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An 40 du RDPC : C?l?brations sous emprise

Que se passe-t-il dans les coulisses de l’actualit?? Int?gration a laiss? tra?ner ses oreilles dans les couloirs du parti de Paul Biya. Titre lu sur la toile: ?Paul peut-il continuer d?annoncer l’?vangile de J?sus-Christ aux Philippiens??? Il s?agit bien s?r de l?ap?tre Paul, un ancien fanatique religieux devenu pieux. Jusqu?? nouvel ordre divin, l?autre Paul (Biya) continue ? exercer son pontificat politique ? la t?te de l?Etat et ? celle de son parti, le RDPC. Le 24 mars prochain, cette formation politique dont l?acte de naissance fut sign? ? Bamenda, sera quadrag?naire. Comme chaque ann?e, les camarades de Paul Biya vont se vanter de soutenir leur pr?sident. Certainement, la ?f?te? sera escort?e par des mots invitant le ?candidat naturel du RDPC? ? prolonger son bail au palais de l?Unit?. En attendant le jour dit, l?id?e d?une candidature de Paul Biya fait d?bat parmi certains militants. Selon nos informations, quelques-uns travaillent ? contrer cette ?ventuelle candidature. Au Comit? central, on se moque des analyses d?antichambres en formulant plut?t les priorit?s du 40e anniversaire du parti. L’exercice est plus d?licat qu’il n’y para?t. C?est la raison pour laquelle, ?paul? par ses conseillers officiels et officieux, le secr?taire g?n?ral du RDPC, s?emploie ? tenir compte de toutes les sensibilit?s et motions. A moins d?avoir rat? quelques ?pisodes dans ce feuilleton, il nous revient que Jean Kuete et son ?quipe sont tr?s occup?s ? faire des arbitrages sur les gens habilit?s ? prendre la parole le 24 mars prochain. ?Nous vivons une p?riode tr?s sensible et les prises de paroles publiques doivent ?tre syst?matiquement contr?l?es?, explique une source de premi?re main. Il nous revient ?galement que le Comit? central s?est int?ress? ? la question des moyens attribu?s aux d?l?gations d?partementales du parti. ?Les finances sont dans le rouge; mais il existe des marges de man?uvre sur la base desquelles nous travaillons?, souffle un membre influent au sein du Comit? central. Ce dernier souffle encore que ?cette ann?e, ? d?faut d?argent, les d?l?gations d?partementales pourront simplement b?n?ficier de facilit?s pour organiser des meetings?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Les pr?sidents de la RDC et du Rwanda expriment leur soutien en faveur d’un cessez-le-feu lors d’une r?union du Qatar

Les pr?sidents de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) et du Rwanda se sont rencontr?s mardi ? Doha lors d’une r?union organis?e par le Qatar, au cours de laquelle ils ont exprim? leur soutien ? un cessez-le-feu dans l’est de la RDC. Selon une d?claration conjointe publi?e par le minist?re des Affaires ?trang?res du Qatar, F?lix Tshisekedi, le pr?sident de la RDC, Paul Kagame, le pr?sident du Rwanda, et le Sheikh Tamim ben Hamad al-Thani, l’?mir du Qatar, ont assist? ? la rencontre. Le communiqu? a indiqu? que les dirigeants ont r?affirm? leur engagement envers un cessez-le-feu « imm?diat et inconditionnel » comme il avait ?t? d?cid? en f?vrier lors d’un sommet dans la ville tanzanienne de Dar es Salaam, et ils sont en outre convenus de la n?cessit? de poursuivre les discussions initi?es ? Doha pour ?tablir des bases solides pour une paix durable. Ces derniers mois, les combats entre le gouvernement de la RDC et le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23) se sont intensifi?s apr?s que le M23 a lanc? des offensives majeures dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’est du pays, s’emparant de plusieurs villes cl?s. Les violences en cours ont ?galement provoqu? le d?placement de milliers de personnes, exacerbant la crise humanitaire dans l’est de la RDC. Le M23 a demand? plus t?t au pr?sident Tshisekedi de faire une d?claration publique sans ?quivoque s’engageant ? des n?gociations directes. Le gouvernement de la RDC a pour sa part toujours consid?r? le fait de s’asseoir ? la m?me table de n?gociation avec les rebelles comme une ligne rouge. Dans le m?me temps, la RDC a accus? le Rwanda de soutenir le M23. Le Rwanda a de son c?t? rappel? que l’arm?e de la RDC s’est alli?e au groupe rebelle rwandais des Forces d?mocratiques pour la lib?ration du Rwanda, qui aurait ?t? impliqu? dans le g?nocide de 1994. DOHA, 18 mars (Xinhua)

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Cemac : les ?demandes d?agr?ments en cours de validation

Les  professionnels des chiffres ? travers la Commission permanente  de l?harmonisation  fiscale et comptable  tiennent leur  16?me  session (qui est la 1?re de l?ann?e 2025 ? Douala) du 17 au 21 mars 2025. Au cours de cette r?union technique, examination  et validation des dossiers  Au regard de la diminution  tendancielle  des recettes budg?taires induite par la baisse des recettes p?troli?res et  la d?favorable conjoncture  ?conomique et financi?re  internationale, la fiscalit? s?impose comme le principal levier pour lever les n?cessaires au financement des politiques publiques  des  Etats de l?Afrique centrale. Dans ce contexte, la ma?trise des d?penses fiscales constitue un enjeu majeur. ? Outre l?examen de la directive portant sur l?harmonisation du processus d?identification,  d??valuation   et de publication des d?penses fiscales, cette 16?me session  ordinaire sera, comme  ? l’accoutum?e, consacr?e ? l?examen et ? la validation des dossiers  de demandes d?agr?ment des professionnels  en fiscalit? et comptabilit?.  Processus de d?livrance  des agr?ments communautaires  pour l?exercice des activit?s li?es aux professions lib?rales de la comptabilit? et de fiscalit? ?, a  affirm?  Mbogo Ngabo Seli, Commissaire en charge du d?partement du March? commun.  Dans le souci de transparence et de cr?dibilit?  dans la d?livrance   des diff?rents  agr?ments, la Commission de la Cemac  associe pour la premi?re fois d?une part  les Ordres nationaux  des experts comptables et  d?autre part les Ordres nationaux des conseillers fiscaux.  ? Nous sommes tr?s heureux d?avoir ?t? invit? pour la premi?re fois aux travaux de  cette Commission d?harmonisation. Preuve de ce que  on a une commission qui change de ton, change de mani?re de faire et qui invite les personnes qui vont  effectivement contribuer ? l??largissement de l?assiette  fiscale ? leurs travaux. Nous sommes sur le terrain, on voit ce qui se passe et on peut faire des propositions plus pratiques   et  plus praticables. Ces  travaux permettront de sortir avec des r?solutions qui seront plus   accept?es par les contribuables que nous d?fendons au quotidien ?, a expliqu? Laure Kenmogne Djoumessi, pr?sidente de l?Ordre national des conseillers fiscaux du Cameroun (ONCFC).  La r?union  technique dont les travaux  d?butent ce 17 mars 2025 est la toute premi?re ? Douala. Cette Commission  permanente a ?galement  pour vocation  d?examiner en amont  des  projets de r?glements ou des projets de directive ? porter fiscale ou comptable qui peuvent s?apporter ? l??chelle communautaire. ? Nous souhaitons partager des pr?occupations communes avec tous ces acteurs, parce que  tout ce qui se rapporte  ? la comptabilit? d?une mani?re ou d?une autre engage la cr?dibilit?  autant  des Etats, des institutions comme la Cemac mais ?galement  des diff?rents ordres. Raison pour laquelle il est important d??changer sur les meilleures mani?res possibles de valoriser le travail qui est fait ?, a affirm? le Commissaire en charge du March? commun.  A en croire Mbogo Ngabo Seli,  les textes  communautaires harmonis?s sur le plan de la fiscalit?, permettra  aux Etats de la sous-r?gion Afrique centrale  d?am?liorer la performance  des recettes fiscales.  Car selon le Commissaire en charge du d?partement du March? commun,  cette recette fiscale aidera  ? mieux lutter contre la pauvret? et ? cr?er plus d?emplois.  Diane Kenfack

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R?volution agricole au Cameroun : le Ceneema rena?t dans un bon r?le

L’entreprise publique envisage d’une part d’?taler son expertise pour un impact direct sur les producteurs locaux, et d’autre part contribuer ? la s?curit? alimentaire du pays. Comme lors d’une prestation de serment, Andr?e Caroline M?lanie Mebande n?e Ekotto Minkouna d?clare ?tre ? la t?te d’un Centre National d’Etudes et d’Exp?rimentation du Machinisme Agricole (CENEEMA) nouveau ». Ce 18 mars 2025, la c?r?monie de lancement de la campagne annuelle de m?canisation agricole offre au directeur g?n?ral du Ceneema de revenir sur le Plan strat?gique mis en ?uvre depuis 2018. Apr?s plusieurs ann?es marqu?es par une visibilit? tr?s amoindrie , ledit plan fait du l’acteur cl? dans l’impl?mentation de la r?volution agricole au Cameroun. Adopt? en d?cembre 2020, ledit plan s?articule autour des ?l?ments suivants:le d?veloppement et la valorisation du potentiel d?appui technique et d?accompagnement ;la dynamisation de la recherche et de l?exp?rimentation, l’innovation et la formation ; le d?ploiement d?une gouvernance exemplaire, le renforcement des partenariats et des capacit?s des acteurs. Pour atteindre ces objectifs, le Ceneema se donne des moyens cons?quents. A l’aide d’engins ( notamment ceux h?rit?s de l’usine d’Ebolowa, soit 239 tracteurs agricoles et outils attel?s pour les cultures du ma?s, du riz, et du manioc (pr?paration du sol, semis, fertilisation, traitement phytosanitaire, r?colte et ?grenage/d?corticage), de fabrication des outils et pi?ces d?usure (pi?ces de rechange, un lot complet de machines-outils est disponible;_d?entretien et de maintenance des engins: un lot de pi?ces de rechanges pour chaque type d?engins est disponible dans les conteneurs).Ces engins qui sont en cours d?acheminement vers les antennes R?gionales et les pools de M?canisation Agricole cr??s par le Conseil d?Administration devront contribuer ? la mise en ?uvre de la politique d?Import-Substitution et, plus sp?cifiquement dans le cadre du Programme Int?gr? d?Import-Substitution Agropastoral et Halieutique. Il s?agira ? cet effet d?ouvrir suffisamment d?espaces m?canisables dans tous les bassins de production ? l?effet d?augmenter la production, et de contribuer ? couvrir les besoins nationaux de consommation des denr?es alimentaires, puis d?augmenter la production des denr?es alimentaires dites de substitution et pouvant fortement contribuer ? la s?curit? alimentaire, ? l??quilibre de la balance commerciale et ? l??mergence des agro-industries locales l’entreprise devrait, ? en croire son directeur g?n?ral, d’ici quelques mois, faire du Cameroun le grenier d’Afrique centrale. Jean Ren? Meva’a Amougou

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S.E. Professeur Faustin Archange Touad?ra : ? L?une des faiblesses de ces avanc?es r?side toutefois dans le peu d?appropriation de ces acquis par les Citoyens de la Communaut? ??

L?int?gralit? du discours du Pr?sident de la R?publique Centrafricaine et Pr?sident en exercice de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). ? Citoyennes, ? Citoyens, ? Peuples de la Cemac, Il est de tradition, ? l?occasion de la c?l?bration de la Journ?e de la Cemac, le 16 mars de chaque ann?e, que le Pr?sident en Exercice de la Communaut? adresse aux Citoyennes et aux Citoyens des six ?tats membres, un message sur l??tat de la Communaut? et les progr?s r?alis?s dans la mise en ?uvre de l?int?gration r?gionale.  Qu?il me soit donc permis, ? l?entame de mon propos, de rappeler ? tous et ? chacun, l?importance de la construction d?un v?ritable espace commun qui refl?te les id?aux qu?incarnaient les P?res fondateurs de notre Communaut?, il y a de cela plus de soixante (60) ans.  L?ann?e 2024 qui vient de s?achever a ?t?, pour notre Communaut?, une ann?e charni?re au cours de laquelle les Peuples de nos six ?tats membres ont c?l?br? tour ? tour les soixante (60) ans de notre processus d?int?gration r?gionale (1964-2024) et les trente (30) ans d?existence de la Communaut? ?conomique et Mon?taire de l?Afrique Centrale (1994-2024).  Aujourd?hui plus qu?hier, face aux d?fis de la mondialisation, l?int?gration des jeunes nations comme les n?tres est au centre de toutes les pr?occupations, car elle donne corps ? l?existence m?me de nos ?tats.  Le monde se raccourcit, les grands ensembles se d?veloppent, l?isolationnisme des ?tats, hier strat?gie de d?veloppement, est devenu aujourd?hui un non-sens et fait place ? la cr?ation de grands ensembles ?conomiques, ? l?unit? des Nations et des Peuples et ? la coop?ration tous azimuts.  La Cemac, notre Communaut?, ne saurait ?tre en marge de cette ?volution majeure, qui traduit sa marche irr?versible vers un avenir radieux.  Les peuples de nos ?tats ont choisi de mettre en commun leur destin, pour b?tir ensemble une Communaut? forte autour des valeurs de solidarit?, de paix, de partage et de tol?rance, de sorte que chacun de nos ?tats n?est plus qu?un maillon de cette chaine de solidarit?s.  Mes chers concitoyens de la Cemac, Mesdames et Messieurs, En termes de bilan, et en d?pit de p?riodes souvent difficiles, marqu?es par des crises politiques ou ?conomiques, l?int?gration r?gionale dans le cadre de l?Udeac/Cemac peut se targuer d?avoir engrang? trois types d?acquis : le syst?me institutionnel, l?union mon?taire et l?union ?conomique. Ces acquis trouvent leur configuration ? travers plusieurs Institutions dont le m?rite n?est plus ? d?montrer, en d?pit de quelques difficult?s de divers ordres. De la Commission de la Cemac au Parlement Communautaire, en passant par la Cour de justice, la Cour des Comptes, la BEAC, la BDEAC, la COSUMAF, les Institutions Sp?cialis?es et Agences d?Ex?cution de notre Communaut?, il y a lieu de tirer satisfaction de nos Institutions.  Des avanc?es majeures sont ? saluer, comme :  ? La construction d?infrastructures d?envergure pour l?int?gration physique ; ? L??laboration de politiques communes dans des domaines cruciaux ; ? La cr?ation de structures d?di?es ? la mutualisation de nos ressources ;  ? La mise en place d?Institutions de contr?le et de r?gulation etc. L?une des faiblesses de ces avanc?es r?side toutefois dans le peu d?appropriation de ces acquis par les Citoyens de la Communaut?. La m?connaissance des instruments d?int?gration de notre Communaut? tant par la soci?t? civile que par les ?tudiants et par les acteurs ?tatiques constituent un talon d?Achille de la dynamique en ?uvre. Cette ann?e, la Journ?e de la Cemac est c?l?br?e sous le th?me ? Promouvoir les libert?s de circulation pour renforcer les ?changes intracommunautaires en zone Cemac ?. Elle se traduira par diff?rents formats d?intervention dans les m?dias des ?tats membres, avec l?implication ?vidente de la Commission de la Cemac.  Parler de l??pine dorsale du processus d?int?gration de notre ch?re organisation commune, notamment en ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, sera l?occasion de promouvoir les principes et les normes en la mati?re et d??uvrer pour leur large diffusion au sein du public. Mes chers concitoyens de la Cemac, Mesdames et Messieurs, En ces temps o? la situation ?conomique est largement affect?e par des facteurs exog?nes tels que l?ins?curit?, les conflits arm?s et l?instabilit? des cours des mati?res premi?res, une attention soutenue doit ?tre port?e sur les ?changes intracommunautaires afin d?avancer vers un d?veloppement effectif et ?quilibr? des ?tats membres.  Les donn?es commerciales intracommunautaires indiquent certes une augmentation des ?changes. Car, de 2018 o? les ?changes intracommunautaires ne repr?sentaient que 2 % des flux commerciaux avec le reste du monde, ce taux est pass? ? 3,5 % en 2022, puis ? 3,9 % en 2023.  Si cette l?g?re progression semble encourageante, elle demeure toutefois en-de??, tr?s en-de?? des attentes, car sur un total de plus de 33 milliardS de FCFA d??changes import-export, le commerce intracommunautaire en 2023 ne d?passe pas 1,3 milliards de FCFA. Ces chiffres sont les miroirs de nos faiblesses et illustrent bien la n?cessit? d?un renforcement des ?changes ? l?int?rieur de notre espace communautaire.  Les mesures prescrites par la derni?re Session Extraordinaire de la Conf?rence des Chefs d??tat, tenue le 16 mars 2024 ? Yaound?, sont motiv?es, entre autres, par l?urgence de corriger les faiblesses ?voqu?es afin de parvenir ? des ?changes intracommunautaires d?un taux ? deux chiffres. La libre circulation est en ce sens un vecteur de facilitation de de la strat?gie d?import-substitution autant que de la diversification ?conomique, ?l?ments essentiels d?am?lioration de notre balance commerciale. C?est pour moi l?occasion de rendre un vibrant hommage, ? chacun de mes Fr?res Chefs d??tat des pays membres de notre Communaut?, pour les efforts louables qu?ils ne cessent de d?ployer en faveur du raffermissement de l?int?gration dans notre sous-r?gion. Mes chers concitoyens de la Cemac, L?int?gration en Afrique Centrale est un processus laborieux, long et difficile, mais son id?e reste brillante et son avenir prometteur. Ayons foi ? nos efforts d?int?gration ; ayons confiance dans nos Institutions communautaires ; ?uvrons ? les rendre plus efficaces, plus performantes. Que chaque citoyenne, chaque citoyen, ? quel qu?endroit qu?il se trouve, se consid?re partie prenante de la construction de la Communaut? et contribue

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Des experts de la CEEAC se r?unissent ? Brazzaville pour promouvoir la gouvernance commune aux fronti?res de la sous-r?gion

Des experts des pays membres de la Communaut? ?conomique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) se r?unissent entre les 11 et 12 mars ? Brazzaville pour pr?parer la mise en place du Cadre juridique et organisationnel portant op?rationnalisation du m?canisme de la gouvernance int?gr?e des fronti?res de la sous-r?gion, a rapport? Xinhua sur place. Cette gouvernance commune vise la mise en place d’un instrument politique et juridique int?gr? attach? ? l’architecture institutionnelle de la CEEAC en harmonie avec la strat?gie de gouvernance des fronti?res de l’Union africaine, de mani?re ? r?duire les malentendus, les diff?rends et les conflits qui constituent des obstacles majeurs ? la coop?ration transfrontali?re et ? l’int?gration r?gionale. Le Conseil des ministres a constitu? la Commission d’?laboration des instruments relatifs ? la strat?gie r?gionale de gouvernance int?gr?e des fronti?res et sur l’op?rationnalisation du m?canisme de coop?ration polici?re et judiciaire en Afrique centrale, a affirm? le secr?taire g?n?ral du minist?re des Affaires ?trang?res de la R?publique du Congo, Nestor Itoua. D’apr?s le pr?sident de la Commission de la CEEAC, Gilberto Dapiendade, en ratifiant le trait? r?vis? de la CEEAC, les Etats membres de la communaut? s’engagent ? mettre en ?uvre des actions portant, entre autres, au d?veloppement des capacit?s pour la gouvernance des fronti?res, ? la pr?vention des conflits et ? la s?curisation des espaces frontaliers et transfrontaliers. Pourtant, les avanc?es en mati?re d’int?gration r?gionale se trouvent fortement ralenties par la poursuite de pratiques de barri?res tarifaires non r?glement?es qui constituent un v?ritable frein au d?veloppement de l’espace communautaire. BRAZZAVILLE, 12 mars (Xinhua)

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Parc national de ?Ma Mbed Mbed? : Un patrimoine transnational qui divise

Lov? dans son train-train quotidien, cet espace vital pour le Cameroun et le Tchad se surprend ? ?tre sous les feux des projecteurs. Voici pourquoi. Parc National de ?Ma Mbed Mbed?. Les d?vots et fanatiques des diminutifs et sigles pr?f?rent ?PN3M?. ?L?, rassurez-vous, nous ne sommes pas au bout du monde. Nous parlons bien d?un espace de plus de 12.000 hectares situ?s dans le d?partement du Mayo-Kani, dans la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun. Cet espace est limit? au sud par la fronti?re tchadienne et fait partie des arrondissements de Guidiguis et de Ka?l?. Les populations ici sont majoritairement Tupuri, essentiellement ?leveurs et agriculteurs?, renseigne Bakaimo Dikrawa, une ?lite du coin. S’il y a bien endroits au Cameroun dont l’origine toponymique demeure myst?rieuse, Ma Mbed Mbed peut, pour sa part, se targuer de ne pas avoir laiss? aux oubliettes le sens de son nom de bapt?me. ?En langue Toupouri, on parle de village d?incirconcis. En fait, il serait trop long de recenser toutes les interpr?tations tant elles sont nombreuses?, rigole Bakaimo Dikrawa. Mais ne croyons pas un seul instant que cette explication tenant en trois mots s?accepte sans provoquer de houleux d?bats! En tout cas, malgr? les pol?miques ?tymologiques, on estime que le nom de Ma Mbed Mbed est en miroir de sa situation g?ographique interm?diaire entre les diff?rents paysages du sahel. Et sur son histoire, la connaissance de que nous pouvons en avoir ne commence ? se pr?ciser que dans les ann?es 1700. Autant dire une ?ternit? pour un endroit qui, selon Dieudonn? Zilbi (un proche de la chefferie locale), aurait vu sa cr?ation ? l’?poque d?Ousmane Dan Fodio. Pour la survie des ?l?phantsAu d?but du mois de f?vrier dernier, la mat?rialisation du d?cret cr?ant le Parc National de ?Ma Mbed Mbed? a caus? des manifestations qui ont fini par embraser l?espace socioculturel des communaut?s Tupuri du Mayo-Kani. Selon des sources officielles, la cr?ation de cet espace prot?g? r?pondait ? la logique de la mise en place d?un nouveau corridor de migration de la faune, principalement les ?l?phants. Elle avait pour but canaliser au mieux la proximit? entre les populations riveraines et les pachydermes dans cette zone. La survie des ?l?phants est bien l?int?r?t qui est plac? au centre de l?impl?mentation de cette politique publique. Le milieu de vie des ?l?phants a connu des p?riodes de troubles profonds cette derni?re d?cennie. Une partie de leur espace de vie habituel s’est mu?e en champs de bataille du fait des incursions de Boko Haram. L?indisponibilit? des ressources alimentaires et de l?eau participe ?galement au nomadisme des animaux. L’acc?s ? l’eau est vital, surtout pendant la saison s?che, ce qui pousse les animaux ? se d?placer vers des sources d’eau ?loign?es de leur biotope habituel. La recherche des ressources alimentaires, notamment dans les zones agricoles, participe ? l?exacerbation du conflit avec les hommes. La d?forestation et le braconnage ne sont pas du reste, ce qui obligent ces animaux ? se d?tourner de leurs trajectoires migratoires habituelles. ?Les ?l?phants ? l’Extr?me-Nord du Cameroun sont essentiellement sauvages. Aucun villageois n’en a jamais domestiqu? un seul. Esp?ce animale prot?g?e, l??l?phant ne peut ?tre ni chass?, ni ?tre captur?. Les villageois ?prouvent donc un sentiment d?abandon chaque fois qu’ils sont confront?s au ph?nom?ne d?envahissement de leurs cultures par ces pachydermes. Ce qui, rend les activit?s agricoles tr?s risqu?es dans ces localit?s. Et cette situation incite certains villageois ? envisager quitter leurs terres?, soutient Amadou Karanga, agent technique des eaux et for?ts en poste ? Ka?l?. ?Ce parc a ?t? cr?? pour la lutte contre le changement climatique et pour l?insertion socioprofessionnelle. Ce sont des objectifs ? saluer. Toutefois, ce projet r?duit consid?rablement les terres et ressources disponibles pour les populations locales. C?est la raison pour laquelle il faut reconna?tre leur r?le essentiel dans la gestion durable de leurs terres et environnement. Lorsqu?une d?cision est prise sans leur consentement libre, inform? et pr?alable, cela peut malheureusement conduire ? des situations aussi d?licates que celle-ci. Nous invitons le gouvernement ? reconsid?rer le projet. C?est une menace de trop pour les populations de l?Extr?me-Nord?. Tel est l?avis de Dr Fabrice Lamfu, charg? de la campagne for?t chez Greenpeace Afrique. Dans sa d?claration du 25 f?vrier 2025, adress?e ? l?attention de la communaut? nationale et internationale, l?Association Nationale Culturelle Tupuri, JAG SIR, pr?cisait que ?malgr? les multiples menaces ? leurs pratiques culturelles relev?es par les populations autochtones, la persistance au sein du Gouvernement du Cameroun de l?id?e de poursuivre la mise en ?uvre du parc querell? laisse transparaitre une volont? de nuire ? la communaut? Tupuri et pourrait aggraver le sort des populations concern?es qui pensent d?j? ?tre victimes d?un apartheid physique?.?La communaut? Toupouri estime qu?il s?agit d?un complot contre leurs terres et leurs vies. Les ?l?phants ne font pas de distinction entre ethnies, religions ou professions. Leur pr?sence est une menace pour tous, y compris le camp du BIR ? moins de 12 km. Des ravisseurs s?vissent r?guli?rement ? Taibong et Guidiguis avant de se r?fugier dans une aire prot?g?e au Tchad. L?extension de cette zone avec le nouveau parc aggraverait l?ins?curit?. Le gouvernement doit reconna?tre son erreur et retirer le d?cret pour apaiser les tensions. Au vu de la d?termination des populations, si l??tat s?ent?te, l?extermination des ?l?phants deviendra in?vitable?, fulmine Pr Pierre Ngoussandou Bello, Ma?tre de Conf?rences ? l?Universit? de Maroua et Coordonnateur National de JAG SIR. Priorit? ? l?hommePour calmer les ardeurs, le gouvernement camerounais, par l?entremise du ministre de l?Administration Territoriale (Minat) et du gouverneur de la r?gion de l?Extr?me-Nord a r?confort? les communaut?s sur les priorit?s qu?il accordait aux int?r?ts des citoyens install?s dans cette zone. Le Minat, Paul Atanga Nji avait d?j? pr?sid? le mercredi 12 f?vrier 2025, ? Ka?l?, une r?union de concertation avec les populations et les forces vives du Mayo-Kani pour la r?solution de la crise survenue ? la suite de la concr?tisation du d?cret n? 2020/003 du 07 janvier 2020 portant cr?ation du Parc National de Ma Mbed Mbed. Aujourd?hui, le parc fait partie des 13% des terres

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Centrafrique : deux morts et un bless? dans l’explosion d’une grenade dans le nord-ouest du pays

Deux personnes ont perdu la vie et une autre a ?t? gravement bless?e dans la nuit de mardi ? mercredi ? la suite de l’explosion d’une grenade dans le nord-ouest de la R?publique centrafricaine (RCA), ont indiqu? jeudi des sources locales concordantes. Le drame s’est produit dans le village de Koumbam, situ? dans la pr?fecture de l’Ouham-Pend?. Selon la brigade de la gendarmerie de Bocaranga, les premi?res investigations r?v?lent que l’incident a eu lieu alors que deux fr?res, accompagn?s d’un adolescent, ?taient en train de chasser. L’un d’entre eux a malheureusement ramass? une grenade et une mauvaise manipulation a entra?n? l’explosion. Les deux personnes sont d?c?d?es sur place, tandis que le plus jeune a ?t? gravement bless?. Il re?oit actuellement des soins intensifs ? l’h?pital de Bocaranga, ont ajout? les autorit?s locales. BANGUI, 13 mars (Xinhua)

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RDC : le SADC met fin ? sa mission militaire ? l’or?e d’une n?gociation directe Kinshasa-M23 (PAPIER GENERAL)

La Communaut? de d?veloppement de l’Afrique australe (SADC) a annonc? jeudi qu’elle mettra fin ? sa mission militaire en R?publique d?mocratique du Congo (RDC) en raison des hostilit?s persistantes caus?es par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Cette d?cision s’est intervue ? l’or?e d’une n?gotiation directe entre le gouvernement de la RDC et le M23, pouss?e par l’Angola, dont l’issue semble incertaine. MISSION TERMINEE Lors d’un sommet extraordinaire virtuel auquel ont assist? plusieurs chefs d’Etat des pays membres, la SADC a d?cid? de mettre fin au mandat de la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC) et a ordonn? un retrait progressif de ses troupes. D?ploy?e en d?cembre 2023, la SAMIDRC comprend du personnel militaire du Malawi, d’Afrique du Sud et de Tanzanie, qui soutient l’arm?e congolaise dans la lutte contre les groupes arm?s dans l’est du pays. Cependant, la mission a subi des pertes humaines, suscitant des inqui?tudes quant ? sa capacit? ? atteindre ses objectifs face ? l’escalade de la violence. La SADC a, lors du sommet, rendu hommage aux soldats originaires de la RDC, de l’Afrique du Sud, du Malawi et de la Tanzanie et tomb?s au combat lors de la mission. La d?cision de retrait marque un changement du bloc vis-?-vis du conflit. Tout en r?affirmant son engagement en faveur de la paix et de la s?curit? en RDC, la SADC prend ses distances avec une intervention militaire directe, mettant l’accent sur la n?cessit? de proc?der ? des solutions politiques et diplomatiques impliquant ? la fois des acteurs ?tatiques et non ?tatiques. Le sommet s’est tenu dans un contexte de tensions croissantes, alors que les rebelles du M23 ont pris le contr?le de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans ces r?gions, l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), un groupe politico-militaire alli? au M23, a mis en place une administration provinciale parall?le. Le conflit entre le M23 et le gouvernement congolais remonte aux cons?quences du g?nocide rwandais de 1994 contre les Tutsi et aux tensions ethniques persistantes, notamment entre les populations tutsie et hutue. La RDC accuse le Rwanda de soutenir le M23, tandis que Kigali affirme que l’arm?e congolaise s’est alli?e au groupe rebelle rwandais Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda (FDLR), li? au g?nocide. APPROCHES DIFFERENTES Lors du sommet, la SADC a r?affirm? sa d?cision de fusionner les processus de paix de Luanda et de Nairobi et d’?largir le nombre de facilitateurs pour renforcer les efforts de consolidation de la paix. Les deux initiatives de paix de Luanda et de Nairobi, orchestr?es par des organisations r?gionales africaines, visent ? restaurer la stabilit? dans l’est de la RDC. Cependant, des divergences croissantes ?mergent entre Kinshasa et ses partenaires r?gionaux quant ? l’?volution de ces processus. Cependant, Kinshasa plaide pour un « alignement » entre les deux initiatives afin de les hisser au m?me niveau organisationnel. « ?videmment, les deux processus ont des cibles et des parties prenantes compl?tement diff?rentes », a d?clar? la ministre congolaise des Affaires ?trang?res, Th?r?se Kayikwamba Wagner, d?but mars, en appelant ? placer le Processus de Nairobi sous l’?gide de l’Union africaine (UA) plut?t que sous la seule supervision de la Communaut? d’Afrique de l’Est (EAC). En f?vrier, plusieurs dirigeants africains sont convenus de fusionner les deux initiatives de paix lors d’un sommet conjoint organis? par l’EAC et la SADC ? Dar es Salaam, en Tanzanie. Quelques semaines plus tard, les deux blocs r?gionaux ont d?sign? l’ancien pr?sident k?nyan Uhuru Kenyatta, l’ancien pr?sident nig?rian Olusegun Obasanjo et l’ancien Premier ministre ?thiopien Hailemariam Desalegn comme facilitateurs du nouveau « Processus Luanda/Nairobi ». « Nous parlons davantage d’un alignement des deux processus afin que le Processus de Nairobi soit ?galement plac? sous l’?gide de l’UA et ne d?pende plus uniquement de l’EAC », a pr?cis? Mme Wagner. « Nous savons aussi qu’il existe d’autres propositions et que les chefs d’Etat de la sous-r?gion devront en discuter », a-t-elle ajout?. VERS UNE NEGOCIATION DIRECTE Un changement significatif dans la position du gouvernement congolais pourrait ?tre en cours, alors que Kinshasa envisage d’engager des pourparlers de paix directs avec le M23. Mercredi, le gouvernement angolais a annonc? que Kinshasa et le M23 tiendraient des n?gociations directes le 18 mars ? Luanda, la capitale de l’Angola. Toutefois, la RDC s’est toujours oppos?e ? un engagement direct avec le groupe rebelle. « Jamais, tant que je serai pr?sident de la RDC, je ne n?gocierai avec le M23 ou l’AFC », avait affirm? le pr?sident congolais F?lix Tshisekedi en ao?t 2024. Malgr? cette position, la porte-parole pr?sidentielle congolaise, Tina Salama, a r?v?l? mercredi que le gouvernement avait re?u une invitation de l’Angola, sans toutefois confirmer si Kinshasa participerait effectivement aux pourparlers. Pendant ce temps, la RDC continue de plaider pour la relance du Processus de Nairobi. Cependant, les n?gociations sont au point mort. D?but f?vrier, la porte-parole d’Uhuru Kenyatta, Kanze Dena, a d?clar? que le Processus de Nairobi ?tait dans une « impasse », notant que Kinshasa avait exclu le M23, consid?rant ce groupe comme un agent des int?r?ts ?trangers, en particulier ceux du Rwanda. Le M23 s’est dit favorable jeudi ? la participation aux n?gociations, tout en notant « l’absolue n?cessit? » que le pr?sident Tshisekedi « exprime publiquement et sans ambigu?t? son engagement pour des n?gociations directes » avec le M23. « Nous r?affirmons qu’aucune solution militaire ne r?soudra durablement la crise en RDC. La m?diation doit clarifier l’engagement r?el du r?gime Tshisekedi », a affirm? le M23 dans un communiqu?. Alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, la crainte grandit que le conflit ne d?g?n?re en une guerre r?gionale plus large. « Si cela continue ainsi, la guerre risque de s’?tendre ? toute la r?gion », a averti le pr?sident burundais Evariste Ndayishimiye d?but f?vrier. HARARE/KINSHASA, 13 mars (Xinhua)

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Douala : pourquoi l?eau de la Camwater est?sal?e??

Depuis quelque temps, le pr?cieux liquide fourni par l?entreprise parapublique en charge du traitement et de la distribution de l?eau au Cameroun a une autre saveur qui n?est pas appr?ci?e par de nombreux consommateurs.    ? Pourquoi tu as mis du sel dans l?eau ? boire ?, s?exclame Esther ? sa grande-s?ur tout en fron?ant le visage et en recrachant cette eau. ? J?ai tr?s soif, comment je vais faire ?, continue   la jeune fille.  En buvant son gobelet d?eau, Esther constate que la saveur du pr?cieux liquide est inhabituelle.  Elle pose une fois de plus la question, ? pourquoi cette eau est-elle sal?e ? ?. Sa m?re lui r?pond, ? moi-m?me j?ai fait le m?me constat que toi. Lorsque ta s?ur a apport? ce bidon d?eau, je me suis dit que par erreur elle avait vers? du sel ? l?int?rieur. Mais je me rends compte que c?est la nouvelle saveur de l?eau du robinet ?, s?indigne Th?r?se, une riveraine.  Les m?nages rencontr?s au quartier Makepe Missok?, dans le cinqui?me arrondissement de la ville de Douala, capitale ?conomique du Cameroun, affirment que l?eau de la Camwater est impropre ? la consommation car sal?e.  Pour les consommateurs, boire l?eau des forages est pr?f?rable ? celle de l?entreprise parapublique. ? Depuis que j?ai constat? que l?eau du robinet est sal?e, je pr?f?re aller ? Bepanda puiser mon eau ? boire au forage. Et je puise l?eau du puits pour faire les autres travaux de m?nages ?, affirme Th?r?se.  Certains riverains qui ont un peu moyen, se sont pench? vers l?eau min?rale.  ? C?est devenu tr?s compliqu? de boire l?eau du robinet, parce que c?est sal?. Le go?t est ignoble. Lorsque tu as soif, tu n?as m?me pas l?envie de boire cette eau. A cause de cette eau, j?ai commenc? ? crier les maux de ventre.  Depuis lors, je me suis pench? vers l?eau min?rale. M?me si elle est   tr?s co?teuse. J?esp?re que d?ici peu la situation va revenir ? la normale. Parce que je ne pense pas tenir le coup ?, souhaite Didi.  Pour sa d?fense, l?entreprise charg?e de la distribution de l?eau au Cameroun ? travers son service de qualit? justifie cette eau sal?e par le fait que : ? nous sommes en saison s?che. L?eau a tari dans nos affluents. C?est un peu l?eau de la mer qui est en train de venir ? Japoma. C?est ?a qu?on traite. Lorsqu?il va bien pleuvoir, cette eau ne sera plus sal?e. Il n’y a pas un proc?s pour diminuer le taux de sel dans l?eau.  Mais, le taux de sel qu?on vous envoie reste dans les normes ?, justifie Gertrude Tchamba, responsable qualit? ? Camwater.  Malgr? le fait que l?eau soit sal?e, les consommateurs n?ont pas ? s?inqui?ter des risques de maladie car, ? avec l??tiage, le taux de chlorure (sels) a un peu augment? dans l?eau.  Mais nous restons toujours dans les normes recommand?es par l?Organisation mondiale de la sant? (OMS).  Le taux de couverture du chlore r?siduel dans le r?seau est de 100%. Aucun microbe ne r?siste ? l?action du chlore. L?eau de la Camwater est chlor?e. Le chlore d?truit le microbe le plus r?sistant. Les scientifiques ont toujours prouv? qu?aucun microbe ne r?siste ? l?action du chlore ?, ajoute la responsable qualit?.  Coupures constantes Avoir le pr?cieux liquide est devenu un v?ritable parcours du combattant. ? Depuis qu?on a install? l?eau chez moi, je n?avais jamais eu ces probl?mes de coupure. Mais ces derniers temps, ces coupures sont intenses.  Parfois je me retrouve ? dormir tard la nuit avec les enfants parce que j?attends que l?eau vienne pour qu?on puisse recueillir m?me une petite quantit? qui va permettre ? chacun de se laver le matin pour aller ? l??cole. C?est tr?s compliqu? actuellement ?, se plaint Astride. D?autres riverains par contre ont trouv? leur compte avec les eaux des puits. ? La Camwater me fatigue avec ces coupures. Donc maintenant je m?approvisionne en eau du puits. Lorsque je puise mon eau, je verse la javel ? l?int?rieur pour une certaine dur?e, ensuite je commence ? l?utiliser ?, ajoute Daniel, un riverain.  A en croire Camwater, cette coupure constante de l?eau est d? au fait que la production est insuffisante ? la demande. Et donc il faut un rationnement. Vivement un retour ? la normale.  Diane Kenfack

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