Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Afrique subsaharienne: 79 millions de filles victimes d?abus sexuels

Le Fonds des Nations unies pour l?enfance (Unicef) met le doigt sur des violences sexuelles envers les enfants. Au travers de nouvelles estimations, elle en d?plore ce 10 octobre 2024 l?ampleur de ce triste ph?nom?ne en amont de la Journ?e internationale des filles. ??Plus de 370 millions de filles et femmes en vie actuellement ? soit une femme sur 8 ? ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l??ge de 18 ans?, r?v?le l?institution. Cependant c?est en Afrique subsaharienne que l?on compte le plus grand nombre de victimes. Soit 79 millions de filles et de femmes. Ce qui y repr?sente 22% de la population f?minine. La r?gion africaine est suivie par l?Asie orientale et l?Asie du Sud-Est (75 millions), l?Asie centrale et l?Asie du Sud (73 millions de filles et femmes), l?Europe et l?Am?rique du Nord (68 millions), l?Am?rique latine et les Cara?bes (45 millions), l?Afrique du Nord et l?Asie occidentale (29 millions) et enfin l?Oc?anie (6 millions). ?Si les filles et les femmes sont davantage touch?es, et leurs situations mieux d?crites, les donn?es montrent que les gar?ons et les hommes sont ?galement concern?s?, indique l?Unicef. Le Fond appelle ? la modification des normes sociales et culturelles qui favorisent les violences sexuelles. Selon l?institution onusienne, il convient ?galement de favoriser la justice et la gu?rison pour les victimes et de fournir aux enfants les informations qui leur permettent de reconnaitre et de d?noncer le viol. Louise Nsana

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Adolphe Moudiki?: au nom de la v?rit?

Au milieu de la controverse br?lante sur l?affaire Glencore, l?administrateur-directeur g?n?ral  (ADG) de la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH) souhaite que chacun sache et comprenne.  L’enjeu est de taille : il faut absolument d?masquer tous ceux qui, de pr?s ou de loin, directement ou indirectement, sont impliqu?s dans l?affaire Glencore. Magistrat ? la base, Adolphe Moudiki via un communiqu? publi? le 9 octobre 2024, d?cortique les mailles complexes et la d?marche de la SNH vers la justice. Apr?s avoir mis l?ensemble ? plat, l?ADG de la SNH balance tout ? la hauteur de la vue et de l?ou?e de l?opinion publique nationale et internationale. Le pitch en quelques mots : ? Dans le cadre des poursuites contre les dirigeants et employ?s de la multinationale Glencore, pour corruption d?agents ?trangers, le tribunal p?nal de Londres (Grande Bretagne), la Southwark Crown Court, a si?g? ce mercredi 09 octobre 2024, pour une audience de mise en ?tat qui a permis d?arr?ter le calendrier proc?dural ?. Au c?ur de ce qui pr?c?de, deux intimes convictions : celle d?Adolphe Moudiki et celle de la SNH.  Personne physique et personne morale sont engag?es dans une bataille judiciaire infatigable pour faire triompher la v?rit?. ? En effet, au cours de cette audience, le juge, en accord avec les avocats de chaque partie, a fix? les principales ?tapes du proc?s, notamment les dates de l??change des preuves, les audiences pr?liminaires et la date du proc?s, arr?t?e pour juin 2027. Cette actualit? judiciaire britannique donne l?occasion ? la SNH de rappeler qu?elle reste en attente de l?ouverture des auditions au Tribunal Criminel Sp?cial, suite ? la plainte qu?elle avait d?pos?e le 06 novembre 2023. Il convient de rappeler que cette plainte de la SNH fait suite ? la condamnation de Glencore par la Southwark Crown Court, le 03 novembre 2022. L?Administrateur Directeur G?n?ral de la SNH garde confiance que les complices Camerounais de ces actes criminels reconnus par Glencore seront rapidement identifi?s et punis conform?ment aux dispositions pertinentes du Code P?nal Camerounais ?. Bobo Ousmanou

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Caisse nationale de pr?voyance sociale (CNPS)?: l’effervescence de fin d?ann?e dans les agences

Elles re?oivent, du 1er octobre au 31 d?cembre 2024, les pensionn?s dans le cadre d?une campagne d?identification et d?enr?lement. L?occasion d’?valuer l’effectivit? de l’enr?lement avec l’application INA. Immersion dans l’agence de Messamendongo ? Meyo. Malgr? les probl?mes de r?seau Internet, le personnel de l?agence CNPS ? Meyo s’affaire ? satisfaire les nombreux usagers dans la salle d’accueil. Comme dans une cours de r?cr?ation, ces agents vont de salles en salles ou de bureaux en bureaux. Cette ambiance r?cr?ative n’est pas un hasard. Il faut satisfaire tous les usagers venus pour l?enr?lement. Il permet ? l’affili? CNPS de s’enregistrer via l’application INA qui est une carte d’identit? de la CNPS. Sans se d?placer, l’usager peut se filmer et donner ? inscrire des informations personnelles sur sa personne. Mais apr?s ce processus, il se rend dans une agence pour ?tre physiquement s?r qu’il ne s’agit pas d’un canular. ? La journ?e sera longue, je crois que c’est ? la tomb?e de la nuit que nous rentrerons. Alors que c’est le d?but de weekend ?, murmure un responsable de la structure, lorsqu’il voit l’affluence dans le hall. ? Vous ne pouvez pas partir et revenir lundi ?, ironise sa coll?gue. Proc?s Leur t?che est ardue. Ils ont une mission plut?t p?dagogique. Expliquer aux usagers le processus d’identification. ? Mesdames et messieurs, avant toute chose, il faut d’abord vous enr?ler en t?l?chargeant l’application?. Mais avec les perturbations de connexion Internet, le processus est trop lent. Il faut beaucoup de temps pour ouvrir l’application. En attendant, les agents se transforment en enseignants. Ils expliquent aux affili?s CNPS comment proc?der ? l’enregistrement une fois que l’application est t?l?charg?e. Identification Celle-ci concerne les personnes inactives, c’est ? dire les retrait?s. Ils sont moins nombreux que ceux venus pour l’enr?lement. Mais il faut plus d’attention pour cette couche sociale. Herv?, venu accompagn? sa m?re de plus de 70 ans ce vendredi est r?primand? par les agents. Il re?oit quasiment des injections pour le futur. ? Si vous aviez t?l?charger l’application, son identification aurait ?t? facile. Vous trainer une vieille femme de plus de 70 ans, qui peine ? marcher. C’est vous qui devez faire le suivi. Il faut tout faire pour que ces futures identifications se passent en moins de 5 minutes ?. Ils croient avoir fini quand d?barque M. Kengne, un autre retrait?. Malgr? le soleil qui bat son plein, l?accueil est au top, afin de ne pas frustrer les vieillards. M. kengne, voyant la forte affluence, d?cide de rebrousser chemin. ? Monsieur prenez place on vous accompagne dans votre d?marche. Nous allons faire le maximum et d?s que la connexion revient on ach?ve le travail ?. Cette explication trouve satisfaction aupr?s du monsieur. Il finit par saluer la qualit? du service, alors qu’il avait peur au d?part de rencontrer des d?sagr?ments.Andr? Gromyko Balla

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Prix du riz ? Yaound??: la marmite de la sp?culation mijote

Depuis quelques jours, la reprise des exportations indiennes pose les jalons d?un triste constat qui se prolonge chaque jour et qui oblige ? penser les faits autrement. Marie O., dit avoir pris le parti de vendre le kilogramme de riz ? non-basmati ? ? 500 FCFA. ? Des contr?leurs de prix sillonnent partout et j?ai peur d??tre prise dans leur filet. Mais quand je peux vendre ? plus de 500, je joue le jeu ?, confie cette commer?ante abord?e au march? de Mfou (Mefou-et-Afamba) ce 11 octobre 2024. Si les mots soulignent ? grands traits ? la peur du gendarme ?, l?appr?ciation qu?ils imposent rappelle implicitement que la baisse du prix du kilogramme de riz, r?cemment accueillie avec joie par les consommateurs n?est pas appliqu?e sur le march?. ? C?est le cas au march? Mvog-Mbi o? nous avons pris en flagrant d?lit de sp?culation une vingtaine de demi-grossistes ?, souffle un agent du minist?re du Commerce (Micommerce). A l?en croire, certaines man?uvres, par leur singularit?, retiennent l?attention. ? Quelques commer?ants ?pingl?s nous ont confi? que leur riz achet? au prix fort ne saurait ?tre ?coul? suivant un ordre minist?riel qui ne tient pas compte des difficult?s des marchands. D?autres cr?ent des entrep?ts fictifs afin d?officialiser le manque de riz dans tout le march? ; c?est ce que nous avons observ? dans l?arrondissement de Yaound? 2. D?autres encore, plus rus?s, escroquent sur la marchandise en vendant des vari?t?s de riz superbement m?lang?es dans un m?me sac ; ces gens sont curieusement incapables de donner un r?cit fiable ? cette pratique ?, renseigne notre source. A l??vidence, en pr?sence de tels ressorts, dans certains march?s de Yaound? par exemple, l?annonce de la baisse du prix du sac de riz est v?cue comme une guerre civile l?gale entre contr?leurs de prix et commer?ants. ??De nombreux vendeurs de riz font ? ce que tout puisse co?ncider avec leur sens de sp?culation et donc de contr?le du march?. Pour leur part, les agents du Mincommerce per?oivent la situation comme un fromage dont il s?agit de profiter par tous les moyens??, soutient Barnab? Ondobo, d?fenseur des droits des consommateurs. Selon lui, bien que les prix du kilogramme de riz soient appel?s ? baisser, ??ce n?est pas si t?t que l?on pourra atteindre de la perspective de tout profil sain et neutre dans nos march?s??. Ongoung Zong Bella

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Inondations?: Alerte rouge dans neuf r?gions

Selon des experts, dans les prochaines semaines, la furie des eaux issues de pluies torrentielles risque d?installer un fleuve emportant s?curit? alimentaire, vies humaines et biens mat?riels.  On n?a pas fini de s?apitoyer sur le sort des populations des d?partements du Logone-et-Chari, Mayo-Kani et Mayo-Danay? Voici que des pr?visions m?t?orologiques annoncent encore un temps de chien dans d?autres circonscriptions administratives de la r?gion de l?Extr?me-Nord. En effet, ? en croire le bulletin du 1er au 10 octobre 2024 publi? par l?Observatoire national sur les changements climatiques (Onac), d?autres inondations sont ? pr?voir dans les d?partements du Diamar? et du Mayo-Sava. Des tableaux du m?me genre pourraient ?galement ?tre exp?riment?s ailleurs. De mani?re sp?cifique, pr?dit l?Onac, en plus des r?gions du Nord et de l?Adamaoua, dans la r?gion du Littoral, 5 arrondissements sur 6 de la ville de Douala et quelques localit?s environnantes (Loum, Nkongsamba, Melong) pourraient se retrouver les pieds dans l?eau. De m?me, dans le Nord-Ouest, la furie des eaux de pluie est ? craindre ? Bamenda, Babungo ou Mbengwi. Dans le Sud-Ouest o? l?Onac envisage de fortes et abondantes pluies, Buea et Bamuso risquent d??tre inond?s. Du c?t? de l?Ouest, les pr?visions m?t?orologiques n?ont rien de r?jouissant sous le ciel de tous les d?partements de la r?gion.  Dans la r?gion du Centre, l?Onac pr?voit des inondations dans les quartiers tels que Nkolmesseng, Nkolbisson, Centre-ville, Elig-Edzoa. A Kribi (r?gion du Sud), l?Onac tire la sonnette d?alarme en voyant se profiler des vagues d?inondations. Pire Sur la base de cette m?t?o ex?crable, l?Onac alerte sur les destructions des habitations et des cultures, les disparitions de b?tail, les destructions d?ouvrages de communication et des glissements de terrain. ? Ces ph?nom?nes v?cus par le pass? pourraient encore se reproduire avec un impact plus important cette ann?e ?, pr?vient l?institution. Dans une s?rie de projections ?tablies suivant le profil g?ophysique et humain de certaines r?gions du pays, l?Onac s?attarde sur le cas de la partie septentrionale. Ici, d?crit-on, ? la population   aime se mettre en danger dans des sites connus comme inondables et le pire en termes de pertes en vie humaines ou de sans-abris risque bien d??tre v?cu ?. Pour sa part, l?environnementaliste Alihou Mbara est pessimiste quant au prolongement des pluies diluviennes dans les r?gions de l?Extr?me-Nord, du Nord et de l?Adamaoua. ?En rapport avec la pluviom?trie intense annonc?e jusqu?au mois de novembre de cette ann?e, la situation est d?j? en train de faire le lit de l?inflation dans cette partie du pays et m?me dans les pays voisins??, explique-t-il, ?voquant ce qu?il appelle ??la trag?die de la famine??. ??D?j?, de nombreux champs ont ?t? d?truits. Et si l?on ajoute un suppl?ment de catastrophe ? cette ancienne catastrophe, il n?y aura rien ? manger, ni ? vendre, ni ? acheter sur les grandes places marchandes de ces r?gions. Et surtout lorsqu?on sait que, de plus en plus, plusieurs paysans bas?s dans ces zones optent pour des ventes ? l?avance ? des grossistes ?trangers, il faut ?galement craindre une prolif?ration des contentieux n?s des cas d?abus de confiance ou d?escroquerie??, explique encore Alihou Mbara. Bobo Ousmanou

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C?l?bration: Tradex souffle sur se 25?me bougie

Pour la c?l?bration de son 25?me anniversaire, le p?trolier camerounais Tradex  organise une s?rie d’activit?s jusqu’au mois de d?cembre 2024. A cet effet, une visite guid?e a ?t?  organis?e ce mercredi 16 octobre 2024  au sein de sa direction g?n?rale, ? Douala au quartier administratif Bonanjo, situ? dans le 1er arrondissement. L’ immeuble affiche fi?re allure lorsqu’il est 10 heures 30 minutes. A l’occasion, Emmanuel Patrick Mvondo,  le directeur g?n?ral par int?rim accueille une forte d?l?gation de journalistes conduite par Mariam Obam, pr?sidente nationale du syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc).  La visite d?bute au 4?me ?tage de l’immeuble pour les diff?rents services.  Le DG assist? de Calvin M’Bond,  chef de division de la communication et relations publiques, pr?sentent  les lieux de prise de d?cisions de l’entreprise, en passant par les secr?tariats, la direction des syst?mes d’informations, de l’innovation et des ?tudes, jusqu’? la salle de r?union du conseil d’administration, sans oublier la salle de formation, la direction des ressources humaines et la direction financi?re, etc.  Construit sur une superficie de  3200 m2, ce joyau architectural est lanc? en f?vrier 2012, et livr? en 2019. Sa r?alisation a co?t? 7,2 milliards de FCFA.  L’entreprise ambitionne conqu?rir le  c?ur des camerounais, ? en croire  son directeur g?n?ral. La soci?t? p?troli?re dont la soci?t? nationale d’hydrocarbures (Snh) d?tient 54% des parts, enregistre une bonne performance incroyable ( 32 milliards de FCFA du chiffre d’affaires de 2003 ? 388 milliards de FCFA en 2023).  L’entreprise panafricaine  sp?cialis?e dans la distribution des produits p?troliers, actuellement pr?sente dans quatre des six pays de la sous r?gion Afrique centrale ( Cameroun, Tchad, R?publique Centrafricaine, Guin?e ?quatoriale). Pour ses 25 ann?es d’existence,  Tradex pr?voit  plusieurs articulations. Notamment la remise des m?dailles d’honneur du travail ? 71 r?cipiendaires dont 2 retrait?s et 1 expatri? ; la participation ? Open de Golf Snh; l’organisation des journ?es portes ouvertes destin?es au public; des tombolas sur l’ensemble de son r?seau de distribution ; le d?ploiement de la caravane des 25 ans; l’op?ration 25 challenges et des animations diverses, un concert g?ant organis? ? Yaound? le 18 d?cembre. Pour le top des top l’entreprise met en jeu trois voitures pour le plus grand bonheur de ses fid?les. Diane Kenfack

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Commission de la Cemac: 85 milliards de FCFA de budget en 2025

La prudence et le r?alisme en lieu et place de l’ambition d?mesur?e d’il y a un an. E n pr?lude ? la 42e session ordinaire du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC), une session du comit? inter-Etats a commenc? ses travaux le 7 octobre 2024 ? Bangui. ; avec pour objectif la pr?paration du budget 2025 de la Commission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Les pr?visions inh?rentes sont arr?t?es ? la somme de 84 381 074 871 FCFA. Si cette enveloppe est maintenue ? l?issue des travaux des ministres le 11 octobre, cela repr?sentera une baisse significative par rapport aux 90 584287 669 FCFA pratiqu?s au courant l?exercice en cours. Le postulat du Comit? inter-Etats ce lundi rime ? contre-courant de celui du Parlement de la Cemac. L?instance est plut?t partie sur une hausse de 7,34% par rapport au budget 2024 au cours de la conf?rence budg?taire tenue ? Douala du 10 au 15 septembre dernier. Deux raisons peuvent expliquer ce recul des pr?visions budg?taires. Celles-ci ont premi?rement trait ? la continuit? de l?action de la Commission de la Cemac port?e par Baltasar Engonga Edjo?o. Lequel fixait les objectifs de cet exercice autour de la transformation de l?institution communautaire, le retour au si?ge statutaire ? Bangui et le financement des projets structurants, entre autres. Un peu plus d?un an apr?s la prise de fonction du nouveau gouvernement les retours en Centrafrique suivent leur cours et le plan de transformation a ?t? pr?sent? courant 2024 avec le concours financier des partenaires multilat?raux. La deuxi?me raison est li?e ? un contexte ?conomique international marqu? par des incertitudes. ?Crise immobili?re en Chine, vuln?rabilit?s climatiques, fragmentation g?o?conomique, tensions g?opolitiques et flux de r?fugi?s. Ces facteurs ont un impact direct sur les ?conomies des ?tats membres et, par cons?quent, sur les pr?visions budg?taires de la Cemac?, mart?le Pouninguiza Guelebe, directrice de Cabinet au minist?re du Plan et de l?Economie de la Centrafrique, repr?sentant le pr?sident du Conseil des ministres aux assises de Bangui. Les d?fis d?une mobilisation budg?tale Les faibles niveaux de mobilisation de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) semblent ?galement sussiter une prudence quelconque dans les pr?visions du Comit? inter-Etats ce lundi. Et pour cause, celle-ci doit repr?senter 70% des allocations allou?es ? la mise en ?uvre des programmes et projets de la Cemac. Mais ? l?observation, celle-ci peine encore ? en franchir les 40%. La r?ticence des Etats ? respecter leurs engagements en la mati?re freine l?ex?cution du budget de la Communaut?. Ce qui a pour cons?quence de rendre ?les institutions communautaires d?pendantes du Fonds d?aide ? la coop?ration ?conomique et au d?veloppement (Fodec)?, selon Pouninguiza Guelebe. La question pr?occupe jusque dans les hautes sph?res dans la sous-r?gion. Aussi la r?centesession des ministres de l?UEAC a r?it?r? l?appel aux Etats ? se mettre ? jour sur ce propos. Au-del? des interpellations, des actions concr?tes ont cours pour en assurer l?effectivit?. Sur sollicitation de la Commission de la Cemac, le Parlement communautaire m?ne des actions de plaidoyer aupr?s des Etats en vue de la mobilisation et la r?trocession de la TCI. EnjeuxLes travaux en cours ? Bangui sont ?galement l?occasion d??valuer les performances pass?es au sujet de l?ex?cution du budget 2023 et 2024 et la pertinence des r?alisations de la Commission de la Cemac. A cet effet: ?la session fera le point sur l’?tat demise en ?uvre du plan de transformation de la Commission de la Cemac. Cette ?valuation permettra d’?valuer leprocessus de transformation engag? pour renforcer l’efficacit? et la cr?dibilit? de la Cemac. Le processus du retour de la Commission de la Cemac et de l?Ecole Inter-Etats des Douanes sera ?galement discut??, renseigne le communiqu? de presse desdites assises. Bien plus, il y est question de se fixer sur la strat?gie ? mettre en ?uvre pour renforcer l?int?gration ?conomique r?gionale. Un aper?u des orientations de cette strat?gie a ?t? d?voil? ? Douala le 17 septembre, ? l?occasion de la 1ere r?union du Comit? d?experts nationaux et internationaux pour l??laboration du nouveau Programme ?conomique r?-gional (PER) 2025-2050. Il s?agit entre autres du d?veloppement des infrastructures de base, la comp?titivit? des ?conomies, la mobilisation du financement ? travers les tables-rondes dans la sous-r?gion ou les pays amis, le d?veloppement du capital humain, de l??conomie num?rique, de la recherche et de la technologie, la protection de l?environnement et la trans-formation des ressources naturelles. Louise Nsana

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Laurent Gbagbo plus d?termin? que jamais

Le 16 octobre 2024, la cha?ne de t?l?vision AFO a interrog? l?ancien pr?sident Laurent Gbagbo. C?est sans langue de bois et (parfois) en souriant que l?invit? de marque a r?pondu ? la plupart des questions pos?es par le talentueux journaliste camerounais Alain Foka La m?moire du woody est rest?e intacte non seulement pour les douloureux ?v?nements qu’il v?cut avec tant d?autres Ivoiriens mais aussi pour le latin appris jadis au Petit S?minaire Saint-Dominique Savio de Gagnoa puisqu?on l?a entendu dire qu?il ordonna « illico presto » la nationalisation des banques ?trang?res lorsque la France voulut se servir de la fermeture de ces banques pour pousser la population ivoirienne ? la r?volte contre lui et que son adversaire croyait que lui, Gbagbo, resterait ? La Haye « ad vitam ?ternam ». Ces remarques de forme ayant ?t? faites, voici les passages que j?ai aim?s le plus dans les r?ponses du vainqueur de l??lection pr?sidentielle de 2010: 1) « Je pose un bon regard sur les pays de l?AES ».2) « Quand vous n??tes pas capables de vous mettre ensemble pour trouver des solutions aux probl?mes qui se posent, ne vous ?tonnez pas que les gens vous quittent. La CEDEAO est devenue un instrument de propagande de la France ».3) « Est-ce que ce n?est pas honteux que, ? Addis-Abeba, le si?ge de l?UA soit construit par une puissance ?trang?re [la Chine]? »Quand Sarkozy et Obama lui proposaient des avantages de toutes sortes s’il laissait le pouvoir, « je les ai envoy?s balader plus vigoureusement que Robert Bourgi ne l?a dit parce qu’il y a des choses avec lesquelles je ne peux pas jouer: la libert? de mon pays, l?ind?pendance de mon pays. Je n?attends pas que quelqu’un, parce qu’il est assis ? l??lys?e, puisse d?signer un chef d’?tat en C?te d’Ivoire. Je ne peux pas accepter ?a ». 4) Gilbert Ak? Ngbo (Premier ministre), D?sir? Dallo (ministre de l??conomie et des Finances), Kon? Katinan (ministre d?l?gu? au Budget) et moi, tout le monde a pris 20 ans [pour un pr?tendu braquage de la BCEAO alors que je devais payer les salaires] mais, apr?s, les autres ont ?t? amnisti?s. Le chef des accus?s [Kon? Katinan] est amnisti? et moi qui viens en derni?re position, je ne le suis pas. Pourquoi? » 5) « Je vais me battre jusqu’? la fin de ma vie parce que les combats des Nkrumah, des Lumumba, ce n?est pas achev? ».6) « ? Guillaume Soro et ? ses amis, j?ai dit: Vous me combattez pour quelqu?un que vous ne connaissez pas ».Comme le ph?nix qui rena?t ind?finiment de ses cendres dans la mythologie grecque, Laurent Gbagbo reviendra-t-il au pouvoir? R?alisera-t-il le m?me exploit que Lula da Silva au Br?sil? Une chose est certaine: malgr? les mauvais traitements que la France et l?ONU lui ont fait subir, l?homme n?a perdu ni sa combativit? ni sa d?termination ni son franc-parler. Jean Claude Dj?r?k?

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Fabien Eboussi : un intellectuel libre et authentique

Fabien Eboussi a tir? sa r?v?rence le 13 octobre 2018 ? 84 ans. Il y a trois jours, pourtant, je r??coutais, quasi religieusement, deux de ses conf?rences sur Internet. Il y parlait avec ce calme, cette rigueur et cette pr?cision qui le caract?risaient. On rendra un hommage m?rit? ? cet intellectuel qui ne parlait jamais au hasard. Il sera c?l?br? partout o? il eut ? poser ses pieds, et pas seulement dans son Cameroun natal, car il avait enseign? un peu partout : au Nigeria, en C?te d?Ivoire, en R?publique d?mocratique du Congo, en Allemagne, en France, aux ?tats-Unis, etc. Pour ma part, j?ai pens? que la meilleure fa?on de lui exprimer ma gratitude ?tait de partager ses meilleures intuitions et saillies sur le christianisme, la politique et les intellectuels en Afrique afin que ceux qui ne connaissent pas son ?uvre aient envie de s?y plonger. Et c?est par une citation de Luc Ferry que je voudrais essayer d?entrer dans la pens?e de l?enfant de Bafia. I/ Une d?construction du discours missionnaire sur l?Africain ? Le Christ n?a bien ?videmment jamais demand? ? l?homme de se priver de son intelligence, encore moins de cesser de s?interroger. Toutes ses paraboles [?] sont manifestement destin?es ? faire r?fl?chir, ? mettre en branle notre intelligence interrogative (qu?a-t-il voulu dire au juste ?) et interpr?tative (quel est le sens de son message ?) ?, ?crit Ferry dans « Vaincre les peurs. La philosophie comme amour de la sagesse » (Paris, Poches Odile Jacob, 2007, p. 185). Pour Fabien Eboussi, qui servit le Christ et son ?glise comme pr?tre j?suite (de 1969 ? 1980), le fait de s?interroger et d?interroger le monde dans lequel on vit n??tait pas seulement un droit mais un devoir. Un devoir auquel il ne se d?roba jamais, que ce soit dans ou hors de l??glise qu?il ne voyait pas comme ? une caserne o? tout le monde marche au m?me pas et ob?it au moindre coup de sifflet des responsables ?. Persuad? que les brebis (les fid?les la?cs) n??taient pas des moutons de Panurge et que ? la foi doit se montrer critique, mais non au sens p?joratif de l?esprit de critique ? (cf. Bernard Sesbo?e, ? La foi chr?tienne n?est pas un ghetto ?, « Croire aujourd?hui », n? 243, mars 2008, p. 21), Eboussi osera ?crire ceci :  » Le christianisme a certes soign?, ?duqu? les N?gres d?o? sont sortis ce que vous appelez les Africains mais le christianisme et les missionnaires n?ont pas fait l?Africain qui commence par la d?cision de refuser ce paternalisme et le contexte d?ignorance et de violence o? cette bienveillance ? son ?gard s?est exerc?e » (« ? Contretemps. L?enjeu de Dieu en Afrique », Paris, Karthala, 1991, p. 49). Dans le m?me ouvrage, il d?clare :  » Il faut d?abord d?fendre la d?marche g?n?rale et r?volutionnaire du christianisme ? ses origines en Afrique, qui a consist? ? valoriser ceux que leur soci?t? ?liminait ou marginalisait, ? les transformer en contre-pouvoir et en avant-garde d?un monde nouveau. Il a toujours proc?d? de la sorte en ces p?riodes de vitalit? et de fid?lit? ? ses commencements. Force est pourtant de reconna?tre les limites de celui-ci au moment de son expansion chez nous. Il est un christianisme de croisade civilisatrice, de r?sistance antimoderniste, de rivalit?s interconfessionnelles. Il est plus soucieux de propagande que de la v?rit? qui lib?re, plus soucieux de r?pandre l?image de lui-m?me que la puissance de r?surrection du Christ. Il souffre cruellement de l?absence du sens d?une catholicit? positive et dilatante, qui n?a pas la main crisp?e sur le mis?rable tr?sor de traits qui d?finissent son identit? ?triqu?e. » (« ? Contretemps », p. 84). ? le lire, on d?couvre que certains missionnaires ont c?d? ? la tentation, comme le p?re Drumont dans Le pauvre Christ de Bomba de Mongo Beti, de se substituer ? Dieu, « de faire Dieu ? [leur] propre image » (« ? Contretemps », p. 123). Il les percevait, ces missionnaires trop z?l?s et remplis de certitudes, comme des gens qui ? continuent d??tre les relais d?influence de leurs pays, de leurs cultures et de leurs id?ologies, les t?tes de pont des modes de vie et de pens?e de leur civilisation et de ses int?r?ts mat?riels, par le truchement de l?aide, des relations, des services rendus ? la bourgeoisie (pr?ts, placement des enfants?) ? (« ? Contretemps », p. 41). Sa position sur les relations entre colonisateurs et missionnaires ?tait sans ?quivoque : ?Le christianisme appelle la colonisation pour forcer les peuples et les pays qui lui sont ferm?s ou hostiles, il a besoin du protectorat et de l?appui mat?riel et diplomatique de la puissance occidentale. Sans eux, il se sent fragile, sa situation est pr?caire, ? la merci de la pauvret?, du m?pris et de la violence. Mais la colonisation a besoin du christianisme pour se faire pardonner sa brutalit?, voire pour se faire aimer ? (« ? Contretemps », pp. 120-121). Ailleurs, il fait remarquer que, dans la mission, ? l?autre [l?Africain] fut n?gation, absence, privation, pr?paration, germes, ?bauches ? (cf. ? F?tichisme et pros?lytisme ?, dans Olivier Servais et G?rard Van?t Spijker (dir.), « Anthropologie et missiologie (XIXe-XXe si?cles). Entre connivence et rivalit? », Paris, Karthala, 2004, p. 66. Eboussi d?plorait particuli?rement le fait que ? le christianisme n?est plus folie, ni scandale, mais religion sup?rieure, un des ?l?ments constitutifs de la sagesse et de la puissance de l?Europe, religion du dominateur, religion dominante ; [constatait] que la mission est colonisation [?tant donn? qu?] elle coupe le monde en deux cat?gories, les chr?tiens et les non-chr?tiens, les uns [?tant] tout, les autres rien?, qu?elle est un syst?me qui a sa logique fond?e sur l?exploitation ou la cr?ation de l?in?galit? spirituelle, et sur la condescendance m?prisante ? alors que ? m?me l??vangile n?autorise pas l?imp?rialisme religieux et la d?pendance spirituelle, l?activisme de l?offre du salut, le pros?lytisme indiscret qui fait violence aux consciences, prend d?assaut les ?mes pour les soumettre ? un contr?le dominateur ? (« ? Contretemps », pp. 40 et 50). Son article ?La de-mission ?, paru en 1974 dans la revue « Spiritus », provoqua

ARTICLE DE BLOG

Retrouver l?esprit de solidarit?

« Un homme qui appelle ses amis ? un festin ne le fait pas pour les sauver de la faim. Ils ont tous de la nourriture dans leur propre maison. Lorsque nous nous rassemblons au village au clair de lune, ce n?est pas ? cause de la lune. Chaque homme peut l?a voir dans sa propre cour. Nous nous r?unissons parce que c’est bien de le faire. Continuons donc avec l?esprit d??quipe et profitons du pouvoir de la solidarit? », disait Chinua Achebe, l?auteur du c?l?bre roman « Le monde s’effondre » (« Things fall apart »). Notre monde africain s?effondre de jour en jour, il va ? vau-l?eau, il court ? sa perte parce que nous sommes en train de perdre les valeurs qui faisaient la force de nos anc?tres, parce que nous avons adopt? sans r?fl?chir certains vilains d?fauts comme l?individualisme, la course ? l?argent que nous faisons passer avant l?homme. C?est plut?t en nous retrouvant et en mettant nos id?es ensemble que nous trouverons les solutions ? nos probl?mes. Croire qu’on n?a besoin de l?aide de personne ou qu’on peut changer l?Afrique tout seul est une illusion.Ne soyons pas de ceux qui pensent que ce sont toujours les autres qui doivent les appeler ou leur rendre visite. Jean-Claude Dj?r?k?

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