Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Genre et commerce intrar?gional: la Zlecaf en ?sauveur?

Comme un catalyseur pour l?autonomisation de l??conomie de l?Afrique Le potentiel de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf) n?est plus ? d?montrer. C?est la plus grande zone d’?changes au monde, en termes de participants. Elle a commenc? ses op?rations le 1?? janvier 2021 dans les domaines de l?agroalimentaire, des services et de l?industrie. Lesquels devraient augmenter respectivement de 49,1%, de 37,9% et de 35,7% en 2045, par rapport ? la situation observ?e avant l?accord (Uneca, 2021-06). C?est dans le but de booster cette initiative que les experts du bureau sous r?gional pour la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique centrale (CEA) et de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) ont r?uni du 18 au 19 juillet 2024 ? Douala, au Cameroun, tous les acteurs de la cha?ne. Ceci, afin d??optimiser le potentiel de la Zlecaf en Afrique centrale en promouvant l?inclusivit? et l??galit? de genre dans les cha?nes de valeur r?gionales?, tel est le th?me de l?atelier.?L?atelier auquel nous prenons part est une des cons?crations d?un des axes strat?giques de ce cadre de coop?ration. C?est dans ce cadre que nous attendons que le syst?me des Nations unies accompagne tous les efforts des gouvernements pour faire de telle sorte que la zone de libre-?change au niveau de l?Afrique soit une r?alit?; faire de telle sorte que le commerce interr?gional dans cette sous-r?gion puisse contribuer davantage au progr?s ?conomique, mais surtout avec un principe majeur, qui est de ne laisser personne de c?t?. C?est la raison pour laquelle cet atelier regroupe non seulement les femmes, mais aussi les jeunes, les personnes vivant avec un handicap et les organisations de la soci?t? civile, y compris le secteur priv??, explique Siaka Coulibaly, coordonnateur r?sident par int?rim.La Zlecaf a vu le jour en 2018 avec pour objectif d?instaurer un march? unifi? susceptible de faciliter les ?changes commerciaux intrar?gionaux par l??limination des obstacles tarifaires et non tarifaires. Elle devrait d?s lors estimer le commerce intraafricain ? 52,3%. Diane Kenfack Le genre est une donn?e essentielle parce que les femmes contribuent le plus au commerce intrar?gional. Selon le rapport ?Genre et commerce interr?gional en Afrique centrale: opportunit?s et d?fis pour une Zlecaf inclusive?, les femmes repr?sentent environ 70% des commer?ants transfrontaliers informels, qui constituent 30 ? 40% du commerce total en Afrique subsaharienne. Malgr? cela, elles continuent de faire l?objet de discriminations et de subir des d?savantages ?conomiques. ?Les femmes sont des actrices majeures du commerce intrar?gional, du commerce transfrontalier dans la sous-r?gion. Il s?agit de faire face ? cette contrainte de formalit?, de les aider ? ?voluer vers le secteur informel qui est plus visible, mieux captur? et qui peut avoir acc?s ? des incitations. Deuxi?mement, c?est d?essayer de lever cet ?cueil dont on parle tr?s souvent, celui du financement. De faire en sorte que ces femmes aient acc?s au secteur financier, bancaire et au cr?dit y aff?rent pour pouvoir augmenter leur production, la qualit? de service et comp?tir sur les march?s beaucoup plus larges. Le troisi?me ?l?ment, c?est renforcer les associations et les organisations fa?ti?res qui mettent ces femmes ensemble pour leur permettre d??tre audibles dans les sph?res de d?veloppement de politique ?conomique. Il y a des nouvelles tendances qui ?mergent dans la sous-r?gion, notamment une augmentation du commerce digital. L?e-commerce est port? par des jeunes entrepreneurs qui ont un meilleur acc?s au march? sous-r?gional et qui peuvent recueillir des informations plus facilement. Il faut accompagner cette tendance en essayant de populariser l?acc?s ? Internet et d’am?liorer l?acc?s ? l?information pour renforcer ce commerce transfrontalier?, explique Jean-Luc Mastaki, directeur du bureau de la CEA pour l?Afrique centrale. Apport des Nations uniesLe syst?me des Nations unies apporte d?j? beaucoup ? ces femmes. ?Au Cameroun, par exemple, le syst?me des Nations unies ? travers la CEA et les autres agences, a aid? le pays ? travers la strat?gie de la zone de libre-?change continentale. Nous avons mesur? de fa?on exacte les contributions que la zone de libre-?change pourrait apporter aux ?conomies nationales, dans diff?rents secteurs. Ceci a permis ? ce que les pays de la sous-r?gion soient les premiers ? ratifier l?agenda basque, ?tant inform?s par des ?tudes empiriques. Nous travaillons sur l?inclusivit?, c?est-?-dire ne laisser personne de c?t?, que le train de la Zlecaf embrasse toutes les couches sociales pour qu?elle puisse ?tre un moteur pour une croissance inclusive. Nous essayons de continuer les plaidoyers et les renforcements des capacit?s des entit?s publiques de telle sorte qu?il y ait une coordination dans les r?ponses int?gr?es ? apporter aux populations pour qu?elles puissent tirer profit?, affirme le directeur Uneca, bureau sous r?gional pour l?Afrique centrale.Les dames de la f?d?ration des organisations des femmes entrepreneures de l?Afrique centrale (Fofe-AC) par la voix de Jacqueline Tientcheu, pr?sidente, parlent des attentes de la f?d?ration. Il est question de ?faire du networking avec toutes les associations, pour qu?enfin, l?Afrique centrale s?approprie et d?roule sa strat?gie f?minine du secteur priv? pour une harmonisation dans le d?ploiement et dans l?appropriation de la zone de libre-?change par les femmes et les jeunes?. Recommandations? l’issue de cette ?tude, des propositions de solutions sont faites. Il s?agit tout d?abord, du renforcement des capacit?s des institutionnelles pour une Zlecaf inclusive; de soutenir le d?veloppement de comp?tences pour une int?gration r?ussie dans les cha?nes de valeurs r?gionales et globales; soutenir la qualit? pour favoriser la comp?titivit? et les exportations; tirer parti des zones ?conomiques sp?ciales (Zes) comme leviers de l?inclusivit? dans les cha?nes de valeur globales; encourager le verdissement des petites et moyennes entreprises (Pme) pour tirer parti des opportunit?s de la Zlecaf; attirer les investissements intelligents en mati?re de genre ciblant les femmes et les jeunes engag?s dans le commerce intra-africain.La Zlecaf repr?sente ainsi une opportunit? significative pour redynamiser le commerce dans la sous-r?gion, pour impulser l?industrialisation et la transformation structurelle en encourageant le d?veloppement de cha?nes de valeur r?gionales; renforcer la comp?titivit? des entreprises, attirer les investissements directs ?trangers; diversifiez les ?conomies en r?duisant la d?pendance aux mati?res premi?res; favoriser la cr?ation d?emploi et la r?duction de la pauvret?; et

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Grand prix de la francophilie des m?dias : les journalistes culturels africains, dans le ?vrai?

Venus de plusieurs pays africains, ils ont men? des r?flexions profondes quant au statut de la culture et celui du journaliste sp?cialis? dans ce domaine. La 5? ?dition du Grand prix de la francophilie des m?dias a ouvert ses portes le 16 juillet dernier au Mus?e national de Yaound?. Y prennent part, plusieurs journalistes et critiques d?arts venus des pays africains: Burkina-Faso, C?te d’Ivoire, Gabon, S?n?gal, Alg?rie et Tunisie. Le fil conducteur de cette ?dition est: ?Mode africaine?.Universitaire et critique d?art Ikram, Ben Brahim a quitt? sa Tunisie natale pour y prendre part. ?Je suis venue pour la 5? ?dition du grand prix de la francophilie des m?dias pour plus d?exp?riences qui ouvrent la voie ? de nouvelles perspectives qui mettent en valeur le journalisme culturel et la critique d?art?, confie-t-elle. Pour elle, le th?me retenu est fort int?ressant. ?Parce que l?on doit accorder de l?importance ? la mode en Afrique, l?esth?tique de la mode africaine, la mode africaine contemporaine qui ?crit des liens intercontinentaux. Il est judicieux de canaliser les d?marches des diff?rents cr?ateurs de la mode. Les Africains doivent prendre la parole pour analyser et critiquer toutes les d?marches artistiques, li?es aux actions culturelles?, d?clare-t-elle. L?Ivoirien Didier Guy Bl? va plus loin dans son narratif. ?Je viens pour le panel et les travaux pr?vus pour cette ?dition. La culture, c?est ce qui reste quand on a tout perdu. Pour moi, il est imp?rieux de transmettre ? la nouvelle g?n?ration ce qu?on sait de la culture, pour avoir des rep?res identitaires?, fait-il savoir. Et pour lui, le brassage des cultures qui s?op?re durant l??v?nement est un atout. ?Nous allons apprendre les cultures d?ici et puis transmettre les n?tres, fraterniser, malgr? l?absence de soutien de nos ?tats?, indique le journaliste. Journalisme du vraiIniti? par le R?seau des journalistes culturels du Cameroun (RJ2C), le Pr F?lix Zogo, y est invit? d?honneur. Le secr?taire g?n?ral du minist?re de la Communication dit soutenir les organisateurs, pour la simple raison que le journalisme culturel est rel?gu? ? la p?riph?rie et aussi parce que c?est le journalisme du vrai. ?Le journalisme culturel est le seul qui traite du vrai et du concret. Donc, nous nous retrouvons autour de ces journalistes pour se reconna?tre nous-m?me, conna?tre les autres, apprendre ? les conna?tre et ? vivre ensemble?, explique le collaborateur de Ren? Emmanuel Sadi, ministre de la communication du Cameroun. Dans la m?me veine, Armand Abanda, directeur de la communication au minist?re des Arts et de la Culture (Minac) d?voile le v?u dudit minist?re d?avoir des journalistes ?professionnels aguerris, mais qui structurent la pens?e ? travers divers reportages, commentaires, et analyses, mais davantage de la pr?sentation qu?ils font de notre ?tre profond ?, pr?cise-t-il.Selon Laurentine Assiga, promotrice du (RJ2C) l?organisation d?une telle rencontre vise ? former ?les professionnels de l?information culturelle, pour la promotion de la culture. Nous avons en c?ur au terme de cinq jours d??tude, que l?on puisse avoir 50 tr?s bons journalistes et finalistes de mode et critique de mode pour l?Afrique et le monde?. Olivier Mbessit?

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Autoroute Yaound?-Nsimalen : quand Paul Biya chamboule un cadre de vie

Sans contester le pouvoir du pr?sident de la R?publique (? qui ils t?moignent leur affection par le pseudonyme « Nnom Ngui »), les habitants disent ?tre r?guli?rement t?moins et victimes de nombreux d?sagr?ments li?s au passage du cort?ge pr?sidentiel. Paul Biya s’est envol? pour la France hier 24 juillet 2024. Sur invitation des autorit?s fran?aises, le chef de l’?tat camerounais fait partie du ghota des personnalit?s devant assister ? la c?r?monie d’ouverture des Jeux olympiques Paris 2024. En quittant le palais de l’Unit? pour l’a?roport international de Yaound?-Nsimalen, le cort?ge pr?sidentiel a, comme d’habitude, son itin?raire. Apr?s avoir aval? plusieurs kilom?tres sur les rues de la capitale camerounaise, ledit cort?ge d?barque sur la partie rase campagne de l’autoroute Yaound?-Nsimalen. Le trac? rectiligne et extraordinairement d?gag? sugg?re une certaine ?l?vation du niveau de vitesse. Dans cet espace qui talonne le domaine a?roportuaire, les habitudes quotidiennes sont subitement bouscul?es. Selon des riverains, la pr?sence pr?sidentielle tire derri?re elle quelques d?sagr?ments. ? les ?couter, c’est beaucoup de probl?mes qui imposent des restrictions ? la mobilit? des uns et des autres.  » Nous devons nous rendre ? nos champs. Mais sur ordre de la s?curit? pr?sidentielle, il nous est interdit d’emprunter le chemin le plus court et c’est ainsi ? chaque passage du pr?sident », s’indigne un habitant de Toutouli. Un autre ?voque la fermeture des commmerces. « Nous sommes des d?brouillards et lorsqu’on n’ouvre pas nos boutiques, c’est des manques ? gagner « , dit-il.En comparant les agents affect?s ? la gestion du cort?ge pr?sidentiel sur la partie rase campagne de l’autoroute Yaound?-Nsimalen ? des « missionnaires intransigeants », quelques habitants ne trouvent que peu d??quivalents ? ce qu’ils disent subir.  » On nous demande de rester chez nous et on ne veut rien savoir au sujet de nos petits et grands programmes. Vous pouvez passer de longues heures ? attendre que le pr?sident passe. Alors que c’est en d?but d’apr?s midi que les premi?res voitures de son cort?ge arrivent « , se lamente un fonctionnaire r?sidant dans les parages. ? bien ?couter, il s?agit l? d?une situation qui se mesure au nombre de retards au bureau. Andr? Gromyko Balla

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L??lection pr?sidentielle d?octobre 2025

Mgr Ignace Bessi Dogbo, qui s?appr?te ? succ?der ? Jean Pierre Kutw? ? la t?te de l?archidioc?se d?Abidjan, a accord?, le 15 juillet 2024, une interview ? ?Ecclesia TV?.Le point, qui m?a le plus int?ress? dans cette interview, a trait ? l??lection pr?sidentielle qui aura lieu dans notre pays en octobre 2025. Lorsqu?on demanda son avis l?-dessus, Mgr Bessi r?pondit que l??lection n??tait pas la guerre. Cette r?ponse, m?me si elle est juste, je la trouve incompl?te car j?eusse aim? que le pr?lat pousse plus loin l?analyse en expliquant pourquoi, dans certains pays africains, les ?lections conduisent parfois ? des troubles, ? des violences, voire ? des massacres. La C?te d?Ivoire a connu des destructions de biens et de vies humaines en 2010-2011. Cela peut arriver une fois de plus si Monsieur Dramane Ouattara s?obstine ? briguer un quatri?me mandat, s?il persiste ? refuser de s?asseoir avec l?opposition afin que tous les partis politiques parviennent ? un consensus sur le d?coupage ?lectoral, sur la composition de la commission ?lectorale et sur les listes ?lectorales.C?est pourquoi je propose que le nouvel archev?que d?Abidjan et les autres ?v?ques catholiques interpellent maintenant le pr?sident du Rassemblement des Houphou?tistes pour la d?mocratie et la paix (RHDP) en lui demandant poliment mais fermement de ne pas violer la Constitution une seconde fois et de discuter avec les leaders de l?opposition. Nos pr?lats ne doivent pas ?tre les m?decins apr?s la mort. Rien n?est plus irresponsable que de se taire aujourd?hui et d?appeler les gens ? prier pour la paix quand tout est ?g?t??.En disant ? Ouattara qu?il n?a pas le droit de se repr?senter, les ?v?ques ne sortiraient pas de leur r?le car ils sont ? la fois citoyens et pasteurs soucieux de la paix dans le pays. Ils ne seraient pas non plus les premiers en Afrique ? agir de la sorte. En effet, les ?v?ques du Burkina Faso r?unis ? Fada-Ngourma en f?vrier 2010 s??taient fermement et clairement oppos?s ? la modification de l?article 37 de la Constitution, modification qui aurait permis au dictateur Blaise Compaor? de s??terniser au pouvoir.Le 2 janvier 2018, r?agissant ? la volont? de Joseph Kabila de rempiler apr?s deux mandats ? la t?te du pays, le cardinal Laurent Monsengwo avait d?clar? :?Il est temps que les m?diocres d?gagent et que r?gnent la paix et la justice en RDC.?En mars 2024, la conf?rence ?piscopale du Togo d?plorait la pr?cipitation avec laquelle Faure Gnassingb? fit passer le pays du r?gime pr?sidentiel au r?gime parlementaire. Une telle modification de la Constitution, selon les ?v?ques togolais, aurait d? ?tre pr?c?d?e par un d?bat national inclusif.Il est urgent de sortir des demi-v?rit?s et des ambigu?t?s. ? un ?v?que qui soutenait que parler en priv? aux dirigeants du pays ?tait plus productif et plus efficace que le faire publiquement, je r?pondis que rien dans les saintes ?critures n?interdisait de prendre la communaut? nationale et internationale ? t?moin puisque Yahv? affirme n?avoir pas parl? en secret dans un lieu t?n?breux (Isa?e 45,19) et que J?sus fit comprendre au grand pr?tre qu?il avait parl? ouvertement ? tout le monde et qu?il n?avait rien dit en secret (Jn 18,19-20).Mais parler clairement et ouvertement ? ceux qui en violant la constitution risquent d?embraser le pays ne devrait pas ?tre uniquement l?affaire des ?v?ques catholiques. C?est tout le monde qui devrait se sentir concern? par le scrutin de 2025: enseignants, m?decins, artistes, artisans, ?tudiants, ouvriers, chefs traditionnels, partis politiques, syndicats, ch?meurs (surtout eux). C?est maintenant que tous doivent se lever et se dresser contre certains apprentis-sorciers qui, en voulant confisquer le pouvoir, mettent en danger l?existence m?me du pays. Jean-Claude Dj?r?k?

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D?tention arbitraire, torture, travail forc?: le syst?me carc?ral centrafricain sous la loupe de l?Onu

La situation des personnes priv?es de libert? a fait l?objet d?une observation de la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) et du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l?homme (HCDH) sur la p?riode de janvier ? d?cembre 2023. Au terme de 572 visites de surveillances dans les prisons de la Centrafrique, l?organe pr?sente son rapport sur les droits de l?Homme ce 18 juillet 2024. Celui-ci fait mention des arrestations et d?tentions arbitraires et ill?gales, de tortures et mauvais traitements, la malnutrition parmi les d?tenus et de la faiblesse des services de sant?. Ici, garde-?-vue disproportionn?e et absence d?encadrement se disputent l?estrade. Et pour en donner un aper?u, Minusca et HCDH mettent des mots sur: ?la garde-?-vue ?tant par nature pr?vue pour une courte dur?e, le gouvernement ne pr?voit pas de budget alimentaire en ce sens?; apprend-on.Tout commence dans le rapport par une pr?sentation g?n?rale de l?environnement carc?ral dans le pays. Ce sont des lieux, apprend-on, ?surpeupl?s, avec un acc?s limit? ? la nourriture, ? l?eau, ? l?assainissement et aux soins de sant? de base?. Toutes choses qui y favorisent la transmission de maladie. Le service s?y bute par ailleurs ? l?insuffisance et l?absent?isme du personnel judiciaire. ?En d?cembre 2023, le taux de pr?sence est de 71% ? Bangui et a recul? ? 49,1% en province, avec un taux d?absence injustifi? de 24,5%. L?absent?isme constat? est notamment d? ? l?ins?curit? dans certaines localit?s o? le personnel est d?ploy?, leurs conditions de travail difficiles, le manque de transport et les lacunes structurelles qui contrecarrent les processus de contr?le, de suivi et de responsabilit??, lit-on.Bien plus, le rapport d?crit la tendance de l?arm?e et des forces de s?curit? ? proc?der ? des privations de libert? sans conformit? avec les exigences de la loi. La Minusca et le CHDH ont recens? 1500 victimes et quelques 1749 personnes attendant en prison d??tre jug?s, depuis plus de six mois pour certains. ?Cela suscite des inqui?tudes. Plusieurs ordres de d?tention ayant ?t? d?livr?s sans examen ad?quat quant ? la n?cessit? et ? la proportionnalit? de la d?tention de l?individu par rapport ? l?infraction pr?sum?e?, soulignent lesdites institutions. Elles appellent ? un respect de la constitution et ? la censure des entorses ? la loi. Louise Nsana

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Programme des jeunes leaders ?mergents 2024 : 20 jeunes camerounais s?lectionn?s

Pendant un an, ils vont apprendre aupr?s des experts en leadership. Objectif: participer ? leur tour ? l??mergence du Cameroun et de l?Afrique. ?g?s de moins de 35 ans, ces vingt jeunes de nationalit? camerounaise ont tous postul? pour le Programme des jeunes leaders ?mergents, ?dition de 2024. P?tris de talents, ces jeunes camerounais viennent de divers horizons, mais partagent des traits communs: de solides comp?tences en leadership, une compr?hension approfondie du paysage sociopolitique complexe du Cameroun et un engagement av?r? en faveur de la communaut?. Autant d??l?ments qui en font des personnes dot?es d?un fort potentiel en voie de devenir acteurs du changement au Cameroun et en Afrique. C?est d?ailleurs pour cela qu?ils ont ?t? s?lectionn?s parmi la myriade de candidatures d?pos?es dans le cadre de cet important projet. Tout au long de l’ann?e, les jeunes leaders vont travailler en ?quipe ? l?effet d?organiser des ?v?nements. Objectif, promouvoir la libert? ?conomique, la paix, la s?curit? et la culture d?mocratique dans diff?rentes r?gions du Cameroun. Le groupe va ?galement r?diger des articles d?opinion ax?s sur les politiques. Ils seront publi?s par le Nkafu Policy Institute. Institution ? laquelle ils seront affili?s pendant un an. Cela leur permettra par ailleurs de participer au Forum 2024 des Think tanks de l?Afrique centrale. Pendant plusieurs mois, ils vont apprendre aupr?s des experts en leadership. Leur aventure va d?buter par une immersion de trois jours ? l?effet d?apprendre les rudiments de la politique et du service public ? Yaound?, du 18 au 20 ao?t 2024.Lanc? en 2019, le programme des Leaders ?mergents est une initiative de la Fondation Denis & Lenora Foretia. Son objectif est de promouvoir une nouvelle g?n?ration de leaders acteurs du changement au Cameroun et en Afrique. Joseph Julien Ondoua Owona

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Plaidoyer: le Gecam pour un nouveau dialogue public- priv?

Tenants et aboutissants pr?sent?s ? Yaound?, le 16 juillet 2024, au cours d?une audience avec le ministre du travail et de la s?curit? sociale, Gr?goire Owona. Les ambitions du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) viennent d??tre pr?sent?es au ministre du Travail et de la s?curit? sociale (Mintss). Une d?marche qui entre dans le cadre du dialogue public-priv?. ?Nous sommes venus pr?senter la nouvelle organisation patronale au ministre de tutelle, question de lui pr?senter le nouveau programme. Nous souhaitons que le dialogue public-priv? qui est au c?ur de notre action puisse s?am?liorer, il faut changer de paradigme et surtout la question de la repr?sentativit? du patronat dans le dialogue?, confie C?lestin Tawamba, pr?sident du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). La rencontre intervient au lendemain de la fusion du Gicam Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) Entreprises du Cameroun (Ecam), survenue le 14 d?cembre 2023 et qui a donn? naissance au Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). Dans la qu?te du dialogue entre le secteur priv?-public, le pr?sident du G?cam tient ? rappeler que la nouvelle entit? n?est pas un syndicat. ?Nous sommes l? pour avoir un regard sur le d?veloppement de l??conomie, de la sant? des entreprises, du d?veloppement des entreprises, mais aussi du d?veloppement du Cameroun ? C?est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas porter devant le gouvernement des sujets qui peuvent mettre ? mal l??tat?, souligne C?lestin Tawamba. Il poursuit: ?il est important de repenser le dialogue public-priv?; ?tant donn? que les rapports entre les entreprises et l??tat sont extr?mement importants. C?est la raison pour laquelle nous avons institutionnalis? un ?v?nement annuel qui sera organis? ? Yaound? pour permettre ? tous les ministres de participer, pour ce faire, le premier ?v?nement va se tenir au mois de mars 2025?, annonce le pr?sident du Groupement des entreprises du Cameroun. L??v?nement, pour sa r?ussite, aura besoin de l?appui du gouvernement, de l?appui des partenaires, on aura l?occasion de parler si tous les outils qui concourent ? l?environnement des affaires reposent sur le dialogue public-priv??. Pour favoriser le dialogue entre le patronat et les entreprises, nous allons mettre en place des d?l?gu?s r?gionaux. Ceci, en vue de ?b?tir une organisation patronale solide, pour cela, il est question de voir ce qui fragilise. Sans faire dans la langue de bois, le v?ritable probl?me, c?est le financement de l?organisation patronale, elle fonctionne sur les cotisations qui se veulent volontaires?, s?indigne C?lestin Tawamba.Pour rappel, le Gecam en tant que repr?sentant du secteur priv? aupr?s des pouvoirs publics travaille en permanence sur les sujets ?conomiques au rang desquels: l?environnement des affaires, l?acc?l?ration de la croissance, la comp?titivit? des entreprises, la promotion d?une agriculture de seconde g?n?ration, le d?veloppement des Petites et moyennes entreprises (PME) et Tr?s Petites entreprises (TPE). Olivier Mbessit?

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Jeux olympiques Paris 2024: Gr?goire Owona booste le moral de la team Cameroun

Demain, vendredi 26 juillet 2024, aura lieu la c?r?monie d?ouverture, ensuite, on entrera dans le vif du sujet. Et dans les rangs des ?quipes africaines on marque les lieux comptes et on fait des promesses. « On est l? pour prouver qu’on est l? ». L’?nonc? tr?ne comme titre d’un article paru dans le quotidien burkinab? WakatSera ce 25 juillet 2024. Selon le journal, « la team Afrique entend param?trer la c?r?monie de mani?re ? pr?senter le versant positif de l’int?gration africaine « . Dans cette perspective, apprend-on, un grand rassemblement des athl?tes africains est pr?vu ce jeudi dans une banlieue de Paris. Ledit rassemblement est une initiative de quelques 43 nationalit?s des diasporas africaines en France. ? cet effet, l’agenda pr?voit, entre autres, des animations riches en couleurs, des concerts, des spectacles, des expositions? Team Cameroun En sa double qualit? de vice-pr?sident du Comit? National Olympique et de soutien ind?fectible au mouvement sportif, le Ministre Gr?goire Owona, a rendu visite aux athl?tes de la d?l?gation la semaine derni?re. Au de ce moment empreint de grande convivialit? sur la place du village olympique camerounais ? Paris, le membre du gouvernement s’est pr?sent? avec un package galvanisant. ? en croire des sources bien inform?es, Gr?goire Owona a promis des primes substantielles en cas de m?daille.Bien que la nature des primes n’ait pas ?t? r?v?l?e, nos sources confirment la disponibilit? du ministre du Travail et de la S?curit? sociale (MINTSS) ? y veiller personnellement.En retour, les sportifs ont promis de se surpasser afin d’?tre ? la hauteur de la promesse du MINTSS d’une part, et de combler les attentes du peuple camerounais. En rappel, la team Cameroun pr?sente dans la capitale fran?aise est compos?e d’athl?tes sp?cialis?s dans diverses disciplines olympiques. Ongoung Zong Bella

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Statistiques en zone Cemac?: les experts font le point

En pr?lude ? la 10? session du comit? sous-r?gional de la statistique, une r?union de coordination des experts des instituts nationaux de la statistique se tient du 22 au 25 juillet 2024, ? Douala. Les pays de la sous-r?gion Afrique centrale font face ? un manque de bases de donn?es pour orienter leur politique publique. Pour corriger ce d?ficit, ils travaillent, depuis 2021, sur le programme statistique de la sous-r?gion. Il a pour objectif ? de mettre en place un dispositif statistique fiable, robuste ? vocation communautaire et qui puisse contribuer efficacement ? la conduite des politiques, ?conomiques, financi?res et sociales tant au niveau national que sous r?gional tout en r?pondant aux meilleurs standards internationaux ?, d?finit Nicolas Beyeme Nguema. Aussi, « il permet d?abord d?harmoniser les m?thodes. Nous appartenons au m?me espace qui est compos? de six ?tats. Si chacun des ?tats ?labore les statistiques ? sa mani?re, il sera difficile au niveau communautaire de pouvoir comparer et encore moins d’utiliser les m?mes statistiques. Il sera aussi  difficile pour notre sous-r?gion d?harmoniser ses statistiques avec des donn?es internationales ?, ajoute le commissaire charg? du d?partement des politiques ?conomiques, mon?taires et financi?res (DPEMF).  Le programme statistique de la Cemac est adoss? sur les experts des instituts nationaux de la statistique.  C’est d’ailleurs cet ensemble de praticiens chevronn?s qui a produit, il y a peu, un rapport sur l??tat de la mise en ?uvre des objectifs de d?veloppement durable  (ODD) dans la sous-r?gion. Le rapport sur les ODD, cadre de d?veloppement au niveau mondial et dont l??ch?ance de concr?tisation est fix?e ? 2030, montre un grand retard dans la r?alisation des projets pr?vus pour assurer le bien-?tre des populations dans divers secteurs, ?ducation, sant?, gouvernance ou pr?servation de l?environnement. Il est donc question, ? travers les travaux de Douala, de se fixer des objectifs pour corriger le tir de mani?re ? permettre ? l?ensemble des ?tats d?am?liorer le travail qui se fait pour pouvoir un tant soit peu r?duire le retard constat?. ? Ce programme est le cadre de r?f?rence des activit?s statistiques de la communaut? sur la p?riode 2021-2030 ?, ajoute Nicolas Beyeme Nguema. Indice de performance Ledit projet qui couvre cinq pays de la Cemac est effectif au sein de la Commission de la Cemac depuis le 12 juin 2024. Avec sa mise en ?uvre effective, la production des statistiques et des indicateurs conna?tra une avanc?e significative dans la sous-r?gion. Pour mieux ?valuer l?attente de cet objectif, la Commission de la Cemac a mis en place un indice de performance statistique inspir? des indices d??valuation des partenaires techniques et financiers. Il a pour but d??valuer singuli?rement les appareils statistiques et de mesurer les ?carts entre les performances de ces appareils et la norme internationale. Le projet est financ? par la Banque mondiale, partenaire avec lequel un accord d?appui est d?j? op?rationnel au Tchad et en R?publique centrafricaine (RCA). Diane Kenfack

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Agritech Innovation Challenge : 40 millions FCFA pour la meilleure solution digitale agro-pastorale

Le pactole reviendra ? la startup qui offrira une r?ponse num?rique utile aux acteurs des cha?nes de valeur agricoles et pastorales au Cameroun. La premi?re ?dition de l?Agritech Innovation Challenge (AIC) est lanc?e. ? Yaound? ce 17 juillet 2024, le concours est pr?sent? par les ministres des Postes et T?l?communications (Minpostel), de l?Agriculture et du D?veloppement rural (Minader), des P?ches, de l??levage et des Industries animales (Minepia), La comp?tition a pour objectif de s?lectionner, primer et valoriser les 10 meilleures solutions num?riques innovantes ? fort impact pour le secteur agropastoral au Cameroun. Modalit?s pratiquesSelon le Minpostel, ?l?organisation de l?Agritech Innovation Challenge trouve sa justification dans le manque de vulgarisation des innovations et solutions agricoles num?riques ainsi que dans l?absence de leur appropriation par les acteurs des cha?nes de valeur agricoles et pastorales au Cameroun. Elle constitue un excellent pr?texte pour explorer, d?couvrir les talents et l?ing?niosit? dont regorge le Cameroun en mati?re de transformation digitale des domaines porteurs que sont l?agriculture, l??levage, les for?ts et la p?che. Il s?agit donc au cours de l?Agritech Innovation Challenge 2024 de primer dix (10) startups sur l?ensemble du territoire national, qui seront accompagn?s par le Patnuc dans le d?veloppement et la mise en ?uvre de leurs plans d?affaires respectifs. Le meilleur projet remportera la somme de 40 millions FCFA?. Bien avant, indique Mme Minette Libom Li Likeng, des pr?s?lections r?gionales seront organis?es dans la deuxi?me quinzaine du mois d?ao?t 2024 ? Bafoussam pour les candidats de l?Ouest et du Nord-Ouest; Ebolowa pour les candidats du Centre, du Sud et de l?Est; Garoua pour les candidats du septentrion (Adamaoua, Nord et Extr?me Nord); Limb? pour les candidats du Littoral et du Sud-Ouest. Les pr?s?lections r?gionales aboutiront ? une short-list de 20 startups qui prendront part ? la grande finale nationale de Yaound? en septembre 2024. Pour postuler, renseigne la Minpostel, les candidats doivent s?inscrire ? l?adresse www.aic.patnuc.cm. Ce, jusqu?au 20 ao?t 2024. Bon ? savoirLe Projet d?Acc?l?ration de la Transformation Num?rique au Cameroun (Patnuc) est une initiative majeure du gouvernement camerounais, sous la tutelle du Minpostel. Plac? sous la coordination du Dr Mfuh Wilfried Fuaye Kenji, le Patnuc vise ? promouvoir l?inclusion num?rique et l?utilisation de solutions agricoles num?riques par les acteurs du secteur agropastoral camerounais. Dot? du financement de la Banque mondiale avec le soutient et l?appui du gouvernement camerounais, le Patnuc s?inscrit dans la strat?gie nationale de d?veloppement 2030 (SND30) et vise ? moderniser le secteur agricole, am?liorer la productivit? et la comp?titivit? des exploitations familiales, et stimuler la croissance ?conomique inclusive, l?utilisation des solutions agricoles num?riques par les petits exploitants agricoles. Il a pour principale zone d?intervention l?ensemble des 10 r?gions du Cameroun avec un int?r?t particulier sur les cha?nes de valeur agricoles prioritaires. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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