Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Au Cameroun?: le Travail d?cent s??crit en majuscules

C?est le sens ? donner aux propos ?mis ce 7 octobre 2024 ? Yaound? par Gr?goire Owona, ministre du Travail et la S?curit? sociale (MINTSS). Sujet d?un discours prononc? ce 7 octobre 2024 ? Yaound? : le travail et plus particuli?rement le travail d?cent. Pour une c?r?monie officielle de c?l?bration de la Journ?e mondiale du travail d?cent au Cameroun, Gr?goire Owona surfe sur un cadre pr?cis. ? Le travail d?cent implique ainsi un travail productif pour les femmes et les hommes dans des conditions de libert?, d??quit?, de s?curit? et de dignit? humaine. Selon l?OIT (Organisation internationale du travail), il s?articule autour de quatre piliers strat?giques ? savoir : les droits au travail, qui reposent sur des principes fondamentaux et des normes internationales du travail ; les possibilit?s d?emploi et de revenu ; la protection sociale et la s?curit? sociale ; ainsi que le dialogue social et le tripartisme. Ces quatre piliers sont indissociables, interd?pendants et se renforcent mutuellement en ce sens que toute d?faillance dans la promotion de l?un d?entre eux est susceptible de porter pr?judice ? la r?alisation des autres ?, circonscrit le MINTSS.  Lue comme telle, cette approche englobe divers aspects promus et mis en ?uvre par l?OIT. A propos, Gr?goire Owona cite notamment le Programmes Pays pour la Promotion du Travail D?cent (PPTD).  A en croire le MINTSS, la prise en compte dudit Programme est progressive au Cameroun. ? Le Gouvernement du Cameroun a r?it?r?, par plusieurs actions d?cisives, son engagement ? promouvoir le Travail D?cent, r?duire les in?galit?s et faire progresser la justice sociale. Cet engagement s?est traduit par la signature entre l?Etat du Cameroun et l?Organisation Internationale du Travail, du protocole d?accord pour la mise en ?uvre du nouveau Programme Pays pour le Travail D?cent au Cameroun pour la p?riode allant de 2023 ? 2026, le 14 mai 2024 ?, brandit le membre du gouvernement.  Au milieu de ces points encourageants, Gr?goire Owona d?roule un agenda. Celui-ci est articul? autour de l?atelier de planification op?rationnelle du PPTD. Ce sera les 15 et 16 octobre 2024 prochain. Il y ?galement des campagnes de sensibilisation de la lutte contre le travail des enfants. Inspir?es du th?me ? Respectons nos engagements : mettons fin au travail des enfants ? (retenu pour la 23?me ?dition de la Journ?e Mondiale de Lutte contre le Travail des Enfants intitul?), lesdites campagnes devront participer ? la promotion du travail d?cent les 10 r?gions du Cameroun.  A l?or?e de ce programme, le MINTSS annonce aussi le lancement de deux projets d?envergure. Il s?agit notamment du projet BRIDGE (qui constitue l?un des ?l?ments concrets de notre adh?sion ? l?Alliance 8.7, dont le but est d??liminer le travail forc?, le travail des enfants et la traite des personnes) et du projet de ? formalisation du secteur de la collecte et du recyclage des d?chets ferreux ? pour la promotion du Travail D?cent au Cameroun. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Parti ?cologique du Cameroun : manifeste pour une politique de solutions

Eric Ngueguim, le pr?sident de cette formation politique, entend mobiliser ses comp?tences techniques et son expertise internationale pour proposer des id?es novatrices et adapt?es aux probl?matiques environnementales du Cameroun. Quel est donc le r?le aujourd?hui des partis s?ils n?articulent plus des projets distincts entre lesquels les ?lecteurs peuvent choisir? A cette question, le Parti Ecologique du Cameroun (PEC) affirme avoir r?pondu en proposant ?une nouvelle architecture? dans le d?bat politique au Cameroun. ?Il ne s?agit pas de pr?tendre tout r?inventer comme si les questions ?cologiques n?avaient pas ?t? abondamment discut?es depuis longtemps. Il ne s?agit pas non plus de faire n?importe quoi?, explique Eric Ngueguim, le pr?sident du PEC. S?exprimant lors de la premi?re Convention du PEC ouverte ce 28 septembre 2024 ? Yaound?, l?homme politique et non moins pr?sident du Syndicat national de ?nergies renouvelables du Cameroun explique que sa formation politique ?se positionne comme le premier v?ritable parti ?cologique du pays?. ?Elle s’engage ? placer l’environnement au c?ur de son programme politique?, ajoute-t-il. Pour cela, Eric Ngueguim dit mobiliser ses comp?tences techniques et son expertise internationale pour proposer des solutions novatrices et adapt?es aux probl?matiques environnementales du Cameroun, dans l?optique de voir les d?put?s ?cologistes si?ger pour la premi?re fois au Parlement. Tout en ?tant convaincu que son engagement en faveur de l?environnement et du climat refl?te ?galement la volont? croissante de la population camerounaise de pr?server la nature et de construire un avenir durable, Eric Ngueguim annonce la participation du PEC ? toutes les ?ch?ances ?lectorales pr?vues au Cameroun en 2025. ?Exister, c?est avant tout ?tre pr?sent ?lectoralement. Cela suppose de composer avec son identit? militante, d?organiser la conciliation des pratiques militantes avec une meilleure efficacit? politique. Le chemin est parsem? de difficult?s, c?est vrai, mais nous pensons qu?il t?moigne de notre capacit? ? adapter notre offre programmatique avec les contraintes des lois ?lectorales. Il s?agit, pour nous, de faire ?merger une volont? de cr?er une majorit? culturelle autour de l??cologie politique et de parvenir ? constituer un mod?le de d?lib?ration constructive autour des questions environnementales?, d?clare-t-il face ? la presse. La suite se d?cline en un panorama plus global. ?L?ambition majeure du PEC est de r?pondre aux enjeux de notre soci?t? contemporaine, de plus en plus menac?e par l??mergence des risques globaux, environnementaux bien s?r, ainsi que sociaux et ?conomiques, g?n?r?s par ces transformations rapides et profondes de nos soci?t?s. De nos jours, la situation est suffisamment s?rieuse, pour que le discours ?cologiste mobilise l?id?e de la crise plan?taire, mena?ant la capacit? de nombreuses esp?ces animales et v?g?tales, mais aussi de l?esp?ce humaine, de pouvoir assurer leur propre survie?, postule Eric Ngueguim. D?o? un regard sur l?actualit? sur l?actualit? climatique dans le d?partement du Logone-et-Chari (r?gion de l?Extr?me-Nord du Cameroun). D?apr?s lui, ?les inondations constat?es dans cette partie du pays r?v?lent un d?calage fondamental entre la mani?re dont nous imaginons le long terme et la r?alit? mat?rielle des ph?nom?nes ?cologiques (d?r?glement climatique, p?nuries ?nerg?tiques, ?puisement des ressources, extinction de la biodiversit?, empoisonnement de l?environnement, explosion des in?galit?s sociales, d?veloppement de la surveillance g?n?ralis?e, guerre pour les ressources. Autrement dit, cela r?v?le le d?calage entre, d?une part, notre capacit? ? cr?er les conditions pour que le long terme ne puisse jamais advenir et, d?autre part, notre ing?niosit? pour sans cesse repousser la prise en compte du d?lai qu?il nous reste?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Inondations dans la r?gion de l?Extr?me-Nord?: la Croix-Rouge Camerounaise et ses partenaires en rangs serr?s

Les populations de la r?gion de l?Extr?me Nord font face aux d?g?ts caus?s par les inondations qui s?vissent depuis quelques mois d?j?. Pertes en vies humaines et en b?tail, destruction des plantations et maisons d?habitation entre autres. Pour une r?ponse efficace, il est n?cessaire d?adopter une approche en rangs serr?s. Tel est le cr?do de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC) face aux inondations. La CRC, auxiliaire des Pouvoirs publics dans le domaine humanitaire, d?veloppe des activit?s d?assistance aux victimes de cette catastrophe. Les domaines cibl?s sont la sant?, l?eau, hygi?ne et assainissement et la r?duction des risques de catastrophes. Les soldats humanitaires de la CRC se d?ploient dans la construction et/ ou la r?habilitation des latrines dans les camps de recasement am?nag? par le Gouvernement, et les sensibilisations dans les m?nages sur le traitement de l?eau ? domicile et le respect des r?gles ?l?mentaires d?hygi?ne. Au-del? de ces actions, il est pr?vu des op?rations d?assistance en esp?ces ? environ 3100 m?nages pr?alablement identifi?s par la communaut? en tenant compte de l?approche genre et inclusion. ? La CRC met la communaut? au c?ur de notre action. Donc c?est la communaut? elle-m?me qui va s?lectionner en son sein les plus vuln?rables qui r?pondent aux crit?res de s?lection pr?alablement d?finis et valid? ensemble avec les communaut?s. Au-del? du comit? de ciblage qui est mis en place dans la communaut?, il y a ?galement un comit? de gestion des retours d?informations de la communaut?, charg? de collecter les plaintes et les suggestions tout au long de l?op?ration ?, pr?cise Armel Onogo, Directeur des Etudes et des Projets ? la CRC. Dans la mise en ?uvre de ses activit?s sur le terrain, la Croix-Rouge Camerounaise b?n?ficie de l?appui financier et technique de ses partenaires notamment la Croix-Rouge Fran?aise, la F?d?ration internationale des Soci?t?s de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et la DG ECHO. Une mission conjointe va se d?ployer dans la r?gion de l?Extr?me-Nord pour ?valuer le niveau de r?alisation des op?rations. Source?: CRC

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Le cardinalat : une lourde responsabilit?

Je viens d?apprendre l??l?vation de Mgr Ignace Bessi Dogbo au cardinalat. Je me r?jouis sinc?rement de cet honneur fait ? la fois ? notre ?glise et au nouvel archev?que d?Abidjan.Cela dit, il est bon de rappeler que Abidjan est un si?ge cardinalice comme Kinshasa, Nairobi, Bruxelles, Milan, Paris, New York, Madrid, Lisbonne, etc. Cela signifie que les cardinaux de ces villes ne doivent pas n?cessairement leur cardinalat ? leurs qualit?s personnelles. Autrefois, ?tait fait cardinal tout ?v?que qui avait d?fendu la foi catholique ou avait rendu t?moignage ? la justice ou ? la v?rit?. Je pense, ici, ? Stefan Wyszynski quand les communistes menaient la vie dure ? l??glise. Ce pr?lat tint t?te au g?n?ral Jaruzelski qui voulait museler l??piscopat polonais. C?est aussi le cas de Mgr Jules Sali?ge, archev?que de Toulouse. Pendant l?occupation de la France, il fut l?un des rares ?v?ques fran?ais ? d?noncer les d?portations de Juifs et les exactions nazies. Pour saluer son courage, le pape Pie XII le cr?a cardinal le 18 f?vrier 1946. Le nonce apostolique en France, Mgr Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII, se rendit dans la ville rose pour lui remettre son chapeau de cardinal parce que Mgr Sali?ge avait du mal ? marcher. ? maintes reprises, le pape Fran?ois a insist? sur le fait que porter les v?tements rouges n?est pas une promotion mais une lourde responsabilit?. ?tre responsable ici signifie prendre soin du Peuple de Dieu qui ne se limite pas aux Catholiques, le d?fendre quand il est victime d?injustice, d?oppression, quand des puissances ?trang?res mettent leur pied sur le cou des Africains ou pillent leurs ressources naturelles. Le cardinal doit ?tre capable de r?sister aux m?chants et puissants « jusqu?au sang » (usque ad sanguinem). Dans notre pays, les « Woubis » n?ont plus honte de s?afficher et de parader, des d?tourneurs de milliards circulent librement et narguent les petites gens qui croupissent dans une mis?re de jour en jour d?shumanisante, les organisations de la soci?t? civile et les partis d?opposition sont emp?ch?s de marcher ou de manifester, le cacao est pay? moins cher qu’au Cameroun, les terrains des maisons ras?es sont c?d?s ? des hommes d?affaires venus d?ailleurs. On dit aussi que Dramane Ouattara s?appr?te ? briguer un quatri?me mandat en violation de notre Loi fondamentale. Quelle r?ponse le nouveau cardinal apportera-t-il ? toutes ces questions? Jean-Claude Dj?r?k?

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27e dimanche du temps ordinaire

« Au commencement, Dieu les fit homme et femme? Ce que Dieu a uni, que l?homme ne le s?pare pas. » La premi?re remarque que l’on peut faire ici, c’est que nous avons affaire, non pas ? un reportage journalistique, mais ? un ?crit de r?flexion. L?auteur qui est du dixi?me si?cle n?est pas un scientifique qui voudrait expliquer quand et comment Dieu a cr?? le monde mais un croyant qui veut nous dire le projet de Dieu. Ce projet tient, ? mon avis, en 5 points: 1) La femme fait partie de la Cr?ation d?s l?origine. 2) Sans elle, l?homme serait incomplet et malheureux. Et, sans l?homme, la femme serait incompl?te et malheureuse. 3) La sexualit? n?est pas ? diaboliser parce qu’elle contribue ? l??panouissement de l??tre humain (homme et femme). 4) L?homme et la femme sont ?gaux devant Dieu. Mais ?galit? ne signifie pas que l?homme et la femme doivent faire et penser la m?me chose. Elle signifie qu’ils ont des diff?rences ? reconna?tre et ? respecter. Autrement dit, l?unit? (une seule chair) comprise comme une uniformit? peut devenir ?touffante, voire asphyxiante. « Ish » (homme en h?breu) et « ishshah » (femme en h?breu), quoique tr?s proches, ne sont pas identiques. 5) La question n?est pas de savoir si le divorce est permis ou non mais comment on reste unis comme Dieu reste ?ternellement uni ? l?humanit?. Pour J?sus, le couple restera uni si chacun reconna?t l?autre comme un cadeau et comme un alter ego (un vis-?-vis), si les deux communiquent r?guli?rement, si l?humilit? prend le pas sur la domination. Ce n’est pas un hasard si, dans l??vangile de ce dimanche, J?sus d?clare que le Royaume de Dieu est ? ceux qui ressemblent aux enfants (ceux qui se font petits). Et se faire petit, c’est reconna?tre l?erreur ou la faute que l?on a commise, pardonner au p?cheur comme l?enfant qui ne garde pas rancune.Bon dimanche ? tous ! Jean-Claude Dj?r?k?

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Logements sociaux : les exclus de l?inclusion

Des voix s??l?vent pour d?noncer le caract?re ?litiste des plafonds des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux au Cameroun. Vendredi 20 septembre 2024 ? Yaound?, la ministre de l?Habitat et du D?veloppement Urbain (Minhdu) et le ministre des Finances (Minfi) brandissent des parapheurs verts ? la presse. Aux micros de celle-ci, C?lestine Ketcha Court?s et Louis Paul Motaze annoncent et expliquent les 4 principales conditions auxquelles doit se soumettre tout usager qui sollicite ? titre locatif un logement social au Cameroun. Ils parlent notamment des plafonds des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux au Cameroun et pour des taux minima et maxima d?affection de la redevance dans la location-accession ? la promotion immobili?re. Faites sur tous les tons, les d?clarations relatives sont riches et d?taill?es. En effet, dit C?lestine Ketcha Court?s, ?pour ce qui concerne l?arr?t? fixant les plafonds des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux, il s?agit d?un texte de 4 chapitres et 11 articles. Suivant cet arr?t?, il est interdit ? tout acqu?reur de vendre son logement avant l?expiration d?une p?riode minimale d?occupation de 10 ans. D?sormais, les crit?res d?attribution des logements sociaux tiennent compte des revenus et de la taille des m?nages, avec une priorit? accord?e aux personnes vuln?rables. Ainsi donc, le plafond des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux concernant la location est de 350 000 FCFA par mois et 500 000 FCFA par mois pour l?accession?. Et Louis Paul Motaze de compl?ter: ?Quant ? l?arr?t? fixant les taux minima et maxima d?affectation de la redevance dans la location ? accession au Cameroun, il s?agit d?un texte de 3 chapitres et 5 articles. Suivant cet arr?t?, il faut dire que concernant le logement social, les taux minima et maxima oscillent entre 28 et 33%. Et concernant les autres cas, ceux-ci vont de 10 ? 33%. Il s?agit alors l? des boussoles dans le cadre de l?attribution des logements sociaux, en termes de conditions d??ligibilit? des potentiels acqu?reurs, en tenant compte de leurs revenus, ainsi que de leurs capacit?s de paiements des taux minima et maxima d?affectation de la redevance. Une v?ritable avanc?e juridique dans la mise en ?uvre de la transparence et de la justice sociale en ce qui concerne l?acc?s ? ces logements sociaux?. On a tout compris??Tout cela est beau ? entendre, mais dans la r?alit?, on d?couvre avec stup?faction que ce programme n?est pas en r?alit? destin? ? sa vraie cible, notamment, les Camerounais aux revenus modestes, puisqu?il s?agit de logements sociaux. Le nouveau dispositif peine ? contenter tout le monde. S?il s?duit beaucoup plus les gagne-gros, les gagne-petit, eux, ne sont pas pr?ts ? s?engager?, signale Dr Jean Freddy Ekani. Selon l??conomiste, le m?nent ? un segment d?limit? du march?. S?inspirant d?une ?tude de l?Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, il justifie sa position. ?Cette enqu?te de l?INS publi?e r?cemment pr?sente une sentence sans ?quivoque: le ch?mage et les emplois pr?caires sont les principales sources de mauvais logement. L?argent reste le ma?tre-mot puisqu?il implique plusieurs param?tres. Combien de Camerounais touchent 350 000 FCFA par mois Il faut tout de suite relever que ces plafonds p?rennisent des obstacles infranchissables au petit payant. Il devient donc ?vident que pour une population au pouvoir d?achat relativement faible, le logement soit un luxe?. Dans le m?me esprit, Raphael Honla, architecte-urbaniste se l?che. ?Pour ne pas entretenir l?illusion dans la t?te des pauvres, par respect, il eut ?t? juste de ne pas parler de logements sociaux, parce que ce concept renvoie ? un grand nombre, c?est-?-dire la masse populaire. Mais, ? la r?flexion, on d?couvre que le concept dit des ?logements sociaux? a ?t? lanc? pour semer la confusion dans les esprits, et entretenir un r?ve impossible ? r?aliser, c?est-?-dire celui pour un pauvre d?acqu?rir un logement dans ce programme. Au lieu de ?logements sociaux?, parlons plut?t de logements pour riches?, pense-t-il. En restreignant le champ aux personnes de la classe la plus basse, Yaya Youssofa, activiste politique fait appara?tre un paradoxe. ?Quand on sait que le Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), peine ? atteindre 40 000 FCFA au Cameroun, comment un pauvre peut-il avoir acc?s ? un logement de ce standing, alors que dans les bonnes intentions, il s?agissait de loger en priorit? les classes moyennes. Il y a donc eu duperie dans cette op?ration, et les pauvres ont ?t? une fois de flou?s, car leur nom a ?t? abusivement utilis? aupr?s des institutions financi?res internationales en vue de l?obtention des fonds qui ont permis la construction de ces logements malignement appel?s logements sociaux?, fait-il remarquer. Bobo Ousmanou

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Dans les stations-service ? Yaound? : des soup?ons de vol ? la pompe carburent

De plus en plus, des usagers se plaignent que certaines stations-service truquent ou d?r?glent les appareils de distribution de carburant. Ils sont convaincus que les pompistes donnent une quantit? de carburant qui n?est pas proportionnelle au prix pay?. Plusieurs conducteurs rencontr?s ? Yaound? all?guent qu?apr?s avoir ?labor? un syst?me de trucage de leurs pompes, certaines stations-service de la capitale camerounaise offrent des quantit?s inf?rieures aux montants d?bours?s par les usagers. ?C?est anormal, les pompistes trichent?, laisse entendre John, taximan, le regard tourn? vers l??cran d?index. ?Sur l?appareil, tout marche bien apparemment et la facture correspond bel et bien ? la mention. Et pourtant, on se fait voler sans s?en rendre compte?, affirme-t-il Certaines stations d’essence sont devenues des lieux de ?frappe organis?e?, selon Jean Calvin, chauffeur exp?riment?. ?Et je ne peux pas prendre le carburant de 10 000 FCFA l?-bas sinon le pompiste va me mettre l’air ? la place du carburant. Si je mettais l’essence l?-bas, je me retrouvais avec le carburant de 5 000. Le mieux est de chercher une station qui n’est pas trop populaire; J?ai la ferme conviction que les grandes stations nous volent. Ils pompent l’air avant de te mettre le carburant. J’ai mis le carburant de 6 000 FCFA ? 9 heures ? 12 heures, je dois encore carburer. Alors que je consomme ? 14 heures?, se plaint-il. Un aper?u du coup: le conducteur qui se gare ? c?t? des pompes est accost? par un vendeur de babioles. Objectif, le distraire. Arrive un conducteur de moto qui fait son petit bruit derri?re. Dans l’embrouille, le pompiste assure qu’il a d?j? servi? votre r?servoir. Le motard t?moigne et le pompiste rench?rit: ?Grand, j’ai m?me servi la moto qui est venue apr?s vous?. D?fenseC?t? pompistes, ces accusations sont sans fondement. L’un d’eux requ?rant l’anonymat dit qu’il est impossible de mettre du vent ? la place du carburant, ?les distributeurs sont automatiques et le consommateur regarde comment on met le carburant dans le r?servoir. En plus la plupart des v?hicules sont automatiques et font la comptabilit??, se justifie le pompiste. Dans le pass?, des stations-services qui trichent au niveau des pompes ont ?t? punies. Par exemple, r?cemment, en f?vrier 2024, trois stations-service implant?es dans le 4e arrondissement de Yaound? ont ?cop? d?une amende de cinq millions FCFA pour avoir trich? en retirant jusqu?? 100 millilitres de carburant par litre servi. M?me Douala, une station-service a ?t? sanctionn?e d?une amende d?un million FCFA pour cause de sp?culation au mois de juin 2024. Elle ?tait accus?e de r?duire frauduleusement la quantit? de carburant servie ? la pompe.

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Comit? ITIE Cameroun : effectif et dans une course contre-la-montre

Actif depuis l?acte de constatation r?cemment rendu public par Louis Paul Motaze, ministre des Finances (Minfi), l?organe national charg? de veiller au respect des dispositions de l?Initiative pour la transparence dans les industries extractives doit se surpasser pour ?viter la radiation. Apr?s plusieurs semaines d?attente, l?acte de constatations du Comit? national de l?Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) est effectif. On le retient de la correspondance qu?a r?cemment sign?e de Louis Paul Motaze portant: ?prise de d?cret du Comit? ITIE Nouveau ? d?signation des repr?sentants de la soci?t? civile et constatation de la composition du Comit? ITIE?. La lettre, la r?ponse tant attendue ? celle qu?a adress?e la soci?t? civile du secteur extractif le 16 aout dernier au sujet de la composition du coll?ge des douze mandataires cens?s repr?senter les OSC au sein du Comiti? ITIE. Membre recal?Dans sa lettre, l?argentier de l??tat camerounais rappelle aux OSC quelques pr?alables en ce qui concerne les dispositions ?dict?es par le Conseil d?administration de l?ITIE (organe international auquel le Cameroun a adh?r?). Par ailleurs, le ministre des Finances souligne une irr?gularit? dans la composition du coll?ge des OSC. Et c?est ? la suite de cela qu?il a valid? onze des douze membres. ?Je suis au regret de vous notifier par la pr?sente le rejet de la d?signation de monsieur Binla Sylvanus Shulika, repr?sentant de la Conf?rence ?piscopale nationale du Cameroun (CENC) comme membre du comit? ITIE?, lit-on dans la correspondance parvenue ? notre r?daction. D?apr?s le Minfi, la d?signation du concern? va ? l?encontre de la position ?clairement exprim?e? du secr?tariat international de voir le coll?ge rem?dier ? un fait. Celle selon laquelle ?les repr?sentants de deux organisations religieuses si?gent au groupe multipartite depuis plus de dix ans? et doivent ?tre remplac?s. Sans ?mettre la moindre contestation, le coll?ge des OSC a, ? son tour, pris acte de la correspondance du ministre des Finances. Les 24 et 25 septembre dernier, ils se sont joint aux autres membres du comit? ITIE Cameroun dans le cadre d?une double session. Les travaux ont essentiellement port? sur la constatation de la composition de cet organe. Pour le comit? de pilotage, la note du Minfi est une v?ritable ?avanc?e qui va permettre de lib?rer les ?nergies pour effectuer un travail plus librement dans un cadre formel conform?ment ? la norme ITIe?. De ces ?changes, il ressort que les propositions contenues dans la d?claration de PWYP (Publish what you pay) relay?es par le coll?ge ont ?t? adopt?es par le Comit?. Par ailleurs, ledit comit? va se r?unir dans les prochains jours pour tabler sur les propositions de la soci?t? civile. Apr?s le temps?Il se trouve cependant que cette constatation du Minfi intervient avec un l?ger retard. Dans l?une de nos pr?c?dentes ?ditions, ?ric Etoga, membre des douze l?avait signifi?. Le charg? des projets au sein du Centre pour l?environnement et le d?veloppement (CED) a d?ailleurs indiqu? que, vu le retard qu?accuse son pays, celui-ci court le risque d?une nouvelle suspension et m?me d?une radiation si le rapport de validation du Cameroun n?est pas d?pos? ? temps. Le comit? ITIE Cameroun doit donc courir apr?s la montre pour esp?rer soumettre son rapport de validation au Conseil d?administration en d?cembre prochain. Pour rappel, le Cameroun a ?t? suspendu par le Conseil d?administration de l?ITIE le 29 f?vrier 2024. Il lui est reproch? d??avoir partiellement respect? l?exigence 1.3 relative ? l?engagement de la soci?t? civile?, entre autres raisons, dans le cadre de la validation du rapport ITIE qu?il a fourni pour le compte de l?ann?e 2023. Joseph Julien Ondoua Owona Michel Bissou Il est le membre de la soci?t? civile camerounaise impliqu?e du secteur des industries extractives qui a ?t? victime d?un accident ayant caus? la paralysie partielle de ses membres sup?rieurs. Les deux semaines d?hospitalisation qu?il a pass?es dans un centre hospitalier ne lui ont pas permis de retrouver l?usage de ses membres. Cela n?cessite une intervention chirurgicale qui s??l?ve ? trois millions de FCFA (3 000 000 FCFA). ? cet effet, apprend-on, ?la hi?rarchie du comit? ITIE a bien voulu accorder un appui financier de trois millions cinquante mille FCFA (3.050. 000 FCFA)?. Lesdits frais lui ont ?t? remis le 26 septembre dernier ? son domicile par ses coll?gues et compagnons de lutte dans le cadre de la transparence dans le secteur extractif. Lesquels ont lanc? une campagne de solidarit? en faveur du concern?.

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Troisi?me session conjointe du Comit? intergouvernemental des hauts fonctionnaires et d?experts (CIE) de l?Afrique centrale et de l?Est?: rendez-vous ? Yaound? du 15 au 18 octobre 2024

Pour la troisi?me ann?e cons?cutive, les Bureaux sous r?gionaux de la Commission ?conomique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA) pour l?Afrique Centrale et l?Afrique de l?Est organiseront leur session conjointe du CIE ? Malabo (Guin?e Equatoriale). D?apr?s une annonce officielle, les assises se tiendront du 15 au 18 octobre 2024. Y sont convi?s : des hauts fonctionnaires et experts de l?Afrique centrale et de l?Afrique de l?Est, des d?cideurs les plus ?minents, notamment les ministres et les chefs d?institutions et/ou leurs collaborateurs de haut rang. Y sont ?galement attendus : des repr?sentants des ?tats membres de l?Afrique centrale et de l?Est, de la Commission de l?Union Africaine, des Communaut?s ?conomiques r?gionales, et des organismes intergouvernementaux, ainsi que des repr?sentants du secteur priv?, des institutions internationales, des universit?s, centres de recherche et des organisations de la soci?t? civile, y compris des groupes de femmes et de jeunes, des groupes de travail strat?gique (GTS) et d?autres parties prenantes concern?es. Selon nos sources, en plus de permettre aux experts d??changer sur des questions de d?veloppement ?conomique et social, l?autre enjeu de cette session est d?examiner les questions r?glementaires li?es au mandat et au fonctionnement des bureaux sous r?gionaux d?Afrique centrale et de l?Est. Les travaux sont plac?s sous le th?me : ? Mise en ?uvre rapide des solutions de recherche et d?innovation pour acc?l?rer la diversification ?conomique en Afrique Centrale et de l?Est ?. A en croire le CEA/BSR-AC, ? cette th?matique trouve sa justification dans la d?claration des Chefs d??tat et de Gouvernement de l?Union africaine qui, ? l?issue de leur sommet extraordinaire en avril 1980 ? Lagos (Nigeria), se sont engag?s dans le Plan d?action de Lagos dans la promotion de la science, la technologie et l?innovation au service du d?veloppement du continent, et plus r?cemment encore, en juin 2014, ont renouvel? leur engagement en adoptant la strat?gie d?cennale pour la science, la technologie et l?innovation pour l?Afrique (STIS-2024), appelant, pour l?essentiel, les pays membres ? passer ? l?action pour acc?l?rer le pas vers le passage ? des ?conomies assur?ment impuls?es par l?innovation?. En rappel Le CIE est l?organe de supervision des activit?s des Bureaux sous r?gionaux (BSR) de la Commission Economique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA). Il constitue un forum d??change entre les experts originaires des Etats membres, des communaut?s ?conomiques r?gionales, et de leurs institutions sp?cialis?es, le secteur priv?, les chercheurs, la soci?t? civile et les autres partenaires techniques et financiers. Le CIE se r?unit tous les ans pour d?finir et contr?ler la mise en ?uvre du programme de travail des BSR, et discuter des principaux enjeux et d?fis li?s au d?veloppement ?conomique et social de chaque sous-r?gion en vue de formuler des recommandations appropri?es pour y faire face. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Cemac: l?EIED ouvre ses portes pour l?ann?e 2024-2025

L?Ecole inter-Etats des douanes (EIED) de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) relance les tests et concours d?entr?e ? l?EIED. Pour l?ann?e 2024-2025, un concours est ouvert aux fonctionnaires des administrations des douanes qui sont au grade de commis. Ce, parall?lement ? la tenue d?un test pour une formation priv?e aux niveaux pr?pos?s de douanes, agents de constatation des douanes, contr?leur des douanes, inspecteur des douanes. Celle-ci se d?roulera ?au m?me moment que la formation normale (admission par voie de concours) ? Bangui en R?publique Centrafricaine?, indique un avis de la Direction de la formation, du perfectionnement, des examens et concours de la Cemac. La relance des tests d?entr?e ? l?EIED est cons?cutive au retour de l?Ecole inter-Etats des douanes ? son si?ge statutaire ? Bangui, conform?ment au plan de retour de la Commission de la Cemac dans ce pays. C?est pour assurer le bon d?roulement des op?rations y relatives qu?il a ?t? d?cid? d?une suspension temporaire des concours et tests d?entr?e ? l?EIED. Mais d?sormais, cette institution jouit de locaux r?nov?s pour accueillir de nouvelles cuv?es d?apprenants ? Bangui.Les candidats audit test d?entr?e seront soumis ce 20 octobre 2024 ? des ?preuves de culture g?n?rale, int?gration r?gionale sur la Cemac, finances publiques, ?conomie. Les tests doivent se tenir dans les Etats-membres de la Cemac. ?Les r?sultats seront publi?s le vendredi 29 novembre 2024?, pr?cise l?institution. Les candidats doivent obtenir une note minimale de 10/20 au terme des ?preuves. Louise Nsana

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