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Compact ?nerg?tique: entre ambitions lumineuses et zones d?ombre

Le Cameroun s?est fix? une promesse ?clatante : offrir ? tous ses citoyens l??lectricit? d?ici 2030. Ce r?ve, inscrit dans le Compact ?nerg?tique national, se veut le moteur d?une modernisation sans pr?c?dent du r?seau ?lectrique, notamment en milieu rural. Mais derri?re les slogans d?un futur lumineux se cachent des d?fis d?ombre et de chiffres. Sur les 12,5 milliards de dollars n?cessaires, l??tat camerounais ne compte injecter que 13 %, soit 1,625 milliard. Les 6,4 milliards restants devront provenir du secteur priv?. Et c?est l? que la lumi?re vacille : les investisseurs h?sitent. Gouvernance fragile, lenteurs administratives, ins?curit? juridique? autant de freins ? la confiance. ? La rentabilit? d?un projet ?nerg?tique d?pend des r?alit?s locales ?, confie Clarisse Ngatchou, directrice d?une soci?t? solaire. ? Sans garanties solides, ni cadre clair, les investisseurs resteront frileux. Les villages ont des besoins sp?cifiques et des moyens limit?s ; il faut une approche adapt?e. ? Son constat rejoint celui de Jean-Marc Fouda, PDG d?une entreprise de distribution de gaz : ? Nous voulons participer, mais comment ?lectrifier des zones sans routes ni transformateurs ? Avant d?allumer la lampe, il faut construire le poteau ?. Le gouvernement mise sur un partenariat public-priv? dynamique, mais encore faut-il un terrain de confiance. Pour Dr Paul Ongolo, ?conomiste, ? la cl? du succ?s r?side dans la gouvernance. Sans transparence ni s?curit? juridique, les capitaux priv?s resteront ? distance. ? Il plaide pour des m?canismes clairs : gestion rigoureuse des fonds, audits r?guliers, communication honn?te des avanc?es et lutte contre la corruption. Autant de signaux capables d??clairer la route des investisseurs. Le Compact ?nerg?tique est donc bien plus qu?un projet technique : c?est un test politique et moral. L??lectricit? promise ne d?pend pas seulement de c?bles et de turbines, mais de la capacit? du Cameroun ? instaurer la confiance. Car avant de brancher les villages, il faut rallumer la foi des investisseurs. R?my Biniou

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Alvine Kamaha

Son nom r?sonne d?sormais dans les plus grands laboratoires et amphith??tres scientifiques des ?tats-Unis. Professeure de physique ? l?Universit? de Californie, elle vient de d?crocher le prestigieux Prix Edward A. Bouchet, d?cern? par la Soci?t? Am?ricaine de Physique, une distinction qui r?compense l?excellence et l?innovation dans la recherche scientifique. Sp?cialiste de la mati?re noire, ce myst?rieux composant de l?Univers encore largement inconnu, ? ? Docta Kamaha ? consacre sa vie ? percer les secrets de l?infiniment grand. Ses travaux novateurs ne se contentent pas d??largir les fronti?res de la connaissance : ils inspirent des g?n?rations de jeunes scientifiques, au Cameroun comme ? l?international.

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Divulgation des donn?es ITIE: quand l?opacit? nourrit l?in?galit? au Cameroun

Malgr? son adh?sion ? l?initiative ITIE en 2005, le pays peine encore ? assainir son secteur extractif. Au grand dam de la gente f?minine. La vie n?est pas dor?e pour les femmes des localit?s recul?es du Cameroun. S?il est ais? pour le commun des Camerounais de coller cette r?alit? aux cultivatrices, il lui faut gravir bien des degr?s dans l?imaginatif pour savoir quelle est la condition des travailleuses artisanales des mines. En un clich?, leur v?cu se raccroche au ?soul?? ou ? la ?buchette? d?or qu?elles peuvent amasser tout au long du jour. A cette r?alit?, Elisabeth Penken Epouse Nkolo, pr?sidente de la Cellule associative des femmes actives pour la gouvernance des droits humains et du bien-?tre (Cafagb), se frotte depuis 2005. Elle en dresse un tableau o? pr?carit?, expropriation et risque de sant? et de disparition, se disputent la part belle dans la vie de ces femmes. ?Ces entreprises viennent et nous n?avons pas toujours les cahiers de charge sign?s avec l?Etat. Elles creusent des trous et beaucoup de femmes perdent leurs champs. Elles n?ont m?me plus o? cultiver leur manioc, leur macabo, etc. Elles se retrouvent sans moyen de subsistance et expos?es ? mourir; parce que quand on ne trouve plus de p?pites, elles s?en vont creuser plus bas et l? quelques fois des ?boulements arrivent. Certaines meurent, d?autres ont de la chance et s?en sortent avec un handicap. Quand les soci?t?s s?en vont, la convention de Ramsar demande 50 ans avant toute nouvelle culture, sinon il y a des produits comme le cyanure qui ne disparaissent pas imm?diatement. On d?place ces femmes de leurs sites. Ne sachant pas comment n?gocier, on leur donne des montants d?risoires alors qu?elles n?ont plus de champ ni de maisons, les populations n?ont m?me plus acc?s aux for?ts qui les nourrissent?, relate-t-elle. Norme ITIE La gestion du secteur extractif doit pourtant se faire dans l?int?r?t de tous les citoyens, celui des populations des localit?s mini?res en premier chef. Telle est la vis?e de l?Initiative pour la transparence dans le secteur extractif (ITIE) ? laquelle le Cameroun adh?re depuis 2005. Aussi, un d?cret du Premier ministre fixe depuis 2013, les conditions de r?alisation d??tudes d?impacts environnementales. A en croire ledit texte, celles-ci doivent se faire: ?avec la participation des populations concern?es ? travers des consultations et audiences publiques, afin de recueillir les avis des populations?. Elles apparaissent dans la r?glementation camerounaise comme un pr?alable ? l?octroi des titres miniers, ainsi que des autorisations et permis d?exploitation des carri?res. L?ITIE introduit par ailleurs des exigences pour accroitre la compr?hension publique de toute la m?canique autour de l?exploitation des ressources du sous-sol. Aussi, le pays s?est dot? courant 2016 d?un Code minier qui fixe les obligations des entreprises mini?res. Notamment: celles relatives au paiement d?une indemnit? pour expropriation, ? la formation, au d?veloppement des comp?tences et au recrutement des Camerounais, principalement les  ressortissants des zones extractives dans les secteurs; au d?veloppement social de la population riveraine et autochtone; Pourtant malgr? les avanc?es, le chantier de la bonne gouvernance reste ardu dans le pays. En t?moigne le rapport ITIE 2022 du Cameroun, publi? en janvier 2025. Et qui donne un aper?u des manquements persistants ? l?encontre des communaut?s. A l?occurrence: l?absence de divulgation des annexes des conventions mini?res qui emp?che une ?valuation compl?te des engagements sociaux des entreprises;  la non publication des ?tudes d?impact environnemental, des audits environnementaux et sociaux, ainsi que des certificats de conformit? environnementale. A cela s?ajoute l?absence de m?canisme contraignant pour la mise ? disposition de ces documents, ce qui freine l?acc?s ? l?information par les parties prenantes. ?Bien que la r?glementation impose des consultations publiques, leur application reste partielle. Les Etudes d?impact environnemental ne pr?cisent pas toujours le nombre de personnes consult?es ni leur r?partition par genre. Impact: Participation limit?e des communaut?s, r?duisant leur capacit? ? exprimer leurs pr?occupations; risque de tensions sociales li? ? un manque d?information et de dialogue?, lit-on.   P?ril sur les femmes Ces contraintes ont un effet imm?diat sur les conditions de vie de la gente f?minine dans les localit?s extractives. D?j? sous l?emprise d?obligations familiales importantes, ces derni?res font l?exp?rience des multiples facettes de la r?silience. ?Sur les sites, il y a des habitats de fortune qui sont construites avec des feuilles. Certaines ne rentrent pas le soir parce qu?elles doivent ?tre l? t?t pour r?cup?rer leurs places  dans la mine. Quand elles dorment l?, vous pouvez imaginer la promiscuit? qu?il y a dans ces abris. Il faut aussi compter les maladies qui sortent de l? et la violence. Parce que lorsqu?elles rentrent le soir et qu?elles ont vendu le soul?, ou la buchette ou le grain et qu?elle n?a rien eu ? donner au mari, elles subissent des violences. C?est ?a qui am?ne plusieurs ? fuir la maison pour regagner ces abris de fortune. D?autres encore finissent pas fuir le foyer parce que ne supportant plus de donner son argent ? un mari qui a d?missionn? de ses fonctions une fois le champ. Dans ces abris, on r?unit des feuilles et des branches d?arbres pour former un lit pour pouvoir dormir. Si ? la fin de la journ?e de travail, elle a m?me un mal de t?te, elle est oblig?e d?aller chez les vendeurs du coin pour acheter m?me un parac?tamol. Mais quel est le m?decin qui l?a consult?e?, d?plore la sexag?naire dont la suite du discours trouve un ?cho dans les souvenirs de Bertrand Awaseh, ancien employ? de mine dans le village aurif?re de Colomine, dans le d?partement du Lom et Djerem, r?gion de l?Est. Ce dernier liste une s?rie de drames affectant ces op?ratrices. ?Les femmes sont nombreuses dans les activit?s auxiliaires mais expos?es ? des grandes difficult?s. Comme il y?a l?absence de protection, il y a le harc?lement, il y a les violences et le manque d?acc?s ? des services sociaux. Ce n?est pas vraiment facile pour des femmes de s?en sortir dans ce secteur. Pour leur sant?, des fois des ONG les appuis avec des campagnes de sant? reproductive et

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Recouvrement forc? de la TCI: la Commission de la CEMAC passe ? la vitesse sup?rieure

Brazzaville, fin octobre. Dans l?air lourd des r?unions de fin de session, la Commission de la CEMAC a sorti les gants. Apr?s plusieurs ann?es de rappels polis, elle entend d?sormais passer au recouvrement forc? de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la Communaut?. L?annonce, faite en marge de l?adoption du budget 2026, marque un tournant. Fini les exhortations diplomatiques : place ? l?action. ? Le temps de la sensibilisation est r?volu ?, confie un haut responsable de la Commission. ? Certains ?tats accumulent des arri?r?s qui compromettent le fonctionnement m?me de la CEMAC. Nous ne pouvons plus b?tir une int?gration solide sur des promesses non tenues ?. Selon les chiffres internes, le taux de recouvrement de la TCI stagne autour de 65 %, un niveau jug? critique. ? Brazzaville, les ministres ont valid? de nouvelles mesures : suspension temporaire de certaines aides communautaires pour les pays non ? jour, suivi mensuel des versements et publication trimestrielle d?un tableau de conformit?. Une forme de ? name and shame ? discret, mais assum?. ? C?est une question de cr?dibilit? collective ?, explique un expert du secr?tariat ex?cutif. ? Les ?tats qui jouent le jeu ne peuvent plus ?tre p?nalis?s par ceux qui tra?nent ?. Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, a d?fendu une approche ? ferme mais constructive ?. Pour lui, il ne s?agit pas de sanctionner, mais de responsabiliser. ? Le recouvrement forc? n?est pas une punition, c?est une exigence de survie. La CEMAC doit d?montrer qu?elle peut s?autofinancer avant de solliciter ses partenaires ext?rieurs. ? Les r?actions, toutefois, sont partag?es. Pr Belinga Zambo, sociopolitiste camerounais, y voit ? une ?tape n?cessaire mais risqu?e ?, craignant des crispations politiques. D?autres saluent une d?cision longtemps attendue. ? C?est une bouff?e d?air pour la Commission ?, estime une consultante bas?e ? Douala. ? Sans ressources stables, les institutions communautaires sont paralys?es. ? Car derri?re la fermet? affich?e, la situation reste tendue. Les ?tats invoquent la conjoncture internationale, la baisse des recettes fiscales et la multiplicit? des urgences internes. Le climat ?conomique r?gional ? marqu? par l?inflation, la contraction des marges p?troli?res et les incertitudes s?curitaires complique encore la donne. ? La CEMAC doit trouver le juste ?quilibre entre rigueur financi?re et solidarit? politique ?, analyse un expert en poste aux services centraux de la BEAC ? Yaound?. ? Si le recouvrement forc? est mal per?u, il pourrait fragiliser la coh?sion r?gionale. Mais ne rien faire serait pire : la CEMAC risquerait la paralysie budg?taire ?. Le signal de Brazzaville est donc clair : l?heure n?est plus aux atermoiements. Le budget 2026, calibr? ? 85,9 milliards de francs CFA, repose d?sormais sur une discipline fiscale renforc?e. Dans les prochains mois, la Commission testera la port?e r?elle de ses nouvelles r?solutions. Entre fermet? et diplomatie, elle engage un bras de fer d?licat, celui d?une int?gration qui veut cesser de d?pendre de la bonne volont? des ?tats. Institu?e pour financer le fonctionnement des institutions et les projets communautaires, la TCI est pr?lev?e ? hauteur de 1 % sur les importations en provenance de pays tiers. Chaque ?tat est tenu de reverser ? la Commission sa part collect?e. Mais les retards sont devenus end?miques, alimentant les tensions budg?taires et limitant la mise en ?uvre des programmes r?gionaux. Ongoung Zong Bella

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Financement du projet de raffinerie CSTAR ? Kribi: les 118,2 milliards de la SNH disponibles dans 90 jours

La quote-part de l?actionnaire majoritaire est mobilis?e par BGFIBANK Cameroun Depuis le 4 novembre dernier, on en sait davantage sur l?apport en fonds propres de l?actionnaire majoritaire dans le capital de la soci?t? CSTAR (Cameroun, Snh, Tradex et Ariana Energy). A l?occasion de la c?r?monie d?information du directoire des deux entreprises, Abakal Mahamat, Administrateur ? Directeur G?n?ral de BGFI BANK, a r?v?l? : ? la SNH a sollicit? BGFIBANK Cameroun S.A. en qualit? de partenaire financier afin de l?accompagner dans la structuration et le financement de ce projet [raffinerie CSTAR], notamment par le biais de l?apport en fonds propres de l?actionnaire majoritaire, ? hauteur de USD 210 millions ?. La signature de la convention-cadre et du Mandat d?Arrangement entre la SNH et BGFI BANK en vue du financement du projet de raffinerie CSTAR mat?rialise l?entente entre les deux parties. Confidence de Abakal Mahamat : ? dans le cadre de cette op?ration, BGFIBANK Cameroun est particuli?rement honor?e d?avoir ?t? d?sign?e Arrangeur et Banque Agent. A ce titre, notre mission consistera ? : structurer le sch?ma global de financement de la participation de la SNH, ? hauteur de USD 210 millions, soit FCFA 118,2 milliards ; assurer le conseil financier de la SNH ; et coordonner l?ensemble du dispositif financier de mani?re efficiente et rigoureuse ?. Lourde responsabilit? s?il en est ! Le patron de BGFIBANK Cameroun dit assumer ? avec le professionnalisme et la rigueur qui caract?risent notre entreprise, forte de son expertise reconnue en financements structur?s, en syndication bancaire et en accompagnement de projets d?envergure dans les secteurs de l?eau, de l??nergie et des infrastructures ?. Trois mois pour mobiliser les fonds Dans la foul?e, l?institution bancaire prend l?engagement de ? mobiliser les fonds n?cessaires dans un d?lai de 90 jours, adoss? ? un ensemble de s?ret?s ?. A travers cette convention, ? BGFIBANK Cameroun r?affirme son r?le de partenaire financier strat?gique de l?Etat, un partenaire pleinement engag? dans le financement des projets structurants et porteurs de croissance durable pour notre pays ?. Pour l?ADG de BGFIBANK, ? ce projet est bien plus qu?un investissement ; il est le symbole de la confiance en notre capacit? collective ? b?tir, ici m?me au Cameroun, les fondations d?un d?veloppement inclusif, solide et tourn? vers l?avenir ?. Et de ? saluer la vision et la d?termination de la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures, qui ? travers cette initiative, continue de jouer un r?le de moteur essentiel dans la transformation structurelle de notre ?conomie ?. Soci?t? Nationale des Hydrocarbures Nathalie Moudiki, Repr?sentante de l?Administrateur Directeur G?n?ral de la SNH, Chairlady de CSTAR, en profite pour monter au cr?neau. ? Avec la signature de cette Convention ? Cadre, la SNH passe ? une ?tape suppl?mentaire dans la r?alisation de ce projet hautement strat?gique et aux objectifs ambitieux certes, mais r?alistes. Dans cette perspective, BGFIBANK va nous apporter son exp?rience, sa cr?dibilit? et davantage son r?seau financier, pour contribuer ? d?velopper le Projet CSTAR ?. Et de poursuivre : ? le mandat qui est octroy? ? ce jour ? la BGFIBANK est une illustration de la d?termination de M. l?Administrateur ? Directeur G?n?ral de la SNH ? contribuer efficacement ? la r?alisation des projets de Grandeur et d?Esp?rance projet?s par le Pr?sident de la R?publique, S.E Paul Biya ?. Pour la pr?sidente du conseil d?administration de CSTAR, en signant cette Convention ? Cadre avec la SNH, la banque ? r?affirme son adh?sion au projet, et s?associe clairement ? la strat?gie de mise en ?uvre du Projet CSTAR?Par cet accord, nos deux soci?t?s codifient le partenariat existant pour le Projet CSTAR, ? travers un cadre juridique stable, lisible et pr?visible, tout en d?finissant ?videmment les obligations et les attentes de chaque partie ?. A l?en croire, ? cette convention ? cadre constitue un outil pr?cieux pour la suite de nos activit?s car elle garantit la structure de l?investissement apport? par la SNH, ouvre la possibilit? ? la participation d?autres entreprises bancaires au financement du projet, et par ailleurs am?liore l?efficacit? des transactions ?. Comme lors des n?gociations ayant conduit ? cette signature, ? nous souhaitons continuer ? travailler avec diligence et professionnalisme pour progresser dans la r?alisation des ?tapes devant conduire au succ?s ?clatant de ce projet. Nous allons y parvenir ensemble car au-del? d?une relation d?affaires, nous avons en partage la m?me vision de d?veloppement ?conomique et la m?me passion pour la transformation de nos pays ?. Background Dans le cadre de sa mission de d?veloppement des infrastructures ?nerg?tiques nationales, la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH) envisage la r?alisation d?un ambitieux projet de construction d?une nouvelle raffinerie de p?trole, situ?e ? cinq kilom?tres du port en eau profonde de Kribi. Cette installation, d?une capacit? de production estim?e ? 30.000 barils par jour, soit environ 1,5 million de tonnes par an, repr?sente un investissement ?valu? ? USD 621,96 millions. Pour la mise en ?uvre de ce projet structurant, la SNH s?est associ?e ? Ariana Energies, ? travers un v?hicule d?investissement (SPV) d?nomm? CSTAR Refinery Project Management LLC-FZ, cr?? et domicili? ? Duba?. Le Projet CSTAR rev?t une importance capitale pour l??conomie nationale. Il s?inscrit pleinement dans la vision port?e par les pouvoirs publics, ? travers notamment : la compensation de l?absence de capacit?s locales de raffinage depuis l?incendie de la SONARA en 2019 ; la r?duction de la d?pendance camerounaise aux importations de produits p?troliers, en substituant jusqu?? 30% des volumes actuellement import?s ; l?apport d?environ USD 250 millions par an en recettes issues des exportations marines et p?trochimiques ; une contribution additionnelle au PIB national ?valu? ? 0,94%. Enfin, le d?veloppement des comp?tences locales ainsi que la structuration d??cosyst?mes des fournisseurs au niveau de la sous-r?gion Afrique centrale. Selon la Repr?sentante de l?ADG de la SNH, ? le Projet CSTAR constitue aujourd?hui l?un de nos investissements majeurs dans l?impl?mentation de la strat?gie de d?veloppement du secteur p?trolier, conform?ment aux missions d?volues ? la SNH ?. En accompagnant ce projet, ? BGFIBANK Cameroun confirme son ambition : celle d??tre la banque d?un d?veloppement durable, solide et performant, au service de la transformation du Cameroun ?, indique le patron de BGFIBANK Cameroun. En rappel, la raffinerie CSTAR devrait entrer en production ? partir de juin 2028. La pose de la premi?re pierre a eu lieu ? Kribi le 17

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Peut-on ?tre fier d?un score ? la sovi?tique ?

Quand des adversaires s?rieux sont ?cart?s, quand la participation est anormalement faible et que la soci?t? se fissure davantage, la fiert? se change vite en interrogation morale. En C?te d?Ivoire, les r?sultats provisoires de l??lection ont attribu? 89,77 % des voix ? Alassane Dramane Ouattara ? un chiffre qui a ?t? salu? par ses partisans mais d?nonc? par ses d?tracteurs comme le produit d?un paysage politique neutralis?. Une ? victoire ? arithm?tique ne vaut pas forc?ment une victoire nationale. La v?ritable grandeur d?un pays ne se mesure pas seulement ? l?aune des chantiers, des gratte-ciel ou des inaugurations rutilantes. Elle se lit dans la qualit? de la vie commune, dans la confiance r?ciproque entre citoyens, dans la capacit? ? partager un destin commun malgr? nos diff?rences. Or, aujourd?hui, la C?te d?Ivoire para?t d?chir?e entre deux camps irr?concili?s: ceux qui soutiennent l?homme au score immense et ceux qui le consid?rent comme la cause de leur malheur. Ces camps ne se parlent plus ; ils se regardent comme des ennemis potentiels et la maison commune vacille. Les analogies litt?raires ? Tanga nord contre Tanga sud, utilis?es par Eza Boto dans « Ville cruelle » ? ne semblent plus si lointaines. Le traumatisme n?est pas seulement symbolique. Avant m?me ce scrutin, des voix avaient demand? la publication int?grale des conclusions de la Commission Dialogue, V?rit? et R?conciliation pr?sid?e par feu Charles Konan Banny, afin d?en tirer des le?ons et des r?parations. Le flou entourant la mise ? disposition de ce rapport et l?impression d?un processus de r?conciliation b?cl? nourrissent le sentiment que la r?paration des blessures n?a jamais ?t? une priorit? r?elle. Ceux qui esp?raient une r?conciliation sinc?re y voient une occasion manqu?e. Le c?ur du probl?me est politique et moral ? la fois Un pouvoir qui se pr?sente comme le seul garant de la protection d?un groupe (les Nordistes et les Musulmans) ? en mobilisant la peur, en instrumentalisant l?identit? ? fabrique des fronti?res sociales qui, demain, risquent de devenir des lignes de feu. Quand le chef capable d?apaiser les tensions est per?u comme celui qui a attis? la haine ? par des paroles, des exclusions, des pratiques de favoritisme ethnique ?, la possibilit? m?me d?une politique de r?conciliation est compromise. Les actes comptent autant que les mots: refuser la transparence, marginaliser des opposants, ou remodeler les r?gles du jeu ?lectoral suscite une l?gitimit? contest?e et une col?re qui peut d?g?n?rer. Les observateurs ont not? que des figures politiques majeures ont ?t? jug?es in?ligibles et que la participation ?lectorale a ?t? plus faible que par le pass?, signes d?un climat de d?fiance. Alors, que faire ? B?tir une nation n?est pas un simple slogan. C?est un programme exigeant, fait d?humilit? et de responsabilit?s partag?es. Voici, en quelques grands principes, ce que cela exige aujourd?hui: reconna?tre et juger les crimes politiques et les violences pass?es, garantir que les coupables soient sanctionn?s et que les victimes obtiennent r?paration effective; ??encourager des espaces o? l?on peut se dire la v?rit? sans crainte ? o? chaque camp reconna?t ses torts. Cela suppose un leadership qui donne l?exemple, non qui attise la stigmatisation; ??revoir le d?coupage ?lectoral, les modalit?s d?inscription et d??ligibilit? de fa?on consensuelle, pour que la comp?tition politique redevienne loyale et inclusive. Les manipulations de ces r?gles d?truisent la confiance;??investir dans l??ducation civique pour que chaque enfant grandisse avec l?id?e que la citoyennet? prime sur l?appartenance ethnique ou religieuse. On ne construit pas une maison commune en privil?giant la dur?e au pouvoir ou en r?servant les plus hauts postes ? un cercle ethnique restreint. Les ponts et les routes sont utiles ? et n?cessaires ? mais ils restent des moyens si, en dessous, la soci?t? se fracture. La vraie r?ussite d?un ?tat est que ses enfants cessent de se regarder ? en chiens de fa?ence ? et commencent ? se reconna?tre comme membres d?une m?me famille politique. L?urgence est r?elle. Si l?on laisse la haine s?enraciner, on court le risque de nouvelles trag?dies, de nouveaux ? Nahio ? ? qu?on prenne ce nom comme une m?taphore d?une violence qui pourrait rena?tre. La r?conciliation n?est pas un luxe. C?est une n?cessit? de survie nationale. Et elle suppose une volont? partag?e ? des ?lites, mais surtout des citoyens ? de reconstruire la confiance et d?inventer des m?canismes de cohabitation politique durables. Enfin, il faut rappeler que la nation est essentiellement un projet. Elle ne se limite pas ? un territoire, un drapeau ou une c?r?monie officielle. Elle est cet attachement ? un bien commun, le d?sir d?habiter ensemble une maison que nous entretenons collectivement. Ce projet n?avancera pas sans repentance, sans r?paration ni sans transformations institutionnelles. Il faut donc appeler tous les acteurs ? dirigeants, opposition, soci?t? civile, chefs traditionnels, jeunes ? ? un sursaut de responsabilit?. La question que nous pose un score massif dans un contexte d?exclusions n?est pas seulement: qui a gagn? ? Mais ? quel prix ? Si la victoire signifie la perte progressive d?un imaginaire national, il vaut mieux perdre des ?lections et pr?server la nation que de remporter des scrutins au terme desquels la maison commune est irr?m?diablement fissur?e. La fiert? d?un pourcentage ne compense jamais la perte d?un peuple debout, uni et capable de marcher ensemble vers un avenir partag?. Jean-Claude Dj?r?k?

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Bangui trace sa voie vers la mer : le pari du rail jusqu?? Kribi

? Bangui, le 1er novembre 2025, le pr?sident Faustin-Archange Touad?ra a pos? la premi?re pierre du futur si?ge de Trans African Railway Systems LTD, acte fondateur du projet ferroviaire Bangui?Kribi. Devant les membres du gouvernement, des diplomates et des repr?sentants d?institutions r?gionales, le chef de l??tat a salu? ? une ?tape historique pour la R?publique centrafricaine et pour toute l?Afrique centrale ?.Ce geste hautement symbolique ouvre la voie ? un chantier d?envergure qui ambitionne de relier la capitale centrafricaine au port en eau profonde de Kribi, au Cameroun.Depuis son ind?pendance, la Centrafrique vit sous le poids de son enclavement. Les routes sinueuses et fragiles qui la relient ? la c?te camerounaise freinent les ?changes et rench?rissent les co?ts de transport. L?acc?s ? l?oc?an demeure un r?ve vital pour l??conomie nationale. ? Le port de Kribi est notre ouverture vers le monde. Ce chemin de fer, c?est plus qu?une ligne de transport : c?est une promesse d??mancipation ?conomique ?, a d?clar? le pr?sident Touad?ra.Sur la fa?ade atlantique, Kribi n?est pas un port comme les autres. Construit pour accueillir les plus grands navires du continent, il s?impose comme le hub logistique de la sous-r?gion CEMAC. Ses terminaux ? conteneurs ultramodernes, sa profondeur naturelle et sa position strat?gique en font la porte d?entr?e id?ale pour les pays enclav?s comme la RCA. Avec la future ligne ferroviaire, les produits centrafricains ? minerais, bois, coton, b?tail et cultures vivri?res ? rejoindront plus rapidement les march?s internationaux via Kribi. ? l?inverse, les importations essentielles, du carburant aux mat?riaux de construction, gagneront Bangui en un temps record et ? moindre co?t.Selon un ?conomiste de la Commission de la CEMAC, ? Kribi deviendra le prolongement naturel de l??conomie centrafricaine ?. Il ajoute : ? Ce projet traduit concr?tement la vision d?int?gration r?gionale que la CEMAC d?fend depuis plus d?une d?cennie. ? Un corridor d?int?gration r?gionale Au-del? de la coop?ration bilat?rale, le projet Bangui?Kribi s?inscrit dans une perspective plus large : celle d?une Afrique centrale connect?e. La cr?ation du si?ge de Trans African Railway Systems LTD ? Bangui n?est pas anodine : elle vise ? doter la sous-r?gion d?une plateforme de coordination technique et institutionnelle d?di?e aux infrastructures de transport.Les gouvernements centrafricain et camerounais travaillent ? harmoniser leurs cadres juridiques, douaniers et s?curitaires pour fluidifier la circulation des biens et des personnes. Ce corridor, qui pourrait ? terme s??tendre vers le Tchad et le Congo, incarne la volont? de b?tir un r?seau transafricain au service du commerce et de la souverainet? ?conomique r?gionale. Le projet b?n?ficie d?j? du soutien de plusieurs institutions financi?res r?gionales, qui y voient un vecteur de stabilit? et de croissance partag?.Le futur si?ge, implant? dans une zone ? vocation ?cotouristique, illustre la volont? de conjuguer progr?s et responsabilit? environnementale. Les autorit?s centrafricaines entendent en faire un mod?le de d?veloppement durable, int?grant ?nergie solaire, gestion ?cologique des ressources et valorisation des mat?riaux locaux. Le chantier devrait g?n?rer des centaines d?emplois qualifi?s et contribuer ? la formation d?une nouvelle g?n?ration d?ing?nieurs et de techniciens centrafricains. L?ambition est claire : faire de la voie ferr?e non seulement un levier de croissance, mais aussi un symbole d?unit? et de renaissance nationale. Lors de la c?r?monie, le pr?sident Touad?ra a r?sum? l?esprit du projet en une formule devenue virale : ? En reliant Bangui au port de Kribi, nous relions notre avenir ? celui de la sous-r?gion. C?est un choix de souverainet?, d?ouverture et de d?veloppement ?. Entre terre et mer, un destin commun La pose de cette premi?re pierre d?passe le simple geste inaugural : elle scelle une alliance strat?gique entre Bangui et Kribi, entre l?hinterland et la mer, entre l?isolement et l?ouverture. Pour la Centrafrique, c?est la promesse d?une ?re nouvelle ; pour la CEMAC, le signe que l?int?gration r?gionale prend enfin corps sur le terrain. La voie de fer qui s?esquisse ne reliera pas seulement deux villes, mais deux visions : celle d?une Afrique centrale connect?e, forte et tourn?e vers l?avenir. Ongoung Zong Bella

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Faible niveau de recouvrement de la TCI: la Cemac en panne s?che

Plusieurs experts soulignent que le faible taux actuel de recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) contraint la CEMAC ? revoir ? la baisse ses ambitions budg?taires et ? privil?gier une approche plus r?aliste. Les ministres et experts venus des six ?tats membres de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) ont planch? plusieurs jours durant sur le budget 2026 de l?institution. Sur la table, un chiffre : 85,9 milliards de francs CFA. Derri?re ce montant, une r?alit? plus prosa?que : le faible taux de recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la communaut?. ? La CEMAC avance avec un moteur financier ? demi-plein ?, confie un ?conomiste de la Commission sous couvert d?anonymat. ? Le potentiel de la TCI est immense, mais son rendement reste inf?rieur ? 70 %. Cela signifie que nous fonctionnons chaque ann?e avec pr?s d?un tiers de nos ressources bloqu?es dans les circuits administratifs nationaux ?. Cette taxe, pr?lev?e sur les importations en provenance de pays tiers, devait symboliser la solidarit? communautaire. Mais entre lenteurs bureaucratiques, d?faillances de recouvrement et priorit?s nationales, elle peine ? remplir son r?le int?grateur. Dans certains ?tats, les transferts tardent, parfois de plusieurs mois. D?autres invoquent des difficult?s techniques, des retards comptables ou des tensions budg?taires internes. R?sultat : les projets communs ralentissent, les programmes r?gionaux se mettent en pause, et l?ambition d?une int?gration ?conomique forte se dilue dans les bilans. ? Les ?tats membres ont d??normes contraintes internes, mais ils oublient souvent que la CEMAC, c?est aussi eux ?, note un expert du Fonds de d?veloppement de la communaut?. Selon lui, la faiblesse du recouvrement ne refl?te pas seulement un probl?me financier, mais aussi politique : ? Il manque une volont? partag?e de faire de la TCI une priorit? nationale.? Le pr?sident de la Commission, Baltasar Engonga Edjo?o, a reconnu la difficult?, tout en appelant ? une approche ? pragmatique ?. Le budget 2026, dit-il, ? prend en compte la r?alit? du recouvrement ?. En d?autres termes, la CEMAC ajuste ses ambitions ? la hauteur de ses moyens. Moins de projets pharaoniques, plus de ciblage, de rationalisation et de contr?le. Pourtant, le contexte r?gional n?aide gu?re. L?instabilit? politique persistante dans certaines zones, la baisse des recettes p?troli?res et la pression sur les monnaies nationales p?sent sur les ?conomies. Plusieurs programmes d?int?gration, notamment dans les infrastructures et la libre circulation, sont ralentis. Les partenaires techniques et financiers appellent ? des r?formes de gouvernance, mais celles-ci tardent ? se concr?tiser. ? L?heure n?est plus aux slogans, mais ? la rigueur ?, tranche un ancien haut cadre de la BEAC. ? Si la TCI ne devient pas une ressource effectivement communautaire, la CEMAC restera d?pendante des bailleurs, et son autonomie financi?re ne sera qu?un mirage ?. Entre les chiffres et les promesses, Brazzaville aura donc servi de miroir ? une int?gration r?gionale encore h?sitante. Les experts ont beau louer la prudence du budget 2026, tous savent que la vraie bataille se joue ailleurs : dans la capacit? des ?tats ? honorer leurs engagements. Tant que la TCI ne remplira pas pleinement le r?servoir, la CEMAC devra avancer au ralenti, frein?e par ses propres lenteurs. R?my Biniou

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Recouvrement forc? de la TCI: la Commission de la CEMAC passe ? la vitesse sup?rieure

Brazzaville, fin octobre. Dans l?air lourd des r?unions de fin de session, la Commission de la CEMAC a sorti les gants. Apr?s plusieurs ann?es de rappels polis, elle entend d?sormais passer au recouvrement forc? de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la Communaut?. L?annonce, faite en marge de l?adoption du budget 2026, marque un tournant. Fini les exhortations diplomatiques : place ? l?action. ? Le temps de la sensibilisation est r?volu ?, confie un haut responsable de la Commission. ? Certains ?tats accumulent des arri?r?s qui compromettent le fonctionnement m?me de la CEMAC. Nous ne pouvons plus b?tir une int?gration solide sur des promesses non tenues ?. Selon les chiffres internes, le taux de recouvrement de la TCI stagne autour de 65 %, un niveau jug? critique. ? Brazzaville, les ministres ont valid? de nouvelles mesures : suspension temporaire de certaines aides communautaires pour les pays non ? jour, suivi mensuel des versements et publication trimestrielle d?un tableau de conformit?. Une forme de ? name and shame ? discret, mais assum?. ? C?est une question de cr?dibilit? collective ?, explique un expert du secr?tariat ex?cutif. ? Les ?tats qui jouent le jeu ne peuvent plus ?tre p?nalis?s par ceux qui tra?nent ?. Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, a d?fendu une approche ? ferme mais constructive ?. Pour lui, il ne s?agit pas de sanctionner, mais de responsabiliser. ? Le recouvrement forc? n?est pas une punition, c?est une exigence de survie. La CEMAC doit d?montrer qu?elle peut s?autofinancer avant de solliciter ses partenaires ext?rieurs. ? Les r?actions, toutefois, sont partag?es. Pr Belinga Zambo, sociopolitiste camerounais, y voit ? une ?tape n?cessaire mais risqu?e ?, craignant des crispations politiques. D?autres saluent une d?cision longtemps attendue. ? C?est une bouff?e d?air pour la Commission ?, estime une consultante bas?e ? Douala. ? Sans ressources stables, les institutions communautaires sont paralys?es. ? Car derri?re la fermet? affich?e, la situation reste tendue. Les ?tats invoquent la conjoncture internationale, la baisse des recettes fiscales et la multiplicit? des urgences internes. Le climat ?conomique r?gional ? marqu? par l?inflation, la contraction des marges p?troli?res et les incertitudes s?curitaires complique encore la donne. ? La CEMAC doit trouver le juste ?quilibre entre rigueur financi?re et solidarit? politique ?, analyse un expert en poste aux services centraux de la BEAC ? Yaound?. ? Si le recouvrement forc? est mal per?u, il pourrait fragiliser la coh?sion r?gionale. Mais ne rien faire serait pire : la CEMAC risquerait la paralysie budg?taire ?. Le signal de Brazzaville est donc clair : l?heure n?est plus aux atermoiements. Le budget 2026, calibr? ? 85,9 milliards de francs CFA, repose d?sormais sur une discipline fiscale renforc?e. Dans les prochains mois, la Commission testera la port?e r?elle de ses nouvelles r?solutions. Entre fermet? et diplomatie, elle engage un bras de fer d?licat, celui d?une int?gration qui veut cesser de d?pendre de la bonne volont? des ?tats. Institu?e pour financer le fonctionnement des institutions et les projets communautaires, la TCI est pr?lev?e ? hauteur de 1 % sur les importations en provenance de pays tiers. Chaque ?tat est tenu de reverser ? la Commission sa part collect?e. Mais les retards sont devenus end?miques, alimentant les tensions budg?taires et limitant la mise en ?uvre des programmes r?gionaux. Ongoung Zong Bella

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Pr?pension suspendue !

Cet extrait a ?t? tir? d?une correspondance publique, adress?e, le 24 juin 2025, ? titre personnel, ? Messieurs Louis Paul MOTAZE et YAOUBA ABDOULAYE, respectivement Ministre des Finances et Ministre D?l?gu? aux Finances. C??tait la toute premi?re d?une trilogie dont les deux derni?res sont dat?es des 16 et 29 juillet 2025, respectivement, bien que leurs r?dactions respectives se soient poursuivies jusqu?en d?but septembre 2025. Messieurs les Ministres et tr?s chers fr?res, Il faut l??crire, afin que nul n?en ignore : Si cela n?avait d?pendu que de vous, l?affaire de mes frais de rel?ve et de cong?s et de son manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, toujours impay?s, serait d?j? r?gl?e depuis longtemps. Mais, elle va prendre une tournure que j?ai, jusque-l?, tenu ? ?viter. Et cette perspective est d?autant plus plausible que les responsables de la Direction de la D?pense des Personnels et des Pensions, de la Direction G?n?rale du Budget, semblent heureux de me voir mourir. Pr?pension suspendue, depuis d?cembre 2024, je me retrouve avec seulement 9.000 F CFA (13 euros), par mois. Neuf mille francs d?allocations familiales, pour mes deux derniers petits. M?me pas de quoi payer les frais de banque ! Et, depuis lors, mes adolescents abandonn?s seuls en France, me voil? bloqu? ? Yaound?, que j?avais rejointe pour les obs?ques de leur fr?re, mon fils a?n?, jusqu?alors pilote ? Camairco, d?c?d? brutalement, alors qu?il concluait ses courses ? ? Carrefour ?, au ? Douala-Mall ?. 3.Une question d?humanit? !Mais comment saurait-on, si l?on est humain, priver un retrait? de son seul revenu ou attendre, comme dans mon cas, l?aboutissement d?une si longue proc?dure, posture de la DDPP, au lieu de r?tablir une pr?pension qui, dans tous les cas, serait d?duite de ma pension, le moment venu ? Pourrait-on comprendre leur manque de compassion ? Surtout, quand on sait que ce sont les m?mes personnages qui ont, pendant longtemps, us? et abus? de soup?ons, d?all?gations, d?affirmations et d?accusations sans fondements, bloquant, ainsi, le paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s et du manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger y greff? ? Dr Keye Ndogo

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