Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Blanchiment de capitaux: la BEAC apostrophe les ?tablissements de cr?dit

La Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) hausse le ton sur certains ?tablissements de cr?dit. Ceux notamment qui font preuve de n?gligence dans le traitement ? accorder au fonctionnement des comptes libell?s en FCFA appartenant ? des non-r?sidents. ?Les diff?rents contr?les ont permis d?identifier un nombre important d?op?rations au cr?dit et au d?bit des comptes des non-r?sidents libell?s en FCFA sans liens avec l?objet du compte ou pour lesquelles aucun b?n?ficiaire effectif n?a pu ?tre identifi? par l??tablissement de cr?dit teneur desdits comptes?, souligne la Beac dans une lettre circulaire datant du 19 septembre 2024. Au sens de la banque centrale, ces actes constituent un enfreint aux textes communautaires sur le r?glement de change et la r?pression du blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et de la prolif?ration en Afrique centrale. Car, des instructions desdits textes, banques sont tenues ? l?obligation de vigilance ? l??gard de la client?le (identification des clients et leurs relations d?affaires, surveillance des op?rations effectu?es en vue de leur conformit? aux activit?s d?clar?es et de la provenance des fonds). Et pourtant sur le terrain, ?il a ?t? d?cel? une pratique r?pr?hensible de virements en faveur de comptes libell?s en FCFA de certains correspondants bancaires et d??tablissements financiers ?trangers, en r?glement d?importations de biens et services non d?clar?es aux autorit?s douani?res et non domicili?s aupr?s des ?tablissements de cr?dit, et subs?quemment non apur?s?, a constat? la Beac. Bien plus, ?les mouvements sur les comptes consid?r?s font encore ressortir des op?rations ordonn?es par les bureaux de change de la Cemac, assimil?es ? des importations de billets de banque ?trangers sans autorisation pr?alable de la banque centrale?. Toutes choses qui confortent la Beac dans son injonction aux ?tablissements de cr?dit ? se conformer ? la r?glementation en vigueur. Louise Nsana

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Pont sur le Logone: ?tat des lieux au 27 septembre 2024

A en croire le minist?re camerounais des Travaux publics (Mintp), l?ouvrage qui relie le Cameroun et le Tchad, ? Yagoua d?un c?t? et ? Bongor de l?autre, annonce d?j? sa fi?re allure en cette fin du mois de septembre 2024. Le tableau pr?sent? par la partie camerounaise indique qu?? date, il reste ? achever certaines prestations prescrites par le cahier de charges, notamment la signalisation, l??clairage et les ?tudes en vue de la construction d?un poste frontalier commun. Les ouvrages hydrauliques sont quant ? eux r?alis?s ? 100%, les chauss?es et accotements sont r?alis?s ? 75,83%. Les travaux, apprend-on, affichent un taux d?ex?cution de 89,42%. S?il faille int?grer les travaux du pont sur le Mayo Boneye, le taux d?ex?cution est de 99%, d?apr?s le Mintp. ?En s?appuyant sur des plaintes du coordonnateur de ce projet, le Mintp a pris acte de la manipulation des hydrocarbures frelat?s par les riverains. Le ph?nom?ne expose l?ouvrage ? des risques d?incendie. Des mesures s?curitaires seront renforc?es ? cet effet, pour assurer la s?curit? des personnes et la p?rennit? des travaux r?alis?s. Les principales contraintes pr?sent?es concernent la p?nurie de carburant, et celles fiscalo-douaniers. Pour la livraison de cet important projet, il est attendue la signature de l?avenant 2, la r?alisation de l??tude du poste frontalier de Bongor devrait se r?aliser rapidement compte tenu des in?vitables interf?rences avec les travaux des voies de raccordement en cours?, renseigne la cellule de communication du Mintp. Long de 700 m?tres, le deuxi?me pont sur le Logone augure de l?espoir pour le Cameroun et le Tchad. Gr?ce ? cette infrastructure, la vie de plus de 2 000 personnes qui traversent ce pont au quotidien sera facilit?e. Par ailleurs, l?ouvrage devrait intensifier les ?changes entre les deux pays, ? travers l?ouverture d?une nouvelle vie transit. Projet int?grateur, il va faciliter le transport et entre le Cameroun et le Tchad. L?accord de la construction du deuxi?me pont sur le Logone a ?t? sign? en 2014 entre Paul Biya, pr?sident de la R?publique du Cameroun et Idriss Deby Itno du Tchad, de regrett?e m?moire. L?infrastructure va permettre de relier, via la route sur 14,1 km, la ville de Yagoua dans l?Extr?me-Nord du Cameroun ? celle de Bongor au Sud du Tchad, ? 250 km de la capitale N?Djamena. D?un co?t global estim? ? 74 milliards FCFA, le projet de construction du pont sur le fleuve Logone et ses am?nagements connexes s?inscrit dans le cadre du renforcement de la coop?ration entre le Cameroun et le Tchad. Les travaux sont r?alis?s par un consortium de trois entreprises camerounaise, fran?aise et tchadienne. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Africa Business Energy Forum 2024?: 23 au 25 octobre 2024 ? Libreville

La capitale gabonaise s?appr?te ? accueillir un ?v?nement ?conomique d?envergure : la 4e ?dition du Central Africa Business Energy Forum (Cabef). Plac? sous le th?me ? Le gaz naturel, cl? de l?industrialisation et de l?acc?l?ration ?conomique de l?Afrique centrale ?, le Cabef 2024 rassemblera plus de 2 000 participants, incluant d?l?gations minist?rielles des 11 pays membres de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) que des nations voisines, plus de 50 organisations issues des secteurs p?trolier, minier, et gazier ainsi, experts, investisseurs et institutions financi?res, pour discuter des enjeux et des opportunit?s du secteur ?nerg?tique r?gional. Selon la note d?annonce officielle du Cabef 2024, ce dernier s?attache ? positionner le gaz naturel comme un catalyseur cl? de l?industrialisation et de l?acc?l?ration ?conomique en Afrique centrale. Les organisateurs du Cabef 2024 affirment que l?atteinte de l?autosuffisance ?nerg?tique dans la sous-r?gion est possible, ? condition de promouvoir l?int?gration institutionnelle et de stimuler les investissements dans le secteur ?nerg?tique. Ongoung Zong Bella

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Lutte contre le blanchiment d’argent : le Gabac invit?e ? mettre ? jour son dispositif

Afin de relever des d?fis nouveaux d?fis qui s?imposent actuellement ? elle, il est sugg?r? ? cette institution sp?cialis?e de la Cemac une collaboration avec le Groupe d?Action Financi?re (GAFI) dans le respect des normes internationales. Depuis plusieurs ann?es, la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolif?ration d?armes est une priorit? de l’Afrique centrale. Seulement, bien que tenant compte des efforts consid?rables d?ploy?s, des avis s?attardent chaque jour sur quelques lacunes. La question a ?t? ?voqu?e (une nouvelle fois) le 28 septembre dernier lors de la XIII?me Pl?ni?re statutaire du Gabac (Groupe d?action contre le blanchiment d?argent en Afrique centrale) tenue ? Libreville. Les participants ? ce conclave se sont montr?s favorables ? l?am?lioration du cadre de mis en ?uvre du dispositif de lutte contre les fl?aux cit?s supra.  Parmi les mesures pr?sent?es par les experts figurent des propositions visant ? am?liorer la mise en ?uvre des r?gles existantes, un ensemble de r?gles plus d?taill?es et harmonis?es, une surveillance am?lior?e et coh?rente, c?est-?-dire et moins sujette ? des divergences de mise en ?uvre ou de transposition par les ?tats membres. En sa qualit? de pr?sident en exercice du Gabac, Mays Mouissi, a insist? sur l?importance pour le Gabac de relever les d?fis actuels en mati?re de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolif?ration d?armes, rappelant que cette lutte est globale et n?cessite une collaboration avec le Groupe d?Action Financi?re (Gafi). Cr?? en 1989 et est bas? ? Paris, le Gafi est une organisation mondiale de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Cette organisation intergouvernementale fixe des normes internationales visant ? pr?venir ces activit?s ill?gales et les dommages qu’elles causent ? la soci?t?. En tant qu’organe d’?laboration des politiques, le GAFI s’efforce de susciter la volont? politique n?cessaire ? la mise en ?uvre de r?formes l?gislatives et r?glementaires nationales dans ces domaines. En charge de la promotion des normes, instruments et standards de lutte contre le blanchiment d?argent, le financement du terrorisme et la prolif?ration des armes de destruction massive, le Gabac assiste ?galement les ?tats membres dans leurs politiques anti-blanchiment et coop?re avec les structures qui ?uvrent dans le m?me domaine ? travers le monde. Le Gabac compte en son sein les ministres en charge des Finances, de la Justice, de l?Int?rieur et de la S?curit? du Gabon, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Guin?e Equatoriale, du Tchad, le pr?sident de la Commission de la Cemac, le secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire d?Afrique centrale (Cobac), le gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC), le gouverneur de la Banque centrale de la R?publique d?mocratique du Congo (BCC) et le pr?sident du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale) (CCPAC). Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Projets routiers : Le secteur priv? mis nu sur le chantier

Selon le ministre des Travaux publics (Mintp), la faiblesse du tissu entrepreneurial local dans le secteur des travaux publics, la faible productivit? des entreprises locales et les limites de l?implication des investissements priv?s constituent des obstacles majeurs malgr? les ambitions g?n?reuses des acteurs. ?Que de r?unions de mise au point organis?es par nos soins; que de mises en demeure transmises; que de d?lais de prorogation de d?lais de livraison?. Lors d?un point de presse qu?il anime ce 27 septembre 2024 ? Yaound?, Emmanuel Nganou Djoumessi ?tale des ?vidences devenues famili?res. Selon le Mintp, si les ambitions g?n?reuses port?es par les entreprises locales en mati?re de d?veloppement et d’entretien des infrastructures routi?res au Cameroun sont ? encourager, il reste que la tendance appelle quelques remarques. ?Des ?valuations r?alis?es font ?tat de ce que plusieurs projets d?infrastructures routi?res rencontrent des difficult?s li?es ? la d?faillance des entreprises, avec pour cons?quence, l?abandon des chantiers, la livraison tardive des march?s en phase d??tudes ou de travaux, ou encore leur r?siliation. Entre 2019 et 2024, 27 march?s ont ?t? r?sili?s, sans compter ceux cl?tur?s sur la base d?un protocole d?accord sans grand bruit m?diatique, question de sauvegarder le tissu des PME locales des cons?quences de la r?siliation pour d?faillance?, expose Emmanuel Nganou Djoumessi. Grosso modo, il s?agit d?un panorama qui regroupe, ? la fois, une faiblesse du tissu entrepreneurial local dans le secteur des travaux publics, une faible productivit? des entreprises locales et des limites de l?implication des investissements priv?s. En guise d?explicationGuillaume Wamal (pr?sident de l?Association nationale des entreprises de l?entretien routier, du b?timent et des travaux publics du Cameroun) ?largit le champ. ?Le tissu des PME structur?es et professionnelles constitu? au sortir du programme de relance de l??conomie qui a connu son point d?ach?vement en 2006 s?est litt?ralement effondr?. Les causes de ce constat sont essentiellement: les retards importants dans les paiements des d?comptes des travaux; la d?gradation des performances du Fonds Routier suite ? la loi de finances 2011; la discontinuit? des activit?s des entreprises en raison d?un carnet de commande erratique, l?Etat ?tant l?unique client. La fin d?un contrat signe l?arr?t des activit?s de l?entreprise si elle ne b?n?ficie pas d?un autre contrat; la frilosit? des banques dans l?accompagnement des entreprises en raison des d?lais de paiement des d?comptes des march?s publics non maitrisables; l?entr?e dans la profession des prestataires non professionnels?, confie-t-il ? Int?gration.D?apr?s Guillaume Wamal, ?le probl?me ne peut conna?tre une solution qu?avec la r?habilitation et la consolidation du tissu p?renne des PME professionnelles et la promotion d?un climat des affaires propice ? leur essor?. Ongoung Zong Bella

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Ann?e scolaire 2024-2025 : les ?tablissements priv?s de plus en plus chers

Souvent point?s du doigt pour leurs frais de scolarit? ?lev?s, ils ont encore fait bondir leurs prix. C?est la premi?re donn?e, ?difiante, d?une enqu?te de la F?d?ration camerounaise des syndicats des enseignants (Fecase). A en croire Thobie Emanuel Mbassi Ondoa, son secr?taire g?n?ral, les frais de scolarit? ont encore ?t? augment?s cette ann?e dans certains ?tablissements priv?s au Cameroun. Des informations obtenues par le biais de la Fecase, la hausse se situe ? environ 15 000 FCFA. ?Ce n?est pas tout?, peste un parent d??l?ve rencontr? ? Yaound?. Les prix de l?uniforme et du pullover ont connus une hausse, passant respectivement de 8000 ? 15 000 FCFA et de 7 500 ? 13000 FCFA. ?L??cole exige en plus de cette augmentation, le port des chaussures noires avec des chaussettes blanches et un polo ? mettre tous les mercredis, sans compter la tenue de sport et certains manuels qu?ils faut acheter uniquement chez eux?, se plaint une dame. ArgumentsSur le sujet, quelques promoteurs se prononcent tr?s difficilement. Tous au plus, ils brandissent des labels essentiels pour mettre en lumi?re la qualit? de leurs enseignements d?une part, et des investissements toujours plus cons?quents dans le domaine des ?quipements d?autre part. Jugeant ces frais ?modiques par rapport ? ce qui se passe dans d?autre pays?, un fondateur de coll?ge bas? ? Yaound? se d?fend un ?voquant d???normes charges?. ?La construction d?une ?cole nous impose de gros investissements. Parfois, il s?agit de gros emprunts que nous avons fait dans les r?unions et banques. Il faut alors tenir ? nos engagements en remboursant nos dettes. Croyez-moi, le secteur priv? a plusieurs contraintes internes qui nous imposent l?augmentation des frais de scolarit??. Regard?Il s?agit l? de la manifestation de la privatisation de l??ducation o? chaque promoteur investi et fixe les prix de sa marchandise. Il est ? noter que les prix sont ainsi fix?s en fonction de l?investissement et du b?n?fice escompt?. Objectivement, il n?y a pas de raison que cet argent augmente chaque ann?e car les salaires de leurs enseignants restent statiques?, d?plore Thobie Emanuel Mbassi Ondoa. Pour le secr?taire g?n?ral de la Fecase, ?cette privatisation ? la longue va entrainer des cons?quences f?cheuses sur le taux de scolarisation au Cameroun qui sera de plus en plus bas, avec un taux ?lev? de d?crochage scolaire car les m?nages ne pourront plus tenir?.Selon l?Institut national de la statistique (INS), dans sa note mensuelle du mois d?ao?t 2024 sur l??volution des prix ? la consommation finale des m?nages au Cameroun, l?augmentation des frais de scolarit? et d?inscription s?observent dans plusieurs ?tablissements priv?s et confessionnels dans les enseignements primaire et secondaire au cours de l?ann?e scolaire 2024/2025. L?un des secteurs ? l?origine de la progression des prix ? la consommation finale des m?nages du mois d?aout 2024, avec une hausse de pr?s de 0,4%. ?L?observation de la totalit? des d?penses d??ducation du pays, permet d?estimer les d?penses des familles ? 31% et 21% respectivement pour le primaire et le secondaire?, souligne l?INS.Alors que l?arbitrage de l?Etat est requis, il importe de rappeler la loi N? 004/022 du 22 juillet 2004 fixant les r?gles relatives ? l?organisation et au fonctionnement de l?enseignement priv? au Cameroun. Le texte dispose (dans son article 21 alin?a 1) que les taux de frais de scolarit? des ?tablissements libres sont fix?s par le fondateur. Bobo Ousmanou

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Le 1er octobre des populations anglophones de Yaound?

La c?l?bration du 63e anniversaire de l’ind?pendance du Cameroun oriental se d?roule dans l?indiff?rence et la qu?te de paix Autrefois, ce jour ?tait sp?cial pour les ressortissants de cette partie du Cameroun vivant. Mais, depuis quelques ann?es, c?est le stress ? chaque 1er octobre. C’est ce qu’on appelle un non ?venement. Le 1er octobre cens? ?tre un jour tr?s special, avec sa charge symbolique, n’anime gu?re les populations de la partie anglophone du pays. Tous vaquent ? leurs occupations comme si rien n’?tait. Ils ne pensent qu’aux leurs rest?s au terroir. Johnson ironise avec sarcasme en demandant ? Bernard s’il f?te souvent le 1er janvier (date d’accession ? la l’ind?pendance de la partie francophone). ?On a d?cid? de ne pas  c?l?brer ce 1er octobre. Depuis 2011 que je suis ici ? Nkongoa, on organisait souvent des petites f?tes ici au quartier. Mais depuis 2016, c’est la guerre. Mais vous, les francophones, avez contamin? votre syndrome de l’oubli. Janvier n’est plus loin. On verra ce que vous allez organiser?, lance t-il. Autres choses Pour Johnson, fils du d?partement du Fako vivant au petit march? Odza, penser au 1er octobre est le dernier de ses soucis. Il englobe m?me l’ensemble des camerounais du NOSO dans cette indiff?rence. ?Le retour de la s?curit? passe avant toute chose. Est-ce qu’on peut c?l?brer la f?te avec cette ins?curit?. Le meilleur cadeau que nous pouvons avoir est la paix dans nos villes et villages. Je suis perdu, je veux rentrer dans mon village ?, indique Johnson. Terence, charpentier est aussi originaire de la m?me r?gion (Sud ouest). Il est aussi victime de la guerre du NOSO. Il a d?j? ?tabli son programme du 1er octobre. Il va t?ler une maison du c?t? d’Obam-Ongola. ?nous c?l?brerons mes deux collaborateurs et moi le 1er octobre avec les t?les. Depuis 2016, date du d?but de la crise, je ne connais plus ce qu’on appelle 1er octobre. J’irais chercher la vie ce jour, il y a des pensions ? payer?, pr?cise le menuisier. Angela pr?f?re parler d’integration ? travers la langue. Elle veut amener ses proches (enfants, ses fr?res et s?urs) fra?chement arriv?s ? Yaound? ? ne parler que le fran?ais ce mardi 1er octobre. Cette m?re commer?ante d?plac?e vit ? la cit? de la paix ? (Odza). Elle parle de son cas en mati?re d’int?gration: ?je ne savais pas parler fran?ais. Je ne pronon?ais m?me pas un seul mot en fran?ais. Aujourd’hui, je suis devenue bilingue. Je parle m?me d?j? Ewondo (langue locale). Je suis d?j? int?gr?e ? Yaound?, m?me si mon village me manque?, se f?licite la dame. Andr? Gromyko? Balla

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A New York : Costume de double pr?sident pour le Cameroun

En marge des travaux de la 79e Session de l?Assembl?e g?n?rale des Nations unies, le pays a successivement occup? le poste de pr?sident de s?ance au cours de deux conclaves diplomatiques de haut niveau. New York, ce 27 Septembre 2024. L?honneur est celui du Cameroun de diriger les travaux de la r?union annuelle de coordination des ministres des Affaires ?trang?res de l’Organisation de la coop?ration islamique (OCI). Selon les dispositions en vigueur dans cette instance, c?est ? Lejeune Mbella Mbella, le ministre camerounais des Relations ext?rieures (Minrex) que revient le privil?ge d?ouvrir et de clore les d?bats. D?apr?s la cellule de communication du Minrex, lesdits d?bats portent sur les points d’int?r?t communs ? la Oumma inscrits ? l’ordre du jour de la 79e session de l?Assembl?e g?n?rale de l?Onu. Bien avant (le 25 septembre 2024 pr?cis?ment), Lejeune Mbella Mbella ?tait au centre de toutes les attentions lors de la session minist?rielle du Conseil de paix et de s?curit? (CPS) de l’Union africaine (UA) ? la Mission permanente de l’Union africaine aupr?s des Nations unies. En sa qualit? de pr?sident du CPS, le Minrex a tenu le maillet tout au long de cette session de haut niveau portant sur les nouvelles menaces pour la s?curit? en Afrique et l’avenir du Conseil de paix et de s?curit? de l’UA. ?Des travaux, l?on retient que le Conseil a r?it?r? ses engagements ? l’?gard des instruments, principes et aspirations de l’UA, en particulier les aspirations 3 et 4 de l’Agenda 2063 de l’UA qui soulignent respectivement ?une Afrique de bonne gouvernance, de d?mocratie, de respect des droits de l’homme, de justice et d’?tat de droit? et ?une Afrique en paix et en s?curit??, explique la communication du Minrex. La m?me source souligne ?galement que ?le Conseil a appel? les ?tats membres ? veiller ? ce que les journalistes exercent leurs responsabilit?s publiques dans le respect du droit international, des normes humanitaires et des droits de l’homme, ainsi que de l’?thique professionnelle ? laquelle s’applique la protection des civils. Le Conseil s?est aussi d?clar? pr?occup? par la prolif?ration des fausses informations et de la d?sinformation, en particulier sur les plateformes num?riques, et a soulign? la n?cessit? de redoubler d’efforts pour lutter contre les fausses informations et la d?sinformation par le biais des m?dias et d’autres plateformes, tout en s’attaquant aux risques li?s ? la production de fausses informations?. Ongoung Zong Bella

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Vie priv?e: qui du sensationnalisme morbide

L?autre jour sur les antennes d?une cha?ne de t?l?vision priv?e camerounaise, quelqu?un a dit: ?le poids des mots? est beaucoup moins lourd que ?le choc des photos?. Il s?av?re que jusqu?? pr?sent, le temps n?a pas encore accompli sa mission de distanciation. Sur la cour de r?cr? d?internet, la bonne fortune des images des morts ou celles des malades agonisants demeure constante. Le d?bat reste, on le voit, encore ouvert sur ce qui doit ou peut s?offrir ? la vue et ce qui devrait demeurer cach? ou voil?. Il n?est gu?re besoin de convaincre qu?apr?s des images fortes d?un Vincent de Paul Atangana (d?c?d? le 12 avril 2022), celles de Martin Magloire Meva?a alias A? Jo Mamadou (h?las in?dites!) ont nourri nombre de publications sur la toile. Chacun d?entre nous en a des centaines en t?te. Nous savons ce qu?elles sont. Et, pour les avoir si souvent vues, elles font aujourd?hui partie int?grante de ce sur quoi notre soci?t? refuse de r?fl?chir. Au prisme des r?seaux sociaux qui, semble-t-il, se donnent pour mission de ?tout nous apprendre?, l?id?e centrale est que la vie priv?e d?un individu tombe, apr?s sa mort, dans le domaine public. On justifie alors l?abolition, apr?s la mort, de cette fronti?re, n?cessaire de leur vivant, entre vie priv?e et vie publique. Prosp?re alors la doctrine qui s?accorde ? admettre que la mort d?une personne met fin ? la distinction de sa vie priv?e et de ses activit?s publiques, ou encore qu?il n?est pas souhaitable de contraindre les t?moins ? gauchir ou ? taire un fait concernant la vie priv?e d?un personnage d?funt ou mal en point, d?s lors que ce fait est vrai et que sa divulgation semble utile, sinon n?cessaire ? la compr?hension d?un destin, d?un ?v?nement. En l?esp?ce, la photographie de la d?pouille mortelle, au domicile du d?funt, constituerait une intrusion dans sa vie priv?e. C?est que, chez nous, il n?existe plus de point d??quilibre entre un clich? moins traumatisant, satisfaisant les n?cessit?s de l?information, et celui qui sombre dans le sensationnalisme morbide. Chez nous, l?int?gration des cam?ras aux t?l?phones et toutes les autres innovations technologiques qui servent les id?ologies du Web rendent plus que jamais visibles les nudit?s ordinaires. C?est comme une transgression convenue dans l?actualit? des flux, un exploit de tout publier. On entend dire: ?C?est un outil g?nial?, ?l?image apporte la force du concret?. Toutes les conditions sont donc r?unies pour que les atteintes aux droits de la personnalit? soient sinon d?j? fr?quentes, du moins ? venir, dans le far-west que repr?sente encore aujourd?hui Internet. Alors, on commence ? s?inqui?ter ? propos de l?application subsidiaire de la loi, ? l?heure o? images, textes et sons haineux foisonnent sur la toile. Croire que les utilisateurs vont d?eux-m?mes prendre garde ? ne pas attenter aux droits d?autrui rel?ve au mieux de l?utopie; ?tant donn? la puissance ?norme des images. A ce rythme, il semble beaucoup trop simple de dire que nous sommes juste devenus insensibles ou que nous avons juste ?t? d?sensibilis?s, que nous ne r?agissons plus ? la vue de ces images, qu?elles ne signifiaient plus rien pour nous. Sans doute, on est d?j? habitu? ? l?horreur et en particulier ? l?horreur de certaines images. Mais les gens veulent-ils vraiment ?tre horrifi?s? Probablement pas. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Le cadeau de Gbagbo ? Chirac

Selon un article d’Abdoulaye Willard Sanogo publi? dans « Notre Voie » du 14 septembre 2011, apr?s Mamadou Koulibaly et d’autres qui avaient conseill? ? Laurent Gbagbo de ne financer aucun homme politique fran?ais, Laurent Dona Fologo aurait demand? au pr?sident de « cracher au bassinet ». Pour mieux convaincre le pr?sident de la R?publique, Fologo aurait alors avanc? les arguments suivants: 1) C’est une tradition « fran?africaine » de financer les hommes politiques fran?ais avec l?argent des contribuables africains, m?me si, en France, on qualifie les pays africains de pauvres; 2) un tel « cadeau » attendrirait et d?sarmerait le c?ur de Jacques Chirac qui au d?part ne voulait pas reconna?tre la victoire de Laurent Gbagbo face au g?n?ral Robert Gue? en octobre 2000. J?ajouterais que la droite fran?aise, la famille politique de Chirac, n?avait de respect et de consid?ration que pour le pr?sident Houphou?t-Boigny dans notre pays, pour des raisons que chacun peut ais?ment deviner et qu’il n’est pas n?cessaire de rappeler ici. Le premier probl?me que pose le cadeau de 3 millions de dollars, c’est qu?il a ?t? fait sans l?accord du peuple. Or la d?mocratie est « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». La coh?rence avec les valeurs auxquelles on croit et le respect du peuple qu’on dit ?tre souverain exigeaient donc que les Ivoiriens soient consult?s sur cette affaire et que leur avis soit pris en compte. La le?on qui se d?gage de cette histoire, et c’est le second point que je voudrais aborder, c’est que les Chirac, de Villepin, Sarkozy et autres ignorent ce qu’on appelle reconnaissance et sinc?rit?. Faire du mal ? un Noir qui a ?t? g?n?reux ou bon avec eux n?est pas un probl?me pour eux. Pourquoi? Parce qu?ils n’ont pas d’amis, parce que l?argent est le dieu qu?ils adorent, parce qu’ils sont sans c?ur, parce qu’ils sont insatiables (quand vous leur donnez un doigt, c?est de tout votre bras qu’ils finiront par s’emparer). Fologo et Gbagbo ont ?t? na?fs de penser que Chirac collerait la paix au second apr?s le fameux cadeau. Gbagbo aurait d? ?couter Koulibaly et non Fologo. Opposant, Laurent Gbagbo avait condamn? ces financements occultes qui repr?sentent un consid?rable manque ? gagner pour la population. Par cons?quent, il aurait d? se garder d’agir comme les Bongo, Mobutu, Sassou Nguesso, Wade, Biya, Houphou?t et Compaor?. Ceux qui dirigeront le pays demain doivent apprendre des erreurs de leurs pr?d?cesseurs. Par dessus tout, ils doivent savoir qu’il n?est jamais bon de faire des choses dans le dos du peuple et que le diable finit par exposer ceux qui croient traiter avec lui en secret. Jean-Claude Dj?r?k?

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