Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Pr?sidentielle rwandaise: Franck Rwaka d?j? en pente douce vers le scrutin

Le chef de cette communaut? rwandaise ? Yaound? jette un regard sur un vote en lequel il place de nombreux espoirs. Le 15 juillet 2024 se tiennent les scrutins pr?sidentiel et l?gislatif au Rwanda. Paul Kagame au pouvoir depuis 2000 est candidat ? sa propre succession pour un quatri?me mandat de cinq ans. Seule la diaspora rwandaise est habilit?e ? voter au Cameroun. Les r?fugi?s sont bannis du processus ?lectoral. ?D?habitude on ouvre un bureau de vote pour la diaspora non refugi?e, elle vote souvent ? l??cole publique de Bastos?, confie Franck Rwaka, commer?ant rwandais. Selon l?interlocuteur, tous les rwandais souhaitent bien participer aux scrutins, mais leur statut de r?fugi?, leur interdit de voter. ?Ils sont nombreux qui sont encore sous les menaces du pouvoir de Kigali?, explique-t-il. ?On ne saurait parler de v?ritable d?mocratie au pays?. Le pr?sident de la R?publique gouverne le pays avec une main de fer. C?est la dictature. Or s?il y a la libert? d?expression, la bonne gouvernance, un espace politique inclusif ?les rwandais ?parpill?s en Afrique centrale et en Europe, peuvent rentrer au bercail, et apporter leur pierre dans la construction de l??difice?, regrette Franck Rwaka. Le g?nocide au Rwanda en 1994, entre Hutu et Tutsi a laiss? une plaie b?ante, les s?quelles demeurent. Et tous ceux qui ont fui, attendent des pouvoirs publics une d?crispation de l?espace politique. ?Seul l?espace politique ouvert au d?bat, va permettre que nous rentrons au pays, lorsque les jeunes rwandais du pays sont musel?s, ceux qui sont ? l?ext?rieur ne peuvent pas prendre l?initiative de rentrer au pays?, l?che l?interlocuteur qui a requis l?anonymat. Il faut ?une r?elle politique de r?conciliation nationale, qui met l?accent sur la stabilit? du pays?, poursuit-il. Pour parvenir ? ce r?sultat, le pr?sident Paul Kagam? doit ?rassembler tous les enfants de la nation de tout bord, instaurer le dialogue national, demander les avis des uns et autres pour que ensemble ils d?cident de l?avenir du Rwanda. S?il le fait tout le monde pourra participer ? l?action publique. C?est ainsi qu?il pourra s?attirer les faveurs des enfants de la nation?, explique Franck Rwata. EconomieLe Rwanda connait une certaine embellie sur le plan ?conomique depuis la fin du g?nocide en 1994. L??conomie repose sur l?agriculture, qui repr?sente environ 56% de l?emploi du pays et 25% du PIB. Selon Franck Rwaka, tout n?est pas noir. Il y a des avanc?es. M?me si l?on note que le niveau de pauvret? reste encore ?lev?. Selon les informations qui lui parviennent du pays, il est impossible aux Rwandais de se procurer le repas deux fois par jour. Le ch?mage reste d?actualit?. Les jeunes fr?quentent mais au final, font face ? des r?els probl?mes d?insertion. A l?instar des autres pays de l?Afrique centrale, les jeunes fr?quentent, se forment, mais sont contraints d?embrasser d?autres activit?s ou m?tiers pour leur survie, et soutenir la famille. ?Le Rwanda a besoin de ses enfants, pour son d?veloppement ?conomique inclusif, la stabilit? gage d?une paix durable?, conclut un autre interlocuteur. Olivier Mbessit?

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Cours de vacances: enjeu de r?les entre parents et enfants

Pour les premiers, les le?ons dispens?es pendant la p?riode de tr?ve scolaire sont un vecteur de progr?s intellectuel chez les ?l?ves en difficult?. Pour les seconds, ce n?est rien d?autre que des ?jours de cong?s bouff?s?. A la rentr?e prochaine, Rams?s sera en classe de 6e. Ce lundi 8 juillet, il est r?veill? par ses parents. Selon ces derniers, il est difficile de penser ?vacances? quand la moyenne obtenue par leur fils n?est pas rassurante. ?Il a eu 11 au coucours. Ce r?sultat n’est pas bon. Je devais ?tre satisfaite s’il avait au moins 12 de moyenne; les loisirs ne devraient donc pas dans ses priorit?s?, l?che Ir?ne. A ?couter la m?re du petit Rams?s, c?est cette approche correctrice qui structure la conduite impos?e au gamin. Pour amener le petit ? accepter son sort, son p?re Andr?, lui promet une sortie dans une enseigne commerciale de la place de son choix tous les samedis.Audrey est tenue par un de ses cousins, instituteur venu en vacances chez eux ? Kodengui. Apr?s son ?chec au BEPC, son p?re d?cide abr?ger les vacances de cette derni?re. Elle n’a pas droit ? la parole. Les consignes donn?es ? Yves, le r?p?titeur de circonstance sont claires. ?Pas de t?l?vision pour elle. Pas de balades. Elle doit ?tudier et travailler manuellement?, impose le g?niteur. Il met la m?re de cette derni?re ? contribution, ?il faut tout faire pour relever son niveau. Il faut veiller que les cours sont suivis par Audrey?, assigne-t-il ? sa femme. Qu?en pensent les principaux concern?s?De mani?re g?n?rale, ils se d?barrassent compl?tement de l?id?e selon laquelle les cours de vacances leur feraient du bien. Rams?s se concentre sur ?les jours de cong?s bouff?s?, lesquels s’accompagnent de t?ches et de responsabilit?s suppl?mentaires. ?Je dois faire les devoirs; je dois faire mes travaux avant d?aller en classe, alors que je suis en cong??, se plaint-il. Audrey, pour sa part, prendre en compte cette conjonction de doubles contraintes et l?attitude dictatoriale de ses parents pour ?clairer son non aux cours de vacances.Alors m?me qu?il semble impossible d?en donner une d?finition satisfaisante, les cours de vacances sont partout et chargent de sens une grande partie du temps des ?l?ves aux r?sultats m?diocres. Pour certains parents, ils sont un vecteur de progr?s intellectuel. Pour d?autres, ils constituent un rempart efficace contre les jeux pendant la p?riode de tr?ve scolaire. ?On peut donc faire le constat qu?il s?agit plus d?une offre dont le p?rim?tre est circonscrit par la contrainte?, postule Aubert Nguefack, psychologue sp?cialiste de l’enfant et de l’adolescent. Andr? Gromyko Balla

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Gr?ce au nettoyage du poulet : Isma?l se donne des ailes

Le jeune centrafricain passe la majeure partie de sa vie ? perfectionner son art, en offrant une expertise transmise de g?n?ration en g?n?ration. Isma?l, 22 ans, tr?s connu au march? Mvog-Ada, est pass? ma?tre dans l’art de nettoyer le poulet. Sa fa?on de faire ne laisse personne indiff?rent. Seau d’eau et balai en main toutes les quinze minutes, son bureau, du moins sa surface de travail brille par sa propret?. Sa gentillesse et sa fa?on de travailler semblent avoir conquis tous les clients. Petit et grand, tout le monde est accueilli. Ses clients? l’aff?t d’un acheteur de poulet, Isma?l vous propose gentiment ses services: ?Mme vous voulez nettoyer??. Si la r?ponse est positive, il vous rassure et vous met en confiance: ?avec moi votre poulet ne sera pas ?chang? ni vol??. Cependant, ? cause de sa notori?t?, la plupart des clients le trouvent sur place. C’est le cas de ces dames qui font tr?s souvent les courses pour les r?unions ou qui re?oivent des invit?s ? l’occasion de certaines manifestations. Tendance?Il arrive des jours o? l’on me confie 100 voire 200 poulets ? nettoyer. ? ce moment-l?, je suis oblig? de recruter des employ?s dans la t?che. J’ai achet? une machine ? nettoyer le poulet ? 30.000 francs en affaires et c’est tr?s utile ? ces moments-l?. Il suffit de les plonger pr?alablement dans de l’eau chaude. Si l’on me demande de vider, c’est encore bien mieux, car certaines femmes viennent au march? uniquement pour nettoyer les boyaux et vendre. Nettoy?s, ils sont revendus ? 100 FCFA par pi?ce d?j? enroul?e sous la forme de rouleau appel? « minsounga ». Or mis le fait que le soir quand je rentre ? la maison, ma famille et moi ne manquons pas de quoi manger. M?me les ?ufs qui se forment dans le ventre ne sont pas en reste, ils sont piqu?s dans une brochette qui est vendue ? 100 FCFA la pi?ce, tout comme le g?sier et le foie.? Difficult?sComme dans tout m?tier, il y a des inconv?nients. Le premier c’est l’humidit?. ? force de nettoyer les poulets ? longueur de journ?e, nos v?tements de travail et nos pieds sont toujours humides. Ce qui nous rend vuln?rables aux maladies qui s’accompagnent avec. Isma?l nous confie: ?pour un ?tranger comme moi, ce n?est pas facile de s’int?grer. Les grands fr?res qui sont grossistes du poulet sur le march? nous ran?onnent afin de conserver la place, de plus les agents de la mairie nous font payer les tickets si nous sommes bien plac?s. La seule fa?on de les ?viter est d’aller tr?s loin des regards, dans les endroits cach?s.? Marie No?lle Etoungou, stagiaire

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Gestion de la CNPS: l’infortune publique du Consupe

L?un charge. L?autre d?charge. Chacun s?accroche ? l?espoir de rester ma?tre du dossier. La plupart du temps, les portraits des hommes publics encombrent, mais force est de constater qu?ils ont parfois une utilit?. Celui qui ceinture une page dans l??dition du 30 ao?t 2022 d magazine panafricain ?Business & Finance International? joue vraisemblablement son r?le dans la d?couverte ou la red?couverte de Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame. Tous les sens ouverts, entrons avec ce journal dans le parcours de l?homme n? le 24 d?cembre 1960. ?Inspecteur principal des r?gies financi?res option Tr?sor (major de la promotion ? sa sortie de l?Ecole nationale d?administration et de magistrature en 1985); charg? de mission ? la pr?sidence de la R?publique; directeur g?n?ral adjoint charg? de l’administration et des ressources humaines ? H?v?cam; directeur de la CNPS (Caisse nationale de pr?voyance sociale) depuis 7 avril 2008. Depuis sa prise de fonction ? la CNPS, Olivier Mekulu Mvondo (membre fondateur de l?ONG Justice et Paix militante pour la cause humaniste) donne de meilleurs r?sultats de l?entreprise. En une dizaine d?ann?es, les d?penses annuelles de fonctionnement (hors salaires) ont ?t? r?duites de 76%, passant de 17 ? moins de 4 milliards de FCFA et le portefeuille d?actifs a bondi de pr?s de 85 milliards en 2015 ? plus de 850 milliards en 2020, dont 400 milliards de FCFA d?actifs r?alisables et disponibles. Ces chiffres confirment la solide sant? financi?re de la CNPS dirig?e par Alain Mekulu Mbondo Akame, qui a officiellement cl?tur? l?exercice 2020 avec un exc?dent (b?n?fice) de 72,39 milliards de FCFA, r?ussissant ainsi ? maintenir son r?sultat net au-dessus de la barre des 70 milliards de FCFA pour la 2e ann?e cons?cutive?, d?taille ?Business & Finance International?. Tout pour ?tre puissant et admir?. GriefsEt puis, le voici soudain qui inspire des proses au Contr?le sup?rieur de l?Etat (Consupe). Des proses qui d?noncent une noirceur manag?riale. Le constat, rude, s’impose ? travers un document de 5 pages publi? le 7 mai 2024. Dans son rendu, les sonorit?s des mots qu?utilise le gendarme de la fortune publique au Cameroun tranchent: ?19 fautes de gestion, dont 16 fautes avec un pr?judice financier non ?valuable?et trois fautes avec un pr?judice financier ?valuable?. Ce n?est pas tout. A charge contre l?actuel patron de la CNPS, le Consupe signale d?autres drames visibles et invisibles. Bross? avec des d?tails utiles ? la compr?hension, le tout se rapporte successivement ? ?l?ordonnancement et la perception, au titre de gratification de fin d?ann?e, d?un montant de 3,5 millions de FCFA, sans fondement juridique ?tabli?; la liquidation et l?ordonnancement des d?penses de 514,5 millions de FCFA octroy?s aux membres du conseil d?administration de la CNPS par le conseil d?administration, au titre d?indemnit?s de surveillance, sans service fait et sans contrepartie ?quivalente?; les ?carts et le manque ? gagner relev?s dans le reversement des int?r?ts dus et ?chus, dans le cadre des op?rations de rentabilisation de la tr?sorerie de la CNPS, ayant induit un pr?judice financier ?valu? ? 91,5 millions de FCFA?. Ligne de d?fenseL? sans doute se trouve ce qui pousse Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame ? sortir sa plume et son ?critoire. Dans une lettre adress?e ? Paul Biya, le DG de la CNPS rel?ve quelques asp?rit?s et autres incongruit?s dans le rapport du Consupe. Selon le boss de la CNPS, ledit rapport n?est que l’effet cumulatif des approximations r?alis?es tout au long des trois longues ann?es d?enqu?te au sein de la structure dont il a la charge. En s?attardant sur la ligne de d?fense du mis en cause, Investir au Cameroun ?crit: ?Pour la premi?re cat?gorie des fautes de gestion, No?l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame estime qu?elles sont principalement li?es ? l?organisation fonctionnelle de la CNPS en vigueur depuis 2009, une organisation ??totalement en conformit? avec les principes et r?gles de la Conf?rence interafricaine de la pr?voyance sociale (Cipres)??. Cependant, selon lui, le probl?me viendrait du fait que le CDBF a remis en cause ces principes et r?gles. ??Il convient de noter que le conflit d?interpr?tation des r?gles applicables ? la CNPS, port? en son temps ? votre haut arbitrage, avait conduit ? la signature par vos soins du d?cret n? 354/2018 portant organisation de la CNPS, qui r?glait la question en notre faveur??.Le magazine d?informations ?conomiques poursuit: ?Concernant les indemnit?s de surveillance des membres du conseil d?administration, le directeur g?n?ral de la CNPS r?pond qu?elles ont ?t? annuellement vot?es par le conseil d?administration, approuv?es par les deux tutelles que sont les minist?res des Finances, du Travail et de la S?curit? sociale, puis r?parties par le pr?sident du conseil d?administration et ex?cut?es conjointement par son adjoint de l??poque et l?agent comptable. Il est notable, poursuit-il, que ni aucun administrateur directement b?n?ficiaire ni le pr?sident du conseil d?administration, encore moins les responsables ayant ex?cut? lesdites r?solutions n?aient fait l?objet de sanction ou de demande de remboursement, comme c?est la jurisprudence constante au Consupe jusque-l??. Joseph Julien Ondoua Owona Peur dans la cit? Face ? la ?machine grondante?, des commentateurs craignent qu?une fois lanc?e, la m?canique de la justice repose sur un engrenage d?licat ? arr?ter ou ? r?viser. De fait, pour qu’un proc?s devienne possible lui, Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame estime non seulement que les ?infractions? doivent ?tre port?es ? la connaissance de la justice, mais encore faut-il que celle-ci soit en mesure de les ?tablir. ? bien y r?fl?chir, disent des commentateurs, ce qui arrive ? Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame ?claire sur une ?machine? qui a le pouvoir terrible de disposer de la libert? des citoyens. ?Certains dossiers du Consupe r?v?lent donc de mani?re r?currente que nos inspecteurs d??tat se privent de moins en moins de montrer, comme ils disent, que c?est eux maintenant qui d?cident, et qu?ils ont les moyens de d?cider m?me du destin des autres citoyens. Si la majorit? d?entre eux r?sistent encore un tant soit peu ? cette propension ? l??crasement, un noyau plut?t actif laisse libre cours ? une v?ritable pathologie de l?acharnement: au pr?texte ostentatoire de l?assainissement de la

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La Russie sur le terrain g?opolitique de l?Afrique

Le continent africain est une r?gion r?gionale avec de nombreuses perspectives de d?veloppement dans un avenir proche, puisqu’il s’agit d’une r?gion compos?e d’un m?lange de pays dot?s de richesses naturelles extr?mement importantes- sources importantes de p?trole (en particulier 9,7 % du p?trole prouv? mondial), le gaz (plus pr?cis?ment 7,8 % des r?serves de gaz naturel) et d’autres min?raux pr?sents en Afrique (au total environ 30 % des ressources mondiales)-mais aussi une r?gion ayant une position g?opolitique particuli?rement importante sur la sc?ne mondiale. En effet, certains pays africains, comme le Nigeria, l?Afrique du Sud et l??gypte, jouent d?j? le r?le de puissance r?gionale pour leur r?gion voisine africaine en raison de leur position g?opolitique particuli?re.La position internationale de l?Afrique au cours de notre si?cle a ?t? influenc?e par un ensemble de d?veloppements internes importants et en m?me temps positifs. La fin des guerres civiles particuli?rement sanglantes et d’une mani?re g?n?rale leur r?duction par rapport au pass?, les r?formes importantes au niveau r?gional et national, la mise en place de nouvelles structures telles que le Parlement Panafricain, le ?Conseil pour la Paix et la S?curit??, le ?Cour africaine des droits de l’homme?, etc. ainsi que la tendance croissante des taux de d?veloppement ?conomique de la plupart des pays africains, qui ? leur tour ont renforc? la classe moyenne du continent, ont ?t? les principaux facteurs d’am?lioration de l’image des pays africains au niveau mondial.En outre, les ?tats d’Afrique, lib?r?s de leur pass? colonial, sont d?sormais devenus un terrain de forte concurrence mais aussi d’investissements importants de la part de nombreuses entreprises qui y ont ouvert de nouvelles entreprises. Les soci?t?s d?investissement ?trang?res telles que Carlyle Group et Emerging Capital Partners ont investi d?importantes sommes de capitaux sur le territoire africain. Selon les pr?visions statistiques, en Afrique d’ici 2030, une couche sociale de 130.000. 000 de nouveaux consommateurs sera cr??e. Au cours de la m?me p?riode, aux ?tats-Unis, le nombre de nouveaux consommateurs n?augmentera que de 25.000.000.Dans l’?conomie africaine, il existe d?j? un certain nombre d’entreprises multinationales africaines importantes dans les services financiers et bancaires (Equity Bank, Ecobank), dans le secteur industriel (Chandaria, Dangote), dans le secteur de la vente en gros (METL), dans le secteur de la vente au d?tail ( Soprite, Nakumatt) et dans le secteur des t?l?communications (MTN), qui ont r?ussi ? lever des capitaux importants sur les bourses africaines auxquelles ils participent.D?ici 2040, plus de 500.000.000 d?habitants s?installeront dans les villes africaines, ce qui entra?nera des changements tectoniques dans l??conomie, o? la production agricole et l?extraction de mati?res premi?res min?rales ne seront plus les activit?s dominantes et leur place sera prise par l?offre de services. En dehors de tout le reste, d?ici 2050, la population de l?Afrique atteindra 2.500.000.000 d?habitants, c?est-?-dire qu?elle doublera.La Russie, qui apr?s la dissolution de l’Union sovi?tique a r?ussi ? voler de ses propres ailes et est aujourd’hui l’un des ?tats les plus puissants jouant un r?le majeur dans les relations internationales, d?clare explicitement dans sa ?Doctrine de politique ?trang?re?, telle qu’elle a ?t? rendue publique en mars 2023, que son objectif premier est ?d’augmenter le commerce et les investissements? sur le continent africain.Le faible niveau de coop?ration entre la Russie et les ?tats du continent africain repose sur deux causes principales. Premi?rement, il n?y a jamais eu de lien entre la Russie et l?Afrique, comme c?est le cas avec les pays d?Europe occidentale, qui sont ?troitement li?s aux pays africains par leur langue, leur culture et leur histoire. Deuxi?mement, les entreprises russes n?ont pas consid?r? l?Afrique comme une destination commerciale pendant une longue p?riode dur?e.Ainsi, les relations commerciales entre la Russie et les ?tats africains pourraient se d?velopper dans des domaines tels que la production ?nerg?tique et alimentaire, mais aussi dans le secteur de la construction, ce qui repr?sente une grande opportunit? commerciale pour les entreprises de construction russes ?tant donn? le faible niveau de d?veloppement des infrastructures des ?tats africains.Il convient de noter que les 22 et 23 octobre 2019, le premier sommet ?conomique Russie-Afrique a eu lieu dans la ville russe de Sotchi, sur la c?te orientale de la mer Noire, avec la participation de 42 dirigeants d’?tats africains. Le pr?sident Vladimir Poutine et le pr?sident ?gyptien Abdel Fatah al-Sisi ?taient copr?sidents. Au cours de la session, des dizaines d’accords et de m?morandums de coop?ration ont ?t? sign?s avec l’?tat russe, avec des entreprises publiques et priv?es.Cependant, m?me si le commerce entre la Russie et l?Afrique ne s??levait qu?? 15,6 milliards de dollars en 2021, selon le FMI, la Russie a exerc? une grande influence. ? titre de comparaison, il convient de mentionner qu?en 2021, l?Union europ?enne a export? 300 milliards vers l?Afrique, tandis que les ?tats-Unis en ont export? 65 milliards. En revanche, la Chine avait en 2021, 254 milliards d?exportations vers le continent et en 2022, 282 milliards.Le message ?anticolonial? de Poutine, formul? dans son discours connexe, r?sonne dans les pays o? la suspicion ? l’?gard des anciennes puissances coloniales est profond?ment enracin?e. Ainsi, en mars 2022, 25 pays africains se sont soit totalement abstenus, soit se sont abstenus lors du vote d?une r?solution de l?ONU condamnant l?invasion de l?Ukraine par la Russie.Outre le fait que la Russie a une pr?sence militaire dans les pays africains, il convient ?galement de noter qu?elle est l?un des principaux exportateurs de syst?mes d?armes vers l?Afrique. En f?vrier 2022, 50 % des ?quipements du continent ?taient de fabrication russe. Parmi les principaux clients de la Russie figuraient l’Alg?rie, l’?gypte, le Soudan, l’Angola, le Nigeria et le Mali. Les principales cat?gories d??quipements export?s par la Russie vers l?Afrique ?taient les avions de combat, les h?licopt?res, les chars de combat, les radars, les missiles et les syst?mes de lancement multiples. En 2022, la Russie a perdu la premi?re place face ? la Chine.Dans le m?me temps, la Russie a inaugur? tout un r?seau d?apprentissage de la langue russe, ainsi que des succursales d?universit?s russes dans diff?rents pays. Des institutions russes existent en ?gypte, en Zambie, au Congo-Kinshasa, en Tanzanie, en Tunisie, en Alg?rie et en

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D?livrance de la CNI: tout est secondaire? Sauf la v?rit?

Elev? au rang d?enjeu social et communicationnel, le processus de d?livrance de la CNI (carte nationale d?identit?) m?rite des ?clairages, dit la Direction g?n?rale des imp?ts (DGI) du Cameroun. Dans l?opinion publique, l?affaire est d?importance. A propos du droit de timbre pass? de 2800 ? 10 000 FCFA, les mots sont des outils que les uns et les autres utilisent et maltraitent. Ce qui se dit lors des conversations entre amis contient plusieurs profils de discussions. Pour l?administration fiscale, il y a probl?me. Et le signe de la pr?sence du probl?me c?est l?ensemble des questions que se posent les citoyens. Sous l?angle pratique, le corpus renvoie principalement ? cinq questions. 1-Le co?t de la carte nationale d’identit? va-t-il augmenter? Le prix final sera-t-il de 15 000 F CFA?A la DGI, la r?ponse coule de source: ?Non?. ?Le prix de la carte nationale d’identit? n’a pas augment??, tranche l?administration fiscale. En pr?tant attention aux explications fournies, on refait le parcours. ?Pour avoir la CNI dans l?ancien syst?me, outre les 2 800 F CFA ? payer aupr?s des postes d?identification, il faut avoir pay? les droits de timbre sur le certificat de nationalit?, la copie d?acte de naissance, les justificatifs de la profession. Ajouter au co?t des imprim?s et aux autres frais accessoires (transport pour chacune des administrations habilit?es ? d?livrer ces pi?ces pr?alables), ces frais suppl?mentaires sont en moyenne de 8 000 FCFA. Ce qui situe le co?t de la CNI dans l?ancien syst?me ? environ 10 000 FCFA, 2 800 FCFA ? payer au poste d?indentification inclus?, explique la DGI.En r?articulant ces fragments d?exp?rience engrang?s, la DGI construit une nouvelle g?ographie des co?ts. ?Le droit de timbre de 10 000 FCFA d?sormais requis inclut tous les frais susvis?s li?s ? la production de la carte, tels que le certificat de nationalit?, la copie d’acte de naissance, et la photographie. Ce tarif unique, payable en ligne, simplifie la proc?dure et ?vite les frais cach?s ou suppl?mentaires tels que les frais de transport pour les administrations autres que le poste d?identification. Il est donc lib?ratoire de toute autre charge. Il s?ensuit donc que le co?t de la CNI de l?ancien syst?me au nouveau syst?me est sensiblement le m?me. Pour une validit? de 10 ans, la CNI co?te donc 1 000 FCFA par an ? chaque citoyen camerounais demandeur de ce titre identitaire?. 2- Pourquoi le partenaire re?oit-il 90% du produit du droit de timbre?Entendue de la bouche de plusieurs citoyens camerounais, cette question traduit ? la fois le besoin de dire, de mettre des mots dans ce qui parait compliqu? au premier abord. Mais, la DGI simplifie les choses. ?Cette quote-part, dit-elle, est justifi?e par deux ?l?ments majeurs:1) L’investissement initial consid?rable: Le partenaire prend en charge la construction et l’?quipement de trois centres multifonctionnels, sept centres r?gionaux et 58 centres d?partementaux d’enr?lement. Il r?nove ?galement 219 postes d’identification existants, met en place un r?seau de communication performant, construit une base de donn?es nationale et une base de secours, fournit 1000 postes d’enr?lement et 1000 terminaux mobiles d’authentification, et installe un dispositif d’alimentation en ?nergie ?lectrique de secours dans tous les postes d’identification.2) Les caract?ristiques de la nouvelle carte: La nouvelle carte nationale d’identit? est infalsifiable, robuste et durable, conforme aux normes internationales de s?curit? les plus strictes. Pour une dur?e de 15 ans, sup?rieure ? la dur?e de validit? de 10 ans de la carte, ce contrat permet au partenaire de rentabiliser son investissement tout en garantissant un service de qualit??. 3-Quels sont les avantages du nouveau syst?me pour la population?La r?forme en cours de la carte nationale d?identit? s?accompagne de profonds changements qui devraient sinon ?liminer compl?tement la sp?culation autour de cette pi?ce, cause de paiements indus qui peuvent aller jusqu?? 50 000 FCFA selon la Direction g?n?rale des imp?ts (DGI), du moins la r?duire consid?rablement gr?ce notamment ? la suppression du syst?me de prorogation de la dur?e des r?c?piss?s dans les commissariats de police, suppression induite par le raccourcissement de la dur?e de d?livrance de la pi?ce ? 48 heures. L?un des changements majeurs qui va intervenir concerne pr?cis?ment la suppression de la manipulation du cash dans le processus de d?livrance de la CNI.Sur ces diff?rents aspects, la DGI brandit: ?la rapidit?, la s?curit? renforc?e (la nouvelle carte est infalsifiable et conforme aux normes internationales, garantissant une meilleure protection contre la fraude), la facilit? d’acc?s (les nombreux centres d’enr?lement r?partis sur le territoire national facilitent l’acc?s au service pour tous les citoyens), la transparence (le tarif unique de 10 000 FCFA, payable en une seule fois, met fin aux frais cach?s et aux arnaques), l?authentification simplifi?e (les terminaux mobiles d’authentification permettent de v?rifier l’authenticit? des cartes d’identit? de mani?re rapide et fiable). 4- Quels sont les avantages du nouveau syst?me pour l?Etat?Dans le sens dominant qui escorte cette question, il y a ce que l?opinion publique exprime sous la forme d?une plainte douloureuse: Que gagne le Cameroun dans cette affaire? ?Le syst?me actuel de production des CNI est essentiellement ? la charge de l?Etat, rien n??tant gratuit par ailleurs. Entre les redevances mensuelles d?interconnexion pour le transfert des donn?es, l?acquisition des cartes vierges, la maintenance du syst?me, la production des r?c?piss?s? l?Etat subventionne la production de la CNI ? un co?t moyen de 15 000 FCFA par carte. Avec le syst?me envisag?, l?ensemble de ces charges de production est transf?r? au partenaire. Ce qui lib?re le budget de l?Etat d?une d?pense. Bien au contraire, l?Etat s?en tire avec une quote-part de 1 000 FCFA?, r?pond la DGI. 5- Faire recours ? un partenaire priv? pour la production des CNI est-il une sp?cificit? camerounaise?La pr?sence de cette question est permanente au sein de l?opinion publique nationale. Et dans sa r?ponse, la DGI s?inscrit tout enti?re dans les coordonn?es de ladite question en disant clairement ?Non?. Bien plus, ajoute-t-elle, ?les Etats ne disposent pas toujours de technologies leur permettant de faire des CNI et passeports conforment aux normes internationales de s?curit?. Ils font donc recours ? des partenaires priv?s sp?cialistes dans

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Promotion de l?int?gration financi?re en Afrique centrale : le Cameroun aux avant postes

Dot? d?une strat?gie visant ? dynamiser le secteur financier et ? relever les d?fis de la fragmentation des march?s, le pays joue un r?le de premier plan dans la dynamisation du secteur financier de la sous-r?gion. Sous l??gide de l?Union Africaine, une session intitul?e: ?R?alisation de l?int?gration financi?re de l?Afrique pour une croissance inclusive et un d?veloppement durable?, a ?t? organis?e lors de la 7e R?union minist?rielle du Conseil technique sp?cialis? sur les finances, les affaires mon?taires, la planification ?conomique et l?int?gration (CTS) les 6 et 7 juillet 2024 ? Tunis en R?publique de Tunisie, Repr?sent? par son ministre du Travail et de la S?curit? Sociale, Gr?goire Owona et son ministre D?l?gu? aupr?s du ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire (Mindel/Minepat), Paul Tasong, le Cameroun a activement particip? aux assises. Au cours de celles-ci, Paul Tasong a pr?sent? les strat?gies mises en place par Yaound? dans le but de promouvoir l?int?gration financi?re en Afrique centrale. Il a ?galement partag? les le?ons tir?es de l?exp?rience camerounaise et les initiatives visant ? relever les d?fis li?s ? la fragmentation des march?s financiers et des cadres de r?gulation en Afrique. InitiativesLes participants ont relev? que, concernant la fragmentation des march?s financiers, le Cameroun participe activement ? la fusion des deux march?s financiers en zone Cemac. Paul Tasong a soulign? que cette probl?matique est au c?ur de la rationalisation des Communaut?s ?conomiques R?gionales (CER) en Afrique centrale, un processus dirig? par le Pr?sident de la R?publique du Cameroun, S.E. Paul Biya. Lors de la 6e R?union du Conseil des ministres du Comit? de Pilotage de la Rationalisation des CER en Afrique centrale, des projets de protocoles pour r?gir les hautes autorit?s des march?s financiers et mon?taires de l?Afrique centrale ont ?t? valid?s.? l??chelle continentale, le Cameroun soutient la cr?ation d?un march? financier africain int?gr? et la mise en place d?un m?canisme de stabilit? financi?re. En 2019, la r?union du CTS tenue ? Yaound? a encourag? la Commission de l?UA ? ?uvrer pour la cr?ation d?une agence de notation financi?re africaine ind?pendante. Le Cameroun soutient aussi des initiatives telles que la mise en place et le Fonds fiduciaire de d?veloppement des march?s financiers. Strat?giesCelles du Cameroun d?coulent des orientations de la Strat?gie Nationale de D?veloppement ? l?horizon 2030 (SND30), visant la transformation du secteur financier camerounais. Depuis l?adoption de la SND30 en 2020, le gouvernement a entrepris plusieurs initiatives pour dynamiser le secteur financier, parmi lesquelles l?adoption en mai 2024 de la Strat?gie nationale de d?veloppement du secteur financier, destin?e ? mobiliser les capitaux pour financer la SND30, avec des besoins estim?s ? pr?s de 88 000 milliards FCFA.D?autres initiatives cl?s sont relatives ? la mise en place d?un fonds de garantie de 200 milliards FCFA cr?? en 2023 pour faciliter les pr?ts aux PME locales. Une strat?gie nationale d?inclusion financi?re couvrant la p?riode 2023-2027 a ?galement ?t? adopt?e. Ces actions compl?tent celles du Document de Strat?gie pour la Croissance et l?Emploi (DSCE), notamment la loi de 2019 sur l?activit? de cr?dit dans les secteurs bancaires et de la microfinance et le lancement du processus d?inscription de certaines entreprises publiques ? la Bourse de valeurs mobili?res de l?Afrique centrale.Paul Tasong a annonc? que le Cameroun pr?voit d?organiser la 9e ?dition du forum international sur les Partenariats Public-Priv? en 2025 pour attirer davantage d?investissements en Afrique. Cette initiative vise ? renforcer l?int?gration financi?re et ? mobiliser les ressources n?cessaires au d?veloppement du continent. Jean-Ren? Meva?a AmougouSource: Union Africaine

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Libre-circulation, Zlecaf, soci?t? civile: les dossiers chauds de la Fotrac 2024

La c?r?monie protocolaire d?ouverture de la Foire a vir? ce 12 juillet 2024 ? un plaidoyer dirig? vers les autorit?s. La Foire transfrontali?re de l?Afrique centrale (Fotrac) tient ses promesses en tant qu?espace d?int?gration socio-?conomique. Fort de cet id?al, Danielle Nlate, pr?sidente du R?seau des femmes actives de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Refac), ne perd pas la moindre occasion pour sensibiliser sur les emb?ches qui entravent encore le chemin des entrepreneures. Celle-ci est devenue, par la force de son engagement, un symbole de cette ambition africaine; ce qui a conduit ? sa d?signation comme repr?sentante du Cameroun ? la Commission de r?flexion pour le protocole Femmes et jeunes dans le commerce transfrontalier. ? cette ?dition 2024 de la Fotrac, elle sensibilise autorit?s locales, forces de s?curit? et de l?ordre et institutions communautaires sur la n?cessit? de concr?tiser la libre-circulation. ?Nous partons de Kye-Ossi ? Ebolowa avec sept barri?res. Nous n?avons pas voulu imposer encore ? ces valeureuses femmes et jeunes, qui nous viennent non seulement des pays d?Afrique centrale, mais aussi de l?Ouest et de l?Est, cette torture. Pourtant, nous avons ces actes des chefs d??tats de la sous-r?gion qui disent circuler librement. Et nous avons besoin de circuler librement et en toute s?curit?. La ville de Kye-Ossi a besoin d?un bon coup de fouet pour son d?veloppement. Les villes de Bitam et d?Ebibeyin ont besoin d?ouvrir leurs barri?res?, d?clare-t-elle.Ce propos inaugural de Danielle Nlate ne donne pas lieu ? un d?ni des chantiers entrepris au niveau communautaire pour assurer la libre-circulation des biens et personnes entre le Cameroun, le Congo, la Centrafrique, le Tchad, la Guin?e ?quatoriale et le Gabon. Elle se positionne dans l?id?ologie du gouverneur de la r?gion du Sud Felix Nguele Nguele qui appelle les femmes du Refac ? jouer leur participation dans l?intensification des ?changes commerciaux intra-africains, tel que vis? par la Zlecaf. ?Elle en veut plus. Aussi n?h?site-t-elle pas ? apostropher, hors tribune officielle, des responsables de la Cemac et le gouverneur de la r?gion du Sud: ?Vous parlez de la brigade mixte qui sera lanc?e, mais que vaut le chantier de la libre-circulation sans l?implication de la soci?t? civile. Nous voulons participer aux r?unions techniques. C?est nous qui avons port? cette initiative; Vous faites tout ce travail sans une concertation avec la soci?t? civile?, d?crie-t-elle avec v?h?mence au cours de la visite des stands. Ebolowa exalte l?int?gration Ebolowa, capitale de la r?gion du Sud, accueille du beau monde. Des entrepreneurs Camerounais, Centrafricains, Congolais et Tchadiens, Rwandais, Nigeriens, RD Congolais, S?n?galais, Nig?rians, y ont ?lu leurs quartiers dans le cadre de la 15? ?dition de la Foire transfrontali?re de l?Afrique centrale (Fotrac). Ev?nement phare du R?seau des femmes actives de la sous-r?gion (Refac), la Fotrac se tient du 17 au 21 juillet 2024, sous le th?me ? Faciliter les ?changes, favoriser les voies de dialogue et de coop?ration transfrontali?re pour le d?veloppement socio-?conomique et culturel en Afrique ? l??re de la Zlecaf?. C?est ? cette fin que sont ouvertes au public les portes du Stade municipal d?Ebolowa; avec en fond de toile des modes d?expression culturelle des ressortissants d?Afrique. Lesquelles se d?montrent ici au travers des cr?ations artisanales d?objets de d?coration, de textiles ? base de fibres naturelles. Du savoir-faire m?dicinal et de la valorisation et de la modernisation des savoirs gustatifs africains. Tout y passe dans cette exposition du patrimoine industriel local.Chacun y met du sien, car au-del? de l?exposition des produits commerciaux, la Fotrac offre un espace de recherche de partenariats et de r?seautage pour la centaine d?entrepreneurs pr?sents, en vue la conqu?te du march? continental. ?Je suis ici pour me faire connaitre et chercher un nouveau march?. Je suis l? pour connaitre ce que les gens recherchent en mati?re de plantes gu?rissantes. Ailleurs, j?ai d?j? des partenaires qui ach?tent mes produits et vont les vendre dans leurs pays. Si je peux en trouver d?autres, ce serait bien? indique Issoufou, originaire du Niger.Sur le site de la Fotrac, des institutions nationales et communautaires sont ?galement ? pied d??uvre pour des actions de communication ? l?endroit de porteurs de projets attir?s sur les lieux. ?Je d?j? obtenu beaucoup de cartes de visites ; mais le plus important, c?est que j?ai maintenant une vue plus ?largie de mon secteur d?activit?. Nous d?butons, avec d?autres femmes de mon collectif, dans la production et la transformation du manioc. Nous voulons approvisionner le march? camerounais et gabonais de produits d?riv?s du manioc. Et l?, nous avons appris beaucoup sur les moyens pouvant nous permettre d?acheminer nos produits par voie terrestre. Nous avons eu toutes les informations n?cessaires dans le stand du conseil national des chargeurs du Cameroun?, indique tout sourire sur le visage Valentine T. Strat?gie d?import-substitution La Cemac scrute l?avenir ? la Fotrac 2024 L?entr?e en vigueur prochaine de la politique r?gionale d?import-substitution est la principale annonce de l?institution ? l??dition 2024 de la Fotrac. La Foire transfrontali?re annuelle de l?Afrique centrale (Fotrac) bat son plein dans la ville d?Ebolowa, chef-lieu de la r?gion du Sud. La Communaut? des ?tats de l?Afrique centrale (Cemac) y a pris ses quartiers afin de vulgariser les mesures prises ? l??chelle r?gionale en faveur de l?int?gration ?conomique des six ?tats-membres. Dans cette grande man?uvre communicationnelle, le Pr Bienvenu Akono, repr?sentant du secr?taire permanent du Pref-Cemac, annonce l?entr?e en vigueur incessamment de la strat?gie d?import-substitution des produits du cru. ?Je le confirme. Il y a eu une r?union de concertation de la Commission de la Cemac et du secr?tariat du Pref-Cemac pour la mise en ?uvre du Plan d?op?rationnalisation. Ce qui est une instruction du comit? de pilotage du Pref-Cemac dont la r?union s?est tenue ? Douala les 24 et 25 juin 2024 pour qu?on d?marre la mise en ?uvre de cette strat?gie. Donc, d?s ce second semestre, certaines actions permettant d?op?rationnaliser cette strat?gie vont commencer ? ?tre mises en ?uvre?.? l’en croire, cette ?volution est adoss?e ? un chronogramme ?tal? sur la p?riode 2024-2026 pour ce qui est de la premi?re phase. ?Il y a

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Mobilit? ?lectrique: au-del? du voeu, la triste r?alit?

Le souhait du gouvernement de passer du fuel ? l??lectrique remet au go?t du jour le sempiternel probl?me des voies praticables et de la strat?gie ?nerg?tique. Yaound?, capitale du Cameroun. En cette matin?e du mois de juin 2024, un v?hicule ? usage taxi en provenance du carrefour Tropicana et en partance pour le quartier Mvan s?offre en spectacle. En voulant sortir de l?un des vastes nids d??l?phants situ?s ? quelques m?tres dudit carrefour, sa roue saute brusquement, poursuivant sa course folle sur la chauss?e. Quelques secondes suffisent pour que la jante du v?hicule, ? la merci des restes du quidam, se torde. Impossible de remettre la roue en place, le dispositif y relatif ?tant hors service en l??tat. Les deux mains sur la t?te, le chauffeur ?value le manque ? gagner. Devenus l?gions sur nos routes, les nids de poule se rendent souvent responsables d?incidents techniques de ce genre.Et c?est pr?cis?ment dans ce contexte que le Cameroun, comme le Rwanda, souhaite basculer ? l?automobile ?lectrique. C?est du moins ce qu?a exprim? son ministre des Transports, Ernest Massena Ngalle Bibehe le 11 juillet 2024, lors de la s?ance de travail de lancement du Programme de promotion de la mobilit? ?lectrique qu?il a pr?sid?e ? Yaound?. Objectif, ?tablir une feuille de route dudit programme. R?solutionsS?ance tenante, plusieurs aspects techniques du projet ont meubl? les ?changes. Au rang de ceux-ci, l?on note les tests et homologation des v?hicules ?lectriques, le choix des technologies relatif aux infrastructures de recharge, la disponibilit? de l??nergie ?lectrique, la formation des professionnels sur les aspects techniques des v?hicules ?lectriques et des bornes de recharge, ainsi que la strat?gie de gestion des mat?riaux sensibles utilis?s pour la fabrication desdits v?hicules, apr?s usage.? l?issue des ?changes, l?assistance a r?solu de cr?er un groupe de travail multidisciplinaire qui va int?grer les diff?rentes administrations concern?es ainsi que le secteur priv?. Celui-ci devra faire un ?tat des lieux des acteurs qui existent, de ses potentialit?s, de la disponibilit? de l??nergie. Selon le Pr Val?rie Ongolo Zogo, conseiller technique n?1 au Minist?re des Transports, ?ce sera le diagnostic du cadre institutionnel pour savoir si les v?hicules ?lectriques d?j? import?s ne sont pas en marge de la r?glementation et savoir ce qu?il y a dans la r?glementation sur la mobilit? ?lectrique?. Pour finir, il sera question d??valuer l?offre et de la demande. L?impl?mentation de ce programme s?inscrit donc dans la continuit? de l?initiative qui avait conduit le Cameroun ? l?usage de trois voitures ?lectriques lors de la Can TotalEnergie 2021 tenue sur son sol en 2022. Joseph Julien Ondoua Owona

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Fonds en d?sh?rence au Cameroun: la Cobac craint une instabilit? financi?re ? l??chelle sous r?gionale

La Commission bancaire de l?Afrique centrale (Cobac) met une halte au processus de transfert des fonds en d?sh?rence dans les institutions bancaires et d?assurance vers la Caisse de d?p?t et consignation du Cameroun (CDEC). L?institution sous r?gionale s?est fendue d?une correspondance ce 11 juillet 2024 pour mieux porter ses r?serves. Le courrier sign? du secr?taire g?n?ral de la Cobac, Marcel Ondele, enjoint le directeur de la CDEC ?? surseoir au processus de transfert des avoirs en d?sh?rence en attendant la clarification des points susmentionn?s?. Lesdits motifs mettent en exergue l?inexistence d?un cadre r?glementaire r?gional d?finissant la nature de ces avoirs, les modalit?s de conservation, de gestion et de restitution.Dans les lignes, cette correspondance pointe du doigt la pr?cipitation des autorit?s camerounaises; qui sont engag?es depuis plusieurs ann?es dans la multiplication des niches de revenus pour financer l??conomie du pays. Les op?rations de transfert de fonds vers la CDEC connaissent pourtant des avanc?es, malgr? un faible engouement des banques. Plusieurs dizaines de milliards de FCFA ont d?j? ?t? s?curis?es dans les comptes de la CDEC, dont 3,9 milliards FCFA transf?r?s par la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) le 29 mai dernier.Les craintes de l?institution sous r?gionale portent de ce fait sur la survenance d?une instabilit? financi?re dans l?espace communautaire. Elle se montre par ailleurs soucieuse de la bonne maitrise des risques op?rationnels li?s ? la conservation et la gestion de ces valeurs; ainsi que des risques de contentieux entre les institutions nationales, les institutions financi?res et les titulaires de ces avoirs ou leurs ayant-droit. Ce qui correspond aux r?criminations de la Caisse nationale de pr?voyance sociale (CNPS). La structure d?nonce les pressions exerc?es sur les structures paiement. Louise Nsana

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