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Suzanne Kala Lob??: l?art de parler vrai quand ?a dit n?importe quoi

Difficile de minimiser. Le coup re?u par la grande famille du journalisme au Cameroun est bien rude. Suzanne Kala Lob? est morte et repose d?sormais ? Bali (Douala). Autour de la disparition de la journaliste camerounaise, des hommages de grande ampleur. Des t?moignages vertigineux que l?on a pu entendre lors de ses obs?ques, l?on retient surtout que son esprit revendiquait une ?rudition sophistiqu?e de l?Histoire du Cameroun. En imposant, ? titre posthume, une galerie de ses portraits, ??Maa Sue?? a inspir? une polyphonie de t?moignages pour son talent. De sorte que, quiconque pouvait se montrer r?fractaire ? toute anthropologie de l?admiration, se laisse aujourd?hui convaincre par la mani?re dont s??tait constitu?e la vie de Suzanne Kala Lob?. Femme ? la parole d?complex?e, affranchie de certaines contraintes, elle balisait, chaque jour, sa fa?on de tout dire. En suivant l?itin?raire m?diatique de Suzanne Kala Lob?, cela se dit avec une clart? particuli?re. Partout o? elle est pass?e, ? Maa Sue ? faisait le proc?s d?un ordre des choses totalement d?prav?, dans une soci?t? camerounaise ?branl?e, n?gociant des certitudes qu?elle cherche ? se donner d?elle-m?me. Elle s?en prenait vertement aux ?cheveaux touffus politiques, client?listes et affairistes qui ?cument le pays. Selon elle, quelques-uns parmi ses compatriotes s?cr?tent beaucoup d?anticorps pour att?nuer, voir an?antir, toute tentative d?alternance. Invariablement, elle d?non?ait ceux qui souillent le peuple de concepts branch?s, et ceux qui recyclent les bienfaits de l?imp?rialisme occidental. D?apr?s quelques indiscr?tions, la journaliste articulait une angoisse int?rieure qui faisait rage, pleurait et sanglotait en elle. Cela s?observait lorsqu?elle abordait des th?mes comme la corruption et la violation des droits de l?homme. La Camerounaise r?sumait v?h?ment cette affaire en une s?rie de brigandages ?hont?s et de crimes impunis. Elle ne cessait de convoquer le comment et le pourquoi tout cela a ?t? soigneusement organis? gr?ce ? l?addition de plusieurs cerveaux camerounais. C??tait elle, Suzanne Kala Lob?. Toujours pr?te ? ne pas brader sa prose pour claironner ceux qui, aur?ol?s d?un certain pouvoir, escamotent toute perspective de changement. Jamais, elle ne s??tait d?tach?e de cette posture ? la fois raide et aust?re. En tout cas, cette dame occupait la place qui ?tait la sienne, celle d?un preux chevalier qui ne cherchait pas ? se d?ifier, mais qui ?voluait modestement sous l?aile de ses convictions. Ceux qui ne la connaissaient pas pourraient avoir affaire avec une frondeuse n?e, si son air convivial ne venait pas d?mentir cette impression. Toujours ?tait-il que Suzanne Kala Lob? ?tait au centre de quelques proc?s tenaces instruits par des comparses qui, ? tort ou ? raison, jalousaient sa pugnacit?. Seulement, comme un legs ? la post?rit?, ? Maa Sue ? estimait que, pour que son pays puisse fonctionner, il faut bien que tous les citoyens soient ? la fois fid?les et capables de produire d?heureuses conditions de d?veloppement. Et dans sa logique, Suzanne Kala Lob? croyait que, dans cette d?marche, il n?y a pas que la seule expertise des hommes politiques qui tienne la rampe. Il y a aussi et surtout le peuple. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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84? anniversaire: comment le Cameroun est devenu ind?pendant le 27 ao?t 1940

Voici le texte qui proclame l’ind?pendance du Cameroun:?Ce matin 27 Ao?t 1940, sur le sol d’Afrique et dans un territoire fran?ais, la France, avec ses propres armes, continue la lutte et rentre dans la seconde guerre mondiale, aux c?t?s de la Grande-Bretagne et de ses alli?s. Elle sera pr?sente ? l’heure de la victoire apr?s les combats dans l’honneur. Le Cameroun reprend son ind?pendance ?conomique et politique. Il adh?re ? la France libre. Vive la France. Vive le Cameroun libre? [2].Il faut le dire: le statut du Cameroun de territoire sous Mandat interdisait l?organisation et la pr?sence de troupes militaires, il ?tait INTERDIT ? la France de se doter de troupes militaires dans notre pays. Le Mandat de la Soci?t? des Nations sur le Cameroun dans son article 3 stipulait: [1]- Ruben Um Nyobe; ?crits sous maquis, Ed. L?Harmattan, Paris 1989[2]- Enoh Meyomesse; Le Coup d??tat du colonel Leclerc ? Douala puis ? Yaound?, Communication priv?e[3]- Aaron Alain Claude Essome Mbenda; La condition Militaire au Cameroun 1894-2000, Editions Universitaires Europ?ennes, 2019[4]-La pr?sence fran?aise au Cameroun (1916-1959) https://presses-universitaires.univ-amu.fr/presence-francaise-au-cameroun-1916-1959-colonialisme-ou-mission-civilisatrice.[5] https://www.charles-de-gaulle.org/les-activites/grand-public/expositions/de-gaulle-lamitie-franco-africaine-70eme-anniversaire-de-lafrique-francaise-libre-

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84? anniversaire : comment le Cameroun est devenu ind?pendant le 27 ao?t 1940

?Ce matin 27 Ao?t 1940, sur le sol d’Afrique et dans un territoire fran?ais, la France, avec ses propres armes, continue la lutte et rentre dans la seconde guerre mondiale, aux c?t?s de la Grande-Bretagne et de ses alli?s. Elle sera pr?sente ? l’heure de la victoire apr?s les combats dans l’honneur. Le Cameroun reprend son ind?pendance ?conomique et politique. Il adh?re ? la France libre. Vive la France. Vive le Cameroun libre?. ? mon oncle maternel Tina Kissaga de l’?lite nationaliste autour du commandant Makanda Pouth, et ? ses compagnons d’armes, qui ont lib?r? la France et l?Europe du nazisme allemand, et qui ont ?t? massacr?s dans les maquis lors de la guerre pour la R?unification et l’Ind?pendance.?C’est la m?me chanson tout le temps, une v?ritable maladie infantile, les up?cistes sont toujours en train de pointer la France comme la source de leurs interminables probl?mes. On dirait m?me que c’est la France qui a demand? ? Um Nyobe de revendiquer la R?unification et l’Ind?pendance tout en excluant l’option de la guerre? Lorsqu’ils sont accul?s et oblig?s de reconna?tre leurs flagrantes erreurs, eh bien au lieu de les assumer pleinement, ils les r?duisent globalement ? une infiltration de leurs organisations par les services secrets fran?ais et camerounais, comme si elle seule pourrait expliquer toute la l?thargie up?ciste qui se vit aujourd’hui??. Voici r?sum?es, les principales critiques faites aux up?cistes. Visiblement, les cons?quences douloureuses du colonialisme et du n?ocolonialisme continuent d?affecter les soci?t?s africaines aujourd?hui. L?h?ritage de l?exploitation coloniale persiste sous diff?rentes formes. Cependant, pour surmonter ces s?quelles, il faut plus que de maigres et simples gestes symboliques de remords et d?expiation. Dans les relations officielles avec les anciennes colonies et territoires sous mandat, les rapports de force in?gaux perdurent, perp?tuant ainsi les mentalit?s coloniales et les hi?rarchies supr?matistes.

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Zlecaf : des tarifs pr?f?rentiels sp?cifiques pour les femmes et les jeunes

L?objectif poursuivi est d?am?liorer la participation de ces couches ? l?initiative continentale. Un projet de r?glement minist?riel sur l?acc?s pr?f?rentiel des femmes et des jeunes ? la Zone de libre-?change continentale (Zlecaf) est en cours de pr?paration. Il sera soumis, apr?s consultations des parties prenantes ? l?initiative, au Conseil des ministres pr?vu en octobre prochain. Son ?laboration est li?e au protocole consacr? ? la pleine participation de ces couches au commerce transfrontalier. Lequel propose une approche inclusive des accords commerciaux en pr?voyant des dispositions sp?cifiques aux r?alit?s des femmes et des jeunes dans les affaires. ?Ce que l?on retient, c?est que dans certaines communaut?s ?conomiques r?gionales, il y a des avanc?es. Un peu comme dans le Comesa (March? commun pour l?Afrique de l?Est et du Sud) et la CAE (Communaut? d?Afrique de l?Est). Il y a des m?canismes et des programmes d?j? impl?ment?s et qui marchent. Quelques ?tats ont d?j? commenc? ? travailler dans les postes fronti?res. Ils ont mis en place des postes de gestion et de facilitation des proc?dures, des tarifs pr?f?rentiels pour les femmes et les jeunes. On esp?re que la CEEAC va s?arrimer pour pouvoir emboiter le pas et booster les ?changes?, d?clare Danielle Nlate, pr?sidente du R?seau des femmes entrepreneures d?Afrique centrale (Refac), d?l?gu?e du Cameroun ? ce Comit?.La question a largement ?t? d?battue lors de la 8e r?union du Comit? y d?di? tenu 20 au 23 ao?t 2024 ? Maputo au Mozambique. L?issue des ?changes en dit long sur la complexit? du sujet. ?La r?union n?a pas pu aboutir ? un consensus sur la question de savoir si les produits ?ligibles au r?gime pourraient ?tre exempt?s de certificat d?origine ? des fins de d?douanement ou s?ils pourraient utiliser la d?claration simplifi?e des marchandises?, r?v?le le rapport des travaux consult?s par Int?gration. Un autre point critique des ?changes a port? sur les crit?res de d?finition du seuil. ?Certains ont fait valoir que la fixation d?un seuil trop bas de 5000 dollars pourrait exclure par inadvertance certains n?gociants qui b?n?ficieraient davantage du r?gime commercial simplifi?. Ils ont soutenu qu?un seuil plus ?lev? de 10 000 dollars permettrait de mieux cibler les b?n?ficiaires vis?s?, poursuit le m?me rapport.Durant les assises de Maputo, alors que l?accent est mis sur les moyens d?optimiser la participation des femmes et des jeunes au march? communs continentaux; d?autres pr?occupations sont ?lev?es. Notamment le probl?me du harc?lement de ces derniers aux diff?rentes fronti?res et des infrastructures tenant compte de la dimension genre dans les postes fronti?res. Des m?canismes concrets de r?paration sont attendus pour r?pondre ? ces pr?occupations. Louise Nsana

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Conseil de Paix et de s?curit? de l?Union africaine : vingt ans apr?s, entre le marteau et l?enclume

Entre bilan mitig?, autorit? sap?e et multiples tensions sur le continent, l?institution demeure fragile, vint ans apr?s sa mise en place effective. C?est confirm?. Le Cameroun abritera en septembre 2024 la prochaine session du Conseil de Paix et de S?curit? de l?Union africaine (CPS). L?annonce a ?t? faite le 19 aout 2024 ? Douala par Son Excellence Bankole Adeoye, commissaire aux Affaires politiques, ? la Paix et ? la S?curit? de cette organisation panafricaine. C?est d?ailleurs en pr?lude ? cet ?v?nement que le Nig?rian s?est rendu au Cameroun pour la premi?re fois. Vingt ans apr?s sa cr?ation, l?organe d?cisionnel permanent de l?Union africaine pour la pr?vention, la gestion et le r?glement des conflits pr?sente encore des points de fragilit?. ? l?origine, les objectifs du CPS sont nobles: anticiper et pr?venir les diff?rends et conflits, ex?cuter des fonctions de consolidation de paix, d?cider de sanctions chaque fois qu?un changement de gouvernement non conforme ? la constitution a lieu dans un ?tat membre? Autorit?Seulement, en ?tablissant la cartographie des conflits, coup d??tat et autres crises s?curitaires qu?a connu le continent Noir ces derni?res ann?es, se pose le probl?me de l?application de ces dispositions. Mais Cela n?a rien ? voir avec l?inertie de ceux qui la dirigent. Le Conseil de paix et de s?curit? de l?Union africaine souffre de plusieurs maux. L?un d?eux est un d?faut de ressources financi?res et humaines, m?me si, a indiqu? S.E Bankole Adeoye dans les colonnes de Jeune Afrique du 6 mai 2024, ?le financement des op?rations de paix s?am?liore en Afrique?. Et ce n?est pas tout. Il y a ?galement que, l?autorit? et la volont? de fer de cette institution sont r?guli?rement pi?tin?es. Selon S.E Moussa Faki Mahamat, certaines entit?s tant ? l?int?rieur qu?? l?ext?rieur de l?Afrique s?amusent ? ignorer et ? violer les d?cisions du Conseil de paix et de s?curit? de l?Union africaine. Le pr?sident de la Commission de l?Union africaine ?voquait cette regrettable situation en f?vrier 2024, lors de l?ouverture du sommet l?Union africaine. OptimismePlut?t que de capituler face ? ce lot de difficult?, l?institution reste optimiste et fait de son mieux pour un meilleur avenir dans le continent Noir. C?est d?ailleurs gr?ce ? son courage qu?elle a pu ?viter l?escalade des tensions entre le Soudan et le Soudan du sud en 2012. Depuis cette victoire, le CPS continue de s?investir pour pr?venir les conflits en Afrique. Et pour mener ? bien cette noble mission, ses dirigeants vont r?guli?rement s?entretenir avec ceux du Conseil de Paix et de s?curit? des Nations unies qui, lui aussi, n?a pas que des victoires. ? la t?te de cette mouvance depuis son ?lection en f?vrier 2021, S.E Bankole Adeoye n?est pas pr?t ? quitter son poste. En septembre prochain, le Nig?rian envisage de postuler une fois de plus pour mener ? bien la mission du CPS. Ce sera au Cameroun. Joseph Julien Ondoua Owona

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Croire en nous-m?mes et livrer bataille

Il y a chez certains (individus et peuples) une foi capable de braver les obstacles de toutes sortes dress?s sur leur chemin.C’est le cas, par exemple, de l?aveugle Bartim?e (Mc 10, 46-52) et de la Canan?enne dont la fille ?tait tourment?e par un d?mon (Matthieu 15, 22-28). Pourquoi leur foi est-elle si fascinante?Parce que Bartim?e ne se laisse pas impressionner par la foule qui fait tout pour le r?duire au silence, parce que la Canan?enne ne se d?courage pas en entendant les dures et m?prisantes paroles de J?sus ? son endroit (?Il n?est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens?). La tentation de faire marche arri?re n?a pas de prise sur les deux personnages. Le peuple malien ne succomba point ? cette tentation bien que les forces de l?ordre fissent onze morts et 124 bless?s parmi les hommes et femmes qui manifestaient dans les rues de Bamako, le 10 juillet 2020. Les protestataires maintinrent ?les dix commandements de la d?sob?issance civile? qui consistaient, entre autres, ? bloquer pacifiquement les rues, ponts et b?timents publics. Emmen? par l?imam Mahmoud Dicko, le peuple malien organisa au moins trois grandes manifestations en moins de deux mois avant d??tre rejoint dans la rue par un groupe d?officiers de l?arm?e malienne. Inutile de pr?ciser que ceux-ci font partie int?grante du peuple et qu?ils ne peuvent pas rester indiff?rents ou regarder ailleurs quand le peuple est affam?, opprim? et pi?tin? par ceux-l? m?me dont la t?che essentielle est de servir et non de se servir. C?est la raison pour laquelle on devrait parler, non pas de putsch militaire, mais de r?volution populaire. En d?autres termes, le renversement d?Ibrahim Boubacar Ke?ta (IBK), le socialiste qui n??tait pas g?n? de voler et de dilapider l?argent du peuple avec sa famille et ses petits copains, est l?aboutissement d?une r?volution d?clench?e et conduite courageusement par le peuple malien. L?arm?e ne fit que terminer le travail du peuple, le 18 ao?t 2020. La chute d?IBK, c?est d’abord au peuple malien que nous la devons. Et cette chute, il est n?cessaire d?affirmer qu?elle eut lieu parce que le peuple malien y crut du d?but ? la fin, parce qu’il eut foi en sa capacit? ? obtenir le changement auquel il aspirait, parce qu’il ?tait convaincu qu’aucun r?gime, aussi puissant soit-il, ne peut vaincre un peuple d?termin? et courageux. En un mot, ce qui sauva le Mali de l?immobilisme et de la d?liquescence, c’est d?avoir cru et montr? que le peuple reste le seul et vrai souverain et que le dernier mot lui revient. L?enseignement majeur qui ?merge de cette r?volution populaire malienne est celui-ci : le d?faitisme, le d?couragement et la r?signation n’ont jamais sauv? un peuple. Un peuple qui refuse de prendre des risques et de se battre ; un peuple qui pr?f?re mettre les mains dans les poches ou prendre part ? d?inutiles d?bats dont l?unique objectif est de le d?tourner des vrais probl?mes ; un peuple qui ne croit pas en lui-m?me, un peuple qui se d?courage vite, un peuple qui ne peut terminer ce qu’il a commenc?, est un peuple qui a dit adieu ? sa libert? et ? sa souverainet?. Un tel peuple ne m?rite pas que l?on s?apitoie sur son sort, ni que l?on vole ? son secours. Le peuple ivoirien doit comprendre qu?? travers Dramane Ouattara, c?est la France raciste, imp?rialiste et affairiste qui lui livre la guerre depuis le 19 septembre 2002. Pour le dire autrement, nous avons, en face de nous et contre nous, ? la fois une marionnette et un marionnettiste. Voil? pourquoi on devrait prendre au s?rieux le boycott des produits fran?ais et d?autres mesures contre les int?r?ts fran?ais. Tout comme il est important d?envisager la l?gitime d?fense quand les marches pacifiques contre le viol de notre Constitution sont syst?matiquement attaqu?es par les milices criminelles de Ouattara. Car il existe une diff?rence entre ?pacifique? et ?pacifiste?. L?homme pacifique veut la paix mais ne s?interdit pas de se d?fendre, ni de d?fendre les siens quand ceux-ci sont agress?s. Le pacifiste est, lui aussi, pour la paix. Mais, contrairement au pacifique, il refusera de riposter ou de se battre, se laissera frapper sans se d?fendre, si un coup lui est port? par l?adversaire ou l?ennemi. Gandhi, partisan de la non-violence, n??tait pas pour autant un pacifiste puisqu?il disait : ?L?id?e ne nous viendrait pas que la souris est cl?mente parce qu?elle se laisse d?vorer par le chat?. Quant ? Nelson Mandela, il nous a laiss? ces paroles pleines de bon sens : ?La r?sistance passive non-violente est efficace tant que notre adversaire adh?re aux m?mes r?gles que nous. Mais, si la manifestation pacifique ne rencontre que la violence, son efficacit? prend fin.? Umkkonto we Sizwe, la branche militaire de l?ANC qui organisait des sabotages ? la bombe, fut cr??e en 1961 parce que l?augmentation de la r?pression, les violences polici?res et de l’?tat, avaient convaincu Mandela et ses camarades que des ann?es de lutte non violente contre l’apartheid n’avaient apport? aucune avanc?e. Nous menons un combat de lib?ration. Nous voulons nous lib?rer de la France qui occupe et exploite notre pays depuis 6 d?cennies ? travers des hommes cupides et ?go?stes. Si nous souhaitons vivre libres et debout, alors nous devons nous battre. Cela suppose que nous tournions le dos ? la fausse id?e de participer ? une ?lection qui sera truqu?e par le RDR. Cela suppose aussi que nous ne nous laissions pas intimider par les ridicules menaces et fanfaronnades des partisans Ouattara qui sont les signes d’un r?gime qui est saisi par le doute et la peur. Jean-Claude DJEREKE

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La mission du chr?tien

« Mission » vient du verbe latin  » mittere » qui veut dire « envoyer ». Le chr?tien est envoy? par le Christ pour b?tir avec d?autres hommes un monde plus humain, plus juste et plus libre. Il est envoy? comme J?sus qui dit avoir ?t? envoy? pour « renvoyer libres les opprim?s, rendre la vue aux aveugles, gu?rir ceux qui ont le c?ur bris? et proclamer la d?livrance aux captifs » (Lc 4, 16-21). Vue sous cet angle, la foi est engagement. Celui qui croit en Dieu croit aussi que le chr?tien doit s’engager dans la soci?t? et que la foi est morte si elle n’est pas accompagn?e d??uvres. Par-dessus tout, le chr?tien croit que, au jour du jugement, il lui sera demand?, non pas s’il allait ? la messe ou au culte, s’il je?nait, s’il est all? en p?lerinage ici ou l?, s’il ?tait pape, ?v?que, cur?, mod?rateur ou berger, s’il faisait partie de telle chorale ou de tel mouvement, s’il parlait en langues, s’il a chass? mauvais esprits et d?mons, etc., mais s’il a aim? concr?tement, s’il a agi en faveur de l’homme priv? de pain, de toit, de connaissance, de justice, de libert?, de consid?ration, etc. Le chr?tien est envoy? dans le monde, pas pour le contempler, pas pour regarder les m?chants et les inconscients le d?truire, mais pour le transformer. Pour cela, il peut avoir besoin de la pri?re qui n’est utile que si elle d?bouche sur l’action. Si le chr?tien se contente de prier, s’il n’agit pas, il n’est plus missionnaire mais d?missionnaire. Jean-Claude DJEREKE

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Bilan inattaquable?

Les partisans d?Alassane Dramane Ouattara (ADO) affirment que le bilan de ce dernier ? la t?te du pays (2011-2024) est inattaquable parce qu?il aurait construit routes, ponts et ?coles. Nous pr?f?rons employer ici le conditionnel pass? parce qu’il y aurait beaucoup ? dire sur ces r?alisations dont la solidit? est fort discutable et pour le remboursement desquelles plusieurs g?n?rations devront se saigner. En tout ?tat de cause, on peut se demander d?o? les « Adorateurs » tiennent la certitude que Ouattara a travaill? mieux que tous ses pr?d?cesseurs et s’ils vivent dans la m?me C?te d’Ivoire que les Ivoiriens oblig?s de dormir ? la belle ?toile ou dans des cimeti?res depuis que leurs maisons et petits commerces ont ?t? d?truits et leurs quartiers, ras?s.Pour nous, non seulement ce bilan est attaquable mais celui qui l’a produit devrait en avoir honte. Pourquoi?Ouattara avait promis une r?conciliation semblable ? celle de l?Afrique du Sud o? Nelson Mandela travailla avec les Blancs, o? les bourreaux reconnurent leurs crimes et exactions contre les victimes devant la Commission « V?rit? et R?conciliation » pr?sid?e par Mgr Desmond Tutu. A-t-il r?concili? les Ivoiriens? Non. Au contraire, les pro-Gbagbo ont ?t? soit emprisonn?s, soit pouss?s ? l’exil. Tous ?taient incapables de se soigner parce que leurs comptes bancaires ?taient bloqu?s. En outre, les recommandations faites par les auteurs du rapport de la CDVR qui co?ta plusieurs millions au contribuable n’ont jamais ?t? appliqu?es par lui.Il avait promis de s’installer et d?envoyer une bonne partie des minist?res ? Yamoussoukro. L’a-t-il fait? Non.Il avait promis de construire des logements sociaux? L’a-t-il fait? Non.Il avait promis de former un gouvernement non pl?thorique. L’a-t-il fait? Non puisque, le 4 septembre 2019, on ?tait ? 41 ministres et 7 secr?taires d’?tat.Il avait fait le serment d’?tre au service de tous les Ivoiriens? L’a-t-il respect?? Non. Il a plut?t lanc? et mis en pratique le concept de « rattrapage ethnique ».Il avait promis de faire un seul mandat, ce qui signifie qu’il devait s’arr?ter en 2015. Apr?s avoir roul? Henri Konan B?di? dans la farine en 2015 et apr?s avoir viol? la Constitution en 2020, ne s’appr?te-t-il pas ? briguer un quatri?me mandat?Il avait promis une gestion transparente et rigoureuse des biens publics. Est-ce le cas depuis que Sarkozy a sorti Gbagbo et l’a install? dans le fauteuil pr?sidentiel? Les voleurs de milliards ont-ils jamais ?t? arr?t?s et incarc?r?s? Non.Quand on se pr?vaut d’un bilan inattaquable, on ne craint pas de s’asseoir autour d?une table avec son opposition pour parvenir ? un consensus sur le d?coupage e?lectoral, les listes ?lectorales et la composition de la commission ?lectorale.On ne peut pas se vanter d?avoir un bilan inattaquable et se rendre en France toutes les deux semaines pour ?tre soign?. Celui qui se soigne chez les autres reconna?t implicitement que les dispensaires et h?pitaux de chez lui sont des mouroirs.On ne peut pas attribuer un bilan inattaquable ? un individu qui, en collant des peines farfelues ? ses adversaires, montre qu’il a peur de les affronter dans une ?lection juste et transparente.En conclusion, parler de bilan inattaquable, c’est ou bien ne pas conna?tre la signification des mots, ou bien parler pour le plaisir de parler, c’est-?-dire parler pour ne rien dire. Jean-Claude Dj?r?k?

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Pr?paratifs de la rentr?e scolaire : le m?tier de parent d??l?ves ? rude ?preuve

Chacun dit pourquoi son c?ur se soul?ve et proteste si fort avant le 9 septembre 2024, jour de la reprise des classes au Cameroun. ?C?est l’heure des longues journ?es?. Face ? une dame qui raconte sa fa?on de pr?parer la rentr?e scolaire, la phrase r?v?le une chose: voici venu le moment o? l?exp?rience parentale est, en tous sens, parcourue par l?anxi?t?. ?C?est l?instant pendant lequel je chronique beaucoup?, renseigne Paul Fran?ois Abega. Le propos de ce fonctionnaire tient largement au souci de satisfaire tous ses huit enfants avant le 9 septembre prochain. ?Je ne sais pas par o? commencer eu ?gard aux temps qui courent. Si Dieu ne r?de pas ? nos c?t?s, on est mort cette ann?e?, dit-il. Les termes du probl?me sont tr?s clairs lorsqu?ils ?voquent les revenus disponibles. ?Un salaire de cat?gorie B de la fonction publique est bien d?risoire et ne cesse de relancer la conviction que pr?parer la rentr?e scolaire au Cameroun rel?ve d?une exp?rience bien difficile?, laisse entendre Paul Fran?ois Abega. L?affaire devient insaisissable quant au sujet de la rentr?e scolaire, s?accompagne, de mani?re tout ? fait paradoxale, celui de la culpabilisation g?n?ralis?e. ?Nous sommes tous responsables de tout: nous avons ? assumer nos responsabilit?s en tant que parents alors que nos modalit?s d?action nous semblent quasi inop?rantes, voire inexistantes. Ce qui accro?t encore, en la d?bordant, la sph?re des difficult?s li?es au devenir de nos enfants?, grommelle le fonctionnaire. InflationS?il en est ainsi, ? travers le pays, les pr?paratifs de la rentr?e scolaire renvoient ? un quotidien parental structurellement habit? par de nombreuses incertitudes. En effet, devenue simultan?ment ?lieu commun? et ?lieu du commun?, l??ch?ance de la reprise des classes au Cameroun se trouve n?cessairement li?e ? la dilation subite et massive des responsabilit?s. ?En plus de les nourrir, je dois acheter de nouveaux uniformes, de nouveaux livres et cahiers et m?me de nouveaux cartables ? tous mes enfants?Et rien n?est abordable en termes de prix?, confie dame Eug?nie Malongo. Ce dont t?moigne cet agent de l??tat bas? ? Yaound?, c?est l?inflation. ?Partout, les prix ont augment?. C’est clair que cette ann?e, ?a sera tout un d?fi pour moi d’?tre capable d?acheter toutes les fournitures pour mes quatre enfants?, pense-t-elle. Il va de soi que le propos s?enracine dans le constat que, sur le march?, aucun bouclier tarifaire n?est appliqu?. Selon Emmanuel Nzeukou, taximan ? Yaound?, la progression des indices de prix des fournitures scolaires d?passe largement celle observ?e ces derni?res ann?es. ?J?ai constat? que les grandes surfaces qui affichaient des prix sold?s, ont toutes augment? les prix des sacs. Les augmentations varient entre 1 000 FCFA et 5 000 FCFA?, raconte-t-il. ChamboulementsEt dans un contexte actuellement marqu? par des blocages au niveau des cha?nes de distribution de certaines fournitures scolaires (les livres notamment), le coup de froid est perceptible chez de nombreux parents. ?On ?changeait les livres dans la rue, mais avec le chamboulement des programmes, cela n?est pas possible cette ann?e. Les familles qui vivent dans la pauvret? ?prouvent de la difficult? ? payer leur loyer et ? nourrir leurs enfants. Comment vont-elles se concentrer sur certains livres qui se font d?ailleurs rares?? s?interroge Theresa Engamba, restauratrice au lieu-dit Awae-Escalier (Yaound? 4?).? en croire d?autres parents, l?achat des cahiers rime d?sormais avec une facture major?e de 50 FCFA, parfois d?un peu plus. ?M?me si l?augmentation semble insignifiante, il est ?vident que le parent qui ach?te 100 cahiers pour ses quatre ou cinq enfants se retrouve ? payer 5 000 FCFA de plus. Ce qui est tout de m?me important?, se plaint Eug?nie Malongo. Et la situation n?est pas synonyme de bonne nouvelle pour Cyrille Martial Etoundi qui s?appr?te ? inscrire ses deux jumeaux ? la petite section dans une ?cole maternelle publique de Mfou. ?L?-bas, en plus des crayons, des gouaches, des rames de papiers, des articles de sport et des cahiers sp?ciaux, on me demande 50 000 FCFA par enfant?, souligne-t-il. Plus loin, le jeune paysan nous apprend ce qui pr?c?de n?est qu?un aper?u de la g?ographie des charges qui l?attendent. ?Avant le 9 septembre 2024, il faut bien que ces jumeaux soient circoncis. C?est une exigence de l??cole. Et s?il faut d?bourser 5 000 FCFA ? l?h?pital pour chacun des enfants, je devrais ?galement m?assurer du suivi qui n?cessite ?galement l?achat de quelques produits pharmaceutiques.?, liste Cyrille Martial Etoundi. Rires contre pleursDans les all?es du march? Mokolo ? Yaound? ce 13 ao?t 2024, quelques parents sont inquiets, m?contents, impuissants et m?me frustr?s face ? l?augmentation g?n?ralis?e des prix. Ici, outre les cahiers et les sacs de classe, les prix des chaussures, manteaux, gourdes ont augment?. En pr?visionnistes professionnels, de nombreux commer?ants se saisissent du pr?texte de la rentr?e scolaire pour faire du chiffre ?Avant, je vendais les tennis ? 2 000 FCFA ou 3 000 FCFA. Les clients achetaient, mais ?taient exigeants sur la qualit?. Aujourd?hui, ils ont la pression. Je taxe ? 6 000 FCFA, parfois 8 000 FCFA, et ils ach?tent?, raconte Yann, un jeune vendeur ambulant de chaussures. Pour lui, le ph?nom?ne n?est pas nouveau. ?Chaque ann?e, quand la rentr?e scolaire approche, j?augmente les prix. Parce que je sais que les parents ont la pression. C?est comme ?a?, conclut le jeune vendeur. ? la recherche de solutions, Eug?nie Malongo propose de jongler avec tout et d’esp?rer un compromis avec ses enfants. ?Avec eux, on va faire la course aux rabais ou encore, regarder ce qui restait des fournitures de l?ann?e derni?re, ce qui peut ?tre encore utilis??, assure-t-elle. Pour ce faire, le mode d?action le plus commode est de d?finir les priorit?s. Dans l?ordre, de nombreux parents rencontr?s ? Yaound? choisissent d’abord de r?duire les quantit?s au strict n?cessaire. ?Il y a une semaine, mes cinq enfants et moi avons fait l?inventaire de ce qu?ils poss?dent d?j??, ?tablit Paul Fran?ois Abega. ?Et jusque-l?, cela ne suffit pas pour faire baisser drastiquement la note?, se d?sole-t-il, en signalant qu? ?en ce qui concerne les livres, il faut tout acheter, car tout a chang? dans les programmes

ARTICLE DE BLOG

Le pr?sident Paul Biya ? Boulouris Saint-Rapha?l lors du 80?me anniversaire de la comm?moration du d?barquement de Provence

Un d?but de victoire pour le peuple camerounais et les africains en g?n?ral ! Un infime pas vers la v?rit?, vers la v?ritable histoire de l?Afrique noire francophone spoli?e de sa m?moire, mais une victoire quand m?me ! Ce 15 ao?t, le Pr?sident Paul Biya ?tait invit? ? la comm?moration du 80?me anniversaire du d?barquement de Provence. Une comm?moration bien timide au regard du tintamarre fait pour le d?barquement de Normandie, le 06 juin dernier. Le Chef de l?Etat camerounais y a fait une d?claration o? ?taient abord?es des questions internationales en pr?sentant la posture du Cameroun. En dehors de quelques aspects positifs de l?analyse sur la situation internationale, il a pour la premi?re fois dans l?histoire du Cameroun publiquement parl? de Douala et du 27 ao?t 1940, de son importance capitale dans la victoire des Alli?s de la Deuxi?me Guerre Mondiale. Nous pouvons comprendre cette amn?sie qui a dur? plus de 64 ans, car c?est depuis 1958 que la famille politique issue du BDC-UC-UNC-RDPC du Pr?sident Paul Biya est au pouvoir au Cameroun. Le Pr?sident parle ouvertement de la date et du lieu historique Douala le 27 ao?t 1940. On serait amen? ? dire qu’il vaut mieux tard que jamais si le Pr?sident Paul Biya n?avait pas une approche essentiellement n?ocoloniale sur cette date historique pour le Cameroun, pour l?Afrique, pour la France, l?Europe et le Monde.Cette sortie opportune du pr?sident Paul Biya, il faut le dire, rejoint un petit ?l?ment du ?contentieux historique Afrique?France? pron? par les dirigeants up?cistes et non-up?cistes de l?Alliance Patriotique, (A.P.). Ce sont eux qui, depuis plusieurs ann?es ont initi? la bataille pour la reconnaissance et la valorisation des ?v?nements du 27 ao?t 1940 ? Douala. Ce que le pr?sident Paul Biya n’a pas dit?Il n?est pas juste de parler de ralliement du Cameroun puisque le 27 ao?t 1940 est le jour de la naissance effective et mat?rielle ? Douala de la France Libre, avec la proclamation de l?ind?pendance politique et ?conomique du Cameroun ! Avant cette date, la France Libre n?avait ni territoire, ni troupes, ni moyens mat?riels, financiers et ?conomiques pour la guerre. Lorsque le g?n?ral Charles de Gaulle d?clarait que ?le Cameroun vient de prendre une belle d?cision?, il parlait d?une d?cision d?un Cameroun ind?pendant ! Ne pas ?voquer ces ?l?ments fondamentaux sur ?Douala, le 27 Ao?t 1940?, c’est ne pas rappeler au Pr?sident Emmanuel Macron son amn?sie et son m?pris pour le peuple camerounais, puisqu’il a d?marr?, ? dessein sa ?Commission M?moire? en 1945, alors que la France est officiellement au Cameroun depuis le Mandat de la Soci?t? des Nations en juillet 1922. De ce fait, le Cameroun n?a jamais ?t? une colonie de la France et le territoire Cameroun sous Mandat ne pouvait pas se doter de troupes militaires. Ce n?est donc un Cameroun ind?pendant qui pouvait avoir des troupes militaires !C’est le non-respect de cette ind?pendance du Cameroun qui est ? l?origine de la cr?ation de l?Union des Populations du Cameroun (UPC) le 10 Avril 1948. C?est ? cause de la participation d?cisive des camerounais dans la Deuxi?me Guerre Mondiale que le Secr?taire G?n?ral de l?UPC, Ruben Um Nyobe avait d?clar? que l?UPC n?avait plus ? prendre des armes pour conqu?rir l?ind?pendance du Cameroun, puisque les camerounais l?avaient d?j? conquise en lib?rant la France et l?Europe du fascisme hitl?rien. Il faudrait le marteler, sans ?Douala, le 27 ao?t 1940?, la France n?aurait jamais ?t? ce qu’elle est devenue aujourd’hui ! Une amn?sie coupable !Ce qui est tout aussi incompr?hensible dans cette d?claration du pr?sident camerounais, c’est l?omission sur la cruaut? et l?ingratitude des Alli?s et de la France sur ce qui s’est r?ellement pass? apr?s ce d?barquement, contre les Noirs africains (tirailleurs S?n?galais). Il ne peut avoir de v?ritable comm?moration sur le D?barquement de Provence sans percer l?abc?s purulent et f?tide sur ce comportement ignoble. Heureusement, la v?rit? et la justice sont in?vitables d?sormais, ce, avec les incontournables r?parations.Un petit rappel sur l?ingratitude et l?amn?sie criminelle ? l?encontre des tirailleurs s?n?galais qui avaient lib?r? les 2/3 de la France.Le d?barquement de Provence, ?galement connu sous les noms de code Anvil puis Dragoon, s?est d?roul? le 15 ao?t 1944. Cette op?ration militaire a ?t? men?e par les troupes alli?es dans le Sud-Est de la France, entre Toulon et Cannes.Forces en pr?sence : R?le des troupes d?Afrique: Dr Daniel YAGNYE TOMRepr?sentant Sp?cial de l?UPCEn Afrique Centrale et AustralePr?sident de l?Alliance Patriotique

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