La confrontation d?int?r?ts divergents n?en finit pas de dessiner un horizon incertain pour la fin des travaux.

C?est un feuilleton qui n?en finit pas. D?un c?t?, le minist?re des Travaux publics (Mintp) envisage la reprise des travaux de la phase 2 du projet, ? l?arr?t depuis novembre dernier. De l?autre, des riverains qui bloquent tout d?ploiement d?engins sur le site. Au centre, des questions relatives aux indemnisations. Selon une autorit? traditionnelle qui cite des sources proches du dossier, ?l?argent ? verser aux populations impact?es par le trac? de la phase 2 du projet n?est pas disponible?. Et du coup, les indemnisations sont devenues une source d?attente ayant une influence sensible sur l?avancement du chantier. Au fil des jours, la situation ne cesse de susciter l?ire des oppositions et de concentrer la col?re des riverains de tout rang. Malgr? ses tentatives pour d?passer cette ambiance, la China First Highway Engineering Corporation (CFHEC), entreprise chinoise en charge de l’ex?cution du projet, compte sur des espaces d?initiatives et d?arbitrage ouverts par le Mintp.
Rapports de force
Se targuant d??tre aux commandes d?une d?marche d?apaisement, Emmanuel Nganou Djoumessi a entrepris de marcher sur des ?ufs. ?Il est hors de question d?engager un bras de fer violent avec les populations riveraines?, a-t-il d?clar? face ? la presse le 14 f?vrier dernier. Seulement, soulignent nos sources, les prises de paroles de quelques repr?sentants des riverains n?ont pas laiss? au membre du gouvernement la possibilit? d?ouvrir et d?exploiter des marges de man?uvre. Fig?e et travers?e par des rapports de force, l?atmosph?re du jour a (par exemple) permis au Collectif des personnes impact?es par le projet au village Limai (Ngog-Mapubi) de dire clairement au Mintp qu?il serait imp?ratif d?obtenir leur indemnisation avant le d?but effectif des travaux. ?Ce n?est donc pas nous qui pouvons emp?cher les travaux. Il est simplement question de respecter les lois et r?glements du pays qui demandent que les riverains soient indemnis?s avant le d?but des travaux?, mart?le Christine Ngo Telep, conseiller r?gional pour le Centre et pr?sidente du comit? de suivi des travaux de l?autoroute pour les populations de Dibang dans le Nyong-et-K?ll?.
Apr?s 8 ans (de 2014 ? 2022) consomm?s pour r?aliser la premi?re phase longue de 60 km, les pouvoirs publics disent prendre des pr?cautions en esp?rant honorer cette fois-ci les d?lais de 36 mois estim?s sur un lin?aire de 141,1 km.
Bobo Ousmanou