Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Faustin Archange Touad?ra: ce que j?ai fait de ma mandature ? la pr?sidence en exercice de la CEMAC

La R?publique Centrafricaine ach?ve d?assurer la pr?sidence en exercice de la Communaut?. Au moment de passer le t?moin ? la R?publique du Congo, le pr?sident sortant fait son bilan au cours du discours d?ouverture de la 16?me Conf?rence des chefs d?Etat de la Cemac. Morceaux choisis. Au cours de cette mandature o? la R?publique Centrafricaine a eu l?immense honneur d?assurer la Pr?sidence en Exercice de la Communaut?, des chantiers majeurs ont ?t? engag?s ou poursuivis. Je citerai, entre autres : la redynamisation tr?s significative du processus d?harmonisation des politiques communes et sectorielles ; le renforcement de la surveillance macro?conomique ; la modernisation du syst?me bancaire sous-r?gional ; une importante stimulation du March? Commun, ? travers une ?limination accrue des barri?res commerciales et une meilleure fluidification de la libre circulation qui, bien qu?imparfaite encore, constitue n?anmoins une r?alit? incontestable dans la CEMAC ; l?acc?l?ration du processus d?interconnexion des infrastructures de transport, d’interconnexion ?lectrique, d??nergie et de t?l?communications. Projets int?grateurs Concernant, au demeurant, ces diverses infrastructures vitales pour l?int?gration physique et commerciale, je me suis fait le tr?s agr?able devoir de pr?sider personnellement les 28 et 29 novembre 2023 ? Paris, en ma qualit? de Pr?sident en Exercice de la Conf?rence des Chefs d?Etat, la Table ronde destin?e ? mobiliser des financements en faveur de treize (13) projets int?grateurs prioritaires de la Communaut?. Cette Table ronde a ?t? couronn?e d?un succ?s notable, allant au-del? des attentes, en parvenant ? mobiliser 9,2 milliards d’Euros, pour un objectif initial de 8,8 milliards d’Euros. C?est ?galement pour faciliter l?ex?cution d?autres projets d?infrastructures d?envergure que la Communaut? a engag?, en 2024, l?harmonisation des instruments juridiques nationaux portant sur les partenariats publics-priv?s, les capitaux priv?s offrant de pr?cieuses opportunit?s pour la construction d?infrastructures de co?ts ?lev?s. Gouvernance Outre ces avanc?es concr?tes, le fonctionnement des Institutions de la Communaut? conna?t lui aussi, depuis deux ans, un fr?missement qualitatif qu?il convient d?encourager. La courageuse r?alisation d?un audit administratif, financier et des ressources humaines ? la Commission, en octobre 2023, a, en effet, r?v?l? au sein de cet Ex?cutif de la Communaut?, vitrine de la CEMAC, des dysfonctionnements pour le moins pr?occupants. Les mesures prises visant ? assainir les pratiques et ? pr?venir toute autre d?rive, doivent, de mon point de vue, ?tre encourag?es. A ce titre, le corpus r?glementaire de la Communaut? est en pleine mutation. De nouveaux textes sur les proc?dures financi?res, par exemple, ont ?t? adopt?s afin de mieux encadrer l?action des parties prenantes. Un nouveau Statut du personnel, moins permissif, est ?galement sur le point d??tre consacr?. Je suis convaincu que les le?ons ? tirer de cette dynamique d?am?lioration de la gouvernance devraient ?tre int?gr?es dans la mise en ?uvre du processus de rationalisation des deux Communaut?s Economiques R?gionales, la CEMAC et la CEEAC. J?invite la Commission de la CEMAC ? faire part de tous les enseignements pertinents au COPIL-CER/AC charg? de cette d?licate question technique de fusion des deux Communaut?s, sous l?impulsion tr?s ?clair?e du Pr?sident D?di?, Son Excellence Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique du Cameroun.   Relocalisation ? Bangui Je voudrais, avant de clore mon propos, me f?liciter de l??volution tr?s encourageante du processus de la relocalisation ? Bangui de la Commission, de l?Ecole Inter-Etats des Douanes et de la Carte Rose. Apr?s une d?localisation de plus de dix (10) ans, l?on comprend que l??tat des infrastructures r?clame des travaux importants. Le Gouvernement du pays de Si?ge en a pris la mesure et a entrepris d?y apporter les financements et les r?ponses n?cessaires. C?est le lieu pour moi de r?it?rer, au nom de l?ensemble de la Communaut?, notre tr?s profonde gratitude ? Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Pr?sident de la R?publique, Chef de l?Etat et du Gouvernement de la R?publique de Guin?e Equatoriale, qui a eu la bienveillance d?accueillir la Commission de la CEMAC une seconde fois en 2018, soit depuis sept (7) ans, apr?s l?avoir abrit?e une premi?re fois de 2016 ? 2017. Cet accueil pr?cieux, marqu? par la mise ? disposition de commodit?s et facilit?s multiples, m?rite d??tre salu? avec l?insistance qu’il m?rite. Mes remerciements vont aussi ? l?endroit du Peuple ?quato-guin?en pour sa tr?s g?n?reuse hospitalit?. Citoyennet? communautaire A l?heure o? je m?appr?te ? passer le t?moin ? mon Fr?re, Son Excellence Denis SASSOU-NGUESSO, Pr?sident de la R?publique du Congo, je voudrais inviter les acteurs de nos Institutions communautaires ? d?velopper encore davantage, dans leur ?me, le sentiment d?appartenance ? un vaste ensemble commun. C?est ? ce prix, c?est par cette exemplarit?, qu?ils parviendront ? diffuser, au sein du public, la foi en la ? citoyennet? communautaire ?, indispensable ? toute v?ritable int?gration ?conomique, car l?int?gration, il faut y croire. C?est d?ailleurs le sens du message que j?ai tenu ? livrer aux D?put?s de la CEMAC, le 24 octobre 2023, en me rendant personnellement au Parlement Communautaire ? Malabo. Ce d?placement, la premi?re en date pour un Pr?sident en Exercice de la Conf?rence des Chefs d?Etat, visait ? t?moigner de l?importance que j?accorde ? la notion de ? citoyennet? communautaire ? et ? la place que, de mon point de vue, elle devrait occuper dans les esprits et dans les c?urs. Je demeure convaincu que c?est en d?veloppant cette culture de ?citoyennet? communautaire ? que nous pourrons puiser les comp?tences, les talents, les exp?riences et les ?nergies n?cessaires pour une nouvelle impulsion au processus de l?int?gration. Propos rassembl?s par Thierry Ndong Owona

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L?UEAC contre les pots ? de- vin pour le paiement de la TCI

L?int?gralit? du communiqu? final de la 43?me Session ordinaire du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale Le Conseil des Ministres de I’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC), s’est r?uni en session ordinaire le 9 septembre ? Bangui (R?publique Centrafricaine), sous la pr?sidence du Professeur Richard FILAKOTA, Ministre charg? de l’Economie, du Plan et de la Coop?ration Internationale, Pr?sident en exercice dudit Conseil. Ont pris part aux travaux : Pour la R?publique du CamerounMonsieur Louis Paul MOTAZE, Ministre des FinancesMonsieur Paul TASONG, Ministre D?l?gu? aupr?s du Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Am?nagement du Territoire, charg? de la Planification.Pour la R?publique CentrafricaineMonsieur Herv? NDOBA, Ministre des Finances et du BudgetMadame Sylvie NOTEFE n?e BAIPO TEMON, Ministre des Affaires Etrang?res et des Centrafricains de l’Etranger.Pour la R?publique du CongoMonsieur Ludovic NGATSE, Ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de l’Int?gration R?gionaleMonsieur Christian YOKA, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public.Pour la R?publique GabonaiseMonsieur Michel R?gis ONANGA NDIAYE,Ministre des Affaires ?trang?res, charg? de l’Int?gration Sous R?gionale et des Gabonais de l’EtrangerPour la R?publique de Guin?e ?quatorialeMonsieur Lucas ABAGA NCHAMA, Ministre de l’Int?gration ;Monsieur Ivan BACALE EBE MOLINA, Ministre des Finances, de la Planification et du D?veloppement Economique.Pour la R?publique du Tchad Le Pr?sident de la Commission de la CEMAC, Monsieur Baltasar ENGONGA EDJO’O, rapportait les affaires inscrites ? l’ordre du jour. Participaient ?galement aux travaux du Conseil ;? le Vice-Pr?sident et les Commissaires de la Commission de la CEMAC ;? le Pr?sident du Parlement Communautaire,? le Gouverneur de la Banque des ?tats de l’Afrique Centrale (BEAC) ;? la Premi?re Pr?sidente de la Cour des Comptes Communautaire ;? le Pr?sident de la Banque de D?veloppement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) ;le Secr?taire G?n?ral de la Commission Bancaire d’Afrique Centrale (COBAC),? La Pr?sidente de la Commission de Surveillance du March? Financier (COSUMAF) ;? le Repr?sentant de la Pr?sidente de la Cour de Justice Communautaire ; Etaient ?galement pr?sents, les premiers Responsables des Institutions Sp?cialis?es et Agences d?Ex?cution de la Communaut? ainsi que les Experts du Comit? Inter-Etats. Cette session a ?t? pr?c?d?e, les 2 et 4 ao?t 2025, par les travaux du Comit? Inter-Etats. Apr?s l’hymne de la CEMAC, la c?r?monie solennelle d’ouverture a ?t? ponctu?e par l’allocution du Pr?sident de la Commission de la CEMAC, et par le discours de circonstance du Pr?sident en exercice du Conseil des Ministres. Apr?s avoir constat? l’effectivit? du quorum, le Conseil a adopt?, avec amendement, son Ordre du Jour d?clin? en huit points, ci-apr?s 😕 Adoption de l’ordre du jour et du programme des travaux du Conseil ;? Pr?sentation du Rapport du Comit? Inter-Etats ;? Adoption du Proc?s-Verbal de la 42?me Session ordinaire du Conseil des Ministres de I’UEAC tenue le 11 Octobre 2024 ? Bangui, R?publique Centrafricaine ;? Affaires ;Mesures individuelles et disciplinaires ;Notes d’information ;? Projet d’Ordre du jour de la Conf?rence des Chefs d’Etat ;Divers. ABORDANT les points inscrits ? son Ordre du jour, le Conseil a suivi la pr?sentation du Rapport des travaux du Comit? Inter-?tats. Prenant acte du Rapport pr?sent?, le Conseil a f?licit? les Experts dudit Comit? pour la pertinence des avis ?mis en vue d’?clairer ses d?lib?rations. POURSUIVANT ses travaux, le Conseil a adopt? le Proc?s-verbal de sa 42?me Session Ordinaire, tenue le 11 octobre 2024 ? Bangui, R?publique Centrafricaine. AU TITRE DES AFFAIRES, le Conseil a examin? plusieurs textes concourant ? la consolidation du dispositif r?glementaire communautaire. Au terme de d?bats riches et fructueux, il a adopt?la Directive relative au processus d’identification, d’?valuation et de publication des d?penses fiscales dans les ?tats membres de la CEMAC ;? le R?glement relatif ? la cr?ation, ? l’organisation et au fonctionnement d’un Comit? R?gional Charg? de l’?laboration et du Suivi de la Strat?gie de la Mobilisation des Recettes Fiscales Int?rieures (SMRFI) ;? la D?cision portant institutionnalisation de la r?union annuelle des Ministres de la Sant? de la CEMAC ;? la D?cision portant adoption du Plan strat?gique Sous R?gional pour la S?curit? Sanitaire en zone CEMAC ;? la D?cision portant adoption de la feuille de route pour la riposte contre le MPOX en zone CEMAC ;? la D?cision portant adoption de la feuille de route de la strat?gie vaccinale synchronis?e en zone CEMAC ;? la D?cision portant cr?ation des laboratoires de contr?le de qualit? des produits agroalimentaires et unit?s de m?trologie poste-fronti?re en zone CEMAC ;? le R?glement portant Statut du Personnel de la Communaut? 😕 la D?cision portant abrogation de la D?cision N0 09/11-UEAC-210-CM-22, du 19 d?cembre 2011 fixant les modalit?s des prestations de la Commission de la CEMAC en mati?re d’agr?ment. Toutefois, s’agissant du financement du Plan strat?gique Sous R?gional pour la S?curit? Sanitaire en zone CEMAC et de la cr?ation du Fonds Sous R?gional pour la Pr?vention, la R?paration et la R?ponse aux Probl?mes de Sant? Publique, le Conseil a prescrit ? la Commission d’organiser une r?union des Ministres en charge de la Sant? et ceux des Finances autour des m?canismes appropri?s.Le Conseil a exhort? les Etats membres et prescrit aux institutions communautaires de l’Union Economique de l’Afrique Centrale, la diffusion diligente et l’application rigoureuse des dispositions des textes ainsi adopt?s. POURSUIVANT ses travaux, le Conseil a pris acte des conclusions de la r?union du Conseil des Ordres Communautaires, relative ? la nomination et l’?l?vation des candidats retenus aux ordres communautaires. Il a ?galement pris acte de l’?tat d’ex?cution de la feuille de route de la Strat?gie R?gionale d’Import-Substitution des produits du cru. AU SUJET du Dispositif de sanctions des manquements aux r?gles de la Surveillance Multilat?rale, le Conseil a demand? ? la Commission de murir le dossier, en liaison avec le Secr?tariat G?n?ral de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale. EXAMINANT la situation financi?re de la Communaut?, le Conseil a pris connaissance du rapport pr?sent? par le Pr?sident de la Commission sur la persistance des distorsions introduites dans l’application du m?canisme de liquidation et de recouvrement du produit de la Taxe Communautaire d’Int?gration (TCI) et des cons?quences induites dans le fonctionnement des institutions communautaires. Apr?s des ?changes francs, le

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Pr Guy Mvelle: ??il n?y a pas de solution magique, il faut simplement combiner la volont? politique aux objectifs communautaires tout en anticipant sur les chocs exog?nes??

Le sp?cialiste des Relations internationales, doyen de la Facult? des sciences juridiques et politiques ? l?Universit? de Dschang, porte un regard sur la tenue r?cente de deux sommets de chefs d?Etat sur l?int?gration en Afrique centrale, ? travers la CEEAC et la CEMAC. En votre qualit? d’observateur averti des probl?matiques d’int?gration en Afrique centrale, comment vous appr?hendez la tenue en l’espace de trois jours de deux sommets des chefs d’?tat de la CEEAC et de la CEMAC ? Au plan institutionnel rien n?interdit ? ces deux organisations sous-r?gionales de tenir chacune un sommet s?par? dans la mesure o? elles sont ind?pendantes, peuvent avoir des agendas politiques diff?rents bien qu?elles aient des objectifs globaux presque similaires. On pourrait penser qu?au plan op?rationnel cela pr?sente des difficult?s parce que les m?mes pl?nipotentiaires vont se d?placer de Malabo ? Bangui en l?espace de quelques jours pour traiter des dossiers qui peuvent similaires puisque les six Etats de la CEMAC sont ?galement membres de la CEEAC. Mais non seulement les deux ordres du jours ne sont pas les m?mes, mais en plus de cela dans le travail communautaire comme en diplomatie en g?n?ral, les sommets ne viennent que couronner le travail longtemps pr?par? par les fonctionnaires de la Communaut?, les experts, les repr?sentants permanents, les ambassadeurs et les conseils des ministres ; les chefs d?Etat ne viennent qu?adopter les d?cisions finales (? l?unanimit?, par consensus ou ? la majorit? des 2/3), c?est pour cela d?ailleurs que les sommets ne durent pas plus de deux jours. Les experts et les repr?sentants dont il est question ne sont pas les m?mes ? la CEEAC comme ? la CEMAC. C?est au niveau de la coh?rence dans l?action pour une m?me sous-r?gion que l?on pourrait penser ? une cacophonie, mais ? partir du moment o? il y a des pays de la CEEAC qui n?appartiennent pas ? la CEMAC et qui peuvent avoir des probl?mes diff?rents, cela suppose que la CEEAC peut avoir des questions ? l?ordre du jour qui ne sont pas connues par la CEMAC. En plus si l?on a accept? le principe de deux institutions (voire trois avec la CEPGL), il faut ?galement accepter le principe de leur autonomie y compris tant dans l??laboration de leur agenda que dans la tenue presque simultan?ment de leurs sommets. Ceci n’est-il pas r?v?lateur d’un freinage des quatre fers de la finalisation de la rationalisation ? Qu?on se le dise bien ! Il y a plusieurs formes de rationalisation qui ont ?t? presque th?oris?es par la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique et l?Union africaine, l?objectif g?n?ral ?tant de s?attaquer ? la fragmentation des espaces r?gionaux, aux institutions qui se recouvrent partiellement, ? la duplication des efforts, ? la dispersion des ressources, et aux querelles de l?gitimit? d?coulant des multiples trait?s des CER et des communaut?s ?conomiques sous r?gionales. Les deux organismes distinguent la rationalisation par fusion et par absorption, la rationalisation autour des communaut?s enracin?es, la rationalisation ? travers la r?partition des t?ches et la rationalisation par l?harmonisation et la coordination. Apr?s des exp?rimentations sans succ?s d?une rationalisation par fusion/absorption, notamment en Afrique de l?Ouest, la CEA et l?UA ont finalement recommand? aux Etats une rationalisation par l?harmonisation et la coordination des politiques, programmes et instruments d?int?gration dans chaque r?gion. Dans ma lecture personnelle de la D?claration de Brazzaville du 30 octobre 2007, qui n?est pas une lecture officielle, il me semble que c?est cette option qui a ?t? ?galement retenue par les chefs d?Etat d?Afrique centrale et non la rationalisation par fusion/absorption des trois institutions comme semblent le penser certains. Pour cela, ils ont invit? les pr?sidents en exercice de la CEEAC et de la CEMAC ? mettre sur place conjointement, un comit? de pilotage en vue de l??laboration d?une feuille de route d?finissant les actions d?harmonisation des politiques, des programmes et instruments d?int?gration des deux communaut?s pour aboutir ? ? terme ? ? une seule CER dans la r?gion de l?Afrique centrale. Donc l?id?e d?aboutir ? une seule CER n?est alors envisageable comme le pr?cise la D?claration de 2007, qu?? ? terme ?. Autrement dit, l?unification des cadres institutionnels ne doit intervenir qu?au terme du processus de rationalisation. C?est la finalit? et non le d?but de la rationalisation, car la locution adverbiale ? ? terme ? signifie ? dans un futur ind?termin?, mais immanquablement ?. Il s?agit d?une ?ch?ance assez ?loign?e dans le temps. La fusion pour une seule CER est alors consid?r?e comme la fin du voyage de l?int?gration en Afrique centrale, or l?int?gration n?a pas de fin, c?est un processus. Et pour quiconque connait l?histoire de la naissance de ces regroupements en lien avec la g?opolitique europ?enne sans oublier l??tat d?esprit m?me des fonctionnaires communautaires sur la question, l?on sait bien que la CEMAC ne peut pas dispara?tre de sit?t au profil de la seule CEEAC. Pourquoi un sommet extraordinaire de la CEEAC en ce moment ? D?abord parce que le trait? le lui autorise (article 13 du trait? r?vis?). Ensuite, officiellement le communiqu? du 07 septembre dernier parle clairement du renouvellement de l?Ex?cutif communautaire puisqu?on est arriv? ? la fin du mandat de la premi?re mandature de l?ex?cutif communautaire sortant que dirigeait SE Monsieur VERISSIMO. Et comme nous sommes dans un r?gime de mandat unique sans possibilit? de renouvellement rien n?interdisait la CEEAC de tenir ce sommet, mis ? part tous les non-dits qui ont circul?. Quelle est votre analyse des grandes lignes du communiqu? final sanctionnant les travaux de Malabo ? Globalement il y a un souci de respect de la l?galit? communautaire. C?est ? saluer malgr? les tensions qui existent entre les pays appartenant ? la m?me organisation dont l?un est accus? d?agresser l?autre depuis de longues dates. Le nouveau patron de la Commission de la CEEAC est un ressortissant du Burundi. Son pays n’a pas toujours ?t? aux avants – postes pour ce qui est de l’int?gration r?gionale. Sa t?che ne risque t- elle pas d’?tre ardue ? Justement n?est-ce pas une mani?re pour le Burundi d??tre plus actif au plan communautaire et d?apporter toute son ?nergie ? la

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CEEAC : Ez?chiel Nibigira prend les r?nes d?une Commission en qu?te de relance

C?est ? Sipopo, en Guin?e ?quatoriale, que les chefs d??tat et de gouvernement de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) ont tranch?. R?unis en session extraordinaire le 7 septembre 2025, ils ont port? le Burundais Ez?chiel Nibigira ? la pr?sidence de la Commission de l?organisation. L?ancien ministre des Affaires ?trang?res succ?de ? l?Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo pour un mandat unique de cinq ans. La d?cision, pr?par?e par le Conseil des ministres deux jours plus t?t, s?inscrit dans un contexte d?licat pour l?ex?cutif de la CEEAC. D?s sa nomination, le nouveau pr?sident s?est vu assigner une premi?re mission urgente : superviser le processus de s?lection des futurs membres de la Commission. Un calendrier strict lui impose de finaliser cette t?che dans les 45 jours, avec l?appui du cabinet Forvis Mazars, charg? de corriger les nombreux dysfonctionnements qui ont marqu? la gestion administrative des candidatures. Dans les prochains jours, Ez?chiel Nibigira rejoindra Libreville, si?ge de l?organisation. Il devra travailler de concert avec les ?quipes en place, dans une phase transitoire o? coexisteront encore l?ancien ex?cutif et les futurs commissaires. Cette cohabitation s?annonce sensible : la gestion de son pr?d?cesseur a ?t? vivement critiqu?e, mais les chefs d??tat ont tenu ? saluer publiquement ? le dynamisme ? et ? le travail accompli ? de Gilberto Da Piedade Verissimo, notamment sur le dossier de l?int?gration r?gionale. Pour autant, le mandat qui s?ouvre ne sera pas de tout repos. Au-del? du renouvellement de l??quipe dirigeante, Ez?chiel Nibigira h?rite d?un chantier de fond : la r?forme institutionnelle de la CEEAC. Lanc? en 2015, ce processus ambitieux devait moderniser les structures de l?organisation et renforcer son efficacit?. Mais il est rest? largement inachev?, faute de volont? politique et de pilotage ferme. La t?che du nouveau pr?sident sera donc double : restaurer la cr?dibilit? d?une Commission en panne de gouvernance et remettre sur les rails une r?forme indispensable ? la vitalit? de l?int?gration en Afrique centrale. ? 51 ans, le diplomate burundais, r?put? pour sa fermet? et son sens du compromis, devra convaincre rapidement qu?il est capable d?incarner ce sursaut. Les prochains mois ? Libreville diront si la CEEAC a trouv?, avec lui, l?homme du renouveau attendu. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Train de vie: la Commission de la Cemac va serrer la ceinture

Le Conseil des ministres ordonne la r?duction des charges de fonctionnement des Institutions de l’UEAC aliment?es par la Taxe communautaire d?int?gration (TCI)?et la suppression de l’achat des v?hicules de fonction aux Premiers Dirigeants. Les temps s?annoncent difficiles ? la Commission de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale. La 43?me session du Conseil des ministres de l?Union ?conomique d?Afrique centrale (UEAC) vient de donner un coup de pied dans la fourmili?re des difficult?s financi?res de la Commission. ? Examinant la situation financi?re de la Communaut?, le Conseil a pris connaissance du rapport pr?sent? par le Pr?sident de la Commission sur la persistance des distorsions introduites dans l’application du m?canisme de liquidation et de recouvrement du produit de la Taxe Communautaire d’Int?gration (TCI) et des cons?quences induites dans le fonctionnement des institutions communautaires. Apr?s des ?changes francs, le Conseil a adopt? le rapport pr?sent? et a d?cid? des mesures ci-apr?s : l’application des dispositions des articles 51 et 52 du Trait? R?vis? ; l’instauration d’un m?canisme de compensation, afin de permettre ? chaque Etat membre de verser les droits de ses ressortissants par un pr?l?vement sur les arri?r?s de contribution ; la r?duction des charges de fonctionnement des Institutions de l’UEAC aliment?es par la TCI ; la suppression de l’achat des v?hicules de fonction aux Premiers Dirigeants ; la suppression des r?trocommissions accord?es sous forme des primes aux fonctionnaires des Tr?sors Nationaux au titre de la TCI. Les restrictions du Conseil des ministres de l?UEAC sont motiv?es par des avis du comit? des experts de la C?mac. ? Les participants ? la session du Comit? Inter-Etats sont revenus sur la sempiternelle probl?matique de recouvrement de la TCI, objet de plusieurs actes additionnels. Il s?ensuit que le d?faut d?impl?mentation par les Etats du m?canisme automatique de recouvrement de la TCI d?coulant de l?Acte Additionnel du 25 f?vrier 2016, impacte n?gativement la situation de la tr?sorerie de la Communaut?. A cet ?gard, les performances enregistr?es par la collecte des ressources sont si faibles qu?elles la soumettent ? un risque permanent de d?faut de paiement ?. Statut du Personnel de la Communaut? Le r?gime sec impos? ? la Commission laisse dubitatif sur le sort de son Plan de Transformation d?fendu le 9 septembre dernier ? Bangui devant les ministres de l?UEAC. Il s?agit d?un projet portant Statut du personnel de la Communaut?, suite aux prescriptions globales du Conseil des ministres de l?UEAC, lors de sa 40?me session ordinaire du 30 octobre 2023 ? Bangui (RCA). ? Le Comit? Inter-Etats note avec satisfaction que l?objet de ce rejet a ?t? rempli, avec la prise en compte de l?impact financier du nouveau r?glement sur le budget de la Communaut?. Car, au regard des ?l?ments chiffr?s qui retracent une augmentation financi?re de 20% du salaire brut, l?incidence financi?re mensuelle du projet de r?glement portant Statut du Personnel de la Communaut? se chiffrerait ? 268 666 009 FCFA. L?impact financier annuel serait alors de 3?223?992?106 FCFA, repr?sentant environ 3,84% du budget de la Communaut? de l?ann?e en cours (83,891 milliards FCFA)??.?La situation financi?re ? combien pr?caire de la Commission de la Cemac permet-elle une augmentation financi?re de 20% du salaire brut?? A voir. T.N.O

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Un professeur qui renie sa parole ne vaut rien

Dans notre soci?t? en qu?te de rep?res, les titres acad?miques et les dipl?mes continuent d?impressionner, souvent ? tort. On admire celui qui est docteur, on s’incline devant le professeur titulaire, on s??merveille devant le ma?tre de conf?rences. Pourtant, au-del? de ces honneurs, il est urgent de se poser une question fondamentale : qu’est-ce qui fait r?ellement la valeur d?un homme ? Est-ce la reconnaissance institutionnelle ou bien l??thique de vie ? Est-ce le prestige du statut ou bien la fid?lit? aux principes ? C?est ? ces interrogations que je souhaite r?pondre ici, en affirmant avec force que le respect d? ? un homme ne se fonde ni sur son grade, ni sur son rang, mais sur sa constance morale. Et qu?un professeur, s?il trahit sa parole, devient indigne du titre qu?il porte, quel que soit son niveau d’?tudes ou ses r?alisations acad?miques. I. Les titres ne font pas l?homme Le d?bat r?cent suivi sur Facebook autour des titres acad?miques docteur, ma?tre de conf?rences, professeur titulaire illustre bien un certain aveuglement collectif. Il ne s?agit ?videmment pas de nier le m?rite que repr?sente l?obtention de tels grades. Ils sont souvent le fruit d?ann?es de travail, de recherche et de sacrifices personnels. Mais ils ne devraient en aucun cas ?tre une fin en soi, ni un gage absolu de respect.Un homme peut ?tre professeur d?universit? et n?avoir ni int?grit? ni courage. Il peut cumuler des publications scientifiques tout en manquant totalement de droiture dans sa vie quotidienne. Ce que nous oublions trop souvent, c?est que la valeur d?un homme se mesure ? la coh?rence entre ses paroles et ses actes, ? sa fid?lit? ? la v?rit?, ? sa capacit? ? d?fendre ses convictions, m?me dans l?adversit?. II. Les grands hommes : non pas des dipl?m?s, mais des hommes de principe Prenons l?exemple de Jean-Paul Sartre. S?il a marqu? les esprits, s’il a eu plus d’influence que Raymond Aron qui n??tait pas moins brillant en classe, ce n?est pas uniquement en raison de ses talents philosophiques, mais parce qu?il a su incarner ses id?es. Il n??tait pas seulement un penseur, il ?tait un acteur du changement. Pendant Mai 68, il ne s?est pas content? d??crire dans son bureau ; il a pris part aux manifestations, a soutenu les ?tudiants, est all? jusqu?? braver le pouvoir. Ce courage a impressionn? jusqu?? ses ennemis. Le g?n?ral de Gaulle, lui-m?me, refusa de faire arr?ter Sartre, affirmant : ? On n?arr?te pas Voltaire. ? Avant lui, ?mile Zola montra la voie avec la publication de « J?accuse », une lettre ouverte courageuse en faveur du capitaine Alfred Dreyfus. Il y mit sa r?putation, sa carri?re, et m?me sa vie en jeu. Et, s?il fut acclam? le jour de son enterrement, le 6 octobre 1902, par une foule immense, ce n??tait pas pour ses ?uvres litt?raires seulement, mais pour son combat pour la justice et la v?rit?. C?est ce genre d?hommes qui m?rite notre respect. Non pas ? cause de leurs titres, mais ? cause de leur courage moral. III. L?h?ritage des intellectuels africains : dignit? et engagement En Afrique aussi, nous avons eu nos figures d?honneur : Ernest Boka, Bernard Dadi?, Marcel Ett?, Harris Memel Fot?, Mongo Beti, Fabien Eboussi Boulaga, Jean-Marc Ela, Joseph Ki-Zerbo, Norbert Zongo, Ngugi Wa Thiong’o? Leur influence ne r?sidait pas dans leurs titres, mais dans ce qu?ils ont repr?sent? pour la soci?t?. Ils ?taient porteurs de v?rit?, d?fenseurs d?une justice sociale, critiques envers le pouvoir lorsque cela ?tait n?cessaire. Et c?est justement cette exigence morale qui manque cruellement ? une partie de l?intelligentsia contemporaine. Aujourd?hui, que voyons-nous ? Des enseignants, des ma?tres de conf?rences, des professeurs qui renient leurs engagements au gr? des int?r?ts personnels. Ils critiquent aujourd?hui un r?gime et s?y rallient demain, sans explication ni honte. Ils d?noncent le tribalisme, la mauvaise gouvernance, l?injustice sociale, pour finir quelques ann?es plus tard dans les rangs m?mes de ceux qu?ils conspuaient. O? est la constance ? O? est l?honneur ? IV. La trahison morale : un crime contre l?intelligence La trahison des valeurs est encore plus grave chez ceux qui sont cens?s former l??lite intellectuelle du pays. Quand un professeur retourne sa veste par int?r?t, il commet un crime contre l?intelligence, car il corrompt la parole, vide de sens l?enseignement, et d?soriente ceux qui le prennent comme mod?le. Un tel homme, aussi dipl?m? soit-il, devient indigne de la mission ?ducative. Dans un pays s?rieux, de tels ren?gats seraient d?chus de toute consid?ration. On n?accepte pas qu?un enseignant, gardien de la conscience critique, devienne l?outil d?un r?gime autoritaire. On ne pactise pas avec l?injustice pour quelques avantages mat?riels. On ne trahit pas ses convictions pour une nomination, un poste, un voyage ? l??tranger. Et pourtant, en C?te d?Ivoire comme ailleurs, les exemples se multiplient : des professeurs qui d?noncent le tribalisme institutionnalis? un jour et le justifient le lendemain ; des intellectuels qui protestent devant la basilique de Yamoussoukro, puis qui font all?geance au pouvoir qu?ils accusaient. Le peuple les regarde. Il ne les respecte pas. V. L?homme v?ritable : fid?lit?, courage, dignit? Nos anc?tres, dans les soci?t?s africaines traditionnelles, ne consid?raient pas un homme par la richesse qu?il ne poss?dait ni par les honneurs qu?il recevait, mais par sa droiture, son honn?tet?, son courage face ? l??preuve. L?homme ?tait celui qui ne se vendait pas. Celui qui tenait sa parole, m?me au prix de sa vie. Celui qui, une fois engag?, ne reculait pas. C?est cette conception de l?homme que nous devons retrouver. Elle seule peut redonner ? nos soci?t?s un cap moral. Elle seule peut sauver l??cole, l?universit?, et la nation. Un professeur digne de ce nom n?est pas celui qui brille par ses publications ou ses relations politiques. C?est celui qui incarne ce qu?il enseigne, qui ose dire non ? l?injustice, qui refuse de trahir, m?me quand il est seul.Je pr?f?re mille fois un simple instituteur qui reste fid?le ? ses principes qu?un professeur agr?g? qui flatte les puissants, qui mange ? toutes les tables, qui vend son ?me pour quelques

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Paiements num?rique Afrique de l’ouest et du centre: une r?volution silencieuse dans l’interop?rabilit?

Apr?s plus d?une d?cennie de croissance fulgurante, le march? de l?argent mobile en Afrique francophone s?appr?te ? franchir une nouvelle ?tape, ouvrant la voie ? des transactions plus fluides et moins co?teuses. Jusqu?ici, chaque acteur fonctionnait en vase clos. Un client d?Orange Money qui voulait envoyer des fonds vers un compte Wave, ou un abonn? MTN souhaitant transf?rer de l?argent vers Moov, se heurtait ? des frais ?lev?s, voire ? l?impossibilit? technique d?effectuer l?op?ration. Cette fragmentation freinait l?inclusion financi?re, malgr? l?adoption massive du mobile money dans la sous-r?gion. Face ? ces limites, les autorit?s mon?taires ont d?cid? d?agir. Des sources tr?s introduites affirment que la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) et la Banque centrale des ?tats de l?Afrique de l?Ouest (BCEAO) mettent en place un cadre r?glementaire destin? ? connecter les diff?rents portefeuilles num?riques et les ?tablissements bancaires. L?objectif est clair : b?tir un espace int?gr? o? les utilisateurs pourront transf?rer leur argent ? travers les fronti?res et les op?rateurs, avec davantage de souplesse et ? moindre co?t. Les implications sont consid?rables. Pour les banques traditionnelles, l?ouverture des syst?mes cr?e un terrain de jeu plus concurrentiel, mais aussi une opportunit? d??largir leur client?le en s?appuyant sur les r?seaux mobiles. Pour les fintechs, souvent pr?sent?es comme les grandes gagnantes de l??re num?rique, la donne change : leur principal avantage, la construction de r?seaux ferm?s et exclusifs, pourrait s??roder face ? un march? d?sormais ouvert. Le cas de Wave illustre ce tournant. La licorne s?n?galaise avait b?ti son succ?s sur des frais r?duits et une adoption massive, mais l?interop?rabilit? pourrait redistribuer les cartes en nivelant les avantages comp?titifs. Le commerce ?lectronique, l?agritech et surtout les transferts de fonds, secteurs dynamiques et strat?giques pour les ?conomies locales, devraient ?tre directement impact?s. Au-del? des enjeux techniques, c?est tout le visage de la finance num?rique en Afrique francophone qui se redessine. En facilitant la circulation de la monnaie entre la CEMAC et l?UEMOA, l?interop?rabilit? pourrait renforcer l?int?gration ?conomique r?gionale et stimuler l?innovation. Une question demeure toutefois : ce changement profitera- t-il r?ellement aux populations, ou accentuera-t-il la concurrence au d?triment de la rentabilit? des acteurs ? Une chose est s?re : l?Afrique francophone entre dans une nouvelle ?re financi?re, o? la connectivit? entre syst?mes sera la cl? de la prochaine phase d?inclusion. Ongoung Zong Bella

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Le Tchad condamne l’attaque isra?lienne dans la capitale qatarie

Le minist?re tchadien des Affaires ?trang?res a condamn? mercredi la frappe isra?lienne qui a vis? la veille des dirigeants du Hamas ? Doha, la capitale du Qatar, la qualifiant de violation du droit international. Dans un communiqu?, le porte-parole du minist?re, Ibrahim Adam Mahamat, a d?clar? que le Tchad s’opposait fermement ? la violation de la souverainet? du Qatar par Isra?l. ? Le Tchad condamne avec la plus grande fermet? cette attaque injustifiable qui constitue une violation flagrante du droit international, une atteinte grave ? la souverainet? du Qatar et une menace pour la s?curit? de sa population ?, a d?clar? M. Mahamat. Le gouvernement tchadien r?affirme son attachement aux principes du droit international, au respect de la souverainet? des ?tats et au r?glement pacifique des diff?rends. Le Tchad a exprim? sa solidarit? avec le Qatar, exhortant la communaut? internationale ? se mobiliser pour pr?venir toute escalade susceptible de compromettre la paix et la stabilit? dans la r?gion, a-t-il ajout?. YAOUND?, 10 septembre (Xinhua)

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BEAC: le nouvel immeuble de Yaound? franchit le cap des 38%

Ce chiffre, loin d??tre anecdotique, traduit un chantier d?j? solidement engag?, m?me si de nombreux d?fis restent ? relever pour tenir le calendrier de livraison. La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) affiche d?j? 38 % de r?alisation dans la construction du futur si?ge de sa Direction nationale ? Yaound?. Ce chiffre, r?v?l? le 27 ao?t dernier, lors de la visite du Gouverneur Yvon Sana Bangui, illustre un avancement tangible sur un chantier scrut? de pr?s par l?institution. ?rig? en plein c?ur de la capitale camerounaise, sur une assiette fonci?re d?environ 21 888 m?, le b?timent se dresse progressivement, ses fondations ?tant d?sormais achev?es. Les structures principales (10 ?tages de bureaux, 3 ?tages podium, espaces techniques et de s?curit?) commencent ? donner forme ? ce qui deviendra un rep?re institutionnel pour la banque centrale. ? Ce projet n?est pas qu?un b?timent. C?est un investissement dans la durabilit? et dans la capacit? de notre institution ? r?pondre aux attentes des ?tats membres ?, a soulign? le Gouverneur. Mais derri?re ces 38 %, la BEAC insiste : le rythme doit ?tre maintenu. Les ?changes entre le Gouverneur, les ing?nieurs et les architectes ont tourn? autour d?une exigence claire : tenir les d?lais de livraison, sans compromis sur la qualit? ni sur le respect des normes techniques et environnementales. Les prochains mois s?annoncent d?cisifs pour transformer ces 38 % d?j? r?alis?s en un ?difice achev?. Retards climatiques et contraintes logistiques ont d?j? pes? sur le calendrier, mais l?institution bancaire maintient son cap. La livraison est consid?r?e comme une priorit? strat?gique, destin?e ? incarner la solidit? et la cr?dibilit? de la banque centrale. Outil de modernisation Pens? comme tel, le futur si?ge doit remplacer des locaux jug?s v?tustes. L?infrastructure, plus fonctionnelle et s?curis?e, symbolisera la volont? de la BEAC d?adapter son fonctionnement aux standards contemporains et de renforcer sa pr?sence dans l?espace CEMAC. En effet, la construction de cet immeuble d?passe le seul aspect architectural. Elle est per?ue comme le reflet d?une volont? politique et institutionnelle de consolider la stabilit? mon?taire et financi?re de la sous-r?gion. Depuis plusieurs ann?es, la BEAC multiplie les initiatives pour renforcer sa gouvernance, moderniser ses outils et accompagner plus efficacement les ?conomies de la zone CEMAC, confront?es ? de nombreux d?fis, de la diversification ?conomique ? la r?silience face aux chocs ext?rieurs. ? Nous devons montrer que la BEAC est pr?te ? ?voluer, ? se transformer, pour r?pondre aux exigences d?un monde en perp?tuelle mutation ?, a insist? le Gouverneur, rappelant que l?institution n?est pas seulement une gardienne de la monnaie, mais aussi un partenaire des ?tats dans leurs politiques de d?veloppement. Jean-Ren? Meva?a Amougou

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Faisons comme Laurent Gbagbo qui est contre le boycott et qui a re?u Affi N?Guessan hier

Ce matin, sur la toile, j?ai suivi une conversation entre un militant du PDCI et un militant du PPA-CI. Le second soutenait mordicus qu?il fallait boycotter la pr?sidentielle pour emp?cher le quatri?me mandat anticonstitutionnel de Ouattara. Le premier lui r?pondit en ces termes: « GOR (Gbagbo ou rien) ou TOR (Thiam ou Rien) n’est pas du patriotisme. Vous luttez pour une personne. En quoi cela fait-il de vous des patriotes ? Il faut lutter pour le pays, pas pour un individu. Le patriotisme n?a rien ? voir avec le fanatisme. » Et un ami philosophe de rench?rir: « On doit toujours ?viter de voir la politique comme une source d’idol?trie. Exemple:  »Koffi ou rien », ?a c’est de l’idol?trie, ? mon sens. Cela veut dire que, si ce n’est pas Koffi, je fais la guerre. Mais pourquoi opter pour la guerre au lieu d’opter pour une autre personne ? Comment des hommes et femmes de 40, 50 ou 60 ans peuvent-ils chanter qu?il n?y a rien comme ressource humaine dans leur parti en dehors d?un seul ? Ces gens-l? ne se rendent m?me pas compte que, en raisonnant de la sorte, ils se d?crivent comme des gens sans valeur aucune. » Pour ma part, je pose les questions suivantes: la guerre, peut-on la faire sans y ?tre pr?par? ? L?opposition a-t-elle les moyens militaires n?cessaires pour guerroyer contre Ouattara soutenu par les Fran?ais et les Am?ricains ? Certains souhaitent un soul?vement populaire comme au N?pal, comme au Mali en 2020, comme au Burkina en 2014, comme en Tunisie en 2011. Moi-m?me, j?ai longtemps d?fendu cette id?e mais pourquoi la magnifique d?monstration de force du 9 ao?t 2025 est-elle rest?e sans lendemain ? Pourquoi n?y eut-il pas d?autres soul?vements ? Pourquoi s’arr?ta-t-on en si bon chemin ? Pourquoi sommes-nous incapables de terminer ce que nous avons commenc? ? Certains GOR rappellent que Konan B?di?, bien qu?autoris? ? participer ? la pr?sidentielle de 2020, y avait renonc? au dernier moment. Ils saluent ? juste titre le fait qu?il ait fait passer l?int?r?t collectif avant l?int?r?t personnel, ? cette ?poque. De mon point de vue, c?est en 2010, puis en 2015, en n?appelant pas ? voter pour Ouattara qui l?avait renvers? en 1999, que B?di? aurait d? montrer qu?il est un homme d??tat et que le pays est plus important que sa petite personne. D?autres GOR ont beau jeu de dire que le Conseil constitutionnel, la commission ?lectorale, les m?dias d??tat sont contr?l?s par le parti au pouvoir. Mais ne le savaient-ils pas quand ils d?posaient les candidatures de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam et quand ils allaient ? la p?che aux n?cessaires parrainages avec les outils fournis par la Commission ?lectorale ? Ignoraient-ils que, malgr? tout cela, Ouattara se proclamerait vainqueur face ? Gbagbo ou Thiam si ces deux candidats avaient ?t? retenus ? Pourquoi est-ce maintenant que les m?mes disent que le r?sultat est connu d?avance, que les jeux sont d?j? faits et que les candidats retenus seront battus sans difficult? comme KKB le fut en 2020 ? En 2000, les candidats du PDCI et du RDR avaient ?t? recal?s. Cela avait-il g?n? et ?mu ceux qui avaient ?t? retenus? Apr?s l?assassinat de Toussaint N?Guessan de Daoukro dont la t?te servit de ballon de foot en 2020, l’opposition ne pl?biscita-t-elle pas Adama Bictogo ? la t?te du Parlement Ivoirien ? ?tait-ce une bonne id?e ? ?tait-ce n?cessaire ? ?tait-ce d?cent ? Depuis le 8 septembre 2025, des choses immondes et loufoques circulent sur la toile au sujet des personnes dont la candidature a ?t? retenue. Simone Ehivet Gbagbo est la plus vilipend?e. Par exemple, on lui pr?te l?intention d?aller aux ?lections pour l?gitimer le quatri?me mandat de Dramane Ouattara. Et pourtant, il est des faits indiscutables qui montrent qu?elle a plusieurs fois jou? la carte de la solidarit?. Par exemple, au cours d?une r?union tenue le 7 avril 2025 et ax?e sur les anomalies de la liste ?lectorale, r?union ? laquelle participait Kah? ?ric, pr?sident de l?AIRD, Simone Gbagbo d?clare: ?Avec toutes ces irr?gularit?s, il ne peut pas y avoir d??lection avec cette liste. ? Quelques minutes apr?s, elle ajoute: ? Ce n?est pas bien grave. En soutien aux candidats retir?s de la liste ?lectorale, Le pr?sident Thiam et Laurent Gbagbo, je n?irai pas ? ces ?lections. ? Le 03 juin 2025, ? la rencontre de la coalition CAP-CI, Simone Gbagbo et Affi N?Guessan, malgr? leur pr?sence effective sur la liste ?lectorale, pour soutenir les Pr?sidents Laurent Gbagbo et Thiam qui ne figuraient pas sur la liste, d?cident de ne pas participer aux ?lections. Le 20 juin 2025, Simone Gbagbo, Affi N?Guessan ainsi que toute la CAP confirment leur non-participation ? la formation de la CEI et refusent m?me de retirer leurs kits ?lectoraux. Le 23 juin 2025, contre toute attente, des partisans du pr?sident Gbagbo et du pr?sident Thiam choisissent, eux, d?aller r?cup?rer leurs kits et de participer ? l??lection. Quelle fut la r?ponse de Simone Gbagbo ? ses partisans? « Ce n?est pas bien grave. Allez chercher vos kits, nous irons tous aux ?lections. Il n?y aura pas de boycott. » Le 22 ao?t 2023, devant la presse, Laurent Gbagbo excluait le boycott en affirmant ceci: « Aller aux ?lections m?me avec des fraudes est mieux que ne pas aller aux ?lections ? cause des fraudes pour un parti politique. Apr?s avoir d?cid? apr?s mon arrestation qu?on n?allait pas aux ?lections, cela nous a caus? beaucoup de dommages. Donc on ne peut plus manquer des ?lections. » En octobre 2025, tout le monde sait qu’il y aura des fraudes, que Ouattara trichera. Les partis dont les candidats ont ?t? recal?s devront-ils pour autant boycotter le scrutin ? Gbagbo lui-m?me a dit clairement qu’il est oppos? ? la politique de la chaise vide. C?est peut-?tre dans cet esprit qu?il a bien voulu recevoir hier Affi N?Guessan et discuter avec lui. Peu importe si les deux hommes doivent cette rencontre au rejet de leur candidature. Le plus important est qu’ils se soient retrouv?s. Je m?en r?jouis sinc?rement et

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