bloc d’article

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Brazzaville: Dans l?intimit? du budget CEMAC 2026

Les Tours Jumelles de Brazzaville, du 27 au 31 octobre 2025. On pourrait croire que l?h?tel s?est transform? en th??tre vivant, o? chaque pas r?sonne comme un tambour solennel annon?ant le destin des finances communautaires. Les chariots de dossiers avancent comme des chars de combat, et chaque stylo, brandi comme une ?p?e, participe ? la lutte ?pique contre l?incertitude budg?taire. Un consultant, les lunettes de travers, semble m?diter sur le sort tragique d?une facture ?gar?e, tandis qu?un jeune stagiaire, pris d?une panique burlesque, tente de r?cup?rer un trombone rebelle qui s?est ?chapp? d?un classeur. Le parfum du caf?, dense et presque agressif, accompagne ces gestes h?ro?ques et grotesques. Les discussions oscillent entre rigueur et exag?ration?: un chiffre mal interpr?t? d?clenche un murmure dramatique, tandis qu?une note trop optimiste fait ?clater un rire nerveux. L?impression g?n?rale est celle d?un ballet improbable, o? la gravit? du budget se m?le aux bouffonneries de la vie quotidienne, et o? chaque geste, chaque soupir, chaque claquement de porte contribue ? ?crire cette petite trag?die administrative. 28 octobre ? Laboratoire technique Les salles, transform?es en ar?nes de l?ing?niosit?, ressemblent ? des laboratoires o? la science ?conomique c?toie la com?die involontaire. Les experts jonglent avec des tableurs comme des magiciens adroits, faisant appara?tre et dispara?tre des chiffres sous le regard ?bahi de leurs coll?gues. ? la pause, un consultant se prend les pieds dans un c?ble et s??tale au sol avec une dignit? comique, tandis que le silence studieux explose en rires ?touff?s. Les graphiques, affich?s sur les ?crans, semblent parfois se moquer de leurs cr?ateurs, se contorsionnant dans des courbes impr?visibles qui d?fient la logique. Le caf?, glac? et amer, devient l?alli? involontaire de conversations sur l?int?gration r?gionale, tandis que les murmures conspirateurs prennent des airs de complots burlesques. Chaque note griffonn?e, chaque tableau annot?, participe ? cette ?trange symphonie o? gravit? et absurdit? se r?pondent, o? la minutie des calculs se heurte aux al?as et aux petites farces du destin de la Cemac. 29 octobre ? Pes?e des d?cisions Les d?bats s?intensifient, et chaque chiffre devient protagoniste d?une fable communautaire. Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, dirige le flux des interventions comme un chef d?orchestre face ? une symphonie compos?e de chiffres et de suspicions. Dans un coin, un tableau Excel projet? sur l??cran se transforme en com?die muette, ses colonnes s??levant et s?inclinant avec un humour involontaire, tandis qu?un participant, concentr? ? l?extr?me, note fr?n?tiquement des calculs comme s?il d?chiffrait les arcanes d?un sort nouveau pour la Cemac. Les couloirs bruissent de murmures savants, mais parfois un objet banal ? une tasse qui tremble, un stylo qui tombe ? d?clenche une petite r?volution de rires ?touff?s. On pourrait croire que la rigueur absolue se joue sur une sc?ne de th??tre burlesque, o? chaque d?cision s?rieuse est accompagn?e de sa petite farce, et o? la gravit? et l?absurde se c?toient, r?v?lant le paradoxe de toute entreprise humaine?: vouloir changer le monde tout en tr?buchant sur des trombones. 30 octobre ? Engagements et rigueur La salle, tendue et concentr?e, devient un champ de bataille o? chaque mot p?se comme une pierre et chaque sourire masque une strat?gie. Les experts ?changent astuces et sc?narios, parfois avec des gestes th??traux qui font sourire les observateurs. Les tableaux blancs se remplissent de fl?ches et de sch?mas, comme si des cr?atures imaginaires y avaient trac? leurs chemins secrets. Un secr?taire griffonne si vite que l?on croirait qu?il combat le temps lui-m?me, tandis qu?une tablette d?charg?e ?met un bip irr?gulier qui devient un tambour comique au milieu de la gravit? ambiante. M?me le ventilateur semble participer, balayant les feuilles avec une lenteur dramatique, et le caf?, fort et amer, inspire des confidences qui oscillent entre ?clats de rire et r?flexions solennelles. L?ensemble cr?e un th??tre miniature o? la rigueur des d?cisions se dispute au ridicule des circonstances, d?montrant que la bureaucratie peut ?tre ? la fois noble et absurde et hilarante. 31 octobre ? Cl?ture et perspectives Le moment de la cl?ture transforme la grande salle en un espace suspendu entre soulagement et gravit?. Le pr?sident Ngats?, solennel, prononce ses mots comme un funambule sur le fil de l?histoire, tandis qu?un assistant tr?buche sur un c?ble et d?clenche un rire collectif m?l? ? l?embarras. Les graphiques et tableaux semblent respirer, anim?s par la tension humaine, et chaque regard ?chang? porte le poids de d?cisions lourdes et le charme du travail accompli. Les ministres applaudissent, certains avec gravit?, d?autres avec un sourire dissimul?, conscients que ces journ?es ont ?t? un m?lange d??pop?e et de strat?gie. Les couloirs, ? pr?sent silencieux, portent encore l??cho des pas pr?cipit?s et des murmures confus, et l?air semble charg? de promesses s?rieuses et de clowneries l?g?res, un testament solennel de l?engagement collectif. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Politique d?investissement en zone CEMAC: le rapport pr?liminaire valid? ? Douala

Du 27 au 29 octobre 2025, Douala a accueilli un atelier r?gional crucial consacr? ? la politique d?investissement de la CEMAC (Communaut? ?conomique et Mon?taire de l’Afrique Centrale). Organis? par la Commission de la CEMAC en partenariat avec la Conf?rence des Nations Unies pour le Commerce et le D?veloppement (CNUCED), cet ?v?nement s’inscrit dans la continuit? des travaux entam?s en 2024 ? Malabo, en Guin?e ?quatoriale. Il a ?t? dirig? par le D?partement du March? Commun (DMC) de la Commission, ? travers la Direction du Commerce et de la Concurrence. Durant trois jours, les experts des administrations nationales du commerce, des repr?sentants des agences nationales de promotion des investissements des six ?tats membres de la CEMAC, ainsi que des sp?cialistes de la CNUCED et des fonctionnaires de la Commission de la CEMAC ont conduit une analyse d?taill?e du Cadre de promotion et de facilitation des investissements, un m?canisme int?grant des questions essentielles telles que la r?gulation juridique de l’investissement, la cr?ation et la gestion des entreprises, ainsi que la fiscalit? et la concurrence. L’objectif central de cet atelier ?tait de revisiter le contexte r?glementaire en vigueur dans la zone CEMAC, d??valuer les forces et les faiblesses de l?actuel dispositif et de proposer des pistes concr?tes pour r?former cette politique r?gionale d’investissement. Cette r?forme visait en particulier ? soutenir un d?veloppement ?conomique durable et inclusif pour les pays membres. ? l?issue des travaux, un rapport pr?liminaire sur l’examen de la politique d’investissement de la CEMAC a ?t? valid?, marquant ainsi l?ach?vement d’une phase technique essentielle dans le processus de r?vision de la Charte d?investissement. Cette validation repr?sente une ?tape d?terminante dans la r?forme en cours, qui devrait renforcer l’attractivit? de la r?gion pour les investisseurs, harmoniser les r?gulations au sein des ?tats membres et cr?er un environnement plus favorable ? l?investissement. Les organisateurs de l’atelier ont soulign? que la prochaine ?tape consistera ? mettre en ?uvre les recommandations issues des discussions, afin de moderniser et d?am?liorer le cadre r?gional d?investissement. Cette d?marche vise ? soutenir un d?veloppement ?conomique durable et int?gr?, propice ? la croissance, tout en renfor?ant la comp?titivit? de la CEMAC sur la sc?ne internationale. En somme, l?atelier de Douala a jet? les bases d?une r?forme ambitieuse, porteuse d?espoir pour le d?veloppement ?conomique de la r?gion. Ongoung Zong Bella

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

BDEAC : La lev?e de fonds du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo se pr?cise

La Banque de D?veloppement des ?tats de l?Afrique Centrale (BDEAC) se pr?pare ? mobiliser des ressources pour le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), destin? ? financer des projets de d?veloppement durable dans la r?gion. Selon des sources proches du dossier, un rendez-vous cl? avec des bailleurs de fonds est pr?vu en marge de la COP30, du 6-7 novembre 2025 ? Bel?m, au Br?sil, suivi d?une autre rencontre en mai 2026 ? Brazzaville. L?objectif : lever les financements n?cessaires pour soutenir 254 projets ?valu?s ? plus de 10 milliards de dollars. Ces initiatives couvrent des secteurs vari?s, allant de la gestion des ressources naturelles ? l?infrastructure, le tourisme ?cologique ou la p?che durable. La BDEAC, charg?e d?h?berger et de g?rer la ligne de financement du Fonds Bleu, joue un r?le central. Sa mission, formalis?e par une convention sign?e le 7 d?cembre 2022 ? Brazzaville, consiste ? ??op?rationnaliser le fonds, mobiliser les ressources et g?rer le portefeuille de projets??. Concr?tement, la banque identifie de nouveaux projets, analyse leur bancabilit? et leur impact, et structure leur financement. Elle agit ?galement comme banque d?affaires, prospectant des investisseurs priv?s non pour alimenter directement le fonds, mais pour co-financer des projets avec les cr?anciers publics. Cette campagne de lev?e de fonds s?inscrit dans le cadre du plan strat?gique 2023-2027 ?Azob?? de la BDEAC et constitue une ?tape cruciale pour la mise en ?uvre du Fonds Bleu. Ce m?canisme financier vise ? concilier pr?servation environnementale et d?veloppement ?conomique durable, notamment en prot?geant la for?t du Bassin du Congo, la deuxi?me plus grande for?t tropicale du monde, essentielle ? la r?gulation climatique par l?absorption du CO?. Le Fonds Bleu entend ?galement r?duire la d?pendance des ?tats de la sous-r?gion ? l?exploitation foresti?re, en favorisant la valorisation du fleuve Congo via le d?veloppement de la p?che et de la pisciculture, l?irrigation agricole et la production hydro?lectrique, contribuant ainsi ? une ?conomie bleue et une coop?ration climatique r?gionale durable. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

L?ultime recours aux autorit?s

Avant d?en arriver ? la pr?sente campagne publique d?appel au ? pr?financement de tout ce qui lui est d?, le Dr KEYE NDOGO a pr?sent?, ? nouveau, l?affaire aux diff?rentes Autorit?s concern?es. Le courrier ?tait adress? au Ministre d?Etat Secr?taire G?n?ral de la Pr?sidence de la R?publique et au Directeur du Cabinet Civil, pour la tr?s haute attention du Chef de l?Etat, pour leur propre action, les autres ?tant mis en ampliation : Le Ministre Secr?taire G?n?ral des Services du Premier Ministre ; le Ministre des Finances ; le Ministre de la Communication ; S.E.M. le Ministre des Relations Ext?rieures ; S.E.M. l?Ambassadeur du Cameroun en France. En relevant que les intertitres sont de la r?daction, voil?, ci-apr?s, le contenu de cette correspondance. Le Dr KEYE NDOGO a ?crit 😕 J?ai l?honneur de vous adresser la pr?sente Note, pour d?plorer le fait que mes probl?mes financiers que j?avais soumis, par courrier DHL, au d?but du mois d?ao?t 2022, ? la Tr?s Haute Attention de S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique, n?ont toujours pas ?t? r?solus : (1) Malgr? vos hautes instructions, moins de deux semaines plus tard, le 17 ao?t 2022, qui demandaient ? l?apurement de mes frais de rel?ve et de cong?s ?, pour 49.387.850 F CFA, et l?examen tripartite de ? mon manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ? qui s?y ?tait greff? et qui s??levait d?j?, en ao?t 2022, ? un peu plus de 155 millions (L nB1019/SG/PR du 17 ao?t 2022), somme qui s??l?ve, d?sormais, en 2025, ? plus de 300 millions ; (2) Malgr? vos multiples relances, dont celle du SG/PM (LB 70/ 9-10 du 20/07/2023) qui vous avait rejoint, dans le combat, en vue de r?soudre ce probl?me ; (3) Malgr? le fait que la r?ponse (N? 002001/MINFI/SG/DGB/DDPP/CES du 19 octobre 2022) du Minist?re des Finances, que les collaborateurs de Monsieur le Ministre avaient, malicieusement, fait signer au Ministre D?l?gu?, qui ne connaissait pas le dossier, s?est, depuis lors, r?v?l?e avoir ?t? construite sur de fausses pr?misses ; (4) Malgr? le fait que les ?changes contradictoires, entre lesdits collaborateurs du Ministre et mon ?quipe juridique, que Monsieur le Ministre MOTAZE m?avait d?ailleurs conseill? de constituer, ? cet effet, aient, effectivement, ?tabli que ladite r?ponse reposait sur de fausses bases ; et que le Ministre ait, enfin, sign? deux D?cisions pertinentes, pour clore ce chapitre des frais de rel?ve et de cong?s, avec des instructions fermes de payer. On retiendra de la fameuse r?ponse du Minist?re des Finances au MINETAT SG/PR, que les collaborateurs du Ministre avaient bas? leur argumentaire sur l?aspect de l?Article 3, du D?cret 85/1197 du 29 ao?t 1985, qui limitait, ? trois mois, le salaire consulaire d? ? un diplomate rappel?. Mais, qu?ils avaient, d?lib?r?ment, ignor? la fin du libell? dudit Article qui stipule bien : ? sauf si le diplomate occupait un poste de responsabilit? ?, ce qui ?tait mon cas? I. Manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger !S?agissant de mon ? manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ?, mes revendications, en faveur d?un tel r?glement, ont ?t? confort?es par une jurisprudence pr?sidentielle, rappel?e, par Monsieur le Ministre MOTAZE, dans les observations qu?il a faites ? Monsieur le DDPP, le Directeur de la D?pense de Personnel et des Pensions, sur la Note que ce dernier lui avait adress?e, le 29 juillet 2024.C?est dire que personne ne devrait laisser croire que je cours apr?s une r?mun?ration ? laquelle ? je n?aurais pas droit ?, s?il faut reprendre les termes de Monsieur le DDPP ! En effet, la cr?ation de ce poste budg?taire aura r?sult? de leur laxisme, eux qui sont les Conseillers du Ministre et qui ne l?auront pas alert? du danger annonc?, de ce manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, qui se profilait ? l?horizon. Car, si, en avril 2018, mon dossier ne portait que paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s, on retiendra que le manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger est n? de ce que : (1) mon salaire au titre de l??tranger, justement, avait ?t? interrompu, avant que je n?aie per?u mes frais de rel?ve et de cong?s et (2) mes cris d?alarme qu?on allait aboutir ? un manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, si cette situation n??tait pas corrig?e et mes frais de rel?ve et de cong?s rapidement pay?s, n?avaient pas ?mu grand monde aux Finances.C?est ainsi que Messieurs les Conseillers ont laiss? ce poste budg?taire se cr?er tout seul. Sans pr?caution aucune ! C?est ainsi, aussi, qu?ils ont, par la suite, laiss? s?alourdir la dette subs?quente ? ce poste budg?taire, pour la voir passer d?un peu plus de 155 millions, en 2022, ? plus de 300 millions, en 2025. N?ont-ils pas pass? leur temps ? multiplier les obstacles, au paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s, m?me apr?s qu?il ait ?t? ?tabli, sans ambages, qu?ils m??taient dus ? II. Bloqu? au Cameroun depuis onze moisPour le reste, voil? que je suis bloqu? au Cameroun, depuis onze mois, sans le moindre sou. Car, ces ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, et qui m?prisent les instructions pr?sidentielles, ainsi que celles de leurs Ministres, se sont, en plus, offert le luxe de suspendre, depuis d?cembre 2024, la pr?pension qui m??tait vers?e jusque-l?. Pour vivre comment ? L?inhumanit? qui pr?vaut, dans ce Minist?re, n?en a cure !Je leur avais pourtant d?montr? que cet Arr?t? de Pension attendu du Minist?re de l?Enseignement Sup?rieur, dont ils faisaient la condition sine qua non, pour corriger la situation, ne pouvait pas ?tre disponible, avant la fin de la longue proc?dure engag?e.Mais, rien n?y fit. III. Reclassement bloqu? au MINFOPRA depuis 30 ans !Pr?alable ? la d?livrance de l?Arr?t? de Pension dont le dossier est en attente au MINESUP, il faut que mon Changement de Corps, pour passer de celui des Journalistes ? celui de l?Enseignement Sup?rieur, soit act?. H?las, mon dossier y

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Cri de v?rit? de Mgr Kleda: ?on n?organise pas une ?lection pour tuer ses concitoyens? ?

Dans une d?claration sans pr?c?dent depuis l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025, Mgr Samuel Kleda signe une hom?lie politique cinglante contre la mal-gouvernance et la violence d??tat. Un ?Kairos? confisqu? D?s les premi?res lignes de sa d?claration, Mgr Samuel Kleda place le ton : l??lection du 12 octobre 2025 repr?sentait pour le peuple camerounais ? le Kairos, le moment favorable pour ?crire une nouvelle page de notre histoire : le changement ?. Mais cette esp?rance, dit-il, a ?t? trahie par le pouvoir en place, accus? d?avoir m?pris? la volont? populaire 😕 De nombreux citoyens qui s?attendaient ? un avenir meilleur ont eu la ferme conviction que leur choix n?a pas ?t? respect?. Il a ?t? m?pris? et pire encore ignor? ?. L?archev?que de Douala, connu pour son franc-parler, ne s?en tient pas ? la liturgie morale. Il s?inscrit dans le registre de la d?nonciation politique : la proclamation des r?sultats a suscit? ? d?ception et indignation ? et provoqu? des manifestations pacifiques violemment r?prim?es dans plusieurs villes, de Douala ? Maroua, de Garoua ? Dschang. ?On ne gouverne pas un peuple avec les armes? Avec une gravit? rare pour un pr?lat, Mgr Kleda pointe la responsabilit? directe du pouvoir dans les violences post-?lectorales. ? La d?mocratie ne s?accommode pas des coups de canons, des menaces, des arrestations arbitraires et des intimidations des citoyens qui ont une pens?e contraire. On n?organise pas une ?lection pour tuer les concitoyens. On ne gouverne pas un peuple avec les armes ?. Dans une atmosph?re politique satur?e de peur et de r?pression, cette phrase r?sonne comme un uppercut spirituel au visage d?un r?gime en fin de souffle. L?archev?que appelle ? un cessez-le-feu social, exhortant les autorit?s ? mettre un terme aux ? violences, arrestations et assassinats ? qui endeuillent la jeunesse. Il rappelle, dans un ton quasi pastoral mais profond?ment politique, que ? aucun gouvernement au monde ne peut gouverner sans le peuple ?, citant l?Ap?tre Pierre 😕 Veillez sur le troupeau, non pas en commandant en ma?tres, mais en devenant les mod?les du troupeau?. ?Le Cameroun profond crie sa mis?re? Le c?ur du texte frappe par sa pr?cision chiffr?e et sa duret? sociale. Pour l?archev?que, le Cameroun est un pays au bord du gouffre 😕 le Cameroun profond crie sa souffrance et sa mis?re. Les populations ont faim parce qu?elles n?ont pas de travail. Le taux de ch?mage g?n?ral est estim? ? 74%. Dix millions de Camerounais vivent avec moins de 1000 francs CFA par jour ?. Ces chiffres, livr?s comme des coups de semonce, traduisent une faillite structurelle de l??tat : ch?mage massif, pauvret? galopante, ?migration des jeunes, d?ficit ?nerg?tique, corruption end?mique, in?galit?s sociales. ? Le Cameroun compte plus de six millions de citoyens sur les routes de l?exil ou de l?immigration clandestine? Un peuple qui descend dans la rue pour crier son d?sespoir exprime une rupture et interpelle la conscience des dirigeants ?. Un syst?me in?galitaire Dans un passage d?une rare virulence, Mgr Kleda d?nonce la captation des richesses nationales par une ?lite d?connect?e du r?el 😕 L?exploitation des richesses du pays par une minorit? de Camerounais, un luxe insolent de certains pendant qu?une majorit? croupit dans la mis?re? ?. La charge vise directement les ?lites politiques et ?conomiques qui, selon lui, ont transform? l??tat en machine de pr?dation. Il ?voque un climat social ?tendu et d?l?t?re?, nourri par le tribalisme, la corruption et le manque de perspectives. Un texte historique qui secoue la R?publique En rompant le silence ? un moment o? la contestation populaire se heurte ? une r?pression implacable, Mgr Kleda s?impose en conscience morale du pays. Sa d?claration, v?ritable bombe spirituelle et politique, ouvre un nouveau chapitre de la r?sistance ?thique face ? l?autoritarisme. Le pr?lat ne se contente pas de pr?cher la paix : il d?nonce la peur, le m?pris du peuple et l?impunit? des puissants. Dans un Cameroun post-?lectoral au bord de l?implosion, sa parole r?sonne comme un verdict 😕 On n?organise pas une ?lection pour tuer ses concitoyens ?. Tom

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

En « lieu s?r » au Cameroun ou au Nigeria: sur les traces de Tchiroma

Comment l’inattendu challenger de Paul Biya a disparu des ?crans radars des forces de s?curit? camerounaises. Garoua, capitale de l’invisibleC?est un sc?nario qui d?fie toute logique s?curitaire. Alors que son domicile du quartier Marouar?, ? Garoua, ?tait plac? sous la garde ?troite des services les plus comp?tents de la R?publique, Issa Tchiroma Bakary s?est litt?ralement volatilis?. Ni les cam?ras, ni les agents en faction, ni les voisins n?ont aper?u la moindre silhouette. L?homme politique le plus controvers? du Nord-Cameroun semble s??tre ?vapor? dans la nature. Une fuite ou une exfiltration ?Vendredi, une d?claration attribu?e ? Tchiroma a circul? sur les r?seaux sociaux : ? Je suis en lieu s?r avec une partie de l?arm?e loyaliste ?. Une phrase ?nigmatique qui a ouvert la porte ? toutes les hypoth?ses. A-t-il fui ? A-t-il ?t? exfiltr? ? Et surtout, par qui ? Franklin Sone, journaliste d?investigation pr?sent sur les lieux, livre son t?moignage : ? Selon plusieurs sources, Tchiroma aurait ?t? exfiltr? dans la nuit de mardi ? mercredi. Il a attendu vendredi pour informer l?opinion. Personne ne sait comment cette op?ration s?est d?roul?e. Certains parlent m?me d?un d?guisement pour brouiller les pistes ?. ? mesure que l?enqu?te avance, le myst?re s??paissit. Aucun poste-fronti?re, aucune agence de voyage, aucune cam?ra de surveillance ne semble avoir capt? la moindre trace du politicien. Les voix de Marouar?Dans les ruelles poussi?reuses de Marouar?, les discussions vont bon train. ? ITB n?est-il pas un peureux qui a pris la fuite et demande aux autres d?affronter les forces de l?ordre ? ?, l?che le journaliste. Mais ses partisans d?fendent leur leader : ? Un chef ne se livre pas. Il doit ?tre ? l?abri pour coordonner la r?sistance. S?il est captur?, la population perd le contr?le. Il faut un cerveau derri?re les manifestations, sinon c?est le chaos ?. R?pression et col?reDepuis lundi, plusieurs villes camerounaises se sont fig?es dans un silence inhabituel : march?s clos et art?res d?sert?es. ? Garoua, le climat reste particuli?rement tendu. ? Dimanche dernier, nous avons vu des ?l?ments des forces de d?fense et de s?curit? proc?der ? une descente muscl?e dans un quartier abritant les proches de l?ancien ministre, saccageant le domicile de certains membres de sa famille ?, t?moigne Abdou Salamou, mototaximan ? Garoua.Pour Josu?, enseignant au d?partement d?Histoire de l?Universit? de Garoua, la disparition d?Issa Tchiroma Bakary d?passe d?sormais le cadre individuel : ? Elle symbolise la rupture profonde entre les populations du Nord et le r?gime de Yaound?, per?u ici comme opaque et brutal ?.Une retraite strat?giqueou un refuge souterrain ?L?universitaire avance une th?se prudente : ? Tchiroma n?a pas quitt? le pays. Il conna?t trop bien la r?gion. Le Grand Nord regorge de zones recul?es, parfois inconnues, qui ont d?j? servi de refuge ? des combattants de Boko Haram ou ? des preneurs d?otages. Il pourrait s?y cacher sans que personne ne le d?tecte ?. L?hypoth?se para?t cr?dible. Les contreforts du Mayo-Tsanaga, du Mayo-Sava, du Mayo-Louti et du Mayo-Rey abritent de nombreuses grottes et vall?es inaccessibles, longtemps utilis?es comme caches par divers groupes arm?s. ? Il pourrait m?me ?tre h?berg? dans un domicile priv? sans que personne ne le sache ?, rench?rit l’universitaire. ?Une disparition mystique?selon les habitantsMais ? Garoua, la fronti?re entre le rationnel et le mystique reste poreuse. Hamadou, habitant du quartier Poumpoumr?, en est convaincu : ? On peut faire dispara?tre un homme sans qu?il sorte de chez lui. C?est un vieux rituel pratiqu? par certaines communaut?s, notamment les Mousgoum. On le transporte spirituellement ailleurs. Tchiroma a d? recourir ? cette m?thode ?. Ce t?moignage, oscillant entre croyance et r?alit?, illustre l?aura presque mystique dont s?entoure d?sormais le leader disparu. Enl?vement manqu?Le journaliste Franklin Sone, pr?sent a Garoua relate : ? Issa Tchiroma Bakary a ?t? enlev? lors d?une op?ration men?e dans une r?sidence de Yola, dans l??tat d?Adamawa au Nigeria, par les forces de s?curit? nig?rianes, entre 22 h et 23 h, le dimanche 2 novembre, selon un rapport confidentiel ?. ? Les forces nig?rianes ont agi sur la base d?un renseignement transmis par la s?curit? camerounaise, qui avait localis? Tchiroma gr?ce aux signaux ?mis par son t?l?phone portable. Les autorit?s camerounaises l?avaient d?crit ? leurs homologues nig?rianes comme un criminel dangereux. Les services nig?rians ont alors r?agi promptement ?, poursuit-il. ? Une unit? sp?ciale venue du Cameroun se trouvait d?j? au Nigeria, pr?te ? ramener Tchiroma ? la mani?re de Nera 10, mais lorsque les autorit?s nig?rianes ont compris de qui il s?agissait, elles ont interrompu l?extradition convenue. Il est d?sormais enti?rement sous la protection des services de s?curit? nig?rians, ?chappant ainsi de justesse ? une arrestation ?, conclut le journaliste. Entre mythe et manipulation politiquePendant que les autorit?s gardent le silence, les r?seaux sociaux s?enflamment. Certains parlent d?un sc?nario orchestr? par le r?gime de Yaound? pour pousser l?ancien ministre ? la reddition. D?autres ?voquent un rapt politique organis? par une faction dissidente de l?arm?e. Une chose est s?re : le ? myst?re Tchiroma ? secoue la R?publique. Comment un homme plac? sous haute surveillance a-t-il pu dispara?tre sans laisser de trace ? Et surtout, que pr?pare-t-il, depuis ce ? lieu s?r ? dont il affirme coordonner la r?sistance ? Tom

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Natalia Sanginiti

Elle prend officiellement ses fonctions comme nouvelle ambassadrice d?Italie au Cameroun, succ?dant ? Filippo Scammacca del Murgo, r?cemment parti. N?e ? Catanzaro en 1977 et dipl?m?e en sciences politiques de l?Universit? Roma Tre, elle a int?gr? le corps diplomatique italien en 2006. Son parcours l?a men?e ? des postes vari?s : ? Amman comme deuxi?me puis premi?re secr?taire, puis premi?re secr?taire commerciale, avant de rejoindre Hano? comme conseill?re commerciale en 2017. ? Yaound?, Natalia Sanginiti affirme d?buter son mandat ? avec fiert? et ?motion ?, et souhaite consolider le partenariat Italie-Afrique en s?appuyant sur des principes et valeurs partag?s. La mission diplomatique italienne au Cameroun couvre ?galement le Tchad et la R?publique centrafricaine, offrant un cadre strat?gique pour renforcer la coop?ration bilat?rale. Son exp?rience et son r?seau international devraient permettre ? l?Italie de saisir de nouvelles opportunit?s de collaboration avec le Cameroun et ses voisins africains, dans les domaines ?conomique, culturel et diplomatique. L?arriv?e de Natalia Sanginiti marque un souffle nouveau pour l?ambassade, port? par l?optimisme et la volont? de renforcer les liens historiques entre Rome et Yaound?.

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

1 milliard

Selon de nouvelles donn?es publi?es par l?Organisation mondiale de la Sant? (OMS), plus d?un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles mentaux, dont l?anxi?t? et la d?pression, qui constituent la deuxi?me cause d?invalidit? de longue dur?e. Ces affections ont des cons?quences humaines et ?conomiques majeures, affectant la qualit? de vie et g?n?rant des co?ts importants pour les familles et les syst?mes de sant?. Les rapports La sant? mentale dans le monde aujourd?hui et Atlas de la sant? mentale 2024 soulignent des progr?s dans certains pays, mais mettent en ?vidence de larges lacunes dans l?acc?s aux soins. ? La transformation des services de sant? mentale est l?un des d?fis de sant? publique les plus urgents ?, a d?clar? le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur g?n?ral de l?OMS. Il a rappel? que la sant? mentale doit ?tre consid?r?e comme un droit fondamental, et que chaque gouvernement doit agir rapidement pour ?tendre les services et prot?ger la population.

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Afrique?Europe : l?heure de v?rit?

Les 24 et 25 novembre, l?Angola accueillera le prochain sommet Union africaine?Union europ?enne. Derri?re les sourires diplomatiques et les promesses de partenariat ? renouvel? ?, c?est une ?preuve de v?rit? qui s?annonce. Deux continents li?s par l?histoire, mais encore s?par?s par les d?s?quilibres ?conomiques, les blessures du pass? et une d?fiance persistante. Bruxelles avait promis en 2022 un nouveau d?part : la solidarit?, la s?curit?, la paix, et le d?veloppement durable devaient ?tre les quatre piliers d?une alliance r??quilibr?e. Trois ans plus tard, que reste-t-il de cette ambition ? L?Europe parle encore de coop?ration, mais trop souvent avec la voix de ses int?r?ts. Ses programmes d?investissement ? ? commencer par le fameux Global Gateway ? peinent ? convaincre. Derri?re les milliards annonc?s, les capitales africaines cherchent des r?sultats tangibles : des routes construites, des usines qui tournent, des jeunes qui trouvent un emploi sur leur sol. Ce qu?elles voient, trop souvent, ce sont des conditions, des lenteurs, des financements qui servent autant les entreprises europ?ennes que les besoins du continent. L?Afrique ne demande plus l?aum?ne : elle r?clame un partenariat d??gal ? ?gal, un pacte fond? sur la confiance et la r?ciprocit?. Car le monde a chang?. La Chine, la Turquie, les puissances du Golfe ou encore l?Inde courtisent l?Afrique, sans le poids historique ni la condescendance que beaucoup reprochent encore ? l?Europe. L?Union europ?enne, qui aime se pr?senter en championne du multilat?ralisme, risque d??tre rel?gu?e au second plan si elle ne repense pas en profondeur sa relation avec son voisin du Sud. Elle ne peut plus se contenter d?invoquer les valeurs universelles tout en ?rigeant des murs pour bloquer les migrants, ou en subordonnant son aide ? des clauses s?curitaires qui servent avant tout sa propre stabilit?. Le sommet d?Angola doit rompre avec cette logique de d?pendance. Il doit reconna?tre que la jeunesse africaine ? plus de 400 millions de jeunes de moins de 25 ans ? n?est pas une menace, mais une chance. Qu?investir dans l??ducation, les ?nergies propres, la sant? ou la transformation locale des mati?res premi?res, c?est pr?parer un avenir partag?, pas acheter la paix sociale. L?Europe doit ?couter, pas seulement parler. Elle doit apprendre ? ?tre partenaire, pas tuteur. Ce rendez-vous de novembre n?est pas un sommet de plus. C?est un test. L?Afrique attend des preuves, pas des discours. L?Europe, elle, doit prouver qu?elle a compris que le temps des rapports verticaux est r?volu. Dans un monde secou? par les crises, les guerres et les transitions ?cologiques, aucun continent ne peut r?ussir sans l?autre. Mais il faut du courage politique pour transformer une promesse en projet commun. De son c?t?, l?Afrique a aussi une responsabilit? historique. Elle ne peut se contenter de d?noncer les in?galit?s du syst?me international tout en tol?rant la corruption, la fuite des capitaux ou la d?pendance ? l?aide. Elle doit parler d?une seule voix, assumer son poids d?mographique et strat?gique, et exiger des conditions justes dans les n?gociations commerciales, technologiques ou climatiques. Le monde multipolaire qui ?merge donne ? l?Afrique un levier in?dit : celui de choisir ses alliances. Encore faut-il qu?elle s?en serve avec audace. Angola 2025 doit ?tre le sommet du r?veil. Si l?Union africaine et l?Union europ?enne veulent encore pr?tendre ?crire ensemble une page d?histoire, c?est maintenant ou jamais. Le partenariat du futur ne se b?tira ni sur la nostalgie, ni sur la peur, mais sur la reconnaissance mutuelle et la volont? de grandir ensemble. L?Afrique n?attend plus : elle avance. ? l?Europe de d?cider si elle veut marcher ? ses c?t?s ou rester sur le quai. JRMA

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Sa Majest? Foo Sokoudjou Mpoda: Pauvre Cameroun !!!!

Ce pays pour lequel j?ai tout donn? depuis 1955? Je pleure, les larmes descendent dans mon ventre, car j?estime qu?il m?rite mieux. Ces derni?res heures, j?ai l?impression que mon pays est entr? dans une phase tumultueuse de son histoire, et c?est tr?s d?plorable. Tout d?abord, je voudrais m?incliner devant la m?moire de ces Camerounais qui sont en train de perdre leurs vies dans cette situation regrettable et qu?on pouvait ?viter, alors qu?ils ne demandaient qu?? ?tre prot?g?s, encadr?s, ?duqu?s pour ?tre utiles au Cameroun de demain. Des morts de plus, des morts de trop, dont je souhaite qu?elles ne soient pas des morts inutiles. ? ces jeunes gens qui sont descendus dans les rues, et dont je peux comprendre le degr? de col?re malgr? quelques d?rives, je condamne fermement toute forme de violence, d?o? qu?elle vienne. S?attaquer aux biens publics ou priv?s, piller les biens d?autrui d?nature le sens de votre combat noble, jette un s?rieux discr?dit sur vos revendications l?gitimes, et c?est inacceptable. Br?ler des ?coles en pleine ann?e acad?mique est criminel, car cela fait plus de mal aux enfants inscrits dans cet ?tablissement qu?au propri?taire. Incendier des palais de justice, c?est ouvrir des portes ? l?injustice que nous d?non?ons. Exprimer votre col?re de mani?re pacifique et ordonn?e me semble plus porteur. ? vous qui tenez encore les manettes de la gouvernance de ce pays, je vous invite ? un minimum d?humilit?, de respect vis-?-vis de ce peuple dont vous avez la charge. Regardez jusqu?o? votre arrogance, votre m?pris, votre z?le ont conduit tout un pays. Le peuple se sent trahi, abus? et abandonn?, et le r?sultat est ce ras-le-bol manifest? depuis 72 h. Mettez de c?t? votre orgueil et ayez une oreille attentive aux cris, aux pleurs du peuple qui ne demande qu?un meilleur vivre et la v?rit?. La situation que traverse notre pays depuis quelques jours nous pousse, si l?on a encore un peu d?amour pour ce pays, ? marquer un temps d?arr?t, ? nous poser les bonnes questions sur la situation et l?avenir de ce pays que les p?res fondateurs nous ont l?gu?. Le contrat social est questionnable, et tout laisse ? croire qu?il r?gne d?sormais un climat de m?fiance entre le peuple et ses dirigeants. Je pense qu?il est plus qu?urgent que les Camerounais se parlent, se pardonnent, se tol?rent, se r?concilient et mettent en place les conditions d?une paix durable. Cela n?est possible que si l?on se regarde dans les yeux, que l?on se dise les v?rit?s pour apaiser les c?urs et ?tablir la justice pour tous. Ce que j?ai vu et entendu ces 72 derni?res heures me chagrine et n?est pas de nature ? rassurer, mais me convainc que beaucoup de plaies restent ouvertes, et nous devons courageusement les nettoyer, les soigner pour qu?elles se cicatrisent avant de transmettre cet h?ritage aux g?n?rations futures. Il nous appartient, ce pays ; nous devons le prot?ger, et chacun se doit de jouer sa partition. J?ai suivi avant-hier les juges supr?mes d?clarer un vainqueur de l??lection pr?sidentielle. J?ose croire qu?au-del? de tout, chacun est seul devant sa conscience. Depuis lors, une psychose traverse tout le pays. Le peuple envoie un message ? ses dirigeants, et il faut le d?crypter. Le malaise est profond, et il faut l?aborder sans haine ni rancune si nous aimons ce pays. Je pleure, car ce n?est pas ce pays-ci que nous vivons aujourd?hui que nous avons r?v? en 1955. Il incombe ? celui qui a encore le pouvoir de cr?er les conditions pour ramener la vraie paix dans ce pays, de r?tablir un climat de confiance entre le peuple et les dirigeants, car le doute semble s?installer et le peuple ne croit plus ? rien. ? contrario, il en portera la responsabilit? devant l?Histoire d?avoir laiss? cette situation s?empirer. La guerre du NOSO nous ?difie ? suffisance sur les cons?quences de l?arrogance, du mensonge, du m?pris, de la condescendance : le Cameroun ne peut plus se permettre un nouveau front, car il n?y a aucun honneur ? avoir une victoire sur son peuple en exer?ant la force, la r?pression et les arrestations. Chacun peut bien se faire l?illusion de se cacher derri?re son petit doigt pour ?chapper ? la justice des hommes, mais ce qui est certain, personne n??chappera ? la justice divine et r?pondra seul de ses actes. Que les dieux de nos anc?tres veillent sur le Cameroun, apaisent le c?ur de chacun et donnent de mettre le Cameroun au-dessus de vos int?r?ts ?go?stes. Foo Sokoudjou Mpoda, ce 29 octobre 2025 NB : J?ai express?ment autoris? la traduction de ce texte sans rien changer de ma pens?e, pour faciliter la compr?hension de tous.

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut