Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Vie ch?re: l’augmente du prix de la tomate fait sa rentr?e

Tranche de vie quotidienne entre consommateurs et vendeurs dans quelques art?res de la capitale et ses environs. C’est une hausse spectaculaire qui prend toutes les femmes au d?pourvu. Entre la fin ao?t et d?but septembre, le prix du cajou de tomate en fruit quadruple. On passe de 2 500 FCFA ? 8 000 FCFA. Christine ne s’attendait pas ? subir un tel choque en ce d?but de rentr?e scolaire. Elle qui ?tait d?j? habitu?e ? prendre deux ? trois cajous ? moindre co?t pour tenir chaque mois est contrainte de ne prendre qu’un seul cajou, ? je ne savais pas que la tomate a augment?. Je vais faire comment avec la rentr?e scolaire qui me menace. Je suis oblig?e d’acheter un seul cajou ?, dit-elle au vendeur ambulant qui lui livre r?guli?rement ces fruits incontournables dans la cuisine. Nous sommes ? l’entr?e carri?re Monti (Nkol-Afamba). Justine l’une de ses voisines essaye d’obtenir un rabais de 1 000 FCFA. Mais c’est une peine perdue, ?Asso? (nom populaire visant ? flatter son vis-?-vis dans une transaction), reste droit dans ses bottes, ? ?As?, je sais que c’est la rentr?e scolaire, mais je ne peux rien, d’ici la semaine prochaine le cajou conna?tra une autre hausse. Si tu as m?me de l’argent prend encore deux cajous tu gardes au cong?lateur ?, r?pond le vendeur. Cette hausse est aussi perceptible ? Ekounou. Habituellement, les vendeurs de tomates perch?s ou accroch?s derri?re les petits camion Dyna crient ? gorge d?ploy?e pour attirer les clients. Ce mardi 9 septembre 2025, Bachir et son fr?re Ibrahim, les choristes (c’est ? dire des griots qui attirent les clients avec des chants) de la Dyna de couleur bleu ciel sont plut?t silencieux cet apr?s-midi. Ils ne courent plus apr?s les clientes. C’est plut?t le contraire, parce que la tomate a pris de la valeur avec le retour des pluies. ? leur arriv?e du c?t? de l’entr?e Gazolan, les femmes accourent pour esp?rer arracher au moins un cajou. Ibrahim avec un zeste d’humour demande aux femmes de former un rang, ? si vous n’?tes pas en rang, vous n’aurez rien. Chacun doit avoir la monnaie ?, ironise-t-il. Bachir quant ? lui se contente de rappeler aux dames que la saison des cultivateurs de tomates a commenc?, ? c’est le mercato, nous recrutons les joueurs pour les r?coltes ?, dit-il. Ce qui n’est pas du go?t des femmes. Mais elles n’ont pas le choix. Elles vont devoir supporter les caprices des vendeurs de tomates durant la grande saison pluvieuse. ? Mvog-Mbi, Mama C?cile, revendeuse de tomates et autres ? Akol-Nnomo fait sa rentr?e. Elle a d? prendre un cong? du fait de la surproduction des tomates. Elle promet l’enfer aux clientes, ? le client ne sera pas Roi avec moi. Elles boudaient nos tomates. Elles vont lire l’heure surtout quand le cajou co?tera 20 000 FCFA. Je vendrais quatre fruits ? 500 FCFA ?, promet la revendeuse. Andr? Gromyko Balla

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Rentr?e scolaire 2025-2026: les couturi?res victimes d’une concurrence d?loyale ? Yaound?

Les ?tablissements scolaires, malgr? l?interdiction de vendre des manuels et des tenues de classe, font des propositions all?chantes aux parents. Rose n’a pas bonne mine ce lundi 8 septembre 2025, jour marquant le d?but effectif des classes au Cameroun. Cette anxi?t?, en contraste avec les rentr?es scolaires des ann?es pr?c?dentes, s?explique par la raret? voire l’absence de commandes de tenues scolaires. Les principaux accus?s sont les chefs d’?tablissements scolaires. Ils conditionneraient les inscriptions ? l’achat des tenues ? l??tablissement. ? Les promoteurs d’?coles exigent que les ?l?ves arborent les tenues vendues par les ?tablissements. Si le parent r?siste, on lui demande d’aller avec son enfant ailleurs ?, r?v?le la couturi?re. Des r?sistances ne manquent pas chez certains parents, surtout du primaire. Selon Rose, l’offre gratuite des tenues par des ?tablissements est la politique la plus fatale. Elle est beaucoup plus pratiqu?e par les nouveaux ?tablissements. ? Les nouveaux ?tablissements en qu?tes d’effectifs proc?dent ? la dotation gratuite des tenues. Il est tr?s difficile pour un parent de refuser un tel avantage. C’est au moins 15 ? 20.000 FCFA d’?conomie qu’il peut faire ?, indique la malheureuse couturi?re affal?e dans son canap? ? Abang (Mfou). Les rares tenues visibles dans cet atelier sont celles des ?tablissements secondaires publics du coin. ? Des ?tablissements scolaires publics, surtout le secondaire, ne constituent pas un march? lucratif ?, ajoute-t-elle. Les m?mes lamentations sont observ?es au march? de Mfou, plus pr?cis?ment dans le secteur de la couture. Ce matin de rentr?e scolaire, le moral d’?dith est au plus bas. Elle comptait sur les commandes pour payer la scolarit? de ses deux enfants dans une ?cole priv?e la?que de la ville. Avec la ? s?cheresse financi?re ?, elle est tent?e de les inscrire dans une ?cole publique. ? Je n’ai pas d’argent pour envoyer les enfants dans le priv?. Le march? de cette ann?e est tr?s dur. Je n’ai pas cousu 10 tenues jusqu’? ce jour. Je ne sais pas o? mettre la t?te avec mes enfants ?, ?voque la maman – couturi?re. Exception Denise exerce au quartier Ekoumdoum (Yaound? 4). Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Voyant le vent arriver, elle a anticip? en faisant du lobbying aupr?s des promoteurs d’?tablissement, juste apr?s la remise des bulletins. Ainsi, elle a gagn? le march? de confection de tenues scolaire de trois complexes scolaires de son quartier. ? Il a fallu que je r?fl?chisse en allant aupr?s des propri?taires d’?coles. Si je ne l?avais pas fait, je me retrouverais dans les probl?mes comme bon nombre de mes coll?gues ?, se satisfait la couturi?re. Elle explique avoir gagn? beaucoup plus d’argent que les ann?es pr?c?dentes. ? J?ai d?j? confectionn? 2000 tenues. L’?tablissement me donne le mat?riel et j’ai 1000 FCFA par pi?ce. Je ne regrette rien ?, conclut Denise. Andr? Gromyko Balla

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Pr?sidentielle 2025: sur les eaux du fleuve Mfoundi ? Yaound?

Les horticulteurs exer?ant tout le long du cours d?eau qui traverse la capitale se plaignent des multiples d?placements dont ils font l?objet. Ils sollicitent une prise en compte de leurs aspirations par le prochain pr?sident de la R?publique. Les fleuristes de la capitale ont d?ores et d?j? choisi leur pr?sident de la R?publique. Il s?agit de celui qui leur offrira un espace o? ils pourront se mouvoir sur les rives du fleuve Mfoundi. ? Notre choix est simple, c’est celui qui nous permettra d’exercer en toute s?curit?. Tous les jours nous sommes confront?s aux multiples menaces et d?logements ?, fulmine un planteur de fleurs ? Nsam, dans le 3e arrondissement de Yaound?. En moins de 3 ans, il a subi deux d?placements qualifi?s de d?guerpissement. Au d?part, il exer?ait en face du palais des Sports, au quartier Warda, dans le 2e arrondissement. ? Nous avons ?t? chass?s, le super maire nous avait dit qu’il nous relogerait ici ? Nsam. Mais, avant d’avoir pu retrouver notre sant? financi?re, l?entreprise Razel vient d?j? ?tablir sa base – vie pour les travaux de construction de la deuxi?me phase de l’autoroute Yaound?-Nsimalen ?. Sa coll?gue Hortense est ?galement d?sesp?r?e depuis l’installation du d?p?t des d?tritus, face lyc?e technique bilingue de Nsam. A cet endroit, se trouvait sa p?pini?re. Aujourd’hui, n’ayant plus d’espace pour produire des fleurs, Hortense propose ses services de fleuriste aux particuliers. ? Je suis souvent sollicit?e par de riches clients qui me payent pour entretenir leurs fleurs. Je fais ces jobs en attendant trouver un espace et red?marrer mon activit? ?, indique la maman. Son souhait : un pr?sident qui prendra en compte les besoins des horticulteurs, en leur trouvant un espace d?di? ? leur activit?. A l?en croire, les producteurs de fleurs sont tr?s marginalis?s. ? Voil? un secteur qu’on n?glige, alors que c’est une tr?s grande source de revenus ?, ajoute-t-elle. ? L??thiopie, le Kenya et d?autres pays d’Afrique de l’Est ne n?gligent pas cette source de revenus ?, poursuit-elle. Toujours sur les rives du Mfoundi, entre Olozoa et Mvog-Atangana Mballa, c’est le m?me r?ve. Les semenciers de cet espace ne redoutent pas les d?guerpissements. Ils veulent un espace plus important. ? Ici, nos fleurs se vendent beaucoup gr?ce au trafic routier, mais la surface est tr?s r?duite. Cette petite portion de terre provoque des conflits entre horticulteurs. Nous voulons avoir un march? sp?cialis? dans la vente des semences ?, r?ve Christine, jardini?re du coin. Les semenciers localis?s le long de la ? nouvelle route Bastos ? misent sur le statut quo. Tous trouvent leurs comptes ? cet endroit. Guillaume, l’un des producteurs de fleurs, se dit satisfait. ? Nous d?placer d’ici pour o? ? Nous sommes bien ? Bastos. Si on nous envoie ailleurs, nous n?aurons plus de clients. Avec le retour des pluies, je suis content. Aujourd?hui (jeudi 4 septembre), je suis ? plus de 70.000 FCFA de recette ?, se satisfait -il. Guillaume pense que les horticulteurs de la ? nouvelle route Bastos ? m?ritent les f?licitations de la part du prochain locataire d’Etoudi, parce qu’ils embellissent cette partie de la capitale. Andr? Gromyko Balla

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Filippo Scammacca

Il officie comme ambassadeur d’Italie au Cameroun. Au- del? des dossiers diplomatiques, il est aussi un fanatique de la nature et des arts. C’est ? ce titre qu’il a, le 6 septembre dernier, visit? le site d’exposition Bana Botanica. Une initiative de la Coop?rative Culturelle ECOGRASSFIELDS, visant ? pr?server et valoriser la biodiversit? du Cameroun, en particulier celle des r?gions de l’Ouest et des Grassfields.

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Mbankomo: au c?ur d?un enjeu sanitaire et diplomatique

Le 3 septembre dernier, la mairie locale a accueilli une rencontre discr?te mais strat?gique. ? l?ordre du jour, un projet d?envergure : l?implantation d?un h?pital militaire de r?f?rence. Mbankomo, localit? situ?e aux portes de Yaound?, pourrait bient?t accueillir une infrastructure sanitaire de tout premier plan. Le 3 septembre 2025, dans la salle des actes de la mairie locale, le sujet ?tait sur la table des discussions entre quelques membres de l?ex?cutif municipal, une d?l?gation fran?aise et une autre venue du minist?re de la D?fense, plus pr?cis?ment de la direction de la Sant? militaire. Pierre Junior Fouda Fouda, le maire, a rapidement rassur? ses interlocuteurs : ? Nous avons le site, la population est mobilis?e, nous sommes pr?ts ?, a-t-il assur?. Cette disponibilit? logistique n?est pas anodine : dans la comp?tition silencieuse entre localit?s, Mbankomo avance ses pions avec assurance. Au-del? du dossier technique, ce projet r?v?le une dynamique plus large : l?articulation entre coop?ration internationale, s?curit? nationale et d?veloppement local. Si le feu vert est donn?, Mbankomo pourrait bien devenir un symbole : celui d?une petite ville transform?e en vitrine sanitaire et diplomatique. La pr?sence d?une d?l?gation fran?aise souligne que l?enjeu d?passe la seule dimension locale. Soutenir un h?pital de r?f?rence, c?est non seulement renforcer les capacit?s m?dicales des forces arm?es camerounaises, mais aussi consolider une coop?ration bilat?rale mise parfois ? l??preuve. Les observateurs y voient un signal de confiance, dans un contexte r?gional marqu? par les recompositions s?curitaires. Si aucune d?cision officielle n?a encore ?t? prise, Mbankomo se positionne d?j? comme un candidat cr?dible. Un h?pital de cette envergure ferait de la localit? un p?le r?gional, attirant sp?cialistes, investissements et emplois. ? Ce n?est pas seulement un h?pital, c?est un levier de d?veloppement ?, r?sume le maire. La commune sait que ce type de projet est rare et convoit?. Dans les couloirs, certains ?voquent d?autres sites pressentis. Mais avec son terrain disponible, la proximit? de la capitale et le soutien affich? de ses habitants, Mbankomo a marqu? des points. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Le?on sur les sables ?mouvants qui peuplent la toile

? la tribune du lancement officiel de la campagne nationale contre le fl?au, la ministre Minette Libom Li Likeng a livr? une le?on inaugurale. Arr?t sur un expos? qui appelle ? une mobilisation collective face ? un ph?nom?ne qui menace la coh?sion nationale.  ? Yaound?, ce 9 septembre 2025, on sait que l?initiative est port?e par l?Association pour la R?habilitation des R?fugi?s, des Jeunes et des Femmes (ARREF). Pour le minist?re des Postes et T?l?communications (Minpostel) qui en assure le parrainage, il faut bien d?crire les choses comme elles se pr?sentent. D’o? la le?on inaugurale de Mme Minette Libom Li Likeng. Le propos s’ouvre sur un grave descriptif. ? Les discours de haine constituent une menace grave ? la coh?sion sociale et aux fondations de la Nation.Les discours de haine, parfois explicites, parfois subliminaux, s?imposent d?sormais comme un fl?au mondialis?, accentu? par la puissance des plateformes num?riques ?, a martel? la ministre.Loin d??tre de simples ? d?rapages ?, ils deviennent des armes symboliques, capables de fracturer le tissu social et d?alimenter la radicalisation.? Ces contenus viraux fragilisent le vivre-ensemble, nourrissent les conflits et banalisent la violence ?, a expliqu? la ministre.  Distinguer, comprendre, agir Sa le?on inaugurale surfe sur cet ensemble pour poser les bases conceptuelles. Pour la Minpostel, le discours de haine se d?finit comme toute communication qui propage, incite ou justifie la haine contre un individu ou un groupe, en raison de son identit?. Le message subliminal, lui, se veut plus insidieux : caricatures, slogans d?tourn?s, vid?os manipul?es ou citations tronqu?es, qui orientent subrepticement les repr?sentations et polluent le d?bat public. Ces deux formes ont en commun de jouer sur l?ambigu?t? et l??motion, de contourner la censure et d?alimenter des dynamiques d?exclusion. Leur danger tient aussi ? leur ? plausible n?gavit? ? : les auteurs peuvent toujours pr?tendre qu?? on a mal interpr?t? ? ou qu?il ne s?agissait ? que d?humour ?. L?analyse s?est ensuite pench?e sur les m?canismes de propagation. Les r?seaux sociaux, en raison de leur architecture ouverte et de la logique de viralit? des ? likes ? et partages, favorisent les contenus polarisants. Les algorithmes de recommandation, con?us pour capter l?attention, renforcent encore cette tendance, au risque d?enfermer les utilisateurs dans des ? bulles ? id?ologiques. ? Le dispositif technique num?rique agit comme un amplificateur, rendant les discours de haine plus visibles, plus rapides et plus viraux ?, a not? la ministre. D?o? la difficult? croissante ? contenir leur diffusion, en particulier dans les groupes ferm?s, messageries chiffr?es et forums communautaires. La riposte du Cameroun Face ? cette menace, le gouvernement affirme ne pas rester spectateur. La ministre a rappel? le cadre l?gal existant, notamment la loi de 2010 sur la cybers?curit? et la cybercriminalit?, ainsi que le r?le de l?Agence nationale des technologies de l?information et de la communication (ANTIC) dans la surveillance et la lutte contre les d?rives num?riques. Mais l?action va au-del? du juridique. Depuis quelques ann?es, le MINPOSTEL pilote une vaste campagne de sensibilisation ? l?utilisation responsable des r?seaux sociaux. Forums r?gionaux, ateliers scolaires, ?missions radio et t?l?. Une ? Coalition nationale pour la cybers?curit? ? a ?t? mise sur pied, avec un accent particulier sur l??ducation num?rique des jeunes, la formation des journalistes et la responsabilisation des community managers. L?objectif : d?velopper une v?ritable culture de vigilance citoyenne face aux discours haineux et aux manipulations en ligne.  Une inflexion strat?gique Si la lutte contre la cybercriminalit? en g?n?ral demeure une priorit?, une ? inflexion strat?gique ? s?est impos?e : cibler plus sp?cifiquement les discours de haine en ligne. Le gouvernement envisage d?int?grer des modules p?dagogiques sur ce th?me dans les programmes scolaires et la formation des fonctionnaires. Des discussions sont aussi engag?es avec les grandes plateformes (Meta, TikTok, X) pour adapter leurs politiques de mod?ration au contexte camerounais. Un appel ? l?unit? nationale En conclusion, Minette Libom Li Likeng a salu? l?initiative de l?ARREF, qu?elle a d?crite comme ? un jalon pour un Cameroun toujours uni et prosp?re ?. Elle a exhort? les citoyens ? s?engager activement : ? Disons NON aux discours de haine, NON aux messages subliminaux destructeurs, et OUI ? une communication citoyenne, respectueuse et constructive. ? Le lancement de cette campagne intervient dans un climat o? la vigilance est de mise. ? l?heure o? la parole num?rique peut se transformer en instrument de division, la bataille pour la dignit? humaine et la paix sociale s?annonce d?cisive.  Dans un contexte pr??lectoral marqu? par une recrudescence des propos stigmatisants sur les r?seaux sociaux, la mise en garde prend une dimension particuli?re. Mme Libom Li Likeng a rappel? que le chef de l??tat, Paul Biya, avait ? plusieurs reprises sonn? l?alarme, d?non?ant le tribalisme, la manipulation identitaire et la banalisation de la violence en ligne. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Lutte contre le cancer de l?ut?rus: la Suisse renforce sa pr?sence au Cameroun

A Yaound?, le 29 ao?t dernier, Roland Brun, charg? d?affaires par int?rim de l?ambassade de Suisse au Cameroun, a proc?d? au lancement d?un programme de formation au d?pistage de la pathologie. Le d?pistage du cancer du col de l?ut?rus, d?sormais accessible dans un centre de r?f?rence ? Yaound?. Ceci gr?ce ? un programme sp?cialis?. Pendant une semaine, de jeunes professionnels de la sant? camerounais ont ?t? form?s aux techniques de d?pistage, une ?tape cruciale pour combattre une maladie qui reste l?une des principales causes de mortalit? f?minine dans le pays. Fruit de la collaboration entre les h?pitaux universitaires de Gen?ve et le Centre Inter-?tats d?Enseignement Sup?rieur de Sant? Publique d?Afrique Centrale (CIESPAC), cette initiative illustre la m?thode suisse : ? associer transfert de comp?tences, innovation m?dicale et accompagnement institutionnel ?, selon la formule deRoland Brun. Au-del? de la formation, l??v?nement a marqu? l?ouverture d?un nouveau centre de d?pistage ? l?h?pital universitaire. Cette r?alisation t?moigne d?une volont? de la Suisse de conjuguer gestes concrets et renforcement durable des infrastructures locales. Elle traduit aussi une vision : celle d?un partenariat qui place la sant? des femmes au c?ur de la coop?ration. ? ? travers ce projet, la Suisse confirme sa position d?alli?e de long terme du Cameroun. Elle pratique une diplomatie de proximit?, ?loign?e des grandes d?clarations, mais efficace dans ses r?sultats., en est une illustration tangible. Pour de nombreuses femmes camerounaises, il ne s?agit pas seulement d?un symbole de coop?ration internationale : c?est la promesse d?un avenir en meilleure sant?. En investissant dans la formation et dans la pr?vention, la Suisse d?ploie une diplomatie sanitaire qui allie expertise m?dicale et solidarit? internationale. Une mani?re pour elle d?affirmer que le partenariat avec le Cameroun n?est pas une simple histoire de chiffres ou de protocoles, mais bien une relation humaine au service de la vie ?, a d?clar? Roland Brun. En effet, depuis plus de quarante ans, Berne et Yaound? entretiennent une relation dense, qui s?est progressivement ?largie de l??ducation ? la sant? publique. Aujourd?hui, la diplomatie suisse se d?ploie comme un acteur discret mais incontournable de l?am?lioration des syst?mes de soins camerounais. Les programmes appuy?s par la Suisse visent non seulement ? sauver des vies, mais aussi ? renforcer les comp?tences locales, afin que les structures hospitali?res deviennent pleinement autonomes. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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L?Afrique face ? son choix : parler d?une seule voix ? l?UNESCO

Le retrait de la candidate mexicaine Gabriela Ramos, annonc? le 22 ao?t dernier, a rebattu les cartes de la course ? la direction g?n?rale de l?Unesco. Pour la premi?re fois depuis pr?s de quarante ans, le poste est ? port?e de main d?un Africain. Firmin Edouard Matoko, candidat du Congo, et Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, candidat de l??gypte, incarnent d?sormais l?espoir d?un continent qui aspire ? peser davantage dans la gouvernance mondiale. Mais cette opportunit? historique risque de se transformer en nouvelle fracture si l?Afrique ne parvient pas ? surmonter ses divisions. ? Sipopo, lors de la 7e session extraordinaire de la Conf?rence des chefs d??tat de la CEEAC (Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale), les dirigeants ont pris acte de la nouvelle configuration. L?enthousiasme a vite laiss? place ? un embarras palpable : deux candidats africains pour un seul poste, deux visions, deux soutiens diplomatiques? mais un seul fauteuil ? Paris. Le risque est clair : voir les voix africaines se disperser et offrir, par cette rivalit?, une victoire indirecte aux autres blocs r?gionaux mieux organis?s et strat?giquement plus disciplin?s. ? Sipopo, un appel a ?t? lanc? pour que le Congo et l??gypte trouvent un terrain d?entente. Cet appel ne doit pas rester lettre morte. Car l??lection ? l?Unesco ne se jouera pas seulement ? Paris, mais dans les coulisses des alliances r?gionales, l? o? se n?gocient les soutiens et o? se scellent les compromis. Une candidature africaine unique, port?e par l?Union africaine et relay?e par les organisations sous r?gionales, aurait le poids d?un symbole et la force d?une l?gitimit? incontestable. L?enjeu d?passe les carri?res individuelles. Il s?agit de la place de l?Afrique dans l?ar?ne multilat?rale. L?Unesco n?est pas une organisation secondaire. Elle incarne la promotion du savoir, de la culture, du patrimoine et de l??ducation ? autant de domaines o? le continent, riche de sa diversit? mais encore marginalis?, a besoin d??tre entendu et reconnu. Quarante ans apr?s Amadou-Mahtar M?Bow, figure pionni?re et visionnaire, l?Afrique a l?occasion de retrouver une voix au c?ur de la diplomatie culturelle mondiale. Rater cette chance serait une faute politique. Les ?tats africains ont d?j? pay? le prix de leurs querelles intestines sur la sc?ne internationale. Combien de si?ges au Conseil de s?curit?, ? l?OMC, ou au sein des grandes agences de l?ONU ont ?chapp? au continent faute de consensus ? Combien de fois les ambitions nationales ont-elles pris le pas sur la n?cessit? d?une repr?sentation collective ? Chaque division affaiblit la cr?dibilit? africaine et conforte l?id?e que ce continent reste incapable de d?passer ses fronti?res pour d?fendre l?int?r?t commun. L?heure n?est plus aux demi-mesures. Le Congo et l??gypte doivent d?passer leurs ambitions nationales et comprendre que la victoire de l?un sera la victoire de tous. L?Union africaine a le devoir d?imposer une candidature unique, soutenue par toutes les capitales. Faute de quoi, le continent offrira au reste du monde un spectacle affligeant : celui d?une Afrique incapable de se rassembler m?me lorsqu?elle a toutes les cartes en main. Soyons clairs : si l?Afrique ?choue encore ? parler d?une seule voix, elle portera seule la responsabilit? de son effacement diplomatique. L?histoire jugera s?v?rement un continent qui, faute de coh?sion, aurait laiss? passer l?occasion de se r?inscrire au centre du jeu multilat?ral. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Lettre de strat?gie ? chacun des 7?845 622 ?lecteurs-citoyens camerounais

Objet : Comment acheter la meilleure offre politique le 12 octobre 2025   Je m?appelle Babissakana, ?lecteur-citoyen camerounais d?tenteur de la carte d??lecteur n? 11789914 obtenue suite ? l?inscription n? 02-12-069-8597-24-000089 dans la Commune de Yaound? VI, bureau de vote ? Coll?ge Le Savoir C ? ? Biyem-Assi Mairie. Apr?s v?rification, je suis bien parmi les 7 845 622 repr?sentants du peuple camerounais convoqu?s pour choisir un nouveau Pr?sident de la R?publique le 12 octobre 2025 pour un mandat de sept (7) ans soit de novembre 2025 ? novembre 2032. Je me positionne clairement du c?t? de la demande politique appel?e ? aller acheter le 12 octobre 2025 la meilleure offre politique capable de satisfaire mos besoins et attentes actuels et pr?visibles de prestations efficientes de gouvernement du Cameroun pour le septennat 2025-2032. J?ai l?honneur de vous adresser personnellement, ?lecteur-citoyen ou ?lectrice-citoyenne faisant parti des 7 845 622 repr?sentants du peuple camerounais, la pr?sente lettre de strat?gie d?action en vue d?une meilleure d?cision dans 30 jours exactement, non seulement dans votre propre int?r?t, mais aussi celui des citoyens non-?lecteurs et du pays tout entier. Cette lettre de strat?gie a pour objectif : (i) d?insister sur la port?e strat?gique de votre vote ?valu? en Franc CFA ; (ii) d?analyser le risque de mauvais choix d?offre politique et son impact potentiel sur nous et notre avenir ; (iii) de vous faciliter la ma?trise du processus d?achat de la meilleure offre politique en r?f?rence ? la s?curisation de la cha?ne de valeur du vote du Pr?sident de la R?publique au Cameroun.                   1. Port?e strat?gique de votre vote ?valu? en Franc CFA L?op?ration d?achat une offre politique le 12 octobre 2025 par un vote dont le prix est ?valu? en francs CFA, est d?une port?e strat?gique majeure pour chaque ?lecteur-citoyen ou ?lectrice-citoyenne lui-m?me et pour les autres citoyens non-?lecteurs. En effet, au 31 d?cembre 2024, ELECAM indique que nous sommes 7 845 622 citoyen-?lecteurs comme le d?taille le tableau ci-apr?s tir? de son site internet. En 2025, le peuple du Cameroun est estim? ? 29 900 000 habitants. Pour cette op?ration politique, chaque ?lecteur-citoyen devra d?cider en son ?me et conscience pour lui-m?me (7 845 622 au total) et pour trois (3) autres citoyens non-?lecteurs (22 054 378 au total). Donc en 2025, un ?lecteur ou une ?lectrice d?cide pour quatre (4) citoyens. Le mandat pr?sidentiel ?tant septennal, avec une population projet?e ? 35 400 000 habitants en 2032 (dont 27 554 378 non-?lecteurs), alors un ?lecteur-citoyen ou ?lectrice-citoyenne d?cidera en r?alit? le 12 octobre 2025 pour cinq (5) citoyens. Ce n?est donc pas un vote ?gal une voix, mais bien un vote ?gal cinq voix. Un ?lecteur-citoyen ou une ?lectrice-citoyenne votera donc pour le compte de cinq (5) citoyens camerounais.   C?est dans ce contexte que nous sommes en droit de poser la question suivante ? ELECAM : O? sont les statistiques des citoyens camerounais inscrits sur les listes ?lectorales du 1er janvier 2025 au 10 juillet 2025 ? ?2. Analyse du risque de mauvais choix d?offre politique et son impact potentiel Depuis le 11 juillet 2025 date de la convocation du corps ?lectoral pour l??lection pr?sidentielle, l??volution de l?environnement et du climat politique camerounais a connu des chocs structurels d?une ampleur sans pr?c?dent, des acc?l?rations et bouleversements d?une intensit? catastrophique. Sur une offre politique potentielle port?e par plus de 330 partis politiques, les trois (3) r?gulateurs du march? politique (MINAT, ELECAM et Conseil Constitutionnel) ont op?r? des d?marches et proc?dures concert?es se traduisant in fine par la shortlist (ordre alphab?tique) ci-apr?s de douze (12) offres politiques habilit?es ? comp?tir pour l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025.  Une offre politique propos?e aux citoyens par une entreprise politique se caract?rise par trois (3) ?l?ments essentiels et compl?mentaires sur lesquels il faut se baser pour appr?cier sa pertinence et sa qualit? : (i) le candidat au poste de Pr?sident de la R?publique, (ii) l??quipe de gouvernement et (iii) le programme septennal 2025-2032 de prestations de services de gouvernement ? mettre en ?uvre pour satisfaire les attentes des citoyens.   Le RDPC : de la capture des r?gulateurs ? l?ensauvagement. Il est ? noter que le RDPC s?est distingu?e ces derniers temps par les pratiques anticoncurrentielles offensives induisant une mutation structurelle du march? politique. Cette structure est pass?e d?un march? o? les r?gulateurs (MINAT, ELECAM et le Conseil Constitutionnel) sont captur?s par le RDPC ? un march? marqu? par l?ensauvagement brutale tel que refl?t? par les actions, activit?s et d?cisions politiques choquantes et d?viantes. L?ensauvagement s?est traduit par une mont?e vertigineuse ou une explosion exponentielle du d?tournement des biens publics, de la violence, de la d?linquance, de la contrebande et de la contrefa?on dans le secteur politique. Un processus brutal de destruction de l?environnement et du climat politique a ?t? observ? avec la disparition acc?l?r?e des r?gles et normes sur lesquelles sont fond?es la cr?dibilit? de l?Etat et de la soci?t? camerounaise. Cet ensauvagement est synonyme d?une tr?s forte ?mission des gaz ? effet de serre (CO2) induisant une d?gradation tr?s rapide de l?environnement et du climat politique camerounais. La source de cette forte ?mission des CO2 politiques par le RDPC est que son pr?sident national, son excellence Paul BIYA, malgr? son statut de patriarche hors hi?rarchie de classe exceptionnelle (92 ans), a malheureusement renonc? ? passer la main ? un autre cadre de l?entreprise plus ? m?me de porter son offre politique ? l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025. Par ce principal handicap, l?offre politique du RDPC appara?t comme toxique et donc non pertinent pour ?tre achet?e par les ?lecteurs-citoyens soucieux d?un avenir meilleur et souhaitable du pays, d?o? le risque ?lev? de s?lection adverse ou de mauvais choix. La toxicit? de l?offre politique du RDPC d?coule de la forte incertitude sur la continuit? de service de Paul BIYA comme Pr?sident de la R?publique du Cameroun ? 92-99 ans. Objectivement, la probabilit? est tr?s forte que notre P?re, Dieu Tout Puissant, rappelle ? tout moment ? sa discr?tion, le pr?sident Paul BIYA pour son ?ventuel acc?s ? la vie ?ternelle. L?impact potentiel de ce risque de continuit? de service de Pr?sident de la R?publique de 2025

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Les 80 ans de la naissance de NDONG Zacharie

Le 4 septembre 2025, papa Zac aurait souffl? sur sa bougie d’anniversaire. Nous nous souvenons de lui en publiant de nouveau cet ?loge fun?bre prononc? par son fils a?n? le jour de son inhumation. La mort frappe et tu ouvres la porte ce soir fatidique du 14 d?cembre 2022. En pr?sence de tes plus proches, tu t?endors ?ternellement dans ce sommeil comateux qui ne te l?che pas depuis cinq jours. Sur ton lit de malade aux urgences de l’H?pital g?n?ral de Yaound?, il est plus de 22h30min, les m?decins de garde viennent de confirmer ton d?part vers l’au-del?. En larmes et afflig?s, nous sommes d?contenanc?s. Le baobab de notre for?t est tomb?. Mongo ya dzal ? sob ya. Les rigueurs de la nuit en cet h?pital, en l’occurrence le froid et les piq?res de moustiques ne sont rien ? c?t? de la douleur. Mort, mort, mort, comme tu es sans piti?. Tu finis par prendre le dessus sur Monsieur mon P?re dans un combat tr?pident au cours duquel le coup de gr?ce vient de la panne momentan?e en fourniture d’oxyg?ne pour les malades plac?s sous assistance respiratoire. Quinze minutes sans oxyg?ne pour un malade en d?tresse respiratoire, c’est une vie qui s’?teint doucement. Entre 19h15min et 22h30min, papa est parti en silence, buvant jusqu’? la lie sa troisi?me transfusion sanguine, en l’espace de trois jours. La dialyse qu’il s’appr?te ? subir en cette nuit noire ne se fera jamais. Maladie De fait, l’an?mie s?v?re compte parmi les maux r?v?l?s par les examens m?dicaux effectu?s au Cabinet M?dical Henry Dunant de la Croix Rouge Camerounaise, o? papa est intern? pendant une semaine (du mardi 8 au mardi 13 d?cembre 2022). Les quatre premiers jours d’hospitalisation dans cet ?tablissement de sant? n’annoncent pas une fin tragique. D?ailleurs, l’?quipe m?dicale de cet h?pital sugg?re ? la famille le retour ? la maison de son malade au cinqui?me jour d’hospitalisation. L’offre est irrecevable pour la famille qui trouve son parent encore tr?s fatigu?. Le jour d’apr?s, la sant? du papa se d?grade rapidement. Ses paroles deviennent inaudibles. Il perd ensuite l’usage de la parole. Enfin, il entre dans le coma. Que se passe-t-il? Qu?est-ce qui arrive ? ce malade venu pour quelques jours de soins et de repos? Le Cabinet Henry Dunant est d?bord? par la tournure des ?v?nements. Le huiti?me jour, il nous r?f?re ? un autre h?pital d’un calibre plus ?lev?. Non sans avoir remis les r?sultats d’un nouvel examen r?v?lant une insuffisance r?nale. Le cap est mis sur l’h?pital g?n?ral. Vous connaissez d?j? la fin de ce chapitre. Qui est Ndong Zacharie? Le fils unique de feu Owona Th?odore (Owona Bella) et de feue TSALI Salom? est n? le 4 septembre 1945 ? l’h?pital de Nyamfend?, ? une dizaine de kilom?tres d’ici (Minkan). En rappel, Nyamfend? est habit? entre autres par les Enoa, le clan dont est issu sa maman. ? Nyamfend?, papa est dans sa famille maternelle. ? peine sorti des jupons de sa maman, le petit Zacharie est install? chez son oncle maternel Gaspar Tsala. Papa est l’a?n? des petits-enfants dans sa famille maternelle dont il porte le nom du p?re fondateur, Ndong Zacharie. ? peine adolescent, le voil? r?cup?r? par les religieux de la paroisse catholique de Nyamfende. Avec les pr?tres blancs de cette paroisse, Ndong Zacharie est ? l’?cole de la complexit? de la vie. Il est en m?me temps ?l?ve de l’?cole catholique, intendant de la paroisse, enfant de ch?ur, charg? du protocole, chauffeur? Bref, il est l’enfant ? tout faire des pr?tres. Ce qui lui vaut beaucoup d’admiration de la part de tous les habitants de Nyamfend? des villages riverains. Nous sommes dans les ann?es 1950, c?est-?dire en pleine p?riode coloniale. Autant le ?statut? de papa est admir?, autant il suscite des envies et des jalousies. Une anecdote pour illustrer: revenant en voiture des courses ? Lolodorf, l’?l?ve Ndong Zacharie ignore sur le bord du chemin son ma?tre d??cole. En salle de classe, l’enfant Zacharie subit les foudres de son ma?tre. Heureusement, l’arbitrage de ses mentors r?tablit l’?l?ve dans ses droits. Apr?s la ?formation? chez les pr?tres de Nyamfend?, le jeune Zacharie est pr?t pour affronter l’aventure toujours incertaine de la vie. Il quitte le bled pour d?autres horizons. ? Minkan de ses origines, son g?niteur lui propose l’agriculture. Il d?cline l’offre. C’est le grand saut dans l’inconnu des localit?s d’Es?ka et de Yaound?. Il y travaille pour le compte d’une cousine tr?s proche, maman Calixte. Gestionnaire de boutique et de bar, il exp?rimente les r?alit?s d’une vie en famille africaine. Pas du tout une sin?cure, au point o? son retour au village natal est act? par sa famille d’accueil ? Yaound?.  Dans sa d?tresse ? Yaound? des ann?es post ind?pendance, un religieux lui tend la main. L’abb? Zacharie Atangana donne sa chance ? ce brillant et consciencieux enfant de ch?ur de la cath?drale Notre Dame des Victoires de Yaound?. Le clerc ?m?rite lui trouve une place de ma?tre dans l’enseignement des ?coles dioc?saines de l’archidioc?se de Yaound?. Ses postes d’affectation: 04 novembre 1964: ?cole catholique de Nkum Eky? par Ngoumou; Septembre 1966: ?colecatholique Saint Kisito de Mvog-Mbi ? Yaound?; Septembre 1967: ?colede Nkol Ewo? ? Yaound?; 20 Septembre 1971: Rupture de contrat avec l’enseignement des ?coles Dioc?saine. Parmi les raisons de cette d?mission, il ?voque ce salaire mensuel insuffisant de 6000 FCFA et les retenues sur salaires d’un montant cumul? de 24.000 FCFA. Morceau choisi de la lettre de d?mission: ?dans toutes les rencontres que les ma?tres pouvaient avoir avec Monseigneur l’archev?que Jean Zoa, cette phrase lui revenait toujours aux l?vres quand la question d’argent est soulev?e: il y a 1100 ma?tres dans les ?coles de l’archidioc?se de Yaound?, si les 1100 ma?tres partent tous aujourd?hui, ils seront remplac?s le m?me jour par 1100 nouveaux ma?tres, et que celui qui n?est pas content de rester dans l’enseignement priv? catholique s’en aille ailleurs. Apr?s avoir m?rement r?fl?chi ? maintes reprises, et comme je ne suis pas content de rester dans la mis?re, je m’en

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