Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Jardinage : du gazon comme engrais naturel

Additionn? ? de la terre, il est une ressource pr?cieuse pour plusieurs jardiniers de la ville de Yaound?. Apr?s avoir tondu la pelouse d?un particulier ? Odza, Julius ne jette les d?bris de ces herbes, comme cela se fait habituellement. Aid? par son fils, il emballe le gazon tondu dans deux grosses b?ches. En attachant ses ballots ? l?arri?re de sa moto, il attire la curiosit? des enfants de son client. Dillan, l?un des enfants lui pose la question de savoir l?usage qu?il fera du gazon. Le jardinier explique: ?Je les m?lange avec de la terre pour obtenir un engrais naturel?. Et s?il se donne toute cette peine, c?est davantage parce qu?il veut faire des ?conomies. Puisque, ajoute-t-il, lorsqu?il se fait livrer un filet de gazon, il doit d?bourser 2 000 FCFA. ProcessusPour Nestor, le gazon constitue un additif important dans le processus de fertilisation. Obtenir du fumier ou du compost est de plus en plus difficile. En achetant un peu de terre, il suffit de la m?langer avec du gazon pour obtenir de l?engrais. Une m?thode dont d?pend le m?tier de Nestor?. Si je veux continuer avec ce m?tier de jardinier ? Yaound?, je dois ?tre inventif. Alors je n?ai pas de choix que d?utiliser les herbes, le gazon est tr?s facile ? obtenir. Aujourd?hui, la terre noire coute les yeux de la t?te?, r?v?le-t-il. Or, ajoute-t-il, le gazon est une mati?re premi?re tr?s moins ch?re. Ce d?autant plus que ?cette m?thode de m?lange gazon-terre est beaucoup plus utilis?e pendant les saisons pluvieuses?, pr?cise le jardinier.Au lieu-dit Nouveau march? aux fleurs ? Nsam dans l?arrondissement de Yaound? III, Herv?, trentenaire, arrose un gros tas d?herbe. En r?alit?, le jardinier utilise cette m?thode pour acc?l?rer la d?composition du gazon. Pour cela, il couvre la substance, apr?s y avoir asperg? de l?eau. Au bout de deux jours, il obtient le m?lange parfait pour cultiver ses fleurs. Avec cette m?thode, Herv?, dit faire des ?conomies. ?Depuis que j?utilise du gazon m?lang? ? de la terre comme engrais, mes d?penses d?achat en terre noire ont diminu? d?au moins 50%?. Une fois le m?lange mis dans les pots avec les semences d?di?es, il commence ?? les arroser en ajoutant de l?ur?e?, mentionne-t-il. CritiqueRencontr?e au march? aux fleurs de Nsam, dame Hertz, une expatri?e fran?aise et amateur du jardinage n?appr?cie pas la formule terre-gazon. ?Depuis un certain moment, j?ach?te les pots de fleurs et quand je les mets au sol, elles meurent. Quand ces fleurs r?sistent, elles n?ont pas une bonne mine. Tout est ? la base?, explique-t-elle. Andr? Gromyko Balla

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Inondations ? Yaound?: Ngoa-Ekelle en ?tat d?alerteInondations ? Yaound?:

Les populations vivent avec la peur au ventre en cette p?riode de d?but de la petite saison des pluies. ?J??tais dans ma chambre, et il y a une de mes ni?ces qui s?est mise ? hurler au bon milieu de la nuit?. Toussaint Ngakia est un ressortissant tchadien, habitant du quartier Ngoa Ekelle, dans le troisi?me arrondissement de la ville de Yaound?. L??tudiant de master II en facult? de science de l?Universit? de Yaound? I, se souvient des d?g?ts subis par sa ni?ce l?ann?e derni?re, dans cet endroit, et ? la m?me p?riode. ?Sa chambre a ?t? inond?e par l?eau. C??tait apr?s une forte pluie. L?eau est tellement mont?e qu’elle s?est mise ? pleurer. Tous ses effets nageaient dans l?eau. Toute sa cit? ?tait dans cette situation. Il a fallu une semaine pour pouvoir s?cher toutes ces choses?.Nous sommes au lieu-dit ?cit? des nations?, une zone situ?e en contre-bas de l?Ecole de postes de Yaound?. Ici promiscuit? et salet? combinent bien. Dans ce quartier majoritairement estudiantin, les cit?s sont construites les unes coll?es aux autres. Le passage du lit du cours d?eau qui traverse ce bas fond, n?est plus visible que par endroit. ? cette p?riode du d?but de la petite saison des pluies, l?inqui?tude gagne du terrain?. G?n?ralement dans cette zone, pendant la saison s?che les gens sont ? l?aise. Mais quand la pluie s?annonce, il y a beaucoup d?inqui?tude surtout les inondations? r?v?le-t-il.Des inondations, il y en a eu ces derni?res ann?es. Dans cet espace mar?cageux, la situation peut changer ? tout moment?. Ce qui nous a beaucoup d?rang? derni?rement, c?est lorsque le mur de la cl?ture de l??cole de poste avait l?ch?. Toutes les eaux qui viennent par l?-bas se sont d?vers?es partout. Tout ?tait inond? ici. Personne n??tait ?pargn??, t?moigne Judith, habitante du coin depuis une dizaine d’ann?es.La m?re de trois enfants est toutefois consciente des risques?. N?importe comment dans un coin comme celui-ci on doit avoir peur. Personne ne souhaite ?tre inond?. Quand ?a arrive, ceux qui peuvent partir partent, ceux qui peuvent revenir reviennent?. DispositionsAu-del? de tous les dangers, les populations essaient de s?organiser comme elles peuvent. Certaines initiatives sont entreprises pour tenter de limiter les d?g?ts. Par exemple, deux ou trois parpaings sont sur?lev?s sur chaque v?randa en guise de barri?re d?eau. ?Les gens se r?unissent aussi souvent pour nettoyer le lit du d?eau. Par exemple, le chef organise une qu?te. Apr?s le nettoyage, il faut vraiment que la pluie soit abondante pour qu?il y ait encore une inondation? ajoute maman Judith. Les raisonsSi pour la forte concentration des ?tudiants dans ce quartier s?explique par la proximit? avec le campus de l?universit? de Ngoa Ekelle, tout est aussi une question de moyens?. Certaines personnes sont l? par rapport au co?t du loyer. C?est ce qui est de mon cas. Il faut se pr?parer. Pr?parer un avenir, et surtout on ne peut pas vivre au-del? de ses moyens? se justifie David un homme d?une trentaine d’ann?es, salari? de la commune de Yaound? VI.Pendant ce temps, l?Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc), alerte sur des risques d?inondations avec des crues violentes dans plusieurs r?gions du pays?. Les populations des zones ? risques doivent s?attendre pour les prochains mois notamment pour juillet et ao?t ? une augmentation des pluies parce que nous allons progressivement vers la grande saison des pluies et ? faire face aux inondations?, fait savoir Dr Marie Laure Keyetat g?ographe-urbaniste en service ? l?Onacc. Et de conclure, ?le seul conseil que je peux leur donner, c?est de lib?rer ces endroits au risque de leur vie?. Joseph Ndzie Effa (stagiaire)

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Celui qui a re?u le Saint Esprit peut-il ?tre craintif? : les chr?tiens catholiques ont c?l?br? la Pentec?te, le 19 mai 2024

Je voudrais revenir sur cette solennit? pour faire remarquer que le plus important enseignement de la descente de l?Esprit Saint sur les ap?tres 50 jours apr?s P?ques, c’est que Pierre et ses compagnons furent lib?r?s de la peur, ce jour-l?, puisque, en leur nom, Pierre osa affirmer publiquement ceci: ?Ce J?sus que vous avez crucifi?, Dieu l?a relev? de la mort, nous en sommes tous t?moins.? (Ac 2,32)Apr?s la Pentec?te, les ap?tres continu?rent de parler et d?agir sans peur. Ainsi, quand ils furent somm?s par le Sanh?drin de ne plus parler du Nazar?en, ils donn?rent la r?ponse suivante: « Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. » (Ac 4, 20)Si, apr?s les veill?es et retraites organis?es ici et l?, le Saint Esprit est r?ellement descendu sur les catholiques africains le 19 mai, ces derniers logiquement ne devraient plus vivre dans la peur. Car le Saint Esprit est cens? les avoir affranchis de la peur. Or que constate-t-on? Nous continuons d??tre paralys?s par la peur: peur des sorciers qui nous emp?che d?aller au village, peur de d?noncer le faux, l?injustice et l?arbitraire parce que cela pourrait briser notre carri?re ou nous faire perdre certaines amiti?s ou nous co?ter la prison, le rejet ou la pers?cution, peur d’?tre nous-m?mes.Mais ?tre constamment sous l?emprise de la peur, se laisser dominer par la peur au point d??tre oblig? de regarder ? droite et ? gauche avant de prononcer un mot, n?est-ce pas mener une vie de mort-vivant? Si ? 50, 60 ou 70 ans, un individu est incapable de dire ce qu?il pense, de s?exprimer librement, ? quel moment va-t-il le faire?Certains objecteront tout de suite que seuls les Africains de la diaspora peuvent critiquer les satrapes africains et leurs r?gimes r?pressifs. Mais le d?put?-maire de Tiassal?, qui r?guli?rement d?nonce les d?tournements de fonds publics et qui a d?voil? comment la compagnie fran?aise Orange s?enrichit frauduleusement sur le dos des Ivoiriens, ne vit-il pas en C?te d?Ivoire? La foudre s?est-elle abattue sur lui? Assal? Antoine Ti?moko ne circule-t-il pas librement? Pourquoi les autres d?put?s chr?tiens ne parlent-ils pas? L?Esprit Saint re?u par Assal?, ? supposer qu?il soit chr?tien, serait-il sp?cial?Un jour, quelqu?un me disait que celui qui veut vivre longtemps doit fermer sa bouche. L’exp?rience ne confirme pas cette assertion puisque la mort frappe aussi bien celui qui parle que celui qui se tait. Un homme digne de ce nom devrait dire ce qu?il pense avant de quitter ce monde. Pourquoi? Parce qu?une parole peut faire du bien ? quelqu’un, quelque part, parce qu?aucune parole n’est prononc?e en vain, parce que ce n’est pas un hasard si l’?glise catholique nous fait reprendre ? la messe la parole du centurion romain : « Seigneur, dis seulement une parole et je serai gu?ri. »La parole d’?mile Zola sauva le capitaine Alfred Dreyfus injustement accus? et emprisonn?.Jean-Paul II gu?rit le peuple ha?tien en d?clarant devant le dictateur Jean-Claude Duvalier le 9 mars 1983 : « Il faut que les choses changent ici. »5 ans plus t?t, au d?but de son pontificat, il exhortait toute l’?glise catholique en ces termes : « Nayez pas peur ! »On ne peut pr?tendre avoir re?u l’Esprit Saint et trembler devant les riches, les puissants et ceux qui sont en train de d?truire le monde. L’Esprit Saint, qui est un Esprit de libert? et non de crainte, demande aux chr?tiens de se dresser partout contre ceux qui affament, oppriment et exploitent leurs semblables.Jean-Claude Dj?r?k?

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Contr?le de la future monnaie num?rique mondiale : am?ricains et Chinois s?affrontent ? Yaound?

Jeux et enjeux de la premi?re ?dition des Journ?es scientifiques sur l??conomie num?rique organis?e dans la capitale camerounaise la semaine derni?re. Il y a eu des dits (NDLR: lire l?article ci-dessus) et des non-dits ? l?h?tel Mont F?b? de Yaound?, les 6 et 7 juin dernier. Pour ce qui est des non-dits, il y a cette bataille larv?e entre Am?ricains et Chinois au sujet de la future monnaie num?rique. Les premiers ont effectivement pris part aux travaux de Yaound?, ? travers l?ambassade des ?tats-Unis au Cameroun et une d?l?gation des sp?cialistes de l??conomie num?rique venus du pays de l?Oncle Sam.L?enjeu de cette participation remarqu?e des ?tats-Unis est d?amener le Cameroun ? adopter le Bitcoin comme monnaie num?rique de r?f?rence. Une main tendue alors que le pays de Paul Biya travaille ? basculer d?finitivement dans l??conomie num?rique.Les Chinois ne sont pas venus physiquement aux assises de Yaound?. Pourtant, ils avaient pris part aux travaux pr?paratoires des premi?res Journ?es scientifiques sur l??conomie num?rique au Cameroun. ? travers son bateau amiral en Afrique centrale, Huawei, la Chine d?nonce les man?uvres am?ricaines ? Yaound?. Les Chinois proposent au Cameroun de soutenir l??mergence d?une monnaie num?rique neutre, sous le contr?le des organisations internationales en charge de la r?gulation mon?taire. En lieu et place de l?affichage spectaculaire ? l?occasion de la premi?re ?dition des Journ?es scientifiques sur l??conomie num?rique, les Chinois auraient opt? pour des actions de lobbying en direction de la pr?sidence de la R?publique du Cameroun. Qu?en pensent les hautes autorit?s du Cameroun, quelle option prendra le gouvernement camerounais? Wait and see. Remy Biniou

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Transformation du syst?me financier : vue d?ensemble sur les grands axes de l?agenda gouvernemental transformation du syst?me financier

Ils fournissent des d?tails sur quelques points cl?s de la route vers l?inclusion financi?re au Cameroun. Au Cameroun, ? l??re du digital, certains acteurs ?conomiques continuent ? s?organiser au travers du papier. Des professionnels passent encore des heures ? op?rer leurs t?ches ? la main, alors qu?elles pourraient ?tre automatis?es ou mieux g?r?es avec des outils digitaux plus performants. A travers le pays, l?utilisation des technologies actuelles est encore embryonnaire. Et m?me si les choses ?voluent et les processus adoptent progressivement des innovations, un tableau est largement partag?: celui des d?fis strat?giques, des contraintes et des ambitions du secteur financier camerounais. Matrices essentiellesEn pleine conscience de ce tableau, les experts planchent sur la premi?re ?dition des Journ?es scientifiques sur l??conomie num?rique. Prospectif, le champ de vision des experts r?unis ? Yaound? ces 6 et 7 juin 2024 s?appuie essentiellement sur le syst?me financier national et les opportunit?s offertes par l?intelligence artificielle (IA) et l?open Banking (OB). D?o? l?insistance sur le th?me: ?Transformation du syst?me financier par les innovations digitales?. Selon le ministre des Finances (Minfi), l?adaptation et l?adoption du digital constituent des matrices essentielles dans la consolidation de la modernisation de l??cosyst?me financier camerounais. ?Ils r?pondent au besoin de faire face au double d?fi de fluidit? des proc?dures et de l?arrimage ? l??volution radicale de l?industrie financi?re mondiale?, assure le Minfi. Tableau de bordEn ce sens, les ambitions ?lev?es du gouvernement reposent sur un agenda pour la transition num?rique du secteur mon?taire camerounais, en compl?ment du Projet d?Acc?l?ration de la Transformation Num?rique au Cameroun (PATNUC). Au programme: ?la poursuite du d?veloppement infrastructurel afin de renforcer et consolider la disponibilit? en ?nergie ?lectrique, la construction des ouvrages devant constituer une fondation et une meilleure impl?mentation de nouvelle technologie, la migration de tous les prestataires de services de paiement vers le 4.0, la construction de data centers nationaux pour l?h?bergement des donn?es, le renforcement du niveau d?accessibilit? de l?utilisation de l?USSD ? tous les op?rateurs de Fintech, entre autres?. ?Pour ce qui est de l?infrastructure, ?l?ment cl? de cet agenda, celle-ci implique l?expansion et l?am?lioration des r?seaux de t?l?communications permettant de supporter le volume croissant des transactions num?riques, et de favoriser l?acc?s aux services num?riques aux populations camerounaises, y compris dans les zones rurales?, insiste Mme Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et T?l?communications. MinfiPour Louis Paul Motaze, ?ledit agenda part du constat objectif et sur la conviction que la modernisation du syst?me financier camerounais, dont la mise en ?uvre ne proc?de d?aucune arrogance, doit aider non seulement ? assurer la t?che premi?re de protection des int?r?ts des acteurs financiers, mais aussi ? construire un programme pragmatique?.Et pour conduire le processus, le Cameroun peut compter sur l?UNCDF. ? Yaound?, cette entit? de financement des Nations unies, a r?it?r? son engagement dans l?accompagnement du pays sur sa route vers l?inclusion financi?re. Jo?lle Effa (Stagiaire)

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Fusion Cemac-CEEAC : des positions in?branlables

Le processus y aff?rent poursuit son cours dans le sens de la fusion-constitution. La CEEAC, quoique toujours engag?e, n?abandonne pas l?id?e d?une harmonisation des politiques pour parvenir ? une seule communaut? sous-r?gionale. Les travaux de Yaound? ont tenu la sous-r?gion en haleine du 3 au 7 juin 2024. Les d?cisions attendues de ces assises sont, sous r?serve de l?approbation des chefs d??tats en septembre prochain, susceptibles de propulser l??volution du processus de fusion CER en cours. Alors que les r?flexions sont pouss?es sur les modalit?s de la transition vers la nouvelle communaut?, une prise de parole du pr?sident de la Commission de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) remet au go?t du jour les divergences de vue sur la question. ?La Commission de la CEEAC consid?re comme un acte de responsabilit? que d?exprimer ses positions devant les membres du Copil-CER, non pas sur le processus de rationalisation dont elle est historiquement initiatrice et auquel elle a adh?r? sans r?serve, mais plut?t sur les modalit?s de sa mise en ?uvre?, d?clare d?entr?e de jeu Gilberto Da Piedade Verissimo.La raison de cette posture tient du fait que cette communaut? de onze ?tats est engag?e depuis pr?s d?une d?cennie dans un processus de r?formes institutionnelles. Elle en est ? sa phase de mise au fait. Les principaux acquis en la mati?re portent sur la mise en place de nouveaux organes et institutions ? l?instar du Parlement et de la Cour des comptes communautaires de l?Afrique centrale. D?autres instances sont en voie de cr?ation. Il s?agit ? titre illustratif de la Cour de justice dont le protocole sera pr?sent? en septembre ? la vingt-cinqui?me r?union de la Conf?rence des chefs d??tats et de gouvernements de la CEEAC. Toutes ces r?formes sont ?consid?r?es par les instances d?cisionnelles de notre communaut? comme bien enclench?es et conformes ? leurs attentes?, d?clare-t-il comme pour en d?voiler le prix accord? ? ces acquis. Ce, nonobstant les r?solutions sorties de la retraite minist?rielle tenue le 5 juin 2024 sur instruction du pr?sident Paul Biya. Lesdits travaux ont abouti aux perspectives selon lesquelles ? la question de fusion-absorption ou de fusion-constitution ne doit aucunement impacter la conduite du processus de la rationalisation?. Il y a par ailleurs ?t? relev? que les acquis des CER doivent ?tre pris en compte, en vue de leur capitalisation dans la poursuite de la mise en ?uvre de ce processus.L?institution milite pour une rationalisation par harmonisation des politiques, programmes et instruments de coop?ration. ?Je ne peux pas dire qu?on va dissoudre la CEEAC, je n?ai pas encore re?u l?instruction de la conf?rence des chefs d??tats?, explique Gilberto Da Piedade Verissimo ? Int?gration, laissant voir une divergence avec l?option poursuivie d?une fusion-constitution. Laquelle fait naitre la nouvelle CER des cendres de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). ?Je me suis permis le rappel de tous ces points, car ils constituent les principaux ?l?ments d?un contexte qu?il sied d?avoir constamment ? l?esprit lorsque nous discutons de la mise en ?uvre du processus de rationalisation en Afrique centrale ?, a d?clar? le pr?sident de la Commission de la CEEAC devant ses homologues ; ajoutant par la m?me occasion que : ?La commission de la CEEAC ne peut n?anmoins cacher ses pr?occupations et exprimer ses r?serves quant ? l?option qui semble ?tre privil?gi?e. De notre point de vue, cette option ne semble pas refl?ter l?ambition des chefs d??tats et de gouvernement dans leur d?claration de Brazzaville en 2005?, a-t-il d?clar? d?s l?ouverture des travaux du conseil des ministres ? proprement parler le 6 juin 2024. Louise Nsana Rationalisation des CER: un plan de transition au pilori des financements La situation financi?re du Copil/CER-AC reste marqu?e par un faible taux de recouvrement et des arri?r?s des contributions de la part des parties prenantes ? ce processus. Le constat est flagrant. Les institutions communautaires et les pays membres de l?Afrique centrale ne s?acquittent pas assez, ni assid?ment, de leurs obligations financi?res relatives ? la fusion des CER. Cette question a monopolis? l?attention tour ? tour des experts du processus, r?unis lundi et mardi derniers, puis des ministres du Comit? de pilotage de la rationalisation. Toutes choses qui, de l?avis g?n?ral, ont ?impact? la mise en ?uvre du plan d?action r?am?nag? 2018-2023?, indique le rapport des travaux des experts. La p?riode de cinq ans indiqu?e ?tait initialement consacr?e au travail technique et ? l?adoption des d?cisions politiques en vue de converger vers la communaut? ?conomique unique dans la sous-r?gion.En chiffres, l?ardoise des arri?r?s de contribution repr?sente 4,052 milliards de FCFA au 31 mai 2024. Soit 1,770 milliards FCFA au non-acquittement par les ?tats de leurs versements et 2,282 milliards FCFA pour la CEEAC et la Cemac. Les pris en faute s?engagent ? honorer leurs engagements. Aussi, le Conseil des ministres retient ?l?option qui consiste ? poursuivre le recouvrement des arri?r?s. Il s?est donn? un d?lai de trois mois pour r??valuer la situation avant d?arr?ter une nouvelle option consistant ? d?finir un nouveau bar?me de contribution?, rel?ve le communiqu? final de la 6? r?union du Conseil des ministres du Copil/CER-AC. Entendez par l? que des d?marches seront mises en ?uvre pour recouvrer, autant que se peut, les impay?s. ? posteriori de l??valuation, il sera proc?d? ? la mise ? plat de l?ancien dispositif et ? l’annulation des arri?r?s non pay?s.?ch?ancier pass? pour les pr?visions de mise en branle du nouvel appareil communautaire, les parties prenantes se veulent prudentes pour la suite. ? l?heure notamment de l?entr?e en vigueur du plan de transition vers la nouvelle CER. Dans leur posture avant-gardiste, les membres du Conseil des ministres exigent l??laboration d?une strat?gie de financement avant l’acheminement du projet de plan de transition vers le pr?sident Paul Biya, d?sign? par ses pairs pour conduire la rationalisation. Objectif : s?assurer du recouvrement effectif de la somme de 3,400 milliards de FCFA requis pour la mise en ?uvre de ce plan. Les autres points de discussion autour du plan de transition, nouvelle boussole de la rationalisation, portent sur : l??ch?ancier de la

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CEEAC-Cemac : une int?gration ? b?ton rompus

En la mati?re, l?Afrique centrale enregistre progressivement des avanc?es, m?me si des disparit?s demeurent d?un point ? un autre. La Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique centrale (CEA) pr?sente le diagnostic de l?int?gration dans l?espace communautaire. C’?tait le 5 juin 2024 au cours de la retraite minist?rielle organis?e sur instruction du pr?sident d?di?, en pr?lude au Conseil des ministres du Copil/CER-AC. L?objectif ?tant de ?lever tout ?quivoque sur les objectifs poursuivis par le processus de rationalisation des CER en Afrique centrale?, renseigne-t-on au secr?tariat technique du Copil. Agissant sur instruction du Secr?tariat technique, la CEA proc?de ? l??valuation de domaines du commerce, la production, les infrastructures communautaires, la libre-circulation des personnes et l?int?gration macro?conomique. ?En Afrique centrale, le score g?n?ral est de 0,442, soit sup?rieur ? celui du continent. Contrairement ? la plupart des CER, la CEEAC excelle dans le domaine de l?int?gration macro?conomique, mais ? l?instar de la plupart d?entre elles, elle est peu performante en mati?re d?int?gration productive ? ; indique le rapport con?u en pr?lude de la 6? r?union des ministres du Copil. Sur ce point, le Congo enregistre les meilleures performances ? l??chelle de la CEEAC. ? contrario, le Gabon, le Cameroun et le Rwanda, le Burundi, l?Angola et la R?publique D?mocratique du Congo trainent le pas.De belles promessesL?int?gration infrastructurelle connait de beaux jours en Afrique centrale. Les projets int?grateurs de la Cemac y sont pour beaucoup dans l?embellie progressive enregistr?e dans les liaisons intracommunautaires. L?engouement des investisseurs ? participer au financement de ces projets routiers, ?lectriques et de connectivit?, entre autres, t?moigne ? suffisance de leur importance pour le d?veloppement ?conomique dans la zone. ?Les 11 projets int?grateurs prioritaires de premi?re g?n?ration, qui ont fait l?objet de la premi?re table ronde en novembre 2020, ont un niveau de d?marrage de 80%. Pour la Cemac, la r?alisation de ces projets int?grateurs, essentiellement infrastructurels, va intensifier l?int?gration physique et commerciale? lit-on. Points critiquesS?agissant du volet du commerce, le constat de la CEA est alarmant: ?Les pays de la Cemac et de la CEEAC n?exportent pas ou n?importent pas entre eux les produits interm?diaires pouvant subir une premi?re transformation dans un ?tat et achever le processus de manufacture dans un autre. Le Cameroun enregistre seul la meilleure performance dans cette dimension. Il d?tient la part la plus ?lev?e des importations interm?diaires de la r?gion, et il vient en deuxi?me position pour les exportations interm?diaires derri?re le Gabon?. Pour en ?clairer l?opinion, les donn?es mises en exergue dans le rapport, la grande marge des exportations de l?Afrique centrale ? destination du continent sont achemin?s vers l?Afrique du Nord (280 millions de dollars, soit 8% de son potentiel d?exportation). Sur le plan de la production, les chines de valeur r?gionales sont en berne dans la Cemac et la CEEAC. Elle ne contribue qu?? hauteur de ? 2,58% de la chaine de valeur mondiale des mines et carri?res, 0,61% de transport, 0,55% de l?agriculture et 0,44% de bois et papier. Le Burundi, le Tchad, la Centrafrique, Sao Tome et Principe, connaissent les performances les moindres de la r?gion.Il n?en est pas mieux de la libre circulation dans l?espace Afrique centrale. L?institution onusienne estime que peu de progr?s ont ?t? r?alis?s dans ce sens depuis l’adoption du protocole relatif ? la libre circulation et au droit des personnes en 1983. Pour en citer un dysfonctionnement, la CEA ?voque l?exigence g?n?ralis?e du passeport biom?trique Cemac. ?Toutefois, au sens de l?Union africaine, l?exemption de visa dans le cadre de la libre circulation des personnes constitue la premi?re phase de cette libert? ?conomique qui devrait int?grer le droit de r?sidence et le droit d??tablissement. Les cinq ?tats membres de la CEEAC non Cemac exigent des visas aux ressortissants de cette Communaut??, apprend-on. L’Afrique centrale reste ainsi en de?? de la moyenne en Afrique (0,556). L?institution appelle ? une convergence des politiques budg?taires et mon?taires, ? l’am?lioration des r?seaux de production et de commerce ainsi qu?? la rationalisation des CER. Louise Nsana Formation communautaire : Que s?ouvre l??re de l?autonomisation Les travaux de Yaound? ouvrent ?galement la voie ? la rationalisation des ?coles de formation ? caract?re sous-r?gional. Le sort des institutions et ?coles de formation communautaire de l?Afrique centrale constitue l?un des enjeux de cette sixi?me r?union du Copil/CER-AC. Alors que des r?formes sont envisag?es pour la r?organisation de la sous-r?gion, en vue d?une meilleure int?gration ?conomique, la n?cessit? de palier au chevauchement des ?coles communautaires entre elles, d?une part, et avec les ?coles nationales, d?autre part, s?impose. ?Il y a des ?tudes qui sont r?alis?es. ? la fin, nous allons voir la possibilit? de fusionner les ?coles pour avoir des instituts un peu plus solides pour avoir une rentabilit? au niveau des ?tats et all?ger les co?ts dus ? la prolif?ration de nos ?coles?, explique Baltasar Engonga Edjo?o en marge des travaux. La r?duction des co?ts ici escompt?s entre en droite ligne des objectifs du processus de fusion de la Cemac et la CEEAC; dont un volet est li? ? la r?sorption des probl?mes li?s ? la multiplicit? des p?les de d?penses des pays appartenant ? plusieurs CER ? la fois. Les r?flexions sur la question ont port? autour de trois axes; l?autonomisation, le reversement ou la cr?ation d?une grande ?cole communautaire.Deux d?cisions importantes ?manent des assises de Yaound?. Elles sont prises sous r?serve de l?approbation de la conf?rence des chefs d??tats. La premi?re porte sur l?autonomisation de l?Institut sous-r?gional de statistique et d??conomie appliqu?e (ISSEA), l??cole r?gionale de formation aux m?tiers de la navigation int?rieure (ERFMNI), l?Institut sous r?gional multisectoriel de technologie appliqu?e (ISTA), le Centre Inter-?tats d?enseignement sup?rieur en sant? publique d?Afrique centrale (CIESPAC).L?autre volet de propositions concerne le reversement de l??cole inter-?tats des douanes (EIED) ? la Centrafrique, de l?Institut de l??conomie et des finances p?le r?gional (IEF-PR) au Gabon et de l??cole de l?H?tellerie et de tourisme (EHT-Cemac) au Cameroun. Ce dossier est transmis au pr?sident Paul Biya. Louise Nsana Les bons points de la rationalisation Il y a tout de m?me des avanc?es enregistr?es au cours de

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Propri?t? intellectuelle en Afrique : Faire glisser la petite histoire des PME dans la grande Propri?t? intellectuelle en Afrique

? Yaound? le 3 juin dernier, les acteurs et autres ont plaid? pour son insertion dans divers secteurs, notamment celui de l?entrepreneuriat. ?La bataille du d?veloppement dans l?ordre mondial se joue davantage sur le terrain de la science, du savoir et des technologies en somme de la propri?t? intellectuelle?. Prononc?s ce 3 juin 2024, ces mots sont de Denis Bohoussou. Le directeur g?n?ral de l?Organisation africaine de la propri?t? intellectuelle (OAPI) s?exprime au cours d?une conf?rence-d?bat, plac?e sous le th?me ?l?int?gration de la propri?t? intellectuelle dans les strat?gies de d?veloppement?. Aux premi?res loges, Daren Tang, directeur g?n?ral de l?Organisation mondiale de la propri?t? intellectuelle, en s?jour au Cameroun. ? ses c?t?s, quelques membres du gouvernement ainsi que le directeur g?n?ral de l?OAPI, par ailleurs mod?rateur. Objectif, ?changer avec les pays africains sur l?usage de la propri?t? intellectuelle dans le d?veloppement du continent.Selon le patron de l?OMPI, ?dans la plupart des pays, ce sont les PME qui portent l??conomie, ? pr?s de 90%. C?est le cas au Cameroun et m?me ailleurs. Et la plupart de ces PME ne comprennent pas comment la propri?t? intellectuelle peut faire partie de leurs activit?s?. En r?alit?, apprend-on, la propri?t? intellectuelle est encore per?ue comme un privil?ge r?serv? uniquement aux grandes entreprises ou ? un certain type de secteurs d?activit?s et produits. Pourtant, ?il n?est pas toujours n?cessaire de breveter un produit ou un service, mais il faudrait par contre avoir une marque. Par exemple, on pourrait vendre le Ndol? en Tunisie, ? Paris et ailleurs, et si on ne prot?ge pas sa marque, il y a p?ril?, explique le directeur g?n?ral de l?OMPI.Selon IP Africa, cabinet conseil en propri?t? intellectuelle au Maroc, ?la propri?t? intellectuelle peut jouer un r?le cl? dans la r?duction de la pauvret?, la cr?ation d’emplois et la croissance ?conomique en Afrique. En prot?geant les innovations et les cr?ations, les entrepreneurs africains peuvent se diff?rencier de la concurrence et valoriser leurs actifs. Cela peut ?galement encourager les investissements ?trangers et favoriser le transfert de technologie?. Par ailleurs, ?en investissant dans l’?ducation ? la propri?t? intellectuelle et en sensibilisant le public, les gouvernements africains peuvent cr?er un environnement propice ? l’innovation et ? la cr?ation d’emplois.?Au Cameroun, cela prend progressivement corps. Selon Achille Bassilekin III, elle est au c?ur de l?entrepreneuriat et fait partie du programme national d?incubation impl?ment? par son d?partement minist?riel (minist?re des petites et moyennes entreprises, de l??conomie sociale et de l?artisanat). Mais cela n?est pas suffisant pour amorcer le d?veloppement de l?Afrique. ?Je pense tr?s sinc?rement que nous avons besoin de d?mystifier la compr?hension de la propri?t? intellectuelle ? travers l?innovation aupr?s des jeunes. On devrait outiller les jeunes ? tous les niveaux du parcours scolaire, leur faire comprendre que ce qu?ils apprennent ? l??cole devrait leur permettre de r?soudre des probl?mes et les encourager dans l?innovation. L?innovation n?est pas seulement la fabrication des machines compliqu?es?, explique Daren Tang. Dans cet environnement d?incompr?hension, encourager les entrepreneurs ? prot?ger leurs cr?ations consiste davantage ? leur offrir un accompagnement de fa?on permanente. Joseph Julien Ondoua Owona Dialogue direct entre le Cameroun, l?OAPI et l?OMPI Le Cameroun vient de recevoir, pour la premi?re fois, la visite d?un directeur g?n?ral de l?Organisation mondiale de la Propri?t? intellectuelle (OMPI). Du 3 au 6 juin 2024, Daren Tang a s?journ? en terre camerounaise. Selon Denis Bouhoussou, directeur g?n?ral de l?Organisation africaine de la propri?t? intellectuelle (OAPI), cette visite ?rentre dans le cadre d?une initiative que l?OMPI a commenc? depuis quelques ann?es. Il s?agit de maintenir un dialogue direct entre l?organisation mondiale et les responsables de la Propri?t? intellectuelle des ?tats membres?. Objectif, ?changer avec les pays membres de l?OAPI sur les ?volutions de la propri?t? intellectuelle, et ?uvrer pour une approche coh?rente plus efficaces au d?ploiement de l?assistance technique de l?OMPI ; promouvoir la coop?ration et le dialogue entre les ?tats membres dans un esprit de partage des meilleures pratiques et exp?riences en mati?re d?administration et de gestion des droits de propri?t? intellectuelle. C?est ce qui explique la tenue de la premi?re conf?rence entre le directeur g?n?ral de l?OMPI et l?OAPI le 3 juin dernier.Outre ces ?changes, la venue de Daren Tang pour la premi?re fois dans un pays de l?Afrique centrale a aussi permis de revisiter la coop?ration avec le Cameroun et l?OAPI. De ces diff?rents ?changes, il ressort que la propri?t? intellectuelle ne se limite plus aux simples brevets, ni ? un certain nombre de secteurs d?activit?s encore moins ? des entreprises d?un certain calibre. C?est tout le contraire. Entre levier de croissance et arme de lutte contre la contrefa?on, la propri?t? intellectuelle a un nouveau visage. Joseph Julien Ondoua Owona Zlecaf : ?viter le cheval de Troie Du fait des enjeux qu?elle repr?sente, la Zone de libre-?change continentale africaine est en passe de devenir le terrain de plusieurs d?rives. D?o? l?urgence de prot?ger les productions. Selon le ministre du Commerce du Cameroun, ?la Zone de libre-?change continentale africaine r?unit les 55 ?tats membres de l?Union africaine. Soit un total d?une population de 1, 3 milliards de consommateurs. Ce qui fait de l?Afrique le deuxi?me ou le troisi?me espace commercial au monde, apr?s la chine avec 1,4 milliards de consommateurs. Les statistiques nous font savoir qu?en 2050, c?est-?-dire dans 26 ans, l?Afrique va repr?senter 2,5 milliards de personnes. Cela veut dire que nous sommes en devenir le march? le plus puissant au monde?. Seulement, un si grand espace commercial pourrait faire l?objet de la convoitise des chantres de la contrefa?on et autres. ?En lib?ralisant le march?, l?objectif ?tait de promouvoir le d?veloppement par le commerce, c?est cela la base du lib?ralisme commercial. Malheureusement, on assiste depuis des ann?es ? des d?rives qui ne consistent plus ? promouvoir le d?veloppement, mais ? promouvoir le commerce, notamment avec les zones de commerce illicite qui se sont d?velopp?es?, d?plore Luc Magloire Mbarga Atangana. Il est donc urgent de trouver des m?canismes de protection du march? commun.Pour ?viter que cet espace devienne un vaste ?cheval de Troie?, il faut tout d?abord sensibiliser les producteurs afin qu?ils

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Documents m?dicaux au Cameroun: Sous les pav?s du fauxDocuments m?dicaux au Cameroun:

?C’est un peu comme ces mauvaises blagues dont on sait, d?s la premi?re phrase, que la chute sera d’un go?t plus que douteux?. Ce qu?il y a de bien avec Maurizio Kenfack, c?est que son quotidien de vendeur en pharmacie ? Mfou (Mefou-et-Afamba) est un r?servoir in?puisable d?anecdotes dramatiques ou utiles, le plus souvent les deux. Prenons l?affaire qui le conduit devant les autorit?s polici?res de la ville ce 8 mai 2024. ?Un jeune lyc?en est venu acheter une bo?te de Tramadol, un opio?de contre la douleur souvent d?tourn? de son usage car addictif et consomm? comme une drogue. Ordonnance en mains. Il m?a expliqu? que le m?dicament ?tait destin? ? sa grand-m?re. Tout ?tait faux pourtant; le gars voulait juste se ravitailler en drogue?, relate-t-il. La suite raconte le calvaire endur? lors d?un interrogatoire tr?s pointu diligent? par les policiers. ?Ils m?ont dit de prouver que ce n?est pas moi qui fournis des stup?fiants aux jeunes de Mfou. Cela m?a valu 48 heures de garde ? vue?, explique l?homme au visage orn? de petites lunettes ?paisses. ?Catalogue??On a ici typiquement une histoire banale qui miniaturise et illustre un probl?me m?dico-social, avec en bonus une le?on morale: vendre un m?dicament ? un usager muni ou non d?une ordonnance est tr?s risqu??, assure Dr Rodolphe Fonkoua. Aux yeux du pr?sident du Conseil de l?Ordre national des m?decins du Cameroun (ONMC), ce type de transactions permet de faire appara?tre quelques caract?ristiques d?une pratique devenue courante ? l??chelle du pays. ?C’est un peu comme ces mauvaises blagues dont on sait, d?s la premi?re phrase, que la chute sera d’un go?t plus que douteux?, ironise Dr Rodolphe Fonkoua.A en croire des sources de premi?re main au minist?re de la Sant? publique (Minsant?), en 2022, cinq jeunes ont ?t? jet?s en prison pour avoir d?livr? de faux certificats m?dicaux ? quelques fonctionnaires absent?istes. Toujours au Minsant?, l?on ?voque le cas de deux pr?sidents d’associations ? vocation humanitaire. ?Ils croupissent en prison pour aide en bande organis?e ? l??migration ill?gale. L?enqu?te d?montrait qu?ils s?vissaient depuis au moins 2012 avec la complicit? de rabatteurs. Cela a permis ? de nombreux jeunes de quitter le Cameroun en faisant valoir un statut de personnes malades?, pr?cise-t-on.?Je suis tomb? des nues! C’est quelque chose de tr?s violent! Il y a plusieurs sortes de pr?judices, mais celui-ci a atteint ma r?putation?, t?moigne Tamar (nom d?emprunt). En service dans un h?pital public de Yaound?, ce psychiatre a vu son nom sur une soixantaine d’arr?ts de travail. Pourtant, il ne les a jamais sign?s. Selon des informations dont-il a l?exclusivit?, des faussaires montaient des dossiers d?arr?t d?activit?, en faisant ?tat de pathologies mentales dont seraient victimes des usagers ayant au pr?alable souscrit ? une assurance-maladie. ?Ils en profitaient pour escroquer massivement les caisses d’assurance-maladie, en d?clarant notamment des consultations fictives?, expose Tamar. ?Gr?ce ? ses efforts et les n?tres, l?assurance-maladie a d?tect? 50% de fraude en plus en 2023 provenant des professionnels de sant?, des assur?s ou des entreprises, soit plusieurs milliards FCFA de d?penses?, ?value une source polici?re.Au cours d?une r?cente p?riode, apprend-on de sources bien inform?es, les services s?curitaires et judiciaires camerounais ont trait? pas moins d?une centaine d?affaires de faux test de paternit?. ?G?n?ralement, il s?agit de faux documents m?dicaux dont la vocation est d?attester l?appartenance ? telle ou telle famille, apr?s le d?c?s d’un citoyen?, balance un connaisseur. Exp?rienceSur le coup, notre interlocuteur nous montre ? quel point il est facile de cr?er, avec internet et un logiciel de traitement de texte, une fausse ordonnance ?en 20 minutes chrono. Nous avons tent? l’exp?rience: se procurer une fausse ordonnance est relativement facile, rapide et peu on?reux. Sur une messagerie crypt?e, nous rep?rons un dealer d’ordonnances, ? qui nous demandons du Tramadol. Environ 20 minutes plus tard et apr?s avoir pay? 2000 FCFA via mobile money, nous recevons une ordonnance ? imprimer, au nom d’un m?decin qui existe r?ellement et dont le nom a certainement ?t? trouv? sur internet. La prescription: seulement quatre bo?tes de Tramadol, pour ne pas ?veiller les soup?ons. Au bout du fil, quelqu?un nous pr?cise: ?Tu fais une signature cr?dible et tu peux passer dans autant de pharmacies que tu veux, t’as juste ? imprimer plusieurs fois?. Il nous donne aussi deux-trois conseils, par exemple ?avoir l?air malade mais ?viter d?en faire des tonnes?. Guillaume, pharmacien, nous donne des pr?cisions: ?Parfois, les gars noient les mol?cules probl?matiques dans une prescription de m?decine g?n?rale un peu classique. Cela donne l’impression qu?il est all? chez le m?decin pour plusieurs choses et qu?il en a profit? pour demander, par exemple, des m?dicaments pour des maux de dos. C’est la porte d’entr?e pour des mol?cules un peu probl?matiques?. Ce n?est pas tout?A ces cas de figure assez classique, le professionnel en ajoute encore deux. D?apr?s lui, ?le vol d?ordonnancier est ?galement r?pandu? et dans ce cas pr?cis est souvent impliqu? ?un r?seau de malfaiteurs, infiltr?s partout, qui scrute les services de m?decine internes, des h?pitaux, des cabinets?. Pour finir, ?il y a un autre ?piph?nom?ne, un peu moins facilement d?tectable et qui concerne bien souvent des produits chers, anti-canc?reux notamment, non pas ? destination de patients fran?ais mais plut?t ?trangers?, ajoute-t-il, ?voquant ici une ?d?marche sinc?re mais dans un cadre absolument ill?gal?. AmpleurSi le ph?nom?ne des ?fausses ordonnances? n?est pas nouveau, sa recrudescence semble tout de m?me faire l?unanimit? parmi les professionnels. ?Cela fait une petite dizaine d?ann?es que ?a s?acc?l?re?, constate un m?decin ayant requis l?anonymat. Si l?on veut y voir tr?s clair, tr?s juste, il faut lire le rapport 2018 de Health Sciences and Deseases. A en croire le document, 91,5% des ordonnances prescrites au Cameroun sont non conformes. ?Les pharmaciens d?officine, font face, ces derni?res ann?es, ? une forte augmentation des demandes de dispensation des m?dicaments psychotropes avec pr?sentation, dans de nombreux cas, d?ordonnances falsifi?es difficilement d?tectables, ce ph?nom?ne a pris une ampleur telle que, cela commence ? pr?senter un risque majeur pour la sant? publique de nos concitoyens?, lit-on dans un courrier que le Conseil de

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Probatoire ESG 2024?: satisf?cit dans?le Littoral

Selon l’antenne OBC de cette r?gion, le taux de participation est globalement de 98,71%. Il est 9 h 40, lorsque l’?quipe de l’Office du Baccalaur?at du Cameroun (OBC) foule le campus du sous-centre du lyc?e de Bojongo. Dans cet ?tablissement situ? dans la banlieue du 4? arrondissement de la capitale ?conomique, l’ambiance est studieuse. Les candidats, toutes s?ries confondues, sont focalis?s sur les ?preuves. Le staff organisationnel est aussi ? pied d’?uvre pour le bon d?roulement de l’examen. Pour Hannah Mokoko, proviseur dudit lyc?e et chef de sous-centre, cette ambiance tr?s s?rieuse date de lundi, jour du d?but de l’examen de Probatoire de l’enseignement g?n?ral. En termes d’effectifs, dit-elle, l?on note six absences sur 606 candidats attendus. Soit un taux de participation de 99%. Elle n?en est pas fi?re, mais se satisfait de la pers?v?rance des examin?s. ?Jusqu’ici tout se passe bien. Aucun candidat ayant fait acte de pr?sence depuis lundi n’a abandonn?. On esp?re que cette s?r?nit? se poursuivra demain 14 juin, jour qui marquera la fin de l’examen?, confie, Hannah Mokoko. Bibombari C’est la m?me s?r?nit? que l’on retrouve au lyc?e de Dibombari, dans le d?partement du Moungo (Nkongsamba). L’unique sous-centre de cet arrondissement situ? ? 38,6 km de Douala attendait 128 candidats (s?ries litt?raires et scientifiques). Cependant, huit sont absents. ?Tout se d?roule bien depuis le d?but de l’examen. Nous n?avons enregistr? aucun cas d’abandon?, souligne F?licit? Richard Motapon Fewou, le charg? de mission OBC du lyc?e de Dibombari. Pour ceux des postulants ? la classe de terminale qui sont pr?sents, tout se passe plut?t bien., ?Depuis lundi, l’examen se d?roule bien pour moi. Ce matin, l’?preuve de chimie ?tait tr?s abordable. Je suis satisfait de mon travail et j’esp?re que l’?preuve d’informatique sera facile comme l’?preuve pr?c?dente?, confie Jerdy Ewonde, candidat au probatoire s?rie D. Bilan Selon D?sir? Dissake, chef d’antenne OBC du Littoral, ?la r?gion du Littoral a enregistr? 36 317 candidats, r?partis dans 82 sous-centres. Malheureusement, 468 candidats n’ont pas r?pondu ? l’appel?. Soit un taux de participation de 98,71%, apprend-on. S’agissant du d?roulement de l’examen, elle se dit satisfaite. ?La r?gion du littoral est calme et l’examen se d?roule dans de tr?s bonnes conditions?, conclut-elle. Andr? Gromyko Balla

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