Abdoul Salam Bello : ?Le portefeuille de la Banque mondiale pour le Cameroun est de 4.2 milliards de dollars?
En visite au Cameroun, l?administrateur du Groupe de la Banque mondiale pour le Groupe Afrique II, au conseil d?administration du Groupe de la Banque mondiale (BM), d?voile sa feuille de route au cours d?un point de presse tenu ce vendredi 23 aout 2024 ? Douala. Il y a peu, le vice-pr?sident du Groupe ?tait ici ? Douala, il avait ?galement rencontr? les op?rateurs ?conomiques, et ? l??poque ceux-ci avaient beaucoup insist? sur les difficult?s qu?ils ont ? mobiliser les financements aupr?s de la Soci?t? financi?re internationale (SFI). Ils avaient demand? que certains m?canismes soient plus ou moins all?g?s. Le vice-pr?sident ? l??poque avait dit qu?il prenait l?engagement de suivre ce dossier. Au cours des ?changes que vous avez eus avec le secteur priv?, est-ce que vous ?tes revenus sur ces difficult?s en mati?re de financement?La difficult? de la mobilisation est un sujet qui est revenu naturellement lorsque nous avons discut? avec le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). Pour vous rassurer sur un point, nous sommes tr?s conscients des difficult?s d?acc?s au financement. En tant qu?administrateur pour le Cameroun ou pour l?Afrique, mon travail consiste ? faciliter la mobilisation des ressources par le pays et pour le pays, que ce soit la partie secteur publique ou secteur priv?. Est-ce qu?il y a des lenteurs ou des lourdeurs, on ne va pas se voiler la face, oui. Il y a une difficult? et dans beaucoup de difficult?s, et dans beaucoup de situations, on constate qu?il y a aussi des frustrations parce qu?on veut aller vite, ce qui est normal. C?est le plaidoyer que nous faisons au Conseil d?administration, ? l?institution, mais aussi ? nos partenaires autour de la table, parce que ces d?cisions ne se prennent pas seules. Nous devons n?gocier avec un groupe de personnes. Au conseil d?administration, nous sommes 25. Donc, nous devons n?gocier avec 24 autres personnes qui repr?sentent au total les 25 personnes. On repr?sente 189 pays du monde. Parfois, il y a aussi des questions d?ordre culturel, politique, institutionnelle. Les questions de gouvernance qui se pose et du coup pour faire bouger la machine, ?a prend du temps. ?a ne veut pas dire qu?on ne fait rien, ?a ne veut pas dire qu?on ne veuille rien faire, ?a ne veut pas dire qu?il faille rester ? l??cart. C?est un agenda qui est important. Nous travaillons avec la Soci?t? financi?re internationale (SFI), avec le Conseil pour avoir des processus qui soient plus souples et qui soient plus rapides.L?agenda de d?veloppement africain, qu?il s?agisse du secteur priv? ou du secteur public, doit ?tre vu aussi ? l??chelle des besoins, des probl?matiques qui rel?vent des enjeux des africains. Quand vous avez un continent o? l??ge m?dium est de 10 ans, l?approche de r?ponse au d?veloppement n?est pas la m?me que d?autres r?gions du monde. C?est un sujet sur lequel nous travaillons avec le directeur g?n?ral de la soci?t? financi?re internationale. Nous esp?rons, dans les n?gociations que nous avons d?j? entam?es, nos instruments soient plus et mieux adapt?s. Il y a deux fa?ons d?adresser la probl?matique. Il y a des probl?matiques qui peuvent relever de l?op?rationnalisation. Dans ce cas, c?est une question de comment est-ce qu?on organise les ?quipes. ?a peut aller relativement vite. Il y a d?autres m?canismes qui rel?vent de l?architecture de la structure de gouvernance ? un certain degr? jusqu?au Conseil d?administration, dans un certain degr? dans le syst?me et qui rel?ve des r?formes ? mener de fa?on plus structur?e. L?avantage que nous avons, c?est qu?il y a des gens ici sur place ? Douala qui sont extr?mement dynamiques et motiv?s et qui n?h?sitent pas ? remonter l?information, ? dire voil? les probl?matiques qu?il y a, voil? ce qu?on nous propose pour am?liorer les m?canismes et pour apporter plus de souplesse. C?est une question qui est prise en compte et nous esp?rons avoir les r?sultats plus rapidement.Deux choses sont importantes dans cet agenda. Nous avons un pr?sident de la banque mondiale qui a pris fonction il y a un peu plus d?un an, qui lui-m?me vient du secteur priv?. ? son arriv?e, il a constat? effectivement que la machine est relativement lourde. Il a pris ? bras-le-corps l?agenda de r?forme pour aller rapidement. Je suis convaincu qu?on va pouvoir aller plus vite qu?aujourd?hui. Le projet Nachtigal a d?j? d?marr? avec un peu de difficult?, et on a suivi qu?au cours des ?changes que vous avez eus avec le gouvernement, vous avez plus ou moins laiss? entendre qu?il y avait un vaste programme africain en mati?re d??lectricit?. Est-ce que c?est des nouveaux projets qu?on va mettre en ?uvre ? c?t? de ce qui ?tait d?j? en cours avec le gouvernement ou c?est simplement une am?lioration des projets qui ?taient d?j? l? et qui sont financ?s par la Banque mondiale?Au mois d?avril, la Banque mondiale a annonc? un agenda sur l??lectrification en Afrique. L?objectif, c?est de connecter 300 millions d?africains ? l??lectricit? d?ici 2030. Cela va soutenir l?ensemble des agendas sur l??lectrification sur le continent. Est-ce que ces financements qui vont ?tre additionnels sur ceux existants rel?vent d?une strat?gie? On va mobiliser des ressources d?di?es ? ce secteur de l??nergie. Partout o? on aura besoin de mobiliser des financements, on va s?inscrire sur cette strat?gie. Donc, oui, naturellement, on va avoir des ressources que nous esp?rons. Nous demandons ? ce qu?il ait des ressources qui soient mises ? disposition pour acc?der ? cette ?lectricit? de 300 millions d?Africains d?ici 2030. Certainement, cela va contribuer ? mobiliser les ressources sur le secteur de l??nergie au Cameroun. Mais surtout ce qu?il faut voir sur ce point-l?, c?est la question de la g?n?ration qui est en train d??tre enregistr?e conjointement en comparaison ? beaucoup d?autres pays africains. La question qui va se poser sera de deux ordres. Le premier sera la transmission et la distribution qui portera donc sur le r?seau en aval, la qualit? de ce r?seau en aval, de mani?re ? r?duire les pertes en lignes, mais aussi renforcer et avoir une gouvernance dans le secteur qui soit optimale








