Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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C?est toute l?opposition qui doit prendre la rue

Le 2 avril 2025, des d?put?s et militants du Pdci ont pris d’assaut le palais de justice d’Abidjan pour d?fendre la candidature de Tidjane Thiam ? la prochaine ?lection pr?sidentielle. C?est de ce Pdci capable de braver la peur et de prendre la rue pour obtenir la r?paration d?une injustice qu?ont toujours r?v? beaucoup d?Ivoiriens. La manifestation du Pdci-Rda m?a rappel? la marche du 22 au 24 d?cembre 1949 organis?e par L?onie Richardo, Marie-Georgette Mockey et Marie Kor?. Sous leur ?gide, plusieurs femmes s??taient rendues d’Abidjan ? Grand-Bassam pour demander la lib?ration de 32 hommes politiques du Pdci-Rda injustement emprisonn?s par les autorit?s coloniales fran?aises. Jean-Baptiste Mockey, Bernard Dadi?, Mathieu Ekra et Ren? S?ry Kor? faisaient partie de ces prisonniers. Peu avant, Anne-Marie Essy Raggi avait appel? les Ivoiriens ? boycotter les produits fran?ais. Malgr? la plaidoirie de leur avocate, la Guadeloup?ene Gerty Archim?de, les colons avaient refus? de lib?rer ces Ivoiriens qui avaient d?j? pass? 9 mois en prison sans jugement. Malgr? les coups de crosse, les gaz lacrymog?nes et les jets d?eau de l?administration coloniale, les femmes ne baisseront pas les bras. Finalement, elles seront 4000 ? « harceler » les autorit?s p?nitentiaires de Grand-Bassam. C?est en avril 1951 que les d?tenus seront lib?r?s. Bien avant, Marie Kor? sera arr?t?e et jet?e derri?re les barreaux. Que le combat de ces femmes n?ait pas abouti tout de suite importe peu. Ce qui est important, c’est qu?elles aient essay? quelque chose au lieu de se r?signer. Ce que nous devons retenir, c?est qu?elles ont eu le courage d?enfreindre l’ordre colonial pour agir car c’est de cette fa?on qu’on fait l?Histoire et qu’on entre dans l?Histoire. « Ceux qui luttent ne sont pas s?rs de gagner mais ceux qui ne luttent pas ont d?j? perdu », disait Bertold Brecht, dramaturge et po?te allemand.Marcher, manifester, c?est combattre. Si le Pdci l?a fait avec brio, ce 2 avril, cela veut dire que c’?tait faisable, qu?il peut remettre le couvert et que l’opposition unie peut faire davantage et mieux pour faire advenir le changement auquel aspirent de nombreux Ivoiriens. En effet, nous avons affaire, depuis avril 2011, ? un r?gime pr?dateur et dictatorial, nous sommes malmen?s par des individus qui veulent utiliser la tricherie et la violence pour se maintenir au pouvoir malgr? un bilan catastrophique. Les contraindre ? l?cher du lest sur l?audit de la liste ?lectorale, sur le d?coupage ?lectoral et sur l?ouverture des m?dias d??tat ? toutes les formations politiques est un combat dont on ne peut faire l??conomie si on aime vraiment son pays.C’est bien de d?fendre un individu, mais il est encore mieux de d?fendre des principes, de se battre pour le respect de la Constitution qui interdit plus de deux mandats pr?sidentiels. La mobilisation des militants du Pdci, dont je me r?jouis sinc?rement, doit non seulement continuer mais monter en puissance, comme le kilogramme du cacao qui serait pass? de 1800 ? 2200 F CFA selon Kobenan Adjoumani, et faire tache d?huile. Une mani?re de dire que, dans les jours ou semaines ? venir, il serait souhaitable que toute l’opposition mette 2 ? 3 millions de personnes dans la rue pour d?fendre non plus X ou Y mais le pays sur lequel p?se la menace d’un grand remplacement. Jean-Claude Dj?r?k?

MATINS DE L'INTEGRATION, Tendance d?aujourdhui et de demain

2025, plus souple en Afrique centrale

Apr?s deux ann?es de croissance perfus?e ? quelques mesures draconiennes, la banque centrale se satisfait d?un ralentissement sensible des prix dans la zone Cemac. R?uni le 24 mars 2025, le Comit? de Politique Mon?taire (CPM) de la Beac a annonc? l?assouplissement de sa politique mon?taire par la r?duction de ses taux directeurs. Ecoutons les explications de Yvon Sana Bangui, le Gouverneur de la BEAC.

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Diplomatie humanitaire : le Croissant rouge saoudien offre deux ambulances ? la Croix rouge Camerounaise

Deux v?hicules m?dicalis?s tout-terrain re?us ? Yaound? ce 25 mars 2025 par la pr?sidente de la Croix Rouge Camerounaise, C?cile Akame Mfoumou. Ils sont ?quip?s pour assurer des soins d’urgence et des ?vacuations m?dicales dans de meilleures conditions, notamment dans des zones o? l’acc?s aux soins est un d?fi. De quoi enrichir le parc ambulancier de la CRC, souvent tr?s impliqu?e dans des campagnes de proximit?, des couvertures sanitaires et ?v?nements nationaux et internationaux. Les deux ambulances sont offertes par l’Autorit? du Croissant Rouge Saoudien. Suffisamment lourd de sens, le pr?texte de la c?r?monie de ce 25 mars 2025 ? Yaound?, au si?ge de la Croix-Rouge Camerounaise implique un d?ploiement protocolaire empreint de grande solennit?. En plus de Hamid Ibrahim Alrubaesh ( Chef de la d?l?gation du Croissant rouge saoudien), Khalid Musri Almunyif ( Charg? d’affaires par int?rim aupr?s de l’ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite au Cameroun) fait partie du gratin des visiteurs. C?cile Akame Mfoumou et son staff sont ?galement l?. Selon la pr?sidente nationale de la Croix Rouge Camerounaise, la port?e humanitaire de la c?r?monie de ce jour n’est plus ? d?montrer. Elle r?v?le, dit-elle, l’importance des relations entre le Croissant rouge saoudien et la Croix Rouge Camerounaise. Face ? la presse, Hamid Ibrahim Alrubaesh explique que la disponibilit? du Croissant rouge saoudien partout o? besoin se fait sentir ne souffre de rien.  » Ce geste est la traduction en actes de l’?lan de g?n?rosit? de la diplomatie saoudienne.

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A Douala : Ferdinand Ngoh Ngoh ? bon port

En visite sur les lieux ce 15 mars 2025, le Secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique (SG/PR) a constat? la luxuriance de l?infrastructure. ?Dans la mouvance de la strat?gie de modernisation de notre capitale ?conomique en cours d??laboration, notre objectif, dans le cadre des ?Grandes R?alisations?, est de transformer Douala en une m?tropole ?conomique r?gionale moderne, tourn?e vers l?avenir. Ainsi? Nous envisageons l?am?nagement d?une zone logistique moderne et int?gr?e autour du port et de l?a?roport afin d?am?liorer la comp?titivit? de la cha?ne logistique et l?implantation de nouvelles activit?s dans de bonnes conditions; l’installation d’un syst?me de surveillance du port et de la c?te permettant une surveillance et une gestion efficace du trafic maritime et d’un syst?me de contr?le biom?trique et p?rim?trique des entr?es de l’enceinte portuaire de Douala; la r?habilitation du balisage, des ouvrages d’acconage et des terrepleins du Port autonome de Douala (PAD, Ndlr). Mes chers compatriotes, Douala doit devenir le port de r?f?rence du Golfe de Guin?e?. Ce que disait le pr?sident Paul Biya le 6 octobre 2011 ? Douala ?tait ambitieux. Et peut-?tre qu?en tant que simple acte de langage portant sur une action future, la promesse du chef de l?Etat ?tait m?me un peu irr?alisable.Ce 15 mars 2025, le directeur g?n?ral, du PAD, Cyrus Ngo?o redonne une actualit? particuli?rement vive aux propos de Paul Biya. ?C?est ce discours que nous avons transform? en programme afin de lui donner corps selon 4 axes. Le premier axe porte sur la s?curisation du port de Douala et son alignement aux standards de s?ret? et de s?curit?. Ensuite la fluidit? de la circulation par la r?alisation des infrastructures d?accueil des navires d??vacuation des marchandises. Vient ensuite l?accroissement des capacit?s de manutention et de stockage des marchandises, notamment par la construction des superstructures et l?acquisition des ?quipements d?acconage. Et enfin la d?congestion du port de Douala par la r?alisation de l?optimisation existantes et la construction des zones logistiques et industrielles p?ri portuaires?, ?num?re Cyrus Ngo?o ConstatCeux qui l??coutent ?prouvent alors le besoin d??tre convaincus. En visite sur les lieux ce 15 mars 2025, le Secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique (SG/PR) est ?merveill?. ?Les r?alisations effectu?es ici sont impressionnantes. Je crois que le meilleur reste ? venir?, s?exclame Ferdinand Ngoh Ngoh, apr?s avoir constat? le look flamboyant de l?infrastructure. Des aires de stationnement des camions ? la voie de contournement en passant par le terminal polyvalent bois, le terminal ? conteneurs; les silos; le magasin cales; le centre de la documentation et des archives; les engins nautiques (dragues, remorqueurs etc.); l?appontement p?trolier sur Duc d?Albe et le poste de contr?le de Douala Port Security, le SG/PR appr?cie l??uvre accomplie. ?Le Chef de l?Etat l?a promis, c?est d?sormais une r?alit?. Le PAD est en train de devenir le port de r?f?rence du Golfe de Guin?e. De plus, le PAD est le poumon de notre ?conomie. C?est une infrastructure utile non seulement ? notre pays, mais aux autres pays d?Afrique centrale qui sont enclav?s?, lance-t-il. Diane Kenfack De la puissance et de l?honneur Depuis, Ferdinand Ngoh Ngoh a veill? ? ce que ce soit lui qui m?ne la barque au bon sort, plut?t qu’on le m?ne en bateau au mauvais port. S?il avait le profil d?un g?ologue, Ferdinand Ngoh Ngoh aurait dit que ce qui se passe actuellement au PAD est comparable ? un s?isme manag?rial dont l??picentre serait localis? dans la d?cision du gouvernement camerounais de ?nationaliser? la gestion de l?infrastructure. En montrant que la convergence de conditions conjoncturelles a ouvert une fen?tre ? cette option, le SG/PR n?en finit pas de prouver que le PAD est identifi? comme l?un des indicateurs pertinents de r?ussite de l??quipe manag?riale actuelle. ?Hier cette infrastructure connaissait d??normes difficult?s, aujourd?hui les camerounaises et les camerounais ont pris en main d?ordre de Chef de l?Etat la gestion compl?te de cette infrastructure et les r?sultats sont l??, vante-t-il. Ce que d?clare le SG/PR ce 15 mars 2025 r?sonne comme un choix courageux qui, aujourd?hui, affiche aux yeux de tous ses effets positifs. ?Cela s?appelle harmonie entre le discours de souverainet? et la capacit? ? l?assumer?, commente En ce sens, la d?claration de Ferdinand Ngoh Ngoh rappelle in fine le contexte d?affrontement, tout en restituant les ressorts des interactions entre protagonistes int?ress?s par la gestion du PAD. Pour avoir ?t? pris dans le feux des critiques relatives ? son implication dans l??pais et d?licat dossier du PAD il y a quelque temps, le SG/PR l?vite actuellement au-dessus de la m?l?e. A ce jour, le processus de normalisation a permis entre autres ? l?Autorit? Portuaire, fort opportun?ment adoub?e par le Chef de l??tat, de r?tablir l?orthodoxie des r?les l? o? elle balbutiait, et d?en impl?menter o? le besoin se faisait ressentir. Ceci a favoris? la reprise de la gestion ferme de nombreux pans d?activit?s portuaires jadis mis en concession, sous la pression des institutions de Brettons Woods. Diane Kenfack

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Pour un impay? de 14,2 milliards FCFA? : la r?habilitation technique de la CRTV bloqu?e

StarTimes (Star Software Technology Co Ltd), le plus gros op?rateur de la t?l?vision par satellite en Afrique, exige le paiement de cette ardoise avant toute reprise des travaux. Tout sourire, Pang Xinxing ne laisse rien transpara?tre de sa tension et de sa col?re sur le parvis de l?Immeuble Etoile ce 13 mars 2025. Comme lorsqu?on tombe sur un clich? montrant un homme qui n?a aucun probl?me, on est loin de deviner que le PDG de StarTimes vient de signifier son ras-le-bol au Premier ministre. A Joseph Dion Ngute, Pang Xinxing a remis un dossier sensible: le paiement pr?alable de 14,2 milliards FCFA avant de relancer les travaux de r?habilitation de la CRTV. Le pactole repr?sente une prestation effectu?e par le groupe chinois au double plan technique et logistique pour permettre ? la CRTV (radio et t?l?vision) de produire le signal des diff?rentes comp?titions sportives (Coupe d?Afrique des nations en 2016; Championnat d?Afrique des nations en 2020 et Coupe d?Afrique des nations masculine en 2022) qui se sont d?roul?es au Cameroun. ContentieuxSelon des sources concordantes, Pang Xinxing (non convaincu des mots apaisants obtenus de Charles Ndongo quelques minutes auparavant ? Mballa 2) est rest? sur une ligne de fermet?. Apr?s avoir affich? son agacement et son impatience envers la partie camerounaise, le PDG de StarTimes a mis un peu d?eau dans son vin. Soulignant que ce qui compte, ce n’est pas le niveau absolu du paiement r?clam? mais la solvabilit? de son partenaire camerounais. Alors, il a souhait? que soit mis en place un plan d?apurement des avances consenties depuis au moins 2016. Entre-temps, la CRTV prend des airs de forteresse injustement assi?g?e. Pour le top management, il ne revient aux caisses du m?dia ? capitaux publics de subir cette ardoise. ?C?est bien l?Etat camerounais qui, le 21 novembre 2014, par un communiqu? sign? par Abba Sadou, le ministre des March?s publics d?alors, s??tait engag? ? confier ? StarTimes le march? de r?habilitation technique et logistique de la CRTV?, explique une source contact?e par Int?gration ce 16 mars ? Mballa 2. Au passage, notre interlocuteur pointe du doigt la fr?n?sie qui a suivi l?attribution du march?. ?A notre niveau, nous avions ?mis un avis sur l?optimisation de la qualit? de service, la minimalisation des co?ts d?investissement et la minimalisation des charges d?exploitation?, renseigne-t-il. En fouinant un peu, l?on se rappelle qu?entre le 5 et le 17 avril 2012, une mission conduite par Issa Tchiroma Bakary (alors ministre de la Communication), s??tait rendue ? P?kin, Shenzhen et Shanghai, en Chine, ? la rencontre d?entreprises susceptibles de r?nover le plateau technique de la CRTV, mais aussi de r?aliser le basculement obligatoire ? la t?l?vision num?rique terrestre (TNT) d?s d?cembre 2014. Pour cette derni?re op?ration, les op?rateurs chinois Huawei, ZTE et Startimes ?taient au coude-?-coude. L?on se rappelle ?galement que le 23 mars 2018, lors de sa visite au si?ge de StarTimes en Chine, Paul Biya avait assur? le g?ant chinois de la disponibilit? de l?Etat camerounais dans le cadre du basculement ? la TNT. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Festival du Film Europ?en : F?te haute ? Yaound?

Gr?ce ? l?Union europ?enne, le 7e art s?est bien install? dans les esprits. D?s qu’on a le programme en main, une couverture et une mise en page flashy nous sautent aux yeux. Tout est tr?s tape ? l’?il, un brin racoleur avec en prime, de bons ingr?dients pour plaire ? tous les publics: noms, adresses et page Facebook. L??v?nement a commenc? le 8 mars dernier dans les jardins de la r?sidence de l?ambassadeur de l?Union europ?enne ? Yaound?. Par un discours empreint d??motion et d?engagement, Jean-Marc Ch?taigne, le maitre de c?ans, explique que le choix de la date du 8 mars n?ob?it ? aucun hasard. ?Dans un monde marqu? par des d?fis multiples, r?affirmer la primaut? de la culture et des droits humains, en particulier ceux des femmes, est plus que jamais une n?cessit??, dit-il. Le propos du diplomate est doublement adoss? sur la c?l?bration de la 40e ?dition de la Journ?e internationale des droits des femmes et au th?me choisi (?Le cin?ma au f?minin: autonomisation, cr?ativit? et impact?). Selon le Chef de la Repr?sentation de l’UE, le cin?ma joue un r?le majeur dans l’?ducation des masses. La culture par le visionnage des films permet de construire des nations exemplaires pour la jeunesse montante. PublicsLoin de s?adresser uniquement aux professionnels, l??dition 2025 du Festival offre des projections de films soigneusement s?lectionn?s pour rassembler cin?philes camerounais et europ?ens devant le grand ?cran. Au programme le meilleur des co-productions afro-p?ennes et des grands festivals europ?ens. En marge de ces projections, un programme sp?cifique est ?galement d?di? aux professionnels, offrant aux sc?naristes et r?alisateurs camerounais laur?ats, un cadre d’?changes et de conseils dispens?s par des experts europ?ens. Par ailleurs, un volet ??ducation au cin?ma? enrichi de plusieurs projections de films ? destination des enfants et adolescents est ?galement pr?vu ainsi qu?un march? professionnel avec la possibilit? pour les producteurs europ?ens et togolais d?imaginer ensemble de nouveaux contenus pour le grand et le petit ?cran.Le Festival du Film Europ?en ne va pas se limiter ? la capitale camerounaise. Il va s??tendre ?galement ? Douala et Bafoussam, offrant ainsi une vitrine plus large ? la richesse du cin?ma europ?en et africain. Au programme, des projections cin?matographiques, des masterclass et des rencontres avec des professionnels du secteur, le tout dans une dynamique d??change et de partage. Une attention particuli?re est port?e aux jeunes femmes, avec des initiatives visant ? renforcer leur place dans l?industrie cin?matographique. Bobo Ousmanou

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Perspectives ?conomiques des pays de la Cemac: ce que contiennent, en d?tail, les observations du FMI

Au terme de ses entretiens annuels concernant les politiques communes de la Cemac et les politiques communes ? l?appui des programmes de r?forme des pays membres, le Fonds mon?taire international (FMI), dans un communiqu? publi? le 24 f?vrier 2025 dernier, se prononce. Selon le bailleur de fonds, la situation ?conomique de la Cemac reste pr?caire. Pour motiver cette observation, il s?appuie sur les points d?incertitude g?n?r?s par ?les retards dans la correction des d?rapages budg?taires; la baisse des prix des mati?res premi?res; le resserrement des conditions financi?res; l?incertitude politique accrue dans un contexte ?lectoral charg? en 2025; l?inflation persistante; l?instabilit? financi?re; la lenteur des progr?s des r?formes structurelles; l?ins?curit? alimentaire; les conflits internes et les perturbations li?es au climat?. Tout en esp?rant un taux de croissance du PIB sous r?gional de 2,8% en 2025 (en raison de la baisse de la production p?troli?re) et une inflation stabilis?e ? 3,1% d?ici ? la fin de 2025, l?institution financi?re de Bretton Woods estime que ?la trajectoire d?pend de la mise en ?uvre effective de mesures correctrices par les pays membres, conform?ment ? l?engagement pris lors du sommet extraordinaire des chefs d??tat de d?cembre 2024?.Les pays membres devraient mettre en ?uvre des mesures de r??quilibrage budg?taire soutenues, la dette publique devant tomber ? 42% du PIB d?ici ? 2029, contre 50,9% du PIB en 2024. Le solde du compte courant devrait se d?t?riorer pour atteindre -2,2% du PIB d?ici 2029, contre -1,2% du PIB en 2024, principalement en raison de la baisse des recettes et de la production des exportations d?hydrocarbures. Les efforts d?ajustement des ?tats membres devraient stabiliser la couverture des r?serves ? environ 4,3 mois d?importations prospectives ? moyen terme, l?g?rement en dessous des indicateurs d?ad?quation des services du FMI pour une union mon?taire riche en ressources naturelles (5 mois), recommande le FMI. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Carburants au Cameroun: pas de hausse du prix ? la pompe en 2025

Le prix du litre de carburant (super et diesel) restera stable au Cameroun en 2025. C?est ce qu?indique, Fitch Solutions, (entit? du groupe Fitch) dans une analyse r?cente de l??conomie camerounaise. Dans sa note pr?visionnelle, Fitch Solutions n?entrevoit pas une nouvelle r?duction des subventions des carburants (synonyme de rench?rissement des prix ? la pompe) au cours de l?ann?e, bien que la loi de finances pour 2025, adopt?e par le Parlement camerounais, pr?voie une r?duction drastique des subventions p?troli?res. En effet, celles-ci devraient passer de 263 milliards de FCFA en 2024 ? seulement 15 milliards de FCFA en 2025. Cette position du gouvernement semble consonner avec les pr?visions ant?rieures de Fitch Ratings, qui avait d?j? anticip? une stabilit? des prix des carburants pour 2025. Dans son rapport de novembre 2024, l?agence avait mis en lumi?re l?engagement du gouvernement ? r?duire les subventions tout en pr?voyant que les prix de vente au d?tail n?augmenteraient pas, compte tenu des enjeux de stabilit? sociale et de l?importance de l??lection pr?sidentielle. Ainsi, la combinaison de politiques ?conomiques prudentes et d?un contexte ?lectoral sensible semble indiquer que le Cameroun pourrait maintenir une certaine stabilit? dans le secteur des produits p?troliers en 2025. Toutefois, le d?fi demeurera de naviguer dans un environnement international volatile, o? les fluctuations des prix du p?trole peuvent avoir un impact significatif sur l??conomie nationale. En conclusion, bien que les pr?visions soient encourageantes, il est crucial de rester vigilant face aux ?volutions du march? mondial et ? leurs r?percussions potentielles sur le pouvoir d?achat des Camerounais. Ongoung Zong Bella

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Qui pour sauver le Cameroun ?

Le Cameroun, c?est ce pays d?Afrique Centrale qui a tout pour s?duire et pour rendre heureux chacun de ses trente millions d?habitants, tellement le potentiel ?conomique, touristique et culturel dont l?a dot? la nature fait p?lir d?envie ces autres nations qui ne sont pas gratifi?es des m?mes dispositions. Mais voil?, la r?alit? actuelle de ce beau pays pour lequel nos anc?tres se sont battus pour en pr?server l?int?grit? et la souverainet? est toute autre. Seulement ? son deuxi?me Pr?sident depuis ce qu?il a ?t? convenu de surnommer « les ind?pendances » des ann?es 1960, dont 42 ans ? la t?te du pays jusqu?? ce jour pour Paul Biya, ?g? de 92 ans et toujours dans la course ? sa propre succession, contre 25 ans de r?gne pour son pr?d?cesseur, Ahmadou Ahidjo, « le Cameroun de Paul Biya » a, depuis le temps, perdu de sa superbe. ?TAT DES LIEUX Gabegie, vol, banditisme d?Etat, d?tournements de fonds publics, corruption, trafics d?influence, client?lisme, privil?ges sectaires, impostures en tous genres et autres crimes impunis, voil? ? quoi se r?duit aujourd?hui l?image du pays de Um Nyobe et de Tchundjang Pou?mi. Le Cameroun, c?est le r?gne de la p?gre, le cimeti?re du g?nie cr?ateur, le mouroir des talents et l?incubateur de la m?diocrit?. Les seuls qui vous dresseront un tableau contraire et reluisant du Cameroun de Paul Biya, ce sont quelques rares et impertinents illumin?s qui se servent ? volont? et consomment goul?ment et gloutonnement sur la table des privil?gi?s, les b?n?fices du chaos organis?. Pourtant, pendant qu?une petite poign?e d?insatiables s?empiffrent, les populations, elles, triment chaque jour un peu plus, victimes de la pr?carit? aig?e qui jonche le chemin de leur quotidien. Comme pour mieux se moquer des conditions du peuple, la classe dirigeante n?a cesse de faire des promesses fallacieuses et de solliciter du peuple toujours plus de sacrifices. Mais depuis des d?cennies, la situation s?empire : taux de ch?mage galopant, sous-emploi affligeant avec des dipl?m?s d?universit?s et grandes ?coles qui doivent se contenter d??tre chauffeurs de motos-taxis, vendeurs ? la sauvette ou gardiens de nuit, ?rosion continue du pouvoir d?achat du fait des salaires de cat?chistes pour les fonctionnaires en m?me temps que l?inflation galopante, insalubrit? permanente avec des montagnes d?ordures qui ornent de fa?on naus?abonde les rues principales des grandes villes du pays, ins?curit? du fait du d?ficit d??clairage public malgr? la pression fiscale sur les contribuables souvent victimes de la barbarie administrative du fisc, ?tat pr?occupant des routes du fait de leur d?labrement avanc?, y compris en plein centre-ville, accidents de la route fr?quents sur les axes reliant les grandes villes et causant de multiples pertes en vies humaines faute d?autoroutes appropri?es malgr? les budgets vot?s et consomm?s, libert? d?expression en p?ril, paralysie de certaines administrations et donc ralentissement de la dynamique ?conomique du fait des luttes ouvertes de succession entre les pontes d?un r?gime d?boussol? dont le syst?me est ? bout de souffle? Le Cameroun de Martin Paul Samba, d?Osende Afana et d?Ernest Ouandi? m?rite mieux. QUI POUR METTRE FIN A LA R?CR?ATION ? 2025, c?est une ann?e ?lectorale, si l?on s?en tient au calendrier politique annonc? par le pouvoir en place. Cette perspective des ?lections offre beaucoup d?espoir, mais nourrit aussi un certain nombre d?inqui?tudes l?gitimes. Le flou artistique savamment entretenu par « l?homme lion » sur une ?ventuelle succession organis?e qui ne surprendrait personne, comme il est de coutume dans la plupart des pays d?Afrique subsaharienne dite francophone, avec un quitus toujours mal dissimul? venant de « l?ancien » colonisateur qui ne se tient jamais loin en pareilles ?ch?ances pour imposer sa formule et son candidat les plus susceptibles de pr?server ses int?r?ts strat?giques en Afrique ; des candidats d?clar?s dont la consistance et la coh?rence politiques inspirent les doutes les plus profonds et les plus l?gitimes ; l??crasante majorit? des populations faisant montre d?un d?ficit criard de culture politique et donc d?pourvues de lucidit? objective dans leurs choix d??lecteurs qui se font trop souvent, malheureusement, sur la base de crit?res essentiellement subjectifs tels que la solidarit? ethnique, la satisfaction ponctuelle des besoins alimentaires, l?apparence physique, l??loquence ou la forme du discours, m?me lorsque cela cr?ve les yeux qu?il ne s?agit que de la rh?torique politicienne ; les luttes de positionnement aux relents de r?glements de comptes au sommet de l?Etat? Autant d??l?ments qui peuvent sugg?rer des inqui?tudes quant ? l?issue de l??lection pr?sidentielle ? venir. Une chose au moins est s?re et certaine, l??chec retentissant du r?gime en place depuis plus de 40 ans est d?une ?vidence que seuls les mauvais esprits peuvent contester, et la n?cessit? imp?rieuse d?un changement r?el et en profondeur, loin du simple slogan r?barbatif s?impose. Il y va de l?avenir de notre pays ? tous, qui ne saurait ?tre hypoth?qu? par un groupuscule de pr?dateurs sans foi ni loi. Pour cela, les populations du Cameroun doivent prendre leurs responsabilit?s et ne plus se laisser berner par les ruses mal?fiques habituelles de quelque candidat que se soit. Assoiff?s de pouvoir, obs?d?s par leurs plans de carri?res et avides de gloires personnelles, les candidats politiques ? l??lection pr?sidentielle ? venir vont user de tous les subterfuges pour s?duire, mais dans l??crasante majorit? des cas, l?objectif ultime et inavou? est de se servir des camerounais pour permettre ? ces candidats d?accomplir leurs desseins personnels. Changer pour juste voir un autre visage ? la t?te du pays, ?a peut consoler pendant quelques temps, mais la d?ception ne tarde jamais ? se montrer au grand jour, lorsque les masques tombent. Vigilance donc. La personne providentielle dont le Cameroun a besoin ? sa t?te pour que notre pays soit ? nouveau prosp?re et respect? dans le monde, c?est un homme ou une femme qui accepte de se donner en sacrifice pour son pays au d?triment de ses ambitions personnelles, un homme ou une femme qui se place au-dessus des consid?rations partisanes, un homme ou une femme qui ne soit pas issu du « syst?me » au risque de vouloir le perp?tuer et de prot?ger ses complices, un homme ou une femme qui ne courbe pas

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Vie ch?re au Tchad: enfer et contre tout le corridor Douala-Ndjamena

Unanimement, les experts d?crivent et analysent la figure du corridor comme un ?l?ment majeur d?acc?l?ration des circulations commerciales qui doit permettre l?int?gration r?gionale en facilitant la continuit? et la fluidit? des flux. Seulement, le corridor Douala-Ndjamena (1844 km) est loin d??tre un ?n?ud de redistribution commerciale transfrontali?re et transnationale?, ? en croire T?l? Tchad. Une r?cente enqu?te men?e par la chaine de t?l?vision publique tchadienne r?v?le que ?depuis d?but f?vrier 2025, les co?ts et les d?lais pour le transit des marchandises entre Douala et Ndjamena ont une incidence pernicieuse sur les prix dans les march?s tchadiens: plus le temps de transit s?allonge, plus les frais d?inventaires s?alourdissent?. Citant une ?tude de la Banque mondiale, T?l? Tchad estime que, ?chaque jour un transit suppl?mentaire co?te en moyenne 0,8% de la valeur totale de la marchandise transport?e, et que l?enclavement augmente le co?t du fret de l?ordre de 50% pour le Tchad?. En effet, apprend-on, au cours d?une rencontre des transporteurs centrafricains, tchadiens et camerounais, tenue le 18 novembre 2020 ? Douala, les participants ont d?cid? de revaloriser les tarifs du transport des marchandises sur le corridor Douala-Ndjamena. ?Ce tarif est ainsi pass? de 2,2 millions de FCFA ? 3,3 millions de FCFA par camion, ce qui correspond ? une hausse de 1,1 million de FCFA, soit 50% en valeur relative?, d?montre le reporter de T?l? Tchad. Entre-temps, fait-il observer ensuite, ?le prix du sucre est en hausse ? N?Djamena. Sur les march?s de la capitale tchadienne, le sac du riz flambe.? Dans les boutiques traditionnelles comme dans les supermarch?s, endroits o? la majorit? des consommateurs tchadiens s?approvisionnent, la facture des courses alimentaires ne cesse de s?alourdir, entra?nant des m?contentements?. ??Cette d?cision est, ? notre avis, un sabotage du commerce inter-?tatique??, tranche Ali Abdallah Youssouf, ??le pr?sident de la commission du Conite?? et signataire de la lettre susmentionn?e.??L?on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi une augmentation du prix du transport par v?hicule ne peut concerner que les axes Douala-Ndjamena et Ngaound?r?-Ndjamena, alors que l?axe Douala-Kousseri reste inchang?. N?y a-t-il pas du deux poids deux mesures????, s?interroge Ali Abdallah Youssouf. En comparant les charges subies par les transporteurs et importateurs tchadiens et ceux d?Afrique de l?Ouest, T?l? Tchad renseigne que ?pour le transit routier entre Douala et Ndjamena, les co?ts variables li?s au carburant, l?usure des pneus, l?entretien des camions et les paiements informels, sont plus de deux fois ?lev?s?. De m?me, d?apr?s le m?dia tchadien, les co?ts fixes (d?penses de personnel, les droits de licence, les d?penses administratives, les co?ts d?assurance, de communication, de s?curit?) affectent le prix des op?rations de transit et les prix pratiques dans les grandes surfaces commerciales tchadiennes. Approch?s, quelques usagers ont fait part de leurs pr?occupations. Pour leur part, les transporteurs indiquent que le corridor Douala-Ndjamena alterne des sections en terre en mauvais ?tat et d?autres, bien que rev?tues, sont vieilles et n?cessitent soit une r?habilitation soit un renforcement. Les cons?quences engendr?es, pestent des associations de consommateurs tchadiens, vont de l?absence de fluidit? du trafic au blocage de l?int?gration sous r?gionale, en passant par l?accentuation de la pauvret? au Tchad. Bobo Ousmanou

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