Fin novembre prochain, la capitale camerounaise accueille la 4? ?dition de la P?pini?re doctorale en sciences ?conomiques et de gestion (PepiDoc SEGes CEMAC). Une rencontre acad?mique qui entend former une nouvelle g?n?ration de chercheurs africains, capables de produire des travaux ? fort impact social et soci?tal.

Cette ann?e, l?IA, pr?sent?e ? la fois comme un outil de transformation et un d?fi ?thique, s?impose comme le fil rouge des d?bats. A Yaound?, d?s la conf?rence de presse de lancement, le ton a ?t? donn?. ? Nous voulons que la recherche scientifique en Afrique ne se contente plus de produire des chiffres, mais qu?elle ait un impact concret sur les soci?t?s. L?intelligence artificielle est un outil formidable pour y parvenir, ? condition qu?elle reste au service de l?homme ?, a insist? le Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. A l?en croire, l??dition 2025 suscite d?j? un r?el engouement : 46 candidatures d?pos?es, dont 28 venues du Cameroun et 18 d?autres pays de la sous-r?gion et au-del?. Les doctorants s?lectionn?s b?n?ficieront d?un dispositif attractif : mobilit? scientifique, prise en charge logistique, et une allocation mensuelle de 1 500 euros pour travailler dans des conditions proches des standards internationaux. ? C?est une occasion unique pour nos doctorants de confronter leurs recherches aux pratiques mondiales et de d?velopper des solutions adapt?es aux r?alit?s africaines ?, a soulign? St?phanie Mailles Viard, attach?e de coop?ration scientifique et universitaire ? l?ambassade de France au Cameroun.
Enjeu
L?initiative s?appuie sur un solide r?seau de partenaires : l?ambassade de France, plusieurs instituts et grandes ?coles fran?aises, ainsi que des universit?s de la CEMAC. Pour Elias Perrier Ngueulieu, secr?taire technique de la PepiDoc, cette ouverture est vitale : ? La collaboration internationale permet ? nos jeunes chercheurs d?int?grer les technologies modernes et les m?thodologies les plus avanc?es, sans perdre de vue les besoins locaux. ?
Mais les organisateurs restent vigilants : l?IA doit rester un outil, et non une fin en soi. ? Nous devons apprendre ? utiliser l?intelligence artificielle comme un assistant, pas comme un substitut. Les d?cisions finales et l??thique rel?vent toujours du chercheur ?, a rappel? Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. Dans un contexte de crises ?conomiques, environnementales et sociales, cette mise en garde prend tout son sens.
Les th?matiques retenues couvrent un large spectre : cha?nes de valeur en Afrique centrale, inclusion financi?re par le num?rique, gouvernance des ressources naturelles, ou encore r?silience des syst?mes ?conomiques face aux chocs. Chaque projet devra d?montrer son utilit? sociale et sa capacit? ? proposer des solutions concr?tes. ? Nous voulons que les travaux d?bouchent sur des recommandations op?rationnelles pour nos soci?t?s ?, r?sume Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation.
Au-del? de l?accompagnement acad?mique, la P?pini?re se veut un catalyseur de changement. En r?unissant des doctorants de toute la CEMAC et m?me du Maroc, int?ress? par l?initiative sans pr?tendre aux financements, elle cr?e un espace d??changes et de fertilisation crois?e. L?ambition est claire : ? produire du savoir et de l?action ? face aux incertitudes croissantes.
? Yaound?, l??v?nement de fin novembre prochain s?impose ainsi comme un laboratoire d?innovation intellectuelle. En convoquant l?intelligence artificielle non pas comme une mode, mais comme un levier, la 4? P?pini?re doctorale affirme une conviction : la recherche africaine peut ?tre ? la fois rigoureuse et tourn?e vers la soci?t?. Une d?monstration que le savoir, lorsqu?il se met au service de l?action, devient un puissant moteur de transformation.
Jean-Ren? Meva?a Amougou