MIDIS DE L’INTEGRATION

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L?heure des grands enjeux

Tchiroma, Kamto, Bello Bouba, Guibai Gatama? Vers une alliance in?dite de l?opposition? A l?approche de cette ?lection pr?sidentielle d?cisive, les tractations s?intensifient dans les coulisses de l?opposition camerounaise. Une alliance entre figures historiques et nouveaux challengers issus du Grand Nord semble se dessiner. Un sc?nario encore fragile pour une recomposition politique face au r?gime de Paul Biya. Depuis quelques jours, des images circulent sur les r?seaux sociaux : des figures du Groupe de Douala ont ?t? vus au domicile de Bello Bouba Maigari, pr?sident de l?UNDP. Si la rencontre n?a fait l?objet d?aucune d?claration officielle, les sp?culations sur une coalition anti-Biya ne cessent de cro?tre. ??C?est la seule alternative qui s?offre ? l?opposition dans le contexte actuel. S?ils ?chouent ? se mettre ensemble, alors il n?y a plus rien ? esp?rer d?eux??, d?plore Oumarou Meskine, enseignant de philosophie ? Maroua. Un tournant pour l?opposition Une coalition entre Issa Tchiroma, Bello Bouba, Guibai Gatama et Kamto marque un premier historique. Pour le Dr Wald? Enoc de l?Universit? de Dschang : ??C?est l?axe Nord-Ouest qui se met en place. Cela pourrait bouleverser les ?quilibres traditionnels du r?gime??. Des signaux concrets confortent cette hypoth?se : ?changes entre partis et congr?s mutuels. ? L?opposition camerounaise est ? la crois?e des chemins. Les grandes coalitions du pass? ont ?chou? ? se maintenir, rong?es par les rivalit?s internes, le manque de vision partag?e et les tentatives de r?cup?ration par le pouvoir. Kamto, malgr? l?hostilit? de plusieurs partis comme le SDF ou la m?fiance persistante du PCRN de Cabral Libii, reste une figure incontournable, notamment depuis l’invalidation de sa candidature par ELECAM. Son potentiel de mobilisation est intact, mais son isolement strat?gique pourrait nuire ? la dynamique collective, ? moins qu?une vraie structure unitaire ne voie le jour ?, soutient le docteur Wald?. Des obstacles majeurs sur la route Paul Biya, en place depuis 1982, et candidat pour un nouveau mandat, affronte une opposition fragilis?e. En plus de la r?pression institutionnelle, les conflits de leadership minent ses efforts : Jean Michel Nintcheu peine ? s?imposer comme m?diateur, Cabral Libii garde ses distances, et le SDF campe sur une ligne d?autonomie strat?gique, rejetant toute collaboration avec Kamto. Si l?alliance Tchiroma?Kamto?Bello Bouba?Gatama venait ? se formaliser autour d?un projet clair et partag?, elle pourrait renverser l?ordre ?tabli et cr?er un pr?c?dent politique dans l?histoire du Cameroun contemporain. Mais le temps presse. Et les Camerounais, de plus en plus lass?s des querelles d?ego, attendent des actes concrets, une vision commune, et une parole unifi?e. Tom

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La transfiguration de J?sus

Aujourd?hui, les catholiques c?l?brent la transfiguration de J?sus. Qu’est-ce que la transfiguration ? L??vangile du jour affirme que, pendant la pri?re de J?sus sur la montagne, ?l?aspect de son visage devint autre et son v?tement devint d?une blancheur ?blouissante?. Dans la premi?re lecture, l?ap?tre Pierre d?clare avoir ?t? t?moin de l??v?nement avec Jacques et Jean. Il dit avoir vu J?sus s?entretenir avec Mo?se et ?lie. Mais de quoi les 3 personnes discutaient-elles ? De la mort de J?sus ? J?rusalem. Ce qui est r?v?l? ici, c?est l??tre humain qui accepte l??chec, la souffrance et la mort. Alors que nous avons pris l?habitude d?adorer un ?Dieu tout-puissant » ou un « Dieu fort?, J?sus transfigur? nous enseigne, dans cette sc?ne, que la puissance de Dieu r?side paradoxalement dans sa faiblesse et sa vuln?rabilit?. J?sus, que Pierre a vu accompagn? de Mo?se, le repr?sentant de la Loi, et d’?lie, le proph?te, quel message veut-il adresser aux chr?tiens ? Il veut probablement leur faire savoir qu’il existe une vie apr?s la vie terrestre : la vie ?ternelle o?, selon l?auteur du livre de l?Apocalypse, il n?y aura plus ni faim, ni soif, ni souffrance, ni maladie, ni d?ception, ni trahison. Que faut-il faire pour avoir part ? cette vie ?ternelle ? Observer les commandements de Dieu (Mo?se) et croire ce qu?ont enseign? les proph?tes (?lie). ?Tu ne tueras pas? est un des commandements divins r?guli?rement rappel?s par les proph?tes. La jalousie, l?envie et la volont? d??tre heureux tout seul peuvent amener l?homme ? tuer son semblable. Dans cette page d??vangile, Pierre est heureux que Jacques, Jean et lui-m?me soient t?moins de ce moment o? Mo?se et ?lie attestent que J?sus est bien celui dont il est question dans l?Ancien Testament et que les proph?tes ont annonc?. Il est heureux non seulement pour lui mais aussi pour les deux autres disciples. C?est la raison pour laquelle il utilise le pronom ?nous?: ?Il est bon que nous soyons ici. Faisons 3 tentes?. ?tre chr?tien, c?est ?tre heureux du bonheur des autres, ?tre joyeux avec eux quand ils ont de bonnes nouvelles, quand ils r?ussissent. Un chr?tien doit ?tre capable de dire ? son fr?re : ?Je suis heureux que tu sois heureux, je suis content pour toi, je suis content que ton commerce marche, je suis fier de ta r?ussite?. Un chr?tien, qui croit qu?il vient de Dieu et retourne ? Dieu, n?a pas besoin d?amasser immeubles, voitures et maisons pendant que ses fr?res manquent du strict minimum vital. Un chr?tien qui croit que nous sommes de passage sur terre n?a pas besoin de tuer ou de faire tuer des innocents pour avoir le pouvoir ou l?argent. Un chr?tien qui croit ? la transfiguration du Christ ne peut se taire ni demeurer passif devant cette Afrique chaque jour d?figur?e par la pauvret? organis?e et entretenue par des individus ?go?stes et criminels vivant ? l?int?rieur et ? l?ext?rieur du continent. Jean-Claude Dj?r?k?

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Quand le sport devient otage de la politique

Le 4 ao?t 2025 restera une date marquante dans l?histoire r?cente du Burkina Faso. Ce jour-l?, le mythique stade du 4 Ao?t a rouvert ses portes apr?s plusieurs mois de r?novation, dans une ambiance ? la fois festive et solennelle. Pour marquer cet ?v?nement national, les autorit?s burkinab? ont organis? une rencontre amicale opposant des militaires burkinab? ? une s?lection d?anciennes l?gendes du football africain.Le match en lui-m?me n??tait qu?un pr?texte ? une occasion pour rassembler, f?d?rer et, peut-?tre, panser quelques blessures sociales et politiques. Mais, derri?re les sourires et les accolades sur la pelouse, une ombre planait sur la pelouse r?nov?e, celle de plusieurs grandes figures du football ivoirien, dont Didier Drogba. Une brochette de l?gendes? incompl?te La s?lection africaine pr?sente ce jour-l? faisait r?ver. Les supporters burkinab? ont eu le privil?ge de voir ?voluer sur leur sol des figures embl?matiques du football continental: les Camerounais Samuel Eto?o Fils, multiple Ballon d?Or africain, Rigobert Song, ancien capitaine intraitable des Lions Indomptables, Alexandre Song, Benjamin Moukandjo, St?phane Mbia, mais aussi Alain Traor? et Charles Kabor?, enfants du pays sans oublier Seydou Keita, Mamadou Niang, El Hadji Diouf, Emmanuel Adebayor, Jay-Jay Okocha ou encore Taye Taiwo. Une g?n?ration dor?e, t?moin des grandes heures du football africain des ann?es 2000 ? 2015.Mais un groupe manquait cruellement ? l?appel, celui des anciens internationaux ivoiriens. Didier Drogba, Yaya Tour?, Kolo Tour?, Emmanuel Ebou?, Salomon Kalou, Didier Zokora? Aucun n?a fait le d?placement. Une absence qui a rapidement fait couler beaucoup d?encre. Un boycott sous influence ? ? Ouagadougou comme ailleurs, une question s?est vite impos?e: pourquoi aucun des anciens joueurs ivoiriens invit?s n?a-t-il r?pondu ? l?appel ? Les informations les plus concordantes pointent du doigt les autorit?s ivoiriennes, qui auraient express?ment emp?ch? ces footballeurs de participer ? l??v?nement. Ce ne serait pas la premi?re fois que la politique s?immisce dans des activit?s suppos?ment apolitiques. Mais ce geste, s?il est av?r?, a tout d?un signal fort: le pouvoir d?Abidjan aurait-il volontairement sabot? un moment d?unit? panafricaine au nom de dissensions politiques ?Le pr?sident burkinab? Ibrahim Traor?, tr?s populaire dans une large partie de la jeunesse africaine pour ses prises de position souverainistes et panafricanistes, ne fait pas l?unanimit? chez ses pairs. ? Abidjan, son discours frondeur, ses critiques ? peine voil?es du n?ocolonialisme et ses alliances r?gionales d?plaisent. Dans ce contexte, refuser ? des figures sportives embl?matiques de se rendre dans la capitale burkinab? pourrait ?tre interpr?t? comme une tentative de minimiser la port?e symbolique de cet ?v?nement. Sport et politique: l??ternel d?bat Le lien entre sport et politique n?est pas nouveau. Du boycott des Jeux olympiques de Moscou en 1980 par les ?tats-Unis, ? celui des Jeux de Los Angeles par les pays du bloc sovi?tique en 1984, l?histoire du sport mondial est jalonn?e d??pisodes o? les consid?rations diplomatiques et g?opolitiques ont influenc?, voire dict?, les comportements des athl?tes et des f?d?rations.Mais lorsqu?il s?agit d?anciens joueurs, d?sormais retir?s des terrains, l?attente est diff?rente. On imagine ? ? tort ou ? raison ? que leur statut d?anciens professionnels leur permet de se situer au-dessus des tensions politiques, de repr?senter une forme d?universalit? que le sport incarne dans ses id?aux les plus purs.En th?orie, donc, un joueur comme Didier Drogba devrait pouvoir assister librement ? un match de gala au Burkina Faso, retrouver d?anciens co?quipiers ou adversaires, saluer des fans africains qui l?admirent depuis des d?cennies. En pratique, la r?alit? semble bien plus complexe. O? est pass? le libre arbitre des joueurs ? Peut-on consid?rer que ces anciens joueurs ont ?t? contraints ? Et, s?ils avaient simplement d?cid?, par prudence ou loyaut?, de ne pas participer ? La question du libre arbitre des footballeurs dans ce genre de situation m?rite d??tre pos?e. Sont-ils encore des ambassadeurs du sport ou deviennent-ils, malgr? eux, des instruments diplomatiques ?Le cas ivoirien est particuli?rement d?licat. Alors que le pr?sident actuel d?Abidjan multiplie les gestes controvers?s ? ?limination d?opposants politiques majeurs, modification r?p?t?e de la Constitution ?, il semblerait que cette autorit? s??tende d?sormais ? la gestion de l?image des anciens ambassadeurs sportifs du pays. Si tel est le cas, cela repr?senterait une d?rive inqui?tante: la mainmise politique sur des personnalit?s qui devraient pouvoir agir selon leurs convictions et leur conscience.Didier Drogba, Yaya Tour? ou Kolo Tour? ont, par le pass?, incarn? l?unit?, le d?passement, l?espoir. Leur silence et leur absence lors d?un ?v?nement ? forte valeur symbolique, dans un pays fr?re, interrogent. Une fracture persistante entre Ouagadougou et Abidjan ? Derri?re l??v?nement sportif, c?est bien une fracture politique et diplomatique qui se profile. Les relations entre le Burkina Faso et la C?te d?Ivoire se sont d?t?rior?es ces derniers mois. En toile de fond, des d?saccords profonds sur les questions de gouvernance, de souverainet? et de coop?ration s?curitaire.Certes, la rivalit? entre pays voisins n?est pas une nouveaut? en Afrique de l?Ouest. Mais le climat actuel est particuli?rement tendu. Le boycott implicite du match de gala par les anciennes stars ivoiriennes n?est peut-?tre qu?un sympt?me de cette crise latente.Cela dit, ne pourrait-on pas esp?rer que le sport serve justement ? d?samorcer ces tensions ? N?est-ce pas l? sa fonction premi?re: rassembler, cr?er du lien, d?passer les clivages ? La vraie le?on du 4 ao?t Malgr? cette absence regrett?e, la f?te a eu lieu. Les tribunes du stade du 4 Ao?t ?taient pleines, les chants ont r?sonn?, les drapeaux ont flott?. Les Burkinab? ont c?l?br? leur arm?e, leur jeunesse, leurs h?ros sportifs, et ont envoy? un message clair: le peuple est debout.Si la politique a voulu s?immiscer dans ce moment de communion, elle n?a pas r?ussi ? en g?cher l?essence. Et c?est peut-?tre l? le plus grand enseignement de cette journ?e: le sport, lorsqu?il est sinc?re et populaire, peut encore triompher des manipulations et des divisions. Jean-Claude DJEREKE

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Diplomatie ou militantisme : quand l?ambassadeur choisit son camp politique .

Jean Claude DJEREKE critique avec virulence l?attitude de l?ambassadeur de France en C?te d?Ivoire, Jean-Christophe BELLIARD, qui aurait port? le m?me pagne que les militants du RDR (parti d?Alassane OUATTARA). Ce geste est per?u comme une prise de position politique inacceptable, exprimant un soutien explicite de la France ? un quatri?me mandat jug? anticonstitutionnel de OUATTARA, ainsi qu?aux exactions commises sous son r?gime. L?auteur d?nonce ce qu?il qualifie d?h?r?sie et d?indignit?, estimant que des pr?sidents fran?ais comme MITTERAND ou CHIRAC n?auraient jamais tol?r? un tel comportement partial. Il conclut en ironisant que l?ambassadeur, accus? d?avoir perdu toute honte, pourrait aussi bien adh?rer officiellement au RDR . Une pr?sentation de Marie No?lle ETOUNGOU.

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L??glise entre fid?lit? et fractures

Alors que les b?n?dictions de couples homosexuels divisent le clerg?, Jean Claude Dj?r?k? scrute les premiers pas du pape L?on XIV, h?ritier d?une ?glise en qu?te d??quilibre. Dans cette chronique , Jean Claude Dj?r?k? revient sur les secousses provoqu?es par Fiducia supplicans, le texte autorisant la b?n?diction de couples homosexuels sous Fran?ois. Accueilli froidement en Afrique, ce document a ?t? rejet? par nombre d??v?ques, inquiets d?un brouillage moral et d?un glissement vers l?Occident. Face ? cette tension, le chroniqueur s?interroge : L?on XIV, nouveau pape, reprendra-t-il ce cap ? D?crit comme soucieux d?unit?, il pourrait pr?f?rer une ligne prudente : ne pas renier l?ouverture, mais m?nager les sensibilit?s locales. Dj?r?k? ?voque une ?glise travers?e de fractures, que L?on XIV devra rassembler sans renier la mis?ricorde pr?n?e par son pr?d?cesseur.

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Cameroun/MINPROFF: L’entrepreneuriat f?minin au centre des activit? du 08 mars au Mus?e National

La 40e ?dition de la journ?e Internationale de la femme s’annonce au rythme des festivit?s, d?couvertes et entrepreneuriat f?minin au Cameroun cette ann?e. Depuis le 03 mars 2025 ? l’esplanade du Mus?e National ? Yaound?, Femmes et jeunes fille s’activent au travers plusieurs activit?s, formations et expositions de leurs savoir-faire, des produits Made in Cameroon. Quelques retours dans cette ?mission, avec la Pr?sidente du Comit? d’Organisation du JIF 2025, et la S?natrice, Femme d’Affaire, Fran?oise PUENE. ? Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, ?galit? et autonomisation ?, tel est le th?me arr?t? cette ann?e par l’ONU FEMME, ? l’occasion de la 40e ?dition de la Journ?e Internationale de la femme. Le Minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille(MINPROFF) avec la Ministre Pr. Marie Th?r?se ABENA ONDOUA, en collaboration de l’Association MANYCAWE et sa Pr?sidente le S?nateur et Femme d’affaire Mme Fran?oise PUENE, Alias Mamy Nyanga, ainsi que de nombreux partenaires, organisent du 03 ai 06 mars prochain, en pr?lude ? la c?l?bration du 08 Mars 2025, une Foire Internationale, ? l’esplanade du Mus?e National de Yaound?. La conf?rence de presse tenue ce 27 f?vrier 2025, dans l’enceinte de Franco H?tel de Yaound?, en Pr?sence de la PDG de cette institution la S?natrice Fran?oise PUENE, de la Pr?sidente du Comit? d’organisation du JIF 2025, MME Nathalie C?lestine NGUEMBA, Inspecteur G?n?ral au MINPROFF. Face ? la presse, le panel a pu ressortir les enjeux, objectifs et bien fond?s de cette foire internationale, en rapport avec l’entrepreneuriat f?minin au Cameroun.« Nous organisons une foire exposition, du 03 au 06 mars 2025, dans le cadre de la 40e ?dition de la journ?e internationale de la femme. Et en rapport avec le th?me de cette ?dition, il est question de soutenir les femmes et les jeunes filles qui osent, qui peuvent servir de mod?le pour les autres. Nous voulons ? cet effet, montrer l’apport des femmes dans la politique de l’import-Substitution. Pourquoi continuer de manger du pain ? la farine du bl?, alors que les femmes produisent d?j? des pains ? base du farine de manioc ou de patate? Cette foire nous donne l’opportunit? de faire conna?tre ces femmes qui font dans le Made In Cameroon localement et m?me si del?. », s’est-elle exprim?e, ce jour, face aux m?dias. ? c?t? d’elle, Mr EYENE, Inspecteur G?n?ral au MINPROFF, a tout aussi r?it?r? l’importance de cette Foire, dont l’acc?s sera libre et gratuit, tant bien pour les visiteurs, que pour les femmes et filles Entrepreneures.« Nous attendons environs 200 femmes ? cette occasion la semaine prochaine. Et elles auront l’occasion se b?n?ficier des accompagnements et formations sur les techniques de commercialisation. Des ateliers portant sur la sant?, et un ensemble de th?mes propos?s par les partenaires de cet ?v?nement. Nous aurons ?galement ? cette foire, des administrations et organisations, qui pr?senteront aux femmes, les moyens d’am?lioration de leurs conditions de vie, et comment proc?der pour b?n?ficier aux diff?rentes politiques gouvernementales. », a-t-il presic? avec engouement. L’autre aspect meublant ces ?changes avec la presse, est le volet de l’accompagnement des femmes. La S?natrice, PDG du Groupe Franco H?tel, Pr?sidente de l’Association MANYCAWE, et Femme d’affaires, Fran?oise PUENE, a fait vite de pr?ciser ce volet pr?occupant pour les femmes et jeunes filles. En effet, l’Association MANYCAWE en partenariat avec la Microfinance UFC, pourront faciliter l’acc?s facile aux cr?dits pour les femmes Entrepreneures. Rendez-vous ce lundi 03 mars, au Mus?e Nationale de Yaound?, pour plus de d?couvertes avec les femmes et filles entrepreneures.

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S?rie sur les h?ros africains?: Ki-Zerbo, l?historien qui a ?crit la vraie histoire de l?Afrique

La tradition orale fait partie des sources de l?histoire africaine. Les premiers humains, qui ont invent? la position debout, la parole, l?art, la religion, le feu, les premiers outils, les premiers habitats, les premi?res cultures, ne sont pas hors de l?histoire. Aujourd?hui, nous nous int?resserons ? l?un des penseurs de l?Afrique contemporaine ayant marqu? son ?poque. N? le 21 juin 1922 en pays Samo (dans l?ex-Haute Volta), Joseph Ki-Zerbo commence l??cole (cours primaire, coll?ge et lyc?e) au S?n?gal. En 1949, apr?s l?obtention du baccalaur?at ? Bamako, il int?gre la Sorbonne o? il ?tudie l?histoire. Il suit en m?me temps les cours de l?Institut d??tudes politiques de Paris. En 1956, il devient le premier Africain agr?g? d?histoire. ? Paris, il c?toie la plupart des intellectuels africains d?avant-garde, ceux qui luttent pour la d?colonisation du continent noir. Certains comme Cheikh Hamidou Kane et Mamadou Dia (S?n?gal), Albert T?vo?djr? (Dahomey), Georges Ngango (Cameroun) et Joachim Bony (C?te d?Ivoire) deviendront ses amis. Il milite naturellement dans la puissante f?d?ration des ?tudiants d?Afrique noire en France (FEANF). Ses ?tudes termin?es, Ki-Zerbo enseigne l?histoire ? Orl?ans, ? Paris, puis ? Dakar en tant que citoyen fran?ais. Les Africains n?s avant les ?ind?pendances africaines? ?taient des citoyens fran?ais. En octobre 1965, apr?s quelques ann?es d?enseignement ? Ouagadougou, il est nomm? inspecteur d?acad?mie et directeur g?n?ral de l??ducation, de la Jeunesse et des Sports. De 1968 ? 1973, il dispense des cours ? l?universit? de Ouagadougou. Il est co-fondateur du Conseil africain et malgache pour l?enseignement sup?rieur (CAMES) qui pr?ne une autonomie des pays africains au plan acad?mique. Il sera le secr?taire g?n?ral du CAMES, de 1967 ? 1979. De 1972 ? 1978, il est membre du conseil ex?cutif de l?UNESCO. C?est ? ce titre qu?il collabore ? la publication d?une histoire g?n?rale de l?Afrique. Le Centre d??tudes pour le d?veloppement africain (CEDA) est port? sur les fonts baptismaux en 1980.  Apr?s l?assassinat du journaliste Norbert Zongo (le l3 d?cembre 1998), il prend une part active ? la constitution du collectif des organisations d?mocratiques de masse et des partis politiques. Regroupant des partis d?opposition et des organisations de la soci?t? civile, ce collectif lutte contre l?impunit? des crimes politiques et ?conomiques perp?tr?s dans le pays. Si, malgr? son ?ge, Ki-Zerbo ne rate aucune manifestation de protestation, c?est parce que l?assassinat de Norbert Zongo qui enqu?tait sur la mort de David Ou?draogo, le chauffeur de Fran?ois Compaor?, fr?re du dictateur Blaise Compaor?, l?a autant indign? que les exactions du colonialisme. L?exil dakarois  Ne sachant pas ? quelle sauce ils pourraient ?tre mang?s par le nouveau pouvoir, Joseph Ki-Zerbo et son ?pouse Jacqueline s?exilent au S?n?gal en 1983. L?exil durera 9 ans. En leur absence, leur biblioth?que, riche de plus de dix mille ouvrages, est mise ? sac. Difficile de savoir si c?est un coup du Conseil national de la r?volution (CNR) qui ?tait pour une rupture totale avec l?h?ritage colonial et pour une transformation radicale de la soci?t?. En 1985, certains de ses collaborateurs sont arr?t?s pendant que Ki-Zerbo est condamn? par contumace par un tribunal populaire r?volutionnaire ? deux ans de d?tention. De plus, il doit payer une forte amende pour ?fraude fiscale?. Il b?n?ficiera d?un non-lieu apr?s son retour d?exil. Pendant son exil dakarois, Ki-Zerbo fonde le Centre de recherche pour le d?veloppement endog?ne (CRDE), enseigne ? l?universit? Cheikh Anta Diop et poursuit ses recherches sur le d?veloppement endog?ne ? l?Institut fondamental d?Afrique noire (IFAN). L?engagement politique Le sociologue allemand Max Weber conseille aux intellectuels de ne pas se m?ler de la politique parce que les vertus du politique ne sont pas, selon lui, compatibles avec celles du savant (cf. Le savant et le politique, Paris, Union g?n?rale d??ditions, 1963). Joseph Ki-Zerbo, lui, descendra dans l?ar?ne politique, non pour s?enrichir avec les deniers publics, mais dans le seul but de changer le cours des choses. Pour cela, il cr?e en 1957 le Mouvement de lib?ration nationale (MLN) favorable ? l?ind?pendance imm?diate et ? la formation des ?tats-Unis d?Afrique. Le manifeste de ce parti sera pr?sent? ? Kwame Nkrumah dont le pays vient d?acc?der ? l?ind?pendance. Les militants du MLN viennent majoritairement des syndicats, de l?enseignement et de la paysannerie. Le MLN joue un r?le important dans l?organisation du mouvement populaire qui, le 3 janvier 1966, chasse le pr?sident Maurice Yam?ogo du pouvoir. L?Union progressiste volta?que (UPV) voit le jour en 1974. Le Parti pour la d?mocratie et le progr?s (PDP), d?ob?dience socialiste, est fond? en 1993. Pierre-Claver Damiba, Aim? Damiba, Henri Guissou, Alexandre Sawadogo et Bruno Ilboudo, qui sont des catholiques de gauche comme lui, font partie des personnes recrut?es par Ki-Zerbo dans le nouveau parti. Panafricaniste convaincu 1) Sa femme, qu?il rencontre au cours d?une mission ? Bamako et avec laquelle il aura 3 gar?ons et 2 filles, ?tait du Mali. 2) La Guin?e ?tait le seul pays de l?Afrique occidentale fran?aise ? exiger une ind?pendance imm?diate. Elle vote donc le non au referendum du 28 septembre 1958 sur la communaut? franco-africaine. ? la demande de S?kou Tour?, Joseph et Jacqueline Ki-Zerbo se rendent alors ? Conakry. Ils y trouvent d?autres panafricanistes tels que l?Ivoirien Harris Memel Fot? ou le Camerounais Kapet de Bana. Tous doivent remplacer les enseignants fran?ais rappel?s par Paris. Pour les Ki-Zerbo, il s?agit non seulement de se solidariser avec la Guin?e abandonn?e du jour au lendemain pour son refus de continuer ? d?pendre de la France mais de concr?tiser leur panafricanisme. N?est-il pas vrai que l?amour se manifeste plus dans les actes que dans les discours ? C?est en 1960 que Joseph Ki-Zerbo retournera en Haute-Volta. Reconnaissance internationale En 1997, Ki-Zerbo obtient le prix Nobel alternatif pour ses recherches sur des mod?les originaux de d?veloppement. Le prix Nobel alternatif est d?cern? ? des personnes qui s?efforcent de trouver des solutions pratiques et exemplaires aux questions li?es ? la protection de l?environnement, au d?veloppement, aux droits de l?homme ou ? la paix. En 2000, il re?oit le prix Kadhafi des droits de l?homme et des peuples. Le titre de docteur honoris

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