Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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19?me sommet de la francophonie : le g?n?ral Brice Clotaire Oligui Nguema veut renforcer le syst?me ?ducatif

Le pr?sident de la R?publique du Gabon fait un plaidoyer pour une jeunesse entreprenante. Au cours des travaux relatifs aux th?matiques abord?es lors de ce grand rendez-vous au Grand Palais de Paris, le G?n?ral Brice Clotaire Oligui Nguema dans son intervention sur le th?me :<< cr?er, innover et entreprendre le fran?ais pour l’emploi des jeunes >> , a fait un plaidoyer dans le but de renforcer le syst?me ?ducatif au Gabon. << Le 19?me sommet de la francophonie nous offre l?occasion de r?fl?chir ensemble sur cette pr?occupation de l?emploi des jeunes. Notre organisation devrait dans ce cadre apporter une valeur ajout?e ? nos programmes ?ducatifs afin de les rendre plus pertinents, plus professionnels et changer in fine le quotidien de nos jeunes >> a d?clar? Brice Clotaire Oligui Nguema, pr?sident de la R?publique du Gabon.A cet effet, le Chef de l?Etat, s’est r?solument engag? dans la promotion ? l??chelle internationale d?un Gabon en pleine transformation multisectorielle. Il n?a pas manqu? de pr?senter ? l?assistance les initiatives mises en oeuvre par les autorit?s de la transition en faveur de l?emploi et de l?encadrement des jeunes. Ces actions s?articulent autour du programme d?accompagnement des jeunes dans l?entreprenariat ? travers la mise en place du Guichet num?rique de l?Agence Nationale de promotion des investissements (Anpi) avec r?duction de moiti? des frais de cr?ation d?entreprise et exon?ration d?imp?ts pendant 3 ans; la cr?ation prochaine de la Banque pour le commerce et l?entreprenariat du Gabon (BCEG); le lancement du programme 1 jeune 1 taxi et l?exon?ration des droits de taxes ? l?importation des mat?riels en faveur des exploitants agricoles entre autres. A l’issue de cette pl?ni?re, le Chef de l’?tat a appel? les participants ? plus d’implication et de solidarit? dans la mise en oeuvre des m?canismes visant ? favoriser l?employabilit? et l’?panouissement des jeunes. << Je nous invite ? collaborer, ? partager nos exp?riences et ? unir nos forces pour faire de la cr?ation, de l?innovation et de l?entreprenariat en fran?ais une r?alit? accessible ? tous nos jeunes. Ensemble cr?ons un avenir o? les jeunes sont les principaux acteurs de leur destin?e >>, ?-t- il fait savoir. Par ailleurs, l’on retiendra que les travaux du 19e Sommet de la francophonie se sont sold?s essentiellement par l’adoption de 4 textes principaux ? savoir : la d?claration de Villers- Cotter?ts sur tous les travaux du Sommet; la r?solution sur les situations de crise, de sortie de crise des pays francophones avec notamment la lev?e de suspension et la r?int?gration de la Guin?e au sein de l’organisation , et l’appel ? l’apaisement dans le moyen Orient, la mer de Chine et bien d’autres ; la facilitation de l’int?gration des jeunes dans le num?rique, l’appui sur le programme d?nomm? ? la Francophonie pour elles? qui a pour objectif le financement de micro- projets relatifs ? l’autonomisation des femmes ; l’appel ? la solidarit? sur le cas du Liban secou? par de fortes tensions socio-politiques, un appel au cessez- le feu et au dialogue en vue de r?tablir la paix. Diane Kenfack

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R?gulation de l??nergie: vers le bout du tunnel en Afrique centrale

Les experts du sous-comit? ?nergie de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (Ceeac) ont eu fort ? faire la semaine ?coul?e. Ce 3 octobre 2024, Ces derniers se sont attel?s ? la pr?paration des documents n?cessaires ? la redynamisation du Pool ?nerg?tique de l?Afrique centrale (Peac), au fonctionnement du Centre pour les ?nergies renouvelables et efficacit? ?nerg?tique de l?Afrique centrale (Cereeac) et ? la cr?ation de la Commission r?gionale de r?gulation de l??lectricit? de l?Afrique centrale (Correac). Lesquels seront soumis incessamment ? l?approbation des ministres. Plus de 10 ans apr?s sa cr?ation, a Correac est attendue sur le chantier de l?organisation du march? r?gional de l??lectricit?, de la veille ? l?application des r?gles de la concurrence et la cr?ation des conditions favorables ? l?investissement; en compl?ment des actions du Pool ?nerg?tique de l?Afrique centrale (Peac). Mais des insuffisances en mati?re de dispositions r?glementaires en bloquait le fonctionnement. C?est pourquoi les experts ont proc?d? jeudi ? la validation du projet de d?cision portant cr?ation du Correac. Il en a ?t? de m?me de son r?glement int?rieur et du projet d?approbation du r?glement int?rieur. Ce qui vient compl?ter la kyrielle de documents d?j? ?labor?s en lien avec la mise en place et l?op?rationnalisation de la Correac. Il s?agit notamment de R?glement portant organisation et attributions de la Correac, du cahier de charges pour le choix du pays de Si?ge, du r?glement portant sur la composition, l?organisation, les attributions et le fonctionnement de la Correac, la feuille de route et du budget de d?marrage de l?instance. Louise Nsana

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?lections d?octobre ? l?Onu: trois candidatures pour l?Afrique centrale

Ce mois d?octobre 2024, l?Assembl?e g?n?rale de l?Organisation des Nations unies (Onu) est appel?e ? proc?der au renouvellement de certaines commissions de l?institution mondiale pour les prochains exercices. L?Afrique centrale, via le R?publique d?mocratique du Congo et le Cameroun, brigue trois places. Dont une place au sein du Conseil des droits de l?Homme (CDH) sollicit?e par la RDC pour la p?riode 2025-2027. Le Cameroun pour sa part brigue la commission de la Science et de la technologie au service du d?veloppement pour la p?riode 2025-2028. Le pays de Paul Biya est face ? son partenaire bilat?rale la RDC ? ce scrutin. La R?publique d?mocratique du Congo est par ailleurs le candidat de l?Afrique centrale pour l?octroi d?un si?ge de membre non permanent du Conseil de s?curit? de l?Onu pour la p?riode 2026-2027. L??lection y aff?rente aura lieu ? New York courant juin 2025. Cette candidature est port?e en m?me temps que celle du Lib?ria. Elle fait suite ? la position de son pr?sident Felix Tshisekedi dans son discours ? la 78e assembl?e g?n?rale des Nations unies en d?cembre 2023. Il y soulignait la n?cessit? d??largir ? deux le nombre de repr?sentants permanents africains au sein de cette instance. Le pays m?ne depuis le d?p?t de sa candidature en ao?t dernier une op?ration de charme aupr?s de ses partenaires. Toutefois, les oppositions ? son ?lection ne cessent de se multiplier du fait de la crise s?curitaire d?envergure observ?e en Ituri et dans le Nord-Kivu. Louise Nsana

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D?veloppement agricole: Fao et Cemac sur de nouveaux horizons

Le bureau sous r?gional du Fonds des Nations unies pour l?agriculture et (FAO) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) renouvellent leur cadre de partenariat technique sur le d?veloppement agricole. L?emphase pour la nouvelle orientation est port?e sur l?import substitution, suivant les vis?es communautaire de renforcement des ?changes internationaux et intra-communautaires port?s par le Cameroun, le Congo, le Guin?e Equatoriale, le Tchad et la Centrafrique. ?C?est la raison pour laquelle le coordonnateur est venu me voir pour ?changer sur les priorit?s de cet accord; parce que nous allons tous les deux jouer un r?le d?assistance aux Etats via les minist?res sectoriels et au secteur priv? pour d?velopper le secteur?, souligne Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission de la Cemac, au sortir d?une r?union pr?paratoire le 2 octobre 2024. Toutes choses qui devront par ailleurs favoriser l??closion d?une industrie plus comp?titive en Afrique centrale. ?Nous allons travaillons sur un certain nombre de chaines de valeur qui ont ?t? identifi?s et aussi apporter une assistance technique sur la commercialisation, le circuit de la commercialisation intra-communautaire, ? la fois sur la qualit? des produits et la qualit? phytosanitaire des produits mais aussi les barri?res logistiques comme celles qui sont encore r?siduelles sur le plan douanier. C?est sur ces barri?res-l? que la Commission et la FAO vont travailler ensembles?, a d?clar? Athman Mravili, coordonnateur r?gional du FAO pour l?Afrique centrale. Louise Nsana

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75e anniversaire du coll?ge Fran?ois Xavier Vogt : carillons d’avant-gout

Face ? la presse ce 9 octobre 2024, le comit? d’organisation a d?clin? les grands moments de l’?v?nement pr?vu du 13 au 17 novembre prochain ? Yaound? et Efok. En se revendiquant du  » camp des Vogtois qui aiment aller droit au but », Andr? Dika Balotoken situe le 75e anniversaire du Coll?ge Vogt de Yaound?. Selon le coordonnateur g?n?ral du Comit? d’organisation, l’evenement aurait pu se c?l?brer en 2023.  » Le glissement de calendrier est essentiellement d? au souci de mobiliser le maximum d’anciens ?l?ves d’une part, et celui de pouvoir organiser une manifestation ? la dimension de l’aura de Vogt ».  » Sur la base du th?me ( Vogt, plus qu’un coll?ge, une ?cole de vie, une famille), il s’agit donc d’une occasion significative pour c?l?brer l’histoire et les contributions de cet ?tablissement ? l’?ducation au Cameroun. C’est aussi un moment de r?flexion sur l’impact du coll?ge sur la formation des leaders et des citoyens engag?s « , souligne F?lix Koul A Well, Coordonnateur financier au sein du Comit? d’organisation. Au chapitre des c?r?monies officielles, l’on pr?voit des discours d’anciens ?l?ves, des activit?s culturelles et des rencontres pour renforcer les liens entre les g?n?rations. L’ensemble se d?roulera sur le site baptis?  » Village des 75 ans » ( dis dans l’enceinte du coll?ge. Selon les pr?visions, au moins 10 000 visiteurs sont attendus. ? en croire le Fr?re Charles Philippe Mbia, l’actuel principal du coll?ge Vogt, la caravane s’?branle le 13 novembre 2024.  » Points d’orgue de la journ?e : le p?lerinage ? Efok et une visite au coll?ge Jean XXIII. Le 14 novembre 2024 aura lieu la c?r?monie solennelle d’ouverture du 75e anniversaire. Du 15 au 17 novembre 2024, en plus des activit?s diverses (sport, salon des m?tiers et conf?rences th?matiques), il est pr?vu une messe pontificale ? la Basilique Marie Reine des Ap?tres de Mvolye et le d?p?t d’une gerbe de fleurs sur la tombe de Mgr Fran?ois Xavier Vogt au cimeti?re de Mvolye ». Bon ? savoir, la c?l?bration des 75 ans du coll?ge Fran?ois Xavier Vogt est plac?e sous le tr?s haut patronage du pr?sident de la R?publique du Cameroun. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Isra?l contre Palestine/ Embrasement du Proche Orient; r?forme des Nations unies ; n?o-colonialisme, etc. : l’inoxydable Sankara

Le 4 octobre 1984, il y a donc 40 ans, le capitaine burkinab? Thomas Ssankara faisait sensation ? la 32e Assembl?e g?n?rale des Nations unies. Le Secr?taire g?n?ral de l?ONU ?tait, ? ce moment-l?, le P?ruvien Javier P?rez de Cu?llar. Comme certaines personnes ont horreur des longs textes, je ne proposerai que quelques passages de ce discours historique. Je trouve que ces passages restent ?trangement d?actualit? et qu?ils montrent ? quel point Sankara ?tait en avance sur son temps.Le capitaine commence par critiquer le mot ?tiers-monde?. Pour lui, il s?agit d?un ?fourre-tout invent? par les autres mondes au moment des ind?pendances formelles pour mieux assurer notre ali?nation culturelle, ?conomique et politique?. Voil? pourquoi, quelques lignes plus loin, il parle de ?gigantesque escroquerie de l?Histoire?.Il appelle ensuite les trois continents d?Asie, d?Am?rique latine et d?Afrique ? la solidarit? parce qu?ils m?nent un ?m?me combat contre les m?mes trafiquants politiques, les m?mes exploiteurs ?conomiques?. Aux peuples qu?ils ont ??vang?lis?s?, les missionnaires occidentaux ont enseign?, entre autres choses, qu?il fallait pardonner offenses et blessures, qu?il fallait r?pondre au mal par le bien, etc. Et ces peuples qui avaient connu l?esclavage et la colonisation ont pardonn? les atrocit?s, humiliations et mesquineries de toutes sortes. Et ils ont refus? de se venger. Et ils se sont gard?s d?appliquer la loi du talion. Les bourreaux ont-ils chang? de comportement pour autant? Ont-ils d?abord compris qu?ils avaient mal agi? Voici la r?ponse de Sankara: ?Nous avons jusqu?ici tendu l?autre joue. Les gifles ont redoubl?. Mais le c?ur du m?chant ne s?est pas attendri? Du Christ, ils ont trahi la parole. Ils ont transform? sa croix en massue. Et, apr?s qu?ils se sont rev?tus de sa tunique, ils ont lac?r? nos corps et nos ?mes. Ils ont obscurci son message. Ils l?ont occidentalis? cependant que nous le recevions comme lib?ration universelle. Alors, nos yeux se sont ouverts ? la lutte des classes. Il n?y aura plus de gifles?. TaresSankara n??tait pas le genre d?Africains qui ferment les yeux sur les tares du continent africain. Ainsi, il se montre peu tendre avec ce qu?il nomme ?la petite bourgeoisie africaine dipl?m?e?. Il estime que, si cette derni?re a cess? de combattre pour une Afrique libre et souveraine, c?est parce qu?elle souffre de paresse intellectuelle, parce qu?elle est attach?e au mode de vie occidental et parce qu?elle ?n?est pas pr?te ? renoncer ? ses privil?ges?. Il l?accuse surtout de se gargariser ?de vocables f?tichis?s par l?Occident comme elle le fait de son whisky et de son champagne, dans ses salons ? l?harmonie douteuse?, de se contenter de r?p?ter un vocabulaire et des id?es venus d?ailleurs.La Palestine ne fut pas oubli?e par le pr?sident du Faso lors de sa prise de parole comme en t?moigne le passage suivant: ?Je veux m?indigner en pensant aux Palestiniens qu?une humanit? inhumaine a choisi de substituer ? un autre peuple, hier encore martyris?. Je pense ? ce vaillant peuple palestinien, c?est-?-dire ? ces familles atomis?es errant de par le monde en qu?te d?un asile. Courageux, d?termin?s, sto?ques et infatigables, les Palestiniens rappellent ? chaque conscience humaine la n?cessit? et l?obligation morale de respecter les droits d?un peuple?. Le labeur des NoirsCeux qui se vantent d?appartenir ? des pays riches omettent de dire que ces pays ont ?t? enrichis par le travail gratuit des esclaves et par les ressources naturelles pill?es pendant la colonisation. Combien d?Africains et de Fran?ais savent que Bordeaux, Nantes, Le Havre et La Rochelle ont tir? d?immenses b?n?fices de la traite n?gri?re? Sankara a donc raison d?affirmer que ?c?est notre sang qui a nourri l?essor du capitalisme, rendu possible notre d?pendance pr?sente et consolid? notre sous-d?veloppement?. Frantz Fanon fut le premier ? ouvrir le d?bat sur la richesse de l?Europe b?tie sur le sang des Noirs en ?crivant ceci: ?Pendant des si?cles, les capitalistes se sont comport?s dans le monde sous-d?velopp? comme de v?ritables criminels de guerre. Les d?portations, les massacres, le travail forc?, l’esclavagisme ont ?t? les principaux moyens utilis?s par le capitalisme pour augmenter ses r?serves d’or et de diamants, ses richesses et pour ?tablir sa puissance. Il y a peu de temps, le nazisme a transform? la totalit? de l’Europe en v?ritable colonie. Les gouvernements des diff?rentes nations europ?ennes ont exig? des r?parations et demand? la restitution en argent et en nature des richesses qui leur avaient ?t? vol?es: ?uvres culturelles, tableaux, sculptures, vitraux ont ?t? rendus ? leurs propri?taires. Dans la bouche des Europ?ens au lendemain de 1945, une seule phrase: l’Allemagne paiera. De son c?t?, M. Adenauer, au moment o? s’ouvrait le proc?s Eichamnn, a, au nom du peuple allemand, encore une fois demand? pardon au peuple juif. M. Adenauer a renouvel? l’engagement de son pays ? continuer de payer ? l’?tat d’Isra?l les sommes ?normes qui doivent servir de compensation aux crimes Nazis. R?parationsPareillement, nous disons que les ?tats imp?rialistes commettraient une grave erreur et une injustice inqualifiable s’ils se contentaient de retirer de notre sol les cohortes militaires, les services administratifs et d’intendance dont c’?tait la fonction de d?couvrir la richesse des richesses, de les extraire et de les exp?dier vers les m?tropoles. La r?paration morale de l’ind?pendance nationale ne nous aveugle pas, ne nous nourrit pas. La richesse des pays imp?rialistes est aussi notre richesse.? Il ajoute: ?Tr?s concr?tement, l’Europe s’est enfl?e de fa?on d?mesur?e de l’or et des mati?res premi?res des pays coloniaux: Am?rique latine, Chine, Afrique. De tous ces continents, en face desquels l’Europe aujourd’hui dresse sa tour opulente, partent depuis des si?cles en direction de cette m?me Europe les diamants et le p?trole, la soie et le coton, les bois et les produits exotiques. L’Europe est litt?ralement la cr?ation du tiers monde. Les richesses qui l’?touffent sont celles qui ont ?t? vol?es aux peuples sous-d?velopp?s.? (cf. ?Les Damn?s de la terre?, Paris, Maspero, 1961). R?forme de l?ONUSankara avait aussi abord? la question de la composition des membres du Conseil de s?curit? de l?ONU, proposant que ?les structures des Nations unies soient repens?es et que soit mis fin ? ce scandale que

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R?surgence du Virus de Marburg: ? la surveillance aux fronti?res

L?Afrique centrale fait de nouveau face ? une crise sanitaire. Alors qu?a toujours cours l??pid?mie de Mp?x, c?est au tour de la maladie de Marburg de faire parler d?elle. La r?surgence de cette fi?vre h?morragique a lieu au Rwanda o? elle a officiellement atteint 26 personnes et fait 10 morts depuis le 27 septembre 2024. De quoi susciter les inqui?tudes de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (Ceeac). D?autant plus que ladite maladie est connue pour ?tre extr?mement virulente ? l?instar de la fi?vre Ebola. L?institution r?gionale a de ce fait ?lev? ses pr?occupations ce 30 septembre. ?Face aux risques tr?s ?lev?s de propagation de cette maladie dans les autres ?tats-membres de l?espace Ceeac, voire au niveau continental, la Ceeac appelle les pays frontaliers du foyer de l??pid?mie ? redoubler d?efforts pour l?application des mesures pr?ventives et la recherche active des suets contact, en vue de circonscrire l??pid?mie?, souligne l?institution dans un communiqu?. Bien plus, l?occurrence des ?pid?mies dans l?espace communautaire est au centre des craintes de la Ceeac. ?La r?surgence des flamb?es de cas de fi?vre h?morragique et d?autres menaces de sant? publique dans notre espace r?gional commun souligne la n?cessit? d?un m?canisme r?gional d?alerte pr?coce pour la surveillance int?gr?e des maladies ? potentiels ?pid?miques, ainsi qu?une collaboration inter-pays et transfrontali?re efficace; indispensable pour r?duire les co?ts ?conomiques et humains des ?pid?mies et pand?mies? lit-on. Pour l?heure, l?institution appelle ? l??viction de tout contact avec les rongeurs, ? la cuisson m?ticuleuse des aliments, au port des gants et ?quipements de protection avant la prise en charge des malades. Louise Nsana

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Suite aux ?manquements? du gouvernement : des enseignants d’universit? envisagent l?arr?t des cours

C?est le sch?ma choisi par le Syndicat des professeurs de l’enseignement sup?rieur (SYNES) qui annonce une gr?ve d?s le 16 octobre prochain dans tous les ?tablissements d?enseignement sup?rieur publics. ?C?est la quintessence d?une r?union que nous avons tenue ? Bertoua le 1er octobre 2024?, informe Firmin Gislain Moutil. ?Nous exigeons le paiement d’indemnit?s de recherche accumul?es depuis des ann?es. Cet appel ? d?poser la craie est l?expression d?un ras-le-bol des enseignants d?universit?s publiques: les d?lais ne sont jamais respect?s pour le versement de ces primes trimestrielles?, fulmine le Secr?taire National ? la Communication du SYNES.? en croire ce dernier, ce n?est pas tout: ?certains enseignants per?oivent leurs primes dans les d?lais pendant que d?autres doivent attendre longtemps?. ?Voil? pourquoi nous exigeons, pour le compte de l?ann?e 2024, la transparence dans la tenue des ?tats de la dette acad?mique au niveau de chaque universit? ainsi que la publication d?un calendrier de paiement ? court terme?, poursuit l?universitaire. D?autres griefs sont relev?s y compris le non-paiement de certaines prestations dues aux enseignants, ? l?instar des frais g?n?r?s par les heures de cours suppl?mentaires, l?encadrement des th?ses ou l?intervention dans les jurys de soutenance, la n?cessit? imp?rieuse de lever la suspension des inscriptions en th?se de doctorat /Ph.D. dans les universit?s d??tat et le d?ficit de circulation des informations ? propos de la finalisation des ?tats de la dette acad?mique des universit?s d??tat pour la p?riode allant de 2000 ? 2021.D?apr?s nos informations, ? c?t? du retard qu?accuse le paiement de la troisi?me tranche de la prime de recherche, des pourparlers devraient ?tre engag?s d?s cette semaine. M?me gangr?ne, m?me rengaineL?on se souvient que par communiqu? N? 47700024/SG/BEN/SYNES du 15 Janvier 2024, le Bureau Ex?cutif National du SYNES avait agit? le spectre de la gr?ve au terme de sa session extraordinaire du 21 janvier 2024. L?organisation syndicale faisait alors constater qu?au 21 janvier 2024, 70% des enseignant(e)s b?n?ficiaires de la prime sp?ciale instaur?e par le chef de l??tat n?avaient toujours pas re?u le paiement de la quatri?me tranche. La bombe avait ?t? d?samorc?e in extremis par le gouvernement qui s??tait appliqu? ? payer une partie de l?argent d? ? certains enseignants d?universit?s d??tat. Bobo Ousmanou

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Promotion de l?innovation en Afrique: le temps de la mise en ?uvre des solutions

Au nom de valeurs, d?engagements et d?ambitions communes de d?veloppement des tissus ?conomiques de leurs pays respectifs, des hauts fonctionnaires et experts de l?Afrique centrale et de l?Afrique de l?Est balisent le terrain du 15 au 18 octobre prochain ? Yaound?. Vu la n?cessit? de prendre des d?cisions dans des d?lais tr?s courts, l?Afrique est plac?e sous le r?gime de l?urgence en mati?re d?innovation. Le continent doit alors se servir d?outils intellectuels permettant d?envisager autrement ses probl?mes et de concevoir de nouvelles r?ponses. C?est le sens ? donner ? la r?union du Comit? intergouvernemental de la CEA (Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique) pour les sous-r?gions Afrique centrale et de l?Est, En conf?rence de presse ce 4 octobre 2024 ? Yaound?, le directeur du Bureau sous-r?gional Afrique centrale pour la CEA a indiqu? que ce conclave de haut niveau s?ouvre le 15 octobre et se referme le 18 octobre 2024 dans la capitale camerounaise.D?apr?s Jean Luc Mastaki, ces assises vont regrouper les ministres des deux sous-r?gions en charge de l??conomie, de la Planification, de la Recherche Scientifique et de l?Innovation. Ceux-ci discuteront de la probl?matique li?e ? l?innovation en Afrique et son appui ? l?industrialisation et ? la production efficiente et comp?titive. Bien plus, les travaux de Yaound? donneront l?occasion aux deux Bureaux sous-r?gionaux, notamment Yaound? et Kigali, de pr?senter aux diff?rents ?tats, le rapport de leurs activit?s de l?ann?e ?coul?e, et de solliciter le quitus pour les activit?s ? mener l?ann?e prochaine. Au cours de cette rencontre, ?le Cameroun pourrait se positionner comme une vitrine pour partager avec les autres pays africains, ses succ?s et son exp?rience en mati?re d?innovation, d?industrialisation et de diversification ?conomique?, a d?clar? Jean Luc Mastaki. Les travaux sont plac?s sous le th?me: ?Mise en ?uvre rapide des solutions de recherche et d?innovation pour acc?l?rer la diversification ?conomique en Afrique Centrale et de l?Est?. ? en croire le CEA/BSR-AC, ?cette th?matique trouve sa justification dans la d?claration des Chefs d??tat et de Gouvernement de l?Union africaine qui, ? l?issue de leur sommet extraordinaire en avril 1980 ? Lagos (Nigeria), se sont engag?s dans le Plan d?action de Lagos dans la promotion de la science, la technologie et l?innovation au service du d?veloppement du continent, et plus r?cemment encore, en juin 2014, ont renouvel? leur engagement en adoptant la strat?gie d?cennale pour la science, la technologie et l?innovation pour l?Afrique (STIS-2024), appelant, pour l?essentiel, les pays membres ? passer ? l?action pour acc?l?rer le pas vers le passage ? des ?conomies assur?ment impuls?es par l?innovation?. Bobo Ousmanou

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?nergie nucl?aire: ? l?endroit et ? l?envers des espoirs africains

Comme s?ils s??taient pass? le mot, plusieurs pays africains ont annonc? un ambitieux programme de construction de centrales nucl?aires pour produire de l??lectricit?. La derni?re annonce du Burkina Faso, de vouloir construire une centrale nucl?aire a remis au go?t du jour cette tendance devenue ? la mode pour certains ?tats, d?ambitionner de d?tenir une centrale sur son territoire. Outre le Burkina Faso, le Maroc (pour l?heure, la date du d?marrage des travaux de construction des centrales n?est pas connue, mais on sait que la Russie a sign? un accord avec Rabat en 2022), le Kenya (on sait aussi que depuis quelques ann?es, Nairobi coop?re dans le domaine du nucl?aire avec la Chine, la Russie, la Cor?e du Sud et la Slovaquie), le Ghana (Accra a sign?, fin ao?t 2024, avec les ?tats-Unis, un accord nucl?aire novateur visant ? faire passer le Ghana ? une production d’?nergie sans carbone), Le Rwanda (le pays a sign? en septembre 2023 un accord d?impl?mentation du projet avec une soci?t? canado-allemande appel?e Dual Fluid Energy Inc), l??gypte (depuis 2015, le pays est li? par un accord avec le conglom?rat russe Rosatom, qui g?re 70% du march? mondial de constructions des centrales nucl?aires)., l?Ouganda, le Niger, le Nigeria, la Tunisie, la Zambie ou encore le Soudan ont d?j? d?clar? vouloir passer ? la production d??nergie nucl?aire. Mais ces projets connaissent des fortunes diverses. Plusieurs points expliquent cette r?ticence, de la part des populations et de la soci?t? civile. D?abord pour la ma?trise de la technologie. L?usage de cette ?nergie renouvelable est rest? pendant longtemps un tabou en Afrique, du fait de l?usage de sa mati?re premi?re ? des fins d?armement.Ce que Claire Kerboul appelle ?la peur de l?inconnu? exacerb?e par les m?dias. Le nucl?aire reste largement mal connu, car peu ou pas enseign?, selon elle. ?Les Africains n?ont pas encore la technologie nucl?aire, ce qui les expose ? de la main d??uvre ?trang?re qui pourrait s?av?rer plus on?reuse?, estime pour sa part Didier Dinamou, sp?cialiste des ?nergies renouvelables. L?expert pense qu?il est pr?f?rable que les pays africains investissent dans les ?nergies dont ils ont la maitrise, comme l?hydro?lectrique et le solaire, ?dont ils ma?trisent le co?t et la maintenance, pour ?viter une d?pendance ? la main d??uvre ?trang?re?. Il craint aussi que certains pays ne produisant pas l?uranium soient d?pendants de leurs fournisseurs, ce qui pourrait se traduire par des p?nuries ou l?explosion des prix chez le consommateur final. Dans les pays ayant affirm? leur volont? de se doter de la technologie nucl?aire, la soci?t? civile l?ve souvent le ton pour ?mettre des inqui?tudes. Au Maroc, par exemple, les inqui?tudes portent sur la gestion des r?sidus. La gestion post-production des centrales nucl?aires reste un d?fi. Selon la Commission canadienne de s?ret? nucl?aire, 97% des d?chets radioactifs sont inoffensifs, pouvant ?tre ?limin?s comme de simples d?chets. En revanche, les 3% restants sont compos?s de d?chets de haute activit?. Ils peuvent demeurer radioactifs pendant des centaines d?ann?es.En plus, les populations craignent des accidents dans les centrales. Les accidents dans les centrales nucl?aires sont rares, mais deux sont arriv?s ces derni?res d?cennies. En avril 1986 ? Tchernobyl en Ukraine et Fukushima au Japon en 2011. L?Ong Greenpeace, dans une de ses sorties, a par exemple d?conseill? aux gouvernements africains d?investir dans ce type d??nergie, ?voquant sa dangerosit?. ?Il existe des alternatives ?nerg?tiques moins co?teuses, plus s?res et plus durables pour l?Afrique. Il n?y a pas de place pour l?investissement nucl?aire risqu??, d?clare l?ONG sur son site Internet. Ongoung Zong Bella

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