Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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RCA: 5000 violences bas?es sur le genre au premier trimestre 2024

Les violences bas?es sur le genre (VBG) atteignent des cimes inqui?tantes en Centrafrique, alerte le Bureau de coordination de l?action humanitaire des Nations unies (Ocha). ?Chaque heure en Centrafrique, deux personnes sont victimes de VBG, principalement des femmes et des filles?, constate l?institution. Le ph?nom?ne d?plor? concerne 5000 cas de violences sexistes recens?s au premier trimestre de l?ann?e 2024. Dans le d?tail, 37% des cas portent sur des violences sexuelles; 25% se r?f?rent ? des attaques physiques; 18% des cas sont li?s ? des privations de ressources tandis que 18% sont li?s ? des violences d?ordre psychologiques et 2% ont trait au mariage forc?.En Centrafrique, les victimes de ces violences exerc?es sur la seule base du sexe sont majoritairement constitu?es de femmes et de filles. Elles payent les frais d?une crise humanitaire prolong?e, qui impacte la disponibilit? des moyens de subsistance tels que les champs ou encore des services de base comme l?eau. Ce qui a pour cons?quence ?l?adoption de m?canismes d?adaptation n?gatifs tels que le sexe de survie et le mariage pr?coce des filles?, apprend-on. ?Les ?valuations annuelles multisectorielles des besoins humanitaires ont indiqu? un sentiment d’ins?curit? pour au moins 25% des m?nages interrog?s, mettant en ?vidence les risques pour les femmes et les filles qui ont acc?s ? l’eau, aux zones de collecte de bois et ? d’autres points de distribution. Ces lieux sont d’une importance cruciale pour la survie quotidienne des m?nages, mais ils exposent particuli?rement les femmes et les filles ? des risques ?lev?s de VBG, notamment la violence sexuelle, l’exploitation et les abus sexuels, la violence domestique, le sexe de survie, le mariage forc? et le refus de ressources, entre autres?, renseigne l?Ocha. Louise Nsana

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Navigation maritime en Afrique de l?Ouest et du Centre: la CEEAC et l?OMAOC naviguent ensemble

La Communaut? Economique des Etats de l?Afrique Centrale (CEEAC) et l?Organisation Maritime de l?Afrique de l?Ouest et du Centre (OMAOC) s?acheminent vers la formalisation juridique de leurs relations de coop?ration. Cette id?e murie depuis de longues dates a ?t? ?mise au grand jour ce 18 juillet 2024 au si?ge de la CEEAC ? Libreville, au cours de l?entretien entre la Commissaire charg?e de l?am?nagement du territoire et des infrastructures de la Commission de la CEEAC, Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo, repr?sentant le Pr?sident de la Commission de la CEEAC emp?ch?, et le Secr?taire G?n?ral de l?OMAOC, Paul ADALIKWU, en visite de travail en R?publique Gabonaise.Les deux interlocuteurs notent le caract?re commun et identique des d?fis ? relever. Les Etats maritimes membres de l?OMAOC et ceux de la CEEAC partagent les m?mes probl?mes de demande et d?offre de services de transport maritime, de s?curit? et de s?ret? maritimes ainsi que le d?veloppement de l??conomie bleue, l?am?lioration de la comp?tence des op?rateurs maritimes r?gionaux et les probl?mes de pollution des eaux maritimes.De m?me, les ?conomies des Etats de la r?gion maritime d?Afrique de l?Ouest et du Centre sont largement tributaires du transport maritime et de transit. L?OMAOC est compos?e de Vingt Etats c?tiers, situ?s le long de la fa?ade nord et sud de l?Oc?an Atlantique et cinq autres pays sans littoral desservis par les ports c?tiers, a pr?cis? le Secr?taire g?n?ral de l?OMAOC.Pour la Commissaire de la CEEAC, les projets de d?veloppement de la r?gion tant dans le domaine des infrastructures de transports a?riens, maritimes et fluvial, que dans ceux des t?l?communications, des ?changes commerciaux internationaux et dans le secteur agricole sont intimement li?s aux questions de paix, de s?curit? et de s?ret? maritimes. ?Cette imbrication nous oblige ? rechercher les solutions globales en synergie?, a martel? Madame Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo qui a, par ailleurs salu? la d?cision de l?Union Africaine de transformer l?OMAOC en Organisation Maritime Africaine (OMA), une mutation au niveau continental qui permettra de consolider et de porter loin la voix de l?Afrique au plan international.En vue de diligenter la formalisation juridique des relations de coop?ration entre les deux organisations, un projet de M?morandum pr?par? par l?OMAOC doit arriver ? la Commission de la CEEAC et qui sera examin? par les points focaux que les deux institutions vont d?signer dans les d?lais requis, ont conclu Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo repr?sentant le Pr?sident de la Commission de la CEEAC et le Secr?taire G?n?ral de l?OMAOC Paul ADALIKWU. Source: CEEAC

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Beac: l?encours des titres publics cro?t ? 6664 milliards FCFA

La 2? session ordinaire du Conseil de surveillance de la Cellule de r?glement et de conservation des titres (CRCT) a tenu sa deuxi?me session ordinaire de l?ann?e ce 26 juin 2024. Il ressort deux principaux constats des travaux pr?sid?s par le gouverneur de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale, Yvon Sana Bangui. Le premier est relatif ? l?augmentation des besoins en financement des tr?sors publics dans la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Ce qui donne lieu ? un accroissement, ? 6663,9 milliards FCFA, de l?encours des titres publics ?mis par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guin?e ?quatoriale, le Tchad et la Centrafrique sur le march? de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). Cette performance, enregistr?e entre le 30 avril 2023 et le 30 avril 2024, marque une progression de 14,1% par rapport aux 6408,5 milliards FCFA ? la m?me p?riode un an plus t?t. Ceci, dans un contexte marqu? par l?augmentation du co?t moyen des ?missions. Celui-ci passe de 5,67% ? 6,37% pour les Bons du tr?sor assimilables (BTA) et de 8,49% ? 8,62% en ce qui concerne les Obligations assimilables du tr?sor (OTA). Le communiqu? rendu public au terme desdits travaux d?note par ailleurs une augmentation par la Beac de la r?ponse aux besoins de financements des ?tats. Cela se traduit par un taux de couverture des ?missions de titres publics en hausse de 345 points de base. Ceux-ci passent de 75,64% ? 79,07% ? fin avril dernier. Louise Nsana

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Baccalaur?at ESG 2024: larmes de d?sespoir le jour des r?sultats

Avec 37% de r?ussite, la publication des copies de cet examen national ce 19 juillet 2024 par l’Office du Baccalaur?at du Cameroun (OBC) a suscit? une ambiance terne. ?Je ne souhaite plus repartir au lyc?e d’Abang l’ann?e prochaine. Je pr?f?re un coll?ge loin de mon village?. Confession d?un ?l?ve au lendemain de la publication des r?sultats du baccalaur?at, session 2024. Entre amertume et regrets, Obama grince simplement les dents. Il devra encore le porter en 2025 son uniforme scolaire. C?est d?ailleurs le cas de la grande majorit? des candidats ? la session 2024 de cet examen. C?est que l’OBC, via ses canaux de communication, surtout digitaux (SMS), a d?finitivement lev? le suspense ce vendredi 19 juillet. Ce qui devrait ?tre la fin du feuilleton ?baccalaur?at? pour les candidats de la session 2024. Dans sa posture de patron de l?Office en charge de cet examen, ?tienne Roger Minkoulou, pr?sente, ? travers une correspondance, ?les statistiques brutes des r?sultats du baccalaur?at ESG session 2024? ? la ministre des enseignements secondaires. Et les statistiques ne brillent pas tant que cela. 37,26%, voil? le taux de r?ussite global au baccalaur?at de l’enseignement secondaire g?n?ral (ESG) cette ann?e au Cameroun. Pour le compte de l?examen de cette ann?e, l’OBC a enregistr? 133.868 candidats sur l’ensemble du triangle national; 132.920 candidats ont effectivement ?t? examin?s. Au finish, seuls 49.521 sont ?provisoirement? d?clar?s admis. Dans le m?me document, l?organisateur des examens du probatoire et du baccalaur?at dresse le bilan par r?gion. Le Nord-ouest garde sa place de premi?re r?gion comme lors de la pr?c?dente session. Sur les 117 inscrits, 115 ont pris part ? l’examen. 53 sont admis, soit 46,09% de r?ussite. La r?gion du Nord est derni?re sur le plan national, avec un taux de r?ussite de 19,99%. Le nord prend la place occup?e par l’Extr?me- nord en 2023. L’Adamaoua passe de la 9? ? la 6? place avec 30,03%. Les r?gions du littoral et l’ouest font des bonds en avant. Elles sont respectivement 2? (48,98%) et 3? (44,75%). Dans le m?me registre, l’Est occupe la 7? (28,06%) place et le Sud la 8? (26,49%) place. La r?gion du Sud-Ouest quant ? elle est 4? au classement g?n?ral avec 40,62%. La r?gion du centre, pr?sentant le plus grand nombre de candidats, soit 42.869 candidats, n?a eu que 16.747 d?clar?s admis, avec 39, 38% de taux de r?ussite. L’on observe qu’aucune r?gion ne d?passe 50% de taux de r?ussite. Andr? Gromyko Balla

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S?rail : la SNH tapie dans l?ombre et teintes de lumi?res Sawa

Selon nos informations, le report et la d?localisation du conseil d?administration de la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH) se r?f?rent ? un rapport de forces entre deux entit?s traditionnelles de Douala. ?La question du p?trole au Cameroun est une affaire tr?s compliqu?e?. ? travers cette boutade lanc?e au cours de l??mission ?Tout surtout? (anim?e par Charles Ndongo et diffus?e sur la CRTV-T?l? au milieu des ann?es 90), Jean Assoumou (Administrateur directeur g?n?ral de la SNH de 1984 ? 1992, ann?e de son d?c?s) n?en finit pas d?inspirer ceux qui commentent aujourd?hui le climat actuel au sein de l?entreprise publique charg?e de g?rer les int?r?ts de l??tat dans les secteurs p?trolier et gazier. Depuis quelque temps, l?agitation nerveuse peut se mesurer tant ? l?int?rieur qu?? l?ext?rieur de la bo?te SNH. Une ?ni?me preuve?La reprogrammation de la session extraordinaire du conseil d?administration de la SNH. Initialement pr?vue le mercredi 17 juillet 2024 au si?ge de l?entreprise sis au quartier Dragages ? Yaound?, la tenue du conclave est d?sormais assujettie au tour de force d?Etoudi. Dans une correspondance adress?e ? l?administrateur Jules Mana Nschwangele, Ferdinand Ngoh Ngoh (pr?sident du conseil d?administration de la SNH et non moins secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique, SG/PR) ?nonce des lignes directrices tr?s claires: ?Monsieur l?administrateur, j?ai l?honneur de faire conna?tre que la session extraordinaire du conseil d?administration de la SNH, initialement pr?vue le mercredi 17 juillet 2024, est reprogramm?e le mercredi 24 juillet 2024 ? 14h, dans la salle 8324 du Secr?tariat g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique, suivant le m?me ordre du jour?. Un changement de lieu qui met un b?mol au refus (par le top management de cette entreprise) d?ouvrir les portes de la SNH aux administrateurs convoqu?s pour un conseil d?administration extraordinaire. Akwa versus De?doTel un gentleman ?cambrioleur? d’une situation rocambolesque, Ferdinand Ngoh Ngoh prend en main toutes les commandes et incarnera, ? lui seul ou presque, toutes les d?cisions qui seront prises ce 24 juillet 2024. Mais au pr?alable, il se donne pour t?che d?absorber tout ce qui a ?t? dit sur les causes, anecdotiques ou profondes, de ce grand chamboulement. ? la SNH (o? l?on se plaint des nombreuses demandes d?informations), des sources concordantes renseignent que, depuis des mois, des divergences sont all?es grandissantes entre Adolphe Moudiki et quelques membres du conseil d?administration de la SNH. Selon nos informations, tout se rapporte ? un rapport de forces entre deux entit?s traditionnelles de Douala. Il s?agit, apprend-on, du canton Akwa (Bonamouti, au Nord-Est de Douala) dont est issu Adolphe Moudiki et du canton De?do dont Joseph Dipepa (haut commis de l??tat en service ? la pr?sidence de la R?publique) est le fils. Passible d??impeachment? lors du conseil d?administration avort? du 17 juillet 2024, le premier (qui aura pass? une trentaine d?ann?es ? la t?te de la SNH) devrait c?der son fauteuil au second. Revigor? par l??chec de la proc?dure, rapportent des sources proches du dossier, Adolphe Moudiki se retourne vers son ?pouse Nathalie n?e Engamba. Elle est la directrice des affaires juridiques de la SNH. Du haut de ce poste, elle obtient et fait ex?cuter l?ordre de son ?poux de fermer les entr?es de l?entreprise publique ? quelques membres du conseil d?administration. Dans la villa des Moudiki, sise au quartier Hippodrome ? Yaound?, quelques yeux gourmands ont vu d?filer plusieurs autorit?s traditionnelles et politiques Sawa depuis la folle journ?e du 17 juillet 2024. Nul besoin d??tre expert en lobbying pour saisir, ? travers ce ballet, le niveau de tractations qui se joue en pr?lude au 24 juillet 2024. Relativement ? l?agenda de cette journ?e, ce qui se dit ici et l? montre bien que la destitution d?Adolphe Moudiki n?est pas encore renvoy?e dans les limbes de l?impossible. En rappel, un conseil d?administration de la SNH s?est tenu au si?ge de l?institution en juin dernier. Le communiqu? final de ce conseil n?a jamais ?t? rendu public. Est-ce que le red?ploiement du personnel observ? voici quelques jours ? la SNH participe des r?solutions de ce conseil. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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R?glement europ?en sur la d?forestation : le Cameroun, le marteau et l’enclume

Malgr? son mode de culture ombrag? du cacao et du caf?, le pays est soumis aux m?mes r?gles que les autres producteurs. Selon l?Union europ?enne, 90% de la d?forestation mondiale est le fait de l?expansion agricole. Ce qui, de l?avis des experts des questions environnementales, favorise la pouss?e des changements climatiques. Or, la culture du cacao et du caf? n?cessite de grands espaces. Ce qui astreint au r?glement 2023/1115 adopt? par le Parlement de l?Union europ?enne et le Conseil europ?en. Adopt? le 31 mai 2023, il entre en vigueur le 30 d?cembre 2024. Objectif: encadrer l’importation de produits li?s ? la d?forestation. En pr?lude ? cette ?ch?ance, une r?union d?informations des d?partements minist?riels concern?s par les implications dudit r?glement s?est tenue ce 18 juillet 2024 ? Yaound?. La d?l?gation de l’Union europ?enne (UE) au Cameroun y ?tait ?galement convi?e.D’apr?s ce texte de l’UE, le cacao, le caf? ou les produits d?riv?s issus des plantations non conformes ? ce r?glement n?auront pas acc?s au march? de l?Union europ?enne d?s le 31 d?cembre 2024. Et pour s?en assurer, l?Union europ?enne compte identifier des espaces forestiers ?prot?g?s? via la g?olocalisation, avec interdiction formelle d?y cr?er une cacaoy?re. Par ailleurs, les exportateurs devront fournir des informations pr?cises sur la localisation de leur plantation de cacao ou de caf?, afin d?en v?rifier la conformit? par rapport au r?glement ?nonc? supra. Les plantations concern?es sont cr??es apr?s le 31 d?cembre 2020 et le planteur doit se rassurer de ne pas avoir abattu des arbres. Dur, mais possibleFace ? cette mesure bien rigide, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, estime que les producteurs camerounais ?m?riteraient une prime plut?t qu?une restriction d?acc?s au march??, compte tenu de leur ?syst?me de production sous ombrage?. Pour Jean-Marc Ch?taigner, le Cameroun doit se plier au r?glement. ?C?est un r?glement qui s?applique ? tous les pays dans le monde, y compris les pays de l?Union europ?enne eux-m?mes?, pr?cise l?ambassadeur, chef de la d?l?gation de l?Union europ?enne au Cameroun et en Guin?e ?quatoriale. Pourtant, l?inqui?tude du Mincommerce rejoint celle S?bastien Mveng Ateba. Le 4 avril dernier, sur le plateau t?l? de la CRTV, le cacaoeculteur soutenait qu?au Cameroun, il existe des arbres qui perdent des branches au fur et ? mesure qu?ils grandissent. Ce qui, expliquait le cacaoculteur, d?truit les plants. ? ceux-l?, le laur?at du troisi?me prix mondial du concours du Cocoa of Excellence ajoutait ceux qui offrent un trop-plein d?ombrage au point d?amoindrir la production.Le Cameroun fait le choix de se conformer au r?glement de l?UE. C’est-?-dire, assurer la tra?abilit? des produits, garantir une production « z?ro d?forestation » et respecter toutes les exigences de l?galit?. Puisque, 78 % de sa production de cacao et 68 % de sa production de caf? sont export?es vers le march? europ?en. Ce qui pose avec acuit? la probl?matique de l’effectivit? de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf). En attendant, Luc Magloire Mbarga Atangana pense que ce r?glement est dur, mais pas impossible. Joseph Julien Ondoua Owona

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Campagne ?lectorale am?ricaine: la le?on qui vient d?Afrique

Il porte un impeccable pansement blanc ? l’oreille droite, comme pour souligner son ?tonnante capacit? ? transformer l’adversit? en triomphe. Donald Trump, 78 ans, a ?t? investi candidat r?publicain pour la pr?sidentielle am?ricaine, jeudi 18 juillet 2024. En Pennsylvanie, devant une foule de supporters ?bahis face au magnat de l’immobilier, rescap? d’une tentative d’assassinat cinq jours plus t?t, Donald Trump s’est d?peint en dirigeant ? la stature internationale, capable de mettre fin aux conflits dans le monde ?avec un coup de t?l?phone?.La premi?re difficult?, quand on entend cela, c?est de ne pas croire que Trump, pur produit du capitalisme et de l?industrie du divertissement, int?ress? avant tout par une haute opinion de lui-m?me, fait dans l?exag?ration. Surtout quand on sait aussi que, en mati?re int?rieure et plus encore ext?rieure, le cours de la politique am?ricaine ne change pas en un jour. Difficult? suppl?mentaire: ne pas croire qu?en v?rit?, depuis longtemps, comme Trump, les autres candidats ? la pr?sidence des ?tats-Unis ont un projet de soci?t?. Ce projet est celui d?une Am?rique nostalgique, blanche, patriarcale, ferm?e sur elle-m?me, autosuffisante et combative. En cela, il a fait sien l?agenda du Parti r?publicain en misant sur le r?cit de l?identit? perdue des ?tats-Unis.De la m?me fa?on que l?on entre dans l?univers d?une grande marque, on entre dans l?univers de Donald Trump, lequel a, ? une certaine ?poque, parl? de ?pays de merde?. D?s lors, avec une telle d?claration incons?quente, il devient difficile d??laborer une lecture ?civilisationnelle? de la politique africaine du 45? pr?sident des ?tats-Unis. Pour l?heure, plus que le produit d?une doctrine clairement identifiable, cette politique se r?sume en un ensemble de d?clarations ad hoc aux objectifs divers et vari?s. ? ce niveau, les Africains peuvent se targuer de faire la le?on ? Donald Trump et ? ses concurrents. Plus qu?un simple point de situation sur ce qu?est la d?mocratie am?ricaine, l?Afrique pr?che un nationalisme de combat qui conduit in?vitablement ? une confrontation avec l?ordre mondial actuel. Elle enseigne aux ?tats-Unis que, plut?t que d?assumer un leadership aujourd?hui en d?sh?rence, il faut ?tre ? la recherche d?un nouvel ?quilibre qui pourrait rendre au monde entier la stabilit? et la s?curit?. Cette qu?te vaut dans tous les domaines: politique, avec le besoin d?une gouvernance mondiale solide prenant en compte le poids des nouveaux acteurs apparus sur la sc?ne internationale; ?conomique, pour donner ? la communaut? internationale les moyens de favoriser une croissance plus juste et plus durable; s?curitaire, pour lutter contre le terrorisme, ma?triser les tentations d?interventions militaires.Oui, l?Afrique ne cherche pas davantage ? conceptualiser le changement qu?elle ambitionne de cr?er. Elle offre une alternative s?rieuse au syst?me international actuel malmen? par la surench?re concurrentielle, la pression des mouvements financiers, la r?volution technologique et les risques ?cologiques. De ce point de vue, une Am?rique qui redeviendrait une force de proposition plut?t qu?un facteur de d?sordre constituerait un changement bienvenu pour la communaut? internationale. Il n?est pas trop tard pour l?esp?rer. Or, pour tous ceux qui ambitionnent de gouverner les ?tats-Unis, la refonte du syst?me international repr?sente une option tr?s ?loign?e. Et ce justement parce qu?ils oublient que c?est l? un d?tail prosa?que qui accentue la distance entre les causes et les effets de l?instabilit? mondiale. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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En d?cembre prochain: les peuples Sao-Kotoko en vitrine ? Yaound?

C?est ? la faveur de la sixi?me ?dition du Festival Arts et traditions des peuples Sao-Kotoko (Festat). Le Festat 2024 se c?l?brera sous le signe de l?unit? nationale et de l?int?gration. L?information est ressortie la semaine derni?re de l?audience accord?e par Pierre Isma?l Bidoung Mpwatt, ministre des Arts et de la Culture, aux dignitaires des peuples Sao-Kotoko. En effet, le si?ge des institutions camerounaises va vibrer en cette fin d?ann?e au rythme des sonorit?s et danses des peuples Sao-Kotoko. Le fil conducteur du Festat de cette ann?e est: ?Entre pr?sent et pass?, culture des peuples Sao-Kotoko levier de la solidarit? et du vivre ensemble?. En ce 16 juillet 2024 au Minac, les organisateurs du Festat pr?sentent les contours de l’?v?nement. ?Nous avons choisi la capitale politique pour le festival des peuples Sao-Kotoko situ?s autour du lac Tchad pour partager, avec l?ensemble de la communaut? nationale et internationale, nos us et traditions?, explique Oumar Ali, pr?sident du comit? d?organisation. Et d?ajouter: ?nous sollicitons l?accompagnement du Minac sur le plan technique et institutionnel pour l?organisation des activit?s culturelles des peuples antiques Sao-Kotoko qui viendront du Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria et du Tchad. Habituellement organis? dans le d?partement du Logone et Chari, dans la r?gion de l?Extr?me-nord, l?id?e de tenir cet ?v?nement ? Yaound? vise ? donner une meilleure visibilit? aux peuples Sao-Kotoko. Bien plus, ?le si?ge des institutions est historique; il repr?sente un atout important pour pr?ner le vivre ensemble, l?int?gration des peuples. En outre, il est question aussi de valoriser les biens culturels, mat?riels et immat?riels de la civilisation de la terre cuite qui contribue de fort belle mani?re au d?veloppement du Cameroun?, indique le pr?sident du comit? d?organisation du Festat. SoutienLe ministre des Arts et de la Culture, Pierre Isma?l Bidoung Mpwatt, se dit satisfait et promet de soutenir l??v?nement culturel dont l?objectif est ?de promouvoir l?identit? culturelle de cette communaut? d?une part, et de construire l?unit? nationale, d?autre part?. Pour lui, c’est une occasion de d?couvrir cette communaut? qui a un fort potentiel en termes de savoir-faire. D’ailleurs, mentionne-t-il, l??v?nement s?inscrit en droite ligne de la politique gouvernementale de promouvoir les objets d?art et les traditions des peuples du septentrion au Mus?e national.Selon Ali Alhadji Abba, pr?sident du comit? directeur de l?association culturelle Sao, les Sao ont une civilisation qui transcende le temps appel? ?civilisation de la terre cuite?, puisque, l?architecture, les mat?riaux c?ramiques, et autres productions sont faites ? base de la terre cuite, une v?ritable industrie culturelle. Organis? tous les deux ans, le Festival Arts et traditions des peuples Sao-Kotoko (Festat) sera un succ?s, assure le pr?sident du comit? directeur de l?Association culturelle Sao. Il promet ?aux convives un festival digne avec l?accompagnement des autorit?s?. Olivier Mbessit?

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Il nous faut des proph?tes

Dans l?ancien testament, le roi, le pr?tre et le proph?te ?taient les personnages les plus importants de la soci?t?. J?r?mie, qui n??tait ni roi ni pr?tre mais proph?te, nous dit aujourd?hui comment un pasteur (les rois et pr?tres sont des pasteurs) doit se comporter. Selon lui, le pasteur doit:-rassembler et non disperser les brebis (le mot n?a aucune connotation n?gative ici);-prendre soin des bless?s et d?munis;-ramener dans l?enclos les brebis ?gar?es; -apaiser ceux qui vivent dans la peur et l?angoisse;-exercer le droit et la justice. Les textes bibliques n?ayant de sens que si les hommes les confrontent ? leur situation, on peut et on doit se demander si les guides politiques et religieux actuels font correctement leur ?boulot?, si les peuples sont conduits par eux comme il se doit. L??vang?liste Marc d?crit les hommes et femmes qui (pour)suivaient J?sus comme des ?brebis sans berger?. Peut-on appliquer ce constat ? notre monde? Ma r?ponse est oui car, un peu partout, les peuples sont livr?s ? eux-m?mes, abandonn?s ? leur triste sort. En Europe, comme on l?a vu r?cemment en France, leur vote n?est plus respect? par les hommes politiques obs?d?s de s?enrichir et de confisquer le pouvoir envers et contre tout. En Afrique, certains dirigeants, apr?s les avoir gav?s de fausses promesses, cherchent maintenant ? leur imposer des troisi?mes et quatri?mes mandats. Dans d?autres pays, des individus incapables de distinguer leur droite de leur gauche, ne r?vent que de vendre leurs armes et de faire la guerre ? des ennemis imaginaires. Les guides religieux se comportent-ils mieux? Difficile de r?pondre par l?affirmative ? cause de leur silence devant la mauvaise gouvernance des politiciens, ? cause de leur propension ? accorder plus d?importance aux offrandes et d?mes qu?? la lutte pour le triomphe du droit et de la justice. Il faut des proph?tes pour rappeler leurs obligations aux uns et aux autres. Une parole proph?tique est n?cessaire pour que notre monde ne bascule pas dans le chaos. Mais qui aimerait jouer ce r?le aujourd?hui? Qui pour parler ? temps et ? contretemps? Qui serait pr?t ? mettre sa vie en danger? Car ?tre proph?te, c?est s?exposer ? ?prendre rendez-vous avec le rejet, la pers?cution, voire avec la mort sans ceinture de s?curit??(Bruno Chenu). Jean-Claude Dj?r?k?

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Quand Achille Mbembe parle de l’?tat africain postcolonial se faisant th?ologien

« L’ ?tat postcolonial, de par sa pr?tention ? ?tre un ?tat-th?ologien, avait fini par devenir un des protagonistes centraux du reclassement dans la mesure o? il produit des cadres d’action, des r?gimes de savoirs et des pratiques dont le but final est de faire admettre par les autres agents que le monopole de la proclamation de la v?rit? lui revient. Or, cette t?che est ?minemment th?ologique. Dire que, dans le droit fil de l’esprit colonial, l’?tat africain ind?pendant aspire ? l’exercice d’une h?g?monie symbolique sur les soci?t?s indig?nes signifie qu’il pr?tend au monopole d’imposition du principe de vision l?gitime. Il pr?tend d?tenir la v?rit? au sujet de la fa?on de nommer le monde africain et son histoire, de la codifier, de d?couper l’espace, de l’unifier ou de le diviser. L’ ?tat-th?ologien, c’est l’?tat qui ne se pr?occupe pas seulement des pratiques touchant ? la distribution du pouvoir et de l’influence, aux relations sociales, aux arrangements ?conomiques et aux processus politiques. C’est aussi celui qui aspire explicitement ? d?finir, pour les agents sociaux, la mani?re dont ils doivent se voir, s’interpr?ter et interpr?ter le monde. Ce faisant, l’?tat-th?ologien se constitue comme le principe instituant des langages et des mythes d’une soci?t?. C’est lui qui a charge de produire les formes de conscience gr?ce auxquelles les agents se transforment en op?rateurs historiques. En structurant cette conscience et en « inculquant » ? tous le principe de vision l?gitime, il p?se de ce fait sur la capacit? des agents ? orienter leurs pratiques et leurs repr?sentations. Il produit en m?me temps les cat?gories de perception, bref les structures cognitives, l’?quipement mental ? partir desquels les indig?nes doivent voir et dire le monde. L’ ?tat-th?ologien aspire donc, au total, ? se faire admettre lui-m?me comme syst?me culturel et symbolique » Achille Mbembe, Afriques indociles, Paris, Karthala, 1987, pp. 127-128.

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