MIDIS DE L’INTEGRATION

Cameroun Actualit?s, Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION, MIDIS DE L'INTEGRATION

C?cile AKAME MFOUMOU: Un nouveau sextennat ? la pr?sidence de la Croix-Rouge Cameroun

La c?l?bration du sextennat de Madame la Pr?sidente Nationale de la Croix-Rouge Camerounaise, C?cile AKAME MFOUMOU, a eu lieu ce 12 ao?t 2025, au si?ge National de la Croix-Rouge Cameroun (CRC), ? Yaound?. Une c?r?monie de r?ception surprise et sp?ciale, qui met en lumi?re les r?alisations de la pr?sidente au cours de ses six ann?es de mandat, et souligne l’importance du travail de la Croix-Rouge Camerounaise. Chansons, po?mes, discours et remise des cadeaux sont entre autres les points forts de ce grand jour, ? la grande salle de r?ception de la CRC, sis ? Yaound?, Cameroun.

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Dans les Monts Mandara, Fanon murmure aux oreilles des kirdi

Dans les hauteurs des Monts Mandara, une m?moire r?siste ? l’effacement. Celle d?un peuple qui lutte pour la reconnaissance de son identit?, face ? une histoire ?crite sans lui. Retour sur une trajectoire de d?sali?nation inspir?e par les pens?es de Frantz Fanon et Jean-Marc Ela. Quand l??ducation devient subversion En novembre 1972, dans le village de Kojing, canton de S?raoua, de jeunes Zoulgo osent r?ver d?un avenir diff?rent : ils tiennent une r?union familiale pour discuter de la cr?ation d?une ?cole. R?sultat ? Arrestations, accusations de r?bellion, torture et d?portation au Centre de R??ducation de Tchollir?. Un ?pisode tragique, mais embl?matique de la r?pression institutionnalis?e contre toute vell?it? d?autonomie dans les montagnes du Mayo-Sava. Parmi les arr?t?s : Ngouloumdar, Softokom, Chirew-Chirew et Mengu?w? Amos, instituteur. Derri?re les barreaux, leur sort traduit une logique implacable : celle d?un ?tat qui, appuy? par une ?lite islamo-f?odale locale, pr?f?re l?assimilation brutale ? l??mancipation culturelle. La pens?e de Fanon comme levier de lib?ration Dans ce contexte de domination politico-religieuse, les pens?es de Frantz Fanon et de Jean-Marc Ela ont constitu? une source d?inspiration majeure pour la jeunesse montagnarde. Fanon, dans Les Damn?s de la Terre, appelle ? une r?appropriation radicale de l?histoire et de la culture des domin?s. Jean-Marc Ela, pr?tre, sociologue et intellectuel radical, fonde ? Tokomb?r? un centre culturel d?di? ? l??veil critique des jeunes Kirdi. Il y introduit Fanon, C?saire, la th?ologie de la lib?ration? avant d??tre contraint ? l?exil par l?alliance entre pouvoir religieux et administration coloniale. ? Pour les kirdis, la marginalisation ne fut pas que politique. Elle fut aussi religieuse et culturelle. L??re Ahidjo avait ent?rin? la domination des ?lites islamis?es sur les chefferies kirdi. Prisons priv?es, corv?es obligatoires, pr?l?vements ill?gitimes comme la zakat, enl?vements d?enfants, requalification des chefferies en lamidats : la violence institutionnelle se conjuguait ? la domination symbolique ?, commente le docteur Assako, un fils montagnard. ? Avec l?arriv?e au pouvoir de Paul Biya en 1982, l?espoir d?une rupture s?esquisse ?, rempile l?ex?g?te. De la r?sistance ? l?affirmation identitaire Aujourd?hui encore, les cicatrices sont visibles. Mais elles n?emp?chent pas la renaissance. Les Zoulgo ? peuple kirdi, peuple r?silient ? continuent de revendiquer leur droit ? l?autod?termination symbolique et politique. Leur territoire, leur langue (le zoulgo), leur espace sacr? (le Kwit?), leurs r?cits oraux, tous participent d?un mouvement plus vaste de d?sali?nation, qui d?passe le simple cadre identitaire pour toucher ? la question de la justice sociale. ? Pour ces populations des hauteurs, l?enjeu est clair : sortir de la folklorisation, de l?invisibilit? et des tutelles impos?es. Refuser l?assignation ? r?sidence culturelle. Et, ? la lumi?re de Fanon, reprendre la parole, affirmer leur histoire, et reconstruire, enfin, leur avenir?, fait remarquer Issa Babba, un responsable d?ONG tr?s connu dans la r?gion. TOM

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Frantz Fanon, cent ans d?un combat pour l?humain

La question des r?parations Fanon pose la question des r?parations dans « Les Damn?s de laTerre ». Pour lui, la colonisation et l?esclavage ne peuvent pas ?tre effac?s par une simple ind?pendance juridique. Il insiste sur le fait que les pillages, les massacres, l?esclavagisme ont enrichi les puissances imp?rialistes au prix de souffrances incalculables. Il pense donc qu?une vraie justice exige des r?parations, au nom de la m?moire, de la dignit? et de la v?rit?. Dans « Les Damn?s de la Terre », il ?crit : ? Les gouvernements des diff?rentes nations europ?ennes ont exig? des r?parations [?] Pareillement, nous disons que les ?tats imp?rialistes commettraient une grave erreur s?ils se contentaient de retirer de notre sol les cohortes militaires [?] La richesse des pays imp?rialistes est aussi notre richesse. ? Ces propos, souvent oubli?s, r?sonnent encore aujourd?hui dans les d?bats contemporains sur la restitution des ?uvres d?art, la dette coloniale, les r?parations financi?res ou symboliques. Fanon nous rappelle que la d?colonisation n?est pas achev?e tant que les rapports ?conomiques et symboliques de domination persistent. La tentation et les limites de la violence L?un des aspects les plus controvers?s de la pens?e fanonienne reste sa r?flexion sur la violence. Fanon consid?re que, dans le cadre colonial, la violence est structurelle et que r?pondre par la violence devient alors une mani?re de se r?approprier son humanit?. ? La violence est l?homme r?habilit? ?, ?crit-il. Mais cette position a suscit? de nombreuses critiques. Certains lui reprochent de glorifier la violence r?volutionnaire, de l??riger en mythe r?dempteur, au d?triment d?autres formes de r?sistance : culturelles, spirituelles, ?ducatives, politiques. Il est vrai que Fanon, dans l?urgence de la lutte alg?rienne, privil?gie l?action directe. Cela peut appara?tre aujourd?hui comme une vision partielle, inadapt?e aux luttes contemporaines. Cependant, r?duire Fanon ? un th?oricien de la violence serait injuste. Sa pens?e est aussi un cri contre l?inhumanit? du syst?me colonial, une tentative d?sesp?r?e de rendre sa dignit? ? celui qui en a ?t? d?poss?d?. Fanon ne glorifie pas la violence gratuite. Il en souligne les dangers, les impasses possibles. Il sait que la lib?ration n?est pas garantie par les armes, mais par un profond changement de conscience. Un solitaire universel Aim? C?saire, dans la revue « Pr?sence Africaine » en 1962, quelques mois apr?s la mort de Fanon, ?crivait? Fanon a v?cu jusqu?au bout son destin de paladin de la libert? [?] Il est mort en soldat de l?Universel. Le tragique ? C?est que sans doute cet Antillais n?aura pas trouv? des Antilles ? sa taille et d?avoir ?t?, parmi les siens, un solitaire. ? Ces mots disent tout : la grandeur de Fanon, mais aussi sa solitude. Trop radical pour les mod?r?s, trop antillais pour certains Africains, trop r?volutionnaire pour les intellectuels bourgeois, trop critique pour les militants dogmatiques? Fanon d?rangeait. Il a fini isol?, malade, exil? ? mais fid?le ? sa vision. Conclusion Cent ans apr?s sa naissance, la voix de Fanon continue de r?sonner. Ses appels ? fuir les mod?les europ?ens, ? construire un monde fond? sur la dignit? et la pluralit?, trouvent un ?cho dans les luttes d?coloniales, dans les mouvements pour la justice raciale, ?cologique et sociale. Les peuples du Sud global, les diasporas, les opprim?s de toutes sortes red?couvrent Fanon comme un compagnon de route, un ?claireur de conscience. Certes, sa pens?e a des limites. Elle est marqu?e par l?urgence, parfois excessive, d?une ?poque de feu. Mais elle nous oblige ? poser les bonnes questions : qu?est-ce qu??tre libre ? Comment se d?faire de l?ali?nation ? Peut-on penser l?universel sans effacer les diff?rences ? Comment rendre ? chaque ?tre humain sa dignit?, sa voix, son histoire ? Jean-Claude DJEREKE

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

La marche du 9 ao?t 2025 ? Yopougon, un tournant d?cisif pour l?opposition ?

Le 9 ao?t 2025, Yopougon, le plus grand quartier populaire d?Abidjan, a vibr? au rythme d?une impressionnante mobilisation populaire. ? l?appel d?une frange importante de l?opposition ivoirienne, des milliers de manifestants ont battu le pav? pour dire ? non ? au quatri?me mandat du pr?sident Alassane Ouattara, qu?ils qualifient d?anticonstitutionnel, et pour d?noncer la radiation de quatre grandes figures politiques: Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Bl? Goud?. Cette manifestation, au-del? de sa dimension symbolique, soul?ve de nombreuses questions sur l?avenir politique du pays et la capacit? r?elle de l?opposition ? inverser le rapport de force. Une d?monstration de force qui rappelle les grandes heures de la contestation L?ampleur de la marche du 9 ao?t a marqu? les esprits. Pour beaucoup d?observateurs, il s?agissait de la plus grande mobilisation de l?opposition depuis les gigantesques rassemblements d?octobre 2002 sur le Plateau d?Abidjan, men?s ? l??poque par Charles Bl? Goud?. Comme en 2002, la foule nombreuse, d?termin?e et pacifique a rappel? que la rue pouvait encore peser dans les ?quilibres politiques ivoiriens. En effet, cette marche n??tait pas un simple d?fil? de protestation. Elle cristallisait des col?res accumul?es depuis plusieurs ann?es: la frustration n?e de la confiscation du d?bat d?mocratique, l?exclusion de leaders politiques majeurs, l?absence de dialogue sinc?re entre pouvoir et opposition, mais aussi la d?gradation des conditions de vie des populations. Le gouvernement, en r?ponse, a tent? de minimiser la port?e de l??v?nement. Mais les images parlent d?elles-m?mes: une mar?e humaine a d?ferl? dans les rues de Yopougon, d?montrant que la base populaire de l?opposition reste vivace. Vers une rupture politique majeure ? Mais cette d?monstration de force, aussi impressionnante soit-elle, suffit-elle ? renverser le cours des choses ? Le pr?sident Ouattara, au pouvoir depuis 2011, semble d?termin? ? aller jusqu?au bout de son quatri?me mandat malgr? les critiques internes et internationales. Il a jusqu?? pr?sent ignor? les appels au dialogue et les mises en garde sur les cons?quences d?un ent?tement autocratique. Son r?gime est accus? d?avoir profond?ment divis? le pays, notamment ? travers une gouvernance per?ue comme clanique, ethno-centr?e et autoritaire. De nombreux Ivoiriens s?interrogent: que peut encore faire l?opposition si le pouvoir continue de faire la sourde oreille ? Le risque d?un durcissement de la contestation est r?el. Plusieurs voix au sein de l?opposition ?voquent d?j? la n?cessit? de ? passer ? la vitesse sup?rieure ? si leurs revendications ne sont pas entendues. Autrement dit, paralyser le pays, bloquer l??conomie, frapper l? o? cela fait mal ? au portefeuille de l??tat et des grandes entreprises, notamment fran?aises, qui tirent profit de la stabilit? apparente du pays. La logique serait alors celle d?un bras de fer frontal. Une situation que le pays a d?j? connue avec ses cons?quences d?sastreuses, mais que beaucoup jugent aujourd?hui in?vitable, ? moins que le r?gime ne revienne ? la raison. L?appel de la rue : vers un sc?nario ? la malienne ou ? la burkinab? ? L?exemple malien de 2020, o? le peuple est descendu massivement dans la rue pour obtenir la chute d?Ibrahim Boubacar Ke?ta, ou celui du Burkina Faso en 2014, qui a vu la chute de Blaise Compaor?, alimente les espoirs de ceux qui pensent que seule la pression populaire pourra faire reculer Ouattara. Le mot d?ordre de certains militants est clair: ? Si Ouattara refuse le dialogue, c?est ? la rue de parler. ? Cette option, radicale mais soutenue en silence par une partie croissante de la population, gagne du terrain. L?exasp?ration est palpable. Entre une dette nationale qui d?passe les 44 000 milliards de FCFA, la restriction des libert?s fondamentales et une gouvernance per?ue comme opaque, le sentiment de ras-le-bol se g?n?ralise. Mais pour que cette strat?gie ait une chance de succ?s, encore faut-il que l?opposition joue enfin collectif. Or, c?est bien l? que r?side le principal d?fi : l?unit?. Trop souvent divis?e, travers?e par des ambitions personnelles et des calculs de positionnement, l?opposition peine ? parler d?une seule voix. Or, face ? un r?gime aussi solidement install?, seul un front uni, coh?rent et disciplin? pourrait faire vaciller le pouvoir. Des marches, oui, mais apr?s ? La marche du 9 ao?t restera dans l?histoire politique ivoirienne comme une d?monstration spectaculaire de la vitalit? de l?opposition. Mais ? elle seule, elle ne suffira pas ? changer le cours des ?v?nements. Il faudra bien plus qu?un d?ferlement populaire d?un jour pour mettre fin ? ce que certains appellent d?sormais la ? d?rive monarchique ? du r?gime Ouattara. L?opposition doit d?sormais transformer cette ?nergie populaire en strat?gie politique. Elle devra s?organiser, construire un programme alternatif cr?dible, r?sister aux tentations de r?cup?ration ethnique ou violente, et surtout, maintenir la pression dans la dur?e. Car le temps joue pour le pouvoir: chaque jour qui passe sans action concr?te affaiblit la mobilisation. Au final, la vraie bataille commence maintenant. Une bataille pour la d?mocratie, pour l??tat de droit, pour la justice sociale. Une bataille que seule une opposition forte, unie et d?termin?e peut esp?rer remporter. Et le peuple, las de promesses non tenues, semble pr?t, cette fois, ? aller jusqu?au bout. Jean-Claude DJEREKE

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A b?tons rompus sur le pass? et le pr?sent

Peints sans papiers ni pinceaux, quelques faits confin?s dans les murs de deux ?poques sont mis en accusation. ?La soci?t? est beaucoup plus s?v?re avec l?inconduite de la femme qu?avec celle de l?homme?. Si Beaumarchais l?a prouv? dans ? Le mariage de Figaro ?, en Afrique l?on accuse les hommes d?avoir cr?? un syst?me politique et social qui ne fonctionne qu?en leur faveur et qui leur permet d?opprimer les femmes. ? En Afrique, les vices, les abus, voil? ce qui ne change point depuis l?esclavage, la colonisation, mais se d?guise en mille formes sous le masque des m?urs dominantes. Partout, la dignit? de la femme se dissout dans l?acide des conflits arm?s ou des in?galit?s structurelles persistantes. A travers tout le continent, la vie politique et sociale refl?te une ambigu?t? due ? la coexistence d?habitudes ayant relativement peu ?volu? depuis longtemps mais dont le poids sociologique reste consid?rable ?, trahit Roseline Tchemgou?. Ce que d?crit et d?crie cette activiste de la soci?t? civile camerounaise est plus que jamais d?actualit? ? ? l?heure o? les docteurs africains de la d?mocratie d?livrent des brevets de bonne conduite sur la seule foi d??l?ments formels (la Constitution, les ?lections) en oubliant d?ouvrir les yeux sur le sort actuel de la Femme africaine?. Des vies ? l’?preuve des violences bas?es sur le genre Comme pour se lamenter sur la situation, Cl?mentine- Audrey Ntyam se montre plus crue. ? Actuellement, postule la secr?taire ex?cutive de l?association Femmes leaders, en Afrique, les femmes ne sont en paix nulle part ou presque. Pour des raisons diff?rentes selon les pays : prostitution, crime pour l’honneur, f?minicides sont leur lot quotidien. Moins mortelles mais tout aussi grave : acc?s ? l’?ducation et ? l’emploi restreint ou emp?ch?. Bref, poss?der un vagin semble ?tre une grave faute qui m?rite d’?tre punie ?. Et Cl?mentine Audrey Ntyam de piocher dans le pass? et le pr?sent. ? La mise en place par l?arm?e fran?aise, lors la guerre de lib?ration nationale en Alg?rie (1954-1962), d?un v?ritable syst?me de torture dans lequel le viol des femmes alg?riennes a ?t? utilis? comme une arme de guerre. Ces images pr?sentent la vie des femmes africaines de mani?re bien plus animale qu?humaine surtout quand il s?agit d?activit?s exclusivement f?minines. ? preuve, on dit que les Africaines accouchent en public, entour?es de beaucoup de gens, au lieu de se cacher modestement dansune chambre priv?e, avec la seule compagnie de la femme. On dit aussi que les Africaines accouchent sans douleur, ce qui permet ? la m?re de retourner travailler presque imm?diatement Encore plus curieux est la description des seins des Africaines, qui sont suffisamment longs pour qu?elles puissent les passer par-dessus l??paule pour nourrir l?enfant accroch? derri?re (la pratique de porter un enfant sur son dos est aussi consid?r? comme un manque de civilisation) ?. Ce n?est pas tout, encha?ne Roseline Tchemgou? : ? Bien qu?aucune femme esclave ne puisse se d?rober aux exigences sexuelles des ma?tres,ces relations sont souvent mises sur le compte de la voracit? sexuelle des Africaines qui contraste singuli?rement avec l?image de la respectable femme europ?enne. Nous oublions souvent qu?au 19e si?cle, la violence sexuelle coloniale s?est exprim?e par des viols. Si aujourd’hui, le ph?nom?ne est v?ritablement en d?clin (il a connu son apog?e avec l’esclavage et la colonisation), certains trouvent encore des raisons pour justifier le comportement des militaires cens?s prot?ger les populations en zone de guerre o? les femmes sont-elles mutil?es, enferm?es, d?plac?es, n?goci?es, marchand?es, souvent avec la complicit? tacite des Etats ?, atteste Roseline Tchemgou?. Pour cette derni?re, ? la JFA 2025 devrait servir take-off ? la reconnaissance et ? la r?paration ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Fonds Routier: ?a roule dans le sens de l?efficience et l?efficacit?

Cr?ation de trois guichets sp?cialis?es et remodelage de la tutelle. Telles sont ; entre autres, les grandes lignes de la restructuration contenue dans le D?cret N? 2025/293 sign? par le pr?sident de la R?publique, Paul Biya, le 10 Juillet 2025. Dans son contenu et dans sa logique, le texte pr?sidentiel dit tout du nouveau visage du Fonds routier. De ce point de vue, il correspond bien ? une forme actualis?e de l?architecture de cet ?tablissement public ? caract?re sp?cial, charg? du financement des infrastructures routi?res nationales. Bien plus, il modernise l?organisation, am?liore la transparence et accro?t l?efficience et l?efficacit? de la structure. C?est tout le sens de la cr?ation de trois guichets : le guichet Entretien ; le guichet ?tudes et Investissement ; le guichet Indemnisation. Selon le D?cret pr?sidentiel, ? le guichet Entretien ? ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des prestations et travaux r?alis?s et relatifs – ? l’entretien courant et/ou p?riodique des autoroutes non conc?d?es, des routes nationales, r?gionales et communales et des voiriesurbaines, ainsi que des ouvrages d’art et de franchissement sur lesdites routes ; – ? la pr?vention et ? la s?curit? routi?res ; ? la protection du patrimoine routier national ; ? la surveillance du r?seau routier et ? la gestion du syst?me d’information dudit r?seau en maitrise d’?uvre publique ou priv?e ; aux ?tudes et contr?le technique des travaux en maitrise d’?uvre publique ou priv?e ?. En ce qui concerne le ? guichet ?tudes et Investissement ?, le texte du pr?sidentde la R?publique pr?cise qu?il ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des prestations et travaux relatifs aux ?tudes, ? la construction et ? la r?habilitation des autoroutes non conc?d?es, des routes nationales, r?gionales, communales et des voiries urbaines, ainsi que des ouvrages d’art et de franchissement sur lesdites routes. Quant au ? guichet Indemnisation ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des op?rations r?alis?es au titre des indemnisations des projets routiers, notamment, la d?limitation et le bornage des sites, la mise en place des Commissions de constat et d’?valuation, le recensement des personnes et des biens impact?s, ainsi que le paiement des indemnit?s y aff?rentes.La tutelle du Fonds Routier Cameroun est r?organis?e avec une ? tutelle technique du minist?re en charge des routes et tutelle financi?re du minist?re en charge des finances ?. Cette double supervision assure un contr?le renforc? des op?rations. Le d?cret ?tablit que ? 95% du budget ? sera consacr? ? au financement des op?rations relevant des Guichets ? et ? 5% du budget pour le fonctionnement et l??quipement du Fonds ?. Cette r?partition privil?gie l?investissement dans les infrastructures.L?administration comprend un Conseil d?administration pr?sid? par ? une personnalit? nomm?e par d?cret du Pr?sident de la R?publique pour un mandat de trois ans renouvelable une fois ?. Une Direction G?n?rale assure la gestion quotidienne sous l?autorit? d?un Directeur G?n?ral.Le d?cret dissout le Programme de S?curisation des Recettes Routi?res et transf?re son patrimoine au Fonds Routier. Cette consolidation institutionnelle simplifie l?architecture de financement routier au Cameroun. Bobo Ousmanou

bloc d'article, Cameroun Actualit?s, Diaspora/ Int?gration

Coop?ration : le Fonds routier de la RDC en visite de travail au Cameroun

Dans le cadre du partage d?exp?rience et de la promotion des meilleures pratiques entre les organisations-membres de l?Association des Fonds d?entretien routier africains(AFERA), une mission du Fonds national d?entretien routier de la R?publique D?mocratique du Congo(FONER) a s?journ? au Cameroun du 15 au 30 juillet 2025. Compos?e des responsables du FONER, cette mission avait pour objectif principal d??changer autour du syst?me d?information (SI) mis en place au Fonds routier du Cameroun afin de s?en inspirer pour une mise en ?uvre contextualis?e ? l??cosyst?me de la RDC. De mani?re sp?cifique, les travaux entre les deux organisations se sont articul?s autour des ?changes en salle sur la pr?sentation des deux organisations, notamment leurs missions respectives, les sources de financement et les strat?gies de mobilisation des ressources. Les responsables du Fonds routier du Cameroun se sont appesantis sur le circuit de traitement et de paiement des d?comptes, l?architecture et le fonctionnement du syst?me d?information, notamment la plateforme d?authentification ?lectronique des d?comptes et des cautions baptis?e RF e- TRUST. Par ailleurs, des rencontres ont ?t? organis?es avec les parties prenantes ? l??laboration dudit syst?me d?information. les ?changes men?s ont permis ? la d?l?gation congolaise de mieux appr?hender les choix technologiques et op?rationnels ayant conduit ? la mise en place d?un syst?me d?information conforme aux standards internationaux. Pour ce qui est des descentes sur le terrain, les responsables du FONER ont visit? la section achev?e de l?autoroute Yaound?-Douala, la station de pesage Nkankanzock ? Ed?a et le poste de p?age de Mbeka?a sur l?autoroute Kribi-Lolabe, dans le but d?appr?hender leur mode de fonctionnement ainsi que les processus d?automatisation. Au terme de la mission, la d?l?gation du FONER a exprim? toute sa gratitude ? l?Administrateur du Fonds routier du Cameroun, Aubin Essaie Moussa, ainsi qu?? son personnel, pour l?accueil chaleureux qui leur a ?t? r?serv?, les ?changes fructueux et les le?ons apprises. Source : Fonds routier

bloc d'article, Cameroun Actualit?s

15 MILLIARDS FCFA

Selon le d?cret pr?sidentiel N?2025/375 du 31 juillet 2025, c?estle montant que devraient percevoirl?h?pital gastro-pneumologique ?Yaound? (Jamot) et l?h?pital de Mfou(Jamot Annexe). Dans le cadre de la transformation compl?te de leurs ?quipements sp?cialis?s dans les pathologies digestives et respiratoires ,ces deux structures, r?f?rences nationales en leur domaine, accueilleront des ?quipements de derni?re g?n?ration import?s du Royaume-Uni. A cet effet, le chef de l??tat autorise officiellement la signature d?un accord de pr?t de 23 millions d?euros avec Standard Chartered Bank Londres, garanti par UK Export Finance. La signature de cet accord interviendra prochainement, permettant le lancement effectif des travaux.

bloc d'article, Cameroun Actualit?s, Sport

Lignes 65 ET 94: Paul Biya change la serrure de la caisse noire

Sans retirer les cl?s au Minfi et au Minepat, le chef de l’?tat recadre l’acc?s au pactole ?Ligne 65?, ? ligne 94 ?. Jusqu?ici, dans les oreilles de ceux qui ne savent pas de quoi il s?agit, ces appellations sonnent presque comme des pseudonymes. Cependant, via un bref descriptif souffl? par un inspecteur d?Etat, l?on comprend vite que derri?re les deux appellations se cachent des pics de retraits d?argent liquide effectu?s dans une caisse noire par quelques happy few, en dehors du circuit normal de l’ex?cution de la d?pense publique. Log?e entre les minist?res des Finances (Minfi) et de l?Economie, ladite caisse, g?r?e dans une totale opacit?, a ?t? d?lest?e d?environ 5 400 milliards FCFA, entre 2010 et 2021. En l’absence de tout cadre juridique, ce pactole vrombissant n?a fait l’objet d’aucun compte rendu officiel, d’aucune publication et donc d’aucun contr?le. Ce qu?un autre inspecteur d?Etat explique indique qu?il a servi ? ? couvrir les charges non r?parties de l??tat en fonctionnement d?une part, et ? assurer la disponibilit? des fonds de contrepartie et couvrir les autres charges non r?parties de l??tat en investissement d?autre part, Une partie de ces fonds dits ? destination particuli?re, ont servi ? financer les actions secr?tes de l’Etat, ? gratifier quelques hommes d’affaires, quelques patrons de m?dias les plus m?ritants et des man?uvres politiques occultes ?. ? On ne peut pas toujours contenter tout le monde. Lorsque le gouvernement estime qu?une op?ration est importante pour le pays, quand bien m?me cette op?ration est men?e par un priv?, le gouvernement a le droit d?estimer que ce priv? a le droit d??tre appuy? ?, exposait Louis Paul Motaze face aux d?put?s le 19 novembre 2022, ? Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! ?, confie un troisi?me inspecteur d?Etat. Celui-ci d?crit d?ailleurs ? une m?canique financi?re complexe aussi efficace que redoutable?. Bobo Ousmanou

bloc d'article, LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Quand certains manipulent l’histoire pour servir des ambitions personnelles

Depuis plusieurs ann?es, les militants du Rassemblement des R?publicains (RDR) ne cessent de marteler un r?cit bien huil?. Selon eux, la C?te d?Ivoire aurait ?t? en ?tat de mort c?r?brale jusqu?? l?arriv?e de Dramane Ouattara au pouvoir en 2011, et ce serait uniquement gr?ce ? lui que le pays aurait retrouv? stabilit?, d?veloppement et respectabilit? internationale. Ces propos, souvent r?p?t?s avec aplomb sur les plateaux de t?l?vision, dans les meetings politiques et sur les r?seaux sociaux, rel?vent davantage de l?affabulation que de l?analyse s?rieuse. Ils t?moignent surtout d?un m?pris inqui?tant pour la v?rit? historique et d?une volont? manifeste de manipuler la m?moire collective ? des fins politiques. I. Une participation active du RDR sous GbagboAvant d?accuser Laurent Gbagbo d?avoir plong? la C?te d?Ivoire dans le chaos, il est essentiel de rappeler que le RDR a ?t? partie int?grante de ses gouvernements successifs. Plusieurs ministres issus du RDR si?geaient dans les diff?rents gouvernements de coalition, notamment apr?s les accords de Marcoussis (janvier 2003).Ces ministres, loin d??tre de simples ex?cutants, recevaient leurs ordres directement de leur chef de parti, Alassane Ouattara. ? cette ?poque, ils n?ont jamais d?nonc? ni quitt? le pouvoir pour protester contre une pr?tendue mauvaise gestion. Ils ont donc ?t? co-responsables du bilan de ces gouvernements. Accuser ensuite Gbagbo seul du marasme ?conomique ou politique, c?est faire preuve d?une malhonn?tet? intellectuelle manifeste. II. Qui a plong? le pays dans le chaos ? Le silence sur les zones rebellesAutre point que les partisans de Ouattara ?ludent volontairement : la division du pays. ? partir de 2002, la C?te d?Ivoire a ?t? scind?e en deux, avec une partie nord sous contr?le des rebelles des Forces Nouvelles, connues pour leur soutien ? Alassane Ouattara. Ces groupes ont exploit? ill?galement les ressources naturelles ? cacao, coton, or ? et instaur? une administration parall?le qui ?chappait totalement au contr?le du pouvoir central.Comment peut-on ensuite pr?tendre que le pays ?tait « en ruine » en 2011, sans pointer du doigt ceux qui l?ont affaibli pendant pr?s d?une d?cennie en refusant toute r?conciliation r?elle et en s?enrichissant sur le dos des populations ? La v?rit?, c?est que la paix est revenue apr?s 2011 non pas parce que le pays ?tait g?r? diff?remment, mais parce que le principal instigateur de l?instabilit? avait enfin acc?d? au pouvoir. III. La d?rive autoritaire d?un homme qui se croyait au-dessus des loisL?un des moments les plus symptomatiques de cette manipulation historique est sans doute le discours du 29 juillet. Prenant pr?texte de la stabilit? et de la s?curit? du pays, Alassane Ouattara a tent? de justifier un nouveau passage en force, violant une fois encore la Constitution ivoirienne en briguant un ?ni?me mandat pr?sidentiel.Parlant d?un « devoir qui transcende la parole donn?e », Ouattara s?est comport? en homme qui se pense indispensable, m?prisant les r?gles d?mocratiques les plus ?l?mentaires. Pourtant, le premier devoir d?un chef d??tat est de respecter la Constitution et de donner l?exemple en tenant ses engagements. En reniant ses propres promesses, il a trahi la confiance du peuple et insult? la d?mocratie. IV. Et maintenant ? Le peuple face ? ses responsabilit?sLa question centrale aujourd?hui n?est plus de savoir si Ouattara a trahi. C?est un fait. La v?ritable interrogation est de savoir ce que le peuple ivoirien compte faire face ? ce nouveau coup de force. L?Histoire enseigne que c?est dans l?adversit? que se r?v?lent les grandes nations. Le Mali a chass? un r?gime autoritaire en 2020. Le Burkina Faso s?est lev? en 2014 pour dire non ? l?arbitraire. La C?te d?Ivoire fera-t-elle moins ?Les Ivoiriens doivent se souvenir qu?ils sont les h?ritiers d?hommes et de femmes de courage: Mathieu Ekra, Marie et Ren? S?ry Kor?, Anne-Marie Raggi, Albert Paraiso, Victor Biaka Boda, Jean-Baptiste Mockey, Jacob Williams, Bernard Dadi?? Ces figures embl?matiques de la r?sistance, du nationalisme et de la dignit? humaine ont combattu sans rel?che pour que la C?te d?Ivoire soit un ?tat de droit. L?heure du choixLa balle est d?sormais dans le camp du peuple ivoirien. Laisser passer ce nouvel affront sans r?action, ce serait admettre que les principes r?publicains sont n?gociables, que la Constitution est un chiffon, et que la parole donn?e ne vaut plus rien.L?Histoire jugera ceux qui se sont tus par peur ou par confort. Elle glorifiera ceux qui, ? l?instar de leurs anc?tres, auront su se dresser contre le mensonge, l?oppression et la confiscation du pouvoir.La C?te d?Ivoire m?rite mieux qu?un storytelling politique. Elle m?rite la v?rit?, la justice, et surtout, le respect de sa Constitution. Jean-Claude DJEREKE

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