Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Strat?gie d?endettement: la CAA tient le cap Strat?gie d?endettement

Selon la Caisse Autonome d?Amortissement, les objectifs fix?s ? l?horizon 2024 sont respect?s au 30 avril 2024, ? quelques exceptions pr?s. ?Dans les pays ? faibles revenus, la dette est souvent per?ue comme une source essentielle de financement du d?ficit budg?taire. Les ?tats y recourent ?galement pour stimuler les investissements et encourager une croissance durable?. Ces paroles d?Adolphe Noah Ndongo peuvent se comprendre comme suit: le Cameroun, pays ? faible revenu, n?a pas l?exclusivit? de l?endettement. Depuis l?ann?e 1952, le pays fait recours ? des fonds ?trangers pour financer des projets de d?veloppement. Aujourd?hui, ?le d?bat autour de la dette publique a pris de l’ampleur. Les pr?occupations collectives concernant un endettement excessif persistent, malgr? les annonces fr?quentes de nouveaux emprunts et la r?alisation sans pr?c?dent de projets d?envergure ? travers le Cameroun. Les Camerounais s’interrogent aujourd’hui sur la soutenabilit? de la dette publique et la capacit? de notre pays ? conserver sa souverainet? face aux app?tits de certains cr?anciers bilat?raux et multilat?raux?, observe le directeur de la Caisse Autonome d?amortissement du Cameroun (CAA). Et c?est pr?cis?ment pour mettre fin aux rumeurs qu?il a convi? les hommes de m?dias ? une rencontre ce 14 juin 2024. Objectif: tenir un ?change sinc?re autour de la probl?matique de la dette publique au Cameroun. TauxDe ces ?changes ressortent quelques points importants. Pour atteindre les objectifs fix?s et d?crits dans divers documents de r?f?rence tels que le DSCE (Document de Strat?gie pour la Croissance et l’Emploi) et la SND30 (Strat?gie nationale de D?veloppement-Cameroun 2030), le Cameroun a mis en place une ing?nierie ?conomique et financi?re. Cela, explique le patron du service de la dette, a permis de mobiliser des ressources financi?res exceptionnelles sur les march?s des capitaux, tant ? l’int?rieur qu’? l’ext?rieur de notre pays. ?Ainsi, notre endettement est pass? de 1 379 milliards de FCFA en 2008 ? 12 714 milliards de FCFA ? la fin de mars 2024?, fait-il savoir. ?tat des lieuxAu terme des quatre (04) premiers mois de l?ann?e 2024, un montant de 199 milliards de FCFA a ?t? mobilis? aupr?s de bailleurs de fonds ext?rieurs, soit le taux d?ex?cution des d?caissements ext?rieurs de 19% par rapport au montant de 1 041 milliards de FCFA attendu pour l?ann?e. Sur le plan domestique, les ?missions des Obligations du tr?sor assimilable (OTA/OT) au cours des quatre premiers mois de l?ann?e 2024, ont port? sur 22 milliards FCFA. Soit un taux d?ex?cution de 5% compar? au montant de 450 milliards de FCFA pr?vu en 2023. Quant aux Bons du tr?sor assimilables (BTA), les ?missions se sont chiffr?es ? 250 milliards de FCFA, contre des remboursements enregistr?s de 209 milliards de FCFA, soit une ?mission nette de 42 milliards de FCFA. Ce qui porte l?encours des BTA ? fin avril 2024 ? 461 milliards de FCFA, contre 231 milliards de FCFA vis? ? fin 2024.?L?ex?cution de la strat?gie d?endettement montre que la majorit? de cibles fix?es ? l?horizon 2024 sont respect?es au 30 avril 2024 ? l?exception de: la maturit? moyenne du portefeuille de la dette publique (7 ans) qui est largement en dessous de la cible minimale de 12 ans et la part de la dette int?rieure ? court terme qui se situe ? 13% contre une cible maximale de 10%. Aussi, la cible relative ? la composition du portefeuille de dette publique ? fin 2024 n?est pas encore atteinte au 30 avril 2024. Cependant, si les niveaux des d?caissements ext?rieurs (y compris les appuis budg?taires) pr?vus dans le plan d?endettement 2024 sont mobilis?s, le poids de la dette ext?rieure (69%) devrait augmenter pour se rapprocher de la cible de 75% fix? ? fin 2024?, apprend-on de la CAA. Joseph Julien Ondoua Owona Gestion de la dette Payer pour s?enrichir Dans le cadre du r?glement de la dette ext?rieure, l??tat du Cameroun contracte trois types de dettes: la dette multilat?rale, bilat?rale et commerciale. De ce fait, le service pr?visionnel cumul? au 31 d?cembre, annex? ? la loi de Finance ?tait estim? ? 898 000 milliards de FCFA avec les paiements effectifs 723 389 milliards FCFA. Soit un ?cart de 171 611 milliards de FCFA constituant non seulement une sur?valuation du service effectif de la dette ext?rieure, mais aussi l?eurobond qui est une partie de la dette pay?e par le Tr?sor. Selon la loi de finance 2024, le service pr?visionnel cumul? au 31 d?cembre de l?ann?e en cours est ?valu? ? 825 000 milliards de FCFA; avec les paiements effectifs semestriels de 380 360.74 milliards de FCFA. Soit un reste ? payer pour le second semestre de FCFA 444 639 milliards. Dette Int?rieurePour ce qui est du service du r?glement de la dette int?rieure, il concerne la dette structur?e, structur?e d?une part, et celle non structur?e d?autre part. Pour le premier cas, le paiement doit uniquement se faire sur la base d?un ?ch?ancier de remboursement qu??tabli la direction g?n?rale du Budget annex? ? la convention ou protocole d?accord. Dans le cas de la dette non structur?e, le paiement se fait en fonction de la demande des cr?anciers. Ceci, sur une dette audit?e par les cabinets d?audit commis par le minist?re des Finances (Minfi) et transmis ? la CAA pour apurement, apprend-on. Ainsi, le service pr?visionnel hors titres Publics cumul?s au 31/12/2023, annex? ? la Loi des Finances, est estim? ? 308.545 milliards de F CFA, avec les paiements effectifs de 271.811 milliards de FCFA, soit un ?cart de 36.734 milliards de FCFA constituant les arri?r?s. Tandis que le service pr?visionnel hors titres Publics cumul?s au 31 d?cembre 2024, annex? ? la Loi des Finances, est estim? ? 445.37 milliards de F CFA. Joseph Julien Ondoua Owona Noah Ndongo Adolphe Il ?tait une fois, la dette de l?Etat du Cameroun Morceaux choisis de l?histoire cont?e par le directeur g?n?ral de la Caisse Autonome d?Amortissement. Les premiers emprunts du Cameroun remontent ? la p?riode coloniale, effectu?s aupr?s de la France (AFD) pour financer des projets ?nerg?tiques en 1952 et 1953. Apr?s son ind?pendance, le Cameroun a poursuivi ses emprunts en 1963 aupr?s de la Banque Mondiale

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Rolland Kanaga : ?Nos ?conomies ont vraiment besoin d??tre refinanc?es?Rolland Kanaga :

L??conomiste voit, d?un bon ?il, la reprise des op?rations d?injection de liquidit?s en Afrique centrale. Ce qui, de son avis, est propice ? la r?alisation de la politique d?import-substitution. L?on entend parler d?injection et de retrait de liquidit?s par la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). De quoi est-il concr?tement question?La Beac est la banque centrale charg?e de r?guler la politique mon?taire au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). C?est la Beac qui d?cide de la quantit? de monnaie ? injecter ou de son retrait dans la sous-r?gion. La Banque centrale injecte la monnaie sur chaque exercice. Alors quand on parle d?injection de la monnaie, ?a veut dire que non seulement la Banque centrale d?cide d?injecter plus d?argent que d?habitude au sein des banques. Mais qu?en plus de cela, c?est une sorte de cr?dit qu?elle leur octroie avec un taux d?int?r?t attractif. Et elle impose un taux directeur ? ces banques pour qu?elles-m?mes, ayant re?u ces cr?dits-l?, puissent octroyer des cr?dits aux autres agents ?conomiques. Donc en fait, la Beac a deux moyens de r?guler la politique mon?taire dans sa zone, soit elle proc?de par l?injection de liquidit?, en ce moment-l?, on parle de refinancement de l??conomie. Soit, elle proc?de par des r?serves obligatoires et ? ce moment-l?, elle injecte moins de monnaie et ? des taux d?int?r?t beaucoup moins attractifs. Ceci a donc pour but de lutter contre l?inflation, c?est-?-dire de g?rer la stabilit? de la monnaie pour qu?il n?y ait pas migration dans la pente. Quand on parle surtout d?injection de la monnaie, ?a ouvre les portes ? un octroi massif des cr?dits par les banques nationales et par ricochet, ?a permet que les autres agents aient acc?s ? des cr?dits et donc qu?ils puissent d?velopper leurs diff?rentes activit?s ?conomiques. Alors que quand on parle de retrait, la Banque centrale, n?octroyant pas suffisamment de liquidit?, donne des taux d?int?r?t directeur ?lev?s, ? ce moment-l?, les banques commerciales se r?tractent, diminuent la quantit? de cr?dit qu?elles accordent et aussi ?l?vent les taux d?int?r?t. Il s?agit donc d?une mani?re de donner le pool de l?acc?s au cr?dit dans la zone Cemac. La Beac reprend avec le refinancement de l??conomie. Apr?s les op?rations de 2022-2022, doit-on comprendre que la conjoncture ne s?am?liore pas?En effet, la Beac s?est servi de ce m?canisme d?injection de la monnaie en 2020-2022 et a encore d?cid? de renouveler l?op?ration en 2024. Il faut comprendre que c?est une politique de stabilisation de la monnaie. Donc, ces op?rations doivent ?tre r?currentes et rythm?es. Cela ne doit donc pas faire l?objet d??tonnement que de voir la Banque centrale proc?der ? des injections ou ? des ponctions de liquidit? au sein des banques commerciales. Il faut aussi comprendre que dans les politiques ?conomiques, la politique mon?taire a un grand impact. Elle a la capacit? de relever le taux de croissance d?une ?conomie et aussi d?augmenter la richesse dans un pays. Quand on parle d?injection de la monnaie, si cette op?ration est bien mise sur pied et que les cr?dits octroy?s aux banques sont r?percut?s au niveau des agents ?conomiques, les entrepreneurs peuvent augmenter leurs capitaux et faire des investissements encore plus rentables. Si ces cr?dits sont utilis?s ? bon escient, cela peut relever une ?conomie. Il est donc d?plorable de constater malheureusement que les banques commerciales se d?clarent souvent en surliquidit?. Cela signifie en fait que l?acc?s au cr?dit est restreint. Je pourrais m?me dire qu?il est extr?mement limit?. Et c?est un dommage pour nos ?conomies qui ne peuvent pas se d?velopper; parce que le but de ces op?rations-l?, c’est d?aider les entrepreneurs ? augmenter leurs investissements. Quand on pense que le Cameroun a opt? pour l?import-substitution, l?occasion est id?ale pour booster la production locale, pour r?sorber le probl?me des importations. On peut dire que ce sont deux politiques ?conomiques conjointes qui peuvent relancer la croissance et l?augmentation de la production de la richesse dans la zone Cemac, ? condition que les cr?dits soient accord?s aux op?rateurs.Parlant de la conjoncture, il ne faut pas ?tre magicien pour observer que la conjoncture est assez galopante dans la zone Cemac. Il faudrait quand m?me reconnaitre que c?est une zone o? l?inflation est assez maitris?e et o? il y a un taux de croissance assez correcte; mais le but, pour des ?conomies qui se veulent ?mergentes, est d?atteindre un taux de croissance ? deux chiffres. Ce qui permettrait de booster v?ritablement la production et de diminuer les taux de ch?mage tr?s ?lev?s dans notre zone. Nous pouvons donc affirmer que nous sommes face ? une tentative de booster la croissance dans nos ?tats, il faudrait donc que nos ?tats soient capables, qu?ils aient la volont? politique et aussi les techniques macro?conomiques suffisamment aguerries pour profiter de la manne qui est faite par la Banque centrale. Le recours ? ce proc?d? a pr?c?demment fait face ? un accueil mitig? des banques. Une telle op?ration est-elle actuellement d??-propos??Le scepticisme observ? par les banques lors de la premi?re injection de la monnaie est d? principalement au fait qu?elles sont en surliquidit?. De ce fait, il serait vraiment difficile ou incompr?hensible de recourir ? un refinancement. Dans la mesure o? la quantit? de monnaie qui est contenue dans ces banques-l? est sup?rieure ? la quantit? de monnaie octroy?e sous forme de cr?dit. ? partir de ce moment-l?, il faut donc se poser la question de savoir comment r?gler la question de surliquidit? dans nos banques commerciales. C?est peut-?tre l? que se trouve le n?ud du probl?me. Et le probl?me se trouve ? deux niveaux: au niveau des banques elles-m?mes et au niveau des agents ?conomiques demandeurs de cr?dits. Commen?ant par la deuxi?me cat?gorique, l?on note une crise de confiance entre les demandeurs de cr?dit et les banques commerciales, si nous prenons l?exemple du Cameroun. Nous voyons que les banques n?ont pas de v?ritables moyens de recouvrer les dettes qui n?ont pas ?t? rembours?es. Et l??tat lui-m?me ne met pas en place des m?canismes suffisamment importants pour que les banques aient

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Injection des liquidit?s: la Beac au four et au moulin

La Banque centrale en est ? sa deuxi?me op?ration depuis le mois de juin 2024; pour un montant de 185 milliards FCFA. La Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) poursuit une nouvelle tangente en mati?re d?activation des m?canismes en sa possession pour dynamiser l??conomie de la sous-r?gion. Elle proc?de depuis le 11 juin 2024 ? des injections de liquidit? dans les banques commerciales. L?op?ration men?e ? cette date concerne un montant de 120 milliards FCFA pour une dur?e de sept jours et un taux d?int?r?t de 5%. Quelques jours plus tard, soit le 18 juin, elle lance un deuxi?me avis d?appel d?offres. Celui-ci porte sur un montant de 65 milliards FCFA. L?engouement manifest? par les banques connait des variations. Une seule banque a particip? ? la premi?re op?ration pour un besoin exprim? de 55 milliards sur les 120 milliards FCFA mis en adjudication. Quelques jours plus tard, six banques se saisissent de la nouvelle opportunit? de refinancement pour tenter de lever 292 milliards FCFA. Ce qui est sup?rieure ? la somme mise ? disposition par la BEAC. La banque centrale s?en est tenue ? servir les 65 milliards FCFA initialement mis en adjudication. TurnoverCes r?sultats, m?me s?ils marquent une certaine progressivit? dans l?empressement des banques ? saisir cette main tendue de la Beac; restent bas par rapport au nombre d?institutions de cr?dit que compte le syst?me bancaire de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale. Soit 52 banques selon le Rapport de la Beac sur les Services de paiement dans la Cemac en 2022.La situation ?tait la m?me quelques ann?es auparavant, en pleine crise de Covid-19. L?on est en 2020 et la Banque centrale tente de pallier ? l?impact de la crise sur les activit?s ?conomiques. Car, faut-il le rappeler, la crise sanitaire a induit une fermeture des fronti?res, la restriction des mouvements, la perturbation des circuits d?approvisionnement, etc. La Beac initie la vente des liquidit?s aux banques. Mais celles-ci montrent peu d?engouement. A titre illustratif, les op?rations initi?es entre le 1er avril et le 8 avril 2020 se sont sold?es par des r?sultats d?cevants. La raison, explique la Beac, tient de ce que les banques se trouvent alors en situation de surliquidit?. S?il n?est encore possible de dire si cela est toujours le cas en l?absence de donn?es actualis?es; il est cependant loisible de constater que le contexte a ?volu?. Les restrictions impos?es en guise de riposte contre le Coronavirus sont depuis longtemps lev?s. L?activit? ?conomique reprend progressivement malgr? la persistance de risques divers et le rebond de l?inflation. La croissance ?conomique a rebondi ? 3,5% depuis le d?but de cette ann?e selon les r?centes Perspectives ?conomiques mondiales de la Banque mondiale.Le manque d?engouement des banques est d?autant plus surprenante que cette attitude est la m?me observ?e face aux ?missions des Bons BEAC. Lesquelles ont pignon sur rue depuis d?cembre 2023. Les clich?s, pour en donner l??tendue, pr?sentent des op?rations infructueuses, ? l?instar de la premi?re initi?e courant f?vrier 2024. Celle du 18 mars dernier s?est sold?e par une offre de 2,5 milliards de FCFA sur les 50 milliards FCFA recherch?s par la Banque centrale. Apr?s la hausse des taux directeurs et la suspension des op?rations d?injection de fonds, la reprise des liquidit?s est rest?e jusqu?ici, la seule arme pour booster la croissance dans les Etats. Louise Nsana

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Afrique subsaharienne: l?investissement ploie sous le poids du recul des pr?teurs ?trangers

Les besoins en investissements dans les pays de l?Afrique subsaharienne vont croissant. D?apr?s le Groupe de la Banque mondiale, l?atteinte des objectifs de d?veloppement et la lutte contre les chocs climatiques ?n?cessiteront des milliers de dollars d?investissement chaque ann?e?. Ce qui, toutes pr?visions faites, porte les besoins d?investissement ? pr?s de 10% du PIB dans cette partie du monde, ainsi que dans les autres r?gions ?ligibles au financement de l?Association internationale de d?veloppement (IDA). ?Aucun gouvernement, aucune institution multilat?rale, ni aucun organisme caritatif ne peut r?pondre ? lui seul ? de tels besoins; et m?me s?ils unissent leurs forces, ils ne parviendront toujours pas ? atteindre le niveau d?investissement n?cessaire?, alerte une note disponible sur le site de l?institution.L?institution de Breton Woods mise sur la contribution du secteur priv? en vue du d?veloppement de la r?gion. Bien que celle-ci offre d?j? 90% des emplois, elle est appel?e ? jouer un plus grand r?le. Seul b?mol: l?attractivit? des pays IDA. La raison en est que ?l?instabilit? macro?conomique, les carences r?glementaires, la mauvaise gouvernance et les turbulences politiques ont des effets perturbateurs qui d?couragent les investisseurs priv?s et augmentent leur sensibilit? aux risques. Ce qui contribue ? rench?rir le co?t des projets. Le d?veloppement des projets sur ces march?s n?cessite plus de temps et de ressources, avec un co?t souvent deux fois sup?rieur ? celui des projets dans des march?s ?mergents plus ?tablis?, explique le Groupe de la Banque mondiale. Le tableau pour cette contr?e est agr?ment? des couleurs de l?extr?me pauvret?, la faim, la malnutrition, du surendettement et des faibles marges de man?uvres budg?taires. L?institution propose d’allier aux r?formes structurelles des financements concessionnels. Lesquels, souligne l?institution, jouent un r?le essentiel pour att?nuer le risque ? un niveau tol?rable pour les porteurs de projets et les investisseurs. Louise Nsana

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Promotion du commerce intra-africain: l’ugence de la r?vision du plan d’action

L’int?gration commerciale est reconnue comme un moteur important de la croissance inclusive et du d?veloppement ?conomique en Afrique. Malgr? le potentiel consid?rable de l’Afrique, la part du continent dans les exportations mondiales reste faible (environ 3 %), ce qui souligne la n?cessit? d’accro?tre le commerce intra-africain et l’industrialisation. « Actuellement, les exportations et les importations intra-africaines s’?l?vent respectivement ? 17,8% et 14,6%, ce qui est bien inf?rieur aux niveaux observ?s en Europe et en Asie », souligne le communiqu?.Il est donc urgent de se mettre au travail. Et c’est pour tabler sur le sujet qu’une r?union organis?e par la Commission ?conomique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), en collaboration avec l’Union africaine (UA) s’est tenue ? Douala le 19 juin 2024. Objectif: ?valuer et am?liorer l?impl?mentation du Plan d’action pour la dynamisation du commerce intra-africain (Biat). Intitul? ?Cadre pour la dynamisation du commerce intra-africain (Biat), dix ans apr?s: Progr?s, d?fis de mise en ?uvre et implications pour la Zlecaf?, ce plan d’action devra s’aligner sur les objectifs d?intensification de la mise en ?uvre de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf).La Zlecaf a connu des avanc?es significatives. 47 des 54 pays signataires ont ratifi? l’accord en avril 2024 et les ?changes commerciaux ont commenc? le 1?? janvier 2021. Cependant, les progr?s du plan d’action Biat restent insuffisants. Jusqu’ici, ce dernier porte sur la politique commerciale, la facilitation des ?changes, la capacit? productive, l’infrastructure li?e au commerce, le financement du commerce, l’information commerciale et l’int?gration des march?s de facteurs. Par ailleurs, ce plan met l’accent sur l’int?gration du commerce intra-africain dans les strat?gies nationales, l’implication du secteur priv? dans l’?laboration des politiques, l’am?lioration des produits alimentaires et des services, la simplification des r?glementations commerciales, la r?duction des temps de transit, l’optimisation des postes fronti?res et l’int?gration de la gestion des fronti?res.Ainsi, cette r?union a permis de recueillir les points de vue des experts des communaut?s ?conomiques r?gionales (CER) et d’autres parties prenantes afin d’enrichir le contenu du rapport, d’am?liorer sa solidit? analytique et de garantir la robustesse des donn?es ainsi que des recommandations. Diane Kenfack

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Croissance ?conomique 2024: l?Afrique subsaharienne dans le sens du vent

La croissance mondiale devrait se stabiliser en 2024, pour la premi?re fois depuis la crise sanitaire de 2020. Celle-ci devrait se maintenir ? 2,6% cet exercice avant de connaitre une progression moyenne de 2,7% en 2025-2026, selon les r?centes ?Perspectives ?conomiques mondiales? de la Banque mondiale. ? contrario, la croissance va fl?chir dans les ?conomies en d?veloppement par rapport ? 2023. ?Une ?conomie en d?veloppement sur quatre devrait rester plus pauvre cette ann?e qu?elle ne l??tait ? la veille de la pand?mie en 2019. Et cette proportion est deux fois plus ?lev?e pour les pays en situation de fragilit? et de conflit?, souligne la Banque mondiale.L?Afrique subsaharienne d?roge ? cette r?gle. La croissance y est en hausse depuis le d?but de l?ann?e 2024, apr?s un l?ger recul estim? ? 3% l?ann?e derni?re. Les projections portent ? 3,5% le rebond de la croissance dans la zone en 2024 et ? 4% courant 2025-2026. Dans le m?me temps, le Produit int?rieur brut (PIB) par habitant va connaitre une hausse de 1% cette ann?e et 1,4% l’ann?e suivante, sans toutefois r?ussir ? ramener tous les ?tats aux niveaux de vie d?avant la crise sanitaire li?e au Coronavirus. Le cap pourrait changer pour ce qui est de l?inflation. Celle-ci est repartie ? la hausse depuis le d?but de l?ann?e 2024; du fait de l?augmentation de la croissance globale dans certains pays de la r?gion, de la hausse des co?ts des denr?es alimentaires, des s?cheresses prolong?es et des inondations.L?inflation combin?e ? d?autres facteurs fait peser des risques sur la croissance ?conomique dans la r?gion. ?Les perspectives de croissance r?gionales sont principalement soumises ? des risques de d?t?rioration: mont?e des tensions g?opolitiques mondiales, nouvelle d?gradation de la stabilit? politique r?gionale, le surendettement public, ralentissement ?conomique plus marqu? qu?attendu en Chine?, ?num?re l?institution. Louise Nsana

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Don de sang au Cameroun : donneurs b?n?voles en voie de disparition

Avec un besoin annuel chiffr? ? 400 000 poches de sang, les banques de sang ne parviennent qu’? collecter ? peine 148 000 de poches. Comme plusieurs habitants interrog?s ce 14 juin 2024 dans les rues de Yaound?, Mathurin et Pauline, respectivement commer?ant et enseignante, n?ont jamais donn? et ne sont m?me pas pr?ts ? donner de leur sang. Et chacun d?entre eux a ses raisons?. On ne fait pas un don de sang ? n?importe qui. Il faut avoir une relation particuli?re avec la personne ? qui tu octroies ton sang. Jamais, je ne vais me lever parce que j?ai entendu dire qu’il y avait des gens ? l?h?pital pour aller donner de mon sang. D?j? que lorsque tu as donn? du sang, il faut une r?cup?ration apr?s? pense le premier?. Je ne suis jamais partie faire un don de sang de fa?on b?n?vole. Et puis m?me, on ne nous a jamais sensibilis?s dans ce sens. J?avoue que je ne savais pas qu?on peut donner du sang volontairement? explique la seconde.Si pour ces deux premiers, les raisons sont personnelles, la r?ticence au don de sang pour Wenceslas est une affaire de croyances religieuses?. C?est une question de religion. En plus, on n’a pas une tradition qu?on respecte chez-nous. ?Partager notre sang et le laisser dans des endroits dont on ne conna?t pas les rouages, n?entre pas dans nos coutumes? affirme le jeune pensionnaire d’une grande ?cole de formation de la place. L?urgenceMais, cette situation n?est pas sans cons?quence dans les h?pitaux. Sur les 400 000 poches environ dont le Cameroun a besoin, ? peine 148 000 poches de sang sont collect?es, selon les chiffres du minist?re de la Sant? publique. Bien-plus, selon No?l Ateba, le major de la banque de sang de l?H?pital central de Yaound?, sur trois poches de sang demand?es sur l?ensemble des services, une seule poche est disponible?. Les membres des familles interviennent quand le patient est d?j? dans le besoin. Et le temps d?en trouver, le pire peut arriver?, explique-t-il.Le responsable que nous rencontrons sur le terrain d?une op?ration de collecte, insiste sur l?urgence d?une sensibilisation et de la promotion aupr?s des populations du don de sang volontaire?. Quand le sang est disponible avec la contribution des b?n?voles, les familles interviennent seulement quand il faut remplacer la poche dont leur patient a ?t? b?n?ficiaire. Ce sang est test? et mis ? disposition ? temps. Ainsi, nous encourageons les uns et les autres ? s?engager pour cette cause?, conclut-il.D?apr?s des donn?es officielles, les h?morragies sont ? l?origine de pr?ts de 40% de mortalit? maternelle au Cameroun. En c?l?brant ce 14 juin 2024 la journ?e consacr?e aux donneurs de sang volontaires, l?id?e du gouvernement ? court terme est non seulement d’avoir du sang en abondance dans les h?pitaux, mais aussi de supprimer la pratique pilote de donneur dit de ?remplacement?. Joseph Ndzie Effa (stagiaire)

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Inflation du prix riz sur les march?s : les pouvoirs publics au banc des accus?s

En d?pit de la politique de l?import-substitution en vogue au Cameroun, l’approvisionnement de cette denr?e reste adoss? aux importations. Ceci, au d?triment de la production locale. La randonn?e dans les march?s de Yaound?, laisse transparaitre la vie ch?re. Des denr?es de premi?re n?cessit? telles que le riz sont inaccessibles pour la plupart des Camerounais. Actuellement, le prix du sac du riz de 25 kg oscille entre 13 500 FCFA ? 18 000 FCFA, en fonction de la qualit?. Selon les commer?ants du march? de Mvog-Atangana Mbala (Yaound? IV) cet ?tat de choses est la cons?quence des importations. ?Il y a le co?t du transport impact? par l?augmentation du prix du litre du carburant et des crises exog?nes; sans oublier le fait que certains responsables du minist?re du Commerce (Mincommerce) ran?onnent les importateurs. Ce sont tous ces facteurs r?unis qui conduisent ? la chert? du riz au niveau des petits commer?ants?, fulmine un commer?ant qui a requis l?anonymat.Selon notre interlocuteur, le Cameroun n?importe plus le riz de bonne qualit?, contrairement aux pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), ? l?instar du Gabon et la Guin?e ?quatoriale. Le Cameroun importe le riz en fonction de la bourse des consommateurs. Si l?on importe du bon riz, les Camerounais ne seront pas en mesure de l?acheter, apprend-on?. Le riz brisure qui se fait rare est on?reux. Le sac de 25 kg co?te 18 500 FCFA, parce qu?il est contr?l?. Par contre, le Cameroun gagnerait ? ?changer avec les pays de la sous-r?gion sus-?voqu?s, parce que les tarifs de douanes impos?s quant ? l’importation du riz de bonne qualit? sont faibles? explique-t-il. Curieusement, le transport du riz des pays voisins pour le Cameroun est intercept? ? Bitam (Gabon), Ambam et Ebolowa. C?est le m?me constat fait par Anne-Marie, commer?ante au march? Acacia (arrondissement de Yaound? VI). Le march? camerounais est inond? de la contrefa?on. Selon elle, pour l?op?ration de la lutte contre la vie ch?re, le Mincommerce Luc Magloire Atangana devrait commencer en amont chez les grands op?rateurs et non de venir nous exiger un prix de mani?re unilat?rale alors qu??on ne s?en sort pas. On ne fait pas le march? pour perdre. On ne peut pas acheter un sac de riz de 50 kg ? 27 500 FCFA et on nous exige de le d?tailler ? 535 FCFA le kg?, l?che celle qui dit subir des injustices subies depuis 15 ans. Au rang de celles-ci, il y a des pratiques peu recommandables que d?plore un commer?ant. ?Le march? est devenu une jungle. Nous, commer?ants, subissons des tracasseries. Lorsque les contr?leurs arrivent, il faut donner leur enveloppe de 5 000 FCFA, voire 10 000 FCFA, pour ?viter la scell?e. On va se plaindre chez qui??, s?indigne – t-il, visiblement tr?s d??u du syst?me mis en place. Riz localTout ceci laisse voir une insuffisance dans la fili?re riz. Le Cameroun peine ? s?arrimer ? sa politique de l?import-substitution. Les importations de riz sont importantes. Tandis que le riz local de Ndop dans le Nord-Ouest (Bamenda), le Sud-Ouest (Buea), et celui de Yagoua dans l?Extr?me-Nord, pourtant appr?ci? par les consommateurs, se fait rare. La production est faible. ?La riziculture depuis des lustres est artisanale, sans oublier les conflits qui impactent la production?, pr?cise Henriette, vendeuse au march? Acacia. Le riz local arrive ? notre niveau apr?s quatre ou cinq mois. Et il est plus cher que le riz import?. ?Le sac de 25 kg de riz local co?te 17 000 FCFA, et il arrive en compte goute, puisque l?acc?s n?est pas facile, et les cultivateurs le font dans la clandestinit?, pour la plupart?, explique Richard, rencontr? au march? Mvog-Atangana Mbala. Et pour renverser la tendance, ?les autorit?s doivent ramener la paix dans les localit?s en conflits et m?caniser le secteur pour une grande production pour satisfaire la demande locale de plus en plus croissante?, sugg?re-t-il. Olivier Mbessit?

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Pierre Ga?tan De Njikam Moulliom

Il vient d??tre ?lu pr?sident de l?Association des ?lus en France d?Origine ou de Nationalit? Camerounaise (Efracam), un cercle fond? en mai 2015. Le Camerounais a ?t? port? ? la t?te de cet organisme pour un mandat de trois ans. C’?tait aucours de l?assembl?e g?n?rale tenue le 2 juin dernier ? Saint-Denis, en France m?tropolitaine. Il remplace ? ce poste, Blaise Ethodet Nkake,1?r adjoint au maire de la commune de Fosses, dans le d?partement du Val-d?Oise, en r?gion parisienne. Le nouvel ?lu de la ville de Bordeaux est ?galement le fondateur des Journ?es nationales des diasporas (JNDA) dont le r?le est la valorisation des diasporas africaines en France. L?homme ?uvre depuis plusieurs ann?es en vue de la reconnaissance de ces acteurs. Par ce travail acharn?, il est devenu un v?ritable pont du renouvellement des relations franco-africaines

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Valentin Katzer

Jusqu?? il y a quelques jours, il ?tait en service ? l?ambassade de l?Allemagne au Cameroun. Arriv? en fin de s?jour, le Premier secr?taire et chef de Coop?ration au sein de cette repr?sentation diplomatique est all? faire ses adieux ? Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire (Minepat). Les ?changes entre les deux hommes ont port? sur la coop?ration longue de plusieurs ann?es, entre Yaound? et Berlin. Le point culminant ayant port? sur les relations ?conomiques que partagent les deux nations. Ensemble, ils ont appr?ci? le climat de convivialit? que refl?tent les divers partenariats existants entre le ?pays-continent? et l?Allemagne. ?L?audience avec le Ministre de l??conomie nous a permis de dire au revoir. C??tait aussi l?occasion de remercier le ministre et son ?quipe pour l?excellente collaboration que nous avons eu ces quatre derni?res ann?es. Ensemble, nous avons fait avancer la coop?ration germano-camerounaise ? plusieurs niveaux, conform?ment aux orientations de la SND30?, a d?clar? Valentin Katzer? la presse ? l?issue de l?audience.

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