plus d?une fois, dans ses sorties, ces deux aspects sont trait?s de concert?, ?voque Pr Charly Gabriel Mbock. De l?avis de cet universitaire, un exemple fait en foi, celui des ?glises dites de r?veil. ?Il part d?un fait singulier, pr?cis, soulev? par la presse. Puis, il ?largit la question vers un fait de soci?t? plus global: la pauvret?. L??v?nement est donc pour lui porteur d?un sens, et qui lui permet de le rapporter sans tomber dans le compte rendu. Pour lui, rendre compte des ?v?nements consiste ? ne pas sombrer dans le plat compte rendu, c?est ?tre ? la fois un observateur et plus qu?un observateur. Preuve que la sociologie, telle qu?il la con?oit est un moyen de d?passer le fait brut?. Au bout, une petite pr?cision: ?Je conjugue les verbes au pr?sent, puisqu?une r?f?rence ne meurt pas?. ValeursMais on mesure bien la malice. Pr Charly Gabriel Mbock ne nie pas que Pierre Titi Nwel est mort. Il s?en tient aux principes d?fendus par l?homme de son vivant. C?est ?galement ? cet exercice que se plie Pr Shanda Tonme. Ce qu?il retient du ?grand professeur?, c?est surtout ?un art ?loquent de la politesse, de la r?serve et du recul propre ? des gens sages dont la m?diation et la qu?te de la paix? ?taient la priorit?, quelles que soient les circonstances. ?Il ?tait incontestablement vertueux?, dit-il. ?L?un des rares intellectuels qu?on ne pouvait ranger dans la classe politique ou encore parmi ceux dont les prises de position en public cr?ent des pol?miques?. Et, ajoute le pr?sident du Comicodi (Commission ind?pendante contre la corruption et la discrimination), l?homme n??tait pas un as des chapelles id?ologiques. L?homme discret et avis? trouvait plus utile d?en apprendre davantage sur les organisations de d?fense des droits de l?homme et des libert?s. C?est ce qui fait dire au politicien que l?universitaire ?m?rite ?tait un ?humaniste transversal?. Et pour l?homme politique, le fait que le Pr Titi a fini ses jours au poste de membre du Conseil ?lectoral du Cameroun ne rel?ve pas du hasard. Et selon Appoline Marie Amougou Abena, le Pr Pierre Titi Nwel laisse un grand vide au sein de l?organe en charge des ?lections au Cameroun. Proche du disparu depuis de longues dates, la Vice-pr?sidente du

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Organisation internationale de protection civile (OIPC) : Yap entre grandeur et fadeurde grande ?coute

D?barqu?e de son bureau de secr?taire g?n?ral de l?OIPC, sis Parc Chuit au Petit-Lancy ? Gen?ve depuis fin janvier 2025, la Camerounaise, ?pouse du pr?sident du Tribunal criminel sp?cial (Tcs) est lov?e dans un nid au-dessus duquel bruit un scandale pr?sum? d?immigration clandestine en coaction. Enqu?te. ?Madame Yap n?e Njoupouo Mariatou a ?t? ?lue, ce mercredi 14 octobre 2020, Secr?taire g?n?rale de l’Organisation internationale de protection civile (plus haut fonctionnaire technique et administratif de l’Organisation), lors de l’Assembl?e g?n?rale de ladite institution, ? l’issue d’un vote au cours duquel la candidature du Cameroun a obtenu 30 voix contre 23 pour celle du Liban. C’est la premi?re fois, dans l’histoire de l’OIPC, qu’une dame acc?de ? ce poste. Mme Yap est ?galement le premier ressortissant d’Afrique subsaharienne appel? ? diriger cette organisation internationale?. PartieDans ce texte mu? en capsule ? remonter le temps, beaucoup parient aujourd?hui que si on faisait un micro-trottoir, le m?me texte ?tranglerait de col?re plus d?une personne. Pour dire en quelques mots, il est d?sormais officiel qu?? l?occasion de la c?l?bration de la Journ?e mondiale de la protection civile le 1er mars prochain, le message de l?OIPC ne portera pas la signature de dame Yap n?e Njoupouo Mariatou. En lieu et place de la Camerounaise, ce sera Roman Lapin. Ce dernier a ?t? nomm? secr?taire g?n?ral par int?rim de l?OIPC par D?cision XIV de la 26e Assembl?e g?n?rale depuis le 31 janvier 2025. Depuis cette date, c?est lui qui g?re toutes les affaires courantes de l?organisation. La preuve: c?est bien lui qui, le 18 f?vrier 2025 ? Tunis, a pr?sid? la c?r?monie de lancement du Symposium international sur la gestion des urgences et la r?ponse aux catastrophes. En clair, la professeure des Lyc?es d’enseignement secondaire g?n?ral (matricule 510 154-K de la Fonction publique camerounaise), m?re de trois enfants, ancienne pr?sidente de l?association des ?pouses de magistrats du Cameroun, Point Focal Cameroun ? la Cellule gestion risques et catastrophes et ad?quation aux changements climatiques de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (GRC/ ACC-CEEAC) qui, ? un moment, a aussi enseign? ? l?Ecole de guerre de Yaound? et l?Ecole internationale des forces de s?curit? (Eiforces) ? Yaound?, Yap n?e Njoupouo Mariatou, dont le bail ? la t?te de l?OIPC aurait pu s?achever en 2026, ?a ?t? brutalement d?barqu?e? (tel que l?affirme Jeune Afrique du 8 novembre 2024) d?une OIPC mal en point (bail ? loyer r?sili?, comptes bancaires ferm?s, soup?ons de d?tournements, rumeurs d?espionnage). ActuA Yaound?, dans le s?rail, cette information se fait vague. Au minist?re de l?Administration territoriale (Minat) ou ? la Direction de la protection civile, le discours h?site. Du c?t? du minist?re des Relations ext?rieures, ? la sous-direction des institutions sp?cialis?es des Nations unies, l?on cherche l??l?gance de style dans des expressions comme ?affaire r?serv?e? ou encore ?le boss n?a pas encore communiqu? sur cette information?. Ici, tout se passe comme si la pratique de la dissimulation et du silence sert une information dont la connaissance ?chappe au plus grand nombre, pour ?tre volontairement r?serv?e ? un cercle restreint. Entre temps, par un d?tour au ras du sol, l?on apprend que le limogeage de Yap n?e Njoupouo Mariatou s?ordonne autour d?un pr?sum? scandale d?couvert par Interpol et r?v?l? aux services sp?ciaux suisses et russes. ?Les faits remontent ? janvier 2021. Et gr?ce ? de fructueuses collaborations avec les services sp?ciaux camerounais, russes et suisses, la constitution progressive et largement silencieuse des preuves d?existence d?un puissant r?seau d?immigration clandestine a permis en juillet 2024 de d?signer ce qui ?tait secret d?une part, et de distinguer des gradients de complicit? bien install?s au Cameroun d?autre part?, souffle une source diplomatique accr?dit?e ? Yaound?. A en croire cette derni?re, Yap n?e Njoupouo Mariatou a ?t? d?missionn?e pour avoir ?entretenu un partenariat priv? avec une personnalit? trouble au Cameroun?. Dans cet ?nonc? qui dessine ? la fois des activit?s occultes et l??troitesse du cercle des acteurs op?rant de mani?re anonyme et syst?matique, certaines sources proches d?Interpol Afrique centrale d?signent Yap n?e Njoupouo Mariatou et son poste de Secr?taire g?n?rale de l?OIPC comme des paravents. Quelques confidences obtenues aupr?s de plusieurs acteurs diplomatiques et s?curitaires parlent de puissants appuis tapis dans la plus haute hi?rarchie au Minat. Laquelle donc? Si l?interrogation l’emporte sur la certitude, il reste que, quand on replonge dans certains faits divers ayant nourri la chronique au Minat en mai 2021, il nous revient que des passeports de service avaient ?t? d?livr?s ? quelques citoyens ? la demande des plus hauts cadres du Minat. ?A l??poque, on avait minor? la situation all?guant qu?elle ne relevait que de coups m?diatiques, de manipulations, de pol?miques, de diffamation contre Paul Atanga Nji qui avait beaucoup ?uvr? pour le succ?s ?lectoral de Yap n?e Njoupouo Mariatou au secr?tariat g?n?ral de l?OIPC?, glisse une source s?curitaire. D?apr?s celle-ci, ?au nom de l?OIPC, des citoyens munis de documents authentiques s?envolaient du Cameroun vers la Suisse, vers Gen?ve notamment, o? ils ?taient attendus par deux personnes (un homme et une femme) ? la solde de Yap n?e Njoupouo Mariatou, elle-m?me puissamment soutenue ? partir de Yaound??.Dans un registre plus ?tendu, il revient que Interpol a constat? que la d?sormais ancienne secr?taire g?n?rale de l?OIPC avait, au b?n?fice de r?seaux criminels de diff?rentes dimensions, amateurs, familiaux, mafieux ou autres, int?gr? l?immigration clandestine l?une de ses activit?s parall?les. Sur ce point encore, seul le label OIPC favorisait la diminution des risques. ?B?n?ficiant d?un statut diplomatique garanti par un accord sign? entre le Conseil f?d?ral suisse et l’OIPC, un texte qui assure ? l’OIPC, entre autres, l?inviolabilit? des b?timents, l?immunit? p?nale, civile et administrative ainsi que des exon?rations fiscales, madame Yap avait, comme on dit, le champ libre?, glisse un diplomate.D?autres sources, qui ont toutes exig? l’anonymat, r?v?lent que, Yap n?e Njoupouo Mariatou, plusieurs voyages financ?s via le canal genevois de l?OIPC ?taient fictifs. ?Des pratiques qui ont conduit des banques suisses ? couper toute relation avec l’OIPC en d?but d’ann?e?, apprend-on. ?Certaines missions ici ont d? ?tre boucl?es au pied lev? pour des personnes

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A la Sosucam : Vraies v?rit?s ? l??uvre

Que la crise survenue r?cemment ? la Sosucam (Soci?t? sucri?re du Cameroun) rev?te une dimension publique nationale et m?me internationale, ceux qui se s?emparent du sujet donnent au dysfonctionnement g?n?rateur de la crise une autre ampleur. C?est pr?cis?ment ce qu?insinue Jean Fran?ois Ntsama Etoundi ce 19 f?vrier 2025. Au cours d?un point de presse qu?il anime ce jour, le directeur g?n?ral adjoint de la Sosucam estime que l?escalade m?diatique contraint l?entreprise ? r?agir. Face ? ce qui s?est pass?, l?obsession de Jean Fran?ois Ntsama Etoundi est d??viter des ph?nom?nes de panique, relativement ? l?approvisionnement des march?s locaux. ?A tr?s court terme et notamment avec cette p?riode du je?ne de Ramadan annonc? dans une dizaine de jours environ, la Sosucam dispose de plus de 30 000 tonnes de sucre en stock, donc l?offre ne souffre d?aucun impact?, renseigne-t-il face ? la presse. Autres d?tails puissants invitant les consommateurs de sucre ? la s?r?nit?: ?Toutes les activit?s ont repris sur nos sites, notamment celles de coupe et de production; et la campagne de production est en cours et se d?roule parfaitement. Depuis quelques jours, nous proc?dons ? une op?ration de recrutement de 600 nouveaux coupeurs, certains pour pallier l?absence de ceux qui sont partis sur les sites de Mbandjock et Nkoteng et un plus grand nombre pour renforcer les effectifs et dynamiser l?activit? de coupe afin de rattraper le retard accus? dans le d?roulement de notre campagne?. BilanPar comparaison avec celle de certains m?dias, la parole de Jean Fran?ois Ntsama Etoundi se sert de ce qu?il appelle lui-m?me ?des ?l?ments factuels de premi?re main?. Sur la foi de ceux-ci, il est possible de faire une ?valuation partielle. ?C?est treize jours d?inactivit?, donc treize jours d?arr?t de la production. Sur le plan social, c?est l?ensemble de nos collaborateurs qui ont ?t? emp?ch?s de se rendre ? leur lieu de travail pendant un certain nombre de jours. Sur le plan de nos infrastructures, 970 hectares de parcelles ont ?t? brul?es, ce qui repr?sente environ 50.000 tonnes de cannes ? sucre qui sont une r?elle perte s?che pour la Sosucam?, situe le directeur g?n?ral adjoint de la Sosucam. N?anmoins, nuance-t-il, ?le bilan sera fait dans les jours ? venir pour voir les perspectives de fin de campagne et l?impact sur le plan agronomique de cet arr?t d?activit? et surtout de cette perte de cycle qui aura forc?ment un impact n?gatif sur nos parcelles?. Mise au pointSur certains points critiques, Jean Fran?ois Ntsama Etoundi s?efforce de donner des perspectives sur le calendrier d?all?gement des mesures conservatoires et sur les pr?visions muries, ce d?autant plus que ?la Sosucam n?a aucun lien de partenariat social avec ce groupe de personnes qui n?a rien ? voir avec les cinq syndicats en activit? chez nous. Nous d?clinons fortement toutes les accusations et autres rumeurs d?clar?es par ce groupuscule qui se d?clare un syndicat?. Alors, ?? moyen et long termes, pour ?viter ce genre de situation, la direction g?n?rale a d?abord adress? un rappel dans sa note d?information et de reprise des activit?s le 08 f?vrier dernier aux travailleurs pour qu?ils reprennent leur activit? et reprennent le dialogue social. Cela permettra de recenser toutes leurs dol?ances aupr?s des cinq syndicats en activit? au sein de la Sosucam?, dit-il. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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En pr?lude aux Journ?es ?conomiques camerounaises au Br?sil : premi?re tasse de caf? au Minrex

Avant le voyage proprement dit, une r?union technique permet aux parties prenantes de proc?der ? quelques r?glages. Belo Horizonte (plus grande ville et capitale de l’?tat de Minas Gerais au Br?sil) va accueillir du 13 au 19 avril 2025 la 8e ?dition des Journ?es ?conomiques camerounaises au Br?sil. L??v?nement articule deux th?mes. Le premier:?Attractivit? des communes par l?am?nagement des espaces de loisirs et de sports en plein air? et le second: ?L?appui du Br?sil dans le d?veloppement de la cha?ne de valeur caf? au Cameroun?. Avant le voyage, il faut produire un maximum d?id?es. D?o? la r?union technique de ce 20 f?vrier 2025 au minist?re des Relations ext?rieures (Minrex) ? Yaound?. Conduits par Joseph Chantal Etoundi, (ministre pl?nipotentiaire, directeur des Affaires d?Am?rique et Cara?bes au Minrex), les ?changes impliquent des repr?sentants des diverses structures (FODECC, ANOR, CAPEF, MINADER, PARF Caf?, MINCOMMERCE, Coop?ratives telles que l?UCCAO et des ?lus municipaux dont les maires de Nkongsamba 1er et de Yaound? 3e). L?enjeu central est, selon Joseph Chantal Etoundi, ?de ne pas se limiter uniquement ? l’effervescence mesur?e sur quelques jours ? Belo Horizonte. C?est la raison pour laquelle la r?union de ce jour consiste ? lister les outils permettant au Cameroun de jouer les premiers r?les en terre br?silienne en mati?re de recherche de partenaires techniques et financiers pour la production massive du caf?, de partage d?exp?riences, et de promotion des projets?. Organis?es par le Cabinet Trace Trading dirig? par le Camerounais Alain Waha, avec l?appui technique de la Chambre d?Agriculture, l?appui organisationnel de l?ambassade du Cameroun au Br?sil, sous la supervision du Minrex, la huiti?me ?dition des Journ?es ?conomiques camerounaises au Br?sil a pour projet fort: le renforcement et le d?veloppement des cha?nes de valeurs sur le caf?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Conseil des ministres de l?UEAC du 30 octobre 2023: controverses sur l?authenticit? du communiqu? final

Certaines r?solutions du Conseil chang?es ? des fins inavou?es. La Commission de la Cemac index?e par ses fonctionnaires train?s en justice. La Commission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) n?en a pas fini avec ses fonctionnaires tomb?s en disgr?ce depuis l?arriv?e de la nouvelle ?quipe dirigeante. Apr?s avoir mordu la poussi?re par deux fois ? la Cour de justice communautaire, la Commission de la C?mac choisit d?sormais les juridictions nationales pour attaquer ses employ?s. C?est par devant les juridictions centrafricaines qu?elle essaye depuis novembre 2024 de r?gler ses comptes aux d?nomm?s Marc Aristide Nguema Mba, Joseph D?sir? Ondo Ngoua, Lo?c Franck Ona Ondo, Adolphe Bi Nguema, Jean Paul Paul Kimoto, Lehindah Dimbaj et Joelle Rebeca Zoua Ona. Pour cette proc?dure, Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission de la Cemac, dit s?appuyer sur les recommandations du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) du 30 octobre 2023. Lequel l?autoriserait ? poursuivre certains personnels accus?s d?avoir re?u des ?cadeaux financiers? de l?ancien top management de la Commission. En effet, les ministres de l?Union ?conomique d?Afrique centrale (UEAC) avaient recommand? ?la saisine des juridictions communautaires, par souci du contradictoire, ? l?effet d??tablir des responsabilit?s individuelles?. Ce qui se confirme ? l??coute de l?audio de la lecture du communiqu? final des travaux en pl?ni?re. Seulement, cette d?cision, rendue ex?cutoire sur la seule base d?une d?cision de mandat, n?a jamais ?t? rapport?e de mani?re conforme. Le document sign? du pr?sident du Conseil des ministres de l?UEAC a des ajouts inattendus: ?Il est donn? mandat au pr?sident de la Commission d?user de tous les moyens de droit, y compris par voie de saisine des juridictions communautaires et nationales, ? l?effet d?obtenir le remboursement des sommes indument per?ues ou d?tourn?es par les responsables et personnels, en exercice ou non?, indique la d?cision prise en 2023. L?effet imm?diat est la proc?dure ouverte ? Bangui, avec la possibilit? d?une extension dans les autres pays de la Communaut? et le risque de voir perdurer l?incertitude autour de la situation administrative des mis en cause. Pourquoi la Commission de la C?mac opte d?sormais en faveur des juridictions nationales en lieu et place de la Cour de Justice de la C?mac? Certainement parce qu?elle a d?j? ?t? d?bout?e par deux fois par la Cour de Justice communautaire dans le cadre des plaintes contre son personnel. La Commission refuse ? ce jour d?ex?cuter les arr?ts de cette Cour. En l?occurrence la restitution des personnels accus?s dans leurs pr?c?dentes situations administratives, le remboursement des sommes retenues sur leurs salaires et le payement des dommages et int?r?ts individuels d?une valeur de 10 millions de FCFA. Louise Nsana

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Union douani?re et March? commun: cahier de charges d?une harmonisation Cemac-Ceeac

Les chefs de d?partements de la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (Ceeac) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) en charge du March? commun d?cident de faire chemin ensemble dans la mise en ?uvre de l?Union douani?re Ceeac-Cemac et de la zone de libre-?change. Une r?union s?est tenue ? cet effet ? Malabo du 17 au 19 f?vrier 2025. Elle avait pour but de faire le suivi de l??volution du projet; et de parvenir ? un cadre conjoint de suivi et de mise en ?uvre coordonn? des instruments harmonis?s y relatifs, entre autres. Il a cons?cutivement ?t? d?cid? de s?attaquer aux divergences dans les textes adopt?s par les instances des deux organismes communautaires, en vue de proposer un processus d?harmonisation. Une quinzaine de textes sont adopt?s ? ce jour, faisant ?voluer le cadre r?glementaire. Bien plus, des m?canismes sont mis au point en vue d?en mat?rialiser l?existence. Il s?agit notamment du Tarif pr?f?rentiel de la Ceeac, les r?gles d?origine, etc. Il est ?galement question de pr?parer les dossiers n?cessaires ? la rectification des ?carts entre les instruments de la zone de libre-?change en vigueur dans la Cemac et les textes harmonis?s; d?harmoniser les architectures institutionnelles et juridiques des deux organisations pour faciliter la mise en ?uvre conjointe des instruments du March? commun; et de pr?parer et soumettre ? la conf?rence des chefs d?Etat et de gouvernement un projet de d?cision instruisant les deux organisations de syst?matiser une approche conjointe dans la pr?paration et la soumission des textes en vue d??viter la duplication des efforts, tout en garantissant la compl?mentarit? dans le processus d?int?gration r?gionale. LOUISE NSANA

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Connectivit? sous-r?gionale: la BM octroie 11 milliards de FCFA au Tchad

Le Groupe de la Banque mondiale a approuv? ce 18 f?vrier 2025 l?octroi d?un financement de 170 millions de dollars (10,633 milliards de FCFA) en faveur de la construction d?infrastructures routi?res au Tchad. Ce financement de l?Association internationale de d?veloppement (IDA) est d?di? ? l?impl?mentation de son Projet de connectivit? et d?int?gration au Tchad. Il sera pr?cis?ment question de bitumer 55 km de route sur le corridor Tchad-Niger-Mali-Alg?rie, notamment la section Liwa et Rig Rig, ainsi que 12 km de desserte reliant Bol (R?gion du Lac) ? cette m?me route. Il est ?galement question de proc?der au r?am?nagement de 50 km de routes rurales afin de faciliter l?acc?s ? des march?s dans des zones ? fort potentiel, renseigne l?institution. Un dernier volet du projet porte sur la construction d?installations commerciales et agricoles dans la localit? de Bol, tels que des entrep?ts et des march?s. ?En am?liorant l?efficacit? des transports le long de la route transsaharienne et la navigabilit? du Lac Tchad, le projet soutiendra la stabilisation de la r?gion, favorisera les opportunit?s ?conomiques et reliera les populations isol?es aux zones agricoles, aux march?s, aux ?coles, et aux services de sant??, souligne la directrice des op?rations de la BM pour le Tchad, Clara De Sousa. Louise Nsana

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Code minier de la Cemac: le bout du tunnel se profile

A la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), des experts des d?partements de l?Education, de la recherche et du d?veloppement social (DERDS) et ceux des Infrastructures et du d?veloppement durable (DIDD) ont eu fort ? faire ? Bangui du 3 au 7 f?vrier 2025. Ces derniers ont ralli? la capitale centrafricaine dans le but de proc?der ? la relecture et ? la pr?-validation du Code minier de la sous-r?gion. Il y a ainsi ?t? consacr? le principe d?harmonisation des l?gislations mini?res nationales en vue de cr?er un environnement d?affaires attractif et de garantir la transparence dans le secteur. A ce titre, ?le projet de Code minier ?nonce les principes visant ? am?liorer la gouvernance du secteur minier, notamment en assurant la transparence des proc?dures et la redevabilit? des acteurs afin d??viter la fraude?, renseigne un compte-rendu de l?institution. Ledit texte met ?galement l?accent sur l?encadrement des activit?s mini?res artisanales, la protection de l?environnement et le respect de la r?glementation de changes ?dict?e par la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac). Le DERDS et le DIDD appellent la Commission de la Cemac ? adopter, ? la suite du Code minier fin pr?t, un texte communautaire sp?cifique sur les carri?res. Ce, apr?s une collecte des donn?es dans les Etats. Louise Nsana

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Phase 2 de l?autoroute Yaound?-Douala : le chantier dans la nostalgie de l?avenir

La confrontation d?int?r?ts divergents n?en finit pas de dessiner un horizon incertain pour la fin des travaux. C?est un feuilleton qui n?en finit pas. D?un c?t?, le minist?re des Travaux publics (Mintp) envisage la reprise des travaux de la phase 2 du projet, ? l?arr?t depuis novembre dernier. De l?autre, des riverains qui bloquent tout d?ploiement d?engins sur le site. Au centre, des questions relatives aux indemnisations. Selon une autorit? traditionnelle qui cite des sources proches du dossier, ?l?argent ? verser aux populations impact?es par le trac? de la phase 2 du projet n?est pas disponible?. Et du coup, les indemnisations sont devenues une source d?attente ayant une influence sensible sur l?avancement du chantier. Au fil des jours, la situation ne cesse de susciter l?ire des oppositions et de concentrer la col?re des riverains de tout rang. Malgr? ses tentatives pour d?passer cette ambiance, la China First Highway Engineering Corporation (CFHEC), entreprise chinoise en charge de l’ex?cution du projet, compte sur des espaces d?initiatives et d?arbitrage ouverts par le Mintp. Rapports de forceSe targuant d??tre aux commandes d?une d?marche d?apaisement, Emmanuel Nganou Djoumessi a entrepris de marcher sur des ?ufs. ?Il est hors de question d?engager un bras de fer violent avec les populations riveraines?, a-t-il d?clar? face ? la presse le 14 f?vrier dernier. Seulement, soulignent nos sources, les prises de paroles de quelques repr?sentants des riverains n?ont pas laiss? au membre du gouvernement la possibilit? d?ouvrir et d?exploiter des marges de man?uvre. Fig?e et travers?e par des rapports de force, l?atmosph?re du jour a (par exemple) permis au Collectif des personnes impact?es par le projet au village Limai (Ngog-Mapubi) de dire clairement au Mintp qu?il serait imp?ratif d?obtenir leur indemnisation avant le d?but effectif des travaux. ?Ce n?est donc pas nous qui pouvons emp?cher les travaux. Il est simplement question de respecter les lois et r?glements du pays qui demandent que les riverains soient indemnis?s avant le d?but des travaux?, mart?le Christine Ngo Telep, conseiller r?gional pour le Centre et pr?sidente du comit? de suivi des travaux de l?autoroute pour les populations de Dibang dans le Nyong-et-K?ll?.Apr?s 8 ans (de 2014 ? 2022) consomm?s pour r?aliser la premi?re phase longue de 60 km, les pouvoirs publics disent prendre des pr?cautions en esp?rant honorer cette fois-ci les d?lais de 36 mois estim?s sur un lin?aire de 141,1 km. Bobo Ousmanou

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Man?uvres Rage, orage et affutage dans le Grand Nord

Au milieu du ras-le-bol et des m?disances publiques venues des r?gions septentrionales du pays, le Renouveau est en train de prendre des coups d?une rare violence. ?Si j?ai dit qu?il faut que le diable prenne d?abord et on verra apr?s, ce n?est pas le diable en tant que tel. Que n?importe qui prenne et on verra. Parce qu?on souffre. O? est l?amour? O? sont les ?coles dans les campagnes? Nos enfants souffrent, ils sont limit?s quand les enfants des autres sont en Am?rique, au Canada, en Europe! Nos enfants s?arr?tent ? Douala et Yaound?, ils sont des veilleurs de nuit avec la licence en poche. Les motos – taximen ? Douala, Yaound? et Bafoussam, ce sont nos enfants et nous sommes l? tout le temps ? dire oui, oui. Ils disent: Les gens du Nord, donnez- nous votre voix. B?tail ?lectoral donnez- nous votre voix. Actuellement dans le b?tail ?lectoral du Nord, il y a des panth?res, Des loups, il y a tout dedans??. A ?couter Mgr Barth?lemy Yaouda dans une r?cente sortie, on s?embarrasse vite: l??v?que de Yagoua est-il un id?aliste dans une ?poque troubl?e? Un dangereux pyromane? Ou encore un pr?lat qui vient de choisir d?exister par des propos incandescents? ?En tout cas, ses expos?s tr?s critiques vis-?-vis du r?gime de Yaound? donnent simplement un ?cho public au ton plus ?pre encore dans les conversations priv?es. L??v?que de Yagoua n?est que point de ralliement de tous les enfants en panne de figure providentielle?, confie un ressortissant de la r?gion de l?Extr?me-Nord. ?Si je vous le dis avec tant de franchise, c’est parce que partout dans la partie septentrionale de notre pays, nombreuses sont les personnes d?termin?es ? d?truire leurs anciens rapports avec le r?gime actuel, afin de produire un changement ? la bonne heure?, poursuit notre interlocuteur. Dur de ne pas le remarquer: la temp?rature continue de chuter sur le thermom?tre des relations entre Paul Biya et les populations du Grand Nord. Sur ces terres o? l?h?g?monie du Renouveau ?tait encore indiscutable, beaucoup d?habitants disent attendre une offre politique qui leur propose d?heureux lendemains, qui leur parle de leur juste fiert? d??tre ressortissant du Septentrion ou qui leur dit que les emplois seront d?abord pour eux et leurs enfants. En toutes mati?res, sp?cialement en mati?re de gouvernance politique, les uns et les autres estiment qu?ils ont ?t? les jouets de certains meneurs de jeux indiff?rents ? leurs souffrance?. Plan B? l?approche de l??lection pr?sidentielle, plusieurs r?cits construisent sans masquer l’essentiel des abominations subies par les populations de l?Adamaoua, du Nord et de l?Extr?me-Nord. ?Partout ici, les gens s?alarment d’un taux de ch?mage tr?s ?lev?, d?une ins?curit? et d?un sous-d?veloppement criards. C’est un immense g?chis. Ici, le syst?me est ? bout de souffle. ?a ne peut plus continuer comme ?a?, glisse un chef traditionnel. Dans cette ambiance, une d?marche est en cours. ?On va voir les gens directement pour recueillir leurs pr?occupations. Nous allons ? la recherche des habitants qui n’iraient pas d’eux-m?mes ? une r?union publique, en leur posant quelques questions d?ordre g?n?ral. Toutes leurs r?ponses nous serviront ? ?laborer notre programme pour l??lection pr?sidentielle?, assure une ?lite du Logone-et-Chari. Ongoung Zong Bella

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