Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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23?me championnat d’Afrique du ?d?sordre?

Nous avons, volontairement, gliss? dans le titre de cette rubrique un terme qui fera sourire tous les managers s?rieux: d?sordre. Il semble qu?au Cameroun, ce mot recouvre un ?ventail extraordinairement large de ph?nom?nes divers. Il est m?me utilis? sans m?fiance, pour renvoyer ? des choses tout ? fait diff?rentes. On entend souvent parler de ?l?ordre du d?sordre? ou de ?d?sordre de l?ordre?, ou m?me de ?l?ordre d?sordre?. Nous n?allons pas expliciter tout ?a. Mais nous laisserons ? d?autres cette t?che ambitieuse, et nous nous en proposerons une autre, plus modeste.Voil?, parlons du d?sordre dans l?organisation de la 23?me ?dition du championnat d’Afrique senior d’athl?tisme qui vient de s?achever ? Douala. Tout le monde sait qu?? divers niveaux, cet ?v?nement ?tait fort cacophonique. Du 21 au 26 juin 2024, ceux charg?s de g?rer ledit championnat ont fini par nous donner le tournis avec leurs spectaculaires cascades de revirement. C??tait oui, et non, puis ? nouveau oui, puis non, selon les solutions que chacun d?entre eux a pu sortir de son chapeau. La grande f?te de l?athl?tisme africain, largement relay?e, a brutalement ?t? log?e dans la ?bo?te noire camerounaise?, o? sont entr?es des pressions et des man?uvres complexes, et d?o? sont sorties des d?cisions et des actions (souvent de l?ind?cision et de l?inaction).On en convient: tout cela ne saurait ?tre le symbole fort d?une organisation bien pens?e. C?est que, par? hier de toutes les vertus et de toutes les promesses, le Comit? d?organisation est malheureusement devenu le laboratoire de tous les d?sordres. Faisant bailler et brailler l?opinion publique, ce Comit? d?organisation a montr? que ses maladresses ont d?pass? toutes les possibilit?s d?un traitement ?technique?. Et pourquoi? La r?ponse se trouve dans la distribution inconsid?r?e de subsides, les exc?s de march?s et de produits d?riv?s. Ceux qui ont approch? ce Comit? d?organisation soup?onnent m?me que ce dernier a davantage recrut? dans ses m?andres des gens incapables de r?duire la rapacit? et les profits d?aubaine. De m?me, on soup?onne que, dans son ?valuation interne, le Comit? d?organisation n?a r?pondu ? d?autres crit?res que le d?ni et l?opacit?. Vrai ou faux, l?Histoire le dira!Seulement, ? cette allure, l?image du pays court ? la catastrophe. C?est ? se demander s?il n?a plus une garantie morale ou spirituelle. Puisque, dans ce d?sordre, seuls les comportements critiquables sont tol?r?s, l?aventurisme n?gligeant ?rig? en r?gle, la respectabilit? des fauteurs de troubles ? qui la chance a souri reste intacte en m?me temps que la myopie pr?visionnelle, la citoyennet? et la rigueur deviennent des paroles creuses. L?image du pays court ? la catastrophe, d?s lors que ceux qui se pr?sentent comme des ?remparts? contre le d?sordre s?affichent comme ses complices objectifs, quand ce ne sont pas ses meilleurs alli?s. Voyez comme, sur ce sujet, ils ?nonnent les m?mes d?nis avec le m?me air ahuri ou constip?. Personne ou presque, h?las, ne s?examine en fonction du co?t potentiel de ses incertitudes et sur sa capacit? ? r?parer ses erreurs. Dans quelques d?cennies, quand les historiens se pencheront sur notre ?poque rythm?e par le d?sordre, ils risqueront des haut-le-c?ur. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Acc?s aux soins de la sant? de reproduction : Si proche, si loin de l?objectif

Selon le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), au Cameroun, le taux de mortalit? maternelle est ?lev?. ? Yaound?, le 26 juin dernier, le Fnuap a proc?d? au lancement du rapport de l??tat de la population mondiale. L??dition 2024, est plac?e sous le th?me: ?Destins entrem?l?s, lueurs d?espoir: Mettre fin aux in?galit?s dans la sant? et les droits sexuels et reproductifs?. Selon Alamine Ousmane Mey, ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire (Minepat), ce th?me est en parfaite r?sonance avec les engagements de la conf?rence internationale sur la population et le d?veloppement retenus en 1994 au Caire en ?gypte. Cet engagement porte sur les droits humains, et notamment sur la vie et la sant? de la reproduction. ProgessionLa lutte pour l?am?lioration ou l?acc?s aux soins de sant? a connu certes des avanc?es. En revanche, de nombreux cas de d?c?s maternels, infantiles et juv?niles viennent entacher l?action du gouvernement et celle des agences du syst?me des Nations unies. Au Cameroun, les r?sultats de la cinqui?me enqu?te d?mographique de sant? r?v?lent que, seules 9,2% de femmes prennent des d?cisions concernant leur sant? reproductive. Par ailleurs, le taux de mortalit? maternelle ?valu? en 2019 est de 405 d?c?s maternels pour cent mille naissances vivantes. Selon le Minepat, au vu de ces chiffres, il est urgent de ?disposer des soins de sant? inclusifs, des structures des droits fondamentaux avec des retomb?es positives tant au plan individuel, qu?? l??chelle communautaire, ? la dimension collective?. En outre pour ce qui est du gouvernement du Cameroun, moyens et mesures sont mis ? contribution afin de ?r?pondre ? cette pr?occupation aussi bien au niveau central, qu?au niveau des agr?g?s pour faire des analyses afin de prendre des d?cisions cons?quentes?, fait savoir le Minepat. Une position qui vient davantage rehausser l?importance du r?le que des femmes et des filles pour le d?veloppement durable. Ceci dit, la lutte contre les in?galit?s et droits ? la sant? reproductive ? travers l?acc?s ?quitable aux services de soins de sant? rev?t tout son int?r?t.L?humanit? a atteint huit milliards d?habitants l?ann?e derni?re. Cela constitue une preuve que ?les progr?s sont ?normes sur certains indicateurs et qu?il reste encore du chemin ? faire?, conclut Dr Justin Koffi, repr?sentant-r?sident du Fnuap au Cameroun. Olivier Mbessit?

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De 1974 ? aujourd?hui? Cameroon Tribune, une bonne voix pour toutes

A la faveur du cinquantenaire du quotidien ? capitaux publics, quelques lecteurs de la premi?re heure, suivis de ceux de la g?n?ration android feuill?tent son pass?, son pr?sent et son futur. Quand on lui demande son avis sur le journal, Athanase Manga commence ? regarder en arri?re. Son premier lien avec le canard, c??tait dans les ann?es 80. ?Il s?duisait simplement par la simplicit? de sa titraille?, confie l?ancien cadre de banque. Il exemplifie quelques ?ditions dans lesquelles le journal s?est pr?occup? de construire un titre ?accessible ? tous?. En tant qu?organe de presse, deux valeurs sont rep?r?es: ?l?inventivit? et la proximit??, selon Poulenc Fouam Deffo Toukam, ancien journaliste ? la CRTV.De qui parlent-ils? De Cameroon Tribune. CT s?arrimer ? la tendance des diminutifs. En cinquante ans, le quotidien aura pris des couleurs. Tout le monde conna?t son logo. Il est devenu une ic?ne aujourd?hui incrust?e dans la r?tine de chacun. Ceux qui, sous leurs yeux, ont vu na?tre CT alignent les qualificatifs: ?beau, simple, pratique et archivable?. A ?couter ceux qui parlent, il y en a qui s?esclaffent avoir l??ge de CT?ou presque, avant de se replonger dans leurs souvenirs.?Cameroon Tribune tra?nait toujours sur la table de mon p?re; c??tait notre journal?, sourit Aicha. Une chose est s?re, celle qui est adjointe au responsable en communication d?une structure parapublique camerounaise a d?sormais laiss? le ?print de c?t?. ?Je suis abonn?e au num?rique. Maintenant c?est mon camarade de poche?. FacettesCT, Mathilde, 45 ans, a ?grandi avec?. Parce que le journal a toujours ?t? l?, dans sa famille. ?Tous les jours, il est pos? sur la table du salon?, raconte la professeure des lyc?es. ?J?ai commenc? ? lire quelques articles par-ci, par-l? au moment o? je suis arriv?e au coll?ge, vers 11-12 ans. Et j?ai continu? depuis?, se souvient-elle, non loin de sa petite s?ur. Ce que cette derni?re pr?f?re dans CT, ce sont les portraits ?singuliers? o? ?on apprend plein de facettes qu?on ne connaissait pas sur la soci?t??. Mais aussi les articles qui parlent de sport et de culture. ?Comme une bonne voix pour toutes, Cameroon Tribune est assez ouvert sur ces sujets, sur les sujets qui int?ressent les jeunes en g?n?ral. Quand je lis ?a, je n?ai pas l?impression que CT soit un journal de vieux, m?me si je lis la version papier?, sourit celle qui a plus que l??ge d??tre une ?digital native?.Martin Mvondo, 77 ans, est lecteur ?et depuis longtemps m?me?. ?J?ai commenc? ? lire CT au tout d?but, j?avais la vingtaine. Moi, ?a correspondait ? mon environnement de l??poque, alors avec plusieurs amis on a commenc? ? lire ce journal?. Marguerite, son ?pouse, lui fait un signe et chuchote: ?Sais-tu je lisais tout le contenu des num?ros que tu achetais?? Aujourd?hui, elle lit CT plus occasionnellement, ?quand il y a un ?v?nement marquant surtout?. ?Mais si on est l?, c?est surtout parce que, 50 ans apr?s, CT correspond encore ? notre esprit et on esp?re qu?il en sera ainsi au cours des ann?es futures?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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La vraie religion ne d?responsabilise pas l?homme

En C?te d?Ivoire, et probablement dans d?autres pays africains, une messe est c?l?br?e chaque ann?e dans les paroisses catholiques pour les candidats au baccalaur?at. ? cette occasion, les ?l?ves apportent leurs livres, cahiers et stylos que le c?l?brant b?nit au cours de la messe.Ce qui est en cause ici, ce n?est pas la messe en tant que telle car quoi de plus normal que l??l?ve, qui pendant l?ann?e scolaire a travaill? dur et ?tudi? ses le?ons, demande au Seigneur de b?nir ses efforts et sacrifices? Ce qui pose probl?me, c?est lorsque la b?n?diction de Dieu est demand?e par des ?l?ves ayant pass? le plus clair de leur temps ? s?amuser, n?ayant jamais ouvert ni livres ni cahiers ou ayant fait l??cole buissonni?re. Ces ?l?ves voient la messe comme une chose magique. Ils croient ? tort que la messe dite par le pr?tre suffira pour qu?ils soient admis ? l?examen du bac, m?me s?ils n?ont rien ?foutu? en 10 mois.Pr?tres et pasteurs ont le devoir de faire comprendre ? ces ?l?ves fain?ants que Dieu ne peut pas tout faire pour l?homme. Ils doivent leur rappeler la r?gle de Saint Beno?t: ora et labora (prie et travaille).Il n?est pas rare de voir dans les villes africaines des pancartes publicitaires avec le message suivant: ?Venez nombreux ? notre programme de pri?re. Il y aura des miracles. Nous prierons pour vous et vous aurez votre visa, votre conjoint ou un emploi.?Les auteurs de ce type de message sont coupables de donner de faux espoirs ? des personnes ne sachant plus ? quel saint se vouer, de les d?responsabiliser et d?endormir leur conscience, donnant ainsi raison ? ceux qui, ? la suite de Karl Marx, pensent que ?la religion est l?opium du peuple?.Non, la vraie religion n?endort pas les gens mais les tient ?veill?s, les met en mouvement, ne dit pas ? l?homme d?attendre que Dieu fasse les choses ? sa place. La vraie religion ne pousse pas ? s??vader du monde ni ? tout attendre du Cr?ateur.Pour mieux appr?hender les choses, prenons un exemple concret: si je me contente de prier et de je?ner pour que Dieu me donne le visa Schengen, si je ne constitue pas un dossier, si je ne me d?place pas pour d?poser ce dossier ? l?ambassade d?un pays europ?en, obtiendrai-je ce visa? Jamais! L?homme doit se bouger, faire sa part avant que Dieu ne fasse la sienne. Et la part de Dieu, c?est de b?nir nos efforts et sacrifices. Voil? pourquoi Saint Augustin affirme: ?Dieu nous a cr??s sans nous mais Il ne veut pas nous sauver sans nous.?Alors, pasteurs et pr?tres, b?nissez uniquement les livres, stylos et cahiers des ?l?ves qui, de septembre ? juin, n?ont m?nag? aucun effort pour r?ussir. Les autres, c?est-?-dire les partisans du moindre effort, dites-leur de se mettre au travail!Ce qui est dit des examens est valable pour une soci?t? qui aspire au changement. Dieu passe par l?engagement, les efforts et sacrifices des membres de cette soci?t? pour apporter le changement. Dans le livre de l?Exode, ce n?est pas Dieu lui-m?me qui affronta Pharaon en ?gypte o? les enfants d?Isra?l ?taient r?duits en esclavage mais Mo?se. Pourquoi? Parce que Dieu nous veut coresponsables de notre salut. Jean-Claude Dj?r?k?

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Fotrac 2024 : ce sera ? Ebolowa!

Initialement pr?vue ? la zone des trois fronti?res Ky?-Ossi-(Cameroun) Ebebiyin (Guin?e ?quatoriale) et ? Bitam (Gabon), la 15? ?dition de la Foire transfrontali?re annuelle de l?Afrique centrale (Fotrac) est d?localis?e dans le chef-lieu de la Mvila. Cette ann?e, la Fotrac ne se tient pas conjointement au tripoint Cameroun-Guin?e ?quatoriale et le Gabon. La 15? ?dition de pr?vue du 7 au 21 juillet prochain se tiendra dans la ville d?Ebolowa (R?gion du Sud Cameroun). C?est ce que l?on retient de la sortie de Danielle Nlate sur les ondes du Poste national de la Cameroon Radio and T?l?vision (CRTV). ?Apr?s ?valuation de la derni?re tourn?e dans la zone des trois fronti?res avec le minist?re du Commerce, le gouverneur du Sud Cameroun, le pr?fet de la Vall?e du Ntem, les autorit?s s?curitaires ? Ky?-Ossi, et une importante r?union ? Bitam (Gabon) nous avons pens? qu?il faut d?localiser ponctuellement le site?, fait savoir la promotrice de la Fotrac. Et de souligner que l??v?nement n?est pas exclusif ? la ville de Ky?-Ossi. Selon elle, il est organis? dans cette ville frontali?re ?pour sa proximit? avec les deux autres pays, Ebibeyin en Guin?e ?quatoriale et Bitam au Gabon. Ce qui, selon elle, est un atout pour le d?ploiement. Pour cette 15e ?dition, nous avons pris en compte les d?sid?ratas des participants en dehors des pays h?tes qui sont le Gabon et la Guin?e ?quatoriale?. La promotrice de la Fotrac invite les populations d?Ebolowa ? ?saisir l?opportunit?, non seulement ? venir montrer leur savoir-faire, leur savoir-?tre ? travers les diff?rentes articulations et cette manifestation qui vise ? amplifier l?int?gration r?gionale, mais aussi l?int?gration socio-?conomique des peuples. Ils ont la possibilit? de commercer ? deux fronti?res, importer et exporter malgr? les barri?res. C?est ? nous, populations, c?est ? nous citoyens de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale d?aider et de soutenir les textes vot?s, promulgu?s pour que vive la libre-circulation des personnes et des biens?. Zlecaf? travers la Fotrac, la promotrice vise grand. Elle tient ainsi par la kyrielle d?activit?s ? promouvoir les produits locaux Made in Africa, afin de conqu?rir le march? interafricain la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf). Pour ce faire, le fil conducteur de cette 15? ?dition s?articule sur le th?me: ?Faciliter les ?changes, favoriser les voies de dialogue et la coop?ration transfrontali?re pour le d?veloppement socio?conomique en Afrique ? l??re de la Zlecaf?.

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Mobilit? urbaine : quand Yaound? ?respire? au rythme des taximen

Au moment de se passer le volant, ils bloquent les grands axes de liaison de la ville. Si vous prenez la route de Nkomkana ? partir de 14 heures, il faudra sans doute vous armer de patience. ?C?est l?heure la plus difficile entre le Carrefour Sous-Pr?fecture Tsinga et Madagascar?. Selon ces termes de Daouda, habitu? des lieux, c?est un axe tr?s emprunt? par ses coll?gues taximen. ?A cette heure-l?, explique-t-il, le volume d?embouteillage explose ? cause du travail de quart. Les coll?gues qui ont roul? le matin passent le volant ? d?autres et versent la recette aux propri?-taires de voitures?.Ce 26 janvier 2024, l?exp?rience du Carrefour Ekounou (Yaound? 4e) en donne d?j? un bon exemple. L?acc?s ? Kon-dengui via Carrousel tr?s difficile ? partir du d?but d?apr?s-midi. D?s 14 heures et peut-?tre m?me avant, le jaune intense des taxis dicte sa loi. L?image ?crit un chapitre essentiel du quotidien de ce haut-lieu situ? dans le 4e arrondissement de la capitale. Selon le Ceema (Cabinet d??tudes et d?expertise sur la mobilit? et l?am?nagement qui recense le trafic en temps r?el ? Yaound?, ?Nkomkana, Carrefour Ekounou, Rails Ngousso, Biyem-Assi Lac, Carrefour Essomba, Messamen-dongo sont d??pouvantables chaos quand les taxis changent de conducteurs; m?me hors circonstances exceptionnelles, le tra-fic n?y est jamais vraiment fluide?. ?Op?ration escargot?En ?coutant ce que disent des usagers, on peut rep?rer que l?inconfort v?cu. ?Nous vivons tous les apr?s-midi ces bou-chons infernaux. Quand on arrive ici ? cette heure-ci, c?est l?op?ration escargot; on roule ? moins d?un kilom?tre ? l?heure; c’est ubuesque ici ? Rails Ngousso!?, signale l?un d?eux descendu de sa grosse cylindr?e. Et malgr? les am?na-gements initi?s par les mairies, ces lieux persistent ? garder leur d?cor fait de foules de taximen, conduites transgressives, stationnements abusifs, concert de klaxons, engueulades? et m?me des affrontements sanglants entre propri?taires de taxis et chauffeurs. Tout pour mettre en mots l?embarras et l?impuissance des forces de l?ordre ? prendre en charge tous ces d?sordres. ?On pourrait croire qu’ici, il faut plus de routes pour ?viter les bouchons mais ce n’est pas le cas. C’est quelque chose qu’on observe naturellement Il n’y a pas de so-lution magique pour enrayer les embouteillages ? ces endroits en ce moment-l??, confesse un agent de police.Face ? la faiblesse des autorit?s, les taximen deviennent in-contr?lables. Au Carrefour Essomba (Yaound? 4e) par exemple, les taximen r?gnent en ma?tres entre 14 et 15 heures. Cette mainmise, notamment sur la chauss?e et les ?di-fices environnants, a une forte incidence sur la circulation. ?Le Carrefour Essomba est un passage structurant pour les usagers qui roulent en direction de Sous-Manguiers, Terminus Mimboman et m?me au-del?. Mais, quand les volants des taxis changent de mains, il se bloque carr?ment?, renseigne Tobie Mvondo, le chef de quartier. Selon ce dignitaire tradi-tionnel, cette situation ne s??vapore pas avant une heure. ?En ce moment-l?, m?me la portion routi?re pouvant servir de passage aux voitures personnelles est enti?rement coup?e et ce sont les taximen qui gouvernent?. Entr?es et sortiesEt pour mieux faire valoir leur costume de gouvernants, cer-tains parmi eux devisent au milieu de la chauss?e, comme au lieu-dit Biyem-Assi Lac (Yaound? 6e). Dans ces conditions, tout le monde se trouve dans une position d?licate. ?Quand un coll?gue a d?j? remis sa voiture ? un autre, il faut maintenant g?rer la phase de la sortie. On ne peut pas sortir quand les autres voitures bloquent la route et que leurs chauffeurs boi-vent des sachets ou de la bi?re au milieu de la route comme vous voyez?, explique un ancien m?canicien devenu taximan. ?Le soir, je pouvais amener des personnes en 20 minutes jusqu?? Acacia, maintenant il faut minimum une heure pour franchir cet endroit quand il est cette heure-ci?, encha?ne-t-il.Toute la subtilit? consiste donc ? ?g?rer les voitures qui sor-tent, celles qui entrent et celles qui passent tout simplement?, selon le chef de piste d?une station-service sise au quartier Nkomkana. A cet exercice d??quilibriste s?adonnent quelques taximen et m?me des associations d?exploitants de taxis. ?Si nous ne nous ing?nions pas ? fluidifier la circulation quand on a d?j? pris la recette du matin, on ne peut rien esp?rer le soir. Puisque le taxi est sur place, il ne peut pas travailler de l?argent?, d?montre David.A bien consid?rer les choses, non seulement ces mesures se sont traduites par une place encore plus importante laiss?e au d?sordre, mais en plus elles ont ?chou? ? diminuer la conges-tion dans les sites d??change de chauffeurs. Cet ?chec, com-bin? ? la mont?e progressive du nombre de chauffeurs postu-lants, a pouss? les propri?taires de taxis ? red?finir la g?ogra-phie du temps. ?Ici ? Ekounou, nous disposons des fiches de d?charge pour nos chauffeurs. Ce qui nous prend encore de longues minutes, c?est la v?rification de l??tat du v?hicules?, renseigne Albert Fotso. ?Le patron? (comme on l?appelle ici) travailler dans la perspective d?une exploitation qui garantit la baisse du niveau de congestion du carrefour Ekounou. L?enjeu ?tant de rendre le covoiturage plus comp?titif que la voiture individuelle. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Voitures vol?es ? la fronti?re Cameroun-Gabon-Guin?e ?quatoriale : un triste destin ? la va-vite

En ayant recours ? des techniques toujours plus sophistiqu?es, le trafic de voitures vol?es constitue l’une des activit?s criminelles les plus rentables dans la zone des Trois fronti?res. ?Go fast?, l?anglicisme claque comme un titre de film am?ricain. Sauf qu?entre les fronti?res nord du Gabon, du sud du Cameroun et de l?Est de la Guin?e-?quatoriale, il d?signe une pratique spectaculaire: ces convois de puissantes voitures lanc?es ? pleine vitesse. ?Dans un go fast, il y a syst?matiquement au moins un ouvreur. C?est lui qui sert servent d’?claireur: il est constamment en contact avec les voitures qui suivent et les avertissent des dangers ?ventuels. Cela peut ?tre un barrage de douane ou de police ou encore un accident qui pourrait forcer le convoi ? s’arr?ter? Enfin, la plupart des convois sont accompagn?s d’un ou plusieurs « protecteurs », des v?hicules qui veillent ? la s?curit? du convoi. Ils transportent des bidons d’essence (car les v?hicules du convoi ?vitent de s’arr?ter dans les stations-service), mais sont surtout arm?s pour mieux repousser les policiers, les douaniers et d’?ventuels malfaiteurs concurrents, qui tentent parfois de braquer ces convois?, renseigne une source polici?re ? la fronti?re Cameroun-Gabon. Un convoi, d’accord, mais un convoi de quoi?De voitures vol?es. Le ph?nom?ne est localisable sur toute la bande frontali?re Cameroun-Gabon-Guin?e Equatoriale. ?Dans la journ?e du 21 mai 2024, un important convoi de 17 voitures de luxe en provenance d?Ebolowa a ?t? stopp? par nos ?l?ments. Des premiers ?l?ments de l?enqu?te que nous avons ouverte, il ressort que ledit convoi ?tait celui de voleurs de voitures. Sp?cialis?s dans ce domaine, ils ont imagin? de nouvelles m?thodes pour garder la main sur ce juteux commerce. Derni?rement, ils ont tout simplement exploit? les rouages d’une nouvelle organisation qui se met progressivement en place et qui fait intervenir des soci?t?s priv?es pour la d?livrance des certificats d’immatriculation?, pr?cise un officier de liaison d?Interpol.Sur la foi des indications fournies par quelqu?un qui se pr?sente comme un ?ancien passeur? aux fronti?res Cameroun-Gabon et Cameroun-Guin?e Equatoriale, l?on observe qu’? la t?te de ce syst?me se trouve un groupe de trafiquants qui re?oit une commande de voitures. Pour honorer cette commande, les trafiquants engagent des voleurs qui assurent la fourniture des voitures, des m?caniciens travaillant dans des garages qui leur appartiennent, des faussaires pour l’obtention de faux documents pour les voitures (carte grise et permis de conduire) et des passeurs pour conduire les voitures vers le pays o? r?sident les acheteurs. TechniquesAinsi, dans ce syst?me, apr?s la fourniture des voitures par les voleurs, intervient la vente qui, elle, consiste ? signer un contrat par lequel des ?marchandises? s’?changent contre de l’argent. Elle se distingue de la fourniture du fait de l’intervention fr?quente des interm?diaires servant d’?cran entre les fournisseurs et les acheteurs. Le conditionnement est une op?ration importante, car une m?me ?marchandise? peut n?cessiter un conditionnement diff?rent selon qu’elle va suivre un parcours officiel ou clandestin.Par ailleurs, selon les besoins des trafiquants, une voiture pourra ?tre d?coup?e par les m?caniciens, dans le but d’approvisionner le march? illicite en pi?ces recycl?es. En effet, la voiture vol?e est compl?tement ou partiellement d?mantel?e et les pi?ces sont ensuite vendues sur le march? illicite. G?n?ralement, les voitures les plus menac?es d’?tre vol?es, afin d’?tre d?coup?es, sont celles dont les mod?les sont les plus vendues, car la demande en pi?ces recycl?es est forte. Le transport est l’op?ration consistant ? faire franchir physiquement une fronti?re aux marchandises de contrebande; c’est l’?uvre des passeurs. ?Tr?s souvent, dans la zone des Trois Fronti?res, le parcours est clandestin?, affirme l? ?ancien paseur?. D?apr?s ce dernier, c’est ? ce moment que le maquillage et le clonage sont mis en ?uvre par les m?caniciens. En effet, ceux-ci se procurent, d’une part, une voiture gravement accident?e sur le march? l?gal et, avec l’aide des voleurs, volent, d’autre part, une voiture dont les caract?ristiques sont similaires ? celles de la voiture pr?tendument accident?e en question. Les m?caniciens transf?rent ensuite sur la voiture vol?e le num?ro d’identification de celle-ci donnant ainsi ? la voiture vol?e l’identit? de la premi?re. Cette op?ration est appel?e ?maquillage? d’une voiture vol?e. Le ?clonage? ou ?jumelage? diff?re quelque peu du maquillage, apprend-on. Dans ce cas, un nouveau num?ro est pr?lev? sur une voiture stationn?e, ?puis on utilise ces informations sur une voiture identique mais vol?e et on fait immatriculer la voiture clon?e dans une autre province du pays?.??a marche, parfois ?a ?choue?, reconnait notre interlocuteur. Sur le coup, un ?l?ment des ?quipes de pr?vention routi?re sur l?axe Ambam-Kye Ossi raconte une anecdote. ?Il y a quelques mois, un des voleurs a ?t? identifi? gr?ce ? la vid?osurveillance d’un parking ? Douala et sa filature sur plusieurs semaines a permis de remonter le r?seau. Les gars achetaient des cl?s ?lectroniques vierges sur internet et avec un encodeur et le num?ro de s?rie de la voiture parvenaient ? ouvrir la voiture. Une fois la voiture ouverte, les voleurs devaient brancher l’encodeur sur le v?hicule, faisaient reconna?tre la cl? vierge et d?sactivaient la cl? d?origine. Durant l?interrogatoire, les membres du r?seau ont reconnu qu?ils sont actifs au sein d?un r?seau sp?cialis? dans la contrebande de voitures. Ils sont ?paul?s dans ce trafic par des agents de douane qui travaillent au bureau des fronti?res?, indique l?agent de s?curit? routi?re. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Production des carreaux : la plus grande usine de carreaux d?Afrique centrale est op?rationnelle

Bas?e ? Bipaga, dans l?arrondissement de Lokoundj? (Sud-Cameroun), l?entreprise chinoise, Keda, ambitionne de produire 20 millions de carreaux par an sur un investissement initial de 38 milliards FCFA. L?usine de carreaux de Keda est une r?alit?. ? Bipaga, localit? proche de Kribi, le site se dresse ? perte de vue. Une infrastructure ultramoderne bariol?e aux couleurs bleues et blanc de l?entreprise. Des machines encore toutes neuves sur lesquels des techniciens camerounais et chinois veillent comme du lait sur le feu. En visite sur les lieux ce 07 juin 2024, les ?lites du d?partement de l?Oc?an ont d? se r?soudre ? une belle s?ance de marche sportive pour parcourir une bonne partie de la trentaine d?hectares r?quisitionn?s pour l?implantation de l?usine situ?e dans l?arrondissement de Lokoundj?, d?partement de l?Oc?an. Pour saluer leur bravoure, le patron des lieux, Jie Yue, DG de Keda Cameroon Ceramics LTD, s?est r?solu ? leur offrir quelques pi?ces de c?ramiques. Question aussi de rassurer ses convives du jour: l?usine de Keda fonctionne. D?j?! La dur?e d?exploitation est de 20 ansLes travaux sont totalement achev?s et les premiers essais ont ?t? r?alis?s avec succ?s. La mise en gaz effectu?e le 6 juin 2024 par la SNH a permis un d?marrage ? plein r?gime et le DG de Keda annonce une pr?sence de ses produits ?d?s ce mois de juin 2024?. La dur?e d?exploitation est de 20 ans et le lancement des travaux d?ing?nierie ont eu lieu en janvier 2023. Le 31 mai 2024 signait la fin du ?commissioning? des syst?mes de gazoduc vers Keda avant la mise en gaz le 07 juin 2024.L?unit? de production de carreaux de l?entreprise Keda Cameroon Ceramics LTD, filiale locale du Chinois Keda Industrial Group CO permettra de produire des c?ramiques sur place au pays et d?inverser, m?me partiellement, l??norme d?ficit de la balance commerciale du Cameroun. Mais pour arriver ? son fonctionnement effectif, il fallait de l??nergie. Du gaz dans le cas d?esp?ce. Et c?est la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH) qui s?y est coll?, r?pondant ? l?une de ses missions premi?res. Ravitaillement en gazLe projet porte sur la construction, par la SNH et son partenaire Perenco, d?un gazoduc pour fournir le gaz naturel ? l?usine de production des c?ramiques construite par le groupe chinois Keda ? Bipaga, dans l?arrondissement de Lokoundj?. La longueur du gazoduc est de 5,27 km pour 15,24 cm de diam?tre. La capacit? install?e du gazoduc est de 25mmsdcfd alors que les besoins en gaz de Keda sont estim?s entre 3,5 et 6,5 mmsfcd (100 000 ? 184 000 m?//jour, pour une obligation minimale de consommation (take or pay) de 6,7 mmscfd. La consommation de l?usine ?tant extensible ? 15 mmsfcd. La station initiale est compos?e d?une gare racleur qui permet l?acc?s au gazoduc pour le nettoyage et l?inspection r?glementaire, les ?quipements de s?curit? qui garantissent le transfert du gaz en toute s?curit?. Made in CameroonLa station terminale situ?e au niveau de la production des c?ramiques est dot?e d?un syst?me de filtration, qui garantit qu?aucune impuret? ne soit transf?r? ? l?usine; un syst?me de chauffage qui r?chauffe le gaz pour ?viter la formation d?hydrates lors de la d?tente, un syst?me de d?tente et un syst?me d?analyse. Un b?timent abrite les locaux techniques, la salle de contr?le et les bureaux pour l??quipe en charge de l?exploitation du gazoduc.Cette usine consommera du gaz naturel pour la production d??nergie, les fours pour la cuisson des carreaux, ainsi que la pr?paration de la mati?re premi?re. ? la SNH, on se f?licite pour cette r?alisation qui vient r?pondre au projet d?industrialisation formul? par le pr?sident de la R?publique, Paul Biya. ?Il me semble opportun de nous attacher ? d?velopper les secteurs de notre ?conomie qui pourront r?duire sensiblement nos importations de biens et services. Cette politique pr?sentera l?avantage de nous permettre de r??quilibrer notre balance commerciale chroniquement d?ficitaire?, avait-il notamment d?clar? dans son discours inaugural du septennat en cours, le 06 novembre 2018. 2500 emplois directsSelon Francis Makemb? l?ing?nieur camerounais en charge du projet, l?impact environnemental a ?t? r?duit au risque z?ro et les carri?res de pierres seront mises ? contribution dans l?arri?re-pays pour cr?er une chaine de valeur ?C?est un v?ritable projet d?import substitution, car nous allons utiliser 95 pour cent de mat?riaux locaux?, explique-t-il. Il pr?cise ensuite que le gaz de la SNH va permettre d?atteindre ?des temp?ratures comprises entre 1800 et 2000?, afin d?avoir des carreaux de bonne qualit?.? Ce qui est quasiment impossible de r?aliser avec l??lectricit?, vu la quantit? et la qualit? de production du courant ?lectrique du Cameroun. Le Dg de Keda a insist? sur la possibilit? de r?aliser de grandes choses en cr?ant des synergies fructueuses en d?pit des difficult?s. ?Au Cameroun, quand on veut, on peut?, a-t-il d?clar? sous des accents jubilatoires.Pour le deuxi?me producteur de c?ramique au monde, il s?agit de sa 2? et derni?re usine en Afrique. Le cout du projet est de 7,212 280 milliards de FCFA. Dans sa phase initiale, le projet a g?n?r? 1600 emplois locaux, dont 4 pour cent enregistr?s au mois de mai 2024. Dans sa deuxi?me phase, l?usine devrait g?n?rer 2500 emplois directs auxquels il faudrait rajouter des dizaines de milliers d?emplois indirects. ?Nous avons pour ambition de satisfaire la demande locale en c?ramiques de qualit?, de cr?er un hub industriel et d’exporter nos produits dans la sous-r?gion?, soutient Jie Yue. Bobo Ousmanou

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Protection de l??cosyst?me num?rique d?Afrique centrale : la cuirasse que propose le CADIF

Les ?tats de la sous-r?gion sont convi?s ? s?unir pour faire face aux mutations induites par l?intelligence artificielle. En pr?lude ? la troisi?me ?dition du Central Africa Digital Fair (Cadif) qui se tient du 23 au 25 octobre prochain au Palais des Congr?s de Yaound?, les organisateurs ont tenu une conf?rence de presse ce 25 juin 2024. L?objectif est de donner les contours de cette plateforme unique de l?Afrique centrale qui favorise la g?n?ration de connaissances, la diffusion de l?information et les structures de collaboration pour am?liorer l??cosyst?me num?rique de la sous-r?gion. Le fil conducteur de l??v?nement s?articule sur le th?me: ?La souverainet? num?rique en Afrique centrale ? l??re de l?intelligence artificielle?. Selon Jean Calvin Mengoumou Ayissi, promoteur du Cadif, lorsqu?on parle de souverainet?, cela renvoie aux questions de d?fense, de protection du cyberespace de l?Afrique centrale. Le souci majeur du promoteur est que ?les ?tats de l?Afrique centrale puisse former un bloc homog?ne, afin de mener ensemble le combat qui est celui de la souverainet?. Il s?agit pour les ?tats de se d?fendre face aux mastodontes, multinationales qui viennent nous phagocyter, nous imposer leurs technologies et cultures sans tenir compte des r?alit?s locales?, explique-t-il. La grande messe du mois d?octobre est une occasion pour les experts qui viendront du Gabon, Tchad, de la R?publique Centrafricaine, et du Congo-Brazzaville, de ?d?battre et de proposer les solutions qui vont contribuer ensemble ? l?am?lioration de l??cosyst?me du digital?, rench?rit Jean Calvin Mengoumou Ayissi, promoteur du Cadif. Pour le succ?s, le Cadif s?adosse sur les partenaires qui font preuve du soutien ind?fectible. Il s?agit de la Chaire de l?Organisation des Nations Unies pour l??ducation, la science et la culture (Unesco). Olivier Mbessit?

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Sant? des v?g?taux en Afrique centrale : le Presac et le Cpac dans le jardin

Les deux organismes m?nent des r?flexions en vue de l?harmonisation du cadre l?gislatif phytosanitaire dans la sous-r?gion ? Douala. Les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) ?prouvent des difficult?s pour exporter les produits agricoles vers les march?s internationaux. Selon une note de la Commission europ?enne en charge de la l?gislation phytosanitaire datant du mois d?avril 2022, les six pays de la zone Cemac font partie de la liste noire des pays interdits d?exporter certains produits agricoles vers l?Union europ?enne (UE). Parmi ces produits, il y a la mangue, la papaye, la goyave, du poivron, des aubergines et la tomate. Ces fruits et l?gumes destin?s ? l?exportation vers l?UE sont en sursis ? cause de leur qualit? questionnable et des failles observ?es dans les syst?mes nationaux de contr?le sanitaire et phytosanitaire.?Depuis des ann?es, on se soucie de la sant? humaine, de la sant? des animaux. Et il est aussi grand temps qu?on se soucie de la sant? des v?g?taux?, affirme Jean-Louis Mihindou Doukala, directeur g?n?ral du p?le r?gional de recherche appliqu?e au d?veloppement du syst?me agricole d?Afrique centrale (Prasac). Nous sommes le 24 juin 2024 ? Douala, au cours de la c?r?monie du lancement du projet de ?contribution ? l?harmonisation du cadre l?gislatif phytosanitaire en Afrique centrale?. Globalement, apprend-on, ce projet qui a b?n?fici? d?un appui financier de l’ONG « va permettre d?harmoniser le cadre l?gislatif phytosanitaire de sorte qu?un produit qui part du Cameroun pour le Gabon, du Tchad ou de la Centrafrique, soit sain. Au niveau de notre sous-r?gion, les produits peuvent circuler sans qu?on fasse trop d?attention. Mais une fois en Europe, il y a des laboratoires qui les analysent?, indique le DG du Prasac. Le financement du projet, estim? autour de 1,3 million de dollars, sera beaucoup plus ax? sur les formations initi?es ? l?endroit de tous les techniciens de la sous-r?gion qui s?occupent des v?g?taux.Selon Francial Giscard Baudin Libengue-Dobele, commissaire en charge du d?partement des infrastructures et du d?veloppement durable (DIDD). ?C?est un projet capital pour les pays de la sous-r?gion. Car il constitue une r?ponse ad?quate majeure pour la s?curit? alimentaire et la conqu?te du march? ext?rieur pour les produits agricoles cultiv?s dans notre sous-r?gion?. Objectif, mettre en application une s?lection des modules de l?outil d??valuation des capacit?s phytosanitaires de la convention internationale pour la protection des v?g?taux (CIPV) dans les ?tats b?n?ficiaires et actualiser les cadres l?gislatifs phytosanitaires nationaux ? travers une r?glementation harmonis?e au niveau sous r?gional. Instabilit?L?agriculture en zone Cemac souffre de rendements peu ?lev?s et d’une faible comp?titivit? des produits agricoles. Ces insuffisances sont principalement dues ? la pr?sence d?une grande diversit? de nuisibles. ? cela, s’ajoutent la menace de la s?cheresse; l?instabilit? de l?activit? agricole due aux troubles socio-politiques. Les constats faits ? ce jour prouvent ? suffisance que les producteurs ou les consommateurs finaux connaissent tr?s peu les produits qu?ils utilisent et encore moins les effets n?fastes li?s ? leur manipulation incontr?l?e.En effet, en d?pit de la d?livrance aux exportateurs de certificats de conformit? apr?s contr?le de leurs produits, des volumes importants de r?sidus et autres substances nocives, aussi bien ? la sant? qu?? l?environnement, ont souvent ?t? d?couverts dans les fruits et l?gumes. ?Vous ?tes au courant de ce qui se passe sur le formol par exemple, et c?est ? nos institutions de veiller ? ce que le formol, dont l?usage, semble-t-il, est abusif, ne soit pas g?n?ralis?, ne se pratique m?me pas. Parce que ?a met en p?ril la sant? des consommateurs?, a expliqu? Jean-Louis Mihindou. Selon la FAO 4,6 millions de tonnes de pesticides chimiques sont pulv?ris?s dans le monde chaque ann?e, ce qui ?quivaut ? 146 Kg par seconde. Bien que les pays en d?veloppement repr?sentent les 25% de la consommation mondiale de pesticides, ils enregistrent 99% des d?c?s dus ? leur utilisation.C?est dans cette perspective que le Cpac et le Prasac se proposent dans le cadre de ce projet de: renforcer les capacit?s des ?tats membres ? travers les modules ?valuation de capacit? phytosanitaire (ECP) d?velopp? par la convention de protection des v?g?taux et mettre ainsi ? la disposition des ?tats membres un cadre r?glementaire r?gional harmonis?. Solution ad?quatePour ainsi maximiser ces rendements, l?utilisation des pesticides constitue un ?l?ment catalyseur. Cependant, bien que ces pesticides soient la solution id?ale pour accroitre la production agricole, il n?en demeure pas moins que leur mauvaise utilisation repr?sente un v?ritable danger pour la sant? des populations, mais aussi et surtout pour l??quilibre de l?environnement.Le projet intitul? ?Contribution ? l?harmonisation du cadre l?gislatif phytosanitaire en Afrique centrale? (STDF/PG/768) est le fruit d?un don pour l??laboration de projets (DEP), accord? en fin 2021 pour une ex?cution annuelle. Ce DEP a ?t? mis en ?uvre avec l?appui technique et financier du Fonds pour l?application des normes et le d?veloppement du commerce (STDT) qui a ?t? commis par un consultant international appuy? par des consultants nationaux. Le Prasac et le comit? inter-?tat des pesticides d?Afrique centrale (Cpac) ont assur? la coordination des activit?s ainsi que la facilit? d?acc?s aux informations dans les pays membres de la communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Ce DEP a permis d?obtenir un document de projet qui a ?t? valid? et soumis ? STDF pour financement.Il va de soi que ces insuffisances dans un contexte o? les ?tats ont adopt? le principe de la libre circulation des biens et des personnes, notamment avec leur adh?sion ? la zone de libre-?change ?change continentale (Zlecaf), qui vise ? harmoniser ces cadres juridiques commerciaux sur le continent africain posent probl?mes. Diane Kenfack

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