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Un scrutin essentiel mais?entre promesses de d?centralisation et batailles d?influence

Alors que les ?lus locaux proc?dent ? l??lection des conseillers r?gionaux, une tension sourde traverse le pays. Officiellement, ce scrutin ambitionne d?acc?l?rer une d?centralisation promise depuis pr?s de trente ans. Mais derri?re l?apparente normalit? institutionnelle, se jouent des enjeux autrement plus complexes : redistribution du pouvoir, rapports de force territoriaux, autonomie ?conomique des r?gions, et contr?le politique du territoire. Une ?lection strat?gique mais peu visible Ce dimanche, les conseillers municipaux et chefs traditionnels, corps ?lectoral de ce scrutin, d?signent les prochains conseillers r?gionaux. Un vote que le gouvernement pr?sente comme ? un pas d?cisif vers la d?centralisation ?, mais qui peine ? mobiliser l?opinion. Pour Dr. Pierre Mba, analyste politique, cette discr?tion n?est pas anodine : ? les ?lections r?gionales sont essentielles pour l?avenir du pays, mais elles restent volontairement peu m?diatis?es. Leur importance politique d?passe largement leur visibilit? publique ?. Sur le terrain, le RDPC mise sur sa force territoriale pour verrouiller la majorit? des ex?cutifs r?gionaux. L?opposition, elle, est presqu?absente. Et pourtant, une d?centralisation sans contre-pouvoirs serait une coquille vide.Les ?lites traditionnelles et ?conomiques s?activent ?galement. Les chefferies et les maires, conscients du r?le que joueront les r?gions dans la distribution des ressources, cherchent ? consolider leur influence. Le r?le central mais m?connu des futurs conseillers r?gionaux Les conseillers r?gionaux, encore invisibles aux yeux du grand public, seront pourtant les futurs architectes du d?veloppement territorial. Leur mandat couvrira des missions cruciales dont la planification de l?am?nagement du territoire ; l?orientation des investissements r?gionaux ; la supervision des comp?tences transf?r?es, la coordination des politiques locales ; et l?arbitrage des tensions entre communes, ?lites administratives et populations.Mais leur efficacit? d?pendra d?un point : la r?alit? du transfert des moyens. Mme Gr?ce Abessolo, experte en gouvernance locale, pr?vient 😕 sans ressources financi?res cons?quentes, les r?gions ne pourront pas exercer leurs comp?tences. On risque de cr?er des institutions d?coratives, sans pouvoir r?el ?. Transferts de comp?tences : entre promesses et frustrations Sur le papier, l??tat a commenc? ? transf?rer certaines comp?tences (?ducation de base, sant? primaire, gestion de certaines infrastructures). Dans les faits, l?on d?nonce un transfert incomplet ou mal financ?. ? Yaound?, le discours reste optimiste. Mais dans les r?gions, le ton change. ? Garoua, Senna Abdoul, un ?lu local confie 😕 on nous transf?re des charges sans transf?rer les budgets. C?est une d?centralisation ? contraintes, pas une d?centralisation de d?veloppement ?. Un sentiment partag? par de nombreux ?lus. Le Dr. Arouna Issa, expert en finances publiques, r?sume : ? tant que la fiscalit? locale restera sous contr?le central, les r?gions n?auront qu?une autonomie administrative. Or la d?centralisation est d?abord une affaire d?argent ?. R?duire les fractures r?gionales Le Cameroun demeure marqu? par d?importants d?s?quilibres entre les zones urbaines et rurales, entre les r?gions littorales et septentrionales, entre les zones foresti?res et sah?liennes. Les nouvelles r?gions seront-elles capables de corriger ces in?galit?s ? Pour H?l?ne Kouam, urbaniste et observatrice nationale, la r?ponse d?pendra de leur libert? d?action 😕 les r?gions peuvent devenir de v?ritables moteurs de coh?sion territoriale, mais seulement si elles disposent de marges d?innovation et de financement ?. Les d?fis sont immenses : enclavement des zones rurales ; acc?s in?gal aux services publics ; urbanisation mal ma?tris?e ; conflits fonciers ; pressions climatiques dans le Nord ; et migrations internes croissantes. ? Tchollir?, un jeune ?leveur r?sume les attentes locales 😕 nous, on veut juste des routes, des ?coles, des v?t?rinaires, de l?eau. Si les r?gions peuvent faire ?a, alors oui, c?est une bonne chose ?. Une soci?t? civile vigilante, mais dubitative Les organisations citoyennes suivent le processus avec attention. Pour certaines plateformes citoyennes : ? cette ?lection est une opportunit? historique, mais elle risque d??tre confisqu?e par les ?lites politiques. Et pourtant, les populations doivent sentir qu?il s?agit d?un changement concret, pas d?une formalit? administrative ?. Plusieurs ONG d?plorent ?galement l?absence de communication publique et la faible information mise ? disposition des citoyens. Tom.

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Pr?ter serment sur un livre « saint » ne garantit ni la sinc?rit? ni la cr?dibilit? d?un intervenant

Lors de l??dition du 27 novembre 2025 de « La Quotidienne Info » sur NCI (Nouvelle cha?ne ivoirienne), Monsieur Demba Traor? est apparu sur le plateau avec un Coran ? la main. L?animateur, Ali Diarrassouba, a qualifi? la sc?ne ? d?in?dite ?, soulignant qu?un tel geste ne s??tait encore jamais produit dans un d?bat politique diffus? sur une cha?ne publique ivoirienne. Certains observateurs se sont demand? si un symbole religieux avait sa place dans un espace audiovisuel public, con?u pour repr?senter l?ensemble des citoyens, quelles que soient leurs croyances. D?autres ont rappel? que la recherche de la v?rit? et la d?fense d?une position politique ne n?cessitaient pas l?usage d?un livre « saint ». Selon ces points de vue, la force d?un argument devrait reposer sur les faits et la coh?rence du discours, plut?t que sur l?invocation d?un symbole religieux destin? ? renforcer la cr?dibilit? d?un intervenant. Enfin, certains analystes estiment que les tensions li?es au d?bat sur le d?sarmement des rebelles avant l??lection pr?sidentielle constituent le c?ur du d?bat, ind?pendamment de la port?e symbolique du Coran brandi sur le plateau. Les serments religieux dans la vie politique ouest-africaine Ces derni?res ann?es, plusieurs dirigeants ont pr?t? serment sur des textes sacr?s, souvent dans des contextes de transition ou de crise. Dans de nombreux cas, ces engagements n?ont pas ?t? suivis d?effets concrets.C?est le cas en Guin?e, avec Mamady Doumbouya, arriv? au pouvoir par un coup d??tat. Il avait publiquement jur? sur le Coran de ne pas se porter candidat ? la future ?lection pr?sidentielle. Pourtant, ? l?approche du scrutin, il est devenu l?une des figures majeures de la comp?tition politique, ce qui a relanc? le d?bat sur la valeur r?elle de tels serments.Au Mali, Assimi Go?ta avait jur? sur le Coran de conduire une transition courte avant de restituer le pouvoir aux civils. Les ?volutions ult?rieures de la transition ont montr? que ce serment n?avait pas suffi ? garantir le respect strict du calendrier initial. En C?te d?Ivoire, ? en croire Soro Guillaume, Alassane Ouattara avait pr?t? serment sur le Coran pour lui transmettre le pouvoir ? l?issue de son mandat. Non seulement le serment ne fut pas respect? mais o? Soro se trouve-t-il aujourd’hui? Ne m?ne-t-il pas une vie d?errance? N?est-il pas devenu persona non grata dans un pays ? la t?te duquel il a contribu? ? porter Ouattara?Certains mouvements extr?mistes ont, eux aussi, eu recours ? des serments religieux, parfois avant de commettre des actes violents. Tous ces exemples montrent que le fait de pr?ter serment sur un livre saint ne garantit ni la sinc?rit? ni la fid?lit? ? un engagement. Dans ce contexte, certains observateurs ivoiriens pensent que le d?bat actuel devrait davantage se concentrer sur des enjeux institutionnels: la gestion du d?sarmement, les responsabilit?s dans la s?curisation des ?lections, et les d?cisions politiques prises ? cette p?riode. Selon eux, l?utilisation d?un symbole religieux d?tournerait l?attention des questions essentielles, notamment:? la place du d?sarmement dans le processus ?lectoral,? les avantages accord?s ou refus?s ? certains acteurs arm?s,? les r?actions suscit?es par ceux qui demandaient l?application stricte des mesures de s?curit?.Le 24 novembre, Charles Bl? Goud? a jet? un gros pav? dans la mare en r?v?lant, entre autres choses, que, convoqu? chez Nady Bamba en 2009, il fut somm? de pr?senter des excuses ? Guillaume Soro pour avoir r?clam? le d?sarmement des rebelles avant l??lection pr?sidentielle de 2010. Laurent Gbagbo, Sidiki Konat? et M?it? Sindou ?taient pr?sents ? cette rencontre.M?me si on peut reprocher ? l?ancien « g?n?ral de la rue » certains choix politiques du pass?, dont son message de f?licitations adress? ? Alassane Ouattara lors de sa pseudo-r??lection, un geste qui avait surpris et parfois heurt? une bonne partie de la population, il semble hasardeux de lui imputer la division du FPI, d??affirmer qu?il a t?moign? contre Simone Gbagbo dans un proc?s dont on n?a jamais entendu parler ou de consid?rer que son intervention du 24 novembre visait ? salir et ? d?construire Laurent Gbagbo qui, de son propre aveu, est et demeure son mentor. Jean-Claude Dj?r?k?

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Afrique centrale : la course aux financements durables est lanc?e ? Yaound?

Le 26 novembre 2025, Yaound? a accueilli une r?union capitale pour l?avenir ?conomique de l?Afrique centrale. Les pays de la sous-r?gion se sont retrouv?s au Starland H?tel, sous l??gide du Bureau sous?r?gional de la Commission ?conomique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA), ? l?occasion de la Conf?rence r?gionale sur le th?me : ? Mobiliser le financement durable pour transformer l?Afrique centrale : capacit?s productives, commerce r?gional, ?conomie bleue ?. L?enjeu est clair : apprendre ? concevoir des projets de d?veloppement bancables, capables d?attirer les ressources financi?res internationales et de stimuler une croissance durable.La premi?re journ?e a ?t? consacr?e au renforcement des capacit?s des d?cideurs publics. Objectif affich? : permettre aux administrations de mieux comprendre les attentes des bailleurs et de structurer des projets qui r?pondent aux crit?res stricts de financement durable. Les participants ont suivi des ateliers pratiques et des sessions d??changes sur la mobilisation de fonds pour des projets productifs, le d?veloppement du commerce r?gional et l?exploitation durable de l??conomie bleue. La c?r?monie d?ouverture, pr?sid?e par le repr?sentant du ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire, a insist? sur l?importance strat?gique de cette initiative. ? Cet atelier offre aux pays de la sous-r?gion une occasion idoine pour approfondir leur compr?hension des exigences des bailleurs et am?liorer la qualit? de leurs projets ?, a?t?il soulign?. L?accent a ?t? mis sur la n?cessit? d?aligner les projets sur les objectifs de d?veloppement durable et de favoriser une int?gration ?conomique r?gionale renforc?e. Au-del? des formations et des ?changes, la conf?rence vise ? cr?er un effet d?entra?nement : encourager les ?tats membres de la CEMAC ? structurer leurs projets avec rigueur, professionnalisme et vision ? long terme. Dans un contexte o? les financements internationaux deviennent de plus en plus exigeants, cette initiative pourrait transformer la mani?re dont l?Afrique centrale mobilise les ressources pour ses ambitions ?conomiques. La sous-r?gion se pr?pare donc ? franchir un cap : la construction d?une nouvelle g?n?ration de projets durables et bancables, vecteurs de croissance inclusive et de r?silience ?conomique. Jean -Ren? Meva?a Amougou

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Cemac : Am?liorer l??tat-civil pour lib?rer la circulation des citoyens

R?unis ? Bangui du 24 au 28 novembre 2025, les ?tats membres de la CEMAC ont ouvert un chantier strat?gique longtemps rel?gu? au second plan : la modernisation des syst?mes d??tat civil et des statistiques vitales. ? travers cet atelier r?gional soutenu par la Banque mondiale et l?UNFPA, une ?vidence s?impose : sans identit? l?gale fiable, aucune int?gration sous-r?gionale ne peut r?ellement fonctionner. Dans une Afrique centrale qui ambitionne de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, l?existence d?un ?tat civil performant appara?t d?sormais comme une condition non n?gociable. Sans acte de naissance s?curis?, sans documents d?identit? fiables, le citoyen devient invisible pour l?administration, suspect aux fronti?res et marginalis? dans l?espace communautaire.L?enjeu d?passe la simple production de chiffres. Il touche au droit de se d?placer, de s?installer, de travailler et de commercer librement. Un ?tat civil d?faillant, c?est une int?gration qui patine, des contr?les arbitraires, des tracasseries et une d?fiance persistante entre ?tats. ? Bangui, experts et responsables sectoriels ont planch? sur des feuilles de route concr?tes pour fiabiliser l?enregistrement des naissances, des mariages et des d?c?s, mais aussi pour rendre les syst?mes interop?rables entre pays. En pla?ant l??tat civil au c?ur de l?agenda communautaire, la sous-r?gion s?attaque ? l?un des verrous silencieux de l?int?gration. Donner une identit? ? chaque citoyen, c?est aussi ouvrir les routes de l?Afrique centrale et rendre enfin effectif le droit de circuler librement. Derri?re les enjeux techniques se joue aussi une bataille de souverainet? et de confiance. Un syst?me fiable prot?ge les citoyens, s?curise les fronti?res et r?duit les fraudes. ? terme, il doit permettre ? chaque ressortissant communautaire de voyager sans ?tre trait? comme un ?tranger chez lui dans l?espace commun uni. R?my Biniou

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Cameroun, Gabon et Congo : t?tes de file des exportations

Selon le dernier rapport du Comit? de comp?titivit?, think tank du minist?re camerounais de l??conomie, en 2024, la hi?rarchie des exportations en Afrique centrale se resserre autour de trois pays : le Cameroun, le Congo et le Gabon. Avec 6,7 milliards de dollars de recettes, Yaound? recule au 19? rang africain et ne p?se plus que 1,1 % du commerce ext?rieur du continent. Une contre-performance d?autant plus visible que Brazzaville et Libreville, mieux positionn?s, confirment leur avance relative dans les volumes export?s. Le Congo, port? par la remont?e des prix du p?trole et la stabilit? de ses volumes, atteint la 16? place avec 1,4 % des exportations africaines. Le Gabon suit de pr?s au 17? rang avec 1,3 %. ? eux deux, ces pays rappellent le poids toujours d?cisif des hydrocarbures dans les ?quilibres commerciaux de la sous-r?gion. Le Cameroun, pourtant plus diversifi?, reste p?nalis? par la faiblesse de sa transformation industrielle, la lenteur de ses cha?nes logistiques et la volatilit? de ses recettes hors p?trole. Ce diff?rentiel de trajectoire a sein de la CEMAC souligne une d?pendance persistante aux mati?res premi?res. L? o? le Congo et le Gabon capitalisent sur des rentes p?troli?res concentr?es, le Cameroun supporte le co?t d?une ?conomie plus large mais moins comp?titive ? l?export. Le paradoxe est saisissant : la premi?re ?conomie en taille devient la troisi?me en performance commerciale.Au-del? des classements, l?enjeu est strat?gique. Tant que la transformation locale restera marginale et que les infrastructures resteront un frein, le Cameroun continuera de d?crocher face ? ses voisins. Le Congo et le Gabon, eux, restent expos?s au cycle des prix. Dans les trois cas, la souverainet? ?conomique passe d?sormais par une m?me urgence : sortir de la d?pendance brute et transformer davantage sur place. Sans ce virage productif, concurrence r?gionale s?intensifiera et ?carts de performance risquent de se creuser. Bobo Ousmanou

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CEMAC : Brainstorming autour du budget-programme

R?unie ? Malabo du 24 au 28 novembre 2025, la Commission de la CEMAC s?est engag?e dans un exercice aussi discret que d?cisif : repenser ses outils de pilotage ? l?aune de la performance. Sous la conduite du vice-pr?sident, le Dr Charles Assamba Ongodo, un atelier strat?gique sur la Planification strat?gique et la Gestion ax?e sur les r?sultats (GAR) marque une ?tape charni?re dans la modernisation de la gouvernance communautaire. Derri?re l?apparente technicit? des termes employ?s, l?enjeu est ?minemment politique et ?conomique. Il s?agit, pour l?institution communautaire, de se pr?parer ? pr?senter son premier budget en mode programme d?s 2027. Une r?volution culturelle dans un espace o? la gestion par les moyens a longtemps pris le pas sur la gestion par les r?sultats. Avec le futur Plan strat?gique 2026?2030, la Commission veut d?sormais aligner ses ressources sur des objectifs clairs, mesurables et orient?s vers l?impact. Encadr?s par les experts du cabinet Star Group Consulting, les participants travaillent ? l?appropriation des outils structurants de la GAR : cadre logique, indicateurs SMART, cha?nes de r?sultats. L?ambition affich?e est de b?tir une vision partag?e de la CEMAC ? l?horizon 2030, tout en d?finissant des axes strat?giques r?alistes, capables de r?pondre aux d?fis persistants de l?int?gration r?gionale. Au-del? de l?apprentissage, l?atelier se veut r?solument productif. Les travaux doivent aboutir ? une premi?re ?bauche des orientations strat?giques, ainsi qu?? une feuille de route op?rationnelle pour finaliser le plan entre janvier et juin 2026. Cette d?marche traduit la volont? de sortir des r?formes de fa?ade pour entrer dans une logique de transformation progressive mais structur?e. En filigrane, c?est la cr?dibilit? m?me de la CEMAC aupr?s de ses partenaires techniques et financiers qui se joue. Dans un contexte de raret? des ressources et de fortes attentes sociales, la capacit? ? d?montrer l?efficacit? de l?action communautaire devient un imp?ratif. L?extension annonc?e du budget-programme aux autres institutions d?s 2028 ach?vera de mesurer la port?e de ce virage strat?gique amorc? ? Malabo. Pour de nombreux observateurs, ce chantier constitue un test de maturit? institutionnelle. R?my Biniou

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Les maux de l?Afrique par les mots de la litt?rature africaine

« Ass?ze l?Africaine » (Calixthe Beyala), que j?ai rencontr?e ? Lom? il y a trois jours, dans le bar d?nomm? « En attendant le vote des b?tes sauvages » (Ahmadou Kourouma), m?a racont?, avec force d?tails, sa chaude discussion avec « Kocumbo l’?tudiant noir » (Ak? Loba). Celui-ci lui avait longuement parl? des « Crapauds-brousse » (Tierno Mon?nembo), ces dipl?m?s africains qui font de beaux discours sur la justice et la libert? autour d?une bouteille de vin mais qui n?ont pas le courage de prendre la rue pour protester contre la dictature. De passage ? Bamako, elle voulait acheter un peu de viande chez « Le boucher de Kouta » (Massa Makan Diabat?). Un jeune lyc?en surnomm? « L’enfant noir » (Camara Laye) l?avait accompagn?e au march?. Les affaires de ce boucher marchaient tr?s bien. On peut dire sans risque de se tromper qu’il avait r?ussi. Ce n??tait pas le cas de la mission du R?v?rend P?re Sup?rieur Drumont, « Le pauvre Christ de Bomba » (Mongo Beti). Le boucher leur demanda s?ils avaient lu « Le devoir de violence » (Yambo Ouologuem) qui montre que tout n??tait pas rose dans l?Afrique d?hier. Apr?s avoir r?pondu oui, Ass?ze sortit de son sac ? main « Les cigognes sont immortelles » (Alain Mabanckou), roman qui revient sur l?assassinat de Marien Ngouabi, le 18 mars 1977. Ceux qui ?t?rent la vie ? ce digne fils d?Afrique ont tellement appauvri et clocharis? les Congolais que la vie est devenue, ? Brazzaville, Pointe noire et ailleurs, semblable ? celle des personnages de « La vie et demie » (Sony Labou Tansi). Ass?ze confia au boucher que les Africains devraient cesser d??tre na?fs comme Meka dans « Le vieux N?gre et la m?daille  » (Ferdinand Oyono) et que ce qui lui ferait vraiment plaisir, ce serait une visite, non pas dans « La ville o? nul ne meurt » (Bernard Dadi?), mais ? Tombouctou o? fut cr??e l?universit? Sankor? au XVe si?cle. Elle ne voulait plus entendre parler de cette d?mocratie occidentale qui, d’apr?s elle, est « Un pi?ge sans fin » (Olympe Bh?ly-Quenum). Elle ?tait convaincue qu?avait commenc? « Le cr?puscule des temps anciens » (Nazi Boni), que point n??tait besoin de poss?der un « Gros plan » (Id? Oumarou) pour comprendre que les pays africains seraient pendant un bon moment encore « Sous l?orage » (Seydou Badian). Quant ? moi, je me contenterai d?ajouter que je ne voterai plus « Jusqu’? nouvel avis » (Guillaume Oyono Mbia). Ass?ze souhaitait ardemment que nous puissions agir comme « Le jeune homme de sable » (Williams Sassine) qui se r?volte contre son p?re en qui il voit le repr?sentant d?un r?gime qui s?oppose aux l?gitimes aspirations du peuple.Je suis pleinement d?accord avec elle quand elle estime que chaque Africain devrait se renseigner davantage sur comment la cit? ?tait g?r?e dans l?Afrique traditionnelle car, n?en d?plaise ? l?inculte Sarkozy, les Africains non seulement ?taient bien entr?s dans l?Histoire mais avaient une histoire. Jean-Claude Dj?r?k?

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Transition ?nerg?tique l’Afrique: centrale mise sur son r?seau scientifique

2025, Brazzaville a ?t? le th??tre d?une avanc?e majeure pour la transition ?nerg?tique en Afrique centrale. Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a officiellement lanc? le R?seau pour la recherche sur la transition ?nerg?tique en Afrique centrale (Re- TEAC), une initiative ambitieuse soutenue par l?Union europ?enne et l?ONU. Pilot? depuis le Centre d?excellence d?Oyo (CEO), dans la Cuvette, le Re-TEAC vise ? structurer la recherche et l?innovation autour des d?fis ?nerg?tiques de la sous-r?gion. Enti?rement financ? par l?Union europ?enne, le projet s?inscrit dans le Programme de promotion des ?nergies renouvelables et de l??lectrification rurale, avec l?appui de l?ONUDI et du CE-REEAC. Le Centre d?excellence d?Oyo, v?ritable p?le d?innovation et de formation, assurera la coordination et la mise en ?uvre du r?seau. Sa mission : renforcer les capacit?s scientifiques nationales et r?gionales, promouvoir les technologies propres et soutenir la recherche appliqu?e aux r?alit?s ?nerg?tiques africaines. Malgr? des ressources naturelles abondantes, l?Afrique centrale peine encore ? garantir un acc?s ?quitable ? l??nergie. Les ?carts restent marqu?s entre zones urbaines et rurales. ? Cette initiative vise ? relever ce d?fi. Les universit?s et centres de recherche impliqu?s doivent travailler main dans la main ?, a d?clar? Ez?chiel Nibigira, pr?sident de la Commission de la CEEAC. ? l?issue de la rencontre, plusieurs institutions universitaires et scientifiques ont sign? le protocole d?accord instituant le ReTEAC, parmi lesquelles les universit?s du Burundi, du Cameroun, de la R?publique centrafricaine, de Guin?e ?quatoriale, de Sao Tom?, ainsi que les universit?s Marien Ngouabi et de Kint?l? au Congo. Avec la cr?ation de ce r?seau, l?Afrique centrale avance vers une transition ?nerg?tique durable, inclusive et fond?e sur la science, mettant la r?gion sur la voie d?un avenir ?nerg?tique plus ?quitable et innovant. R?my Biniou

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Tourisme sous-r?gional : les op?rateurs se mettent ? jour

Du 18 au 20 novembre 2025, Brazzaville accueillera la premi?re ?dition du Nabemba Tourism Expo, une rencontre sans pr?c?dent des acteurs du tourisme en Afrique centrale. Plac? sous le th?me ? Tourisme interne, enjeux et d?fis ?, cet ?v?nement entend valoriser le patrimoine naturel et culturel de la sous-r?gion tout en stimulant le d?veloppement du tourisme interne. L?objectif est clair : positionner les pays de la r?gion comme des destinations incontournables et renforcer leur attractivit? sur la sc?ne africaine et internationale. En pr?lude ? l??v?nement, une conf?rence de presse s?est tenue le 4 novembre ? Brazzaville. Francel Emerancy Balank, coordonnateur national de l?initiative et responsable de Wild Safari Tours, a pr?sent? les contours de cette premi?re ?dition aux c?t?s du site touristique de Ngab? et du Minist?re de l?Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. ? Nous voulons, au travers de ce grand rendez-vous, cr?er un cadre qui permette ? nos pays de se positionner comme des destinations touristiques de r?f?rence en Afrique ?, a-t-il affirm?. Le programme du Nabemba Tourism Expo promet d??tre riche et vari?. Les participants pourront assister ? des expositions, des projections et des visites virtuelles du site de Ngab?, mais aussi participer ? des rencontres B2B et des ateliers. Ces activit?s couvriront des th?matiques essentielles telles que le tourisme durable, l??cotourisme et la digitalisation du secteur, offrant aux professionnels un espace d??change, de formation et de coop?ration. Face ? la presse congolaise, Placide Nguie Obambi, responsable du site de Ngab?, a insist? sur l?importance de ces interactions : ? Cette rencontre vise ? cr?er des passerelles entre les sites naturels et les acteurs ?conomiques du tourisme afin de favoriser un d?veloppement durable et inclusif. L?id?e est que les communaut?s locales b?n?ficient directement de l?exploitation de leur patrimoine tout en pr?servant l?environnement ?. Selon Marie-Rose Mbala, consultante camerounaise en tourisme et d?veloppement durable en Afrique centrale, le Nabemba Tourism Expo constitue ? une opportunit? majeure pour structurer et professionnaliser le secteur touristique r?gional ?. Pour elle, ce salon va bien au-del? de la simple promotion des destinations : ? Il permet de cr?er un cadre de coop?ration entre acteurs publics et priv?s, de renforcer les capacit?s locales et d?int?grer les communaut?s dans la cha?ne de valeur touristique. L?accent mis sur le tourisme durable et l??cotourisme est particuli?rement encourageant. Il s?agit de d?velopper des circuits qui respectent l?environnement tout en offrant une exp?rience authentique aux visiteurs. Enfin, la digitalisation et l?innovation pr?sent?es lors de ce rendez-vous peuvent transformer la mani?re dont la r?gion se positionne sur le march? continental et international, en favorisant la visibilit? et l?attractivit? des sites ?. En somme, le Nabemba Tourism Expo se profile comme un rendez- vous incontournable pour l?Afrique centrale. Il combine promotion, formation et r?seautage, tout en mettant l?accent sur un tourisme responsable et inclusif. Entre valorisation du patrimoine, stimulation ?conomique et d?veloppement durable, cette premi?re ?dition pourrait bien marquer le d?but d?une nouvelle dynamique touristique pour la r?gion, capable de cr?er des opportunit?s durables pour les communaut?s locales et de renforcer la visibilit? internationale de l?Afrique centrale. Bobo Ousmanou

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Lutte contre la peste des petits ruminants : la Cemac revoit sa strat?gie

La ville de N?Djamena, au Tchad, a accueilli du 5 au 7 novembre 2025 un atelier r?gional d?cisif consacr? ? la Peste des petits ruminants (PPR), maladie haute- ment contagieuse qui d?cime les petits ruminants en Afrique centrale. Organis?e l??gide du Bureau Interafricain des Ressources Animales et en partenariat avec la FAO, l?OMSA, l?Union Europ?enne et la Banque mondiale, cette rencontre a rassembl? les services v?t?rinaires des ?tats de la sous-r?gion et les repr?sentants de la CEEAC, afin de r?viser et valider la strat?gie r?gionale d??radication de la maladie. Au c?ur des discussions : l?alignement des poli- tiques nationales sur les standards internationaux et la n?cessit? d?une action coordonn?e pour prot?ger les ?conomies agro-pastorales. La PPR constitue en effet une menace syst?mique, compromettant la s?curit? alimentaire et les revenus de milliers de familles rurales d?pendantes des moutons et ch?vres. Les experts ont rappel? que la synchronisation des campagnes de vaccination et l??change d?informations transfrontali?res ?taient essentiels pour atteindre l?objectif fix? d??radication d?ici 2030. Le ministre tchadien de l??levage a soulign? les progr?s enregistr?s par le Tchad et le Cameroun, qui ont avanc? dans le processus de contr?le de la PPR, passant de stades 0 vers 2 et 3 selon les r?f?rentiels mondiaux. L?atelier a ?galement insist? sur la n?cessit? de renforcer les capa- cit?s des services v?t?rinaires, d?am?liorer la surveillance ?pid?miologique et de mobiliser les communaut?s locales dans la mise en ?uvre des mesures de pr?vention. Les participants ont convenu que la lutte contre la PPR ne saurait se limiter ? la sant? animale : elle doit s?int?grer dans une vision globale de s?curit? alimentaire et de d?veloppement rural. La coop?ration r?gionale, la mobilisation des partenaires techniques et financiers et la sensibilisation des ?leveurs sont d?sormais au c?ur de la feuille de route. Cette r?union marque ainsi une ?tape d?cisive pour l?Afrique centrale, qui affirme sa volont? collective de prot?ger ses petits ruminants, ses moyens de subsistance et, plus largement, la stabilit? ?conomique de la r?gion. La prochaine phase consistera ? traduire ces engagements en actions concr?tes sur le terrain, afin de rapprocher les pays de l??radication compl?te de la PPR. Ongoung Zong Bella

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