Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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S?rie sur les h?ros africains?: Amilcar Cabral, po?te et politique combattant?

Comme Frantz Fanon, dont il est id?ologiquement proche, Amilcar Cabral pr?ne, dans ses textes, la r?sistance culturelle tout en fustigeant la colonisation. Ces textes seront publi?s en 1975 sous la direction de M?rio de Andrade, aux ?ditions Maspero, sous le titre : ?L?arme de la th?orie?. Il y affirme, par exemple, qu?il est n?cessaire d?avoir conscience de la lutte ? chaque moment, que lui et ses camarades ne sont pas des militaires mais des militants arm?s. Que la vraie d?mocratie suppose que le peuple soit impliqu? dans toutes les d?cisions le concernant, que les colonialistes ne nous ont pas fait entrer dans l?Histoire mais qu?ils nous ont fait sortir de l?Histoire, de notre propre Histoire pour les suivre dans leur train, ? la derni?re place. Ses parents ?taient de nationalit? cap-verdienne et avaient ?migr? en Guin?e-Bissau qui, ? l??poque, ?tait une colonie portugaise. En 1945, Am?lcar Cabral, ?g? de 21 ans, d?barque ? Lisbonne (Portugal). Bien qu?aimant les lettres, il choisit d??tudier l?agronomie. Dans la capitale portugaise, il c?toie d?autres ?tudiants africains qui sont contre le colonialisme. Il s?agit, entre autres, des Angolais Agostinho Neto et M?rio Pinto de Andrade, des Mozambicains Eduardo Mondlane et Marcelino dos Santos. Ensemble, ils fondent en catimini le Centro de Estudos Africanos dont le but est la promotion de la culture des peuples noirs colonis?s. Gr?ce au Parti communiste portugais, ils re?oivent des ouvrages interdits par le r?gime de Salazar. Retour au pays Il rentre au pays en 1952. Il est charg? du recensement agricole, ce qui l?oblige ? parcourir la Guin?e-Bissau pendant deux ans. En 1954, il pense qu?une organisation politique nationaliste pourrait lui permettre d?am?liorer les conditions de vie des populations et de d?barrasser le pays du colonialisme portugais mais sa tentative de cr?er cette organisation ?choue. Cabral est expuls? de Guin?e. De 1954 ? 1958, il travaille pour plusieurs compagnies agricoles en Angola. Parall?lement, il s?int?resse ? la N?gritude de Senghor, C?saire et Gontran Damas et au marxisme. En 1956, il est autoris? ? retourner en Guin?e. La m?me ann?e, avec son demi-fr?re Luis Cabral, Aristide Pereira, Ab?lio Duarte et Elis?e Turpin, il fonde le PAIGC (Parti africain pour l’ind?pendance de la Guin?e et des ?les du Cap-vert). En 1961, il participe, au Caire, ? la troisi?me Conf?rence des peuples africains. Lors de sa prise de parole, il attire l?attention des participants sur la n?cessit? de l’analyse concr?te de chaque situation concr?te pour combattre le colonialisme. Le PAIGC ? la t?te duquel il a ?t? port? commence ? organiser et ? former politiquement la soci?t?. C?est ? partir de 1963 que Cabral et ses compagnons embrassent la lutte arm?e. Pourquoi prennent-ils les armes ? L’arm?e portugaise avait massacr? des dockers de Pidjiguiti qui s’?taient mis en gr?ve en ao?t 1959. Cabral comprit alors que les Portugais ne voulaient pas l?cher du lest et qu?il ?tait illusoire de croire que la n?gociation pourrait les amener ? changer d?avis. La lutte est men?e ? partir des pays voisins (la Guin?e-Conakry et la Casamance, une province du S?n?gal). Progressivement, le mouvement gagne du terrain en d?pit d?importants moyens militaires d?ploy?s par le Portugal, en d?pit des bombes au napalm que les colons l?chent sur les populations. Il contr?le 50 % du territoire en 1966, puis 70% en 1968. Il installe des structures politico-administratives dans ces r?gions. Comme Frantz Fanon, dont il est id?ologiquement proche, Amilcar Cabral pr?ne, dans ses textes, la r?sistance culturelle tout en fustigeant la colonisation. Ces textes seront publi?s en 1975 sous la direction de M?rio de Andrade, aux ?ditions Maspero, sous le titre : ?L?arme de la th?orie?. Il y affirme, par exemple, qu?il est n?cessaire d?avoir conscience de la lutte ? chaque moment, que lui et ses camarades ne sont pas des militaires mais des militants arm?s. Que la vraie d?mocratie suppose que le peuple soit impliqu? dans toutes les d?cisions le concernant, que les colonialistes ne nous ont pas fait entrer dans l?Histoire mais qu?ils nous ont fait sortir de l?Histoire, de notre propre Histoire pour les suivre dans leur train, ? la derni?re place. Les ?crits de Cabral parlaient aussi de la lutte contre nos propres faiblesses, lutte dont il reconnaissait qu?elle ?tait la plus difficile. Mais Amilcar ne se contente pas d??crire. Il est aussi pr?sent sur le front diplomatique. Il voyage et rencontre des dirigeants dans le but de faire conna?tre son mouvement et de rallier ? la cause guin?enne le plus grand nombre de sympathies. Il est re?u par le pape Paul VI et par les dirigeants sovi?tiques, b?n?ficie du soutien de Fidel Castro et de S?kou Tour?. En janvier 1960, il prend part ? la seconde conf?rence des peuples africains ? Tunis, puis va ? Conakry en mai. En juin, il participe ? une conf?rence internationale ? Londres. C?est au cours de cette conf?rence qu?il d?nonce pour la premi?re fois le colonialisme portugais. Sa d?claration sera publi?e en Angleterre sous le pseudonyme d?Abel Djassi. Si Cabral ne se montre gu?re tendre avec le colonialism, il affirme cependant qu’il se bat contre le syst?me colonial instaur? par le Portugal, et non contre le peuple portugais. En octobre 1972, des ?lections sont organis?es sur les territoires contr?l?s par le PAIGC. Une Assembl?e nationale est mise en place, ce qui pousse l?ONU ? reconna?tre le PAIGC comme ?le v?ritable et l?gitime repr?sentant des peuples de la Guin?e et du Cap-Vert?. Malheureusement, Am?lcar Cabral est assassin? le 20 janvier 1973 ? Conakry par des membres de la branche militaire du parti, avec le soutien de la police secr?te portugaise. Il dispara?t, six mois seulement avant l?ind?pendance de la Guin?e-Bissau proclam?e le 10 septembre 1974. Triste fin pour un homme qui aimait son pays et combattit farouchement pour lui. Il est mort comme Patrice-Emery Lumumba, c?est-?-dire trahi par ses propres fr?res qui certainement voulaient s?enrichir rapidement et vivre dans le luxe. S?kou Tour? attribue l?assassinat d?Am?lcar Cabral ? Innocente Camil, commandant de la marine du PAIGC, qui avait ?tabli son quartier g?n?ral dans une ville proche de

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L’UA appelle ? un cessez-le-feu « imm?diat et inconditionnel » dans l’est de la RDC

L’Union africaine (UA) a appel? ? un cessez-le-feu « imm?diat et inconditionnel » et au « retrait imm?diat » du Mouvement du 23 mars (M23) et d’autres groupes arm?s op?rant dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC). Cette d?claration a ?t? faite par le Conseil de paix et de s?curit? de l’UA dans un communiqu? publi? mardi ? la suite de sa r?cente r?union sur l’escalade du conflit dans l’est de la RDC. « Le Conseil condamne sans ?quivoque les activit?s du M23 et de ses partisans, des Forces d?mocratiques alli?es, des Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda et d’autres groupes arm?s. Il appelle ? un cessez-le-feu imm?diat et inconditionnel et ? la cessation des hostilit?s, ainsi qu’au retrait imm?diat de toutes les forces ?trang?res non invit?es et de tous les groupes arm?s et terroristes op?rant en RDC », peut-on lire dans le communiqu?. Exprimant sa « grave pr?occupation » face ? la d?t?rioration de la s?curit? et de la situation humanitaire dans l’est de la RDC, le Conseil a d?clar? que l’aggravation du ph?nom?ne n?cessitait une action collective dans l’esprit des « solutions africaines aux probl?mes africains ». R?it?rant son respect total pour la souverainet? et l’int?grit? territoriale de la RDC, il a demand? instamment que l’acc?s humanitaire soit libre et s?r, que les civils soient prot?g?s et que les services publics essentiels soient r?tablis dans la ville de Goma et dans d’autres zones touch?es. Le Conseil a ?galement appel? ? la r?ouverture de l’a?roport international de Goma. Soulignant qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit, le Conseil a appel? les parties concern?es ? donner la priorit? aux engagements diplomatiques et politiques. Il a ?galement demand? la reprise imm?diate des n?gociations avec toutes les parties ?tatiques et non ?tatiques, ainsi qu’avec les factions militaires et non militaires, dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi. Le Conseil a soulign? l’importance de s’attaquer aux causes profondes du conflit, notamment l’exploitation ill?gale des ressources naturelles, et s’est engag? ? rester activement engag? dans la r?solution de la crise. L’escalade du conflit ?tait l’un des principaux points ? l’ordre du jour du 38e sommet de l’Union africaine, qui s’est achev? dimanche au si?ge de l’Union ? Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Selon Bankole Adeoye, commissaire de l’UA charg? des affaires politiques, de la paix et de la s?curit?, les dirigeants africains pr?sents au sommet ont exprim? leur « grande inqui?tude » face ? l’aggravation de la situation en mati?re de s?curit?. Le M23 progresse actuellement dans l’est de la RDC depuis qu’il s’est empar? de la plus grande ville de la r?gion, Goma, ? la fin du mois de janvier. Les m?dias locaux ont rapport? que le groupe arm? s’?tait empar? dimanche de Bukavu, une ville importante de la r?gion. ADDIS-ABEBA, 19 f?vrier (Xinhua)

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RDC: 90 sites de d?plac?s autour de Goma d?truits au milieu des hostilit?s rebelles (OMS)

Quatre-vingt-dix sites accueillant des personnes d?plac?es internes autour de Goma dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) ont ?t? d?truits au milieu des hostilit?s rebelles, a indiqu? mercredi l’Organisation mondiale de la sant? (OMS). Un total de 248.676 personnes ont ?t? affect?es par la destruction de ces sites dans les environs de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, que la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23) affirme avoir captur? le 27 janvier, selon le dernier rapport de situation de l’OMS. L’OMS a affirm? que la situation s?curitaire reste « extr?mement volatile » ? Goma, centre logistique crucial pour la r?gion dans la distribution de l’aide humanitaire, et que l’entr?e de la r?bellion dans la ville a consid?rablement aggrav? la situation humanitaire. Lors d’un point de presse de mardi soir, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a d?clar? que plus de 5.000 corps avaient ?t? enterr?s ? Goma. Il a pr?cis? que 1.568 d?c?s avaient ?t? enregistr?s dans les ?tablissements de sant? et que 4.645 personnes bless?es avaient re?u des soins m?dicaux. L’OMS a ?galement mis en garde contre les risques sanitaires auxquels la ville est confront?e, notamment une r?surgence des cas de chol?ra, tandis que plusieurs centres de traitement du mpox dans les camps de d?plac?s internes ont ?t? d?mantel?s en raison des hostilit?s. Parmi les 128 patients atteints de mpox qui ont fui les centres de traitement de Goma lors des affrontements arm?s, seuls 33 ont ?t? retrouv?s, a pr?cis? l’OMS. Un corridor humanitaire a ?t? ouvert dans la r?gion de Goma samedi dernier. Selon le ministre de la Sant? de la RDC, Samuel Roger Kamba, l’OMS a ?t? autoris?e ? livrer des fournitures humanitaires ? Goma via le Kenya et le Rwanda. La situation dans l’est de la RDC se d?t?riore rapidement, avec de graves violations et atteintes aux droits de l’homme, a averti mardi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk, appelant ? une cessation imm?diate des violences. KINSHASA, 19 f?vrier (Xinhua)

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Recrutement dans les Universit?s : le COTIDOGRANO joue ? quitte ou trouble

S?estimant l?s?s par un processus de s?lection sans grandeur et soumis au cynisme violent, les recal?s originaires de la partie septentrionale du pays comptent organiser un mouvement d?humeur. Une moue de durs ? cuire. C?est celle que pr?sentent les docteurs originaires du Grand-Nord, ligu?s au sein du Collectif des titulaires du doctorat/PhD du Grand-Nord (COTIDOGRANO). Candidats recal?s au recrutement sp?cial dans les Universit?s de Bertoua, Garoua et Ebolowa, ils envisagent de p?trifier leur col?re dans la rue. A en croire l??bauche du programme consult? par Int?gration, des marches seront organis?es dans la capitale r?gionale de l?Adamaoua le 21 f?vrier 2025. Puis, les 24 et 27 f?vrier prochain, ? Maroua et Garoua respectivement, le COTIDOGRANO initiera d?autres marches. Les itin?raires sont d?ores et d?j? arr?t?s. A Ngaound?r?, les docteurs indign?s se d?ploieront sur un itin?raire d?environ un kilom?tre. Ils longeront les all?es qui vont du Commissariat Central de ladite ville aux Services du Gouverneur en passant par la Place de l?Ind?pendance (Place des f?tes). A Maroua, ce sont ?galement plus de mille m?tres qui seront engloutis par les marcheurs. Le trajet ? parcourir commencera au Carrefour Djarma pour se terminer devant l?esplanade abritant les Services du Gouverneur. Et le 27 f?vrier, les indign?s du COTIDOGRANO feront tous le d?placement de Garoua o? ils effectueront une marche d?un kilom?tre allant du Pont de la B?nou? ? l?esplanade des Services du Gouverneur en passant par le Grand March? et le Carrefour BEAC. What next? Rien ne filtre des propos des organisateurs de ces mouvements. C?est une discr?tion totale. ?Notre strat?gie post-manifestations, nous ne la d?voilerons pas. Il y?a un noyau dur qui garde tout ?a au secret. Ce qui doit se savoir c?est que nous ne nous lasserons pas jusqu?? ce que nos revendications soient prises en consid?ration par le syst?me gouvernant. On va courir ensemble. C?est maintenant ou ch?meur ? jamais.?, mart?le l?un des signataires de la d?claration de manifestations de Maroua. Au rang de ces irr?gularit?s le COTIDOGRANO d?nonce: la r?ception de dossier et pr?s?lection sans consid?ration des profils de poste; la falsification de profil dans la liste des pr?s?lectionn?s; la non prise en compte des publications scientifiques et exp?rience d?enseignement; le d?voilement et l?instrumentalisation de l??quilibre r?gional. ?Nous, jeunes originaires du Grand-Nord Cameroun en g?n?ral, titulaires du doctorat/PhD sans emploi (?) avons pris connaissance de ces r?sultats avec effarement. Ces r?sultats renferment d?injustices sociales inacceptables sans tenir compte de la discrimination positive. Ce recrutement ?tant lanc? pour les titulaires du Doctorat/ PhD sans emploi, des fonctionnaires, des candidats non auditionn?s sont recrut?s au d?triment des sans-emploi. (?) Le Grand-Nord, ?tant une zone d??ducation prioritaire, est marqu? par de multiples crises s?curitaires, alimentaires et socio?conomiques qui entravent l??panouissement scolaire dans ces trois r?gions. Nous nous sommes battus corps et ?me pour pouvoir atteindre ce niveau d??tude sup?rieure afin de prouver ? nos cadets que tout est possible avec la volont? et l?abn?gation?. TOM

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Commission de l?Union africaine: ce qui attend le ?Mahmoud?

Mahmoud Ali Youssouf, 60 ans, est d?sormais ? la t?te de la Commission de l?Union africaine (UA). A l?issue d?un scrutin organis? lors du 38e sommet de l?organisation panafricaine tenu ? Addis-Abeba, le 15 f?vrier dernier, le Djiboutien a s?duit 33 pays sur les 49 votants. Sur le vif, la presse internationale le d?crit comme un diplomate chevronn?, ?un Mahmoud?, en r?f?rence au mammouth. En effet, sur son CV figurent quelques lignes fortes: ministre des Affaires ?trang?res de Djibouti depuis 2005; ambassadeur de Djibouti en ?gypte de 1997 ? 2001; et repr?sentant de son pays aupr?s de la Ligue des ?tats arabes. Conf?rencier et pan?liste francophone, anglophone et arabophone influent, il a particip? ? d?innombrables forums internationaux, y compris au sein des Nations unies, de l?UA et de l?Organisation de la Coop?ration islamique. D?cor? de l?Ordre National de la Grande ?toile de Djibouti et r?compens? par l?Union europ?enne pour sa lutte contre la piraterie maritime, ?c?est un ministre des affaires ?trang?res et non un ancien chef d?Etat. L?Union africaine n?a presque eu que des diplomates ? sa t?te depuis sa cr?ation. La grande force de Mahamoud Ali Youssouf est qu?il conna?t l?institution par c?ur?, explique Liesl Louw-Vaudran, chercheuse sp?cialiste de l?UA pour l?International Crisis Group (ICG). Mahmoud Ali Youssouf succ?de au Tchadien Moussa Faki Mahamat, arriv? au terme de ses deux mandats. Le nouveau pr?sident de la Commission de l?UA, issu de la r?gion de l?Afrique de l?Est en vertu du principe de ?rotation? interr?gional d?cid? par l?UA, s?est engag? ?galement ? renforcer la s?curit? r?gionale et ? favoriser l?unit? au-del? des clivages linguistiques et culturels en Afrique. Il estime que les Africains doivent prendre en charge le programme de paix et de s?curit? en Afrique, car le soutien ?tranger a entrav? les progr?s durables. A partir de l? se profilent les d?fis. En effet, si sa vision et sa capacit? ? r?former l?institution sont les aiguillons de son mandat, Mahmoud Ali Youssouf aura la lourde t?che d?insuffler un nouveau souffle ? l?UA, en conciliant les int?r?ts divergents des 55 ?tats membres et renfor?ant la coh?sion continentale. Premier test et non des moindres: la guerre dans l?est de la R?publique d?mocratique du Congo. Autre urgence sur laquelle le nouveau pr?sident de la Commission de l?UA est attendu: le Soudan. Il y a aussi la mise en ?uvre effective de la Zone de libre-?change continentale africaine (ZLECAF). Consid?r?e comme l?un des projets ?conomiques les plus ambitieux de l?UA, trois ans apr?s son lancement, sa concr?tisation reste lente et incompl?te. Le nouveau patron de la Commission de l?UA devra donc acc?l?rer l?application effective de ce projet en supprimant les barri?res tarifaires et non tarifaires, en harmonisant les r?glements commerciaux et en favorisant les investissements interr?gionaux. Si son ?lection est per?ue comme une reconnaissance de son exp?rience, Mahmoud Ali Youssouf ne va pas ?voluer sur du velours. La question des tensions inter-?tatiques, notamment entre le Maroc et l?Alg?rie sur le Sahara Occidental, ou encore les difficult?s de la CEDEAO ? r?int?grer les pays du Sahel, restent sensibles. De m?me, la cr?dibilit? de l?UA sera test?e face aux diff?rents coups d??tat militaires qui ont secou? le continent ces derni?res ann?es. Mais port? au pouvoir par des chefs d?Etat aux int?r?ts divergents et qui refusent le plus souvent de d?l?guer une partie de leurs pr?rogatives, le diplomate sait que sa marge de man?uvre sera ?troite. Plus encore depuis que Donald Trump a annonc? un gel de l?aide am?ricaine. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Histoire coloniale au Cameroun : l?Allemagne ouvre sa galerie

A travers une exposition baptis?e ?Il ?tait une fois la naissance du Staat Kamerun 1884-1914?, la pr?sence de ce pays au Cameroun se raconte. Pour les organisateurs de l?exposition, cet ?v?nement ouvre un pan de dialogue entre les faits historiques et les objets d’art abordant la p?riode de la violente intrusion de l’Allemagne imp?riale sur le territoire camerounais. ?Notre ?quipe de l’ambassade a eu l’honneur de visiter l’exposition ?Staat Kamerun? et de d?couvrir diverses perspectives contemporaines sur l’histoire coloniale au Cameroun. Ne manquez pas cette occasion unique de plonger dans l’histoire. L’?quipe de l’exposition appel?e ?Il ?tait une fois? la naissance du Staat Kamerun 1884 – 1914? se d?crit sans doute le mieux comme une grande famille et cela se refl?te dans le r?sultat de leur travail?, ?crit l?ambassade d?Allemagne ? Yaound? sur sa page Facebook. ContenuLe projet d?exposition ?Il ?tait une fois? la naissance du Staat Kamerun 1884-1914? est initi? par le Mus?e National du Cameroun, Doual?art et le Goethe-Institut en collaboration ?troite avec le MARKK de Hambourg, puis du soutien du Minist?re des Affaires Etrang?res d?Allemagne et de Pain pour le Monde. Il ouvre pour la premi?re fois un dialogue entre les faits historiques, les objets traditionnels et l?art contemporain qui abordent la p?riode de la violente intrusion de l?Allemagne imp?riale sur le territoire du Cameroun. A partir de perspectives tr?s diverses, sont examin?s les nouvelles r?gles et nouveaux codes introduits sous l?administration coloniale allemande, lesquels ont durablement marqu? le tissu social, culturel et ?conomique du Cameroun jusqu?? ce jour. L?exposition met en lumi?re les changements, notamment sous l?angle de leur signification pour les soci?t?s camerounaises et sous l?aspect du pouvoir. Bas? sur l?exigence de d?velopper une compr?hension commune de l?histoire camerounaise, le projet veut aussi inviter ? un large d?bat public qui, outre l?exposition, s?appuiera sur des ateliers participatives destin?es ? diff?rents groupes cibles et tranches d??ge. ?Il faut un processus non seulement en Allemagne, mais aussi au Cameroun. Le gouvernement camerounais a d’ailleurs mis en place une commission pour que nous puissions ?changer sur les questions de restitution. Car c’est complexe: il ne s?agit pas seulement de restituer des objets, mais de mener un processus de recherche de v?rit?, de tra?abilit? des provenances. Aujourd’hui, je per?ois une dynamique positive autour de ce processus.?, avait d?clar? Katja Keul alors secr?taire d’?tat allemande, au cours d?une visite au Cameroun en octobre 2024. Bobo Ousmanou

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Ramadan 2025 : Je?ne bien ? sucr? ?, selon Sosucam

Le leader du march? camerounais du sucre rassure au sujet de la disponibilit? de ce produit tout au long du mois de privation pour la communaut? musulmane.? En r?gle g?n?rale, la consommation de sucre est ?lev?e en p?riode de ramadan. La Soci?t? sucri?re du Cameroun (Sosucam) le sait. Aussi prend-elle des dispositions pour que le sucre soit disponible sur toute l??tendue du territoire camerounais. Au cours d?un point de presse qu?il anime ce 19 f?vrier 2025 ? Yaound?, Jean-Fran?ois Ntsama-Etoundi est formel : ? Bient?t le ramadan va d?buter. A nos consommateurs de la communaut? musulmane du Cameroun, je dis que le sucre sera disponible partout et ? temps. Personne ne souffrira d’une quelconque p?nurie durant la p?riode du mois de Ramadan et m?me au-del?. Nous disposons de stocks suffisamment importants dans nos magasins de Mbandjock, Nkoteng, Douala, Ngaound?r? et de Yaound? ?.  Le directeur g?n?ral adjoint de la Sosucam insiste : ? les ?v?nements survenus r?cemment ? Mbandjock et ? Nkoteng n?impactent en rien le march? sucrier et encore moins la disponibilit? du sucre du nord au sud, et de l?est ? l?ouest ?.   Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S?rie sur les h?ros africains?: Victor Biaka Boda, martyr de la lutte anticoloniale??

C?est un h?ros et un martyr de la lutte anticolonialiste. Il est regrettable que sa famille biologique n?ait jamais vu son corps, qu?il n?ait pas eu droit ? une s?pulture digne, que F?lix Houphou?t-Boigny et ses successeurs n?aient pas daign? reconna?tre son sacrifice et honorer sa m?moire. Mort pour la patrie, cet homme ne peut continuer d??tre ignor? pendant que les rues, avenues et boulevards de la capitale ?conomique portent les noms des ?Angoulvant, Clozel, Chardy, Nogu?s et autres massacreurs chamarr?s, les pires symboles de la colonisation? (Marcel Amondji).? Un proverbe bh?t? enseigne que, ?lorsque les abeilles finissent de fabriquer le miel, elles disparaissent et ce sont les mouches qui apparaissent?. Le m?decin et s?nateur Victor Biaka Boda n?a pas seulement disparu dans la nuit du 27 au 28 janvier 1950. Il a aussi disparu de l?histoire de la conqu?te de l?ind?pendance de la C?te d?Ivoire. Aucun manuel ne parle de lui, aucun monument n?a ?t? construit pour lui. Hormis le stade de Gagnoa qui porte son nom, rien n?a ?t? fait par la nation pour l?honorer. Et pourtant, de mani?re significative, il prit part ? la lutte contre la colonisation, mena cette lutte sans ruse ni calcul et en paya le prix fort. En effet, Biaka Boda a ?t? assassin? ? Bouafl? par des suppl?tifs syriens de l?arm?e coloniale fran?aise apr?s avoir ?t? tortur? ? coups de ba?onnette. C?est plus tard qu?on retrouva son corps sans t?te et suspendu ? une branche d?arbre. Comment tout cela arriva-t-il? Biaka Boda avait quitt? Yamoussoukro. Il ?tait en route pour Gagnoa quand son v?hicule tomba en panne ? quelques kilom?tres de Bouafl?. Il d?cida alors de passer la nuit dans cette ville. L?Almamy Ali Diaby, qui avait accept? de l?h?berger, ?tait-il de m?che avec les assassins de Biaka Boda? Toujours est-il qu?il fut enlev? et liquid?, cette nuit-l?. Sa mort ne sera officiellement annonc?e par la m?tropole que le 20 mars 1953.  Jusqu?au s?nat fran?ais Que reprochait la France ? Biaka Boda? Qu?est-ce qu?elle ne lui a pas pardonn?? D?avoir ?t? aussi intransigeant que Ruben Um Nyob?, F?lix-Roland Moumi? et les autres leaders nationalistes de l?Union des populations du Cameroun (UPC) qui voulaient une vraie ind?pendance, d?avoir refus? de se soumettre, selon un repr?sentant du Comit? central de la France d’Outre-Mer qui s?exprimait en 1952 sur sa mort (cf. Claude G?rard, ?Les pionniers de l’ind?pendance?, ?ditions Intercontinents, 1975). Biaka Boda repr?sentait l?aile dure du Rassemblement d?mocratique africain (RDA). Malgr? la pers?cution des leaders de ce parti par les colons, malgr? les arrestations, brimades, emprisonnements et autres tueries (je pense entre autres ? la r?pression des manifestations de Bouafl?, le 21 janvier 1950), le s?nateur fustige les d?rives de la colonisation et appelle les villes qu?il visite ? l?insurrection. Mais c?est ? Daloa qu?il prononce, le 18 novembre 1949, le discours le plus virulent contre le colonialisme. L’administrateur Andr? Buttavand avait us? de tous les moyens (barrages dress?s sur la route, d?ploiement de la police et de la gendarmerie) pour emp?cher le meeting de Biaka Boda dans la cit? des antilopes. Excellent tribun et grand harangueur de foules, le s?nateur fait comprendre ? ceux qui sont venus l??couter que personne ne peut confisquer ?ternellement la libert? d?un peuple et que la C?te d’Ivoire sera bient?t affranchie de la colonisation. ? cette ?poque, le RDA est un parti anticolonialiste qui n?a pas peur d?organiser des gr?ves, des marches et des manifestations pour protester contre les exactions de la colonisation. Des ?meutes ?clatent et se succ?dent dans le pays ? partir du 6 f?vrier 1949. Le 14 novembre 1948, le gouverneur Laurent P?choux est envoy? ? Abidjan pour mater les insurg?s et ?pacifier? la colonie. Le m?me jour, Victor Biaka Boda est ?lu au S?nat fran?ais dans le cadre de l?Union fran?aise. Son ?loquence, sa fermet? et sa droiture lui attirent rapidement le respect et l?admiration des s?nateurs. Il utilise la tribune du S?nat pour condamner la r?pression des manifestations pacifiques, pour d?fendre les int?r?ts des populations ivoiriennes, pour r?clamer l’alignement des pensions des anciens combattants d’Outre-Mer sur celles de la m?tropole. Mais qui est cet homme de petite taille n? ? Dahi?pa-K?hi, le 25 f?vrier 1913 ? D?o? tire-t-il sa force et sa d?termination ? D?o? lui vient son courage ? Quelles rencontres a-t-il faites ? Victor Biaka Boda perd tr?s t?t son p?re et sa m?re. Il sera donc ?lev? par ses grands-parents maternels ? Biakou, village situ? ? environ douze kilom?tres de Dahi?pa-K?hi. En 1920, il commence l??cole ? Gagnoa. Sept ans plus tard, il d?croche le certificat d’?tudes primaires ?l?mentaires. En 1930, il obtient le brevet d’?tudes primaires sup?rieures ? l??cole primaire sup?rieure de Bingerville. L??cole de m?decine de Dakar l?accueille de 1931 ? 1937. Il en sort avec le titre de m?decin africain. Il soigne ses premiers patients ? Nz?r?kor?. Pendant son s?jour en Guin?e, Biaka fait la connaissance d?Ahmed S?kou Tour?, celui qui, le 28 septembre 1958, dira ?non? ? la communaut? franco-africaine du g?n?ral de Gaulle. S?kou Tour? dirigeait alors la section guin?enne du RDA, le plus grand mouvement d’Afrique occidentale qui ?tait vent debout contre la colonisation. Biaka ne tarde pas ? adh?rer au RDA. Admis au comit? directeur du RDA-Guin?e, il attaque le colonialisme chaque fois qu?il a l?occasion de s?adresser aux militants de ce parti. L’administration coloniale commence ? surveiller ce jeune r?volutionnaire.  En 1947, il rentre en C?te d’Ivoire. Jean-Baptiste Mockey, Ouezzin Coulibaly, Jacob William, Mathieu Ekra, Dignan Bailly, Anne-Marie Raggi, Ren? S?ry-Kor? et d?autres ?taient d?j? engag?s dans le combat contre l?exploitation coloniale. Sans tarder, Biaka Boda se joint ? eux. En f?vrier 1949, huit responsables du PDCI-RDA sont arr?t?s et incarc?r?s sans jugement ? la prison de Grand-Bassam. Le 24 d?cembre 1949, leurs ?pouses et s?urs marchent sur la prison civile de Grand-Bassam pour r?clamer leur lib?ration. Contrairement ? beaucoup d’autres qui se cachaient, de peur de subir le courroux des colons, Biaka Boda joua un r?le actif dans la mobilisation pour la lib?ration des prisonniers politiques. Devrait-on s?en ?tonner? Non

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La France face ? son pass? colonial: un d?ni persistant

Le Mois de l’histoire des Noirs (Black History Month en anglais) comm?more une fois par an la contribution des Noirs ? la construction et au d?veloppement des ?tats-Unis. La comm?moration, pr?vue au d?part pour durer une semaine (Negro History week), avait ?t? initi?e par l’historien afro-am?ricain Carter G. Woodson et le pasteur Jesse E. Moorland. Les deux hommes avaient choisi la deuxi?me semaine de f?vrier 1926 pour ne pas g?ner l?anniversaire de naissance d’Abraham Lincoln (le 12 f?vrier) et celui de Frederick Douglass (le 14 f?vrier). Ces deux anniversaires, les communaut?s noires am?ricaines avaient coutume de les c?l?brer depuis la fin du XIXe si?cle. Kent State University (dans l??tat d?Ohio) accueillera en f?vrier 1970 la premi?re c?l?bration du Mois de l?histoire des Noirs. 6 ans plus tard, ? la faveur du bicentenaire des ?tats-Unis, le Mois de l’histoire des Noirs est officiellement reconnu par le gouvernement am?ricain. Gerarld Ford, 38e pr?sident des ?tats-Unis, invite toute l?Am?rique ? ?saisir l’opportunit? d’honorer les r?ussites trop souvent ignor?es des Noirs am?ricains dans tous les domaines ? travers notre histoire?. L?exemple des ?tats-Unis sera suivi par le Royaume-Uni en 1987, puis par le Canada en 1995.En France, il faudra attendre 2018 pour voir l?association M?moires & Partages organiser ? Bordeaux le premier Mois de l?histoire des Noirs. Comme Nantes, La Rochelle et Le Havre, la ville de Bordeaux s?est enrichie gr?ce ? la traite n?gri?re et ? l?esclavage aux XVIIe et XVIIIe si?cles. Par Jean-Claude DJEREKE

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A la Croix-Rouge camerounaise 2025, ann?e de d?fis

Selon la pr?sidente C?cile Akame Mfoumou, ceux-ci vont du renforcement des pouvoirs des comit?s locaux au d?marrage des travaux d?envergure, en passant par la pr?servation de l?image de marque de l?institution humanitaire. A Yaound?, ce 4 f?vrier 2025, au cours de la pr?sentation des v?ux, la pr?sidente de la CRC profite de la circonstance pour faire un discours de politique g?n?rale. Parmi les grandes lignes du propos de C?cile Akame Mfoumou, figure l’am?lioration du cadre de travail des services d?concentr?s ainsi que les ?ch?ances ?lectorales ? venir. Pour pleinement jouer son r?le d’auxiliaire de pouvoir public en mati?re de gestion et la pr?vention des catastrophes, la CRC se propose de couvrir au moins 10% des besoins humanitaires du Cameroun. Voil? pourquoi elle va renforcer les pouvoirs de ses comit?s locaux. L’objectif de l’organisme humanitaire, est d’intervenir de mani?re efficiente, rapide et efficace dans n’importe quelle partie du Cameroun, ?quelle que soit l’urgence humanitaire nous, nous devons ?tre capable d’intervenir?, ? en croire C?cile Akame Mfoumou, la pr?sidente de la CRC. Concr?tementIl est question de renforcer le parc automobile. Avec l’acquisition de nouveaux v?hicules destin?s aux comit?s d?partementaux, la construction et la reconstruction de certains si?ges des comit?s d?partementaux, notamment ceux bas?s dans des zones ? risques comme Makari, Kousseri, Mokolo ou encore ? Buea. Liant la parole ? l’acte, deux v?hicules pick-up de marque Toyota sont remis aux comit?s d?partementaux du Diamar? et du Logone et Chari. C?cile Akame Mfoumou annonce aussi la construction d’un entrep?t de stockage ? Maroua. Ce dernier permettra de renforcer les interventions sur le terrain. En plus?La pr?sidente annonce ?galement l’extension de l’h?pital Henri Dunant de Yaound?. Et faisant allusion ? l?immensit? de la t?che, l?oratrice dit compter sur l’appui des partenaires. ?L’immensit? de nos besoins nous conduit ? la recherche de nouvelles sources de revenus. J’invite toutes les ?mes de bonne volont? et autres institutions d’accompagner la Croix-Rouge Camerounaise, afin que nous apportions du secours et du r?confort aux populations?, insiste-t-elle. Parmi ces bailleurs, on cite Comit? International de la Croix-Rouge (CICR), USAID, la France, la Suisse, le Canada, l’Arabie Saoudite? Affirmer son ind?pendance et sa neutralit? face aux d?fis ?lectoraux de 2025, voil? ?galement un axe prioritaire de la CRC. C?cile Akame Mfoumou, la pr?sidente profite de la c?r?monie des v?ux o? est pr?sent le gratin de l’institution dont elle a la charge pour faire cette annonce. Au cours de cette ann?e sensible, la CRC travaillera pour faire taire les critiques qui peignent en noir les organisations non gouvernementales. Elle ne veut pas que son institution soit accus?e d’?tre partiale. Raison pour laquelle elle mart?le le caract?re apolitique de la Croix-Rouge. ?Le calendrier politique de notre pays en 2025 sera un moment d’intenses activit?s. Notre soci?t? nationale doit profiter de cette occasion pour ?tre capable d’affirmer sa neutralit? et son ind?pendance face ? ce qui peut repr?senter des divisions?, a-t-elle confirm? au cours de son allocution. Andr? Gromyko Balla

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