Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Financements des projets : ce gros serpent qui mord les investisseurs

Pour plus d?investissement en Afrique centrale, les proc?dures lourdes doivent entre lev?es pour plus de comp?titivit? et pour une finance plus inclusive. La question de financement des projets ou des entreprises en zone Cemac reste pr?gnante. Il faut le dire que de nombreux investisseurs trouvent les proc?dures longues et contraignantes, et recourent pour la plupart dans les tontines du quartier. Au regard de ces freins, il faut le dire selon la SND30, qu?il y a des leviers ? activer pour impulser le dynamisme du march? financier. Il faut d?abord activer tout ce qui est juridique, il faut que sur le plan juridique certaines proc?dures judiciaires soient acc?l?r?es. Un autre levier, les hommes d?affaires doivent se faire accompagner par les sp?cialistes, un autre levier c?est de tropicaliser la conformit?, les hommes d?affaires n?aiment pas la transparence, comme le dernier levier il faut ?duquer les investisseurs et ?pargnants pour l?adh?sion au march? financier. Selon Frank Bunang, directeur de la gestion Harvest Asset Management pense que pour plus d??cho pour le march? financier, les acteurs de la t?l?phonie mobile sont importants. Toutefois, l??ducation financi?re reste une priorit?, lorsqu?on est ?duqu? l?on peut souscrire aux produits offerts par les banques. Pour l?acc?s aux financements obligataires des PMEs, il faut n?cessairement qu?elles se ?r?inventent?, selon la formule d?Emmanuel Florian Djoubissie, cadre sup?rieur des banques. PlaidoyerSelon Barnab? Okouda (directeur ex?cutif du Centre d?analyse et de recherche sur les politiques ?conomiques et sociales du Cameroun, Camercap-Parc), le changement, l?am?lioration des conditions de vie ne viendront pas du haut mais par le bas. Pour ce qui est des emprunts obligataires le Cameroun a lev? sur 10 ans en zone Cemac 1200 milliards FCFA. Et sur les emprunts obligataires, l?on voit que le taux de recouvrement est sup?rieur ? 100%. La question pour ce qui est des emprunts, il y a de l?argent, mais le probl?me de fond reste l?accompagnement. Cette dimension, regrette-t-il, manque dans l?institution financi?re. Il revient ? cet effet aux secteurs priv?s, institutions financi?res, groupe de m?dias ? caract?re ?conomique de faire la promotion de la culture financi?re. A la v?rit?, la finance reste encore ?litiste, les gens ont peur de la carte bancaire, comment d?mocratiser celle-ci, au regard des avanc?es faites par les op?rateurs de la t?l?phonie mobile. Alain Blaise Batongu?, participant, va plus loin, et estime que pour ce qui est du march? de la finance, le probl?me de fond est ?celui de la rupture de confiance entre l?Etat et les banques, entre l?Etat et les PMEs, parce que l?Etat op?re par embuscade pour coincer le public au lieu plut?t de le sensibiliser et de l?accompagner?. Pour chuter, il pense que la sensibilisation sur la culture de la finance doit commencer par ?l?Etat et un ensemble de r?formes pour remettre tout le monde en confiance. En Afrique de l?Ouest, les Etats sont en avance par rapport ? l?Afrique centrale, c?est ce qui justifie que l?int?gration r?gionale est plus aboutie que celle de l?Afrique centrale?. Olivier Mbessit? Ils ont dit ? Pierre Ekouti, Directeur de publication du quotidien L?Economie ?Nous envisageons organiser la prochaine ?dition dans un autre pays de l?Afrique centrale? Je suis ravi pour cette deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit qui repose sur le th?me: ?Les leviers de comp?titivit? en Afrique centrale?. Ma satisfaction repose sur le fait que 98% des personnes convi?es ont r?pondu pr?sent. Les participants sont venus des Etats Unis, du Tchad, de partout pour rehausser. Je suis ravi par la qualit? des travaux pr?sid?s, la qualit? des intervenants, les interventions. Le cadre choisi a permis de faire des suggestions, les expositions avec le savoir-faire des entreprises du secteur financier, du secteur des banques, de la Pme, des organismes de promotion d?investissement. Je suis enfin satisfait, par la qualit? de couverture m?diatique. Pour toutes ses raisons, l?on peut dire que les attentes sont combl?es. M?me s?il faut relever l?absence des pouvoirs publics ? ces ?changes j?esp?re que ce pan sera combl? lors des prochaines ?ditions. Le socle de cet ?v?nement c?est l?Afrique centrale nous avons fait deux ?ditions au Cameroun, nous envisageons faire la troisi?me ?dition dans un autre pays de l?Afrique, et nous allons contacter les d?cideurs, les entrepreneurs, les acteurs de la finance de ces cinq autres pays de la zone de la Cemac pour voir comment organiser la prochaine ?dition. Ce sera soit au Gabon, le Congo, le Tchad, la R?publique centrafricaine, soit en Guin?e Equatoriale. Emmanuel Florian Djoubissie, cadre sup?rieur des banques ?Pour l?acc?s aux financements, il faut que le projet soit matur?? Pour accompagner les investisseurs, le conseil que je donne est de maturer, comprendre son projet il faut le vivre, avant de rendre ? une banque, ce qu?on regrette est qu?il y a des personnes qui arrivent avec des projets qu?ils ne parviennent pas ? expliquer, certainement parce qu?ils ont dupliqu? le projet du voisin, ou alors ils se sont laiss?s par l?effet de mode. C?est apr?s avoir matur? son projet que les banques peuvent mieux l??tudier. Danielle Omog, participante ?Je suis ravie de rencontrer les personnes de diff?rents secteurs? A la sortie des ?changes de la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit, l?on peut dire que c?est un grand rendez-vous. En ce qui me concerne, ce sommet m?ajoute un plus en terme de connaissances ?conomiques, l??volution intellectuelle, je suis ravie des personnes de diff?rents secteurs rencontr?s ?conomiques, des PMEs et autres.

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Industrialisation des ?conomies: Comment se positionner ? la hauteur du temps pr?sent et futur Industrialisation des ?conomies:

Panorama des pistes propos?es par quelques experts pr?sents ? la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit. Pris individuellement, les pays de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale (Cemac) ont des tissus ?conomiques faibles. Le niveau actuel de l?industrialisation des ?conomies demeure faible en termes d??quipements, de la technologie et de la productivit?. R?sultat: une offre de production insuffisante pour satisfaire la demande locale. Pour justifier tous ces manquements, le directeur technique national du Centre des r?seaux des fili?res de croissance (CRFC) pointe la faible valorisation des fili?res productives. Jean D?apr?s Marie Etoga Awoumou, la valorisation d?une chaine des valeurs devrait int?grer et prendre en compte l?identification du march? pour orienter la production. ?Le p?le de production, de transformation et commercialisation sont et doivent ?tre en harmonie et en synergie?, souligne-t-il. PMEsDans ce contexte, explique Victor Nkolo Mbassa (directeur ex?cutif du Centre national de promotion des ?changes du Cameroun de l?organisation non gouvernementale de promotion et des investissements, CNPE), l?Afrique centrale doit cr?er un mod?le d?entreprise mieux adapt? au d?veloppement industriel. ?On doit se baser sur les PMEs l?un des leviers qui permettent de rattraper la comp?titivit? industrielle qui, elle-m?me, d?pend de la demande, laquelle est, ? la fois, domestique et internationale?, d?montre-t-il.Pour Raoul Keddy, cela fait appel au p?rim?tre des m?tiers exerc?s par les grandes entreprises, aux relations des entreprises entre elles, ainsi qu?? l?environnement r?glementaire, fiscal, financier. Selon ce fondateur, manageur et directeur d?entreprise, la t?che fondamentale de la politique industrielle est, alors, de cr?er les conditions d?un cadre bien structur?. ?Pour accompagner les PMEs, il faut des facilitations, il faut des lois d?accompagnement, car ? la v?rit?, des goulots d??tranglement restent d?actualit?. Car le d?veloppement des petites et moyennes entreprises, essentiel dans la perspective de constituer un tissu industriel coh?rent et efficace, est tributaire de l?environnement r?glementaire?, souligne-t-il. Il poursuit d?ailleurs, pour industrialiser la zone Cemac, il faut ? la base revoir les formations des apprenants. Doter aux apprenants les stages professionnels. Import-substitutionParler de l?industrialisation renvoie ? la politique de consommer ce qu?on produit, et que l?on produise ce qu?on consomme. Pour parvenir ? ce r?sultat, l?on doit observer le volume du march?. Or c?est l?inverse. Cependant l?on a de la mati?re premi?re inexploit?e. Le Cameroun importe 4200 tonnes par an d?amidon de l?industrie, nous consommons l?amidon alimentaire, le volume des importations de l?amidon est estim? ? 800 milles tonnes. La transformation de cette mati?re est artisanale, 38 millions de baguette de pains sont consomm?s chaque jour. Il faut valoriser les produits locaux, il y a un march? de consommation qui doit ?tre capitalis?. Pour parvenir ? ce r?sultat, il faut que les entrepreneurs portent des projets bancables, pour les facilitations. Olivier Mbessit? De la d?composition ? la recomposition Ce qui lui ?chappe peut-?tre: le r?ve, la strat?gie. Toutes choses dont la politique ?conomique d?Afrique centrale cherche ? s?emparer pour exploiter son potentiel industriel. Et la proposition faite ? Yaound? lors de la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit: est que la sous-r?gion fasse non pas ce qui lui ?chappe, mais ce qu?il faudrait qu?elle soit en mati?re de comp?titivit? ?conomique. Quand tout, dans l?air du temps, justifie l?urgence de la sortie d?un horizon presque bouch?, des experts r?unis dans la capitale camerounaise sont venus construire un projet b?ti autour des leviers de comp?titivit?. Ils scandent tous que l?Afrique centrale devrait mobiliser ses ?nergies si elle veut que la phase actuelle de d?composition ?conomique laisse place ? une phase de recomposition. Il s?agit pour Thierry Ekouti, directeur de publication du quotidien camerounais L?Economie, de pense comment ?structurer les ?conomies de l?Afrique centrale dans un march? international, en les rendant davantage comp?titives?. Les pays de la zone Cemac Gabon, Tchad, la Guin?e Equatoriale, la R?publique centrafricaine doivent pour ce faire prendre en compte ?les vuln?rabilit?s socio?conomiques et environnementales, identifier les ?l?ments d?attractivit? capital humain, capital financier, infrastructures, gouvernance ?conomique march?) et d?finir la comp?titivit? ?conomique, la comp?titivit? des produits et la comp?titivit? des co?ts?, laisse entendre Thierry Ekouti. Selon ses dires c?est sur cette base que les entreprises publiques et priv?es peuvent assurer ? la fois l?effectivit? de l?import-substitution et augmenter les parts de march?, la qualit?, et la sophistication des produits et services. Cela passe par la valorisation des chaines des valeurs et la cr?ation d?un mod?le d?entreprise mieux adapt? au d?veloppement industriel. Cela passe ?galement par la mise en ?uvre de bonnes strat?gies de financement des projets et des choix ?nerg?tiques peu couteux. Telles que pos?es, ces pistes constituent les grands axes du pr?sent zoom. Olivier Mbessit? Energies renouvelables : Encore en p?riode d?essai Le tissu industriel d?Afrique centrale profite peu ? peu du d?veloppement du solaire, de la biomasse et de l??olien. D?lestages au quotidien; barrages hydro?lectriques sont construits ? coup des milliards; d?ploiement in?gal selon les fili?res et leur efficacit? frein?e par des proc?dures administratives trop lourdes; rapports tendus entre acteurs intervenant dans le secteur de l??lectricit?; de fausses solutions qui fleurissent et font abstraction du lien entre la comp?titivit? ?conomique et l??lectricit?; ? l??chelle du pays, l?offre ne parvient pas ? suivre la demande? Pour orienter la discussion portant sur le d?veloppement des ?nergies renouvelables en Afrique centrale, la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit se sert du Cameroun comme cadre d?analyse. Faisant ?cho aux groupes de travail mis en place dans la sous-r?gion, les experts r?unis ? Yaound? r?affirment donc en cons?quence la n?cessit? d??tablir ?une strat?gie ?nerg?tique plus concert?e et coh?rente en vue de l?adoption des ?nergies renouvelables (solaire, biomasse, ?olien) comme alternative?. EffortsLes ?tats en zone Cemac encouragent les acteurs ? se tourner dans ces ?nergies propres. Pour montrer sa bonne volont? l?Etat en 2024 sur la loi des finances du Cameroun a introduit une mesure int?ressante qui pr?voit ?l?exon?ration ? l?importation de certains droits, les taxes, les douanes et ces exon?rations concernent les ?quipements et mat?riels de production?, fait savoir Jessica Fukeu Tchoua, fiscaliste. Au Tchad, la l?gislation a fait un pas ? avant. En 2020, la l?gislation du Tchad pr?voyait un ?r?gime tr?s incitatif, un r?gime politique dans

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Viche Ndikawa:?C?est la personne qui paie qui retient les salaires?Viche Ndikawa:

Le chef de la division de la l?gislation et des relations fiscales internationales/DGI s’exprime au sujet de la d?claration annuelle des revenus des particuliers. Qu?est-ce que la d?claration annuelle des revenus? Et quelles sont ses modalit?s de mise en ?uvre?Cette d?claration permet ? l?administration fiscale d??tablir la situation pr?cise de chaque foyer fiscal au titre de l?ann?e pr?c?dente et de proc?der, en fonction de cette d?claration, au calcul d?finitif de l?imp?t incluant l?int?gralit? des revenus en charge. Qui est concern? par la d?claration des revenus?Tous les contribuables non professionnels, c?est-?-dire, les personnes physiques qui per?oivent des revenus passifs, comme les traitements, les salaires, les pensions et rentes viag?res; les revenus des capitaux mobiliers (dividende, int?r?t); les revenus fonciers; les plus-values non professionnelles; les b?n?fices non commerciaux; les revenus non commerciaux; les revenus provenant de locations meubl?es non professionnelles. Qui d?autres est soumis ? la d?claration annuelle?Les contribuables personnes physiques exer?ant une activit? commerciale, industrielle, artisanale, lib?rale ou agricole; les contribuables non professionnels assujettis ? la taxe sur la propri?t? fonci?re. Quels types de revenus sont imposables pour les contribuables non professionnels?Les revenus qui sont imposables pour les contribuables non professionnels sont, de mani?re g?n?rale, tout revenu passif. Un revenu passif est une forme de revenu qui repr?sente un flux de tr?sorerie per?u sur une base continue qui demande un minimum ou aucun effort de suivi de la part de son b?n?ficiaire pour le maintenir. Qui est soumis ? la d?claration annuelle r?capitulative des revenus?La d?claration annuelle r?capitulative des revenus s?applique aux personnes physiques non professionnelles ayant un domicile fiscal au Cameroun (pour l?ensemble de leurs revenus mondiaux); elle s?applique aussi ? des personnes n?ayant pas de domicile local au Cameroun (pour leurs revenus de source camerounaise). Qu?est-ce que le domicile fiscal au Cameroun? Et quels sont les crit?res pour avoir un domicile fiscal?Le domicile fiscal au Cameroun est d?fini par l?article 25 du code g?n?ral des imp?ts. Pour avoir un domicile fiscal, il existe trois crit?res principaux: avoir son foyer ou le lieu de son s?jour principal au Cameroun; y exercer une activit? professionnelle salari?e ou non salari?e (sauf si accessoire); avoir le centre de ses int?r?ts ?conomiques au Cameroun. Quels sont les pr?alables ? la d?claration?Il faut acc?der au site web de la direction g?n?rale des imp?ts, ensuite s?immatriculer et obtenir son identifiant unique et enfin cr?er son compte fiscal. Comment venir en aide aux contribuables?Afin d?accompagner les contribuables dans la souscription de leur d?claration, le dispositif d?assistant a ?t? mis en place, le help desk qui est le lien du site web de la direction g?n?rale des Imp?ts (https://www.impots.cm); un num?ro vert (8200); la notice explicative et le guide sur la t?l?d?claration. Sur les revenus salariaux, quels sont les pr?l?vements qui doivent ?tre d?clar?s? Est-ce que cela concerne seulement l?imp?t sur le revenu des personnes physiques (IRPP) ou d?autres ?l?ments qui sont dus aux autres structures: la CNPS, le cr?dit foncier ou le fond national de l?emploi?Nous avons commenc? la formation en appelant d?abord les responsables des ressources humaines et les responsables services financiers des entreprises priv?es. L?id?e ?tait pour eux de leur donner toutes les informations n?cessaires sur l?ensemble des ?l?ments qui doivent faire l?objet de d?claration pour les retenus sur salaire. Donc, nous avons commenc? le travail par eux. Et au niveau du personnel salari? de la fonction publique, nous sommes plus avanc?s sur ce sujet parce que nous avons d?j? la possibilit? pour tous ces salari?s d?avoir un bulletin de solde r?capitulatif. Nous nous sommes rapproch?s de la solde pour qu?il puisse ?laborer ce bulletin de paie r?capitulatif de l?ensemble des revenus d?taill?s en fonction du montant per?u des retenus salari?es qui ont ?t? op?r?s pour pouvoir faciliter pour les fonctionnaires de la fonction publique de pouvoir renseigner leur d?claration.Nous avons mis en place une modalit? de simplifier des positions des plus-values. Il y a un taux de 10% qui s?applique lorsque le montant est en esp?ces et d?sormais lorsque la transaction se fait par virement bancaire, on applique une offre privil?gi?e de 5%. Lorsque le notaire proc?de au versement, le montant appara?t sur la facture du revers.Lorsque vous partez sur la rubrique des salaires vers?s ? des ?l?ments, vous voyez bien que tous ces ?l?ments apparaissent. Lorsque vous avez retenus les salaires pour les patrons d?entreprises, il y a une rubrique, traitement des salaires, il y a tous ces ?l?ments qui apparaissent. Quels sont les ?l?ments qui figurent sur la fiche de paie qui doit faire l?objet de d?claration?Tout ce qui doit faire l?objet de d?claration, ce sont les retenues sur salaire qui sont op?r?es par les employ?s et qui sont revers?es aupr?s des services fiscaux. Par contre, s’il y a d?autres types de revenus qui sont op?r?s et qui sont revers?s directement aupr?s des compagnies d?assurance, il n?y a pas d?int?r?t ? les faire m?rir. Il faudrait simplement qu?au moment de la d?claration que ces responsables s?assurent d?avoir cr?? un cadre sp?cial.Ce qu?il faut rappeler en mati?re de paiement de salaire, c?est que c?est la personne qui paie qui retient les salaires, qui op?re les retenues sur salaire. Nous avons pris deux cas de figure, le cas d?un salari? pour lequel un employeur op?re toutes les retenues salariales. Pour lui, il a seulement renseign? la base brut annuelle des retenus op?r?s et le nette qu?il a per?u. Il y a ?galement une autre rubrique qui pr?voit un autre cas de figure pour un salari? qui est un employ? de maison et qui verse les salaires ? ce personnel. En ce moment-l?, vous-m?me entend que salari? vous ?tes dans une posture, vous ?tes devenu employeur pour ce monsieur et vous devenez donc, au nom du principe selon lequel, c’est l?employeur qui paie ces retards-l? de retenir aupr?s de cet employ?, en sachant qu?il y a un montant plafond pour pouvoir percevoir l?IRPP. Donc, si c?est un salaire qui est inf?rieur ? 62.000 FCFA, le salaire de cet employ? est totalement exon?r? de l?IRPP. Par contre, si le salaire de ce personnel de maison

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?vasion fiscale: il est temps que l?Afrique s??te cette ?pine du pied

La lutte contre l’?vasion fiscale prend de l’ampleur en Afrique. Enfin. C?est le constat majeur fait ? Lom? lors de la 15?me r?union de l’Initiative Afrique tenue du 3 au 5 juin 2024. Selon le rapport final desdites assises, rien que sur l’ann?e 2023, pas moins de 2,2 milliards d’euros de recettes fiscales ont ?t? r?cup?r?es par 7 des 39 pays africains membres du Forum mondial sur la transparence fiscale de l’Organisation de coop?ration et de d?veloppement ?conomiques (OCDE). D?apr?s cette institution, c’est bien plus que la totalit? enregistr?e sur la p?riode comprise entre 2009 et 2022, o? seulement 1,7 milliard d’euros avaient pu ?tre r?cup?r?s. Au total, ? fin d?cembre 2023, l’Afrique aura collect?, en cumul, plus de 3,8 milliards d’euros de recettes fiscales suppl?mentaires, contre 1,69 milliard ? fin d?cembre 2022.Mais, de quoi parlons-nous? Concr?tement, il s?agit de l??vasion fiscale, de l?optimisation fiscale, de blanchiment. Autant de noms pour des pratiques qui se regroupent sur un point: des gens, qui ont beaucoup d’argent et qui ne veulent pas qu’on leur en prenne une partie par le m?canisme de l’imp?t. Comment cette ?vasion fiscale massive a-t-elle ?t? rendue possible? Et pourquoi l??vasion de ce patrimoine fait-elle l?objet d?une telle omerta judiciaire, alors que les institutions de contr?le, la police, la justice, la douane, les services de renseignements, etc. en poss?dent l?essentiel des preuves? Comment s?organise l?impunit? de tous ceux qui participent ? ce syst?me qui soustrait ? l?Afrique une part colossale de sa richesse et faire dormir celle-ci dans des ?paradis? prot?g?s par d?ing?nieux banquiers jamais ? court d?imagination pour dissimuler l?argent de leurs clients? Cette immersion en eau trouble r?v?le surtout que les plus gros consommateurs des paradis fiscaux ne sont pas les particuliers mais les entreprises. Elle r?v?le ?galement que, chaque ann?e, un gros pactole quitte illicitement les pays africains pour trouver refuge au Nord. En logeant leurs b?n?fices dans ces ?territoires?, les multinationales r?alisent des ?conomies d?imp?t colossales! Un dossier bien d?primant ? la vue de tous les m?canismes utilis?s pour planquer ou faire circuler de l’argent dans le monde. Feuillet? par quelques pays, quand d’autres refusent ? tout prix d’y toucher. Il faut ?tre sacr?ment accroch? pour suivre ce pav?, tr?s dense, complexe; enrichi par de multiples acteurs et faits r?els, enchev?tr?s les uns aux autres; agr?ment? d’un jargon qui frise parfois le secret d’initi?. L’impunit? pour les fraudeurs est quasi totale. Les engagements r?cemment pris par les paradis fiscaux sont bien trop flous et les moyens de contr?le bien trop faibles pour esp?rer une quelconque am?lioration dans les ann?es ? venir.Mais, ce qui s?est dit ? Lom? ne se contente pas de chiffrer le scandale. Il propose aussi un plan d?action coh?rent et r?aliste pour lutter contre l?opacit? financi?re: mettre en ?uvre des sanctions commerciales, ?laborer un cadastre financier ? l??chelle mondiale, instaurer un imp?t global sur le capital. Sur ce point, ce qui s?est dit ? Lom? constitue une ?tape marquante. On va simplement dire que c?est un d?but. Car il n’est pas trop tard pour inverser le cours des choses. L’?vasion fiscale des plus fortun?s et des grandes soci?t?s peut ?tre stopp?e. Cela passe par des d?marches simultan?es: la sanction, principalement ?conomique, dirig?e par une coalition de pays africains ? l’encontre des paradis fiscaux; le contr?le, par le biais d’un cadastre financier mondial, l’?change automatique d’informations et l’imp?t global sur le capital. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Il n?y a pas de politique sans morale

Je suis enti?rement d?accord avec les Ivoiriens qui estiment que le d?bat devrait aujourd?hui porter, non pas sur le droit (Ouattara peut-il, au regard de la Constitution, rempiler ou non? Cette Constitution permet-elle ? Laurent Gbagbo de se pr?senter ? la prochaine pr?sidentielle?), mais sur la morale.Ahmadou Hamp?t? B?, Joseph Ki-Zerbo et Djibril Tamsir Niane nous ont appris que, en Afrique, la parole dite ou donn?e est importante et sacr?e parce qu?elle est associ?e ? la confiance et ? l?honneur.Pour l?Afrique traditionnelle, qui continue ? inspirer l?Afrique d?aujourd?hui, quiconque n?honore pas sa parole non seulement brise la confiance que les gens ont plac?e en lui mais se d?shonore. C?est pourquoi respecter les engagements que l?on a librement pris ou tenir les promesses que l?on a faites est un imp?ratif cat?gorique.Pour l?Africain, ce n?est pas ?scripta manent? (les ?crits restent) mais ?verba manent? (les paroles restent). En d?autres termes, l?Africain croit que les paroles ne s?envolent pas (verba non volant).Il est vrai que Dramane Ouattara est ? son troisi?me mandat alors qu?il avait dit en 2010 avoir besoin de 5 ans (un mandat pr?sidentiel) pour redorer le blason du pays, blason que lui-m?me avait largement contribu? ? ternir, mais, si on a de la m?moire et si on est honn?te, on reconna?tra que, dans notre pays, il n?est pas le seul homme politique ayant reni? sa parole ou ayant fait le contraire de ce qu?il a dit.Je voudrais donner juste un exemple pour ?tayer mon affirmation. Quand il ?tait pr?sident de la R?publique, Laurent Gbagbo avait d?clar? ? la t?l?vision qu?un individu qui a d?pass? 75 ans ne devrait pas briguer la pr?sidence parce qu?? cet ?ge il est diminu? physiquement et mentalement.Ne nous appuyons donc pas sur la Constitution pour ?attaquer? Ouattara et Gbagbo. Demandons-leur plut?t s?ils respectent leur parole, si l??thique en politique signifie quelque chose pour eux.La politique ne peut pas faire l??conomie de l??thique. Elle se discr?dite, court le risque de se faire d?tester, lorsque certains acteurs politiques la s?parent de la morale. Renier sa parole, accepter aujourd?hui ce qu?on a condamn? hier uniquement parce qu?on veut revenir au pouvoir ou parce qu?on d?sire s?y maintenir est fondamentalement immoral. Les militants doivent avoir le courage de voir et de d?noncer les incoh?rences de leurs leaders. Le faire, c?est rendre service au pays. Jean-Claude Dj?r?k?

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Probatoire session 2024?: Road trip de l’OBC dans le Sud?

Pour superviser le d?roulement du dernier examen relevant de ses comp?tences, l’Office du baccalaur?at du Cameroun (OBC) est en tourn?e ? Ebolowa. En ce 11 juin 2024, pas ?tonnant que l?on ressente souffle de s?r?nit? dans quelques diff?rents sites o? se d?roulent les ?preuves du probatoire  de l?enseignement g?n?ral session 2024. Les sillonner suscite un r?cit qui met un point d?honneur sur l?organisation pratique. La premi?re halte s’effectue au lyc?e d’Ebolowa rural, situ? dans le 2e arrondissement. L’?tablissement abrite, les deux s?ries scientifiques et litt?raires, l’on compte 409 candidats. Et pour cette premi?re journ?e, l’on enregistre 7 absents. Dont 3 gar?ons 4 filles. Ce qui ne d?teint pas  l’enthousiasme d’Augustin Yves Ndi Amougou, le chef de sous-centre. Le top d?part de ce jour augure, plut?t une bonne suite. ?C’est la s?r?nit? qui r?gne dans ce d?but d’examen. Nous esp?rons que la suite sera aussi bonne?, l?che-t-il. Ngo Bakoune, candidate au probatoire A4 espagnol, partage l’optimisme du proviseur : ? Ce matin, j’ai bien commenc? mon examen. Les encadreurs nous ont demand? de ne pas stresser, je suis relaxe et confiante pour la suite?, confie-t-elle. Il est 12h ? Mengong, petite bourgade au carrefour entre la ville d’Ebolowa et celle de Sangmelima, quand la mission de l’OBC d?barque. Le campus du sous-centre du lyc?e de Mengong, vit au rythme des examens.  204 candidats sont inscrits, et sont repartis dans 6 salles. Les candidats qui viennent des lyc?es de Nselang, Atoveng, Melane et Mengong sont tous pr?sents. Ce 100/100 en termes d’effectifs constitue une source de fiert? pour Gilbert Bienvenue Mvondo Ze, le chef de sous-centre. ?Depuis 7h30, tout se passe bien. Nous ne faisons rien de nous-m?me. Il y a un ensemble de textes qui encadrent les actes que nous posons ici. Et depuis 8h, nous avons lanc? la premi?re ?preuve, tout ce passe bien. Nous n’avons aucun absent?, laisse entendre le chef de sous-centre. Bachelard Nguele Bedibi, l’entr?e en mati?re est une r?ussite. J?ai tr?s bien compos? lors de la premi?re ?preuve de litt?rature. Je suis confiant pour la suite?, assume le candidat.  En soulignant ? peine le trait, on pourrait dire avec Jean-Louis Bilo’o Nkomo (Chef d’antenne OBC-Sud) que, dans la r?gion, la session 2024 du Probatoire de l?enseignement g?n?ral est embl?matique de l?organisation structurelle pens?e par l?OBC.? Andr? Gromyko Balla

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Face aux changements climatiques?: le?on de r?silience chez les femmes rurales d?Obala

Dispens? par l?association Jeunesse de la Leki? pour l?action climatique (JLAC), le module s?ajuste ? la Journ?e mondiale de l?environnement. ? l?heure o? une prise de conscience semble enfin gagner les esprits sur la part de responsabilit? croissante que doivent assumer les uns et les autres face aux changements climatiques, l?association JLAC entend jouer les ?claireurs. Ce 5 juin 2024 ? Obala (d?partement de la Leki?, r?gion du Centre), elle tient un pr?texte: la c?l?bration de la Journ?e mondiale de l?environnement. Au croisement de pr?occupations expertes et celles du public moins outill?, la JLAC distille un discours ? port?e r?elle sur les femmes notamment. Ajust? au th?me de la c?l?bration (?Restauration des terres, d?sertification et r?silience face ? la s?cheresse?), ce discours combine de fa?on r?aliste une valorisation des atouts de la gent f?minine locale et la n?cessit? d?efforts partag?s. ?Nous menons des activit?s de nature ? sensibiliser les femmes rurales sur l?imp?rieuse n?cessit? de changer de paradigme?, d?clare Alain Ngono. A ?couter le pr?sident de la JLAC, les activit?s de ce jour accordent une place importante aux vuln?rabilit?s exposant davantage les filles et les femmes rurales ? l?impact du changement climatique d?une part, et au r?le cl? de la gent f?minine. Eclair?es par de multiples r?f?rences et un cadrage de l?enjeu, les femmes d?Obala se montrent r?ceptives aux modules relatifs aux nouvelles pratiques culturales, ainsi qu?au calendrier des saisons devenu instable. Louisette Ndongo Zinga, pr?sidente de la Convergence des femmes du Cameroun pour les changements climatiques, exprime son satisfecit. ?En tant que femme rurale, je viens d??tre ?difi?e davantage sur les notions d?att?nuation, d?adaptation. Je suis ?difi?e sur les actions de l?Irad en faveur du secteur agricole, sur la mise ? disposition des femmes rurales, des cultures ou semences am?lior?es plus adapt?es au contexte. Les femmes rurales, mamelles nourrici?res de la Leki? en particulier et du Cameroun en g?n?ral, doivent multiplier de telles rencontres, sensibiliser les diff?rents villages pour que chacune comprenne l?importance de s?arrimer aux exigences de l?agriculture verte?. C?est la m?me rh?torique pour Rosalie Ekodo. Cette derni?re dit ??tre ?mue des assises qui incitent ? reboiser la Leki? qui suffoque sous l?effet de la chaleur torride. En plus, les enseignements re?us de l?Irad et de l?ONACC vont soulager les femmes rurales, nous allons poursuivre la sensibilisation?, conclut-elle. Olivier Mbessit?

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Bassin du Congo: la France revalorise ses financements

Du 3 au 4 juin 2024, la ville de Kinshasa a abrit? la 20e r?union des parties du Partenariat pour les for?ts du Bassin du Congo (PFBC). Repr?sentants des gouvernements, acteurs de la soci?t? civile et jeunes et partenaires s?y sont r?unis autour des questions de pr?servation du massif forestier, de la protection des peuples y puisant leurs moyens de subsistance et du changement climatique. Il y a ?t? soulign? la n?cessit? d?optimiser les financements en faveur de la cause. Et partant de ce postulat, la France annonce une hausse de ses financements en faveur du Bassin du Congo. ?Nous venons d?annoncer le doublement de notre contribution. Nous sommes par ailleurs tr?s heureux que les discussions se sont renforc?es ces derniers mois entre le CAFI et la R?publique Centrafricaine d?une part, et entre le CAFI et le Cameroun d?autre part. Ce qui permettra, j?en suis s?r, de soutenir de nombreux projets de pr?servation des for?ts et de d?veloppement ?conomique dans ces pays. Notre engagement ? travers la co-facilitation du PFBC nous permet ?galement de co-construire avec les institutions de la sous-r?gion comme la Comifac (Commission des for?ts d?Afrique centrale) et la CEEAC (Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale) de nouvelles perspectives?, a d?clar? Christophe Guilhou, directeur des affaires globales au Quai d?Orsay.La France via son m?canisme d?aide publique au d?veloppement a fourni une aide de 125, 943 milliards FCFA entre 2010 et 2019, selon un rapport de la Commission des for?ts d?Afrique centrale (Comifac). Ce qui fait d?elle l?un des principaux pays-partenaire du Bassin du Congo, aux c?t?s de l?Allemagne (391,1 millions d?euros, soit pr?s de 254 milliards FCFA). Louise Nsana

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Int?gration ?conomique et march? commun sous r?gional: les PMEs se r?inventent ? Yaound?

Du 19 au 21 juin 2024, le Cameroun abrite la 2e ?dition du Forum ?conomique Afrique centrale. Plac? sous le th?me ?int?gration ?conomique et march? commun sous r?gional: investir sur les PMEs locales pour leur rayonnement en zone Cemac-CEEAC?, l??v?nement va regrouper des hommes d?affaires, des repr?sentants des organisations sous r?gionales, des banques et microfinances, des investisseurs et des m?c?nes. Selon le comit? d?organisation, diverses activit?s sont pr?vues. On y compte: des expositions du savoir-faire, des conf?rences pl?ni?res, des sessions de formation et coaching, des activit?s de financement des projets et de networking, ainsi que des rendez-vous d?affaires personnalis?s.?Le Forum ?conomique Afrique centrale met ? la disposition des acteurs ?conomiques des solutions novatrices, en vue de solidifier les PMEs et les startups, tout en misant sur l?entrepreneuriat des jeunes et des femmes?, lit-on sur la note conceptuelle de l??v?nement. A ce titre, le rendez-vous de Yaound? a pour vocation de ?favoriser et promouvoir les partenariats entre secteur public et priv?; faciliter l?acc?s aux nouveaux march?s; pr?senter aux op?rateurs des solutions financi?res alternatives ?mergentes?. Il offre par ailleurs une passerelle pour le d?veloppement du capital-investissement dans la sous-r?gion et le renforcement des capitaux propres aux PMEs. Ces objectifs ont marqu? le d?roulement de la 1ere ?dition du Forum ?conomique Afrique centrale. 778 participants issus de 10 pays y ont pris part. Cette ann?e, quelques 1500 participants issus de 22 pays sont attendus. Des investisseurs de l?Inde la Tunisie l?Autriche, la Pologne et l?Italie comptent y saisir les opportunit?s d?affaires autour des secteurs de l??nergie, de l?agro-business et du digital. LN

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Affrontements g?opolitiques : l’Afrique centrale comme terrain d’expression russe

Pour la sixi?me fois de sa carri?re, le ministre russe des Affaires ?trang?res a fait une tourn?e africaine. Au cours de son voyage, Sergue? Lavrov est pass? par deux pays d?Afrique centrale, notamment au Tchad et au Congo-Brazzaville. Ici et l?, le membre du gouvernement russe s?est particuli?rement montr? volcanique vis-?-vis de l?Occident. Cela est reconnaissable dans quelques extraits capt?s depuis Ndjamena et Brazzaville. Dans la capitale tchadienne le 6 juin dernier, la signification port?e par chacun des mots prononc?s par Sergue? Lavrov rend compte de son ancrage dans le registre anti-occidental. ?Ce n’est pas la paix que les Occidentaux veulent pr?server?, mais ?les principes suivants: vous devez choisir entre soutenir la Russie ou soutenir? l’Ukraine, ?et si vous soutenez la Russie, vous serez punis. C’est ?a la vision occidentale?, a d?clar? le chef de la diplomatie du Kremlin, repris par la presse tchadienne.Enrob? dans ce que quelques observateurs qualifient de ?provocation injurieuse?, le message de Sergue? Lavrov s?est d?abord fait entendre ? Brazzaville le 4 juin 2024, notamment au sujet de la crise libyenne. ?Notre position est bien connue et nos ?valuations de ce conflit sont aussi bien connues. Nous consid?rons que ce qui s’?tait pass? en Libye, c’?tait une trag?die. C?est une trag?die qui s?est produite en 2011 et dans laquelle les membres de l?OTAN sont impliqu?s. La m?me chose s?est produite en Irak et en Afghanistan o? les Occidentaux ont essay? d?implanter leur mod?le de d?mocratie. Les probl?mes n?ont pas ?t? r?gl?s, certains se sont enlis?s plus?, a ?valu? le ministre russe des Affaires ?trang?res.En tentant de pr?ciser les enjeux de la venue de Sergue? Lavrov ? Ndjamena et ? Brazzaville, plusieurs analystes situent ses propos dans un r?seau g?opolitique. ?? partir de l?observance stricte de son discours, la Russie, par la bouche de son ministre des Affaires ?trang?res, fait de l?Afrique centrale l?un des espaces de communication d?terminants dans sa confrontation avec l?Occident?, postule (par exemple) Haroun Abdoulaye Adoum, universitaire et g?o-strat?ge tchadien. LN

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