Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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La revitalisation rurale en Chine, un mod?le d’espoir pour l’Afrique selon des ?tudiants africains

Ces derni?res ann?es, un nombre croissant d’?tudiants africains ont observ? et pris part au processus de revitalisation rurale en Chine, offrant une perspective unique sur les vastes campagnes chinoises. Ces jeunes, venus de diff?rents pays du continent africain, ont parcouru les champs, observ? l’alliance entre la civilisation agricole et les technologies modernes, et d?couvert les dynamiques du d?veloppement rural en Chine. Leur exp?rience est devenue un lien vivant, r?injectant de l’?nergie dans la coop?ration agricole sino-africaine et les projets de d?veloppement rural sur le continent africain. Koumba Matondo Stanel Pr?cieux, originaire de la R?publique du Congo et ?tudiant ? l’Institut polytechnique d’agriculture de Suzhou depuis 2022, raconte son immersion dans le monde agricole chinois. « Lorsque j’ai pos? les pieds sur cette terre pour la premi?re fois, j’ai ressenti l’h?ritage profond de la culture agricole chinoise », d?clare-t-il. Apr?s les cours, M. Pr?cieux porte son bleu de travail et s’exerce dans les fermes de Dongshan, un bourg de la ville de Suzhou, o? il apprend des techniques agricoles telles que le retournement du sol, l’ensemencement et l’irrigation. Selon lui, chaque t?che accomplie lui permet de mieux comprendre les subtilit?s d’une agriculture ? la fois enracin?e dans l’histoire et r?solument tourn?e vers l’avenir. Les ?tudiants africains ont aussi ?t? impressionn?s par la modernit? de l’agriculture chinoise, port?e par des technologies avanc?es. Au village de Jinlan, dans la province du Jiangsu, ils ont visit? des « fermes sans personnel », o? des armoires intelligentes contr?lent l’irrigation, la luminosit?, la temp?rature et l’humidit? des serres, permettant une gestion pr?cise et efficace de la production. De nombreuses universit?s du Jiangsu proposent aux ?tudiants africains des formations pratiques sur les machines agricoles modernes, comme les tracteurs et drones. Selon Muleke Price Amanya, ?tudiant k?nyan ? l’Universit? agricole de Nanjing, les cours leur ont non seulement appris des techniques pratiques, mais ont aussi r?v?l? le potentiel ?norme des sciences et technologies dans l’agriculture, les incitant ? introduire les « technologies chinoises » en Afrique. Apr?s trois ans d’?tudes, M. Pr?cieux ma?trise d?sormais les connaissances de base de l’agriculture moderne, dont la culture des plantes, la lutte contre les parasites et la fertilisation des sols. Il a ?galement acquis une solide exp?rience des technologies agricoles avanc?es, comme l’irrigation intelligente et l’agriculture de pr?cision. « Les sciences et technologies sont les moteurs du d?veloppement agricole. La strat?gie de revitalisation rurale de la Chine ne se contente pas d’acc?l?rer son propre d?veloppement, elle offre aussi un mod?le inspirant pour les pays africains qui cherchent ? moderniser leur agriculture », affirme-t-il. A mesure que les ?changes entre la Chine et l’Afrique se renforcent, les ?tudiants africains deviennent des observateurs privil?gi?s et des acteurs du partenariat sino-africain. Sowadan Ognigamal, originaire du Togo et ?tudiant ? l’Universit? agricole de Nanjing depuis dix ans, travaille actuellement au Kenya dans une organisation ? but non lucratif. Il apporte un soutien technique gratuit aux petits agriculteurs locaux, les conseillant pour am?liorer la qualit? des semences et le rendement de leurs r?coltes. « La revitalisation rurale est un enjeu mondial, et l’exp?rience de la Chine est une lueur d’espoir pour l’Afrique », explique-t-il. Les atouts de la Chine en mati?re de sciences agricoles et d’expertise en gestion se combinent parfaitement avec les vastes ressources naturelles de l’Afrique et les besoins croissants de ses march?s. La Chine encourage ?galement les jeunes experts agricoles chinois ? se rendre en Afrique pour des ?changes, renfor?ant ainsi les liens entre les deux parties. Ces ?changes favorisent le d?veloppement de la communaut? de destin pour l’humanit?, enracin? dans les champs. L’Universit? agricole de Nanjing m?ne depuis 1994 des projets de coop?ration ?ducative et technique avec l’Universit? d’Egerton, au Kenya, et a s?lectionn? de nouvelles vari?t?s de haricots et de sorgho dans son laboratoire k?nyan. Ces initiatives ont permis d’augmenter les rendements de plus de 10%, contribuant ainsi au d?veloppement agricole du Kenya. Gr?ce ? la technologie des serres, les agriculteurs k?nyans ne sont plus ? la merci des al?as m?t?orologiques, comme l’explique Liu Gaoqiong, professeure de l’Universit? agricole de Nanjing. « La technologie des serres chinoises permet aux agriculteurs de ne plus d?pendre du ciel pour leurs r?coltes », d?clare-t-elle.? NANJING, 5 mars (Xinhua)

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Am?lioration de la performance??des entreprises publiques:la Cemac et la Banque mondiale se mobilisent?

Am?lioration de la qualit? de service,  accroissement de la valeur ajout?e, augmentation  des  revenus sont  quelques objectifs  que veulent atteindre  ces deux institutions   au  cours  de l?atelier sur l?appropriation du guide pratique  de suivi des entreprises publiques, ? Douala du 3 au 5 mars 2025.  ? (?) La plupart des entreprises publiques de la Cemac sont confront?es  ? de r?elles difficult?s  op?rationnelles  et financi?res. Cela a pour cons?quence la d?gradation de la performance de ces entreprises avec pour corollaire, des pertes ?conomiques, des revenus insuffisants et une dette croissante  ainsi que  des co?ts  budg?taires importants pour les diff?rents Etats ?,  constate  Nicolas Beyeme Nguema, Commissaire en charge du d?partement des politiques, ?conomiques, mon?taires et financi?re de la Commission de la Cemac (DPEMF).    C?est dans le but d?am?liorer la  performance  des entreprises publiques  sans cesse d?croissante qu?un renforcement des capacit?s s?impose. L?atelier sur le renforcement de la gouvernance  et du suivi  des entreprises publiques  dans les Etats de la Cemac, dont Nicolas  Beyeme Nguema, Commissaire en charge du DPEMF de Cemac  pr?side   l?ouverture officielle ce lundi 3 mars 2025, ? Douala connait  la pr?sence de nombreux experts des pays voisins notamment : le Congo, la C?te-d?Ivoire et le Maroc,  venus partag?s leurs exp?riences.  Durant 3 jours ? Douala, les experts???changent sur la question afin de trouver des failles et proposer des esquisses de solution.???On met beaucoup l?accent dans??cet atelier sur le r?le du gouvernement??d?exercer un suivi rigoureux??de la performance des entreprises pour voir s?il y a des besoins ? prendre des actions??correctives. Tout au long de ces trois jours on va discuter??des modalit?s pratiques de ce suivi?? travers la remont?e d?informations,??les audites, le r?le du conseil d?administration??,??explique Henri Fortin,??sp?cialiste en chef du secteur public ? la Banque mondiale. Aussi,???L?impact vis? par cet atelier?c?est d?arriver ? terme pour??que les entreprises publiques soient bien g?r?es. Bien g?r?es contribue ? augmenter leur revenu pour qu?elles soient moins d?pendantes du gouvernement. Cet atelier permet aussi d?accroitre la valeur ajout?e et am?liorer la qualit? du service??, ajoute??Mamadou Issa Baba, directeur??des finances publiques, Commission Cemac.? Ces  entreprises publiques fournissent pour la plupart des biens  et des services  de base sp?cifique dans domaine de l?agriculture,  de l?eau, de l??nergie, des mines, des t?l?communications et de transport.  Pour le cas des entreprises publiques du Congo par exemple,  ? nous devons int?grer la  nouvelle gestion de l??laboration  des nouveaux  outils pour une meilleure gouvernance, pour un meilleur pilotage des entreprises publiques. Nous sommes en train de faire que ces entreprises qui sont d?nombr?es ? 56 au Congo signent un contrat de performance avec l?Etat.  C?est ce contrat de performance qui va servir au niveau du minist?re  ? faire le suivi des activit?s des entreprises quant ? savoir si elles sont ? m?me  de remplir  leur mission, ? m?me  d??tre rentables, ou si l?Etat y met de l?argent c?est pour de bonne raison. Et non pas uniquement pour combler  les d?ficits de la mauvaise gestion. Nous avons ?galement pour but de faire en sorte que  les entreprises  publiques  p?sent beaucoup moins sur le budget de l?Etat et qu?elles comptent sur leur propre  ressource ?,  rench?rit Brice Ondongo-Ezhet, conseill? au portefeuille public, Congo.  Diane Kenfack

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Projets routiers en zone Cemac?: plan et budget 2025 ?valu?s

Ils l?ont ?t? au cours des travaux de la 9e session Comit? national de pilotage y relatif ce 4 mars 2025 ? Yaound?. Il y a de cela quelques ann?es, le gouvernement camerounais prenait sur lui de d?velopper le secteur du transport dans son pays et Afrique centrale. L?initiative est adoss?e sur sa Strat?gie nationale de d?veloppement 2020-2030 (SND 30). Ceci en vue de mettre en ?uvre des projets routiers pour la modernisation du r?seau routier camerounais, pour soutenir le d?veloppement ?conomique et social ? travers l?augmentation des ?changes des biens et services de la mobilit? des populations entre et dans les r?gions du pays, mais ?galement entre le Cameroun et les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale et le Nig?ria.  Avanc?es  Depuis lors, de l?eau a coul? sous le pont et les lignes ont boug?. Selon Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics du Cameroun (Mintp), bon nombres de ces travaux sont cours d?ex?cution et d?autres en voie de d?marrage. Il s?agit des travaux d?am?nagement et de r?habilitation des sections de route Matazem-Welcome to Bamenda longue de 18 Km, des voies de contournement de la ville de Bamenda, de la r?habilitation en cours du tron?on Maroua-Moutourwa (36 Km), Magada-Guidiguis (68,30 Km), entre autres. Estim?s ? pr?s de 2 milliards FCFA (1 957 110 584 226 FCFA), ils sont r?alis?s avec le concours des partenaires financiers. Il s?agit de la Banque africaine de d?veloppement (Bad), la Banque islamique de d?veloppement (BID), l?Agence japonaise de de coop?ration internationale, l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD), l?Union europ?enne (UE) et bien entendue, la Banque de d?veloppement des ?tats de l?Afrique centrale (BDEAC).  Pour le Mintp, ces travaux permettent le d?senclavement de plusieurs zones du pays. Puisque gr?ce ? ces projets, affirme-t-il, des infrastructures les populations de ces localit?s b?n?ficient des infrastructures socio-?conomiques. Par ailleurs, ces infrastructures doivent augmenter le niveau des ?changes entre les pays de la sous-r?gion Afrique centrale. C?est par exemple le cas du corridor Libreville-Kribi-Douala, Douala-Kribi-Campo, entre autres. Budget annuel Pour la bonne mise en ?uvre de ce projet, une instance de coordination constitu?e de divers d?membrements desdits projets a ?t? mise sur pied. Baptis?e Comit? national de pilotage des programmes routiers int?grateurs des projets de facilitation des transports et de transit en zone Cemac et du projet de transport multimodal, elle a tenu sa 9e session ce 4 mars 2025 ? Yaound?. Objectif, faire l??valuation de l??tat de la mise en ?uvre des activit?s des projets routiers, a?riens, des rails et d?adopter les Plans de travail et les budgets annuels 2025 des agences d?ex?cution des volets routier, a?rien et ferroviaire.  Aux membres du Comit? de pilotage, le pr?sident du Comit?, prescrit plus de rigueur dans le travail et le strict respect des d?lais pour l?ach?vement effectif de construction des diff?rents tron?ons retenus pour l?ann?e en cours. Joseph Julien Ondoua Owona

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Car?me : le probl?me n’est pas le ventre mais le c?ur

Pendant 40 jours, les catholiques vont vivre le car?me. Ce mercredi, d?j?, ils entendront parler des 3 p: partage, pri?re et p?nitence. Le partage: Quand nous partageons, ce n?est ni pour exhiber notre richesse ni pour ?tre approuv?s par notre entourage, mais pour partager la d?tresse du prochain, pour lui dire que son malheur est notre malheur, pour l?aider ? avoir une meilleure situation. La pri?re: En consacrant plus de temps ? la pri?re, qui peut prendre plusieurs formes selon les circonstances (louange, intercession, demande, action de gr?ce, m?ditation de la Parole de Dieu, contemplation, etc.), nous voulons signifier que Dieu prime sur tout et qu?il doit ?tre le premier servi. La p?nitence: En je?nant, nous affirmons que nous voulons demeurer libres de nos passions, convoitises et d?sirs.Ce n?est pas en nous privant de viande les vendredis, d’alcool ou de cigarettes que nous aurons fait un bon car?me. Nous aurons r?ussi la travers?e de ce temps de d?sert si notre partage, notre pri?re et notre p?nitence d?bouchent sur une transformation de nos mentalit?s et comportements. Comme le dit bien Fran?ois, « le sacrifice n’est pas dans l’estomac mais dans le c?ur ». En effet, ? quoi bon s’abstenir de manger de la viande si je ne parle pas ? mes fr?res, coll?gues et voisins, si je ne rends pas visite ou ne t?l?phone jamais ? mes parents? Que vaut mon car?me si je monte mes enfants contre leur p?re ou m?re, si je d?tourne l?argent public, si je ne peux pas donner ? mes employ?s ce qui leur revient?Ne me serai-je pas priv? en vain si, dans mon service ou dioc?se, je continue, apr?s ce car?me, de promouvoir ou de favoriser uniquement les gens de mon ethnie, si j?attends qu?on vienne me remercier chaque fois qu?un h?pital et une route ont ?t? construits, si je suis incapable de reconna?tre les qualit?s et talents des autres, si je pense que c?est Dieu qui doit tout faire ? ma place, si je suis un afropessimiste, si je suis une personne qui se d?courage ou se r?signe facilement, si je veux avoir toujours raison, etc.? Les choses ? sacrifier ne sont donc pas ce que nous mettons dans le ventre mais ce qui se passe dans nos c?urs. Ce qu?il faut changer avant tout, c’est notre mauvaise perception de Dieu, des autres et de notre environnement. Tel est le sens de la parole de Yahv? dans le livre de Jo?l : « D?chirez vos c?urs et non vos v?tements ». Bon car?me ? tous !Jean-Claude Dj?r?k?

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?tre soi-m?me

De deux choses l?une: ou bien nous d?cidons de faire comme tout le monde, d?agir comme des moutons de Panurge, pour ?viter ratonades et repr?sailles ou bien nous choisissons d??tre nous-m?mes, c?est-?-dire de nous soustraire ? l??touffante tutelle des dogmes id?ologiques, religieux ou philosophiques pour faire ce qui nous semble bon et juste. Elles ne sont pas l?gion, les personnes qui embrassent la seconde voie, qui refusent de suivre b?tement le groupe (communaut? religieuse, parti politique ou ethnie). Ces personnes sont-elles coupables d?une imprudente t?m?rit?? Doit-on les consid?rer comme des gens irresponsables? Non. Elles sont pleinement conscientes que s??loigner des sentiers battus, briser les tabous, parler haut et fort quand les autres se taisent prudemment pour ne pas hypoth?quer leur petite carri?re, pour ?tre bien vus, pour ne pas d?plaire au chef ou au ?bienfaiteur?, c?est s’exposer ? toutes sortes de risques et de mauvaises surprises. Elles n?ignorent point que l?anti-conformiste peut, du jour au lendemain, perdre des amis, ?tre rejet?, marginalis?, pers?cut?, voire condamn? ? mort comme Socrate, mais elles sont convaincues que c?est le prix que doit payer quiconque d?sire ?tre vrai, libre et utile ? la soci?t?.Ils savent, ces anticonformistes, que le conformisme n’est pas forc?ment synonyme de justesse et de justice. Car les ruptures ont toujours ?maill? la marche de l?Histoire. En un mot, l?anticonformiste se refuse ? mener les combats ou les guerres des autres. Il veut tout simplement savoir o? il met ses pieds et si telle ou telle lutte vaut la peine qu?on se sacrifie pour elle. Jean-Claude Dj?r?k?

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Cameroun : lancement d’un forum de l’OACI pour renforcer la s?curit? du transport a?rien

Le Forum de facilitation de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a d?but? lundi ? Yaound?, capitale camerounaise, pour assurer la s?curit? des usagers du transport a?rien, des exp?diteurs de fret et de toutes les parties prenantes du secteur de l’aviation, a annonc? la CRTV, le m?dia de l’Etat. Sous le th?me « Ciel sans couture, une facilitation efficace pour un monde connect? », la c?r?monie d’ouverture des travaux a ?t? pr?sid?e par Ferdinand Ngoh Ngoh, secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique du Cameroun, en pr?sence de Juan Carlos Salazar Gomez, secr?taire g?n?ral de l’OACI. Organis? par le gouvernement du Cameroun, ce forum r?gional a pour objectif de continuer les actions de sensibilisation et de soutenir la mise en ?uvre des initiatives de l’OACI. Lors de cette c?r?monie, M. Ngoh Ngoh a soulign? l’importance cruciale de revitaliser le secteur de l’aviation au Cameroun, mettant ainsi en lumi?re les efforts constants d?ploy?s par le gouvernement pour garantir sa p?rennit?. « Notre ambition est de dynamiser ce secteur strat?gique en renfor?ant notamment la s?curit? et la rentabilit? du trafic a?rien national », a-t-il d?clar?. Cr??e en 1944, l’OACI est un organisme des Nations Unies dont la mission est d’aider ses 193 Etats membres ? instaurer un r?seau mondial de liaisons a?riennes rapides et fiables gr?ce ? des moyens techniques et diplomatiques. YAOUNDE, 3 mars (Xinhua)

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Le gouvernement centrafricain annonce l’ouverture d’une enqu?te contre les auteurs du r?cent crime de masse dans le nord-ouest du pays

Le porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, a annonc? lundi l’ouverture d’une enqu?te contre les auteurs de la tuerie la semaine derni?re d’une dizaine de personnes dans le nord-ouest de la R?publique centrafricaine (RCA), a-t-on appris au cours de la conf?rence de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement centrafricain. Des hommes arm?s assimil?s aux ?l?ments rebelles des 3R (Retour, R?clamation et R?habilitation) ont tu? mardi dernier plus d’une dizaine de personnes dans le village Nzorro de la pr?fecture de Lim-Pend? (nord-ouest). Une semaine plus tard, Maxime Balalou, ministre centrafricain de la Communication et porte-parole du gouvernement a condamn? cet acte en le qualifiant de  »barbare » et a promis d’arr?ter tous les commanditaires et auteurs afin qu’ils r?pondent de leurs actes devant la justice centrafricaine. « Une enqu?te est d?j? ouverte au niveau de la justice et les gendarmes ont d?j? d?marr? l’enqu?te pr?liminaire sur le terrain. Nous ne pouvons pas accepter qu’on continue ? tuer impun?ment les innocents qui aspirent (?) vivre en paix. S’ils veulent prendre le pouvoir, c’est par la voie d?mocratique et non les violences arm?es contre les paisibles populations », a d?nonc? M. Balalou. Il d?nonce avec plus de « fermet? » cette pratique. « Advienne que pourra, t?t ou tard, tous ces commanditaires se retrouveront devant la justice », a-t-il assur? avant d’ajouter que le gouvernement centrafricain avait d?j? d?p?ch? une mission pour aller soutenir les familles endeuill?es. BANGUI, 4 mars (Xinhua)

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Manifestations de protestation de masse suite ? une collision de trains en Gr?ce

ATHENES, Gr?ce – Deux ans se sont ?coul?s depuis le jour tragique de la collision ferroviaire du 28 f?vrier 2023 dans la vall?e de Tempe pr?s du village d’Evangelismos, situ? dans la pr?fecture de Larissa, au nord-est de sa capitale du m?me nom, et qui se trouve ? 129 kilom?tres de la deuxi?me plus grande ville de Gr?ce, Thessalonique. Le bilan de cet ?v?nement dramatique, souvent appel? ?trag?die de Tempe? ou ?crime de Tempe?, a ?t? de 57 morts et au moins 85 bless?s, dont 25 tr?s graves. Il s’agit de l’accident ferroviaire le plus meurtrier jamais survenu en Gr?ce.  Plus pr?cis?ment, un train de voyageurs de la compagnie Hellenic Train, membre de la compagnie publique italienne Ferrovie Dello Stato Italiane, qui se dirigeait d’Ath?nes ? Thessalonique et qui transportait de 350 passagers, est entr? en collision frontale ? 23h21 avec un train commercial de la m?me compagnie qui se dirigeait de Thessalonique ? Thriasio Pedio, qui est une plaine de la pr?fecture de l’Attique, ? l’ouest d’Ath?nes. Le train de marchandises transportait ill?galement, c’est-?-dire sans d?claration, une cargaison de mat?riels chimiques inflammables 3,5 tonnes. Cette conclusion a ?t? tir?e apr?s une recherche command?e par des experts fiables de l’Universit? de Gand en Belgique. Les deux trains circulaient sur la m?me ligne depuis 16 minutes avant la collision mortelle. La collision a fait d?railler la plupart des wagons du train de voyageurs et, au moment de la collision, une boule de feu et un incendie se sont produits instantan?ment, br?lant compl?tement les deux premiers wagons du train de voyageurs. La plupart des victimes ?taient grecques, mais parmi les morts se trouvaient ?galement six Albanais, un Roumain, un Syrien et un Bangladais. ? la suite de l’accident, des manifestations nocturnes et des affrontements avec la police ont eu lieu dans toute la Gr?ce, tandis que le 2 mars 2023, les employ?s des chemins de fer d’Hellenic Train et du m?tro d’Ath?nes se sont mis en gr?ve pour protester contre les dangers li?s ? l’accident. Deux ans apr?s, la soci?t? grecque est indign?e par la fa?on dont le gouvernement a g?r? l’accident ferroviaire. Selon un sondage r?alis? par l’entreprise de sondage Alco pour la cha?ne de t?l?vision Alpha, 72% des citoyens interrog?s estiment que le gouvernement tente de dissimuler l’affaire. Et quand ils disent dissimuler, ils entendent tout ce qui s’est pass? apr?s la collision ferroviaire de Tempe. Mais que s?est-il pass? depuis lors jusqu?? aujourd?hui ? Du 1er au 6 mars 2023, le gouvernement a enlev? le sol du lieu de la trag?die ? une profondeur appropri?e, a plac? du gravier de carri?re ?pais et l?a recouvert de b?ton d??paisseur suffisante. Dans le m?me temps, il a menti sur ce que transportaient les wagons du train commercial. Et enfin, le gouvernement a tent? de dissimuler ses ministres et ses dirigeants afin que ne soient pas r?v?l?es leurs responsabilit?s dans la transformation du  lieu et la perte d?informations pr?cieuses, comme le mat?riel biologique des victimes, qui aurait pu aider ? clarifier le crime. Il ne devrait y avoir aucun autre cas au monde o? la sc?ne d?un crime (et de fait d?une grande ampleur) non seulement ne fait pas l?objet d?une enqu?te approfondie, mais est ras?e 24 heures apr?s le crime. L’enqu?te judiciaire pour cette obstruction flagrante ? l’enqu?te sur cet ?v?nement tragique a ?t? ouverte avec un an de retard et seulement apr?s le toll? social provoqu? par la lutte acharn?e des proches des victimes. Et il y aura un proc?s pour l’accident et la modification du lieu, qui est particuli?rement lent. La compagnie Hellenic Train, pour sa part, dans ses communiqu?s successifs sur l’accident ferroviaire, affirme que le train commercial ne transportait pas de mati?res inflammables. Dans son rapport, qu’elle a ?galement remis aux autorit?s, elle qualifie l’explosion et l’incendie de malheureuse co?ncidence! Guardian graphic Ainsi, le vendredi 28 f?vrier 2025, dans 365 villes de Gr?ce et d’autres pays, des rassemblements magnifiques et ?mouvants ont eu lieu pour le noir anniversaire des deux ans du tragique accident de Tempe. ? Ath?nes, le rassemblement de protestation s’est tenu sur la place centrale de la ville, la place Syntagma (premi?re photo), devant le Parlement, o? une foule immense l’a rempli ? pleine capacit?, ainsi que toutes les rues environnantes. Les citoyens, avec leur pr?sence dynamique, ont exprim? leur demande de clarification compl?te des circonstances dans lesquelles 57 personnes ont perdu la vie dans la nuit fatidique du 28 f?vrier 2023, et que justice soit rendue, ce qui signifie traduire tous les responsables de cette trag?die en justice. Apr?s la fin des discours pr?vus lors du rassemblement ? Ath?nes, des incidents se sont produits. Des hommes cagoul?s qui cherchaient ? disperser le rassemblement pacifique ont lanc? des cocktails Molotov et des pierres, faisant au moins cinq bless?s. *Isidoros Karderinis est journaliste, correspondant de presse ?trang?re et auteur. Facebook : Karderinis Isidoros

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Pour que Paris redevienne la capitale de l?amour des sciences et des d?couvertes

L?opportunit? d?encourager une participation europ?enne au pavillon des femmes ? l?Exposition universelle Osaka 2025, au moment o? ? la cit? de l’architecture et du patrimoine de Paris, le pr?sident de la R?publique fran?aise a rappel? le 4 f?vrier 2025 que le pavillon France ? Osaka c?l?brerait le th?me de l’amour. Pour que Paris redevienne la capitale de l?amour des sciences et des d?couvertes, la France pourrait valoriser avec des pays europ?ens partenaires la contribution de femmes de sciences comme Lucie RANDOIN au pavillon des femmes de l’Exposition universelle d’Osaka. En ?cho au un ?cho au parcours remarquable de son excellence, M. Fran?ois MISSOFFE, ambassadeur de France au Japon qui avait fait don de sa corn?e ? un aveugle japonais ; Sauver des vies, Connecter des vies et Transformer des vies seront les trois th?mes d?velopp?s lors de la prochaine Exposition universelle d’Osaka.  L?horizon 2025 n?est qu?? quelques cinq ann?es de 2030, la cible fix?e par les Nations Unies pour atteindre les Objectifs de D?veloppement Durable (ODD). Cette exposition universelle sera donc cruciale pour redoubler d?efforts afin de r?aliser ces objectifs. L?Expo 2025 Osaka, entend donc devenir un tremplin strat?gique pour concr?tiser les ODD ? l?horizon de 2030. A Paris, le palais de Tokyo avait pour objet initial, apr?s l?Exposition universelle de Paris, de contenir deux mus?es d?art moderne : l?un de la ville de Paris, et un autre qualifi? de ? mus?e national ?, pour remplacer le mus?e du palais du Luxembourg. Adolescente au lyc?e Moli?re dans la 14eme circonscription de Paris, Lucie RANDOIN fut une figure ?minente dans le domaine des sciences de la nutrition. Premi?re femme biologiste ? l?Acad?mie de m?decine, elle a notamment permis de d?velopper des aliments compos?s vitamin?s et compl?ment?s notamment dans un contexte d?apr?s-guerre o? l?approvisionnement restait un enjeu majeur pour les halles de Paris et les r?seaux de march?s alimentaires quotidiens de la capitale. Ses publications furent tr?s largement partag?es aupr?s d?innovateurs parisiens dans les sciences de la nutrition et mis en pratique via des relations ?pistolaires avec Th?ophile LOGNON? (1895-1974), fondateur des industries Probiomer. Juste avant et juste apr?s-guerre, la probl?matique de la nutrition fut englob?e dans une probl?matique alimentaire globale et mondiale, et pos?e, en particulier lors de l?importante conf?rence de Hot Springs organis?e en 1943 ? l?initiative de Roosevelt, comme une question cruciale pour le bien?tre de l?humanit? et une condition de la paix dans le monde. Dix ans apr?s le succ?s de l’Exposition universelle de Milan en 2015 « Nourrir la plan?te, ?nergie pour la vie », Osaka propose en 2025 de concevoir la soci?t? du futur et d’imaginer notre vie de demain.  La grande ville portuaire o? l?on mange ? jusqu?? la ruine ?, s?lectionn?e pour organiser l?Exposition universelle de 2025, brille par sa passion d?vorante pour la gastronomie. Kevin LOGNON?

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Le pays se meurt

Ils se sont tus sur le troisi?me mandat anticonstitutionnel de Dramane Ouattara qui fit des bless?s et des morts parmi lesquels N?guessan Koffi Toussaint dont la t?te, tranch?e, fut utilis?e comme balle de football en novembre 2020, sur le maintien en prison pendant 13 ans de civils et militaires qui avaient d?fendu les institutions de la R?publique, sur l?arrestation et la d?tention arbitraires de l?activiste Pulch?rie Gbalet, le 22 ao?t 2022. Ils n?ont rien dit sur le d?tournement de l?argent public (des centaines de milliards de francs CFA) par des fonctionnaires proches de Ouattara, ni sur la r?pression des meetings et manifestations des partis de l?opposition et mouvements de la soci?t? civile, ni sur la destruction de certains bidonvilles (Abattoir, Washington, Gobelet, Gesco et Boribana). En 2011 d?j?, ils ?taient rest?s muets sur l?ing?rence grossi?re et injustifi?e de la France dans nos affaires, laquelle ing?rence aboutit au bombardement des symboles de notre souverainet? (camps militaires, r?sidence pr?sidentielle, Radiot?l?vision, etc.) par l?arm?e fran?aise lors de la crise post-?lectorale. Pourquoi les enseignants ivoiriens ont-ils la bouche ferm?e? Pourquoi ne se dressent-ils pas contre l?imposture? Pourquoi ne s’insurgent-ils pas contre le d?pe?age et la mise en coupe r?gl?e du pays? Pourquoi ne bougent-ils pas? Pourquoi ne se prononcent-ils pas sur le 4e mandat que Ouattara s’appr?terait ? briguer? Se rendent-ils compte que ?tous ceux qui avaient la simplicit? d?attendre leurs paroles commencent ? se r?volter ou ? rire? (cf. Paul Nizan, ?Les Chiens de garde?, Paris, Rieder, 1932)? Comment devrait-on les appeler d?sormais? Peut-?tre des larbins d?missionnaires car ne peut ?tre appel? intellectuel celui qui se ?r?fugie dans le petit monde acad?mique, o? il s?enchante lui-m?me de lui-m?me, sans ?tre en mesure d?inqui?ter qui que ce soit en quoi que ce soit? (Pierre Bourdieu, ?Contre-Feux 2?, Raisons d?agir, Paris, 2001). Peut-?tre des dipl?m?s d?pourvus d??thique et de patriotisme, tant chacun d’eux ressemble ? cet individu qui ?travaille dans la subordination aux politiciens et aux marchands, m?me brutaux et incultes », tant leur projet « n?est pas la recherche de la v?rit?, ni la r?solution, au moyen de la th?orie et de l?action raisonn?e, des probl?mes que la vie leur impose autant que les relations avec les autres mais de s?int?grer dans les r?seaux administratifs, entrer dans les circuits o? se stockent et se redistribuent les biens rares, les honneurs et les plaisirs? (cf. F. Eboussi Boulaga, ?L?intellectuel exotique?, dans ?Politique africaine?, Ann?e 1993/51, pp. 30-31). Notre pays n?aurait-il produit, ces quinze derni?res ann?es, que des ?parasites, des superflus ou des pseudo-intellectuels? (cf. Eboussi, Ibidem, p. 32)? Et pourtant, il donna ? voir, dans les ann?es 1970, 1980 et 1990, des enseignants combattifs et intr?pides. En ces ann?es-l?, en effet, le syndicat national de l?enseignement secondaire de C?te d?Ivoire (Synesci) et le Syndicat national de la recherche et de l?enseignement sup?rieur (Synares) ?taient ? la pointe du combat contre le parti unique qui voulait obliger tout le monde ? voir et ? r?fl?chir comme Houphou?t-Boigny. Des gens comme Laurent Akoun, Ang?le Gnonsoa, Marcel Ett?, Harris Memel Fot?, Barth?lemy Kotchy, Christophe Dailly, Charles Nokan, Francis Wodi?, Bernard Zadi Zaourou, Raymond Koudou Kessi?, Ren? Degni-Segui, Simone Gbagbo, Zacharie S?ry Bailly? n?avaient pas peur de mouiller le maillot pour que la justice et la libert? triomphent dans notre pays.Il est vrai que le r?gime policier et dictatorial instaur? par Ouattara n?a pas permis aux syndicats de jouer pleinement leur r?le mais toute personne honn?te reconna?tra que plusieurs enseignants ont embrass? la mangecratie et choisi de faire passer leurs int?r?ts avant ceux de la collectivit? et c?est ce qui fait la diff?rence entre eux et les enseignants du S?n?gal. En effet, d?s que Macky Sall d?cida que l??lection pr?sidentielle ne se tiendrait plus le 25 f?vrier 2024, comme cela ?tait pr?vu dans la Constitution mais en d?cembre 2024, les membres du Collectif des universitaires pour la d?mocratie (CUD), un groupe qui compte plus de 200 membres, mont?rent au cr?neau pour d?savouer le pr?sident s?n?galais. Le plus int?ressant, c?est que ce Collectif promettait de ?mener la lutte aux c?t?s de toutes les forces vives de la nation et voulait saisir cette occasion pour appeler ? la mise en place d?un Front r?publicain regroupant tous les organismes investis dans le combat?. Le S?n?gal et la C?te d?Ivoire ont copi? beaucoup de choses faites en France. Or, en France, rares sont les intellectuels qui se d?sint?ressent de la chose politique, ce qui n?est pas le cas de l?Allemagne o? les intellectuels ont toujours eu tendance ? se tenir ? l??cart de la vie politique? (cf. Alfred Grosser, ?La d?mocratie de Bonn?, Paris, Armand Colin, 1958). Pour sa part, Ren? R?mond note que, en France, ?l?intellectuel jouit d?un prestige particulier et que son intervention dans la vie politique est tenue pour naturelle, m?me sollicit?e ». R?mond poursuit: « Ce qui ailleurs serait r?put? confusion des plans est ici admis comme l?gitime.?(cf. R. R?mond, ?Les intellectuels et la politique?, ?Revue fran?aise de science politique?, Ann?e 1959/ 9-4/ pp. 860-880). Le 23 f?vrier 2024, le professeur Nyamien Messou, qui fut secr?taire g?n?ral du Synares pendant 23 ans, assurait que les membres du Synares n?allaient pas se renier et que le syndicat ?resterait ?gal ? lui-m?me au sortir du 8e congr?s ordinaire qui marquerait un nouveau d?part. ?Ce d?part permettrait au mouvement syndical universitaire de se pencher sur les sujets d?int?r?t national, y compris les dossiers politiques parce que ce qui arrive ? l??tat et au pays nous concerne comme cela a ?t? le cas notamment en 2002 lorsque le pays a ?t? confront? ? une r?bellion arm?e politique. ? cette ?poque, en effet, on s?en souvient, le Synares avait pris fait et cause pour l??tat de C?te d?Ivoire attaqu??, ajouta-t-il. Le Synares et le Synesci retrouveront-ils leur courage et d?termination d?antan? On ne peut que le souhaiter car le pays se meurt et l?enseignant, un homme parmi les hommes, ?ne devrait pas contempler la soci?t? du haut de sa science? (P. Bourdieu) mais s’engager contre tout ce qui bafoue la dignit? humaine. Jean-Claude DJEREKE

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