Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Fronde : Mbembe et sa clique ne sont pas attaqu?s gratuitement

I l y a des gens, comme Fran?ois Soudan, le fran?africain de « Jeune Afrique », hebdomadaire au service de la France esclavagiste et n?ocolonialiste, qui se demandent pourquoi l’historien camerounais Achille Mbembe est attaqu? depuis qu’il a copilot? le sommet de Montpellier (8 octobre 2021) o? Macron avait r?uni des jeunes du continent tri?s sur le volet pour leur raconter des balivernes. Non, Mbembe n?est pas attaqu? gratuitement. Nous ne faisons que critiquer sa nouvelle posture qui va ? contre courant des aspirations actuelles du continent. Soudan devrait savoir que chaque fois que Mbembe a fait une bonne chose, je ne me suis pas priv? de le f?liciter. Par exemple, j’avais fait en 1988, dans la revue j?suite congolaise « Telema », une ?logieuserecension de son essai « Afriques indociles » (Paris, Karthala) qui n?est gu?re tendre avec les dictateurs africains et la France qui lessoutient et les prot?ge. J’ai applaudi quand il a affirm? dans « Telerama » du 8 octobre 2010 que les Africains devraient oublier la France qui, selon lui, n’est pas le centre du monde et n’a plus rien ? offrir aux Africains. La v?rit? est que Mbembe ne faisait, en s’exprimant de la sorte, que reprendre l’analyse magistrale de Frantz Fanon dans « Les Damn?s de la terre ». Il a piqu? ?achez Fanon sans le citer, ce qui est malhonn?te. J’ai ?t? ?tonn? de le voir voler au secours de la France en octobre 2021 en faisant croire que la politique africaine de la France avait positivement chang?, ces derni?res ann?es alors que, demon point de vue, la France a fait pire en multipliant ses bases militaires et en utilisant le terrorisme pour d?stabiliser les pays o? on a d?couvert des minerais. J’ai ?t? choqu? d’apprendre que Mbembe a re?u de Macron 50 millions d’euros pour promouvoiren Afrique une d?mocratie dont tout le monde admet aujourd?hui qu’elle n’existe plus, les peuples europ?ens ?tant dirig?s et exploit?s par une oligarchie de plus en plus arrogante et cupide. La fondation pour l’innovation de la d?mocratie sera bas?een Afrique du Sud et sera dirig?e par le S?n?galais Souleymane Bachir Diagne qui avait pourtant critiqu? le sommet de Montpellier et n’y avait pas particip?. C’est cette incoh?rence, cette faiblesse devant l’argent et cet aplatissement devant un pays dont on a dit hier qu’il ne valait plus rien et qu’il ne pouvait rien apporter aux Africains, que je ne supporte pas. Achille Mbembe est indiscutablement talentueux, mais il n?est pas le plus intelligent, ni le plus dipl?m?, ni l’Africain qui a ?crit le plus de livres. Qu’est-ce qu’il poss?de de plus que Aminata Traor?, Ambroise Kom, Boubacar Boris Diop, Nicolas Agbohou ou Mamadou Koulibaly? Ceux qui pensent que Mbembe est jalous? sont tout simplement ridicules. « Jeune Afrique » et certains milieux fran?ais qui vivent de l’exploitation de l’Afrique veulent nous imposer Mbembe, Bachir Diagne et d’autres larbins comme lesplus grands penseurs du continent. Non, cette forfaiture ne passera pas car l’Afrique sait qui d?fend ses int?r?ts et qui est en train de la trahir. ?tre content de manger ou de prendre des photos avec Macron, prendre sa d?fense, empocher son argentapr?s avoir accus? la France d’avoir assassin? Ruben Um Nyob? qui ne demandait que la vraie ind?pendance pour le Cameroun, ce n’est pas une r?ussite mais un ?chec. C?est se renier. Je ne sais pas si un tel homme peut encore se regarder dans la glace.Je ne sais pas si Um Nyob?, Tchundjang Pouemi, Jean-Marc Ela, Mongo Beti, Meinrad Hebga et Fabien Eboussi Boulaga seraientfiers de leur compatriote Jean Claude Dj?r?k?

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Mourir d?bout

N? en Jama?que, Claude McKay est l?un des plus grands po?tes de la Renaissance de Harlem, un important mouvement litt?raire qui, dans les ann?es 1920, voulait valoriser l?identit? noire am?ricaine. Ce fut un haut lieu de la culture noire gr?ce ? des c?l?brit?s comme W.E.B. DuBois.McKay a ?crit en 1919 le po?me « Si nous devons mourir ». En voici un extrait. « Si nous devons mourir, que ce ne soit pas comme des porcs chass?s et parqu?s dans un endroit peu glorieux, tandis qu’au-tour de nous aboient les chiens fous et affam?s, se moquant de notre sort maudit. Si nous devons mourir, mourons noblement, pour que notre pr?cieux sang ne soit pas vers? en vain. Alors, m?me les monstres que nous d?fions seront contraints de nous honorer. Parents, nous devons affronter l’ennemi commun. M?me si nous sommes largement en inf?riorit? num?rique, montrons-nous courageux. Et, pour leurs mille coups, nous devons porter un coup mortel. Comme des hommes, nous devons affronter la meute meurtri?re et l?che, press?s contre le mur, mourant, mais ripostant. Jean-Claude Dj?r?k?

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Inflation en zone Cemac: navigation ? vue

La hausse des prix persiste m?me si l?on assiste une r?duction progressive des pressions inflationnistes sur l?ensemble de la sous-r?gion. C?est un gouverneur de la Banque centrale des ?tats de l?Afrique centrale (Beac) bien serein qui scrute l?horizon pour en d?celer des perspectives heureuses sur une potentielle sortie de l?inflation dans la sous-r?gion. Yvon Sana Bangui pense que cela pourrait se produire en 2025, ? en croire la teneur de son propos devant les hommes des m?dias le 23 septembre 2024. ?Nous maintenons la trajectoire actuelle?. Comme pour ?tayer sa pr?diction, les indicateurs en la mati?re se replient en une courbe positive. La sous-r?gion enregistre ?l?inflation persiste mais la tendance est baissi?re?, argue-t-il. La moyenne annuelle se situe 4,2% contre 5,6 en 2023. Si la banque centrale accorde un grand int?r?t ? la question des prix, la raison tient de ce que ?l?inflation est couteuse pour l??quilibre macro?conomique?, rel?ve-t-elle dans son document de travail ?Quels indicateurs d?inflation sous-jacente pour la Cemac? consultable en ligne. Toutefois, les r?sultats des mesures prises ? court terme pour r?sorber le probl?me pr?sente des disparit?s d?une p?riode ? une autre. Par exemple, au 2e trimestre 2023, la hausse des prix dans la Cemac s?est hiss?e ? 6,6% en moyenne annuelle et 5,7% en glissement annuel, contre respectivement 3,0% et 5,4% un an plus t?t; ce qui marque d?j? en soi une augmentation par rapport ? des donn?es de 2021. Lesquelles tournaient autour de 2,1 et 4,1% en 2021. Les tensions inflationnistes observ?es dans la sous-r?gion courent depuis le 4e trimestre 2021, ce qui a un lien avec la crise sanitaire de Covid-19. Mais l?ann?e 2022 et a marqu? un autre tournant avec notamment: les r?percussions de la crise russo-ukrainienne et la hausse en 2023 des prix des carburants ? la pompe dans tous les pays, en dehors du Gabon et de la Guin?e ?quatoriale. Face ? cette situation. ? cela, il faut ajouter les co?ts ?lev?s produits locaux. Ces derniers constituaient 73% du poids du panier de la m?nag?re ? fin septembre 2023. ?L?augmentation est plus marqu?e par les produits locaux, dont les prix en moyenne annuelle ont augment? de 7,7% que pour les produits import?s. Lesquels ont connu une hausse relativement moins importante de 6,1%?, souligne le rapport de politique mon?taire de la Beac de septembre 2023. Mais tout ne se limite car la Banque centrale a d?j? reconnu l?importance de facteurs sociologiques, institutionnels et socio-politiques dans la hausse g?n?ralis?e des prix en Afrique centrale. Dans son ?tude d?nomm?e ?D?terminants de l?inflation dans la Cemac: le r?le de la monnaie?, elle cite l?insuffisance des industries d?velopp?es, la guerre et les troubles politiques, la qualit? des infrastructures, la gouvernance et la qualit? des institutions. Horizon 2024Si le gouverneur Yvon Sana Bangui tanche en faveur de 2025 pour un retour au seuil communautaire d?inflation de 3%. Il convient de souligner que ce n?est pas la premi?re fois Qu?une date est avanc?e en ce sens. L?on ?tait d?j? partie sur une ?ch?ance de 2024. ?Les facteurs externes et internes mobilis?s dans cette analyse indiquent que les pressions inflationnistes devraient continuer leur acc?l?ration au moins jusqu?en fin d?ann?e 2022 apr?s avoir atteint leur pic avant d?amorcer une d?c?l?ration sur l?ann?e 2023 pour retomber progressivement au-dessous de la norme communautaire ? l?horizon 2024?, lit-on dans la Note sur l??volution de l?inflation dans la Cemac au mon?taire restrictive depuis 2021, par le rel?vement et le maintien de ses taux d?int?r?t. Seulement, le recours laisse plus d?une institution dubitative. ?La Banque mondiale note dans son barom?tre ?conomique du mois de mai 2024 que les taux pratiqu?s dans la Cemac restent plus ?lev?s que ceux de l?Union ?conomique e mon?taire ouest-africaine (Uemoa) mais avec des r?sultats moindres. ?Bien que cette tendance soit encourageante, l?inflation reste sup?rieure ? la cible r?gionale de 3,0%. En comparaison, en d?cembre 2023, l?inflation globale dans l?Uemoa ?tait inf?rieure ? 2,4%. M?mes effetsLe contexte reste le m?me dans l?Afrique centrale. M?me si des efforts sont faits aux niveaux nationaux pour am?liorer la gouvernance et stabiliser les prix. Toutefois de nouvelles hausses de prix des hydrocarbures ? la pompe ? partir de 2025 – selon le calendrier ?tabli avec le Fonds mon?taire international (FMI) pour la lev?e des subventions p?troli?re au Cameroun et d?autres pays de la sous-r?gion – pourrait susciter de nouvelles flamb?es de prix ? la consommation des m?nages. De plus. Celles-ci sont principalement port?es par les produits alimentaires locaux. Or la production agricole reste insuffisante dans la plupart des pays de la sous-r?gion du fait des facteurs tels que les al?as climatiques, l?ins?curit?, le vieillissement de la main d??uvre, la chert? des intrants agricoles. ?Ce probl?me est particuli?rement ?vident en Afrique subsaharienne. Les prix des engrais ont tripl? depuis le d?but de 2020 et restent volatiles, ce qui prive de nombreux petits agriculteurs d?un approvisionnement stable. La petite agriculture familiale dans les pays en d?veloppement ne sera pas mise en mesure de survivre, et encore mois d??tre comp?titive?, alerte la Banque mondiale dans un article sur son blog. L?agriculture et l?agro-alimentaire sont pourtant au c?ur de la politique communautaire d?import-substitution. Ce qui devrait, au-del? de renforcer les ?changes de l?Afrique centrale avec les autres r?gions du monde, contribuer ? renforcer l?approvisionnement du march? local et ainsi avoir une incidence sur les prix des produits alimentaires. La mayonnaise tarde ? prendre du fait des d?un climat des affaires d?favorables. Duel de chocs Le Comit? de politique mon?taire (CPM) de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) a tenu sa 3eme session ordinaire de l?ann?e 2024. Travaux pendant lesquelles la situation ?conomique de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale est pass?e en revue; afin de d?finir les actions ? entreprendre ? court terme pour maintenir l??quilibre ?conomique de la sous-r?gion. Apr?s cet imp?ratif, le Comit? d?cide de maintenir inchang?s: ses Taux d?int?r?t des appels d?offres ? 5,00%, le Taux de la facilit? de pr?t marginal (6,75%), le Taux de facilit? de d?p?t ? 0,00%, les coefficients de r?serve obligatoires 7,00% sur les exigibilit?s ?

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Fluidit? dans la communication : All? CNPS? ici assur? social

8383 est le num?ro d?appel pour simplifier la vie des assur?s de la Caisse nationale de pr?voyance sociale. Vie facilit?es pour les b?n?ficiaires des prestations sociales de la Caisse nationale de pr?voyance sociale. En effet, la CNPS et S?curys Group viennent de lancer un nouveau service t?l?phonique pour assister les usagers et les alerter par SMS sur l??tat de leurs cotisations et autres dossiers.La Caisse nationale de pr?voyance sociale travaille inlassablement ? trouver des antidotes pour venir ? bout des tracasseries administratives, la corruption et autres arnaques dont sont victimes ses nombreux usagers. Cette institution s?inscrit par cons?quent dans l??re du temps. Finis les files d?attentes, les abus de toutes sortes, sans oublier les lourdeurs administratives. Place ? une communication horizontale et de proximit? entre les parties. ?Gr?ce au num?ro unique 8383, les assur?s pourront d?sormais poser leurs questions sur leurs cotisations, leurs droits, leurs pensions. Ils pourront effectuer leurs d?marches et suivis de dossiers de mani?res simple et rapide au lieu de se d?placer. Enfin, ils pourront b?n?ficier d?un accompagnement personnalis? des conseillers qualifi?s?, explique le communiqu? parvenu ? notre r?daction. SouscriptionPour souscrire ? ce service, les assur?s sont convi?s ? composer le code USSD *101# via le num?ro Orange et MTN. Le cout du service est de 750 fcfa/mois soit 9 000 FCFA par an. Le coup de l?appel est de 198 FCFA/minute. Grace ? WhatsApp/Chatbot, les assur?s peuvent consulter l?historique de leurs cotisations CNPS, consulter le nombre de mois cotis?s et le nombre de mois restant ? cotiser, ils auront acc?s ? toutes les informations relatives aux proc?dures CNPS, contacter un agent CNPS en ligne 24h/24, 7j/7 pour le suivi de leurs dossiers et autres informations. Ils pourront donc envoyer et recevoir les documents ? distance ? la CNPS et faires des d?nonciations d?actes de corruptions et d?autres pr?judices subis en toute discr?tion.En outre, gr?ce aux SMS mensuels, les assur?s pourront recevoir des messages relatifs aux paiements de leurs cotisations, recevoir des messages de rappels au d?lai de rigueur des cotisations pour les employeurs et les assureurs volontaires. Enfin, ils recevront des alertes lorsque les pensions des retrait?s sont pay?es dans leurs banques. Personnel CNPSCes artefacts communicationnels soulagent aussi le personnel de la CNPS et dopent encore plus leur efficacit?. Un dossier qui mettait du temps ? ?tre solutionn? parce qu?une pi?ce pouvait manquer pourra d?sormais ?tre solutionn? parce qu?un personnel qualifier avec la collaboration du concern? les ferra en quelques minutes.Allo CNPS est la preuve que la structure que dirige Alain Olivier Noel Mekulu Mvondo Akame est en qu?te permanente de la performance, de l?excellence pour soulager les usagers. ?All? CNPS, c?est la preuve que la CNPS s?engage ? offrir des services toujours plus performants et adapt?s aux besoins de ses assur?s tout en se rapprochant d?eux?. Andr? Gromyko Balla

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Dieudonn? Essomba : ?Dans les conditions actuelles, nous ne pouvons ni promouvoir la croissance, ni g?rer l?inflation?

L??conomiste et statisticien camerounaise s??panche sur les moyens d?actions r?duites de la Beac face aux d?fis ?conomiques auxquels l?Afrique centrale est confront?e. Le Comit? de politique mon?taire de la Beac vient de tenir sa 3e session ordinaire de l?ann?e 2024. Il y a ?t? d?cid? du maintien des taux de la banque centrale. Est-ce une bonne ou une bonne ou une mauvaise nouvelle pour l?Afrique centrale?Vous savez, quand il s?agit des probl?mes de la Beac pour l?Afrique centrale, c?est difficile de porter un jugement de valeur. Cela parce que c?est un syst?me mon?taire qui a un mode de fonctionnement tr?s particulier et d?ailleurs c?est ?a qui suscite l?hostilit? au CFA. Il faut noter que lorsque les taux d?int?r?t directeur d?une banque centrale joue un r?le parce que parce que lorsqu?il est en hausse, ?a veut dire qu?on rend le cr?dit plus cher. G?n?ralement c?est fait pour essayer de limiter l?activit?; ?a veut dire qu?il y a des effets de surchauffe, qu?il y a trop d?activit?. Inversement, lorsqu?on le baisse, c?est pour essayer de rehausser l?activit?. On s?est rendu compte que l?activit? est faible et on essaye de la rehausser ? travers le cr?dit. Or dans le cas de la Beac, c?est un mod?le qui ne fonctionne pas parce que le FCFA est une monnaie qui ob?it beaucoup plus ? la stabilisation de la balance courante. Le CFA est une monnaie devise donc il est essentiellement marqu? par la situation ext?rieure des pays; autrement dit lorsqu?on augmente le taux d?int?r?t, ?a veut dire simplement qu?on veut baisser l?activit? ?conomique parce que la situation ext?rieure s?est d?grad?e, parlant de la balance courante. On ne regarde pas l?activit? elle-m?me, mais on regarde le solde ext?rieur. C?est pour cela qu?il extr?mement difficile de se prononcer sur les effets d?une baisse ou d?une hausse des taux d?int?r?ts de la Beac parce que ceux-ci ne sont pas li?s ? l?activit? interne mais beaucoup plus ? la situation ext?rieure. Et on le sait la situation ext?rieure est d?grad?e et donc la tendance est plut?t ? la r?duction des cr?dits et de l?activit? ?conomique. Mais certainement sur la base d?une esp?rance de reprise, la Beac a d? escompter que peut-?tre l?activit? va s?am?liorer mais une fois de plus ses taux d?int?r?t ne traduisent pas les besoins fonctionnels de notre ?conomie. Les op?rateurs ?conomiques paient en quelque sorte le tribut des taux d?int?r?t actuels. N?y a-t-il pas lieu de s?inqui?ter des r?percussions sur les capacit?s du secteur priv? ? saisir l?opportunit? de la Zlecaf?Comme je le disais, le CFA n?est pas configur? pour le secteur priv? national. Le CFA est une monnaie fran?aise et donc c?est une monnaie devise, sa pr?occupation est sa stabilit? par rapport ? l?autre monnaie. Ce n?est pas une qui est orient?e pour la production locale. Cons?quence, elle ne se pr?occupe pas du secteur priv? national. Ce qui veut dire que si l??volution du CFA arrange le secteur priv? national, tant mieux, sinon tant pis. Ce n?est pas ?a sa vraie pr?occupation. C?est vraiment une monnaie qui est ext?rieure ? notre syst?me productif. Avec elle, nous ne pouvons rien. La Beac parait confront?e ? un dilemme entre la croissance ?conomique ou la gestion de l?inflation dans l?espace communautaire. Quelle est la situation exacte et quel est ? votre sens la meilleure solution au vu de la conjoncture?La Beac ne saurait ?tre confront?e ? un dilemme entre la croissance et l?inflation. ?a c?est un sc?nario possible avec les monnaies souveraines. Pour la Beac, la pr?occupation est la stabilit? mon?taire, c?est-?-dire la stabilit? du taux de change entre le FCFA et l?euro. Maintenant, l?inflation interne ne la pr?occupe pas par contre, c?est l?inflation import?e qui peut agir sur les dynamiques d??valuation ou de r??valuation. Le CFA est un peu au-dessus des pr?occupations ?conomiques internes aussi les probl?mes de croissance ne l?int?ressent pas. Par contre les probl?mes d?inflation l?int?ressent, uniquement dans la mesure o? c?est une inflation import?e. L?important ici est comment maintenir le taux de change fixe sans que cela n?entraine de grands d?s?quilibres; par exemple les d?s?quilibres en termes de surendettement ou de d?ficits cumul?s de la balance courante. C?est un probl?me de positionnement de la monnaie, nous n?avons pas une monnaie interne qui se pr?occupe de l??conomie interne comme c?est le cas avec le Na?ra ou le Cedi qui sont des monnaies nationales et donc qui opposent deux pr?occupations la croissance et l?inflation. Par contre nous avons une monnaie qui elle est par d?finition l?euro, parce que c?est un franc import?, et qui n?ont pas les m?mes pr?occupations. Si on avait un syst?me binaire, on aurait r?solu tous ces probl?mes tr?s facilement. Vous savez, nous avons une croissance faible 3 ou 4% en m?me temps, il y a une dynamique ? l?inflation. Dans ces conditions, si vous avez une monnaie comme le CFA, vous ne pouvez ni promouvoir la croissance ni g?rer l?inflation, vous ?tes oblig?s de rester statique. D?o? la paralysie de la Beac. Or, si on avait un syst?me binaire, le CFA international serait rest? constant mais les gouvernements auraient eu la possibilit? d?agir sur le CFA local; notamment en baissant les taux d?int?r?t du CFA local pour en augmenter l?usage et donc augmenter l?activit? tout en stabilisant l??quilibre ext?rieur. Le CFA n?a pas ?t? configur? pour nos ?conomies, c?est une monnaie stable c?est vrai mais avec elle on n?a pas de politique mon?taire interne. Il est ressorti au terme de ce comit? une inqui?tude autour de l??rosion des r?serves de change. L?inqui?tude perdure depuis un bout de temps. Qu?est-ce qui n?a pas march??La r?serve de change est la cons?quence directe des ?quilibres de la balance courante. Lorsque nous vendons peu et nous achetons trop, les balances commerciales se d?s?quilibrent et ? ce moment nous perdons les devises que nous avons gagn?. C?est donc une vieille dynamique. C??tait la raison de la venue du FMI (Fonds mon?taire international) en 2017. L??rosion des r?serves de change est la cons?quence directe d?une ?conomie qui n?arrive pas ? ?quilibrer son commerce ext?rieur. Cette pr?occupation de

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Construction : la mont? en puissance des briques de terre

Les blocs de terre qui entrent dans la cat?gorie de mat?riaux locaux sont de plus en plus appr?ci?s par les investisseurs. Longtemps ostracis?s par les parpaings de sable, les blocs de terre op?rent une mont?e en force dans le monde de l’immobilier. Cette grande perc?e des blocs est en partie li?e ? la n?cessit? de limiter le r?chauffement climatique ? 1,5 degr? comme stipul? par la conf?rence des parties COP 15 de Paris. Voil? un argument ?voqu? par Mbarga, un des grands producteurs de briques en terre de la capitale politique camerounaise. ?J??tais un simple fabricant de briques de terre, mais avec l’arriv?e des donnes ?cologiques pour limiter l’augmentation de la temp?rature, j’ai d?cid? de m’investir dans les briques de terre?, indique l’entrepreneur et ing?nieur en g?nie civil, par ailleurs professeur des lyc?es d’enseignement technique. Qualit?Pour Joseph, propri?taire d’un duplex du c?t? d’Ekoumdoum (Yaound? 4), ces artefacts de construction sont bons march?s, ?avec peu de moyens, j’ai pu me b?tir un duplex. J’ai achet? une machine de production des briques et on les faisait cuire. Le processus est exactement comme lors de la production du charbon. Aujourd’hui, je suis ? l?aise? d?clare-t-il. Bien plus, la dur?e de vie de sa demeure est plus longue que les maisons construites avec des parpaings. Comme l’explique Herv? Kenne, ing?nieur en b?timent. PrixC’est un mat?riau ? la port?e de tout le monde. Maman Beby, vendeuse de beignets-bouillie-haricots (bbh), vient de s’offrir une maison plain-pied ? Abang sur la route de Mfou. ?Quand j’?value les d?penses effectu?es en produisant les briques, je divise le coup par 4, comparativement ? l’achat des parpaings?, explique-t-elle.Blanche, camerounaise vivant en Allemagne, s’est fait b?tir un immeuble en blocs de terre. Ces briques sont appel?es par les techniciens en b?timent ?briques VIP?, vu le co?t et la qualit?. Pour produire les blocs utilis?s par cette camerounaise de la diaspora, il faut 40 jours de s?chage. La terre est m?lang?e avec du ciment et press? par une machine. Ensuite, les briques sont plac?es dans un hangar, ? l’abri du soleil et des pluies. Pour Blanche, ?avec ces briques, la maison est temp?r?e. Bien plus, il est tr?s difficile pour les voleurs de casser la maison avec des murs en blocs?. En voyant l’argent que brasse Jean Kamga, le producteur de ces blocs de terre, Blanche prend go?t. Elle envisage m?me construire une usine de fabrication des blocs dans les jours avenirs. Andr? Gromyko Balla

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Mise en ?uvre du pacte pour l’avenir au Cameroun : l’UNFPA renoue contact avec la presse

Le Fonds des nations unies pour la Population (UNFPA), profite de la visite prochaine du directeur r?gional pour l’Afrique de l’ouest et du centre pour r?chauffer les relations avec les acteurs de la presse. Cette rencontre s’est tenue ce 10 octobre ? Yaound?. ?Nos alli?s les plus sinc?res sont les m?dias?, affirme le repr?sentant r?sident de l’UNFPA au Cameroun. Alors que des nombreuses structures rechignent ? collaborer avec le monde de la presse, Justin Nguessan Koffi, le patron de l’UNFPA du Cameroun demande aux journalistes de venir s’abreuver aupr?s de la structure qu’il dirige. Cette d?claration est faite au cour d’une r?union avec les journalistes dans les locaux de la structure Onusienne ? Bastos. Ayant constat? une baisse de la coop?ration avec les m?dias, plus que par le pass?, l’UNFPA est r?solu ? alimenter les m?dias sur les donn?es des populations. Concr?tement, en dehors des donn?es qui seront disponibles dans les plateformes de l’agence, des sp?cialistes de la sant? de reproduction seront mis ? la disposition des journalistes, l’objectif ?tant de donner aux populations des contenus sourc?s avec une valeur ajout?e lorsqu’on parle de sant? maternelle, planification familiale, adolescents et jeunes, sant? sexuelle et reproductive en contexte de changement climatique pour ne parler que de cel?. Au cours des ?changes, les journalistes sont appel?es ? dire ? l’UNFPA comment est-ce que la collaboration doit se passer.   Andr? Gromyko  Balla

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Postes et T?l?communications : pour un usage de la data science dans le secteur

Afin que les statistiques jouent un r?le cl? dans la transformation num?rique au Cameroun, des experts aux profils vari?s m?nent des r?flexions ? Yaound?. Certaines questions absolument fondamentales m?ritent r?ponses.Savoir combien de lignes t?l?phoniques sont op?rationnelles dans une localit? ; savoir combien d’abonn?s sont propri?taires d’un compte financier num?rique?L’on embarque ainsi pour l’univers des statistiques. Du 8 au 10 octobre 2024, statisticiens, macro?conomistes , ing?nieurs ou encore informaticiens issus de diverses administrations publiques et priv?es camerounaises, d’organisations internationales ou de think tank sont unanimes avec Mme Minette Libom Li LIkeng. Selon la ministre des Postes et T?l?communications (Minpostel),  » les statistiques jouent un r?le cl? dans la transformation num?rique au Cameroun en facilitant divers aspects ». Pour rendre plus efficaces les syst?mes op?rationnels au Cameroun, les donn?es statistiques facilitent l’analyse des besoins. « Elles aident ? comprendre les besoins des citoyens et des entreprises, orientant ainsi le d?veloppement des services num?riques adapt?s; elles permettent d??valuer l?impact des initiatives de transformation num?rique, comme l?adoption des services en ligne ou l’acc?s ? Internet », explique Dr Tedou, directeur de l’Institut national de la statistique du Cameroun. Au milieu de tout ceci, Mme Minette Libom Li LIkeng entrevoit la planification strat?gique. « Les d?cideurs utilisent des donn?es pour ?laborer des strat?gies visant ? am?liorer l’infrastructure num?rique, garantissant un d?ploiement efficace des technologies. Les statistiques sur le niveau de comp?tence num?rique de la population aident ? cibler des programmes de formation et d’?ducation. Des donn?es solides sur l’utilisation des technologies num?riques renforcent la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux.L?utilisation des donn?es favorise une meilleure transparence et responsabilit? dans la gestion des ressources publiques li?es ? la transformation num?rique », souligne la Minpostel. En somme, termine-t-elle, les statistiques sont essentielles pour guider et mesurer l’?volution num?rique du Cameroun, soutenant ainsi son d?veloppement socio-?conomique.es statistiques jouent un r?le cl? dans la transformation num?rique au Cameroun . Jean Ren? Meva’a Amougou

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Inondations dans la r?gion de l?Extr?me-Nord : ?Au commencement, Dieu les fit homme et femme? ce que Dieu a uni, que l?homme ne le s?pare pas? :

La premi?re remarque que l’on peut faire ici, c’est que nous avons affaire, non pas ? un reportage journalistique, mais ? un ?crit de r?flexion. L?auteur qui est du dixi?me si?cle n?est pas un scientifique qui voudrait expliquer quand et comment Dieu a cr?? le monde mais un croyant qui veut nous dire le projet de Dieu. Ce projet tient, ? mon avis, en 5 points:1) La femme fait partie de la Cr?ation d?s l?origine. 2) Sans elle, l?homme serait incomplet et malheureux. Et, sans l?homme, la femme serait incompl?te et malheureuse. 3) La sexualit? n?est pas ? diaboliser parce qu’elle contribue ? l??panouissement de l??tre humain (homme et femme). 4) L?homme et la femme sont ?gaux devant Dieu.Mais ?galit? ne signifie pas que l?homme et la femme doivent faire et penser la m?me chose. Elle signifie qu’ils ont des diff?rences ? reconna?tre et ? respecter. Autrement dit, l?unit? (une seule chair) comprise comme une uniformit? peut devenir ?touffante, voire asphyxiante. « Ish » (homme en h?breu) et « ishshah » (femme en h?breu), quoique tr?s proches, ne sont pas identiques. 5) La question n?est pas de savoir si le divorce est permis ou non mais comment on reste unis comme Dieu reste ?ternellement uni ? l?humanit?. Pour J?sus, le couple restera uni si chacun reconna?t l?autre comme un cadeau et comme un alter ego (un vis-?-vis), si les deux communiquent r?guli?rement, si l?humilit? prend le pas sur la domination. Ce n’est pas un hasard si, dans l??vangile de ce dimanche, J?sus d?clare que le Royaume de Dieu est ? ceux qui ressemblent aux enfants (ceux qui se font petits). Et se faire petit, c’est reconna?tre l?erreur ou la faute que l?on a commise, pardonner au p?cheur comme l?enfant qui ne garde pas rancune. Bon dimanche ? tous ! Jean-Claude Dj?r?k?

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Aviation civile: l’ASSA-AC fait le point

Douala a abrit? la 6?me session ordinaire du Comit? des Ministres de l’ASSA-AC le vendredi 4 octobre dernier. La rencontre de Douala s’est d?roul?e dans un esprit de solidarit?, de coll?gialit?, d’?galit?, de transparence et de justice , comme les valeurs que constituent les cinq piliers fondateurs de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale ( Cemac). L’ordre a port? sur les d?lib?rations faites sur le rapport d’activit?s pr?sent? par le comit? de direction, la r?glementation communautaire, l’audit Usoap OACI, les mesures individuelles, le budget de l’agence, son m?canisme de financement et de la feuille de route 2023-2024. Les travaux de la 6?me session du ASSA-AC tenu le vendredi 4 octobre 2024 a vu la pr?sence des ministres des transports des six pays membres de la Cemac. Avec ? la t?te Herbert Gontran Djono Ahaba, ministre des transports et de l’aviation civile de la R?publique Centrafricaine et par ailleurs Pr?sident en exercice dudit Comit?. Cette c?r?monie a ?galement connu la participation du Commissaire en charge du d?partement des infrastructures et du d?veloppement durable, des membres du Comit? de direction de l’ASSA-AC et de nombreux responsables du secteur de l’aviation civile en Afrique Centrale. Les six pays membres ont r?affirm? leur vision de faire de la Cemac en 2025, un espace ?conomique int?gr? et ?mergent o? r?gnent la s?curit?, la solidarit? et la bonne gouvernance au service du d?veloppement humain. L’un des points forts de la c?r?monie de cette session a ?t? la signature d’une convention de partenariat entre les Directeurs g?n?raux de la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA), Paule Avomo Assoumou et celui de l’ASSA-AC, Eug?ne Apombi, sur le d?veloppement des mallettes p?dagogiques communautaires et de l’organisation des sessions de formation. A la fin de session, des motions de soutien ont ?t? adress?es aux Chefs d’Etats du Cameroun, du Congo, de la R?publique Centrafricaine, du Tchad, du Gabon, de la Guin?e ?quatoriale . L’ASSA-AC est une institution sp?cialis?e de l’Union ?conomique de l’Afrique Centrale. Diane Kenfack

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