Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

ARTICLE DE BLOG

?Zlecaf et d?veloppement africain: ressorts, apports et consorts ?

D?sireux de mettre en ?uvre la d?cision (Assembly/AU/Dec.394 (XVIII) de la Conf?rence des chefs d??tat et de gouvernement, adopt?e au cours de sa dix-huiti?me session ordinaire tenue les 29 et 30 janvier 2012 ? Addis-Abeba (?thiopie), relative au cadre, ? la Feuille de route et ? l?Architecture concernant l?acc?l?ration de la cr?ation rapide de la Zone de libre-?change continentale africaine et au Plan d?action pour la stimulation du commerce intra-africain. Conscients du lancement des n?gociations en vue de la cr?ation d?une Zone de libre-?change continentale visant ? int?grer les march?s africains conform?ment aux objectifs et principes ?nonc?s dans le Trait? d?Abuja lors de la vingt-cinqui?me session ordinaire de la Conf?rence des chefs d??tat et de gouvernement de l?Union africaine tenue ? Johannesburg (Afrique du Sud) les 14 et 15 juin 2015 [Assembly/AU/Dec. 569(XXV)]. Tenant compte des aspirations ?nonc?es dans l?Agenda 2063 visant ? cr?er un march? continental avec la libre circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et des services, qui sont essentiels pour le renforcement de l?int?gration ?conomique, la promotion du d?veloppement agricole, la s?curit? alimentaire, l?industrialisation et la transformation structurelle ?conomique, la ZLECAF fait couler beaucoup d?encre et de salive en Afrique. Conform?ment ? l?article 2 de l?Accord portant cr?ation de la Zone de libre-?change continentale africaine sign? ? Kigali, le 21 mars 2018 lors du Sommet extraordinaire de l?Union Africaine (UA), ?il est cr?? une Zone de libre-?change continentale africaine, ci-apr?s d?nomm?e ?ZLECAF?. Celle-ci (ZLZCAF), poursuit des objectifs g?n?raux1 et sp?cifiques2 , qui pourraient se r?sumer ? l?int?gration r?gionale et le d?veloppement ?conomique du continent. Au regard des buts poursuivis par cette organisation continentale, l?on est en droit de s?interroger sur l?avenir de la ZLECAF. D?s lors, quelles sont les attentes voire visions de la ZLECAF ? court et ? long terme pour le d?veloppement africain? Cette question offre l?occasion de porter un regard sur la coh?rence des instruments qui devraient escorter la ZLECAF, et permet dans une approche prospective de sp?culer sur les ?ventuels d?fis et succ?s de cet organisme continental. Indubitablement ces espoirs sont multiples. En convolant, la pens?e Moubarack LO et Amaye SY sur la question3, le programme d?int?gration de la ZLECAF entre les pays africains affecte plusieurs dimensions du d?veloppement ?conomique visant ? pr?ner la libre circulation des personnes et des biens4. Un large ?ventail de facteurs structurels d?terminera les progr?s et les r?sultats du projet d?int?gration. Il s?agit notamment des barri?res non-tarifaires, des co?ts de mise en ?uvre et d?ajustement, de la transformation structurelle et des politiques industrielles, etc. 1- La suppression des barri?res non-tarifaires pour une recrudescence du commerce transfrontalierL??limination progressive des barri?res non-tarifaires est un d?fi que les gouvernements africains doivent relever pour stimuler l?impact de la ZLECAF sur le d?veloppement. Selon la CNUCED (2018), les facteurs non-tarifaires doivent ?tre d?finis au sens large et ils comprennent ceux qui rendent le commerce difficile ou co?teux, tels que les barri?res non-tarifaires typiques (par exemple, les quotas, les subventions, les licences et l’application restrictive de mesures non-tarifaires telles que les r?gles d’origine et les mesures sanitaires et phytosanitaires), les infrastructures de logistique et de transport et d’autres facteurs qui peuvent affecter indirectement le commerce (par exemple, le cr?dit, le capital humain, le climat commercial). Alors que l?accord a donn? la priorit? ? la suppression des obstacles physiques et fiscaux au commerce, il appara?t de plus en plus clairement que la persistance des barri?res non- tarifaires qui ont ?touff? le commerce transfrontalier dans le pass? pourrait continuer ? constituer un obstacle majeur pendant la mise en ?uvre de l’accord commercial. D?ores et d?j?, les enseignements tir?s de l’int?gration au niveau des Communaut?s ?conomiques r?gionales (CER) d?Afrique montrent que l’impact de la r?duction des droits de douane sur le commerce transfrontalier a ?t? tr?s limit?, ce qui sugg?re que l’?limination des barri?res fiscales n’est pas la contrainte la plus importante (FMI, 2019). Cette constatation est particuli?rement vraie dans un environnement institutionnel difficile o? le chevauchement des adh?sions aux communaut?s ?conomiques r?gionales a entrav? la normalisation du commerce et les m?canismes d’application (Banque mondiale 2018)5. Cette aspiration s?observe aussi au niveau du renforcement du d?ficit des infrastructures. 2- Le renforcement du d?ficit des infrastructures et logistiquesIl sera de plus en plus important, lors de la mise en ?uvre de la ZLECAF, de combler le d?ficit d’infrastructures, qui a constitu? un obstacle majeur ? la croissance ?conomique et ? l’expansion du commerce intra-africain. Cet effort portera sur les infrastructures physiques et num?riques qui, dans le contexte actuel de fragmentation des march?s africains, ont constitu? des obstacles majeurs ? la transformation ?conomique et ? la production industrielle, ainsi qu’? la distribution des marchandises (FMI 2019, Banque mondiale 2020, BAD 2019). La plupart des pays africains sont relativement mal class?s, en ce qui concerne la qualit? de l?infrastructure, et un tiers environ d?entre eux sont enclav?s, indiquant que la m?diocrit? de l?infrastructure en Afrique diminue l?efficacit? des r?ductions tarifaires cens?es stimuler les ?changes commerciaux sur le continent (FMI 2019). Pour les pays enclav?s, la logistique joue aussi un r?le important. Elle influe davantage sur leur capacit? ? commercer, et les services logistiques de base renforcent consid?rablement l?impact des baisses tarifaires sur le commerce. Globalement, l?am?lioration de l?infrastructure et de la logistique commerciale de base est particuli?rement importante pour que les pays enclav?s puissent tirer profit des r?ductions tarifaires (FMI 2019)6. ? coup s?r, l?incitation ? la r?novation structurelle appara?t aussi comme une attente de la ZLECAF. 3- L?incitation de la r?forme structurelle? long terme, pour tirer pleinement parti des opportunit?s ?conomiques de la ZLECAF, les ?tats devront adopter des politiques de soutien pour encourager la transformation structurelle. Plusieurs raisons peuvent ?tre mises en avant pour d?montrer que la r?alisation du potentiel de croissance et de d?veloppement associ? ? la ZLECAF n?cessite un engagement politique fort pour mettre en ?uvre les r?formes politiques et structurelles susceptibles de r?soudre la myriade de contraintes li?es ? l’offre auxquelles la r?gion est confront?e. En effet, la ZLECAF est pr?sent?e comme un r?gime fond? sur des r?gles qui pourraient promouvoir la diversification

ARTICLE DE BLOG

Brouille et d?brouille avec la loi

Les sp?cialistes sont formels: les produits p?troliers lib?rent des substances chimiques toxiques et dangereuses. ?Tout d’abord, les liquides inflammables tels que le benz?ne, l’?thyle, le tolu?ne et le xyl?ne ont la particularit? d’?tre volatiles. Ils s’?vaporent dans la nature lors des op?rations d’approvisionnement en carburant des citernes. Cr?ant ainsi de s?rieuses cons?quences sur la sant? publique?, indique Michael Zama, cadre au minist?re camerounais de l?l’Environnement, de la Protection de la Nature et du D?veloppement durable (MINEPNDD). A en croire ce dernier, l’article 2 d?un arr?t? sign? par cette institution en avril 2005 porte sur l??tude sommaire ou d?taill?e de l’impact environnemental. ?Elle doit ?tre pr?alablement faite avant la r?alisation d’un projet?, mentionne le texte. ?Cette ?tude d’impact environnemental comprend entre autres l’indication des mesures pr?vues pour ?vier, r?duire, ?liminer ou compenser les effets dommageables du projet sur l’environnement et l’estimation des d?penses correspondantes?, est-il pr?cis? plus loin. Malheureusement, cette d?cision minist?rielle n’est pas respect?e par les patrons de soci?t?s de distribution des produits p?troliers. Une situation que d?plorent certains responsables au Minepded. Michael Zama pense n?anmoins que des mesures de compensation peuvent ?tre observ?es par les stations-service d’essence pour minimiser les d?g?ts sur l’environnement. ?La plante araign?e, les dragonniers et le figuier pleureur peuvent ?tre utilis?es pour absorber ces gaz qui s’?chappent lorsqu’on approvisionne les v?hicules ou lorsqu’on ravitaille une station?, conclue-t-il. Bien plus?Un audit r?alis? par le minist?re de l?Environnement en 2013 avait r?v?l? que 31 stations-service d?essence sur les 105 sont responsables d?infractions environnementales diverses, notamment la pollution du sous-sol par le d?versement des huiles ou des eaux us?es, le d?faut de r?alisation de l?audit environnemental, la pollution de l?eau et de l?air, etc.Au Cameroun, un programme de marquage chimique des produits p?troliers a ?t? institu? en 2012 pour ?valuer les risques de pollution li?s aux activit?s des soci?t?s p?troli?res. Il a permis de juguler l?ampleur de la pollution de ces soci?t?s, avec un taux de pollution pass? de 36% en 2011 ? 1,7% en 2020, selon des d?clarations du premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute en novembre 2020 ? l?Assembl?e nationale camerounaise. JRMA

ARTICLE DE BLOG

Manipulation des hydrocarbures : clich?s de d?versement expr?s

S?int?grant dans ce que l?on pourrait appeler ?d?versement conscient des produits p?troliers? dans le cadre de vie imm?diat des populations, le ph?nom?ne est tr?s courant ? travers le pays. ?D?versements accidentels des hydrocarbures?? Ce 16 septembre 2024, voil? la formulation qui fait tilt aux yeux pour quiconque entre dans la salle des travaux du s?minaire d?actualisation du Plan national de lutte contre les d?versements accidentels d?hydrocarbures (PNLDAH). ?D?versements accidentels des hydrocarbures??, la formulation est pertinente et bien circonscrite. Judicieusement choisis, les mots puissants enrichissent le libell? du jour d?un suppl?ment de sens tout en le raccourcissant. ?C?est un atout de taille pour ?viter les amalgames. On parle bien de d?versements accidentels, c?est-?-dire ceux survenus par hasard. Sauf que l?ordre du jour ne devrait mobiliser que des op?rations intellectuelles sp?cialis?es?, pr?cise une source proche du Comit? de pilotage et de suivi des Pipelines (CPSP), structure log?e ? la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun. On a vite compris: on ne parle pas ici des d?versements non accidentels d?hydrocarbures. R?alit?s et exemplesLe sujet appara?t pourtant comme tr?s proche. ?Derri?re les usines implant?es dans nos quartiers, le d?versement des hydrocarbures est programm? par diverses structures?, s?alarme Miguel Owona, environnementaliste bas? ? Yaound?. Selon lui, le ph?nom?ne fuse et se distingue par son ampleur. Dans plusieurs localit?s du pays, il s?incarne. ?Les ressorts de sa terreur sont sans visage ? proprement parler. Tenez par exemple: ? l?entr?e de sa station de lavage de v?hicules dans la ville de Mbalmayo (Nyong-et-So?o), l?eau n?est plus potable; elle est infect?e par les hydrocarbures provenant d?une station-service. ? l?arri?re de cette station, un ?tang d?eau mar?cageux stagne et laisse apparaitre ? la surface des d?p?ts d??tranges substances dont les effluves ? l?odorat trahissent sur la pr?sence de produits p?troliers?, d?nonce Miguel Owona. En s?horrifiant du chaos qu?il cause sur la sant? des riverains, l?expert conclut: ?il n?y a pas de doute, la recrudescence des maladies respiratoires ? cet endroit est l??uvre de cette soci?t? implant?e dans localit? de Ngallan en 2019?.Comme ? Mbalmayo, les hydrocarbures usagers sont d?vers?s all?grement dans la nature par des entreprises et des particuliers. ?A Yaound? par exemple, pendant deux jours (du 2 au 3 septembre dernier), les populations du quartier Etam-Bafia ont d? faire face ? une sorte de mar?e noire sur le cours d?eau qui serpente la zone?, renseigne Simon Ebony Mahop, sp?cialiste en eaux, hygi?ne et assainissement et activiste ?cologiste. ?C?est que, en amont des gens ont d?vers? consciemment des produits p?troliers dans l?eau et, en aval, l?effet est rest? bien visible sur les bords, la v?g?tation et la faune aquatique?, explique-t-il.Dans la mangrove du Wouri ? Douala, chaque jour, le lavage des bidons de carburant par des contrebandiers fait scandale. ?De fa?on compl?mentaire, rentabilit?, continuit? de services, p?rennit? de l?entreprise l?emportent dans un contexte d?fini par les contraintes des march?s de carburant frelat? dans la capitale ?conomique. Et l?image simplifi?e du syst?me d?acteurs qui d?versent des hydrocarbures montre bien qu?il ne s?agit pas de situations accidentelles?, confie encore Simon Ebony Mahop. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

A?e Jo Mamadou : c?urs qui saignent, ch?urs qui chantent

De son vivant, il a cr?? le couplet. Apr?s sa mort, le public assure le refrain. ?C?est le c?ur lourd que nous annon?ons que notre fr?re ador? A?e Jo Mamadou, le Lion Blanc, nous a quitt?s?, ont ?crit sur Facebook ses camarades de l?Ecole Notre-Dame des Victoires de Nkol-Ewo?. ?Nous sommes choqu?s, tristes et avons le c?ur bris?. Notre fr?re ?tait un homme incroyable. Il reste ?ternel jusqu?????? !?, ajoutent-ils. ?L?argent a soign? la maladie, mais n?a pas soign? la mort. Nous gardons les doigts lev?s vers le ciel. Pour qu?Il t?accueille dans la qui?tude ?ternelle. Bon voyage A?e Jo Mamadou?, poste l?artiste Koppo. Cela faisait plusieurs mois que l’?tat de sant? du chanteur inqui?tait ses fans. Malgr? la promesse r?p?t?e de son retour sur la sc?ne, le ?Lion Blanc? est mort le 20 septembre, aux environs de 20 heures, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yaound?. Il avait 62 ans. Dans une vid?o r?alis?e par l?un de ses proches quelques jours seulement avant son d?c?s, le fauve du bikutsi, tremblant et essouffl?, ?cartel? entre ivresse de vivre et d?tresse de mourir, tient ? faciliter une communication manquante autour de l?infection de la rate. Devenu d?bilitant et incurable, le mal terrorisait le chanteur depuis des ann?es. ?J’irai sous la terre; je ne dois rien ? personne?, lance-t-il, en guise d?adieu. ?Un exemple d??criture?Avant de s’en aller, Martin Magloire Meva?a (de son vrai nom) laisse ? post?rit? les ?uvres inou?es qu’il a su cr?er. On d?marre avec ?Amour ? 100%?. Si le nom de la chanson laisse ? croire ? une histoire d’amour, elle est surtout une ode ? la vie ordinaire. Pour un album qui laisse entrevoir une th?matique aux couleurs intimistes, les paroles caracolent en petit cheval jovial; les phrases digressent sans jamais agresser et le verbe godille entre d?rision et sinc?rit?. ?Un exemple d??criture musicale sup?rieure qui, inspir?e de Messi Martin, a le m?rite d?avoir travers? le temps?, soutient Albert Mvondo alias ?Atebass?. ?Amour ? 100%, une chanson immens?ment subtile et sophistiqu?e digne d??tre ?lev?e au rang des beaux-arts?, s??panche Pr Eric Mathias Owona Nguini. ?Lisibilit? musicale ? la Messi Martin? En 2008, A?e Jo Mamadou est bien l? tout entier, au garde ? vous des attentes de ceux qui l?ont d?couvert quelques ann?es plut?t. Cette fois, il sort ?Souvenir?. ?De nombreux chroniqueurs musicaux ? l??poque se sont appliqu?s ? souligner uniquement l?essence de cette chanson, c?est-?-dire une chanson sur un amour impossible?, se souvient Serge Pouth. ?Et pourtant, ajoute le journaliste culturel en service ? la CRTV, Il y a l?, de fait, des vestiges d?un certain Messi Martin, tant un ?tagement harmonique aigu dans un d?cha?nement de percussions, une ?criture ?clat?e, fragment?e, propice ? un suivi ais? pour l?auditeur y sont bien rep?rables?. Pour faire bref, A?e Jo Mamadou, lui, a une mani?re de caract?riser sa musique par une grande clart? des lignes vocales. De quoi s?duire, une nouvelle fois, la critique du Pr Eric Mathias Owona Nguini: ?Toute bonne oreille musicale a s?rement constat? que, chez ce compositeur exceptionnellement dou? pour la musique vocale, toutes les chansons sont ramass?es, homog?nes, intelligentes, afin d?assurer une remarquable unit? th?matique, qui se d?gage de bout en bout, permettant une coh?sion ainsi qu?une lisibilit? musicale assez rare dans le bikutsi depuis l??poque de Los Camaroes de Messi Martin?. Comme un axe cosmogonique autour duquel se construit une carri?re, l?esprit de Messi Martin r?de non loin de celle d?A?e Jo Mamadou. Quand en 2009, il met l?album ?Etat d?urgence? sur le march?, le fils de Ze Pongmoni et de Julienne Abomo salue l?extraordinaire h?ritage de celui qu?il appelle ?Dieu du Bikutsi?. Lors d?un concert ? Malabo, l?artiste d?clare: ?C?est mon p?re spirituel?. L’?motion est l?, pr?sente et juste, renforc?e par la puret? de la composition. Pour celle-ci, La Gazetta (quotidien ?quato-guin?en) ne tarit pas d??loges: ?Dans cette chanson (?Etat d?urgence?), A?e Jo Mamadou apporte avec lui un nouveau beat qu?il entend faire circuler partout en Afrique centrale?. Apr?s une tourn?e dans tous les pays de la Cemac, le bilan est tir? dans les colonnes de Cameroon Tribune en avril 2010. ?Partout o? il a prest?, la question de l?ambiance, la notion de foule, l?id?e de la fusion du public, le charisme de l?artiste, le registre des ?motions, l?id?e d?int?gration sous r?gionale, toutes ces notions ont ?t? mises ensemble?, ?crit le quotidien camerounais. ?D?licatesse et ?l?gance?Curieusement titr?e ?Alerte maximale?, la chanson sign?e A?e Jo Mamadou sort en 2018. Au premier abord, elle s?ouvre sur les affects et sur une approche ? la fois totalisante et englobante de l?effervescence. C?est fou quand les ch?urs s’emparent des refrains. Voix pleine de souffle, l??agr?g? en facult? de bikutsi? signe les mots d?une rare intensit?. Il va m?me jusqu?? parler de sexe sans renoncer ? la d?licatesse et l??l?gance qu?on lui conna?t. ?Un type de beat bien carr? qui s?appr?cie bras crois?s en hochant la t?te d?un air douillet?, commente Fran?ois Bingono Bingono. Selon le journaliste-anthropologue, ?l?-dedans, il ne s?agit pas pour l?artiste de repr?senter un paysage, une montagne ou un monde, ? la mani?re dont le peintre de chevalet s?en va au motif pour reproduire ce qu?il voit, mais de faire appara?tre ? m?me la toile la manifestation brute de l?acte de cr?ation. A?e Jo Mamadou ne se limite pas ? faire de la bonne musique; il renvoie aussi ? un entrelac de m?moire plus profond qui semble se nouer comme autant de s?diments pass?s de sa propre vie, qui ?chappe aux coordonn?es de notre g?ographie du visible?. La suite semble dire la m?me chose autrement: ?En fait, il reprend ? son insu peut-?tre, l??trange qu?te spirituelle de tout artiste, inversant l?horizon de son avenir, ? l?image d?une montagne qu?il devine ? l?envers?. ?Quand c?est bon c?est bon?En 2020, ce titre renforce tous ces ?l?ments. La chanson est porteuse de codes et signes qui d?taillent ?un programme int?rieur?. Cette fois, ?Le Lion Blanc? propose un bikutsi auquel personne ne parvient ? trouver de nom propre. Le d?signant tant?t de ?classique? par m?tonymie, tant?t

ARTICLE DE BLOG

Un homme dangereux et opportuniste

Un billet post? hier par le fr?re Dramane Traor? nous apprend que, le 10 juillet 2014, sur RFI, Robert Bourgi ne disait pas que Dramane Ouattara avait perdu l??lection pr?sidentielle d?octobre 2010 mais que Laurent Gbagbo avait foul? aux pieds le verdict des urnes. L?homme qui transportait l?argent des pr?sidents africains pour Jacques Chirac soutient aujourd’hui que c’est Gbagbo qui a gagn?. Mais ne pouvait-il pas le dire dix ans plus t?t? Ouattara et Sarkozy lui auraient-ils refus? quelque chose pour qu’il se retourne contre eux? A-t-il le pressentiment que Gbagbo pourrait revenir au pouvoir en 2025 et qu’il faudrait donc commencer ? se rapprocher de lui? Lui, qui pr?tend avoir souffert individuellement et en famille de la barbarie de Sarkozy contre Gbagbo, a-t-il une seule fois rendu visite ? l?ancien pr?sident ? La Haye? Pour moi, non seulement Robert Bourgi ne dit rien de nouveau mais il reste un agent de la criminelle Fran?afrique, c’est-?-dire un ?nergum?ne dont il faut se m?fier comme de la peste. C’est un homme dangereux et opport Jean Claude Dj?r?k?

ARTICLE DE BLOG

Corruption au Cameroun?: l?Etat Camerounais perd environ 115 milliards Fcfa ?

La Commission nationale anti-corruption (CONAC) a livr? le 26 septembre 2024, au Palais des Congr?s de Yaound? son ?13e rapport sur? l??tat des malversations financi?res. La Commission nationale anti-corruption (CONAC) s?est livr?e ?au rituel annuel de pr?senter le rapport 2023, sur l??tat de la corruption au Cameroun. Le rapport de l?ann?e 2023 est tr?s alarmant, compar? ?? celui de? ?2022. Le rapport 2023 fait ?tat d?une perte de 114 035 922 502? (Cent quatorze milliards trente-cinq millions neuf cent vingt-deux mille cinq cent deux) Fcfa.? Contrairement ? 2022 o? le chiffre ?est 109?412?503 584 (Cent neuf milliards six cent vingt-trois millions quatre cent dix-huit) FCFA. Soit une augmentation ?de 4 623 418 918 (quatre milliards six cent vingt-trois millions quatre cent dix-huit mille neuf cent dix-huit) Fcfa. ??La perte de cette somme plombe tout processus du d?veloppement? du Cameroun, qui a fix? son ?mergence ? l?horizon 2035, qui a pour encrage la Strat?gie Nationale de D?veloppement (SND30)??, d?clare ?le R?v. Dr Dieudonn? Massi Gams pr?sident de la Conac. Le patron de la lutte anti-corruption, ne perd espoir. Vu l?accompagnement que certains institutions commence ? apporter en mati?re coercitive dans la lutte anti-corruption. Avec des r?sultats ? l?appui. Cette coop?ration et collaboration est port? par deux institutions majeur ? savoir le Tribunal criminel sp?cial (TCS) et la Caisse des Recouvrements et des Cr?ances du Cameroun, ?l?un des constats majeurs qui se d?gage du rapport sur l??tat de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2023 est ind?niablement la mont?e en puissance des institutions impliqu?es dans le recouvrement des avoirs issus de la corruption. Il s?agit particuli?rement du TCS et la CRC?, se ?f?licite le Rev. Dr Dieudonn? Massi Gams pr?sident de la Commission nationale anti-corruption (CONAC).? Andr? Gromyko Balla

ARTICLE DE BLOG

Gestion des d?chets : Hysacam dote Douala d’un centre de transfert

Pour all?ger les co?ts de la collecte ? Douala, la soci?t? en charge du ramassage des ordures m?nag?res construit un centre de transfert de d?chets La soci?t? d’hygi?ne et salubrit? du Cameroun ( Hysacam) d?veloppe un programme de construction de centres de transfert permettant de regrouper les d?chets collect?s par les camions-bennes avant de les acheminer par un moyen de transport de plus grande capacit? et ? co?ts ma?tris?s jusqu’aux installations de traitement.La premi?re installation de cette s?rie a ?t? inaugur?e ce mercredi 25 septembre 2024 au quartier Youpwe, dans le 1er arrondissement de Douala. B?ti sur 5000 m2, ce centre de transfert de d?chets a ?t? construit par Hysacam et financ? ? hauteur d’un milliard de FCFA par la communaut? urbaine de Douala ( CUD ). La mise en oeuvre des centres de transfert des d?chets permettra ? Hysacam de r?duire les co?ts li?s au ramassage des ordures dans les villes << Ce premier centre peut transf?rer 800 tonnes de d?chets par jour et r?duire de moiti? 50%la collecte journali?re des d?chets, estim?e ? 1800 tonnes dans la capitale ?conomique>>, a d?clar? Jean-Pierre Ymele, directeur g?n?ral d’Hysacam. du ramassage des ordures m?nag?res construit un centre de transfert de d?chets La soci?t? d’hygi?ne et salubrit? du Cameroun ( Hysacam) d?veloppe un programme de construction de centres de transfert permettant de regrouper les d?chets collect?s par les camions-bennes avant de les acheminer par un moyen de transport de plus grande capacit? et ? co?ts ma?tris?s jusqu’aux installations de traitement.La premi?re installation de cette s?rie a ?t? inaugur?e ce 25 septembre 2024 au quartier Youpwe, dans le 1er arrondissement de Douala. B?ti sur 5000 m2, ce centre de transfert de d?chets a ?t? construit par Hysacam et financ? ? hauteur d’un milliard de FCFA par la communaut? urbaine de Douala ( CUD ). La mise en oeuvre des centres de transfert des d?chets permettra ? Hysacam de r?duire les co?ts li?s au ramassage des ordures dans les villes << Ce premier centre peut transf?rer 800 tonnes de d?chets par jour et r?duire de moiti? 50%la collecte journali?re des d?chets, estim?e ? 1800 tonnes dans la capitale ?conomique>>, a d?clar? Jean-Pierre Ymele, directeur g?n?ral d’Hysacam. En plus, << gr?ce ? ce site le co?t de transport des d?chets fix? ? 13000 FCFA par tonne et factur? ? la mairie de Douala, devra baisser d’environ 23%>>, a-t-il ajout?. Gr?ce ? ce centre, la collectivit? d?centralis?e va d?sormais d?bourser 10500 FCFA par tonnes de d?chets transport?s. Le centre est dot? d’un pont bascule, d’une aire de d?chargement des d?chets, d’une aire de maintenance, d’un bassin de r?cup?ration des eaux us?es, d’un espace pour l’accueil des d?chets des eaux us?es et d’un espace pour l’accueil des d?chets industriels banals et des d?chets pr?alablement tri?s provenant des m?nages, et d’un tunnel pouvant accueillir simultan?ment 6 gros porteurs de 30m2. Le site est am?nag? pour accueillir les d?chets m?nagers de quatre arrondissements de Douala, ? savoir se Douala 1er ? Douala 4?me. Les d?chets une fois dans le centre, seront transf?r?s par les gros porteurs vers le centre de traitement de d?chets de Ngomb?, ? PK10. La soci?t? en charge du ramassage des ordures m?nag?res ne compte pas s’arr?ter en si bon chemin. Et demande de ce fait l’accompagnement des pouvoirs publics. Car deux autres centres de d?chets sont annonc?s d’ici 2025. Malgr? de nombreuses difficult?s que fait face Hysacam, notamment les tensions de tr?sorerie, l’entreprise rel?ve le d?fis et incite de ce fait les municipalit?s ? s’engager dans la mise en ?uvre de ces centres de transfert. L’objectif ?tant de rendre Douala une ville propre et agr?able et attrayante. Diane Kenfack

ARTICLE DE BLOG

Les larmes de crocodile de Robert Bourgi

Robert Bourgi, avocat franco-libanais dont la mission ?tait de porter l’argent que certains pr?sidents africains ?taient oblig?s de d?caisser pour Jacques Chirac, vient de publier un livre pour, dit-il, soulager sa conscience. Nous y reviendrons plus longuement dans les jours ? venir. En attendant, voici quelques questions qui se bousculent dans notre t?te: 1) Si le sort de Laurent Gbagbo pr?occupait tant Bourgi, pourquoi ce dernier ne demanda-t-il pas ? t?moigner en sa faveur ? la CPI? N?aurait-il pas rendu service ? son « ami » et ? toutes les personnes attach?es ? la v?rit? s’il y ?tait all? dire que l??lection pr?sidentielle de 2010 avait ?t? remport?e par Laurent Gbagbo? Lorsque Bourgi fait une telle « r?v?lation » aujourd’hui, c’est-?-dire 5 ans apr?s l?acquittement de Laurent Gbagbo et 13 ans apr?s que de nombreuses vies humaines ont ?t? fauch?es par l?arm?e fran?aise et par les soudards du couple Dramane Ouattara/Guillaume Soro, que gagnent les Ivoiriens? Qu’est-ce que cela leur apporte? La majorit? des Ivoiriens ne savait-elle pas d?j? que Ouattara avait perdu? Car, si Ouattara avait ?t? ?lu, Sarkozy aurait-il affirm? en 2014 que son pays avait « sorti Gbagbo et install? Ouattara sans aucune pol?mique »? J?ai post? sur ma page Facebook la vid?o o? Bourgi pr?tend avoir souffert de la mani?re dont Laurent Gbagbo fut trait? par la France. Sous la vid?o, un ami fran?ais a laiss? le commentaire suivant: « Amis africains, Sarkozy a ?t? une calamit? pour vous mais, rassurez-vous, pour les Fran?ais aussi. Le pire, c’est qu?il continue ? ?tre r?mun?r? et a de nombreux avantages en nature pris tous les ans sur le budget et donc les imp?ts et la dette de tous les Fran?ais. » S’il est scandaleux que ce barbare patent? et voyou chevronn? ne soit pas derri?re les barreaux dans la « patrie des droits de l?homme », il est encore plus surprenant que Sarkozy puisse se rendre en C?te d?Ivoire et en sortir sans jamais ?tre inqui?t? par les Ivoiriens. Le 14 d?cembre 2008, le journaliste irakien Mountazer al-Za?di avait lanc? ses chaussures contre George W. Bush apr?s l?avoir trait? de chien. L?Africain, lui, pr?f?re laisser « pour lui » ? Dieu. Jusqu’? quand? Jean-Claude Dj?r?k?

ARTICLE DE BLOG

Contr?le aux fronti?res: les brigades mixtes prennent corps

Malgr? des avanc?es notoires, tout n?est pas fin pr?t alors que se rapprochent les ?ch?ances fix?es. La libre circulation reste d?actualit? dans les diff?rentes assises de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Le 25e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale n?a pas d?rog? ? l?imp?ratif d?en peaufiner un cadre de mat?rialisation. Les ministres en charge de la s?curit? du Cameroun, Tchad, Centrafrique, Congo, RDC, Gabon, Guin?e Equatoriale et Sao Tome et Principe ont pris des r?solutions visant ? acc?l?rer la concr?tisation de certains projets relatifs ? la libre-circulation. En l?occurrence le projet I-cemac dont la substance tourne autour de l?interconnectivit? des postes frontaliers en vue d?assurer l?acc?s et le partage d?informations criminelles via les syst?mes d?Interpol. 40 postes frontaliers sont cibl?s par cette activit?. A ce jour, 30 d?entre-deux sont interconnect?s alors que se rapproche inexorablement l??ch?ance pour la livraison de ce projet. Aussi des recommandations sont formul?es ? l?endroit d?Interpol, en vue d??acc?l?rer les travaux dans les dix postes restants, afin de respecter l??ch?ance fix?e au 31 d?cembre 2024 accord?e par la Cemac pour livrer le projet I-cemac?, mentionne le rapport final des assises ?voqu?es. Cette responsabilit? est adoss?e ? celle des Etats qui sont appel?s ? assurer le suivi des ?quipements install?s en termes de maintenance et de renouvellement; les Etats doivent ?galement pr?voir les financements relatifs ? la connexion internet lors de l??laboration des budgets nationaux. Lire ?galement : Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale L?op?rationnalisation de la Brigade mixte est pr?vue au premier trimestre 2025; apr?s quelques reports, les d?membrements nationaux de cette instance doivent faciliter les difficult?s routi?res qui entravent les ?changes sur les corridors sous r?gionaux. Ce qui du point de vue de tous repr?sente encore l??pine dans le pied dans l?int?gration de la zone Cemac. ?Un plan d?op?rationnalisation est arr?t? et des missions circulaires ont commenc? ? sillonner les pays afin de sensibiliser les parties-prenantes sur les missions de la Brigade?, se r?jouit le pr?sident de la Commission de la Cemac. Baltasar Engonga Edjo?o fait r?f?rence ? l?op?rationnalisation de la Brigade mixte au Tchad depuis le 15 ao?t dernier. Par cette actualit?, le pays de Mahamat Idriss Deby Itno fait office de pr?curseur en la mati?re. Le Forum des ministres en appelle les autres Etats ? ?d?signer l?ensemble des personnels devant composer les d?membrements nationaux de la Brigade mixte-Cemac en vue de son op?rationnalisation?. Soit 50 agents de douane, de police, de gendarmerie, du commerce, du transport, des services phytosanitaires, des eaux et for?ts et autre service de contr?le reconnu. Les Etats sont par ailleurs appel?s ? intensifier les actions en vue de l?application de tous les textes relatifs ? la libre-circulation et au r?glement sur la politique commune d??migration et immigration et de protection des fronti?res. Ils doivent par ailleurs proc?der ? la mise ? jour des standards de cartes pr?vu par la politique communautaire d??migration et d?immigration. Ce qui se fera dans le cadre d?une r?union technique des responsables nationaux charg?s de la production des documents de circulation. Le secr?tariat permanent du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale organisera cette r?union. Louise Nsana Partage des donn?es : la cl? d?une riposte contre la criminalit? d??chelle C?est dans cet esprit que les autorit?s entendent endiguer les menaces s?curitaires latentes aux portes de la sous-r?gion. Coop?rations polici?res, partage des donn?es et recours ? des syst?mes informatiques constituent les grands axes des actions de police contre les menaces s?curitaires dans la sous-r?gion. La raison tient de la n?cessit? de mutualiser les forces pour combattre ce ph?nom?ne aux ramifications r?gionales et mondiales, avec des formes immat?rielles facilit?es par les avanc?es technologiques. Le premier champ d?application de ces r?solutions du 24e Forum des ministres en trace les chantiers prioritaires. Il s?agit tout d?abord de la lutte contre les stup?fiants, les drogues et les m?dicaments de contrebande. Les responsables de l?application de la loi sont appel?s ? renflouer les bases de donn?es d?Interpol en transmettant syst?matiquement les statistiques de saisie des drogues. Il s?agit par ailleurs pour eux d?assurer l?accessibilit? de ces syst?mes dans tous les services concern?s par la lutte contre les stup?fiants. Objectif: r?duire l?exportation et la circulation de ces produits ?utilis?s ? des fins toxicomaniaques?, mentionne le rapport. Ce qui a le m?rite de rappeler l?ampleur du ph?nom?ne. Selon des donn?es actualis?es de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), 9,7% de la population ?g?e de 15 ? 64 ans consommait du cannabis en Afrique centrale et de l?Ouest en 2020. Tandis que 2,4% ?tait adonn? ? des Opio?des pharmaceutiques ? des fins non m?dicales. A cet aspect, il convient de relever la force de l??conomie ill?gale. ?La criminalit? transnationale organis?e est une grosse affaire; en 2009, on estimait qu?elle g?n?rait 870 milliards de dollars par an, soit un montant ?gal ? 1,5% du PIB mondial. Le trafic de drogues continue d??tre pour les criminels l?activit? la plus lucrative, avec un chiffre d?affaires estim? ? 320 milliards de dollars?, rapporte l?institution onusienne. Les voitures aussiA Yaound?, l?int?r?t des chefs de police et des ministres s?est tout autant port? sur une synergie d?action contre le vol des v?hicules. Un autre probl?me qui s?impose aux autorit?s dans un contexte marqu? par la mont?e du terrorisme. ?Le trafic de v?hicules vol?s sert g?n?ralement ? financer et mener d?autres activit?s criminelles, telles que le trafic de stup?fiants, d?armes, de migrants et le terrorisme international?, explique l?organisation Interpol dans une note sur son site internet. Il est question pour les Etats-membres du CCPAC ? ?syst?matiser l?obtention d?un quitus Interpol pour contribuer ? la lutte contre le vol de v?hicules dans la sous-r?gion?. Louise Nsana Coop?ration en mati?re de police criminelle : Vers un accord entre l?Afrique centrale et de l?Ouest La signature imminente de cet instrument devrait optimiser la traque des criminels en fuite. Le ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral ? la pr?sidence de la R?publique du Cameroun appelle de tous ses v?ux l?aboutissement du renforcement de la coop?ration entre l?Afrique centrale et de l?Ouest en

ARTICLE DE BLOG

Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale

Les mots n?ont pas tari en quatre jours au palais des Congr?s de Yaound? pour d?crier les formes de criminalit? en Afrique centrale. La Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), l?Institut des ?tudes de s?curit? (ISS), l?Organisation internationale de la police criminelle (OIPC-Interpol) et le Comit? des chefs de police d?Afrique centrale (CCPAC) ont vid? leurs sacs. Non sans baisser la garde ? travers un rapport sur la situation attendue dont la pr?sentation effective fait l?objet d?une r?solution de la 3e r?union des chefs de police et du 23e forum des ministres en charge de s?curit? dans la sous-r?gion. Trafic de stup?fiants, drogues et faux m?dicaments, crimes transnationaux, enl?vement et prises d?otages, exploitation des ressources, traite humaine, utilisation des engins explosifs, vol de v?hicules, cybercriminalit?, terrorisme, sont entre autres les r?currences du document soumis ? l?information des ministres en charge de la s?curit?. ?Une infraction peut se commettre ici au Cameroun et avoir des cons?quences en R?publique d?mocratique du Congo et au Tchad. Avec les moyens de communication d?velopp?s, on peut partir du Cameroun aujourd?hui et arriver ? Kinshasa, passant par Sangmelima, Ouesso, Brazzaville et on traverse le fleuve. Le fleuve Congo peut ?tre travers? en moins de 15 minutes et l?on se retrouve ? Kinshasa. Donc les infractions peuvent avoir des ramifications dans tous les pays d?Afrique centrale. Nous devons monter des strat?gies pour lutter contre ces ramifications?, illustre le chef de bureau central Interpol ? Kinshasa, le g?n?ral De Gaulle Matangi Mbolo Deco. Il n?est pas encore possible d?en connaitre les profondeurs. Mais le vocabulaire ?manant de Yaound?, du 17 au 20 septembre 2024, fait r?f?rence ? un d?veloppement de la situation rapport?e dans l???valuation strat?gique de la criminalit? organis?e dans la r?gion de l?Afrique centrale? publi?e en 2019 par Interpol. L?organisation y parle sp?cifiquement de braconnage, de coupe ill?gale de bois et trafic de bois d??uvre, de minerais pr?cieux, de diamant, d?exploitation aurif?re ill?gale, de criminalit? financi?re, vol de b?tails et de voitures, flux illicites de fonds et d?avoir, de trafic d?armes l?g?res et de petit calibre, vol organis? et vol avec violence, infraction de facilitation et activit?s criminelles convergentes, trafic de migrants, entre autres. ?Les conflits cr?ent des conditions favorables au d?veloppement de puissantes organisations criminelles et leur offrent ?galement la possibilit? d?accro?tre leur influence et leurs profits. Ces organisations sont souvent enclines ? encourager la violence de mani?re ? garantir la persistance des march?s criminels dans l?espoir de se cr?er de nouvelles occasions de r?aliser des profits?, apprend-on. Opportunit?s ?conomiquesSi la situation s?curitaire figure au premier rang des pr?occupations des gouvernements (dont la R?publique d?mocratique du Congo dans le cadre du CCPAC) et de la Commission de la Cemac, c?est que l?Afrique centrale a soif de d?veloppement. Dans un contexte de pr?carit?, avec des services publics insuffisants, le manque d?opportunit?s ?conomiques, la porosit? des fronti?res, la crise de d?placements, et de g?n?ralisation des conflits dans l?espace communautaire, les gangs et les bandes organis?es ont pu trouver terreau dans la sous-r?gion. Par ailleurs, ces derniers, loin de se suffire avec les pays conquis, cherchent sans cesse ? ?tendre leurs activit?s au-del? des fronti?res ; ramifiant ainsi chaque fois ?les march?s illicites mondiaux?, selon des termes d?Interpol. Face ? cette menace en perp?tuelle mutation, les autorit?s en charge de l?application de la loi sont d?bord?es. Ce qui justifie la synergie des forces, promue tout au long de cette 4e r?union des chefs de polices et du 24e Forum des ministres concern?s. L?Afrique centrale est par ailleurs engag?e dans un processus d?int?gration ?conomique, avec en vue la cr?ation d?un march? commun r?gional et l?adh?sion ? la zone de libre-?change continentale (Zlecaf). Toutes ces opportunit?s entraineront ? terme un renforcement du tissu industriel et la comp?titivit? des entreprises. Une cause constamment mise en danger par l?ins?curit?. ?Pour la Commission de la Cemac, la pr?servation de la s?curit? constitue une exigence cruciale pour garantir l?effectivit? de l?int?gration r?gionale, en stimulant les affaires. La s?curit? rassure les investisseurs et encourage les talents. Je remercie particuli?rement pour l?introduction de deux dossiers importants pour la Cemac ? l?ordre du jour. Notamment l??tat d?avancement du projet Cemac-Interpol pour la s?curisation des fronti?res et l?op?rationnalisation de la Brigade mixte. Ces deux projets vont favoriser la libre-circulation des biens et des services dans l?espace Cemac?, d?clare le pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o. Libre-circulationL?un des principaux changements d?coulant du processus en cours d?int?gration est la libre circulation des biens et des personnes dans l?espace Cemac. Elle est ouverte ? tous les ressortissants de la sous-r?gion, sauf les malfaiteurs. Les enjeux de la libre circulation dans les relations entre les Etats de la zone laissent voir qu?il n?est plus envisageable de freiner des quatre fers. Aussi, le Conseil des ministres en charge de la s?curit? recommande aux directeurs des polices de terre et des fronti?res de ?mettre ? la disposition de tous les postes de fronti?re, des copies de l?article 3 du r?glement sur la politique commune d?immigration et de protection des fronti?res sign? le 1er avril 2019. Selon cet article, tout citoyen ayant ses titres identitaires ? jour a le droit de circuler librement ou de s?journer dans un autre pays membre de la Cemac, pour une dur?e n?exc?dant pas trois mois?. Comme un pr?requis au contr?le des identit?s, cet exercice est adoss? ? la pr?sentation de documents exig?s: une carte nationale d?identit? biom?trique, une carte d?identit? Cemac et un passeport biom?trique. Louise Nsana ?Objectif atteint? Les mots supra sont du ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, lors de cl?ture ce 20 septembre 2024 du 24e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale. ?Apr?s avoir suivi avec grand int?r?t le rapport qui a sanctionn? les travaux, je constate que l?objectif a ?t? largement atteint. Je me r?jouis pleinement des probl?matiques abord?es au cours de ce forum. Cela traduit une parfaite convergence de vues entre les Etats de la sous-r?gion sur l?imp?ratif de b?tir ensemble une riposte

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut