bloc d’article

bloc d'article

Secteur gazier au Cameroun?: les chantiers de la renaissance de l?ACG

L?Association camerounaise du gaz, en concertation le 24 septembre 2025 ? Yaound?, engage la relancer ses activit?s. Son credo?: ??C?est ensemble, dans l?unit? et la solidarit?, que nous pourrons relever les d?fis et b?tir une industrie gazi?re robuste, comp?titive et durable, au service du Cameroun et des g?n?rations futures??. Apr?s une quinzaine d?ann?es d?hibernation, l?ACG sort du bois. Le ministre Adolphe Moudiki, Administrateur ? Directeur G?n?ral de la Soci?t? nationale des hydrocarbures, vient de r?unir ? Yaound? les membres de l?ACG, en sa qualit? de Pr?sident du Conseil de cette Association. Les enjeux de cette concertation sont fix?s dans l?allocution d?ouverture de la concertation par le Repr?sentant de l?ADG de la SNH, Magloire Ndozeng. Pour le Conseiller num?ro ? la SNH, ? le gaz naturel appara?t plus que jamais comme une ?nergie d?avenir, un levier de comp?titivit?, de durabilit? environnementale et de souverainet? ?nerg?tique. De nombreux pays investissent massivement pour assurer leur s?curit? dans ce domaine et acc?l?rer la transition vers un mix ?nerg?tique plus ?quilibr?. Le Cameroun, riche de ses ressources gazi?res et de l?expertise de ses partenaires, ne peut rester en marge de cette dynamique mondiale ?. Aussi, continue Magloire Ndozeng, ? c?est pourquoi la relance de l?ACG est une n?cessit? absolue. Elle permettra de f?d?rer les efforts des acteurs publics et priv?s, de stimuler l?innovation et de renforcer la place du gaz dans notre ?conomie. Elle offrira ?galement une plateforme cr?dible pour accompagner les r?formes, promouvoir les bonnes pratiques, d?fendre les int?r?ts de la profession et attirer de nouveaux investissements ?. R?solutions La concertation du 24 septembre 2025 ? Yaound? a accouch? d?un ? plan Marshall de la reconstruction ? de l?Association camerounaise du Gaz. Le Repr?sentant de l?ADG de la SNH confie : ? les ?changes de ce jour ont ?t? riches, constructifs et porteurs d?espoir pour l?avenir de notre ch?re Association. Ils ont confirm?, s?il en ?tait besoin, l?attachement des acteurs de la chaine gazi?re ? disposer d?un cadre f?d?rateur capable de promouvoir et de d?fendre les int?r?ts du secteur, dans un contexte mondial marqu? par de grands d?fis ?nerg?tiques et environnementaux ?. A en croire le Conseiller num?ro 1 de la SNH, ? nous avons ensemble rappel? l?importance du gaz naturel comme ?nergie de transition et de souverainet?, et reconnu la n?cessit? d?une action concert?e pour exploiter pleinement le potentiel de notre pays dans ce domaine. Nous avons ?galement trac? les grandes lignes des actions prioritaires : confirmer l?adh?sion des membres fondateurs et encourager de nouveaux partenaires ? rejoindre l?Association ; pr?parer avec rigueur la prochaine Assembl?e g?n?rale ?lective pour redynamiser la gouvernance de l?ACG ; mettre en place des commissions permanentes qui porteront les r?flexions et les projets concrets. Missions Travail ardu, s?il en est, qui appelle la mobilisation de tous les acteurs. ? La SNH restera pleinement engag?e aux c?t?s de l?ACG pour l?accompagner dans la relance et l?aider ? atteindre ses objectifs. La r?ussite de ce projet est une responsabilit? partag?e, mais elle est aussi une formidable opportunit? pour notre pays ?. Bon ? rappeler : l?ACG est cr??e le 26 octobre 2005 avec l?objectif d??tre un cadre privil?gi? de concertation et de synergie entre diff?rents acteurs de la chaine gazi?re au Cameroun. Elle a pour mission essentielle d?accompagner et de stimuler le d?veloppement de l?industrie gazi?re nationale, depuis l?exploration et la production jusqu?? la distribution, en veillant ? ce que ce secteur strat?gique contribue pleinement ? la croissance ?conomique et au bien-?tre des populations ?. A en croire le journal en ligne Investir au Cameroun, la production de gaz naturel au Cameroun devrait atteindre 1,78 millions de tonnes en 2025 selon la Banque des Etats de l?Afrique centrale (B?ac), soit une hausse de 23% par rapport ? 2024, dont la production est de 1,44 millions de tonnes. La SNH et Gaz du Cameroun sont les acteurs cl?s du secteur gazier au Cameroun. Bobo Ousmanou Rep?res Association Camerounaise de Gaz (ACG)

bloc d'article

Centrafrique : la MINUSCA annonce le renforcement du dispositif s?curitaire pour prot?ger les d?plac?s dans le nord-est du pays

La Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations Unies pour la stabilisation en R?publique centrafricaine (MINUSCA) a annonc? mercredi avoir renforc? son dispositif de s?curit? autour de sa base op?rationnelle temporaire ? Am-Dafock, dans le nord-est du pays, afin de prot?ger plusieurs milliers de civils d?plac?s internes. L’annonce a ?t? faite par la porte-parole de la MINUSCA, Florence Marchal, lors de la conf?rence de presse hebdomadaire de la mission onusienne ? Bangui, capitale centrafricaine. Selon Mme Marchal, les villageois, en majorit? des femmes, des enfants et des personnes ?g?es, se sont rassembl?s autour de la base apr?s avoir fui les r?centes violences dans la r?gion. « La Force a intensifi? ses patrouilles, de jour comme de nuit, en coordination avec les Forces arm?es centrafricaines (FACA), pour garantir la s?curit? des civils », a-t-elle pr?cis?. Elle a ajout? que de l’eau potable ?tait ?galement distribu?e sur place, tandis que les acteurs humanitaires pr?sentaient actuellement les besoins les plus urgents et les ressources disponibles afin d’organiser une r?ponse appropri?e. Selon la MINUSCA, ses ?quipes sur le terrain sont en contact permanent avec les autorit?s locales et les acteurs communautaires. Elle continue de soutenir les m?canismes de gestion des conflits existants, notamment les comit?s locaux de paix et de r?conciliation (CLPR) et les cellules mixtes d’op?ration pour la paix (CMOP), dans le mais de pr?venir les tensions intercommunautaires. BANGUI, 24 septembre (Xinhua)

bloc d'article

Centrafrique : deux cas confirm?s de Mpox recens?s dans le sud-ouest du pays

Quatre cas suspects de Mpox, dont deux confirm?s positifs, ont ?t? recens?s dans la pr?fecture de la Sangha-Mba?r?, dans le sud-ouest de la R?publique centrafricaine (RCA), ont rapport? jeudi des sources locales concordantes. Selon Julien Semndoutou, m?decin-chef du district sanitaire de Bayanga, les pr?l?vements pr?lev?s sur les quatre patients ont ?t? analys?s par l’Institut Pasteur de Bangui, confirmant deux cas positifs. « Les personnes concern?es, deux femmes et deux hommes, ont ?t? plac?es en isolement afin de recevoir des soins appropri?s. Nous appelons la population ? la vigilance et ? ?viter le contact avec les animaux domestiques, souvent vecteurs potentiels de la maladie », a-t-il d?clar? sur les ondes d’une radio locale. Selon les donn?es officielles, entre janvier et ao?t 2025, 427 cas ont ?t? recens?s, dont 28 ont ?t? confirm?s. Mba?ki, Bangassou, Sangha-Mba?r? et Kemb?-Sat?ma sont les zones o? l’?pid?mie est active, avec une moyenne de quatre cas confirm?s chaque semaine. BANGUI, 25 septembre (Xinhua)

bloc d'article

L’op?ra Wu chinois mis en sc?ne dans la capitale de la RDC

Des pi?ces classiques de l’op?ra Wu traditionnel chinois ont ?t? pr?sent?es jeudi ? Kinshasa, capitale de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), attirant un public d’environ 800 personnes. Organis? par l’ambassade de Chine dans ce pays africain, ce spectacle captivant, pr?sent? par plus de 20 artistes de la troupe d’op?ra Wu du Zhejiang, originaire de la province orientale chinoise du Zhejiang, s’est tenu au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale, soutenu par la Chine, ? Kinshasa. Modeste Bahati Lukwebo, deuxi?me vice-pr?sident du S?nat de la RDC, ?tait pr?sent ? la repr?sentation. Il a d?clar? que l’?v?nement avait offert au public congolais l’occasion de d?couvrir le charme unique de la culture traditionnelle chinoise, avait enrichi la vie culturelle de la capitale de la RDC et avait contribu? ? renforcer la compr?hension mutuelle et l’amiti? entre les deux peuples. L’op?ra Wu, ?galement connu sous le nom d’op?ra Jinhua, est n? sous la dynastie Ming (1368-1644) et reste populaire dans l’est de la Chine. Il est inscrit au patrimoine culturel immat?riel national de la Chine. KINSHASA, 26 septembre (Xinhua)

bloc d'article

Yaound?: la mort se vend en bouteille

Dans les clubs, sur les trottoirs et dans les march?s de la capitale, le whisky frelat? continue de circuler, insaisissable et dangereux, rappelant que parfois, la soif d?ivresse est plus forte que la peur de mourir. La nuit s?installe sur Yaound? et, avec elle, le ballet des illusions liquides commence. ? Bastos, Essos, Mvog-Ada, Melen ou Emombo, les bo?tes de nuit s?embrasent sous les n?ons, o? des DJs lancent des basses qui font trembler les plafonds et les c?urs. Les verres circulent comme des troph?es dans un cirque absurde : whisky frelat? d?guis? en mill?sime prestigieux, parfois camoufl? dans un soda pour tromper les palais et les consciences. Ici, le luxe n?est qu?un mirage, et le drame, un invit? permanent. La jeunesse, affam?e de sensations et de glamour ? bas prix, s?y jette avec la na?vet? de funambules ivres avant la chute. Les ?clats de rire se m?lent aux vertiges, les selfies se m?lent aux spasmes, et chaque pas de danse un peu trop audacieux devient une pirouette tragiquement comique. Les serveurs, jongleurs d?un spectacle absurde, manipulent des bouteilles comme des bombes d?guis?es, tandis que les convives, persuad?s de tenir le secret de la f?te parfaite, ignorent que chaque shot pourrait ?tre leur ticket pour l?urgence la plus proche. Rodrigue, 24 ans, ?tudiant en sciences ?conomiques, raconte : ? On voulait juste f?ter la fin des examens. On a command? ce qu?on croyait ?tre du whisky import?. Apr?s quelques verres, vertiges et br?lures ? l?estomac? mes amis aussi. J?ai fini aux urgences. Le m?decin m?a dit que c??tait du whisky frelat?. Depuis, je n?ai plus jamais touch? ? l?alcool en bo?te? mais autour de moi, tout le monde continue ? Le carnaval continue Les rires sonnent creux face ? la perfidie du liquide, les histoires hilarantes d?un soir se transforment parfois en cauchemars au petit matin. Dans cette farce urbaine, la com?die et la trag?die s?embrassent : un ?clat de rire peut pr?c?der un vertige, un toast peut annoncer une chute, et chaque gorg?e est un pari avec la mort. La ville enti?re semble retenir son souffle, complice et horrifi?e ? la fois, regardant ses enfants danser sur un fil invisible entre audace et inconscience. Dans ce bal de feu et de verre, le whisky frelat? devient plus qu?un liquide : un symbole de l?illusion, du d?sir et de la vuln?rabilit?. Les jeunes, h?ros involontaires d?une trag?die burlesque, cherchent juste ? exister, ? ressentir, ? rire dans la nuit. Et la nuit, implacable, continue de tourner, moqueuse, avec ses verres vides et ses ?clats de rire, laissant derri?re elle des souvenirs m?l?s de joie, d?absurde et de danger. La com?die et la trag?die n?ont jamais ?t? aussi proches, et la piste de danse devient un th??tre o? chacun joue son r?le, jusqu?au dernier shot. Dans des appartements lou?s ? l?heure, loin des regards, groupes d?amis trinquent avec des bouteilles frelat?es. La discr?tion est de mise, mais les cons?quences se lisent sur les visages : naus?es, intoxications, passages aux urgences. Les pharmaciens s?arment de pansements gastriques et d?antiacides, qui disparaissent plus vite que les verres vides apr?s les weekends. Ici, la f?te est une pi?ce tragique o? tout le monde joue, mais peu en sort indemne. ? J?avais 22 ans. Ce soir-l?, on voulait juste s?amuser, oublier le stress des examens. On a achet? ce whisky qu?un ami disait ?tr?s bon march? et fort?. Quelques verres plus tard, j?ai senti ma t?te tourner, mon c?ur s?emballer. J?ai fini aux urgences, avec des br?lures d?estomac et des vertiges qui ont dur? des jours. Depuis, je regarde mes amis trinquer avec peur. On croyait partager un moment de joie? mais on a fr?l? le drame ?, confesse Elodie, aujourd?hui cadre d?assurance Poison discret M?decins et urgentistes tirent la sonnette d?alarme. Le Dr Ndongo, urgentiste ? l?h?pital central, confie : ? Nous voyons de plus en plus de jeunes arriver apr?s des nuits en bo?te avec des complications li?es au whisky frelat?. Selon une enqu?te men?e dans cinq clubs populaires de la ville, plus de 60 % des jeunes de 18 ? 30 ans ont consomm? du whisky frelat? au moins une fois, et pr?s de 25 % ont ressenti des effets imm?diats : vomissements, br?lures gastriques, vision trouble. Certains cas sont tragiques. En 2024, plus de 450 intoxications (dont une vingtaine mortelles) li?es ? l?alcool frelat? recens?es au Centre des urgences de Yaound?. Et ce n?est qu?une partie visible de l?iceberg. Les analyses du Centre Pasteur sur des ?chantillons de vins et spiritueux collect?s entre novembre 2018 et de juin ? octobre 2023 au march? de Mokolo montrent que 32,1 % des boissons contiennent des niveaux de m?thanol d?passant le seuil de s?curit? de l’Union europ?enne de 50 mg/L. ? Bien qu’aucun des ?chantillons n’ait atteint des niveaux de toxicit? aigu? (2 000 mg/L ou 14 mg/kg/jour), les effets chroniques potentiels d’une exposition ? de faibles doses de m?thanol, en particulier chez les gros consommateurs, restent une pr?occupation importante ?, signale le Centre Pasteur de Yaound?, ce 17 septembre 2025. Une ?conomie de l?ivresse Le ph?nom?ne n?est pas nouveau. D?s 2019, des centaines de caisses de pseudo-whiskies aux noms exotiques mais inconnus sur les march?s internationaux ont ?t? saisies. Depuis, les trafiquants se sont adapt?s : ateliers clandestins mobiles, cours int?rieures transform?es en distilleries improvis?es, bouteilles recycl?es dans un cycle sans fin de tromperie. Le whisky frelat? est devenu un fant?me urbain, qui glisse entre les doigts de la police et des consommateurs. Dans les clubs hupp?s de Bastos, des single malts import?s se versent avec d?licatesse. Sur les trottoirs des quartiers populaires, les fioles frelat?es br?lent les ventres et empoisonnent les vies. Entre ces deux mondes, une m?me qu?te : boire pour exister, trinquer pour oublier. Dans les quartiers p?riph?riques, des cargaisons enti?res passent de mains en mains via des fili?res obscures. L? o? une bouteille authentique co?te plusieurs milliers de francs, la frelat?e s?ach?te dix fois moins cher. Dans une ville o? le ch?mage ronge et o? la f?te est une soupape

bloc d'article

Le Cameroun et le Tchad signent un accord de coop?ration en mati?re de d?fense

Le Cameroun et le Tchad ont sign? un accord de coop?ration militaire visant ? renforcer la s?curit? le long de leur fronti?re commune, a annonc? mercredi le minist?re camerounais de la D?fense. Le ministre camerounais de la D?fense, Joseph Beti Assomo, et son homologue tchadien, Issaka Maloua Djamous, ont sign? l’accord mardi ? Yaound?, la capitale du Cameroun. Le minist?re a indiqu? dans un communiqu? que cet accord renforcerait les op?rations terrestres conjointes et faciliterait le partage d’informations strat?giques en mati?re de s?curit? entre les deux pays. Le Cameroun et le Tchad sont confront?s ? des d?fis croissants en mati?re de s?curit? aux fronti?res, notamment le terrorisme de Boko Haram et les trafics transfrontaliers illicites. YAOUND?, 24 septembre (Xinhua)

bloc d'article

PepiDoc SEGes CEMAC: l?IA doctement convoqu?e

? l??re du num?rique, l?intelligence artificielle (IA) s?impose comme un catalyseur puissant pour transformer la recherche scientifique et son impact sur la soci?t?. Les technologies d?IA permettent d?analyser des volumes massifs de donn?es, d?identifier des tendances invisibles ? l??il humain et de g?n?rer des solutions innovantes dans des d?lais historiquement impossibles. Cette capacit? ouvre des perspectives in?dites pour que la recherche ne reste plus confin?e aux laboratoires, mais devienne un v?ritable levier de transformation sociale. ? L?impact soci?tal de la recherche ne se limite pas ? l?avanc?e des connaissances?: il r?side dans la capacit? ? r?pondre aux grands d?fis contemporains, qu?il s?agisse de sant? publique, de changement climatique ou de d?veloppement ?conomique inclusif ?, postule le Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du Comit? d?organisation de la PepiDoc SEGes CEMAC. Cependant, nuance l?universitaire, ? exploiter pleinement ce potentiel n?cessite une approche ?thique. Les chercheurs doivent donc conjuguer innovation et responsabilit? pour impacter v?ritablement la soci?t? dans laquelle ils vivent ?. D?o? le sens du th?me de la 4e ?dition de la PepiDoc SEGes CEMAC : ? Accro?tre l?impact social et soci?tal de la recherche gr?ce ? l?intelligence artificielle ?. Ce th?me, indique le Comit? d?organisation, se situe dans la perspective constante de ce projet, qui est principalement celle d?exposer les strat?gies les plus efficaces pour rentabiliser, valoriser la recherche doctorale en Afrique centrale, autant dire, produire des docteurs et des savoirs qui ont une influence r?elle sur le cours de la soci?t?, surtout, sur les plans ?conomique et manag?rial, en ce qui concerne les orientations singuli?res de ce projet. Co-organis? par l?ambassade de France au Cameroun, l?Institut Fran?ais, Campus France, les minist?res de l?Enseignement Sup?rieur (Minesup) et de la Recherche Scientifique et de l?innovation (Minresi) et le Coll?ge de lab?lisation scientifique de la FNEGE, l??v?nement qui constitue la colonne vert?brale du pr?sent zoom est planifi? du 25 au 27 novembre 2025 ? Yaound?.

bloc d'article

Yaound?: l?Afrique centrale en th?se avec l?IA

Fin novembre prochain, la capitale camerounaise accueille la 4? ?dition de la P?pini?re doctorale en sciences ?conomiques et de gestion (PepiDoc SEGes CEMAC). Une rencontre acad?mique qui entend former une nouvelle g?n?ration de chercheurs africains, capables de produire des travaux ? fort impact social et soci?tal. Cette ann?e, l?IA, pr?sent?e ? la fois comme un outil de transformation et un d?fi ?thique, s?impose comme le fil rouge des d?bats. A Yaound?, d?s la conf?rence de presse de lancement, le ton a ?t? donn?. ? Nous voulons que la recherche scientifique en Afrique ne se contente plus de produire des chiffres, mais qu?elle ait un impact concret sur les soci?t?s. L?intelligence artificielle est un outil formidable pour y parvenir, ? condition qu?elle reste au service de l?homme ?, a insist? le Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. A l?en croire, l??dition 2025 suscite d?j? un r?el engouement : 46 candidatures d?pos?es, dont 28 venues du Cameroun et 18 d?autres pays de la sous-r?gion et au-del?. Les doctorants s?lectionn?s b?n?ficieront d?un dispositif attractif : mobilit? scientifique, prise en charge logistique, et une allocation mensuelle de 1 500 euros pour travailler dans des conditions proches des standards internationaux. ? C?est une occasion unique pour nos doctorants de confronter leurs recherches aux pratiques mondiales et de d?velopper des solutions adapt?es aux r?alit?s africaines ?, a soulign? St?phanie Mailles Viard, attach?e de coop?ration scientifique et universitaire ? l?ambassade de France au Cameroun. Enjeu L?initiative s?appuie sur un solide r?seau de partenaires : l?ambassade de France, plusieurs instituts et grandes ?coles fran?aises, ainsi que des universit?s de la CEMAC. Pour Elias Perrier Ngueulieu, secr?taire technique de la PepiDoc, cette ouverture est vitale : ? La collaboration internationale permet ? nos jeunes chercheurs d?int?grer les technologies modernes et les m?thodologies les plus avanc?es, sans perdre de vue les besoins locaux. ? Mais les organisateurs restent vigilants : l?IA doit rester un outil, et non une fin en soi. ? Nous devons apprendre ? utiliser l?intelligence artificielle comme un assistant, pas comme un substitut. Les d?cisions finales et l??thique rel?vent toujours du chercheur ?, a rappel? Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. Dans un contexte de crises ?conomiques, environnementales et sociales, cette mise en garde prend tout son sens. Les th?matiques retenues couvrent un large spectre : cha?nes de valeur en Afrique centrale, inclusion financi?re par le num?rique, gouvernance des ressources naturelles, ou encore r?silience des syst?mes ?conomiques face aux chocs. Chaque projet devra d?montrer son utilit? sociale et sa capacit? ? proposer des solutions concr?tes. ? Nous voulons que les travaux d?bouchent sur des recommandations op?rationnelles pour nos soci?t?s ?, r?sume Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. Au-del? de l?accompagnement acad?mique, la P?pini?re se veut un catalyseur de changement. En r?unissant des doctorants de toute la CEMAC et m?me du Maroc, int?ress? par l?initiative sans pr?tendre aux financements, elle cr?e un espace d??changes et de fertilisation crois?e. L?ambition est claire : ? produire du savoir et de l?action ? face aux incertitudes croissantes. ? Yaound?, l??v?nement de fin novembre prochain s?impose ainsi comme un laboratoire d?innovation intellectuelle. En convoquant l?intelligence artificielle non pas comme une mode, mais comme un levier, la 4? P?pini?re doctorale affirme une conviction : la recherche africaine peut ?tre ? la fois rigoureuse et tourn?e vers la soci?t?. Une d?monstration que le savoir, lorsqu?il se met au service de l?action, devient un puissant moteur de transformation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article

Mettre l?IA au service de la recherche

Loin d?un espace et d?un discours qui vise ? enterrer cet outil dans le cimeti?re de l?oubli, la P?piDoc SEGes 2025 vise ? analyser les contours qui permettraient de mieux le capitaliser. ? Yaound?, la 4? ?dition de la P?piDoc SEGes) surfe sur une ambition claire : transformer l?IA en levier concret pour la recherche acad?mique. Loin des discours qui rel?guent cet outil aux oubliettes, l??dition 2025 entend explorer ses potentialit?s pour am?liorer la production et la diffusion des connaissances scientifiques. Le contexte r?gional impose cette modernisation  La sous-r?gion CEMAC reste confront?e ? un triple enclavement : l?acc?s limit? ? la documentation scientifique et aux ?changes interculturels, des ressources mat?rielles insuffisantes pour analyser ou produire des donn?es, et un financement quasi inexistant de la recherche locale, aggrav? par le faible acc?s aux opportunit?s internationales. Ces constats, r?guli?rement soulign?s par les institutions universitaires, ont ?t? r?affirm?s lors de la 10? session ordinaire de la Conf?rence des recteurs d?universit?s et des responsables d?organismes de recherche d?Afrique centrale (CRUROR-AC), tenue ? Yaound? les 4 et 5 mars 2025, apr?s celle de N?Djamena en septembre 2023 sur le financement des universit?s et de la recherche scientifique. Face ? ces d?fis, la P?piDoc SEGes 2025 se donne un double objectif : renforcer les comp?tences techniques des doctorants et jeunes chercheurs, et maximiser l?impact social et soci?tal de leurs travaux gr?ce ? l?IA. ? Il ne s?agit pas seulement de se familiariser avec l?IA, mais de comprendre comment elle peut transformer la mani?re dont nous produisons et diffusons la connaissance ?, souligne un membre du comit? scientifique. Au programme : conf?rences, ateliers pratiques et s?ances de r?flexion collective pour identifier les meilleures pratiques d?int?gration de l?IA dans les projets de recherche en sciences ?conomiques et de gestion. Les organisateurs veulent que chaque participant reparte avec des outils concrets, capables d?optimiser la collecte et l?analyse de donn?es, tout en favorisant la diffusion rapide et pr?cise des r?sultats scientifiques. En pla?ant l?innovation et l?adaptation technologique au c?ur des d?bats, la P?piDoc SEGes 2025 illustre la dynamique de modernisation de la recherche en Afrique centrale. Cette approche pourrait bien dessiner de nouvelles perspectives pour la science sur le continent, o? l?intelligence artificielle n?est plus un simple objet de curiosit?, mais un v?ritable moteur pour l?avenir acad?mique et socio-?conomique. JRMA

bloc d'article

Pr Bertin L?opold Kouayep: ??inscrire les doctorants et chercheurs d?Afrique centrale dans cette dynamique mondiale??

Le pr?sident du comit? d?organisation de la P?piDoc SEGes 2025 traite des contours et des ressorts de l??v?nement. Depuis 2019, la coop?ration fran?aise au Cameroun accompagne les enseignants et chercheurs. Ce projet a franchi plusieurs ?tapes et s??tend aujourd?hui aux ?tudiants de toute l?Afrique centrale ? travers la P?pini?re doctorale. Qu?est-ce qui change fondamentalement ? Ce qui change, c?est notre capacit? ? nous adapter aux mutations rapides de notre environnement socio-?conomique. La CEMAC est aujourd?hui confront?e ? de grands d?fis : une ?conomie marqu?e par la d?pendance aux mati?res premi?res, des syst?mes ?ducatifs encore fragiles, et une jeunesse nombreuse qui aspire ? trouver sa place. Il fallait donc que la P?pini?re doctorale se mette au diapason de ces r?alit?s. Cette ann?e, en partenariat avec l?ambassade de France, le Service de coop?ration et d?action culturelle et d?autres acteurs institutionnels, nous avons choisi de mettre en avant une th?matique incontournable : l?intelligence artificielle. Vous savez que l?IA est en train de transformer les habitudes de travail, les m?thodes d?enseignement et m?me nos comportements quotidiens. La nouveaut?, c?est donc cette volont? d?inscrire les doctorants et chercheurs d?Afrique centrale dans cette dynamique mondiale, afin qu?ils ne soient pas de simples spectateurs, mais des acteurs capables de l?adapter ? leur environnement. Justement, comment int?grer l?IA comme outil de recherche dans un environnement aussi difficile que celui de l?Afrique centrale ? C?est un vrai d?fi, car nos contextes sont marqu?s par des contraintes structurelles : enclavement, faiblesse des infrastructures num?riques, co?ts ?lev?s de la connexion internet, et manque d?acc?s ? une documentation scientifique actualis?e. Beaucoup de jeunes chercheurs se retrouvent isol?s et peinent ? d?velopper une m?thodologie solide. La P?pini?re doctorale est venue combler ce vide. Depuis 2019, nous avons progressivement construit un dispositif qui brise cet isolement. Gr?ce aux bourses et aux partenariats nou?s avec des laboratoires fran?ais, les doctorants ont d?sormais acc?s ? des bases de donn?es, des logiciels d?analyse, et des biblioth?ques virtuelles qu?ils ne pouvaient pas consulter auparavant. Int?grer l?IA, c?est d?abord permettre aux jeunes de voir cet outil comme un facilitateur : dans la collecte et le traitement des donn?es, dans la mod?lisation ?conomique, dans l?analyse des politiques publiques. Mais c?est aussi une opportunit? pour cr?er des solutions adapt?es aux r?alit?s locales. Par exemple, l?IA peut ?tre utilis?e pour anticiper l??volution des prix des mati?res premi?res, pour simuler l?impact des politiques fiscales, ou encore pour analyser les effets du changement climatique sur l?agriculture en Afrique centrale. On parle d?un focus sur les sciences ?conomiques et de gestion. Pourquoi ne pas ?largir ? d?autres disciplines, comme les sciences juridiques ? Il faut pr?ciser que la P?pini?re doctorale n?est pas un projet isol?. C?est un maillon d?un ensemble d?initiatives que porte la coop?ration fran?aise dans diff?rents domaines. En sciences juridiques, par exemple, un autre programme existe d?j?, coordonn? par le professeur Kenfack, pr?sident de l?Universit? Toulouse Capitole. Ce programme pr?pare les jeunes enseignants-chercheurs d?Afrique centrale ? l?agr?gation, une ?tape cruciale pour renforcer les capacit?s de nos universit?s. Le choix des sciences ?conomiques et de gestion r?pond ? une urgence particuli?re : nos ?conomies peinent ? se transformer et ? cr?er de la valeur ajout?e. Nous avons besoin de comp?tences capables de penser la fiscalit?, la gestion publique, l?entrepreneuriat, la transformation industrielle. C?est l? que les doctorants en sciences ?conomiques et de gestion peuvent avoir un impact imm?diat. Leur r?le est d?apporter des solutions concr?tes, applicables dans le monde du travail et utiles pour les d?cideurs politiques. Quelle place accordez-vous ? la professionnalisation dans ce projet ? Elle est centrale. Longtemps, on a consid?r? la th?se comme un exercice purement acad?mique, d?connect? de la r?alit? ?conomique et sociale. Or, notre conviction est que la recherche doit produire un savoir utile. Un doctorant ne doit pas se limiter ? produire un document de plusieurs centaines de pages qu?on d?pose dans une biblioth?que. Il doit ?tre en mesure de r?pondre ? une question simple : ? Qu?est-ce que ma recherche r?sout dans mon environnement ? ? C?est pourquoi nous parlons d?incubateur de savoir. La P?pini?re met les doctorants en situation de confrontation avec des acteurs ?conomiques, des institutions publiques, des chambres consulaires. Nous voulons les amener ? d?velopper des recherches qui d?bouchent sur des solutions de transformation : am?liorer la comp?titivit? des entreprises, mieux g?rer les ressources fiscales, anticiper les crises alimentaires ou ?nerg?tiques. La professionnalisation, c?est donc donner aux doctorants la conscience qu?ils sont des b?tisseurs du d?veloppement, pas seulement des universitaires. Accompagnez-vous les doctorants jusqu?? la fin de leur parcours ? Absolument. Notre r?le n?est pas seulement de leur offrir une formation ponctuelle. Nous les suivons tout au long de leur cheminement acad?mique. Aujourd?hui, plus d?une douzaine ont d?j? soutenu avec succ?s leur th?se dans des universit?s camerounaises. Et nous constatons avec fiert? qu?ils occupent des postes strat?giques, qu?ils publient des articles de qualit? et qu?ils participent ? des d?bats de soci?t?. Mais il reste un probl?me majeur : le financement de la recherche. Les ?tats de la sous-r?gion consacrent encore trop peu de ressources ? ce secteur. Nous plaidons pour un virage vers ce qu?on appelle la ? recherche-d?veloppement ?, qui implique une collaboration plus ?troite avec le secteur priv?. Car ce sont les entreprises qui connaissent les besoins du march? et les m?tiers de demain. La recherche doit ?tre pens?e comme un levier de comp?titivit? pour nos ?conomies, et non comme un exercice isol?. Quelles sont les perspectives imm?diates pour la P?pini?re doctorale ? En guise de rappel, la p?pini?re doctorale en sciences ?conomiques et de gestion est une initiative mise sur pied depuis 2019. Elle enregistre ? date, 17 laur?ats soit 02 en 2020 ; 05 en 2022 ; 05 en 2023 ; 05 en 2024. Nous avons lanc? un appel ? candidatures en mai dernier, diffus? sur toutes les plateformes num?riques et dans les universit?s. Les soumissions sont ouvertes jusqu?au 10 septembre. Le 19 septembre, un jury compos? d?experts s?lectionnera les meilleurs projets, avec une attention particuli?re pour la participation f?minine. Du 25 au 27 novembre, ces projets seront pr?sent?s

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut