Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Viande de b?uf ? Yaound?: ?a se vend bien au porte-?-porte

Dans les arrondissements de Yaound? 3e et Yaound? 4e, les populations s’approvisionnent en cette denr?e alimentaire ? domicile. Agriculteur et c?libataire, Claude n’a pas de quoi se mettre sous la dent. Et n’ayant pas assez d’argent, il balbutie, jusqu’? ce qu’arrive Rameau, un vendeur ambulant de viande de b?uf.?Puis-je avoir de la viande avec 800 FCFA??, lui demande-t-il?. M?me avec 500 FCFA, vous pouvez avoir de la viande. Tout le monde doit en manger?, r?pond le boucher ambulant. Plateau sur la t?te, il entend apporter satisfaction ? son client. Il descend le plateau et le pose sur le sol. De l?, il taille un morceau qu’il estime ?tre ? la mesure de la somme propos?e, au grand bonheur de Claude. Le cas de ce dernier est loin d’?tre isol?. Plusieurs personnes r?sidant dans les quartiers Nsam Escale, Obam Ongola, Barri?re dans le 3e arrondissement. Mebang, Abomey, Toutouli, ainsi que des quartiers mitoyens ? celui d’Odza dans le 4? arrondissement, se sont abonn?es chez Rameau. CommandesDame Boula, veuve vivant ? Meyo, ach?te des tas de viande de 1000 FCFA pour nourrir sa famille. ?Lorsqu?on a tr?s peu de moyens financiers, comme c’est mon cas, il faut user de strat?gie. En fonction de mon budget, Rameau me sert bien et chacun peut avoir un petit morceau?. Connu de tous, Rameau re?oit parfois des commandes ? distance. Ce lundi 24 juin 2024, dame Ayissi, femme au foyer, souhaite s’approvisionner en viande de b?uf. Au lieu de se rendre dans une boucherie, elle passe un coup de fil ? Rameau. Rien de nouveau. Depuis pr?s d’un an, elle s’approvisionne aupr?s de ce boucher ambulant. Pour le mois de juillet qui approche, elle passe la commande de la viande pour un montant de 30 000 FCFA. ?La viande que Rameau me vend est bon march?. Si je vais ? Mvog-Mbi, ou ? Borne 10, mes d?penses augmentent d’au moins 10 000 FCFA pour la m?me quantit? de viande?, ?value la fonctionnaire. RavitaillementDu fait des bonnes relations qu’il entretient avec ses clients, Rameau, peut se permettre de leur octroyer des cr?dits. Ce qui ne se fait pas dans les boucheries conventionnelles. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles son portefeuille client est aussi important. Ce d’autant plus qu’il permet ? des femmes tr?s occup?es comme madame Ndi, institutrice dans une ?cole priv?e de la ville, de s’approvisionner en viande de b?uf sans le moindre effort. Pour avoir pass? plusieurs ann?es ? faire ce travail dans la ville de Yaound?, Rameau peut aujourd’hui s’exprimer Ewondo (langue locale).Pour ravitailler sa client?le au quotidien, Rameau se rend au march? de Nsam tous les matins, ? six heures. Apr?s avoir fait ses emplettes, il se rend aupr?s des m?nages selon l’itin?raire qu’il aura lui-m?me trac?, en fonction des commandes de ses clients. Ce n’est qu’aux environs de 15 heures que son travail journalier prend fin. Il travaille ainsi tous les jours, except? le vendredi, jour de pri?re pour les musulmans et jour pendant lequel ceux-ci n’apportent pas de viande au march?. ? travers cette activit?, Rameau parvient ? vivre ais?ment. Andr? Gromyko Balla

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Intelligence artificielle: les grands chantiers du gouvernement

Diversifi?s, ils mettent en relations les pouvoirs publics, les industriels, les universitaires, les startuppers, la soci?t? civile et les partenaires au d?veloppement. L?Intelligence artificielle (IA) tourne en boucle ces 25 et 26 juin 2024 ? Yaound?. C?est ? la faveur des concertations nationales ?Quelles politiques gouvernementales pour une meilleure appropriation de l’IA au Cameroun?? Derri?re le th?me se profile un programme traducteur de la volont? du Cameroun ? faire de l?IA un module de d?veloppement. Selon la ministre des Postes et T?l?communications (Minpostel), ledit programme se d?cline en ?un cadre ?thique robuste et en un ensemble de r?glementations, ? m?me de guider le d?veloppement de l’IA, tout en respectant les valeurs culturelles et sociales du Cameroun?. Il s?agit, explique Mme Minette Libom Li Likeng d?un ensemble adoss? sur: Un plan strat?giqueL?on y voit l?int?gration de l’innovation technologique, y compris l’IA, dans les documents strat?giques du secteur, ainsi qu?une ?tude en cours de r?alisation par le PATNUC, en vue de la mise en place d?une politique g?n?rale d?utilisation ?thique et responsable de la donn?e.Sur le plan r?glementaire, l??laboration d?une Loi sur la protection des donn?es ? Caract?re personnel, ainsi que celle en cours d?une ?sandbox? r?glementaire, pour les startups et les entreprises innovantes en mati?re d?IA.Sur le plan de l??ducation et de la formation, l?introduction des programmes de formation en IA dans les universit?s et les institutions sp?cialis?es, ainsi que la mise en place de partenariats avec des institutions internationales et des entreprises priv?es, en vue du renforcement des capacit?s locales en mati?re d’IA.Sur le plan des infrastructures, la mise en place d?une politique visant ? moderniser et ? renforcer les r?seaux de communication et les centres de donn?es (augmentation de la capacit? de la bande passante, am?lioration de la couverture internet dans les zones rurales), pour assurer une gestion efficace et s?curis?e des informations.Sur le plan de l?instauration d?un cadre ?thique solide de d?veloppement de l?IA, la sensibilisation et la vulgarisation de l’IA, de ses risques et ses opportunit?s, la lutte contre la d?sinformation ? travers des campagnes d??ducation de masse et l?organisation des sessions de formation des diff?rents acteurs, sans oublier l?adoption d?une charte sur la protection des enfants en ligne.Selon la Minpostel, des discussions sont par ailleurs en cours entre le gouvernement et la Banque mondiale, dans le cadre du d?veloppement d?une Digital Public Infrastructure (DPI) qui englobe les plateformes num?riques publiques essentielles, facilitant l’acc?s ?quitable aux services num?riques. A travers un syst?me d’identification num?rique fiable, afin de soutenir l’innovation, am?liorer l’efficacit? des services publics, et de cr?er un environnement propice ? la croissance ?conomique et sociale.Et parce que les diff?rents chantiers impliquent plusieurs profils, le Minpostel, en charge du d?veloppement du num?rique, se donn? pour objectif, de capitaliser toutes les diff?rentes actions et initiatives d?j? engag?es par plusieurs organisations et structures publiques sur la question. Et ce dans le but de d?finir de mani?re concert?e et donc participative, une feuille de route de l?IA, permettant au Cameroun d?embrasser pleinement les avances de l?IA afin d’en tirer pleinement avantage. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S.E. Thierry Marchand

En plus de son titre d?ambassadeur de France au Cameroun, il arbore, depuis le 21 juin 2024, la couronne de ?Zomlo?o si?geant ? la chefferie traditionnelle d?Afanoyoa IV (Yaound? 3)?. Pour faire partie de l??lite nobiliaire du coin, le diplomate fran?ais a d? se plier aux crit?res d?admission, construits traditionnellement sur la valeur de l?exemplarit? et ?cart?s de l?esprit d?intrigues et de passions qui animent une vie st?rile. Aussi, le nouveau ?zomlo?o? a la conscience d?appartenir ? une ?lite au sein de laquelle les fonctions et les attributions sont clairement d?finies.

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Femme et diplomatie en Afrique centrale: en attendant la ?victoire?

Nouakchott, nous sommes en janvier 2023. La capitale mauritanienne accueille la Conf?rence pour la Paix en Afrique. Les participants ? ces assises affirment imperturbablement que la question du genre et du nombre en diplomatie tend vers l’?quilibre dans plusieurs pays du continent. Les uns mettent l’accent sur l’action des femmes dans le r?glement des conflits; d?autres sur la distribution des postes labellis?s ?Affaires ?trang?res?. Les plus optimistes projettent m?me que le r?servoir de main-d??uvre f?minine dans la diplomatie africaine sera multipli? par cinq dans les prochaines d?cennies. Au cours de la Conf?rence, cette vision se d?cline sur plusieurs registres, auxquels des experts africains et bien d?autres consacrent une attention in?gale, m?me s?ils les examinent tous.Autre lieu, autre date: Conakry, 24 juin 2023. La diplomatie constructive et transformatrice sont quelques-uns des sujets abord?s par les pan?listes d?un colloque sur le ?R?le et place de la femme dans la diplomatie en Afrique?. Au-del? des actions de plaidoyer purement diplomatique, il s?agit de renforcer la prise en compte des enjeux de la diplomatie faite par les femmes, afin de la placer de mani?re plus syst?matique au c?ur de l?action ext?rieure des pays africains.Ce 24 juin 2024, 3e Journ?e internationale des femmes dans la diplomatie, ce v?u, est rest? vivant dans le d?bat. En Afrique centrale, les relations internationales sont marqu?es, comme l?ensemble de la sph?re politique, par une pr?sence r?siduelle de femmes dans les hauts postes de d?cision. Selon Onu-femmes, c?est une proportion de pr?s de 30% seulement. En cause: ?la lente adaptation des protocoles qui a pu freiner la nomination de femmes; la pr?f?rence masculine dans des postes ?conomiques et militaires ou encore la plus faible proportion de femmes admises dans des ?tudes vers la diplomatie?. Cependant, les chiffres ne disent pas tout et les quotas ne suffisent pas pour briser le plafond de verre: certaines directions du minist?re semblent maintenir un caract?re plus masculin et d?autres plus f?minin, certains postes sont aussi rarement occup?s par des femmes et la majorit? des femmes fonctionnaires des minist?res des Affaires ?trang?res sont employ?es au bas de l??chelle. Et ? ce niveau, l’affaire, dans son ensemble, est d’autant plus difficile ? r?gler qu’elle interf?re avec l’un des autres grands probl?mes des Etats. Seuls les id?ologues et les na?fs croient que la question est d?finitivement tranch?e dans tous les pays de la sous-r?gion.Et pour qu?elle le soit, l?on ?voque le d?passement des sch?mas intellectuels p?rim?s et d?autres erreurs de raisonnement qui fourmillent dans bien des pays d?Afrique centrale. C’est en allant au-del? du paradigme de la faiblesse de la femme?En attendant la ?victoire?. Plus pr?cis?ment, nous sugg?rons que, pour nourrir la transparence n?cessaire ? la participation de la femme d?Afrique centrale dans les relations internationales, il faut renforcer leurs capacit?s, s?lectionner les meilleures qui exercent dans le domaine, mais aussi les sanctionner si elles n?obtiennent pas les r?sultats attendus. Ongoung Zong Bella

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Sommet du nouveau pacte mondial financier : entre bilan et ambitions manqu?s

Un an apr?s le Pacte de Paris, le bilan est mitig?. Tenu les 22 et 23 juin 2023, le Sommet pour le nouveau pacte financier mondial a drain? du beau monde sur le sol fran?ais. Une quarantaine de chefs d??tats et de gouvernements, des dirigeants des institutions financi?res internationales, des responsables des organisations internationales, des patrons d?entreprises, des membres de la soci?t? civile et autres y ont pris part. Objectif, penser une nouvelle politique de financement ? l?intention des pays ? faibles revenus, au regard de la mont?e en puissance des changements climatiques.Initiateur de cette rencontre, Emmanuel Macron, pr?sident fran?ais avait ?propos? ? ses partenaires le ?Pacte de Paris pour les peuples et la plan?te? (4P) sur la base du consensus cr?? autour d?une conviction forte: aucun pays ne devrait avoir ? choisir entre lutter contre la pauvret? et la pr?servation de la plan?te?, rappelle le site gouvernemental fran?ais diplomatie. gouv.fr. Par la m?me occasion, certains pays dont le Tchad et le Kenya avaient souhait? l?annulation de leurs dettes. Et la seule r?ponse de la France sur le sujet, apprend-on, avait ?t? l?annonce de l?accord de la restructuration de la dette ext?rieure zambienne par le Cadre Commun. Manque d?ambitionsDepuis lors, l?eau a coul? sous le pont et rien ne semble avoir ?t? fait, constatait alors le site internet dette-developpement.org, le 22 janvier 2024. ?Au lendemain du ?Sommet pour un nouveau pacte financier? (NPF), la Plateforme Fran?aise Dette et D?veloppement s?interrogerait d?j? sur le manque d?ambition du Sommet et le d?calage de vision et de sentiment d?urgence entre les pays riches du Nord, France en t?te, et les pays du Sud dans un contexte de crises climatique et de dette sans pr?c?dent. Six mois apr?s ce sommet, la situation des pays du Sud s?est-elle am?lior?e gr?ce aux engagements pris lors du Sommet de Paris? Le Sommet a-t-il au moins en partie permis aux pays du Sud de ne ?plus avoir ? choisir entre la lutte contre la pauvret? et la lutte contre le changement climatique?? La r?ponse est non, pire la situation semble encore s??tre d?grad?e?, ?crivait alors. BilanUn an apr?s ce sommet, Emmanuel Macron, principal initiateur en fait le bilan. ?Il y a un an, nous lancions le Pacte de Paris pour les Peuples et la Plan?te pour qu?aucun pays n?ait ? choisir entre la lutte contre la pauvret? et la protection de la plan?te. Nous sommes pr?s de 60 pays engag?s et nous avons des r?sultats. Ce n?est que le d?but?, d?clare-t-il sur son compte Twitter, sans mot dire de plus.Derri?re cette publication au bilan mielleux, le site observatoiredeleurope.com (?dition du 24 juin 2024) voit plut?t des ambitions politiques. ?Au-del? du bilan annuel, l?objectif du pr?sident [Emmanuel Macron, NDLR] semble ?tre de se positionner comme un leader mondial en mati?re de lutte contre le r?chauffement climatique et de d?veloppement durable. Une telle initiative permet aussi de t?moigner du r?le actif et volontariste de la France sur la sc?ne internationale, au-del? des fronti?res europ?ennes?, lit-on. Joseph Julien Ondoua Owona

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Fausse monnaie en zone Cemac : les explications de la Beac

Sans verser d?autres ?l?ments dans le ?dossier?, la Banque centrale r?affirme son r?le. Rarement, on a vu des banquiers d?barquer dans une possible d?finition du journaliste. Que l?un d?eux s?y essaie en cet apr?s-midi du 24 juin 2024, voil? qui permet aux hommes et femmes de m?dias de bien tendre l?oreille. ?Journaliste. Homme secourable qui vous pr?te un parapluie quand il fait beau, et vous le r?clame d?s qu’il commence ? pleuvoir?, ironise un haut cadre de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). La sc?ne se d?roule ? l?immeuble-si?ge de l?institution financi?re ? Yaound?. Dans le hall principal, les hommes et femmes de m?dias choisissent de prendre les mots de ?l?argentier? par leur esprit plut?t que par leur lettre. Ce d?autant plus qu?en conf?rence de presse, quelques minutes plut?t, ils ont interpel? le gouverneur de la Beac sur un sujet hautement sensible: la circulation d?un milliard et demi de FCFA au niveau de l?espace frontalier Cameroun-Gabon-Guin?e ?quatoriale.? cause de cette actualit? qui implique l?un de ses cadres, la Banque centrale se sent chahut?e dans les tournures de la question d?un journaliste. Avant d?y r?pondre, Yvon Sana Bangui s?offre de longues secondes de silence. Servie par la conjonction de multiples ?l?ments dont dispose la presse au sujet de la circulation de faux billets dans la zone dite des Trois Fronti?res, l?ambiance est lourde. Tout en restant discret, le gouverneur de la Beac propose une explication synth?tique et claire du r?le de l?institution dont il pr?side aux destin?es. Il place le tout dans un large contexte des faits mis en lumi?re par le scandale de circulation de la fausse monnaie relay? par la presse. ?La premi?re mission statutaire de la Banque centrale, d?clare Yvon Sana Bangui, c?est celle d??mettre des billets et des pi?ces d?un cours l?gal et pouvoir lib?ratoire. Je voudrais dire ici que la Beac accorde une importance capitale dans la conduite de l??mission mon?taire. D?ailleurs, elle y met tous les moyens pour s?curiser les signes mon?taires?. Petite plage de silence?Et la suite offre de nombreuses ressources pour le sous-entendu. Selon le gouverneur de la Beac, ?si la question pos?e probablement avec l?actualit? qui concerne les faux billets en circulation au niveau des fronti?res Cameroun-Gabon-Guin?e ?quatoriale, il faut dire que la Beac prend des mesures fortes pour pr?server les signes mon?taires dans notre zone. C?est pour cela que vous verrez qu?en 2022, nous avons chang? de gamme; avec une nouvelle gamme de monnaie qui int?gre de nouvelles technologies de s?curit?. Mais les faussaires emploient des m?thodes rudimentaires de photocopie. Et pour nous, en plus des efforts de la Banque centrale, nous collaborons ?troitement avec les autorit?s de la police pour pouvoir traquer, pas seulement les faussaires, mais aussi les trafiquants de ces billets. Parce qu?il en va de la stabilit? mon?taire que nous assurons en premi?re ligne de notre mission?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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L??glise catholique et le ch?mage de sa jeunesse

Ce matin, j?ai ?chang? avec un jeune compatriote qui vit au pays. Son pr?nom est Ulrich. Quand nous nous sommes rencontr?s pour la premi?re fois, il avait 18 ans et militait dans la Jeunesse ouvri?re catholique (JOC). Aujourd?hui, il est trentenaire et exerce un boulot qui lui permet de vivre d?cemment. Lorsqu?il m?a appel? et que nous nous sommes salu?s, il a commenc? par la question suivante: ?O? devrais-je payer ma d?me?? ?Dans ta paroisse?, lui r?pondis-je. Lui: ?Ma conscience me commande de la verser au pasteur qui m?a aid? ? avoir mon job actuel?. Pendant les 8 ans que j?ai pass?s sur ma paroisse, ni le cur? ni les la?cs chefs d?entreprises ou bien plac?s dans la soci?t? ne nous ont donn? un coup de pouce, mes amis et moi. Personne ne nous a donn? la chance de mettre en pratique les connaissances accumul?es jusqu?au Master. Nous ?tions bons uniquement pour placer les b?ches et chaises lors des f?tes organis?es par notre paroisse. Sans travail, je n?arrivais plus ? payer le studio qui me co?tait 60.000 francs CFA par mois. Un jour, un ami de l??glise ?vang?lique me raconta qu?il sortit du ch?mage parce que son pasteur le confia ? l?un des membres de l??glise. Celui-ci le mit en contact avec une autre personne qui dirigeait une petite entreprise. Il m?invita ensuite ? venir prier dans son ?glise, ce que je ne refusai pas. Et le pasteur avec qui j??changeai longuement fit pour moi la m?me chose qu?il fit pour mon ami, c?est-?-dire qu?il me connecta ? un autre fid?le qui m?embaucha dans sa ?bo?te? deux semaines plus tard?. Moi: ?Je confirme que ce genre d?aide existe dans les ?glises ?vang?liques. C?est une excellente chose et je pense que les disciples du Christ devraient faire la m?me chose partout o? ils sont implant?s car la foi sans les ?uvres est une foi morte comme le corps sans ?me (Jacques 2, 26). On dit souvent que ce qui fait la force des Francs-ma?ons et des Rosicruciens, c?est leur solidarit?, leur capacit? ? voler au secours des fr?res qui sont dans le besoin.Pourquoi les catholiques africains sont-ils ? la tra?ne dans ce domaine? Pourquoi l?Association des cadres catholiques, l?AFEC et d?autres mouvements demeurent-ils passifs et immobiles devant le ch?mage qui frappe nombre de jeunes catholiques?Lui: Ils sont tout simplement m?chants. Ils ne veulent pas aider. Moi, je suis rest? catholique mais je connais beaucoup de jeunes catholiques qui sont devenus ?vang?liques parce que c?est cette communaut? qui s?est occup?e d?eux quand ils avaient besoin d?aide.Chers amis et fr?res catholiques, partagez-vous l?explication d?Ulrich? Pensez-vous que les cur?s et conseils paroissiaux devraient imiter l?exemple des ?vang?liques?? Jean-Claude Dj?r?k?

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Cameroun/Gabon/Guin?e ?quatoriale: Au c?ur de la money connection

Acteurs et m?thodes d’un r?seau de fausse monnaie qui s’est longtemps jou? des trois fronti?res. Fracas, d?nonciation, incompr?hension, indignation, interrogation: ce qui est d?sormais appel? l??affaire des faux billets? ici ? Kye Ossi est bien l?arch?type du scandale transfrontalier. Et pour sortir celui-ci de son ?troit corset, pas moins qu’un post du vice-pr?sident de la R?publique de Guin?e ?quatoriale. En effet, pour qui entend sortir d?une vision ?triqu?e de l’affaire et ? sauver l?id?e qu’elle est tentaculaire, les renseignements fournis par Teodorin Nguema Obiang Mangue sont une lecture stimulante. ?L’enqu?te ouverte par la gendarmerie (?quato-guin?enne, NDLR) a permis de d?couvrir qu’il s’agit d’un groupe compos? d’un haut grad? de l’arm?e nationale de Guin?e ?quatoriale, du chef d’agence Beac et du commissaire d’Ebibeyin. Ils ont ?t? arr?t?s au Cameroun en possession de 1,5 milliard FCFA en faux billets de 10 000 FCFA. ? ce stade, la partie ?quato-guin?enne a pu r?cup?rer 50 millions FCFA en faux billets « , ?crit le fils du chef de l’?tat ?quato-guin?en sur son compte X officiel, le 7 mai 2024.Ici ? Kye Ossi, des sources s?curitaires proches du dossier signalent l’arrestation en mi-mai de quelques Camerounais, cadres sup?rieurs et agents subalternes de l’unit? de police d’?mi-immigration, ainsi qu’une douzaine de personnes travaillant dans des ?tablissements de microfinance de la ville. Selon les m?mes sources, en plus des ?quato-guin?ens, ces Camerounais sont en exploitation ? Yaound?. Abord?e de cette fa?on, l’affaire r?v?le les trajectoires des acteurs qu?elle implique. « Cette n?buleuse est le support d?une multitude d?activit?s visant ? cr?er et ? ?changer des faux billets », ?crit La Gazetta. ? en croire le quotidien ?quato-guin?en, dans son ?dition du 3 juin 2024, ?il s’agit d’un v?ritable monstre financier prosp?rant dans l’anonymat, au c?ur de l’Afrique centrale. Il s’est ?panoui dans l?ombre et a longtemps profit? du myst?re qui entoure certains secteurs de souverainet??. Plus loin, le m?me m?dia renseigne que ?cette n?buleuse s’est charg?e de transporter elle-m?me son faux argent, de le faire passer ? travers les fronti?res de certains ?tats couverts par la Beac. Ici et l?, elle organisait elle-m?me les transactions entre les usagers (les commer?ants et les hommes d’affaires notamment), cr?ditait leurs comptes en fonction de leurs besoins?. Monstres financiersPour ce faire, apprend-on de sources s?curitaires de premi?re main ? Kye Ossi, des hommes ? l’int?rieur des agences de transfert d’argent ont mis au point des proc?d?s occultes de fabrication et de transmission d’informations et d’argent. Des techniciens de la finance ont cr?? un outil complexe, subtil et performant, dont l’existence et les r?gles de fonctionnement n’?taient connues que de quelques initi?s. Ces techniciens de la finance jouaient sur la vitesse. Dans leur travail de transformation des fonds, ils exploitaient les points aveugles dudit syst?me. ?Un des t?moignages les plus importants de cette histoire est celui d’un ancien responsable de l’informatique d’une microfinance, qui explique, avec moult d?tails, que jusqu’? son arrestation en d?but juin dernier, il ?tait charg? d’effacer les traces de certaines transactions entre des commer?ants gabonais, ?quato-guin?ens et camerounais; cr?er artificiellement des pannes informatiques, de sorte qu’on ne puisse plus faire de liens sur les microfiches et dans les archives des clients, entre certains acheteurs et certains vendeurs de marchandises diss?min?s entre les trois pays?, explique un enqu?teur commis par Interpol. Et pour donner quelques indications chiffr?es, nos informateurs font ?tat d’environ 53 000 transactions trait?es depuis la mise en circulation par la Beac d’une nouvelle gamme de billets dans l’espace Cemac. Jean Ren? Meva’a Amougou, envoy? sp?cial ? Abang Minko?o

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March? d’Abang-Minko’o : au ?Mondial?de la fausse monnaie

Depuis quelque temps, le ph?nom?ne entretient le sens du burlesque, tout en laissant circuler un cort?ge d’interrogations au milieu des commer?ants et des clients. Billets du 15 d?cembre 2022 et le g?nie des faussaires ?Le Cameroun et la R?publique Centrafricaine (RCA) seraient sous le coup d?une menace ?conomique pernicieuse en provenance du Tchad voisin?. En juin 2023, tel un lanceur d’alerte, le journal Int?gration s’?tait d?j? rendu sous les pav?s de la fausse monnaie en circulation dans quelques pays d’Afrique centrale. En d?crivant le scandale, votre hebdomadaire pointait alors prioritairement « un r?seau criminel op?rant en complicit? avec des agents de l?Agence nationale de S?curit? (ANS) et des proches du pouvoir, et qui a orchestr? la production et la circulation de milliards de faux billets ? travers les provinces? du Tchad.En d?but du mois de septembre 2023, pr?s de 30 millions de FCFA en fausses coupures ont ?t? saisis entre les mains de malfrats dans la ville de Souza, dans la r?gion du Littoral au Cameroun. De nouvelles coupures de 10.000, 5000, et 2000 FCFA qui s?appr?taient ? ?tre mises en circulation via des achats de marchandises aupr?s des revendeuses.D?but octobre 2023, la presse gabonaise signalait la saisie de plusieurs millions FCFA de faux billets libell?s en nouvelles coupures. Le paquet avait une destination: le Cameroun. Cette fois, c’est toute la surface des Trois fronti?res qui est devenue l’?picentre de d?ploiement d’une n?buleuse productrice de faux billets. Une fois encore, la gamme mise en circulation le 15 d?cembre 2022 par la Banque des ?tats d’Afrique centrale (Beac) est tortur?e par des faussaires. Comme mesure conservatoire, le gouvernement ?quato-guin?en ferme sa fronti?re avec le Cameroun. Enqu?te. JRen? Meva’a Amougou ?Ici au March? mondial, je croyais avoir tout vu?, souffle ce commer?ant camerounais qui souhaite rester anonyme, se cachant presque sous son b?ret. Voil? pr?s de douze ans qu?il vend des vivres frais sous ce hangar ? l?allure d?saccord?e. Il raconte une histoire dont la conclusion met en balance na?vet? et ridicule. ?Je me suis fait prendre simplement?, marmonne-t-il, tout en faisant semblant de s?interroger frontalement sur son propre r?cit. Sans trouver de r?ponse, l?homme noie son sujet sous une phrase dont la profondeur oscille entre le vouloir-dire et le savoir se taire: ?Je remets tout ? Dieu?.Au fond, le probl?me de notre interlocuteur, c?est l?articulation entre le premier degr? et tous les autres degr?s de circulation de la fausse monnaie ici au march? d?Abang-Minko?o. ?Depuis que les nouveaux billets sont utilis?s pour des transactions entre clients et vendeurs, le ph?nom?ne fait retentir haut plusieurs faits divers?, renseigne Cl?ment Mone Zeh, secr?taire ex?cutif du Collectif des commer?ants camerounais du march?. Ce dernier, dans une sorte d??l?gie, fait part de ?beaucoup d?argent et des millions en faux argent? en circulation ici. Les sources qui nous ?clairent sur le sujet sont nombreuses et vari?es. Selon quelques commer?ants rencontr?s ici, en moyenne cinq cas sont signal?s chaque semaine. ?Si de nombreuses femmes vendeuses ou acheteuses de marchandises se plaignent d’en ?tre victimes, c’est parce qu?elles sont bien conscientes qu?elles sont faciles ? tromper, car peu averties des modalit?s d’utilisation des esp?ces et de leurs caract?ristiques. Cependant, les usagers masculins rencontrent, eux aussi, de grosses difficult?s ? distinguer les bons billets des mauvais. Les vendeurs, en particulier ceux qui ne sont pas sensibilis?s ? l?identification des faux billets ou qui n?ont pas de d?tecteur, peuvent accepter les faux billets de bonne foi.En ayant une perte d?attention, on peut facilement embarquer ou encaisser un faux billet, car il y a peu de diff?rence avec les vrais. Ceux qui sont faux pr?sentent une grande similitude avec la vraie monnaie! Certaines personnes profitent donc de cette ressemblance pour r?gler leurs achats?, explique-t-on au poste de police. D?apr?s la m?me unit?, ?ici au March? mondial, on est pass? de quelques centaines, ? plusieurs milliers de fausses coupures de 5 et 10 000 FCFA, dont une grande partie est libell?e en billets mis en circulation l?an dernier dans l?espace Cemac; ce sont les coupures de choix des faussaires. Leur saisie a augment? de 15% depuis avril 2024?. Quitte ? para?tre un peu pompeux, un fonctionnaire gabonais dresse le portrait actuel du March? mondial: ?espace porteur d?un drame ?conomique gla?ant pour toute l?Afrique centrale?. PieuvreParce qu?il est per?u comme tel, le ph?nom?ne est suivi de pr?s par Interpol. ?Depuis quelques mois, cette affaire de fausse monnaie se d?ploie d?une mani?re in?dite et trouve des ?chos tout aussi in?dits dans environ trois pays de la sous-r?gion?, souffle un officier de liaison ayant requis l?anonymat. ? l’en croire, ce qui se passe ici au march? d?Abang-Minko?o ne refl?te absolument pas l?ampleur du trafic. ?Cet endroit est juste ? la fois une zone de transit et de destination de fausse monnaie. Le trafic est op?r? par des r?seaux appartenant ? l??conomie souterraine et qui ont des liens transnationaux?, apprend-on.La froideur d’une telle information ?tale toute la difficult? ? localiser et ? identifier les acteurs. Et parce que nul ne sait qui est qui, un geste est devenu syst?matique partout dans le march?. ? chaque billet re?u, une v?rification s’impose.  » Moi, c’est ? l’aide de cette petite machine que je d?tecte les faux billets « , explique un propri?taire d’entrep?t de vivres frais. « Si c’est un client habituel, il va ? la banque, il le change ou il me paie autrement. Parfois, ce sont aussi des clients qu’on ne voit jamais, qui viennent occasionnellement, et qui essaient de refiler un faux billet », ajoute-t-il.Chez Vianney Ondo, point focal d’un Gic gabonais sp?cialis? dans l’importation des tomates du Cameroun vers les march?s de Libreville, il y a aussi la technique du « mouchoir en papier ». « On frotte, et hop, vous ?tes s?r que ce sont des vrais billets », affirme-t-il en d?voilant un mouchoir t?ch? par la couleur d’une fausse coupure de 10 milles FCFA. « ?a marche pour n’importe quel billet, ? chaque fois la couleur du billet ressort », ajoute-t-il fi?rement. InterpolDans cette zone o? les syst?mes de paiement formels sont rares, et o? les transactions au comptant restent ?

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Statut du personnel de la Cemac : le bout du tunnel ajourn?

La question reste non ?lucid?e au sortir du Conseil des ministres de l?UEAC de ce 20 juin 2024 ? Bangui. Le statut des personnels de la communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) reste en suspens. Quoique le sujet ait ?t? port? ? l?examen du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) ce jeudi, le projet de r?glement y relatif n?a pas ?t? valid?. ?Ce projet de r?glement a fait l?objet au sein du Comit? inter-?tats. Nous avons examin? de fond en comble ce document et le Comit? inter-?tats n?a pas valid? ce document, mais a demand? ? la Commission que ce document soit encore revisit?, am?lior?, en y ins?rant l?aspect soutenabilit? budg?taire, en y int?grant l?implication de toutes les institutions sp?cialis?es et en y mesurant l?incidence financi?re que cela peut engendrer?, souligne le pr?sident du Comit? inter-?tats, Barth?l?my Mbodou.Ledit projet de r?glement doit conduire ? la suppression de deux r?glements ant?rieurs relatifs ? la gestion des personnels communautaires: celui de 2009 sur la classification des personnels (fonctionnaires communautaires et contractuels) et celui de 2003 sur la grille des salaires. ?Le nouveau projet de texte se justifie par la n?cessit? de corriger un certain nombre d?impr?cisions contenu dans les r?glements actuels; et de lever un certain nombre de difficult?s rencontr?es dans la mise en ?uvre du r?glement 03, notamment sur le mode de classification du personnel, les contenus motionnels, les modalit?s de saisine juridictionnelle, les incoh?rences r?sultants de l??volution des l?gislations nationales, les ?carts observ?s avec les standards internationaux, etc?, renseigne la Commission de la Cemac. Ce processus d?actualisation fait suite aux recommandations de la 40? session du Conseil des ministres tenu en 2023 ? Bangui.Arri?r?s en fond de toileLa question de la dette sociale de la Cemac est la grande absente des d?bats sur le sort des personnels de la Communaut?. Celle-ci est revenue de fa?on laconique dans le cadre des sessions d?information. ?Les ministres ont ?galement ?t? inform?s de la situation des arri?r?s du personnel de la Carte rose et en ont pris acte?, indique le communiqu? final de cette session extraordinaire. Ce, quoique la ressource humaine soit, elle aussi, affect?e par ce probl?me. La situation sus-?voqu?e n?a pourtant de cesse de prendre des proportions iportantes. Elle englobe autant les dettes dues aux fournisseurs, les divers frais de personnel, les cotisations sociales, les frais de session, les indemnit?s de d?part ? la retraite. Le tout pour une enveloppe de 23 777 696 000 FCFA ? fin octobre 2022 contre 20 397 393 000 FCFA en d?cembre 2020. Cela n?aurait pour autant pas ?t? la premi?re fois que la probl?matique parvienne ? la table des ministres de l?UEAC. Lors de la session d?octobre de l?ann?e ?coul?e, le Conseil des ministres a r?solu de solder partiellement ladite dette. Un montant y d?di? de 4,431 milliards FCFA ?tait ? cet effet consacr? dans le budget pour l?exercice 2024. D?o? l?augmentation de celui-ci ? 96,842 milliards FCFA contre 72,187 milliards FCFA un an plus t?t.Cette situation a tout ? voir avec le non-reversement, par les ?tats-membres, des cotisations dues au fonctionnement de la Communaut?. ?Le Conseil a par ailleurs suivi la pr?sentation de la situation relative ? la mobilisation des ressources issues de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) faite par l?agent-comptable central. Prenant acte de la situation pr?sent?e, le conseil a invit? les ?tats-membres ? s?engager dans le respect des m?canismes de la TCI et les a exhort?s ? mettre en place un Plan d?apurement des arri?r?s dus ? cette taxe?, souligne le communiqu? final. Louise Nsana Retour de la Commission de la Cemac ? Bangui L?attente se prolonge Les appels ? la fin des proc?dures y relatives se multiplient. Les ministres de l?UEAC joignent leurs voix au concert. Cela fait exactement dix ans que le si?ge de la Commission de la Cemac a connu une d?localisation de Bangui (en Centrafrique) ? Libreville (au Gabon); du fait notamment des affrontements entre miliciens ?anti-Balaka? et les rebelles de la Seleka. Son retour ? Bangui est de mise depuis 2015. Au-del? de garantir le retour ? l?ordre, il constitue dor?navant un facteur de confiance des investisseurs vis-?-vis de la Centrafrique. Seulement, la mayonnaise tarde ? prendre et les appels ? la concr?tisation de ce projet fusent de tous les horizons. Ce 20 juin 2024, le Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) se pourfend d?une invitation ? ?acc?l?rer le travail de la Commission ? l?effet de concr?tiser le retour d?cid? par la Conf?rence des chefs d??tats?, mentionne le communiqu? final de la session extraordinaire du Conseil des ministres. Pr?s d?un an plus t?t, le groupe de la Banque mondiale, l?un des principaux partenaires de marque des ?tats-membres, s?immis?ait dans ce d?bat; r?clamant l?acc?l?ration des op?rations.? la faveur de ce communiqu?, l?on apprend par ailleurs que les difficult?s pratiques li?es au si?ge sont d?sormais lev?es. ?Le Conseil s?est f?licit? pour la mise ? disposition, le 19 juin 2024 par le gouvernement de la R?publique centrafricaine, d?un b?timent ayant abrit? par le pass? les services de Direction nationale de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale?, souligne le communiqu?. ? cette avanc?e, il convient d?ajouter l?onction de la Conf?rence des chefs d??tats, et m?me l?installation du gouvernement de la Commission dans la capitale centrafricaine. Il faut alors chercher dans le discours du ministre centrafricain du Plan, de l??conomie et de la Coop?ration internationale, Richard Filakota, pour avoir une ombre des probl?mes r?els autour de ce retour. ?Nous avons mis tout notre poids, nos moyens, pour r?habiliter l?ancien si?ge de la Cemac ainsi que le transfert de l?ancien si?ge de la Beac qui est d?sormais mis ? disposition. Donc, il y a une bonne volont? de la part du pr?sident de la R?publique. Il faut aussi que de l’autre, il y ait une bonne volont?. Que les gens, au regard de toute cette mobilisation, de tous les moyens qui sont mis en jeu, fassent de telle en sorte que le si?ge de la Cemac retourne ? Bangui?, a-t-il d?clar?

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