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Fin des vacances: le calvaire des passagers dans les agences de voyage

Quartier Mvan ce jeudi 29 aout 2024. ?puis?s et assis sur leurs bagages, des vacanciers sont impatients de retourner dans leurs villes respectives, dans la perspective de la rentr?e scolaire du 9 septembre prochain. Christian accompagne sa petite famille dans une agence de voyage, pour un voyage ? destination de la ville de Douala.  Arriv? ? 10 h ? l?agence, le fonctionnaire mise sur 30 minutes pour faire embarquer sa compagne et ses deux enfants. H?las! Trois heures d?horloge apr?s, le trio embarque pour Douala. Et m?me s’il a pass? plus de temps que pr?vu, l’homme se dit satisfait, car sa famille n’aura pas ? subir les affres de l’affluence de derni?re minute. Pour ?viter d’attendre davantage, Danielle, m?re d’un b?b? de plusieurs mois, a d? emprunter un v?hicule « clando » (irr?gulier) pour se rendre ? Mbalmayo. ??a fait 4 heures que j?attends le bus. J?ai m?me parcouru trois agences de voyages sans succ?s. Je suis oblig?e de monter dans une voiture inconfortable, avec mon b?b??, regrette-t-elle.  Avec les voitures de transport ?clando?, il y a beaucoup de risques: absence de visites techniques ou d’assurance auto. ?La majeure partie de ces chauffeurs est irresponsable. Et en cas d?accident de circulation, il n’y a aucune garantie?, fulmine-t-elle. Malgr? ce discours critique, la femme embarque dans la voiture avec son enfant. Andr? Gromyko Balla

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Rentr?e scolaire 2024-2025: des sacs d??cole made in Cameroon ? Yaound?

Nora, jeune entrepreneure camerounaise, propose des cartables faits ? base de mat?riaux locaux. Camp?e dans son atelier de fortune au quartier barri?re (Yaound? III), Nora, jeune femme ?g?e d’une trentaine d’ann?es, produit des sacs d??cole pour la rentr?e scolaire. ?Ce sont des sacs faits manuellement avec la machine de couture, le mat?riau utilis? leur donne la durabilit?; trois mati?res servent ? la fabrique?. ? l’en croire, ceux-ci sont le produit de la combinaison du Sky (tissu en cuir), de l??ponge et de la doublure imperm?able retrouv?e ? l?int?rieur? Avec ses mains, la jeune femme autodidacte fait des merveilles.??Je n?ai jamais appris ? fabriquer les sacs. L?inspiration est venue seule…?, confesse la dame. ?Au d?but, j’observais les anciens sacs pour produire de nouveaux. Mais aujourd?hui, je cr?e de nouveaux mod?les ais?ment, sans regarder un autre sac ou un catalogue?, pr?cise-t-elle. En augmentant sa production de cartables, l’artisane esp?re simplement tirer profit de la rentr?e scolaire. Mais elle ne l?che pas la tapisserie de moto, son activit? principale de chaque jour.? Voir sur le site: Peut-pn se passer du sexe dans le mariage? ?Je ne cesserai plus de produire les sacs. C?est avec les revenus tir?s de ce business que je mettrai un conteneur en place pour ?tre confortable dans mon atelier? explique-t-elle. Et pour s’offrir un beau sac, il faut d?bourser 5000 FCFA pour les petits mod?les et 6000 FCFA pour les grands mod?les. Mais avant, il faut passer la commande.? Satisfactions Ceux qui se procurent ces sacs en disent le plus grand bien.??Avec ces sacs, j?aurais au moins trois ans sans me g?ner?, pense Ang?le, parent d’?l?ve. Outre la solidit?, les jeunes femmes, apprend-on, pr?f?rent ces sacs parce qu’ils ont la possibilit? de les personnaliser, en y faisant inscrire leurs noms.??Je pr?f?re que mon sac porte mon pr?nom. C?est plus esth?tique et plus fashion. Cela permet de reconnaitre mon sac parce que ma s?ur en a un identique au mien?, explique Naomie, ?l?ve en classe de terminale. Pour le moment, la jeune femme ne peut pas produire des sacs en grande quantit?, faute de mat?riel ad?quat. Nora pourrait par ailleurs offrir des formations. Elle lance un appel en vue de l’obtention d’un financement.  Andr? Gromyko Balla

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Retour des grands classiques litt?raires camerounais: Rentr?e au go?t amer pour les vendeurs ? la sauvette

La remise aux programmes scolaires des classiques camerounais ne fait pas les bonnes affaires de la librairie du Poteau, sp?cialis?e dans le commerce des livres de seconde main. Carrefour Mvog-Mbi, mont?e Zo?, Poste centrale de Yaound?, voil? quelques espaces sanctuaires de la vente des manuels scolaires de seconde main dans la ville de Yaound?. En ces lieux-l?, les vendeurs n’ont pas bonne mine. Pourtant, le retour des classiques litt?raires dans les programmes scolaires devraient leur ?tre b?n?fique. Bon nombre d’entre eux les avaient en stocks, il y a peu de temps. C’est le cas de Zambo. Il y a 9 mois, ce libraire du Poteau a fait un don de 200 livres, parmi lesquels ?Les Bimanes? de S?verin C?cile Abega, ?Trois pr?tendants un mari? de Guillaume Oyono Mbia, ?Ville cruelle? de Mongo Beti et ?Le vieux n?gre et la m?daille? de Ferdinand Oyono. A ceux-l?, s’ajoutent ?Balafon? d’Engelbert Mveng.  Aujourd’hui, il regrette sa donation. ?Je suis oblig? de jouer les d?marcheurs pour des librairies, alors que j’avais ces livres ? ma disposition il y a quelques mois. Mais, ils ont moisi faute d’entretien. Les souris et les cafards s’en sont aussi gav?s?, regrette-t-il. Nos contes d’Afrique: Un couple ingrat et m?chant Olinga, libraire du Poteau au quartier Mvog-Mbi (Yaound? 4), pr?f?re ne pas en parler. C’est une bonne le?on de la vie. ?Il ne faut jamais n?gliger un document. Des livres qu’on ne consid?rait plus, reviennent au-devant de la sc?ne. Si j’achetais les vieux manuels, m?me ? 200 FCFA, comme on me le proposait, je les vendrais aujourd’hui au moins ? 1500 FCFA?, indique le revendeur de livres de seconde main. Il faut se rendre chez ?Laurent Blanc? ? Mvog-Mbi pour trouver les classiques. ?J’ai un stock important. Mais je suis oblig? d’avoir des livres neufs pour avoir une grande fourchette. Je vends par exemple ?Le vieux n?gre et la m?daille ? 2000 FCFA, plut?t que 2500 FCFA. Mais, je ne peux satisfaire toutes les couches sociales camerounaises?, lance le vieux libraire. Au m?me moment, ?L. Blanc? nous montre un important stock de livres dans ses vieilles cantines. ?J’achetais ces livres au prix de rien aupr?s des vendeurs?. A l?en croire, certaines grandes librairies de la place lui ont fait don de ces vieux bouquins. Avec la r?introduction de ces classiques de la litt?rature camerounaise aux programmes scolaires, ses donateurs reviennent s’approvisionner. ?Aujourd’hui, ces librairies me contactent de nouveau pour que je leur fournisse des livres?, r?v?le-t-il. Le sexag?naire est content de son investissement. Lire aussi: Entreprises et ?tablissements publics au Cameroun: le b?t dor? des PDG Andr? Gromyko Balla

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Entreprises et ?tablissements publics au Cameroun: le b?t dor? des PDG

Dans son ?tude intitul?e ?Combien l??tat mobilise-t-il pour la r?mun?ration des dirigeants des entit?s publiques? P?riode 2020- 2024?, Pr Viviane Ondoua Biwol? consid?re leur r?mun?ration comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de R?publique exemplaire dont le pr?sident de la R?publique est le chantre. ?Au Cameroun, il y a deux sortes de gens: ceux qui cachent leurs feuilles de salaire et ceux qui ont honte de la montrer?. Si ce qui est dit d?embl?e prend son essor sur un th?me assez classique de la sociologie des revenus (les gagne-gros et les gagne-petit), il appara?t qu?au milieu des deux cat?gories, il existe, dans l?opinion publique, un sentiment fort selon lequel la situation est inique. Au sein des entreprises et ?tablissements publics camerounais, elle l?est d?autant plus que pr?sidents de conseils d?administration (PCA), directeurs g?n?raux (DG) et directeurs g?n?raux adjoints (DGA) r?sistent encore et toujours aux r?gimes drastiques impos?s par la conjoncture. Salaires confortables et innombrables ??-c?t?s?, ces gens b?n?ficient, ? l’heure des sacrifices, d’une situation privil?gi?e. Le nom des b?n?ficiaires est un sujet sensible qui revient fr?quemment et pr?sente une des sp?cificit?s de la situation: l?ill?galit? qui entoure le bail de nombreux PCA, DG et DGA des entreprises et ?tablissements publics camerounais. Derri?re leurs indemnit?s affich?es, se cachent nombre d?avantages et de ?compl?ments? vers?s ? des personnalit?s dont le gain a largement d?pass? le cadre de la loi, et dont le management est loin d??tre satisfaisant. Pour le Pr Viviane Ondoua Biwol? dans son ?tude intitul?e ?Combien l??tat mobilise-t-il pour la r?mun?ration des dirigeants des entit?s publiques? P?riode 2020- 2024?, ?cette r?mun?ration est consid?r?e comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de R?publique exemplaire dont se pr?vaut l??tat camerounais?. Et pour le dire ? l?aide d?un exemple, l?experte en questions de gouvernance et de management fait savoir que ?43 Pr?sidents de Conseil d’Administration (PCA) continuent d’exercer leurs fonctions en violation de la l?gislation en vigueur, les rendant ainsi ill?gitimes ? leurs postes. En d?pit de cette irr?gularit?, ces PCA ont per?u de mani?re indue une somme cons?quente, s’?levant ? un total de 634 millions FCFA. Ce montant comprend 325 millions de francs vers?s au profit des PCA des entreprises publiques, et 309 millions FCFA allou?s aux PCA des ?tablissements publics?.  Lire aussi: Conseil d?administration de l?ITIE: vers la radiation du Cameroun Par-del? ce constat et en d?pit des caract?ristiques qui les diff?rencient, certaines parmi ces entreprises publiques affichent des bilans n?gatifs et statistiquement significatifs (Camair-Co, Alucam, Cicam, CFC, CNIC, Pamol). Et malgr? cela, l??tat a continu? d?enivrer d?argent leurs top managements. ?4 593 200 032 FCFA en termes de masse salariale entre 2020 et 2024?, ?value le Pr Viviane Ondoua Biwol?. Pr?cis?ment, elle indique que le PCA de Camair-Co (par exemple) a per?u 31 200 000 FCFA entre 2023 et 2024. Au cours de la m?me p?riode, le DG a empoch? 140 571 440 FCFA!  ?Il ressort de ce qui pr?c?de que les dirigeants d?entreprises en stagnation et r?gression co?tent plus cher ? l??tat sans v?ritablement produire la valeur substantielle attendue; soit un montant global de 16 184 257 120 francs CFA contre 2 284 628 556 FCFA pour les dirigeants dont l?action permet de cr?er de la valeur?, conclut l?experte. ?tablissements publics Pour donner quelques exemples plus concrets, l?universitaire pointe notamment la Sodecao, l?Irad, le CIRCB, le FNE, le Fodec et le Cename. Entre 2020 et 2024, le PCA et le DG de la premi?re ont respectivement touch? 38 999 988 FCFA et 134 014 296 FCFA. Ce n?est pas tout: entre 2023 et 2024, les m?mes personnalit?s ont respectivement eu droit ? 20 800 008 FCFA et 58 228 568 FCFA!  Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Conseil d’administration de l’ITIE: vers la radiation du Cameroun

Entre les tapages m?diatiques sur les projets dans le secteur extractif et l?inaction du comit? national, le pays risque une nouvelle suspension en d?cembre 2024. Le Cameroun a ?t? suspendu par le secr?tariat du comit? international de l?ITIE. L?annonce remonte au 4 mars 2024. L?organisme international reproche ? l??tat camerounais de ne pas suffisamment impliquer la soci?t? civile. Laquelle ?volue dans un lot de contraintes dont un manque de libert? d?expression. Et c?est la deuxi?me suspension en deux ans. Depuis lors, l?eau a coul? sous le pont et l?on note tr?s peu ou pas d?action. ?Beaucoup de projets sont en train d??tre r?alis?s, beaucoup de permis sont attribu?s, mais le comit? qui est en charge de r?guler ce secteur ne fonctionne pas. Il n?y a pas un texte qui constate son effectivit?. De mani?re claire, il n?y a pas de comit?. On ne peut donc pas s?attendre ? des r?sultats?, d?plore Eric Etoga, charg? de projets au Centre pour l’environnement et le d?veloppement (CED). Ce n?est pas tout. Radiation Le Cameroun est cens? produire un nouveau rapport au 31 d?cembre 2024. Pour en arriver l?, le comit? national, dument constat?, doit statuer pour d?signer le conciliateur et ?tudier les termes de r?f?rence, les dossiers d?pos?s, pour identifier l?entit? qui doit faire l??valuation au Cameroun; ainsi que les termes de r?f?rences relatives ? sa mission de collecte des donn?es aupr?s des entit?s d?clarantes. Autant d?activit?s qui prennent beaucoup de temps (environ quatre mois). Sachant que le Cameroun avait d?j? ?t? suspendu en 2021, il est fort probable qu?il soit de nouveau suspendu pour la m?me raison. ?Avec la suspension qui p?se sur nous, si nous devons encore ?tre suspendus pour n?avoir pas fourni le rapport ? temps, ce sera la radiation?, pr?vient Eric Etoga. Autant de faits qui poussent le Prince Henri Njoh Manga Bell ? se demander ?si notre pays n?adh?re pas ? ces instruments internationaux pour satisfaire quelques exigences?. Recommandations Dans sa position d?accompagnateur de l??tat et en vue d?acc?l?rer le processus, la soci?t? civile vient de pr?senter ses mandataires. C??tait le 29 aout dernier ? Yaound?. Au nombre de douze, ils ont ?t? d?sign?s pour repr?senter la soci?t? civile au sein du comit? national ITIE. Parmi les diff?rentes factions repr?sent?es, se trouvent en bonne place les communaut?s religieuses, porte-voix des d?munis, des femmes et des enfants. Une fois encore, les OSC tirent la sonnette d?alarme. ?Nous risquons la radiation et cela aura une incidence sur les projets avec les bailleurs de fonds internationaux, dans la mesure o? un pays qui n?est pas transparent fait preuve d?un manque de s?rieux et d?une ins?curit?? explique Eric Etoga, leur mandataire. Il sugg?re de constater le comit? national et d??laborer des contrats de travail aux personnels en situation d?ins?curit?. Joseph Julien Ondoua Owona

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APE Cameroun- Grande Bretagne : les ?changes commerciaux au scanner

Ils ont fait l?objet de d?bats au cours d?une r?union d??valuation et d?am?lioration entre les experts des deux parties tenue le 20 aout dernier ? Yaound?. Faire le point sur la situation des ?changes bilat?raux entre les deux pays partenaires ? l?effet de r?pondre aux priorit?s commerciales de mani?re ? moderniser leur partenariat. Voil? expos? en quelques mots, les principales raisons de la tenue de la deuxi?me r?union du Comit? de suivi et de coordination de l?Accord de Partenariat ?conomique (APE) entre le Cameroun et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord. Tenue ? Yaound? le 20 aout dernier, cette rencontre est la suite logique du premier comit? de suivi qu?a abrit? la ville de Londres, il y a un an. AvancementEn prenant la parole en qualit? de pr?sident de s?ance, Alamine Ousmane Mey, s?est f?licit? des avancements notables enregistr?s jusqu?? pr?sent. Au rang de ceux-ci, le ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire (Minepat) ?voque l?adoption et la signature du r?glement int?rieur du Comit? APE relatif ? l?arbitrage, ainsi que l??volution des discussions entre les experts du Cameroun et l??quipe britannique en vue de convenir de la liste des arbitres. ? cela, le membre du gouvernement ajoute l??change de propositions sur le projet de protocole conjoint sur les r?gles d?origine qui remplacera le Protocole 2A et Protocole 2B s?appliquant aux exportations des deux parties ? l?APE ; les mises ? jour sur les r?glements relatifs aux produits forestiers et les mesures sanitaires et phytosanitaires. Autant de points qui m?ritent beaucoup d?attention. D?ailleurs, il le pr?cise que ? le deuxi?me cycle de nos discussions ici ? Yaound? nous donne l?occasion d?affiner tous ces points et de tracer avec audace la voie ? suivre. Le contenu et la coh?rence de l?agenda refl?tent l?engagement sous-jacent des deux parties ? mettre en ?uvre rapidement l?APE sign? et ratifi? en 2021?. Pour Son Excellence Barry Lowen, Haut-Commissaire du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord au Cameroun, cet APE est un d?clencheur important pour stimuler la croissance, l?emploi et les d?bouch?s. Et s?il en est convaincu, c?est parce que, ajoute-t-il, ledit accord ?constitue le fondement, en offrant certitude et stabilit? aux entreprises, aux investisseurs et aux consommateurs ?. ?valuationAinsi, les assises de Yaound? ont permis aux deux parties de tabler sur les politiques commerciales des deux pays, l?utilisation des pr?f?rences et des domaines dans lesquels elles pourraient ?tre renforc?es ; les engagements respectifs des parties vis-?-vis des entreprises en mati?re de commerce et d?utilisation de l?APE; la r?glementation sur les produits forestiers ? risque et le point sur les dispositions de l?APE en mati?re de cumul. Sur ce dernier point, le Cameroun a fourni des informations concernant ce qu?il veut voir int?grer dans la version actualis?e du protocole relatif aux r?gles d?origine, ainsi que celles sur les points ayant fait l?objet d?amendement avec l?Union europ?enne. L?approche pour adresser les obstacles relatifs au commerce a ?galement ?t? pr?sent?e par les deux parties au cours de cette discussion. Le Royaume uni ? ce sujet, a pr?sent? les nouvelles r?gles douani?res pour les marchandises ? destination de son territoire ainsi que la r?vision du tarif douanier de la banane camerounaise et des pays andins. Inspir?e de l?APE entre le Cameroun et l?Union europ?enne (UE), l?accord r?gissant les ?changes commerciaux avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord a ?t? sign? le 9 mars 2021 ? la suite du Brexit. Il a ?t? ratifi? le 28 juin 2021 par les deux parties. Il offre la possibilit? au Cameroun de continuer b?n?ficier d?un acc?s pr?f?rentiel (sans droit de douane et sans contingentement) au march? britannique, pour la totalit? de ses produits. De son c?t?, le Royaume-Uni a la possibilit? de faire entrer, en franchise de droits de douane, 80% (? la fin du d?mant?lement tarifaire, pr?vu en 2030) de ses exportations sur le march? camerounais. Joseph Julien Ondoua Owona

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March? Mokolo : sur le bateau, ? la p?che des cartables

? quelques jours de la rentr?e des classes, les parents se ruent dans ce grand espace marchand de la capitale politique du Cameroun pour se procurer des fournitures scolaires. La rentr?e scolaire approche ? grands pas. ? quelques jours du 9 septembre 2024, les march?s de la ville de Yaound? sont en ?mulation. Au lieu-dit « Bateau » ou encore ?P?che) au march? Mokolo (arrondissement Yaound? 2), en cette journ?e du mois d’aout 2024, difficile de se frayer un chemin. Rien de plus normal. L’endroit est r?put? pour ?tre le lieu par excellence pour l’achat des cartables. Ceux-ci occupent la totalit? des ?tals et des comptoirs de l’espace marchand. Sur les lieux, Samuel, l’un des semi-grossistes, se satisfait de r?aliser des meilleures ventes. Sur son comptoir situ? ? proximit? de la mosqu?e, est inscrit un slogan: ?Tout prix a un sac?. Objectif, app?ter tous les passants, question de les ramener dans son escarcelle. Dans son ?choppe, les parents d’?l?ves peuvent trouver des cartables pour toutes les tranches d’?ge. Ceux des tout-petits mis en avant, commun?ment appel?s « sacs gamelles ». L’appellation, explique le vendeur, fait r?f?rence ? un compartiment o? l’on peut ranger le gouter des enfants. Lesdits sacs se vendent comme des petits pains. ?Ce sont les sacs de classe les plus en vue. Tous les parents et les revendeurs s’en approprient sans cesse. De plus, ils ne co?tent pas cher?. Avec 3000 FCFA, on peut l’obtenir, pr?cise le commer?ant. Au regard de l’affluence, le commer?ant se fait aider par sa compagne. ?Quand il y a beaucoup de clients, je suis oblig?e de venir lui pr?ter main forte?, explique-t-elle. C’est d’ailleurs elle qui tient la caisse. ?Je ne peux pas tout faire seul. C’est la raison pour laquelle elle joue le r?le de la caissi?re pendant les p?riodes de forte affluence?, explique Samuel. Outre les « sacs gamelles », il y a ?galement les sacs moyens, pour les ?l?ves dont l’?ge varie entre 6 et 12 ans. Leurs prix varient entre 3000 ? 6000 FCFA. En contrebas du hangar de Samuel, Louise, m?re de 3 enfants du cycle primaire, d?couvre les cartables. En compagnie de Suzanne, la femme ne cache pas sa surprise d’entendre quant aux prix desdits articles vendus ? partir de ?1 000 FCFA! 1 000 FCFA!?. Sa surprise est encore plus grande lorsqu’elle voit les prix des sacs qu’elle souhaite acheter ? sa prog?niture. ?Les sacs qu’on vend ? Essos ? 15 000 FCFA, je les vois ici ? 4 000 FCFA. Donc avec 10 000, je partirai d’ici avec au moins quatre sacs?, dit-elle toute joyeuse. La femme envisage par ailleurs d’acheter un grand nombre de cartables pour les revendre dans son quartier Nkolmesseng (Yaound? 5). Les revendeursSur le m?me site, ?dith, une habitu?e du march? de Mvog-Mbi (Yaound? 4) surprend Patrick, un vendeur de sacs en plein d?ballage. S’encha?ne une querelle. ?Patrick, tu ach?tes des sacs ici ? 500 FCFA et tu viens nous les revendre ? 5 000 FCFA. Quel genre de personne es-tu pour ne pas tenir compte de la vie ch?re??, lance ?dith. ?Ici, nous sommes au march?, madame, je ne vous connais pas?, r?torque l’int?ress?. Pour calmer tout le monde, Ibrahim tient un discours apaisant. ?Tout le monde sera satisfait ici. On ne vient pas ? la p?che pour rentrer les mains vides?. Sauf que cela ne ralentit pas les ardeurs de la femme. Elle promet de faire large diffusion pour stopper l’arnaque. Andr? Gromyko Balla

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R?ussir sa vie

Il n’est pas rare d’entendre autour de nous qu’un tel a r?ussi dans la vie et que tel autre a r?ussi sa vie. Y-a-t-il une diff?rence entre r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie?Pour moi, r?ussir dans la vie, c’est s’assurer une situation confortable ou enviable dans la soci?t? (avoir un emploi, avoir les moyens n?cessaires pour se loger, se d?placer, se nourrir, s’habiller, se soigner et s’occuper des siens) alors que r?ussir sa vie, c’est vivre en coh?rence avec ses valeurs, principes et aspirations. C’est ici qu’intervient la morale.On peut « r?ussir » dans la vie sans r?ussir sa vie. En effet, certains ont b?ti leur r?ussite sur la souffrance ou le sang des autres, en exploitant, en tuant, en trichant, en trahissant des amis, en reniant leurs propres principes. Peut-on ?tre fier dune telle r?ussite? Non.Mais on peut ne pas r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie. Martin Luther King n’?tait pas milliardaire, n’avait pas plusieurs v?hicules mais il a r?ussi sa vie en faisant ce ? quoi il croyait de toutes ses forces: mettre fin ? la discrimination raciale dans son pays. Je pourrais citer aussi l’exemple de Thomas Sankara qui en peu de temps au pouvoir a impact? positivement la vie de millions de Burkinab?.On peut vivre avec peu de moyens et r?aliser de grandes choses pour l’humanit? ? partir d’une vision ou d’un id?al. Car ce qui compte, en d?finitive, c’est l’h?ritage que chacun de nous laissera. Or l?h?ritage n’est pas que mat?riel. Quelle image avons-nous gard?e de Mobutu, de Sankara ou de Rawlings?Le plus important, ? mon avis, est donc de r?ussir sa vie et non de r?ussir dans la vie. Jean-Claude Dj?r?k?

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Il faut ? ce pays autre chose que le culte de l’argent

Ferro Bally, qui travailla jadis ? « Fraternit? Matin », a ?crit un beau texte o? il explique le traitement que Dramane Ouattara a fait subir ? Pascal Affi N?Guessan avant et apr?s 2020 en contant l’histoire de la poule et les grains de bl?. Une histoire que je ne connaissais pas. Selon Bally, Hitler se fit apporter, un jour, une poule qu’il pluma devant son auditoire, puis la laissa partir. Hitler jeta ensuite une poign?e de grains de bl? en direction de la poule. Celle-ci se mit ? le suivre pour se nourrir des grains.Hitler s’adressa alors ? son auditoire en ces termes: « Vous venez de voir de quelle mani?re on gouverne les peureux, les l?ches, les faibles et les idiots. Vous avez vu comment la poule m’a suivi malgr? la douleur que je lui ai caus?e. Je lui ai tout pris, les plumes et la dignit?, mais elle me suit quand m?me en qu?te de remoulages. »Si on observe bien le Landerneau de la politique ivoirienne et si on est un tant soit peu honn?te, on admettra ais?ment que le pr?sident du FPI n’a pas le monopole de cette indignit? ou mis?re morale qui pousse certains compatriotes ? pactiser d’une mani?re ou d’une autre avec celui qui les a martyris?s hier avec la b?n?diction de la France et qui continue de marcher sur eux.Ceux qui ont fait toutes les concessions au nom du pardon et de la r?conciliation comme si on ?tait ? l??glise ou ? la mosqu?e, qu’ont-ils gagn? en retour? Qu’est-ce que leurs « sacrifices » au dieu Ouattara ont apport? au pays?Pour moi, notre probl?me num?ro un, c’est notre faiblesse devant l’argent et le mat?riel. Pour fanfaronner et impressionner femmes et parents, on se dit qu’il faut avoir de l’argent et, pour avoir l’argent, on est capable de toutes les vilenies et bassesses et on est pr?t ? subir toutes les avanies et ? avaler toutes les couleuvres.Ce pays ne s’en sortira que par notre adh?sion aux valeurs. Ce pays a besoin d’hommes et de femmes de conviction s’il veut rester debout et droit. Ce pays a besoin de citoyens pour qui la dignit? n’est pas un vain mot.Quand arrivera notre Rawlings pour d?barrasser le pays de toutes les ordures qui le salissent et mettre au pas les crapules qui continuent de se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas? J’esp?re qu’il arrivera avant que beaucoup d’entre nous ne ferment les yeux. En attendant, comment ne pas savoir gr? ? Ferro Bally de nous avoir rappel? cette belle histoire de la poule qui, bien qu’ayant ?t? martyris?e par Hitler, avait encore le courage de le suivre parce que Hitler lui jetait des grains de bl?? Jean-Claude Dj?r?k?

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Vacances utiles ? Yaound? : claps de fin en langues maternelles

Organis?s par la fondation Tang, la premi?re ?dition des cours d?apprentissage du Bassa’a, du Bakoko, du Bassoo et du Bati s?est achev?e le 21 aout dernier par la remise des prix aux des laur?ats. Quartier Nkoldongo (Yaound? IV) ce 21 aout 2024. La fondation Tang est par?e de ses plus belles d?corations ? l?occasion de la c?r?monie de cl?ture des cours de vacances en langues nationales Bassa’a, Bakoko, Bassoo et Bati d?di?s aux ?l?ves pendant la p?riode de vacances.Ils sont une vingtaine au total ? avoir r?pondu pr?sent depuis l?ouverture de ces cours en juillet dernier. Pendant un mois et demi, les jeunes vacanciers dont l??ge varie entre trois ans et la vingtaine d?ann?es ont plong? au c?ur des cultures des peuples du littoral du Cameroun.L?initiative fortement encourag?e par Ma?tre Tang, avocate au Bareau du Cameroun a une vis?e noble. Selon le pr?sident charg? du comit? d’organisation des cours de vacances, la langue Bati est en train de disparaitre du fait des mixages culturels et de la minorit? des locuteurs de cette langue. D’o? la n?cessit? de l’enseigner dans les centres de formation. Objectif, favoriser sa vulgarisation au sein des plus jeunes pour ?viter qu?elle disparaisse.Les apprenants ayant pris part ? cette session ont donc ?t? initi?s au chant et ? la danse. Savoir qu?ils ont bien acquis. Au cours de la c?r?monie de cl?ture de l?apprentissage, les apprenants ont tour ? tour compt? de 0 ? 10, chant? le refrain de l’hymne national du Cameroun, et jouer des instruments traditionnels en scandant le refrain ?Sa? Sa??.D?apr?s les responsables de l?initiative, cette premi?re ?dition n?a pas ?t? un long fleuve tranquille. Malgr? la volont? manifeste d?enseigner ? ces jeunes la culture camerounaise, il s?est pos? un probl?me, celui du manque de manuels suffisants pour l?apprentissage de la langue Bakoko. Marie-No?lle Etoungou (stagiaire)

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